• Alors que le président américain était en plein dans son discours, l'orchestre a commencé à jouer l'hymne britannique. Sans se laisser démonter, Barack Obama a poursuivi son discours, levant son verre à la fin... seul. Le protocole veut en effet que l'on reste silencieux pendant l'hymne national.

    Obama s'est rendu ensuite à l'abbaye de Westminster pour y déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu. Invité à signer le registre, le président s'est trompé de 3 ans dans la date.

     


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  • 300 agents de police catalane et de la police municipale de Barcelone ont procédé ce vendredi matin, à partir de 6h50, à l'évacuation de la Place de Catalogne de Barcelone, où campaient les "Indignés" , depuis le 16 mai. Des milliers de jeunes, qui protestaient contre les difficultés économiques et sociales actuelles, ont quitté les lieux, mais environ 200 d'entre eux, très déterminés, s'y sont refusés. Les forces de police ont procédé à plusieurs charges, assorties de tirs de balles en caoutchouc, coups de matraque et expulsions manu militari, officiellement vouées à laisser la voie libre aux véhicules de nettoiement municipal. Le mouvement, qui a occasionné de nombreux tirs de projectiles et slogans hostiles de la part des manifestants envers la police, s'est déplacé à quelques dizaines de mètres, où des coupures de circulation se sont produites.


    Au total, 121 personnes, dont 37 Mossos d'Esquadra, agents de police catalan, ont été blessées, lors de cette opération, qui n'a pas mis fin à la fronde protestataire, qui concerne l'ensemble de l'Espagne. En effet, peu après 13h, 3000 manifestants ont repris possession de la Place de Catalogne, dès que celle-ci a été quittée par les forces de police, engins de nettoiement et camions, qui ont saisi le matériel de protestation et les tentes de camping installés sur place depuis près de deux semaines. Cette matinée mouvementée a également comporté un blocage de l'avenue Diagonal, tandis que le porte-parole du gouvernement catalan, Francesc Homs, communiquait la version officielle de l'évacuation. La Generalitat de Catalogne souhaite en effet libérer l'espace de la Place de Catalogne, afin d'éviter d'éventuels heurts consécutifs d'une possible victoire du barça face à Manchester United , ce samedi soir, dans le cadre de la Ligue des Champions.


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

    Pendant cette semaine du 19 au 25 mai :

    • un civil palestinien a été tué par les FOI près de la frontière à l’intérieur de la bande de Gaza :
      • un Palestinien a été blessé dans l’est de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza ;
    • 2 garçons palestiniens souffrent de graves brûlures à la suite de l’explosion d’une grenade fumigène laissée par les FOI à Hébron ;
    • les FOI ont continué de prendre pour cibles les agriculteurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
      • ils ont tiré sur des agriculteurs palestiniens à deux occasions, aucune victime n’a été signalée ;
    • les FOI ont continué d’user de la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • 2 manifestants, dont un international, ont été blessés ;
      • 11 manifestants ont été arrêtés, dont 10 militants israéliens et un international ;
    • les FOI ont conduit 38 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
      • elles ont arrêté 15 Palestiniens dont 4 mineurs ;
      • parmi ces personnes arrêtées, il y a la mère de Sheikh Saleh Al-Arouri qui est exilé en Syrie ;
    • les FOI ont poursuivi la colonisation et les colons leurs agressions en Cisjordanie :
      • les colons israéliens ont provoqué de graves dommages à une maison palestinienne, au sud-ouest de Bethléhem ;
      • 70 oliviers à proximité de la colonie Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont été arrachés ;
      • 3 militantes palestiniennes ont été attaquées au check-point de Zaatara, au sud de Naplouse ;
    • Israël a maintenu un siège total sur la bande de Gaza et renforcé le siège sur la Cisjordanie :
      • les FOI ont arrêté au moins 3 Palestiniens sur les check-points militaires en Cisjordanie.

    (JPG)

    Des Palestiniens évacués de Ramadan al-Daghma, blessés par les forces israéliennes durant la manifestation non violente à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 20 mai 2011


    Violations israéliennes recensées durant la période du 19 au 25 mai

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 19 mai

    1 h du matin, les FOI entrent dans le camp de réfugiés d’al-Arroub, au nord d’Hébron. Elles prennent d’assaut et fouillent la maison de Nawwaf Abdul Latif Jawabra. Elles arrêtent son fils de 16 ans, Mohammed, un élève en classe de seconde. Elles conduisent Mohammed au centre de détention de Kfar Etzion, au sud-ouest de Bethléhem.

    Mohammed est placé sous interrogatoires sur accusation de jets de pierres sur des véhicules des FOI qui circulaient dans la grande rue près du camp. Ula Khalil, l’avocat de Mohammed, dit que son client a été frappé à coups de crosse de fusils sus les jambes après son arrestation et durant les premières heures de sa détention à Kfar Etzion.

    1 h, incursion dans Fafl Hares, au nord de Salfit. L’armée patrouille dans les rues et fait irruption dans la maison d’Abdullah Ibrahim Bouzeyeh, 42 ans. Elle arrête Bouzeyeh, il est professeur de mathématiques dans le village voisin de Qira.

    9 h 30, dans Tulkarem, où l’armée patrouille dans les rues quelques temps et se retire dans l’après-midi.

    10 h, dans Jefna et dans Aroura, au nord de Ramallah.

    11 h 30, depuis la frontière à l’est de Khan Younis, les FOI font feu par endroits sur une manifestation non violente. Les manifestants se dirigeaient vers la frontière dans la localité de Abassan à l’est de Khan Younis. Ramadan Mohammed Khalil al-Daghma, 47 ans, prend des éclats de balles. Al-Daghma est transporté à l’hôptal européen pour soins urgents.

    14 h, dans Kafr Naama, à l’ouest de Ramallah.

    17 h, dans le quartier nord d’al-Khadr, au sud-ouest de Bethléhem. Le véhicule des FOI poursuit des garçons et arrête Mohammed Rezeq Ahmed Arafa, 20 ans, du camp de réfugiés de Deishé, pour avoir lancé des pierres sur les véhicules israéliens circulant dans le nord et l’ouest du village. Arafa est emmené au centre de Kfar Etzion.

