• Liberté pour Adrien ! Relaxe pour tous les inculpé-e-s de la Fête de la musique !


    Contrairement à ce qui a été relaté dans la presse, c’est un véritable tabassage policier de militants connus pour leur engagement politique qui a eu lieu lors de la Fête de la musique à Poitiers. En effet, les journaux locaux, caisse de résonance de la propagande policière, parlent de « rixe » ou de « bagarre » avec la police. Or, ce 21 juin, cela ne s’est pas du tout passé de cette façon. Comme l’ont expliqué des témoignages concordants, les policiers en uniforme et la brigade anticriminalité (BAC) n’ont en fait pas lâché une quinzaine de jeunes militants connus d’eux depuis les derniers mouvements lycéens et étudiants.

    M. Papineau, le directeur départemental de la sécurité publique qui s’est rendu célèbre par sa capacité à attirer vers lui des petits objets tels que pile, briquet ou caillou… sans en tirer jamais la moindre égratignure mais plutôt l’obtention d’amendes, était également à la parade, en uniforme. Les forces de l’« ordre » étaient donc prêtes à en découdre. Et c’est effectivement ce qui est arrivé. Prenant pour prétextes – ou alors, plus probable, inventant – une menace proférée contre lui, ainsi qu’une bouteille ayant atterri à ses pieds, et ayant aperçu un – en fait, une – de ces jeunes militants, M. Papineau le désigne à ses troupes, déterminé à créer l’incident. A moins que ce ne soit l’inverse : apercevant cette militante, il invente, nous dirions comme à son habitude, cette histoire, et se sert du prétexte de l’insulte et de la bouteille pour la désigner à ses troupes.

    Précisons que M. Papineau a expliqué lors de l’« enquête » qu’il avait tourné la tête dans la direction d’où la voix était venue : il n’a pas vu la bouteille arriver vers lui (ce qui tendrait à prouver que celle-ci n’a pas été lancée de ce côté-là) ; en revanche, ô merveille ! il a aperçu cette jeune militante qu’il a immédiatement désignée à ses troupes. L’occasion fait le larron, on le sait : cette militante avait été condamnée en correctionnelle pour « bris de “sucette” Decaux ». Mais elle a été relaxée depuis. Evidemment, la décision n’a guère plu dans les rangs de la police ; et donc sa présence sur les lieux – comme celle de ses camarades « anarcho-autonomes » que la BAC a particulièrement dans le collimateur depuis plus d’un an – était une bonne occasion de provocation pour remettre les pendules à l’heure de la répression.

    La jeune militante est arrivée en courant place de la Liberté et s’est adossée à un mur. Aussitôt la police l’a encerclée et a cherché à disperser, y compris à coups de tonfa, les gens qui venaient voir ou demander des explications. Plusieurs, ceux qui sont harcelés par la police depuis des mois, ont été roués de coups et arrêtés sans ménagement. Les tabassages ont continué jusque dans le commissariat. Pour couvrir leurs forfaits – ou leur manque de professionnalisme, c’est selon –, là encore les policiers ont inventé une fable.

    Ce seraient eux qui se seraient fait attaquer par « un groupe de jeunes qui veulent s’opposer à l’interpellation de leur copine », comme il est si bien écrit dans la presse. Ils ajoutent à cela des « blessures » si peu évidentes que les policiers auront toutes les peines du monde à obtenir des ITT de la part des médecins du CHU ; et enfin ils se sont tous portés partie civile, et le tour a été joué. Mais quand même, comment expliquer que cinq de ces policiers surentraînés soient blessés par quatre jeunes garçons et deux jeunes filles, sinon en postulant qu’ils ont simulé – comme simulait le policier qui se déplaçait avec une attelle, et qui peinait surtout à faire semblant de boiter, lors de la demande de comparution immédiate ?

    Il a suffi de voir l’état de nos camarades (yeux pochés, contusions, fatigue…) lors de cette dernière, ainsi que les sourires des nombreux policiers présents dans la salle et autour, pour comprendre que ces derniers se sont fait plaisir tout en gérant bien leur affaire afin de les envoyer en prison.

