• JULIEN COUPAT = KEYSER SÖZE

    Une photo de Julien Coupat. Notre informateur est formel.

    Le Point, dont on oublie trop souvent que son véritable intitulé est "Bulletin de liaison de la droite décomplexée" a sorti de son chapeau de Nouveaux indices compromettants pour Julien Coupat. Et là, on se dit : enfin ! Enfin on va savoir, on va connaître la vraie vérité vraie car ce doute terrible sur la culpabilité (présumée) - ou pas - de notre ultra-gauchiste entretenait un insupportable suspense à laisser pantelants le plus balsé des commentateurs du Figaro. Mais qu'en est-il au juste ?

    "Le juge d'instruction Thierry Fragnoli a reçu récemment du Canada, où il avait lancé une commission rogatoire internationale, plusieurs indices qui confortent, selon les informations du Point, les soupçons contre le jeune activiste de l'ultragauche considéré comme le leader du groupe de Tarnac"

    Mazette, la chose s'internationalise à présent ! Jusqu'au Canada, mais ça c'est juste ce qu'on sait aujourd'hui, qui sait si d'autres cellules dormantes dans tellement d'autres démocraties ne sont point tapies dans l'ombre et attendent leur heure funeste ? Hein ? Qui Sait ? Brr, un frisson glacé descend sur l'échine du lecteur innocent du Point. Qui n'a pas fini de trembler, puisque :

    "Dans un carnet de notes figure une liste manuscrite de fournitures susceptibles de constituer la panoplie du parfait saboteur : y apparaissent notamment les "tubes et ficelles" généralement utilisés pour poser des crochets métalliques sur les caténaires sans risquer l'électrocution. Plus explicite encore, la mention "gants spéciaux, 25.000 v" laisse nettement supposer que Julien Coupat se préparait à participer à une action contre des lignes électriques."

    Ah ?
    Euh, c'est, comment dire...c'est tout ?
    On a lancé rien moins qu'une "commission rogatoire internationale" pour se procurer une liste de commissions, en fait. Tubes, ficelles, et gants. Je veux dire, si on commence à suspecter tous les clampins qui vont à Bricomarché de dissimuler de sombres desseins visant à déstabiliser l'ordre capitaliste, on a pas fini de rigoler, là. Mais pour Hervé Gattegno, auteur de ce fulgurant scoop, ça "laisse nettement supposer", ah. Sauf que non, bien évidemment, puisque ça peut se résumer en une phrase : y'a rien de probant là dedans, et on pourrait presque soupçonner le journapute d'une certaine mauvaise foi, si on avait mauvais esprit, tiens. D'ailleurs, ça semble se confirmer par la suite, là, c'est du grandiose :

    "Les policiers recensent également la présence de documents dits "subversifs" et de photographies de Times Square, qui ont alimenté la thèse d'une participation des hommes de Tarnac à un attentat à la grenade commis le 6 mars 2008 dans ce quartier de New York contre un centre de recrutement de l'armée américaine. Les auteurs de cette attaque n'ont jamais été identifiés, mais il est apparu, depuis, que Julien Coupat était déjà rentré en France à la date des faits."

    Là, c'est le pompon.
    Julien Coupat est soupçonné d'avoir participé à un "attentat à la grenade", sauf qu'il n'était non seulement même pas sur les lieux au moment des faits, mais qu'il n'était même pas dans le pays où ça s'est déroulé.
    Et là, ça fout vraiment la trouille.
    Ce type, c'est Keyser Söze.
    En pire.

    Parce que le mec qui peut être dans un endroit tout en faisant péter des grenades à un autre endroit en même temps, putain, comment c'est trop flippant. Keyser Söze, je vous dit. Le Mal. La Bête. 666. Quelque chose qui ne vient pas de notre plan de réalité, quelque chose d'autre. D'ailleurs, "Julien Coupat", est-ce que c'est vraiment son vrai nom ? Hein ? Est-ce que ça ne serait pas plutôt une sorte de nom générique, choisi pour sa parfaite normalité afin d'induire en erreur les polices du monde entier, et en fait il n'y a pas de Julien Coupat, il n'existe pas, c'est juste un masque, l'individu appréhendé à Tarnac n'est qu'un élément d'un puzzle plus vaste et plus obscur, une énigme dans un mystère enroulé dans des hypothèses et un plan dans le plan et approchez vous, parce que moi j'ai compris, approchez-vous plus près, j'ai compris et j'ai peur, il faut que je partage cette vérité avec quelqu'un d'autre avant de m'exiler dans un endroit oublié des hommes où peut-être que personne ne me trouvera...

    Ils sont partouuuuuuut....

    Bien, redevenons sérieux, voulez vous ?
    Hervé Gattegno, journaliste au Point, n'a rien. Keud. Il le sait. Il travestit donc sciemment la vérité dans un article odieux et orienté, et sa volonté de charger la barque est tellement flagrante que c'en est ridicule. En un mot : il ment. Et ça se voit plus gros que le popotin d'Alexandre Adler.

    À ce jour, il n'y a pas d'éléments suffisants justifiant la détention de Julien Coupat, c'est aussi simple que ça. Son accusation est avant tout idéologique, pour adresser un signal clair à ceux qui seraient tenté de rouspéter plus fort qu'il n'est autorisé.

    Mais on pourra toujours compter sur la presse de droite pour déballer les pires sanies, puisque peu importe ce qui est vrai ou pas, ce qui importe pour ces cloportes, c'est désinformer, et ramper. La bassesse de cette vermine n'a pas de limites, et c'est à bon droit que quand on en croise un , on peut lui dire bien en face : "crève, charogne !".


    Écrit dans une fureur enthousiaste par
    CSP

     


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