    18 h, dans Yabad au sud-ouest de Jénine.

    21 h 45, dans Jéricho.

    21 h 50, dans Beit Leqia, à l’ouest de Ramallah.

    Vendredi 20 mai

    1 h 30, les FOI entrent dans Bir Zeit, au nord de Ramallah ; dans Azzoun, à l’est de Qalqilya où elles patrouillent dans les rues, pénètrent dans de nombreuses maisons à l’intérieur desquelles elles balancent des bombes sonores. Elles arrêtent 4 Palestiniens, dont 2 mineurs :

    • Sameh Mahmoud Hussein, 17 ans ;
    • Ahmed Ali Rashed Radwan, 17 ans ;
    • Mohammed Imad Mohammed Radwan, 19 ans, et
    • Amr Mohammed Abu Haneyeh, 18 ans.

    En outre, elles confisquent deux fusils de chasse chez Udai Samir Hassan Salim et Mohammed Imad Radwan.

    La mère de Mohammed Radwa, arrêté par l’occupant, a déclaré ce qui suit au PCHR :

    « Vers 3 h, le vendredi 20 mai 2011, un grand nombre de soldats de l’occupation israélienne ont pris d’assaut la maison voisine de mon beau-frère. Les soldats ont crié à travers leurs mégaphones et ont lancé des bombes assourdissantes sur la porte de la maison. Ils ont obligé les habitants à sortir. Ils cherchaient mon fils, Mohammed, dont le nom est le même que celui de son cousin. Les soldats ont constaté que le fils de mon beau-frère, dont le nom est Mohammed, n’était pas la personne qu’ils recherchaient. Alors ils sont laissé la maison de mon beau-frère et sont venus directement chez nous. Ils ont lancé des bombes assourdissantes et nous ont donné deux minutes pour sortir. Je suis sortie avec mon fils et ma petite fille. Ils sont entrés dans la maison et près d’un quart-d’heure plus tard, un officier des renseignements israéliens m’a fait appeler à l’intérieur. J’ai vu alors que la maison était toute endommagée. L’officier m’a demandé : "Où est votre fils Mohammed ?" J’ai répondu : "Je ne sais pas". Il me dit de l’appeler immédiatement et de lui dire de venir. J’ai appelé Mohammed mais il n’a pas répondu. L’officier dit alors : "S’il n’arrive pas, nous le tuerons et vous ramènerons son corps".

    Ils avaient des chiens et ma petite fille était effrayée, elle criait tout le temps. Ils sont partis de la maison et se sont dirigés vers la maison de mon beau-frère où mon fils était en train de dormir. Ils sont montés dans les étages. Ils ont vandalisé la maison et arrêté Mohammed. Son oncle m’a dit qu’ils l’avaient saisi par le cou, le frappant contre le mur et lui cassant la tête contre le mur. Quand ils sont partis avec mon fils, je l’ai entendu qui disait : "Je veux dire au revoir à ma maman" et l’officier a dit :"Tu viens juste de t’apercevoir que tu as une maman ?". Nous lui avons alors donné une veste et dit au revoir. Je suis allée examiner ma maison qui avait été durement endommagée. Ils ont démoli les placards, les lits, les fenêtres, les portes, les éviers, les sièges dans le salon, la cuisine et tout ce qu’il y avait dans la maison. Ils ont aussi confisqué un fusil de chasse qui servait à mon fils Mohammed ».

    11 h, incursion dans Baqa al-Sharqiya, au nord de Tulkarem.

    12 h 35, incursion dans Bedia, au nord-ouest de Salfit.

    22 h 30, dans Bitonia et dans Beit Leqia, à l’ouest de Ramallah.

    Samedi 21 mai

    3 h, depuis la frontière à la hauteur du camp de réfugiés d’al-Bureij au centre de la bande de Gaza, les FOI tirent deux obus d’artillerie et des balles en direction de Ibrahim Mohammed Ali Faraj Allah, 19 ans, du camp de réfugiés de Nusseirat. Il est tué sur le coup. En coordination avec le comité international de la Croix Rouge une équipe du Croissant-Rouge réussit à évacuer le corps de Faraj Allah.

    Awni Khattab, 48 ans, paramédical qui a participé à l’évacuation du corps, a déclaré que le corps était à un mètre de la frontière et que des chiens avaient mangé une partie de son abdomen et de ses cuisses. Faraj Allah a été tué à l’aube et son corps n’a été évacué que vers 16 h 00 : il a fallu trois heures pour trouver le corps et le corps était démembré.

    Un résident a déclaré que ce samedi 21 au matin il avait entendu deux coups de feu et quelques minutes plus tard plusieurs tirs. Le père dit avoir appelé son fils à 1 h 30, et son frère Adel l’avoir appelé longuement. Ne répondant pas ils ont prévenu la police.

    11 h 30, incursion dans Beit Qad, à l’est de Jénine.

    15 h 30, dans Kafr al-Labd, à l’est de Tulkarem.

    16 h, dans la ville de Tulkarem.

    Dimanche 22 mai

    2 h, les FOI entrent dans Deir al-Soudan, au nord de Ramallah. Elles prennent d’assaut la maison de Murad Rezeq Allah Duha (Murad al-Soudani), 37 ans. Elles remettent un avis à Duha pour qu’il se présente au service des renseignements israéliens puis elles se retirent. Il faut indiquer que Duha est poète, et qu’il est secrétaire général du syndicat général des Écrivains palestiniens, et le président de la Maison palestinienne de la poésie.

    2 h, incursion dans Kafr Ra’i, au sud de Jénine. Les soldats patrouillent dans les rues et prennent position dans le quartier nord. Elles pénètrent dans deux maisons, celle de TAreq Zaki Nazzal Melhem, 26 ans, et celle de Mohammed Fouad Mohammed Diab, 20 ans. Ils arrêtent Nazzal et Diab et les conduisent à la colonie Dotan, au sud-ouest de Jénine.