    Pour le Comité contre la répression des mouvements sociaux, les événements qui viennent de se dérouler sont une illustration supplémentaire des méthodes de répression policières mises en œuvre contre les mouvements sociaux – des méthodes expérimentées dans les quartiers puis généralisées : harcèlement suivi de tabassages, d’arrestations, de gardes à vue prolongées et de procès. Que les forces de l’« ordre » se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir traduit un rapport de forces en leur faveur. Grévistes, jeunes militants, sans-papiers, « radicaux » en font les frais depuis trop longtemps. Il faut que la peur change de camp.

    Rassemblement devant le palais de justice de Poitiers le 7 juillet à 18 h et soutien le jour du procès le 8 juillet à 16 h

    Comité poitevin contre la répression des mouvements sociauxantirep86@free.frhttp://antirep86.free.fr


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  • Soutien aux inculpés de Villiers le bel

    Rendez-vous du 18 au 21 juin:

    • 18 juin à 18h : Soirée de soutien aux inculpes de Villiers-le-Bel CIP [14-16 quai de charente / M°Corentin Cariou]*
    • 19 juin 15h : manifestation Gare de pontoise
    • 21 juin : procès / vengeance de l'Etat au tribunal de Pontoise

    Lieu :Paris 19e

    Coordination des Intermittents et Précaires d'île de France
    CIP-IdF
    14-16 quai de Charente
    Métro Corentin Cariou

    carte


    Concert-débat le 18 juin à Paris

    • 18h: discussions
    • 20h: bouffe à prix libre
    • 21h: concerts

    Pour en savoir plus c'est ici

    contact : pasdugibieraflic@gmail.com

    Le flyer, le tract et les affiches sont bien sûr à télécharger, à imprimer et à diffuser sans modération

    document au format PDF:

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  • Racistes Hors de la goutte d'or

    A l'heure des débats nauséabonds sur l'identité nationale, des expulsions massives de sans-papiers et des replis nationalistes, le racisme et les idées d'extrême droite sont de plus en plus banalisés. Dans ce contexte favorable à leurs idées, des groupes racistes, identitaires et fascistes osent aujourd'hui appeler à un apéro géant « Saucisson et pinard » (via facebook) dans notre quartier la Goutte d'Or.

    Leurs motivations ? Partir en croisade contre une pseudo « islamisation » du quartier. Ces racistes veulent affirmer une identité imaginaire, mythique, d'un Paris blanc, culturellement chrétien, sali par l'immigration. Leur discours est un appel à la haine raciale et au choc des civilisations. Mais pour nous, les habitants du quartier, ce sont eux qui représentent une véritable menace.

    Nous ne les laisserons pas faire ! Montrons leur que ce quartier est le nôtre : populaire et riche de son histoire pluriculturelle. C'est tous ensemble que nous empêcherons les racistes de se rassembler pour propager la haine dans notre quartier.

    Venez nombreux vendredi 18 Juin à 19 h devant l'église Saint-Bernard.

    Notre identité c'est notre diversité, pas de racistes dans notre quartier !

    Des associatifs et des militants du quartier la goutte d'or

    Merci de relayer cet appel le plus largement possible

    Source : http://paris.indymedia.org/spip.php?article17...

     

    Lieu :Paris 18e

    devant l'Eglise Saint Bernard
    rue Affre
    Métro La Chapelle ou Barbès Rochechouart

    carte


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  • CHRONIQUE DE L'ARBITRAIRE

     

    Bonjour,

    Voici en pdf, le No 87, JUIN 2010, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

    Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plait.

    Vous êtes invité(é)s à participer à son élaboration, à sa rédaction, à vous joindre à l'équipe de rédaction.

    Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

    à bientôt.

