• Quand le mensonge est synonyme de bonne santé, la vérité et sa recherche deviennent la maladie.

    L’injuste procès des prétendues théories du complot.

    Sortie du « reportage » de Ted Anspach, Les Effroyables Imposteurs, diffusé sur ARTE le 9 février 2010. Nouvelle tentative médiatique pour discréditer tout un mouvement global d’oppositions aux propagandes gouvernementales, en l’amalgamant aux théories dites ‘conspirationnistes’, diabolisées.

    La guerre contre la vérité continue.

    Introduction et contexte

    Hadopi, Loppsi 2, ACTA (France), le Regulation of Investigatory Power Act (Angleterre), le Protect America Act de 2007 et le FISA Amendments Act de 2008 (Etats-Unis), le Surveillance Devices Bill de et le Intelligence Services Act (Australie), le Search and Surveillance Powers Bill (Nouvelle-Zélande) *…, ce ne sont pas les noms des nouvelles barbies ou des nouveaux Ken de Mattel. Ce sont des lois, projets, amendements liberticides de plus.

    Les élites ne nous contrôlent pas encore assez comme ça. Ils en veulent plus, toujours plus.

    Derrière de bonnes intentions présentées comme leurs seules motivations, se cachent la volonté de cadenasser Internet, le dernier média qui n’est pas sous le contrôle total des propagandes gouvernementales et du totalitarisme idéologique (le capitalisme ultralibéral et dérégulé) qui a pris possession de tous les autres organes de la démocratie, transformant celle-ci en un monstre au visage défiguré qui fait tout pour le cacher en se drapant de vêtements en trompe l’œil et de mensonges rutilants.

    Comme toujours, de bonnes intentions masquent le seul but véritable, prendre le contrôle du net, ce qui terminerait de nous ôter les quelques libertés d’expression, les quelques droits à une information fiable et vraiment indépendante, qui nous restent. Ainsi Loppsi 2 se sert du prétexte de la pédophilie sur internet. Cet article titre très justement : les pédophiles sont aussi pour Loppsi 2 ! (âmes sensibles, abstenez-vous). Cherchez l’erreur.

    Pour ACTA (Anti-Couterfeiting Trade Agreement), il s’agirait de protéger le droit d’auteur et le copyright.

    Dans tous les cas, il s’agirait de protéger les pauvres gens tellement influençables de toutes les sottises qui infestent le net, de les mettre à l’abri des pseudo-informations qui feraient du net une poubelle dans sa globalité !

    La bonne vieille technique de l’amalgame qui marche si bien avec Al-Qaida, ou le mot secte en général… Vous voulez discréditer, démolir tout un mouvement contestataire par ailleurs très crédible, très sérieux ? Associez-le au mot secte. Ou à Al-Qaida, vous verrez. Cela marche aussi avec les termes négationniste, antisémite, révisionniste…Effet garanti. Injuste, mais garanti. Exploitant la désinformation des gens, désinformation dont sont responsables ces mêmes personnes qui en accusent l’internet.

    Internet est pour beaucoup dans la contestation populaire à la volonté injustifiée (et injustifiable) des gouvernements, poussés dans le dos par les firmes pharmaceutiques au travers du saint OMS, de nous vacciner avec des poisons, des produits remplis d’adjuvants pourvoyeurs de maladies auto-immunes, et insuffisamment testés.

    Internet est pour beaucoup dans la diffusion et la mise à disposition de tous de théories explicatives sur les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, versions alternatives beaucoup plus convaincantes, fouillées, cohérentes que la propagande simpliste de nos gouvernements.

    La liste est longue en fait de tous les domaines où Internet rétablit une juste information, rééquilibre la vérité qui se trouve bien malade entre le silence des médias traditionnels et les propagandes des puissants.

    Voilà le crime dont Internet est accusé. Ce qu’on lui reproche.

    Internet dérange les puissants qui lui reprochent leurs échecs cuisants.

    Pour ces puissants, sans Internet, peut-être que tous les millions de vaccins achetés auraient été injectés. Que tous ces doutes sur la version officielle des attentats du 11/9 arrêteraient de circuler une bonne fois pour toutes. Que tous ces gens qui analysent les motivations réelles et profondes des gouvernements occidentaux cesseraient enfin de montrer l’exemple aux populations qui commencent à se douter de quelque chose.**

    Il est donc capital de discréditer tout l’internet, et de faire passer des lois qui vont le cadenasser.

    Internet = poubelle. Ce message doit s’imprimer dans les cerveaux des gens.

    S’il y a des poubelles dans une maison, doit-on pour autant considérer toute la maison comme une poubelle ?

    HARO sur internet. Diffamation en règle.

    Souffrons-nous du syndrome de Stockholm ?

    Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.

    Ce comportement paradoxal des victimes de prise d’otage, fut décrit pour la première fois en 1978 par le psychiatre américain F.Ochberg qui lui donna ce nom de syndrome de Stockholm, en relation avec un fait divers, qui eut lieu dans cette ville. (1)

    Malgré de très bons articles diffusés principalement sur les sites internet, parfois échappés dans des revues « officielles » pour grand public, malgré l’intervention, toujours sur internet, de très bons journalistes comme John Pilger (2), Ignacio Ramonet ancien directeur du mensuel Le Monde Diplomatique, d’universitaires respectés et documentés comme Noam Chomsky (3), Michel Chossudovsky (4), de scientifiques et spécialistes de tous horizons comme Marc Girard, Wolfgang Wodarg, Tom Jefferson pour la pandémie de grippe, Niel Harrit (5), Steven E. Jones (6) pour le 11 septembre 2001, d’anciens politiciens ou experts d’institutions gouvernementales comme Paul Craig Roberts (7), William Blum (8), de personnes de l’intérieur comme Scott Ritter (9) pour l’ONU, Alison Katz (10) pour l’OMS (WHO, Organisation Mondiale de la Santé), ou John Perkins (11) repenti du système économique capitaliste prédateur, la plupart des gens continuent quand même à croire les gouvernements, leurs institutions et leurs représentants, et à se méfier d’internet.