    Diab dira au PCHR que lui et Nazzal ont eu les mains menottées et les yeux bandés, et qu’ils ont été détenus dans une salle de la colonie Dotan pendant près de quatre heures. Ils ont été conduits ensuite au bureau de la coordination israélienne du district, où se trouvent les bâtiments du tribunal militaire, à Salem, au nord-ouest de Jénine. Ils ont été présentés devant le tribunal pour attester, donc en tant que témoins, dans une audience où était jugé un prisonnier palestinien, à la demande du procureur public militaire israélien. Après l’audience, Diab et Nazzal ont été relâchés.

    9 h 40, les FOI entrent dans Beit Or al-Tahta, à l’ouest de Ramallah.

    17 h, dans al-Jarousheyeh, au nord de Tulkarem. Les FOI patrouillent dans les rues pendant quelques temps. Elles se postent à l’entrée du village et montent un check-point. Les soldats arrêtent les voitures palestiniennes, contrôlent les papiers des passagers. Ils vont retirer le check-point plus tard et partir. Vers 22 h 30, ils reviennent, même opération.

    22 h, dans al-Ouja, au nord de Jéricho

    Lundi 23 mai

    Minuit et demi, les FOI entrent dans le camp de réfugiés d’al-Arroub, au nord d’Hébron. Elles investissent de nombreuses maisons, arrêtent 3 Palestiniens et les conduisent au centre de détention de Kfar Etzion :

    • Hassan Nayef Hassan al-Ra’i, 19 ans ;
    • Umar Zuhdi Mahfouz, 19 ans, et
    • Asaad Diab al-Badawi, 20 ans.

    1 h, dans Tarqoumia, au nord-ouest d’Hébron, où l’armée fouille de nombreuses maisons, arrête 2 Palestiniens, dont un mineur, et les emmène à Kfar Etzion :

    • Muath Abdul Munim Shalalfa, 17 ans,
    • Udul Munim Shaker Abdul Munim Shalalfa, 18 ans.

    1 h, dans Deir al-Ghosoun, au nord de Tulkarem.

    1 h 30, dans Aroura, au nord de Ramallah. Les soldats prennent d’assaut la maison de Sheikh Saleh al-Arouri. Ils se retirent vers 2 h, arrêtent Aysha Saleh Yousef Dar Suleiman, 70 ans, qui est la mère de Sheikh al-Arouori, et l’emmènent au centre d’interrogatoires d’al-Maskoubeya, à Jérusalem. Dar Suleiman est relâché vers 20 h. Il faut préciser que Sheikh al-Arouri est membre du bureau politique du Hamas, qu’il a passé 18 ans dans les geôles israéliennes et qu’il est exilé en Syrie.

    10 h 30, dans Um al-Tout, au nord-est de Tulkarem, dans Faroun, au sud de Tulkarem ;

    dans Silat al-Daher, au sud de Jénine : les soldats prennent d’assaut les bureaux de la société Silat al-Daher. Ils retiennent le personnel et contrôle les cartes d’identité. Ils contrôlent également les caméras de surveillance installées dans les bureaux. Le 16 mai 2001, les FOI avaient pris en chasse un camion de la société qui circulait sur la route nationale entre Naplouse et Tulkarem, à l’ouest de Naplouse, camion qui allait livrer des marchandises dans Hébron. Les FOI ont stoppé le camion et arrêté les deux personnes qui étaient à bord, prétendant avoir trouvé des objets suspects dans le véhicule. Les FOI se retirent plus tard du village.

    20 h 25, incursion dans al-Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah. Les soldats patrouillent dans les rues en provoquant les Palestiniens, klaxonnant, et prenant à partie les Palestiniens du village. Des garçons se sont alors rassemblés et se sont mis à jeter des pierres sur les FOI qui, aussitôt, ont tiré à balles caoutchouc, des bombes assourdissantes et des lacrymogènes sur eux. Beaucoup souffrent de l’inhalation des gaz. L’armée d’occupation se retire plus tard.

    Mardi 24 mai

    10 h 30, les FOI entrent dans Rummana, au nord-ouest de Jénine.

    13 h 35, positionnées au nord de Beit Hanoun à la frontière, les FOI ouvrent le feu sur des agriculteurs affairés sur leurs lopins de terre respectifs à environ 650 mètres de la frontière. Inquiets pour leur sécurité ils ont tous quitté les lieux. On ne déplore aucune victime.

    Mercredi 25 mai

    Minuit et demi, incursion dans Deir al-Ghosoun, au nord de Tulkarem.

    1 h, dans Atil, même secteur.

    3 h 30, dans le camp de réfugiés d’Ein Beit al-Maa, à l’ouest de Naplouse. Les FOI encerclent la maison de Mohammed Hassan Ali al-Khatib, 26 ans. Elles cassent la poignée de la porte extérieure. Puis elles démolissent la porte du deuxième étage. Les habitants de la maison sont surpris de voir 16 soldats portant une cagoule noire dans le salon du deuxième étage de cette maison de trois étages. Les FOI contrôlent les cartes d’identité des hommes, et arrêtent Mohammed.

    Abdul Jalil, le frère de Mohammed, a déclaré au PCHR que son frère Mohammed a passé 3 mois dans la prison de Juneid. Fin 2010, il a été amnistié quand il a signé un engagement, sous la direction de l’Autorité nationale palestinienne, de ne pas quitter la ville de Naplouse. Il avait alors été relâché.

    3 h 30, incursion dans la zone de Wad al-Tuffah, à l’ouest de Naplouse ; l’armée pénètre dans de nombreuses maisons, et arrête Fares Mahmoud al-Natour, 23 ans.

    11 h 20, du haut de leurs miradors situés à la frontière, à l’est de Beit Hanoun, les FOI ouvrent le feu sur des agriculteurs au travail sur leurs terres à l’est de la localité. Inquiets pour leur sécurité ils quittent les lieux. Pas de victimes.