    L'équipe de réaction

     

    RE87_JUIN_2010.pdf RE87_JUIN_2010.pdf
    211 Ko   Afficher   Télécharger  

    Reseau RESISTONS ENSEMBLE
    ***************************

    + Pour consulter le site :  http://resistons.lautre.net


    + Pour s'abonner, se desabonner, se renseigner sur cette liste d'informations : http://listes.samizdat.net/
    <wbr></wbr>sympa/info/resistons_ensemble<wbr><wbr>
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    + Pour ecrire :  resistons@free.fr ou resistons_ensemble@yahoo.com

    + Pour s'inscrire a la liste de discussion de Resistons Ensemble : http://listes.rezo.net/<wbr>mailman/listinfo/resistons_<wbr>ensemble</wbr></wbr>

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  • Le groupe Bouygues s’attaque à des médias alternatifs

    Par Ivan du Roy 

    Trois administrateurs de sites Internet alternatifs passent en procès le 11 juin à Paris. Ils ont été mis en examen sur plainte du groupe Bouygues et de ses filiales pour avoir relayé, il y a cinq ans, un texte dénonçant la construction de centres de rétention par le géant du bâtiment.

    © David Delaporte / Cimade

    Quatre personnes, dont trois administrateurs de sites associatifs et alternatifs, sont poursuivis par le groupe Bouygues. Leur procès aura lieu le 11 juin, à la 17ème chambre correctionnelle de Paris, spécialisée en matière de presse. Les sites Indymedia (déclinaison en France de l’« Independant Media Center », créé en 1999 à Seattle lors des premières grandes manifestations altermondialistes), pajol (consacré aux luttes de sans papiers), et du Réseau anti-pub, ainsi qu’un ancien militant de la Confédération nationale du travail (CNT), sont accusés de « provocation directe, suivie d’effet, à la commission de destructions, dégradations et détériorations dangereuses pour les personnes ». Rien que ça !

    Il leur est reproché la publication sur leurs sites respectifs d’un texte, début 2005, dénonçant la participation du groupe Bouygues et de ses filiales à la construction de centres de rétention administrative (CRA) et appelant à des actions de « harcèlement » contre l’entreprise. Les centres de rétention, en général édifiés à proximité des ports et aéroports, servent à enfermer les sans papiers pour une durée de 32 jours (portée à 45 jours par le projet de loi Besson) sur simple décision administrative. « Interpellations absurdes, violences dans les CRA, placements des familles, expulsions des malades, désespoir et révolte : le constat est le même, en pire, pour 2008 », décrit le dernier rapport de la Cimade, sur ces sympathiques lieux de détention.

    Dix ans de prison pour avoir dénoncé la machine à expulser ?

    Le texte incriminé pourfendait le géant du bâtiment : « Ainsi l’entreprise familiale accompagne les sans-papiers jusqu’au bout : elle les exploite sur ses chantiers (horaires flexibles à souhait, salaires compressibles, pas de contrat de travail), et construit les murs de leurs prisons (où ils/elles seront « stockés » jusqu’à leur expulsion - jusqu’à 32 jours). (...) S’en prendre à Bouygues ce n’est pas seulement refuser les centres de rétention… Frapper Bouygues c’est cracher à la face de ce vieux monde croulant qui se nourrit de l’enfermement et de l’exploitation », concluait le pamphlet, invitant les employés du groupe « à participer à son sabotage ».

    Après avoir vainement recherché l’auteur (ou les auteurs) du texte, les enquêteurs ont élargi leurs investigations aux sites Internet sur lesquels l’appel a circulé. Des coupables faciles alors que, ici ou là, quelques vitrines d’agences appartenant au constructeur étaient taguées ou brisées. Pour le Procureur de la République, ces sites Internet tombent sous le coup de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 (article 23, modifié en 2004) : « Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui (…) par des écrits, imprimés, dessins, gravures (…) ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image (…), soit par tout moyen de communication au public par voie électronique, auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet. »

    Les peines maximales encourues s’élèvent à dix ans de prison et 250.000 euros d’amende. L’avocat de Bouygues (Olivier Metzner, également avocat de Dominique de Villepin) réclame des dommages et intérêts pour « préjudice moral » de 15.000 euros pour chacune des six filiales qui se sont constituées partie civile (soit 90.000 euros).