    2 - Crimes causés par les objets abandonnés par l’armée israélienne

    Les FOI continuent de laisser des objets dans les zones habitées et agricoles et à proximité. Conséquence, 2 enfants palestiniens souffrent de graves brûlures, ils ont été blessés vendredi matin, 20 mai, quand une grenade fumigène laissée là par les FOI a explosé, dans le sud-est d’Hébron.

    D’après les informations recueillies par le PCHR, il est environ 8 h, le vendredi 20 mai. Eid Mohammed Daajneh et Mohammed Yousef Hassan Daajneth, tous deux 15 ans, rassemblent leurs moutons dans le secteur de Wad al-Bad, à près de 800 mètres à l’est du village (al-Bweib), dans l’extrême nord-est de Yatta, une ville au sud d’Hébron. Eid trouve un objet bizarre, un tube en métal enrobé d’étain avec une couverture noire sur un bord. Le garçon enlève l’étain et aussitôt, une intense fumée blanche se répand. Le garçon jette le tube à terre et essaie de fuir la zone avec son ami. Les deux garçons sont complètement paniqués. Cependant, la fumée qui monte a touché leurs corps et leur a provoqué des brûlures sur tout le corps. Leurs vêtements et de leurs chaussures sont brûlés en partie. Ils quittent rapidement la zone en appelant au secours leurs proches, les brûlures continuant de se propager sur leurs corps et leur peau continuant de fondre.

    Selon les informations et observations recueillies par le PCHR et selon l’examen médical passé par les deux garçons, ils souffrent de brûlures au premier et deuxième degré :

    • Eid Mohammed Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré sous l’œil droit, au front, à la tempe droite, à la main droite et aux doigts, au bras droit, au genou gauche, à la cheville droite et de brûlures au premier degré à la main gauche et aux doigts.
    • Mohammed Yousef Hassan Daajneh souffre de brûlures au premier et deuxième degré aux doigts de la main gauche et porte des traces de carbone noir autour des brûlures aux doigts de la main gauche, à la cheville gauche et des brûlures de deuxième degré à la cheville droite.

    Jihad Khalil Hassan Daajneh, 35 ans, berger, dit avoir vu les deux garçons courir vers lui en criant de douleur et de panique. Il était à près de 60 mètres d’eux. Il a essayé de donner les premiers soins en faisant couler de l’eau sur les parties brûlées. Il a appelé au téléphone pour avoir une voiture qui les a emmenés à l’hôpital Abu al-Hassan al-Qasem, à Yatta, où ils ont reçus les premiers soins. En raison de leur état sérieux et de l’impossibilité de connaître la nature de leurs brûlures, la coordination a été faite via le Bureau palestinien de liaison avec la police palestinienne, pour obtenir une équipe médicale de l’armée israélienne. L’équipe médicale israélienne est arrivée, avec des soldats, au carrefour de Zif, un village à l’est de Yatta. Ils ont diagnostiqué les blessures et donné un premier traitement pour les deux garçons.

    Les experts israéliens en explosifs ont interrogé les deux garçons à propos de leurs blessures et de la forme et de la nature de l’objet qui avait provoqué ces blessures. Ils ont montré aux deux garçons des échantillons de munitions utilisées par les FOI et les garçons ont reconnu l’objet. L’équipe médicale a assuré les soins élémentaires aux garçons, mais elle a refusé de les transférer dans un hôpital israélien spécialisé dans ce genre de traitements pour éviter d’assumer la responsabilité de ce crime. Les deux garçons ont été emmenés en ambulance au Croissant-Rouge de l’hôpital public d’Hébron pour y être soigné.

    La chaîne de télévision israélienne, Channel 10, a affirmé que les FOI étaient responsables pour l’objet qui avait provoqué les blessures aux garçons. La chaîne a déclaré : « Les deux Daajneh ont été blessés alors qu’ils jouaient près de leur village, par un objet qui fait partie des munitions utilisées par les FDI (forces de défense israéliennes) et abandonné sur les lieux lors d’un raid des FDI dans le secteur ».

    Selon des témoins et des observations faites sur le terrain, des membres de la famille Daajneh ont trouvé aussi un objet similaire le dimanche après-midi, 22 mai, alors qu’ils rassemblaient leurs moutons dans le secteur. La police israélienne a été informée et est arrivée sur les lieux. Elle a fermé la zone et fait exploser l’objet, explosion qui a fait un grand bruit. Une fumée blanche s’est dégagée de l’objet sur près de 40 mètres.

    Il convient de noter que les mines terrestres et les restes militaires abandonnés par les FOI provoquent de grandes souffrances aux Palestiniens et aux bergers dans les secteurs ruraux, de nomades et éloignés, où il y a des activités des colonies ou qui sont proches de sites utilisées par l’armée pour l’entraînement, spécialement à Yatta et à Bani Na’im, au sud et sud-est d’Hébron, à al-Khan al-Ahmar, à l’est de Jérusalem, et au sud et au nord dans la vallée jordanienne à Jéricho. Des centaines de Palestiniens ont été tués ou blessés avec ces vestiges de l’armée israélienne.

    3 - Usage d’une force démesurée sur les manifestations non violentes contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant la semaine écoulée, les FOI ont continuer d’utiliser la violence contre les manifestations non violentes palestiniennes. Un civil et un militant international ont été blessés, et des dizaines d’autres manifestants ont respiré les lacrymogènes de l’armée ou pris des coups par les soldats. En outre, 10 militants israéliens et un militant international ont été arrêtés par les FOI, et emmenés vers une destination inconnue.

    -  Bil’in, à l’ouest de Ramallah : vendredi 20 mai, après la prière, la manifestation hebdomadaire, non violente, des Palestiniens avec des militants internationaux et israéliens, se dirige vers le mur d’annexion. les FOI ont posé une clôture de barbelés à environ 100 mètres du mur. Avant que les manifestants n’arrivent à la clôture, les FOI la ferment et tirent sur les manifestants, à balles caoutchouc, bombes assourdissantes et grenades lacrymogènes. Elles déversent sur eux également de l’eau usée et leur font la chasse parmi les oliviers.

    Ibrahim Abdul Fattah Birnat, 29 ans, est touché par une grenade lacrymogène dans le dos, pendant que des dizaines de manifestants, notamment Mohammed Suleiman Yassin, 20 ans, souffrent d’avoir respiré les lacrymogènes.

    -  Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : vendredi 20 mai, la même manifestation non violente contre la construction du mur sur les terres du village se dirige vers le mur. Les FOI ont fermé à la porte du mur avec des barbelés. Quand les manifestants tentent de traverser, l’armée tire, pourchasse les manifestants entre les oliviers. Beaucoup inhalent les lacrymogènes.

    -  Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : ce même vendredi, des Palestiniens et des militants internationaux organisent leur manifestation non violente hebdomadaire dans le village, pour protester contre le mur et la colonisation. Les manifestants défilent dans les rues du village, scandant des slogans nationaux, exprimant leur refus de l’occupation et ses actions arbitraires. Les brandissent des drapeaux palestiniens. Alors qu’ils se dirigent vers les terres que les colons israéliens d’Halmish tentent de leur voler, les FOI ferment l’entrée sud du village pour les empêcher d’arriver sur ces terres. Elles tirent sur les manifestants, et déverse des eaux usées sur eux.

    Un militant international dont le nom n’est pas connu est touché par une grenade lacrymogène à la main droite. En outre, de nombreux autres respirent les lacrymogènes et les FOI arrêtent 11 militants de la solidarité, dont 10 sont des militants israéliens, et un international, qui seront emmenés vers une destination inconnue.

    -  Iraq Burin et villages voisins, au sud de Naplouse : samedi 21 mai, Palestiniens et militants internationaux et israéliens manifestent dans le village et les villages voisins, marchant vers les terres que des colons tentent de saisir dans le sud du village, à l’ouest de la colonie Bracha. Avant que les manifestants puissent arriver sur place, l’armée tire.

    7 manifestants, dont Amir ‘Aref Qadous, 15 ans, Adham Kamal Faleh Qadous, 20 ans, et deux internationaux, souffrent des lacrymogènes.


    4 - Maintien du bouclage des TPO

    Israël maintient un bouclage serré des TPO et ses restrictions graves aux déplacements des Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
     :
     :
    Palestiniens
    refoulés
    18 mai  : 309  : 289  : 149
    19 mai  : 395  : 399  : 83
    20 mai  : fermé  :
     :
    21 mai  : fermé  :
     :
    22 mai  : 398  : 399  : 49
    23 mai  : 343  : 285  : 30
    24 mai  : 381  : 250  : 24

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    17 mai  : denrées alimentaires 948 tonnes  :


     : matériel agricole 1993 tonnes  :


     : denrées diverses 1068 tonnes  :


     : gaz domestique 138,13 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : ciment pour l’UNRWa 419 tonnes  :


     : fers à béton pour l’UNRWA 108 tonnes  :


     : agrégats pour l’UNRWA 1610 tonnes  :


     : ciment pour Sces des eaux - villes côtières 346 tonnes  :


     : nourritures animales 1872 tonnes  :


     : aide humanitaire 2743 tonnes  :


     :

     :

    18 mai  : denrées alimentaires 1158 tonnes  :


     : matériel agricole 1694 tonnes  :


     : denrées diverses 1261 tonnes  :


     : gaz domestique 158,39 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : agrégats pour l’UNRWA 2520 tonnes  :


     : ciment pour l’UNDP 225 tonnes  :


     : nourritures animales 1794 tonnes  :


     : aide humanitaire 3281 tonnes  :


     :

     :

    19 mai  : denrées alimentaires 1252 tonnes  :


     : matériel agricole 2023 tonnes  :


     : denrées diverses 1093 tonnes  :


     : gaz domestique 136,98 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : agrégats pour l’UNRWA 1820 tonnes  :


     : ciment pour l’UNDP 160 tonnes  :


     : fers à béton pour l’UNDP 15 tonnes  :


     : ciment pour l’ANERA 164 tonnes  :


     : ciment pour le CMWU 400 tonnes  :


     : nourritures animales 1794 tonnes  :


     : aide humanitaire 3011 tonnes  :


     :

     :

    22 mai  : denrées alimentaires 1096 tonnes  :


     : matériel agricole 1623 tonnes  :


     : denrées diverses 1192 tonnes  :


     : gaz domestique 137,26 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : ciment pour l’UNRWA 252 tonnes  :


     : fers à béton pour l’UNRWA 36 tonnes  :


     : agrégats pour l’UNRWA 1820 tonnes  :


     : ciment pour l’ANERA 160 tonnes  :


     : ciment pour le CMWU 400 tonnes  :


     : céréales 1326 tonnes  :


     : nourritures animales 195 tonnes  :


     : aide humanitaire 3290 tonnes  :


     :

     :

    23 mai  : denrées alimentaires 928 tonnes  :


     : matériel agricole 1145 tonnes  :


     : denrées diverses 1032 tonnes  :


     : gaz domestique 137,05 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : ciment pour l’UNRWA 460 tonnes  :


     : fers à béton pour l’UNRWA 18 tonnes  :


     : agrégats pour l’UNRWA 1750 tonnes  :


     : ciment pour le CMWU 400 tonnes  :


     : céréales 1053 tonnes  :


     : aide humanitaire 2278 tonnes  :


     :

     :

    24 mai  : denrées alimentaires 1211 tonnes  :


     : matériel agricole 1608 tonnes  :


     : denrées diverses 1219 tonnes  :


     : gaz domestique 132,80 tonnes  :


     : fioul industriel
     :


     : ciment pour l’UNRWA 280 tonnes  :


     : fers à béton pour l’UNRWA 26 tonnes  :


     : agrégats pour l’UNRWA 2310 tonnes  :


     : ciment pour le CMWU 398 tonnes  :


     : fers à béton pour le CMWU 15 tonnes  :


     : nourritures animales 1521 tonnes  :


     : aide humanitaire 3245 tonnes  :

    Exportations : Aucune exportation cette semaine.