    Camp d’internement administratif

    En cinq ans, pendant que le Parquet instruisait la plainte de Bouygues, le nombre de places en centres de rétention a doublé, passant de 944 à 2.000. Ces prisons pour « illégaux » poussent proportionnellement plus vite que les logements sociaux ! Le groupe Bouygues a bénéficié de ces marchés publics. Sa filiale GFC construction a ainsi érigé en 2005 à Marseille – pour 14,4 millions d’euros et en un « délai record » - un « centre d’hébergement de 180 lits pour les personnes étrangères non admises ou refoulées aux frontières » (appréciez la novlangue). Idem à Nîmes en 2006 pour « un bâtiment hébergement de 126 lits », à Rennes ou à Coquelles…

    Le plus gros contrat reste celui du Mesnil-Amelot, près de l’aéroport de Roissy, qui doit ouvrir prochainement. « Cinquante millions d’euros ont été dépensés pour ses 240 places, son système de surveillance et de cloisonnement ultra-moderne, son espace spécial pour l’enfermement de familles et d’enfants, ses caméras, ses barbelés, etc. C’est un véritable camp d’internement administratif qui accueillera prochainement plus d’étrangers qu’il n’y a d’électeurs dans cette petite commune de Seine-et-Marne », écrit la Cimade. La Société chimique routière & d’entreprise générale (Screg), filiale de Bouygues, y a participé. Anecdote kafkaïenne : trois travailleurs sans papiers avaient été arrêtés sur le chantier du Mesnil-Amelot en août 2008. Ils construisaient leur propre prison… Qui détruit et dégrade le plus ? Quelques briseurs de vitrine ou les centres de rétention (qui eux ne passent pas en procès) ?

    « Cette plainte de Bouygues n’est pas un hasard. On connaît la position du groupe vis-à-vis du pouvoir en place. Ce procès fait partie de la tendance lourde actuelle qui vise à bâillonner ceux qui critiquent la politique de l’immigration, comme pour les délits de solidarité », estime l’avocat Stéphane Maugendre, l’un des défenseurs des accusés et président du Gisti.

    La démarche du groupe Bouygues rejoint celle de Monsanto contre les faucheurs d’OGM, ou du groupe Bolloré contre un reportage sur ses activités au Cameroun diffusé par France Inter, qui vise à intimider ceux qui dévoilent les faces sombres du business. Pour les soutiens des personnes mises en examen, « le refus pur et simple de l’enfermement des sans-papiers et la dénonciation de tous ceux qui collaborent à cet enfermement » constituent « des principes qu’il faut continuer à défendre », notamment à l’occasion de « ce procès intenté par Bouygues contre la dénonciation de son implication dans la machine à expulser. »

    Ivan du Royici


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  • MARDI 1ER JUIN

    Annecy : Rassemblement ce mardi 1 juin à 18h30 devant la préfecture (Collectif Solidarité Palestine d’Annecy et AFPS 74)

    Angers : Rassemblement à 18h devant le Centre Commercial Fleur d’eau, rue Plantagenêt, avec signature d’une pétition qui sera ensuite remise en préfecture.

    Besançon : Rassemblement à 18h30 Place 8 septembre

    Tours : Rassemblement à 18h place Jean Jaurès face à l'hotel de ville

    Clremont Ferrand : Rassemblement à 18h30 devant la prefecture

    La Rochelle : Rassemblement à 18h devant la prefecture

    Saint Gaudens : Rassemblement à 18h devant la sous prefecture

    Colmart : Rassemblement à 18h Place des martyrs de la Résistance

    Lannion : Rassemblement à 18h devant la mairie

    Vannes : Rassemblement à 18h devant la prefecture

    Albertville : Rassemblement à 18h30 place de la sous prefecture

    Beauvais : Rassemblement à 18h à la Fontaine du centre ville

    Angoulême : Rassemblement à 18h sur le parvis de l'hôtel de ville

    Nevers : Rassemblement à 18h devant la prefecture

    Cannes : Rassemblement à 18h30 devant le palais de justice

    Dijon : Rassemblement à 18h Place de la Liberation

    MERCREDI 2 JUIN

    Belfort : Rassemblement de soutien mercredi 02 juin à partir de 18h00 Place Corbis (AFPS Nord France Comté)