    Beit Hanoun (Erez)

    Population  : 18 mai - 19 mai - 20 mai - 21 mai - 22 mai - 23 mai - 24 mai
    Patients  : 18 24 3 0 55 51 53
    Accompagnateurs  : 18 26 3 0 50 48 47
    Palestiniens venant d’Israël  : 2 6 4 0 12 0 0
    Diplomates  : 11 2 0 0 4 4 30
    Presse  : 0 0 1 0 2 0 0
    Internationaux  : 33 61 9 0 16 11 31
    Gazaouis  : 0 0 0 0 0 0 0
    Gens d’affaires  : 58 62 0 0 63 67 68
    Réunions d’affaires  : 5 0 0 0 2 0 0
    Entretiens sécurité  : 0 0 0 0 0 0 5
    Personnalités  : 0 0 0 0 0 0 3
    Ambulances vers Israël  : 3 4 0 0 3 0 0
    Ambulances venant d’Israël  : 0 2 2 0 1 2 1


    Cisjordanie

    Toute la Cisjordanie subit le bouclage par les Israéliens.

    Jérusalem : les mêmes restrictions sont maintenues pour les Palestiniens qui veulent entrer ou sortir de la ville. Des milliers d’entre eux, de la bande de Gaza et de Cisjordanie ne peuvent toujours s’y rendre.

    Ramallah :

    • jeudi 19 mai, les FOI posent 6 check-points autour de la ville ;
      • 11 h 20, un autre sur la route de Nabi Saleh à Kafr Ein, au nord-ouest de Ramallah ;
      • 20 h 40, l’armée revient sur le check-point d’Attarah, à l’entrée nord de Birzeit, au nord de Ramallah ;
      • 22 h, un check-point au carrefour d’‘Eyoun al-Haramiyah, même secteur.
    • vendredi 20 mai, 8 h, pose d’un check-point à l’entrée de Nabi Saleh, au nord-ouest ;
      • 18 h, un autre à l’entrée de Kafr Ne’ma, à l’ouest ;
      • 19 h, les FOI reviennent à Attarah ;
    • samedi 21 mai, 19 h 10, un check-point à l’entrée de Beit Liqia, à l’ouest ;
    • dimanche 22 mai, 20 h 30, pose d’un check-point à l’entrée de Ras Karkar, à l’ouest, et
      • 22 h, idem à l’entrée de Yabroud, au nord-est.

    Qalqilya :

    • Jeudi 19 mai, les FOI posent 3 check-points autour de la ville ;
    • vendredi 20 mai, 3 check-points ;
      • 22 h 15, un check-point à l’entrée d’Hajja, et un au carrefour de Jinsafout, à l’est de Qalqilya, et
    • lundi 23 mai, 4 check-points autour de la ville.

    Tulkarem :

    • jeudi 19 mai, 11 h 30, les FOI sur le check-point d’‘Ennab, sur la route Tulkarem/Naplouse imposent des restrictions sévères aux passages des Palestiniens ;
      • 14 h, pose d’un check-point sur la route d’‘Etil à Deir al-Ghosoun, au nord de Tulkarem ;
      • 22 h 30, un au carrefour d’al-Jaroushiya, même secteur ;
      • vendredi 20 mai, 1 h, pose d’un check-point sur la route Tulkarem/Qalqilya, à l’entrée de Far’oun, au sud de Tulkarem ;
      • midi, un à l’entrée nord de Beit Leed, à l’est ;
      • midi et quart, un à l’entrée de Deir al-Ghosoun ;
      • midi et demi, un à l’entrée de Nazlet Isa, au nord ;
      • 22 h 30, un au carrefour d’al-Jaroushiya, même secteur ;
    • samedi 21 mai, 11 h, un check-point à l’entrée nord de Beit Leed ;
      • 19 h 30, les FOI sur le check-point d’‘Ennab, sur la route Tulkarem/Naplouse, imposent des restrictions renforcées ;
    • dimanche 22 mai, 9 h, pose d’un check-point sur la route Tulkarem/Qalqilya, dans le secteur d’al-Kafriyat, au sud de Tulkarem ;
      • 21 h un sur la route de Kafr al-Labad à al-Hfasi, à l’est ;
    • lundi 23 mai, 13 h 30, un check-point sur la route Tulkarem/Qalqilya, à l’entrée de Far’oun, où l’occupant retient Maher Mohammed ‘Atiyah Thalathin, 37 ans, du village d’Ezbet Shoufa, au sud de Tulkarem, pendant une heure, alors qu’il passait en voiture par le check-point ; Thalathin a dit au PCHR que les FOI avaient fouillé sa voiture avant de le relâcher, et
      • 14 h, pose d’un check-point à l’entrée d’al-Jaroushiya, au nord.

    Jénine :

    • samedi 21 mai, 11 h 20, pose d’un check-point à l’entrée de Jalboun, à l’est de Jénine.

    Jéricho :

    • jeudi 19 mai, 17 h 30, pose d’un check-point à l’entrée de Fasayel, au nord de Jéricho, et
    • samedi 21 mai, 19 h 30, idem à l’entrée d’al-‘Ouja, même secteur.


    Arrestations sur les check-points

    -  Jeudi 19 mai, 16 h 30, les FOI au carrefour sur la route nationale Azyoun/Beit Fajjar, entre Hébron et Bethléhem, arrêtent Fo’ad Khalil Mohammed al-Shamisti, 33 ans, de Yatta au sud d’Hébron. Il est emmené au centre de détention de Kfar Etzion.

    -  Samedi 21 mai, 20 h 30, les FOI reprennent position sur le check-point d’Attarah, à l’entrée nord de Birzeit, au nord de Ramallah. Elles arrêtent tous les véhicules palestiniens et les fouilles. Avant de se retirer, elles arrêtent Hassan Hussein Hassan Kan’an, 42 ans, et l’emmènent vers une destination inconnue.

    -  Mardi 24 mai, 17 h 30, les FOI au passage frontalier international d’al-Karam, à la frontière entre Jéricho et la Jordanie, arrêtent Riad Abdul Razeq Rajab Shqouqani, 23 ans, du camp de réfugiés d’‘Askar, au nord-est de Naplouse. Shqouqani rentrait de Sharjah et revenait dans les TPO par ce poste frontière.


    5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit dans les TPO en violation du droit international.

    -  Les colons continuent d’agresser les Palestiniens et leurs biens et notamment à proximité des colonies Gush Etzion et Efrat, au sud-ouest de Bethléhem. Une vieille maison appartenant à Mohammed Saleh Abu Sawi, du village d’Artas, au sud de Bethléhem, a été attaquée et endommagée par un groupe de colons qui se sont installés près des terres de la famille.

    Selon l’enquête du PCHR, le dimanche matin, 22 mai, des membres de la famille d’Abu Sawi se dirigeaient vers leurs terres et leur vieille maison dans le secteur de Khelet Ikhleil, à l’est des colonies précitées et du bureau de ce que l’on appelle, l’Administration civile israélienne, pour aller travailler sur leurs terres, comme d’habitude. Arrivés, ils ont été choqués de voir que la terrasse de la maison avait été complètement démolie ; une agression qui ne peut venir que des colons israéliens, puisque la situation des terrains ne permet pas à n’importe quel Palestinien d’y accéder, sauf aux propriétaires des terres qui peuvent passer après avoir été fouillés et montré leurs cartes d’identité. La maison n’est qu’à 200 mètres de la clôture de la colonie et du bureau de l’Administration civile israélienne, une zone militaire entourée de miradors et de caméras de surveillance.

    La famille d’Abu Sawi indique que l’attaque comprend la destruction de la terrasse de la maison construite dans les années cinquante du siècle dernier. La maison consiste en 4 pièces aux murs de pierres et des plafonds en bois et métal. En outre, il y a un puits près de la maison. La famille déclare :

    «  Ce n’est pas la première fois que nos biens sont attaqués par les colons et les FOI, en plus, les colons israéliens ont l’habitude de jeter des cadavres de chiens par-dessus le mur. »

    Ils soulignent que les FOI ont fait fermer l’entrée qui mène à la terre par l’Administration civile il y a trois ans, en conséquence de quoi, ils sont obligés d’arrêter leur voiture très loin de la maison et de se rendre sur leurs terres à pied. Leur voiture a été attaquée par les soldats israéliens sous le prétexte qu’elle était proche du poste militaire.

    -  Dimanche 22 mai, 9 h, un groupe de colons de la colonie de Taffouh, au sud de Naplouse, agresse 3 Palestiniennes de l’association caritative des Femmes d’Iskaba, du village du même nom, à l’est de Salfit. Dans son témoignage au PCHR, Madame Ahlam Adnan Harb déclare :

    « Dimanche matin, 22 mai 2011, deux membres de l’association et moi nous dirigions vers le carrefour de Za’tarah, avec l’intention de nous rendre à Ramallah. Une fois arrivées au carrefour, nous y avons trouvé une quinzaine de colons, dont certains étaient armés. Ils se sont approchés de nous et ont commencé à nous jeter des pierres ; cependant, nous avons réussi à échapper aux pierres et nous n’avions pas de mal. Les FOI ont soutenu les colons dans leur agression et ne les en ont pas empêchés, en plus les soldats ont pointé leurs armes sur nous. Nous avons voulu arrêter une voiture qui partait de l’endroit, mais ils nous ont poursuivies et empêchées de partir. Nous avons essayé de nous défendre. En même temps, un Palestinien qui se trouvait au carrefour nous a vues et est venu vers nous en courant. De ce fait, nous nous sommes reculées aussitôt de crainte qu’un affrontement ne se déclenche entre des Palestiniens et les soldats israéliens. Des agressions de ce type contre les Palestiniens et leurs biens ont continuellement lieu à ce carrefour à cause de la présence des colons israéliens ici, et des soldats qui les soutiennent. »

    -  Des colons de la colonie de Qidoumim, au nord-est de Qalqilya, ont arraché 70 oliviers appartenant à Mohammed Abdul Latif Hamid Ishtiwi, du village de Kafr Qaddoum. Ishtiwi ignore quand cela s’est produit, car il ne peut se rendre sur sa terre sans un permis des FOI.

    Son témoignage au PCHR :

    « Dimanche 22 mai 2011, vers 8 h 30, j’allais labourer ma terre qui s’appelle Vallée de Barous, au sud-est de Kafr Qaddoum, parcelle n° 27. J’y allais avec un laboureur, car j’ai un permis pour entrer sur le secteur. Une fois arrivés, nous sommes surpris de voir que 70 oliviers, plantés il y a 7 ans, avaient été arrachés. Le terrain fait 15 dunums (1,5 ha) et est situé près de la colonie de Qidoumim, c’est-à-dire, à environ 150 mètres de la colonie. Il est situé aussi près de l’avant-poste d’Odlah Moutain, qui fait partie de la colonie Qidoumim.

    Ce sont les colons qui ont commis leur attaque, car ils sont proches du terrain. En outre, les Palestiniens ne sont pas autorisés à entrer sur cette terre sauf avec un permis israélien. Après avoir vu cela, j’ai téléphoné au Conseil du village et à la Croix-Rouge, qui sont venus sur les lieux et ont pris des photos. Cependant, les soldats sont arrivés et les ont écartés pour les empêcher de continuer à photographier. Il a fallu une demi-heure aux FOI pour nous chasser. Plus tard, j’ai déposé plainte auprès de la Croix-Rouge et de la police d’Ariel. »


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


    Rapport hebdomadaire pour la période du 19 au 25 mai 2011 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP


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  • A compter de samedi, la frontière entre Gaza et l’Egypte sera ouverte de façon permanente

    jeudi 26 mai 2011 - 06h:32

    Al Jazeera

     

    L’agence nationale égyptienne a cité des sources militaires, disant que la frontière avec la bande de Gaza sera ouverte à partir de samedi.