    Rennes : Rassemblement à 18h Place de la mairie

    Nancy : Rassemblement à 17h30 Place Maginot

    Niort : Rassemblement à 18h place de la Brèche pour aller en cortège à la préfecture

    Metz :  Rassemblement devant la Préfecture à 18h

    Saint Malo : Rassemblement Porte St-Vincent à 18h30

    Brest ; Rassemblement à 18h deant la mairie

    Limoges : Rassemblement à  17h30 devant la prefecture

    Lorient : Rassemblement à 18h place Aristide Briand

    La Roche sur Yon : Rassemblement  à 18h devant la prefecture

    Blois : Rassemblement à 17h30 devant la prefecture

    Alençon : Rassemblement  à 18h Place Lamagdelaine

    Quimper : Rassemblement à 18h devant la mairie

    Lons le Saunier : Rassemblement à 18h devant le palais de justice

    Auch : Rassemblement à 17h30 aux allées d'Etigny

    VENDREDI 4 JUIN

    Orléans : Rassemblement à 18h place du Martroi

    SAMEDI 5 JUIN

    Saint-Etienne : Rassemblement davant la prefecture à 15h

    Montauban : Rassemblement à 10h30 devant la prefecture

    DIMANCHE 6 JUIN

    Lille :Rassemblement à 11h, métro Wazemmes (AFPS)


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  • La colère s'est exprimée partout en France : nouvelle manifestation aujourd'hui

    Nous n'avons pas encore tous les compte-rendus des nombreuses manifestations qui se sont déroulées dans toute la France. Lille annonce ainsi 1500 manifestants qui se sont répandus dans toute la ville. Dans la capitale, les Champs Elysées ont été complètement bloqués pendant des heures.

    Malgré les jets de lacrymogène de la police aux ordres d'un gouvernement qui protège les criminels plutôt que ses citoyens, les manifestants parisiens ont refusé de rester parqués dans un petit périmètre à la sortie du métro Franklin Roosevelt.

    Plus de 3000 personnes ont occupé pendant des heures les Champs Elysées, ainsi que la portion de l'avenue Matignon menant à l'ambassade d'Israël, longuement conspuée aux cris de "Fermez l'ambassade des assassins israéliens !"

    La colère et l'indignation ne sont pas éphémères. C'est pourquoi nous manifesterons à nouveau aujourd'hui contre la collaboration de notre gouvernement avec le terrorisme d'Etat israélien. Une collaboration qui a permis et encouragé les nouveaux massacres de civils.

    A Kouchner, notre grand spécialiste de l'humanitaire, qui a laissé assassiner des participants à une mission humanitaire, et qui se dit ensuite "très choqué", nous avons des comptes à demander.

    Nous voulons savoir jusqu'à quand la France va bafouer ses propres engagements de faire respecter les conventions de Genève, les résolutions de l'ONU et les droits de l'Homme ? Un carnage annoncé par avance par les criminels, dans les eaux internationales : pourquoi aucun de nos dirigeants n'a levé le petit doigt ? Sans doute estimaient-ils tous Israël incapable de mettre ses promesses à exécution et de se livrer à un massacre de civils pour la enième fois ?

    Et maintenant, qu'attendent-il pour exiger la libération de tous les otages internationaux et palestiniens ? Et pour exiger la levée du blocus de Gaza ?

    Chacun sait qu'il suffirait que la France suspende sa collaboration militaire, commerciale ou culturelle avec l'occupant israélien pour que ce dernier cesse de se croire tout permis.

    Qu'attend-on ? Qu'est qui les empêche de le faire ?

    C'est ce que nous comptons demander aujourd'hui, lors de notre présence devant le ministère des affaires étrangères.

    RENDEZ-VOUS CE MARDI 1ER JUIN A 18 H DEVANT LE QUAI D'ORSAY (M° INVALIDES)

    CAPJPO-EuroPalestine

    Source : http://www.europalestine.com/spip.php?article...


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  • Georges Cipriani est semi-libéré depuis avril dernier à Strasbourg.

    Jean Marc Rouillan reste enfermé près de Toulouse.

    Une situation incompréhensible qui justifie une nouvelle manifestation.

    Les mois passent et rien ne se passe. Après un sinistre tourisme carcéral qui l’a conduit ces derniers mois de Marseille à Muret, de Muret à Fresnes et de Fresnes à Muret, Jean-Marc Rouillan attend toujours que la justice française le rende au pays du dehors.

    Début 2010, Jean-Marc Rouillan a passé six semaines au Centre national d’observation de Fresnes. Tous les obstacles judiciaires semblent à présent levés pour permettre une sortie à l’air libre. À quoi faut-il s’attendre ? La justice a l’embarras du choix. Semi-liberté ? Liberté conditionnelle ? Application de la loi Kouchner (libération pour raison médicale) ? Mystère.


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  • Villiers-le-Bel : le procès d’une révolte

    Le 21 juin prochain, quatre jeunes de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) devront répondre devant la justice de faits survenus dans leur quartier les 25 et 26 novembre 2007. La mort de deux adolescents, renversés par une voiture de police alors qu’ils circulaient en mini-moto, avait révolté les jeunes de Villiers, qui affrontèrent victorieusement les CRS deux nuits durant. Plusieurs flics furent blessés par des tirs de chevrotines.

     

     

    La vengeance du roi s’appelle justice. Philippe Le Bel

    Tous les quatre ont été arrêtés le 18 février 2008. Ce jour-là, à 6 heures du matin, quinze cent flics faisaient irruption dans des cités de Villiers-le-Bel, Gonesse et Sarcelles, une liste de suspects en main, défonçant les portes, saccageant le mobilier, bousculant tout le monde y compris vieillards et enfants, pour embarquer trente-trois suspects. Une quinzaine devaient rester en prison.

    Les mises en examen faisaient suite à un appel du ministère de l’Intérieur, garantissant à d’éventuels témoins à charge l’anonymat et leur assurant une récompense de plusieurs milliers d’euros. Pour la première fois sous la Ve République, des gens ont donc été arrêtés, mis en examen et incarcérés sur la base d’une dénonciation rétribuée.

    En juillet 2009, une dizaine de jeunes arrêtés durant la rafle ont été condamnés par le tribunal correctionnel à des peines allant de un à trois ans de prison – verdict confirmé en novembre pour les trois qui avaient fait appel. Et encore ne leur avait-on imputé que des caillassages. Le 21 juin, ce sera la cour d’assises, pour les quatre derniers, accusés de « tentative d’homicide volontaire sur agents des forces de l’ordre ».

    Les forces de l’ordre ont reçu à Villiers-le-Bel une dérouillée exemplaire, qui sanctionne des années de brutalité et d’impunité. Les quatre accusés ne vont pas être jugés pour ce qu’ils auraient fait, mais parce que l’État doit laver cet affront public.

    Le « rétablissement de l’État de droit en banlieue », tarte à la crème qu’on nous envoie à chaque journal télévisé, n’est que le renforcement du droit de l’État par n’importe quels moyens. Sarkozy l’a reconnu, qui déclarait aux responsables de la police, le 29 novembre 2007 : « Mettez les moyens que vous voulez, ça ne peut pas rester impuni, c’est une priorité absolue. » Un droit face auquel la plèbe des relégués, surtout s’ils viennent de l’ex-empire colonial, n’aurait qu’à courber l’échine.

    Les modalités de cette affaire en disent long. Elles puent le vieux goût pour la délation, ici aggravé par l’appât du gain facile – un coup de fil aux condés et voilà quelques milliers d’euros qui tombent ! On imagine les petites vengeances sordides qu’un tel appel a pu encourager à Villiers-le-Bel… Les corbeaux qui balancèrent jadis Juifs et résistants se contentaient d’assouvir leurs pulsions de frustrés, ceux qui ont envoyé une quinzaine de jeunes de Villiers-le-Bel en prison ont en plus décroché le jackpot. Vichy et Las Vegas, voilà les références du régime Sarkozy.

    Le même jour où l’on apprenait le renvoi de ces jeunes aux assises, le parquet rendait une ordonnance de non-lieu à l’égard des policiers impliqués dans la mort de Mushin et Lakamy, les deux adolescents tués le 25 novembre 2007.