    (JPG)

    Il y a eu de régulières initiatives du mouvement international de solidarité pour forcer le blocus de GAza. Ici le convoi Viva Palestina - Photo : Gallo/Getty

    L’Egypte ouvrira en permanence sa frontière de Rafah à partir de samedi, a annoncé l’agence officielle d’informations, ce qui allégera un blocus vieux de 4 ans sur la bande de Gaza.

    L’agence de nouvelles MENA a déclaré mercredi que les dirigeants militaires égyptiens avaient fixé la date de l’ouverture du passage frontalier dans le cadre des initiatives visant « à mettre fin à la division palestinienne et à aider à la réconciliation nationale. »

    L’agence a déclaré que le poste frontière de Rafah serait ouvert en permanence à partir de ce samedi [28 mai] de 9 heures à 21 heures tous les jours, sauf les vendredis et les jours fériés.

    « Des sources issues de la sécurité nationale ont déclaré à Al Jazeera que l’armée s’engageait à ouvrir la frontière », a déclaré notre correspondant Ayman Mohyeldin, rapportant de la capitale du Caire.

    « Un haut responsable du Hamas en visite en Egypte a dit avoir été informé que l’armée allait ouvrir la frontière », a-t-il ajouté.

    Nicole Johnston d’Al Jazeera, en reportage à Gaza, dit de son côté : « Ce n’est pas une surprise ; les gens de Gaza et d’Egypte attendaient cette nouvelle depuis plusieurs semaines. »

    Toutefois, il ne s’agira pas d’une ouverture complète car il y aura des conditions à remplir.

    « Cela permettra essentiellement à toutes les femmes de quitter la bande de Gaza, comme aux enfants de moins de 18 ans et aux hommes âgés de plus de 40 ans. Toutefois, pour ceux qui sont âgés entre 18 et 40 ans, il faudra un visa égyptien », dit-elle.

    « Les visas seront émis à partir de Ramallah. Le mouvement Hamas dit avoir été informé par les autorités égyptiennes ces dernières semaines que [les Egyptiens] avaient l’intention d’ouvrir une sorte de bureau de représentation à l’intérieur de Gaza, afin que les gens puissent directement y obtenir un visa. »

    Rupture avec le passé

    La décision est en forte rupture avec la politique de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, qui avait sévèrement restreint la circulation des personnes et des marchandises par la frontière entre l’Egypte et Gaza.

    Notre correspondant au Caire a déclaré que « les mécanismes en place à la frontière vont être très importants à suivre. »

    « En fait, l’une des premières annonces majeures de l’armée avait de déclarer que tous les accords internationaux pris par le gouvernement précédent seraient respectés », dit-il.

    Un de ces accords engage l’Egypte à permettrede l’accès à la frontière aux observateurs européens. Mais des sources ont indiqué à Al Jazeera que les observateurs européens n’avaient pas été informés officiellement de l’ouverture de la frontière ce samedi, selon notre correspondant.

    Récriminations israéliennes

    « Certes, cela va soulever des inquiétudes en Israël, en particulier au moment où ce mécanisme va être mis en place », dit notre correspondant.

    Des sources à Rafah ont déclaré qu’il était peu probable que tous les mécanismes nécessaires puissent effectivement être prêts à temps pour faire face au mouvement des personnes devant sortir de Gaza.

    « Un des plus grands problèmes pour les habitants de Gaza, en plus d’une pénurie de vivres et de fournitures, a été l’impact psychologique qu’il ne soit pas permis à cette population de 1,5 million de personnes de circuler librement. Il ne fait aucun doute que si la frontière est ouverte librement pour tous, il y aura un énorme afflux de Palestiniens qui voudront sortir pour la première fois depuis que le siège a été mis en place. »

    Israël avait assoupli ses restrictions sur les marchandises entrant à Gaza il y a un an, mais la force occupante limite sévèrement l’entrée et la sortie des habitants de Gaza par les passages au nord du territoire assiégé.

    Les habitants de Gaza ont contourné le blocus en creusant des centaines de tunnels sous la frontière longue d’une quinzaine de kilomètres entre Gaza et l’Egypte.

    Les tunnels ont été utilisés pour apporter toutes sortes de produits, ainsi que pour permettre le passage des personnes.

    Israël prétend que le Hamas [mouvement de la résistance palestinienne] qui contrôle la bande de Gaza, a utilisé les tunnels pour importer des armes, y compris des roquettes qui peuvent atteindre les principaux centres de population en Israël.

    La frontière a été la plupart du temps bouclée, conformément aux exigences du blocus israélien sur Gaza imposé depuis 2007 après que le Hamas ait pris le contrôle du territoire assiégé.


    26 mai 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
    http://english.aljazeera.net/news/m...
    Traduction : Info-Palestine.net


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  • Podophile, je n’ai pas pu m’empêcher de la faire celle-là.

     

    L’affaire DSK semble désinhiber celles qu’on croyait réduites au silence de par leur position subalterne. Alors, l’exemple d’Ophélia qui, courageusement, s’en prend à DSK, amène d’autres femmes à lever le poing, histoire qu’on ne les prenne plus pour de simples femelles bonnes à se faire fourrer entre deux meetings politiques.

     

    Les politiciens ivres de leur pouvoir et de la déférence qu’on leur témoigne, se sentent pousser des ailes (et pas que) quand une jupe passe sous leurs yeux.

     

    On peut craindre que la campagne électorale qui s’annonce, soit la révélation des frasques de nos chasseurs de mandats et autres confortables avantages.

     

    Sans doute, pour certains, la voiture avec chauffeur est insuffisante. Alors, une bouche à pipeau et de belles jambes gainées de nylon représenteraient la quintessence des attributs de l’homme politique en vogue.

     

    Et s'ils se font prendre la queue dans la confiture, il sera toujours temps pour eux de faire ce qu'ils font le mieux: Mentir! Ainsi Georges Tron déclare pour toute réflexion, adorer la réflexologie et le massage des pieds mais en tout bien tout honneur!

    Ainsi, après les ailes et la queue, poussa le nez du menteur!

     

    Et tant pis pour la morale, le respect des femmes et l’éthique des gens de pouvoir !

     

    Milton Ici


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