    Les flics ont beau bénéficier de moyens techniques de plus en plus sophistiqués, certaines techniques policières demeurent rudimentaires. Comme celle du shooting, qui fut révélée lors de la mort d’un jeune à Vaulx-en-Velin voici déjà vingt ans. L’émeute qui suivit alors eut, entre autres, le mérite de faire savoir comment les voitures de flics s’y prennent pour arrêter un deux-roues qui leur échappe. Tout récemment, à Woippy, dans la banlieue de Metz, le 20 janvier 2010, un jeune était tué et deux autres grièvement blessés au terme d’une course poursuite. L’un des survivants, à peine sorti du coma, a raconté : «  Ils nous ont coursés, ils nous ont fait tomber » – « ils » c’est, en l’occurrence, les flics municipaux –, « quand nous étions à terre ils nous ont frappés. »

    Un pouvoir démesuré se veut sans réplique. Ainsi le responsable d’un syndicat de flics (Alliance Police) déclare dans les colonnes du Figaro (15 mars 2009) : « La violence monte crescendo (sic) depuis les événements de Villiers-le-Bel et les événements d’outre-mer. On n’hésite pas à tirer sur des policiers. Si on ne sanctionne pas plus durement les agresseurs de nos collègues, nous allons à la catastrophe et on ne s’en sortira pas. » Il lance là, très clairement, un appel aux magistrats chargés de prononcer lesdites sanctions. Trois mois après cette déclaration, dix jeunes de Villiers-le-Bel sont lourdement condamnés. Dans cette affaire où pèse si lourd la voix des flics – ceux qui distribuent les récompenses aux témoins et ceux qui parlent dans les médias –, il serait bien hasardeux (et vain) d’invoquer « l’indépendance de la magistrature ».

    Nous voyons, nous aussi, la violence aller crescendo. Au contraire du flicaillon syndical, nous ne saurions dater son point de départ. Mais nous sommes confrontés aux comportements de plus en plus provocateurs et arrogants d’une police toujours plus équipée de moyens de faire mal, et dont l’omniprésence marque désormais le territoire. Cette expérience-là n’est enregistrée dans aucune statistique, mais nous sommes innombrables à la faire – et à nous la transmettre de bouche à oreille. Lâcher de chiens sur des noctambules éméchés lors d’une fête de quartier, gazage des clients d’un bar protestant contre un contrôle, tirs de flash-ball au visage lors d’une manifestation remuante, de l’expulsion d’un squat ou d’une occupation de locaux, menottage de gamines de 14 ans qui ont pris le bus sans ticket, fouille des cartables par des chiens anti-drogues dans un collège, écrasement au sol avec clé au bras pour un mot plus haut que l’autre, automobilistes tabassés et embarqués pour avoir klaxonné à une voiture de la BAC qui bloquait la chaussée, intimidations et brutalités de toute sorte dont les bleus sortent toujours vainqueurs – avec en prime les ITT prises après avoir roué de coups un quidam.

    Pour une fois, à Villiers-le-Bel, les flics ont été pris de vitesse dans la course aux armements. On leur a tiré dessus – à la chevrotine, ce qui n’est pas tout à fait la même chose qu’un tir à balles réelles. Ils ont essuyé la colère de la plèbe, et ont eu peur.

    Ce procès sera donc un pur procès politique. Ce qui sera jugé ne sera pas la participation effective de quatre personnes à des faits, mais l’existence même de ces faits. Ce qui importe à la machine judiciaire, c’est que des individus paient, corps et âme, ce qui s’est passé ces deux soirs de novembre à Villiers-le-Bel. Cette individualisation est de pure forme : car ceux qui comparaîtront dans le box des accusés pourraient être indifféremment remplacés par quatre autres ayant un profil analogue.

    Comme tout procès politique, il sera à sens unique, la contradiction étant évacuée par avance – quelle légitimité reconnaître à des débats censés être contradictoires alors que les témoins, sur les déclarations desquels se base toute la procédure, n’auront pas à comparaître ?

    L’individualisation, indispensable à la procédure judiciaire, n’intervient plus ici que pour les besoins de la mise en scène. En ce sens la présence massive des journalistes lors de la rafle du 18 février 2008 n’a rien d’une bavure : « On se sert d’une opération de police à des fins politiques », se plaignit le secrétaire de l’UNSA-Police. Mais cette opération de police était précisément une opération politique, et il était impératif que les téléspectateurs-électeurs reçoivent le message : à savoir que l’État a toujours le monopole de la violence. Le procès à venir sera le dernier acte de ce show.

    Deux adolescents sont morts à Villiers-le-Bel, le 25 novembre 2007, suite à un shooting, pratique responsable de nombreux autres décès qualifiés d’accidentels. Quatre personnes vont être jugées, le 21 juin 2010, sur la base d’un témoignage sous X rétribué. Deux procédures d’exception, l’une policière, l’autre judiciaire.

    La moindre des choses est bien de signifier le contenu politique de ce procès. Ce qui revient à signifier toute notre solidarité aux quatre accusés. Ce procès ne doit pas passer inaperçu.

    Alessi Dell’Umbria ici


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  • BRAQUONS L’EXISTANT

    Nouvelle affiche en format A2. Trouvable dans les endroits anti-autoritaires


    Nous n’attendons plus rien de cette société. Ce qu’elle nous impose nous dégoûte, ce qu’elle nous offre ne nous intéresse pas. Nous ne voulons plus succomber à la routine du travail pour gagner quelques miettes en échange de notre obéissance, nous ne voulons plus avoir comme seuls rêves ce que la télévision nous montre.

    Ils nous ont déjà tués des milliers de fois. A l’école, où ils nous ont inculqué que suivre le troupeau est mieux que de créer obstinément son propre chemin. Au travail, où les rythmes de la production et les exigences de l’argent étouffent le battement de nos cœurs qui aspirent à la liberté. A la maison, où les antidépresseurs et la tradition familiale nous noient dans l’habitude de la résignation. En prison ou centre fermé, où la société nous confirme que nous sommes indésirables. A l’église, la mosquée ou la synagogue, où la promesse d’un paradis en échange d’une morale autoritaire fait oublier que c’est que dans le présent que nous vivons. Cette société aime la mort et refoule la vie.

    Cette société tient tout le monde en laisse, la seule différence, c’est la longueur. Nous ne sommes pas de ceux qui se battent pour un collier moins serré, un salaire plus élevé, une police moins brutale, des politiciens et des patrons plus soucieux et honnêtes. Nous voulons simplement ce que tout être tenu en laisse devrait avoir à cœur : nous voulons la couper, foutre le feu à la cage, écraser tous ceux qui nous tiennent ou voudraient nous tenir en laisse.

    Ce déchaînement de la passion pour la vie n’est pas un grand moment final à attendre patiemment ; il est quotidien et s’intensifie à mesure qu’il incite et se diffuse. Peut-être est-il parfois confus, ne sachant pas toujours où frapper pour briser les chaînes de l’esclavage et de l’adhésion, mais il est vivant. La révolte, ce cri de vie contre une société de morts, s’exprime des milliers de couleurs d’un arc-en-ciel : des attaques contre les polices qui quadrillent les rues aux atteintes à la sacro-sainte propriété, des sabotages de structures de la domination comme les banques, les intérims, les supermarchés, les institutions en tout genre aux refus clairs et nets de se laisser contrôler, humilier, enrégimenter.

    La révolte ne relève pas du simple dégoût, mais parle aussi de joie. La joie d’affirmer que malgré tout, nous sommes vivants. Que malgré l’aliénation régnante, nos chemins de révolte se croisent encore et que les possibilités de tisser des liens de complicité ne sont jamais entièrement anéanties.

    Dans la fureur de l’action, nous forgeons, petit à petit, nos rêves d’un monde sans maîtres et sans esclaves. L’attaque est nécessaire car elle crée des fissures, mais ce sont les désirs qui sapent l’édifice social.

    Que souffle le vent de la liberté.
    Que se déchaîne la tempête de l’insurrection.

    CeMAB.be ici


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