    Il y a bien aussi toutes ces conversations plus intimes entre amis, membres d’une même famille, collègues de travail, rencontres inopinées, ces échanges de mails, dans lesquels des personnes en avertissent d’autres, attirent leur attention, ou simplement discutent, critiquent, débattent, et pourtant rien n’y fait, la plupart finissent par allumer leurs postes de télévision, ouvrir leurs journaux habituels et après avoir slalomé entre les publicités pour voitures, les analyses fouillées des matchs de football, les interviews de joueuses de tennis sur le retour ou de ministres outrés de devoir se justifier, tous ces gens vont se coucher en pensant que ce sont toutes ces théories de conspirations, comme on les appelle avec mépris, qui sont vraiment glauques et bizarres.

    Parfois, il y a bien un doute naissant dans une frange de la population, un frémissement de contestation qui pourrait prendre de l’ampleur, il ne faudrait pas grand-chose pour cela, mais très vite, jusqu’ici, ce doute se disperse et se terre quelque part, dans les replis de nos cerveaux inquiets, mais rassurés par la propagande gouvernementale et les manipulations médiatiques.

    Tous ceux qui doutent, qui questionnent, qui critiquent et proposent des explications plus effrayantes, mais plus cohérentes, aux événements sont traités de paranoïaques et regroupés, tous, sans distinction, dans une même famille pathologique : les "conspirationnistes" : « ceux qui voient des complots partout ».

    Certains pourtant, ne s’intéressent, par exemple, qu’aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, trouvant la version gouvernementale très peu crédible, et ne s’intéressent pas nécessairement au réchauffement climatique ou à la burqa. Ils ne voient pas des complots partout.

    S’ils voient des « complots », ou plutôt des incohérences, des trous, des questions sans réponses, des contradictions, des mensonges, des parjures, des erreurs dans les versions officielles imposées, ce n’est pas en raison d’une maladie héréditaire ou d’un trouble de la personnalité mais d’une recherche sérieuse, honnête, sans à priori, et sans anticiper nécessairement des conclusions auxquelles leurs travaux les mènent.

    Ils s’intéressent à un sujet, le creusent par curiosité personnelle et se construisent peu à peu une opinion cohérente, structurée et argumentée beaucoup plus crédible que la version officielle correspondante : cela en fait-il des malades qui verraient des complots partout ?

    C’est pourtant ainsi que les choses sont présentées par la plupart des médias dont ça devrait être le rôle justement : ne pas accepter toutes les versions officielles, toutes les théories gouvernementales, sur parole et plutôt les critiquer, ce qui ne veut pas dire les rejeter, nécessairement, mais les analyser, les confronter aux faits, en prenant du recul et en cherchant en profondeur, et quand la recherche pointe dans d’autres directions, le signaler objectivement et honnêtement. Sans étouffer, ni tout recouvrir du couvercle du tabou, ni déformer. Ainsi les journalistes investigateurs du Watergate (Carl Bernstein et Bob Woodward), sous la présidence de Nixon, en passant outre les discours officiels truffés de mensonges, auraient dû abandonner leurs enquêtes sous peine d’être traités de théoriciens de la conspiration.

    Donc, toutes les remises en question, analyses, critiques, de tous les sujets de société, de par le monde, ce qui veut dire des milliers et des milliers de formes de débats et de travaux pédagogiques et critiques qui foisonnent sur internet, valorisés du temps de Socrate, Démosthène ou Cicéron, toutes ces versions contradictoires, synonymes d’une démocratie en bonne santé politique, devraient être jetés dans le même panier des théories de la conspiration, expression d’une maladie honteuse, abjecte et sans fondements rationnels : une paranoïa excessive.

    La vision paranoïaque du monde (12) !

    Quelle condamnation !

    Est-ce justifié ?

    Ne pas croire quelqu’un automatiquement, systématiquement, même un « expert », même un représentant gouvernemental assermenté, sur parole, en sachant que le mensonge est universel, si facile, et si peu visible (contrairement à ce qui se passe dans le conte de Pinocchio) : est-ce de la maladie ? Et quand un quidam, peut-être pas étiqueté expert, mais véritablement indépendant, lui, dresse un tableau beaucoup plus cohérent et convaincant d’un sujet, en fournissant ses sources et en démontrant sa crédibilité, le croire ou le lire, est-ce de la maladie ?

    N’est-on pas en train de confondre prudence et paranoïa ? Et de qualifier de maladie un témoignage de bonne santé mentale ?

    D’amalgamer esprit critique et esprit conspirationniste ?

    D’assimiler l’obsession de complots à la recherche de vérités ?

    A condition d’être convaincu par des arguments vérifiés par les faits, les actes, est-ce de la maladie de rester prudent sur des paroles ou des promesses officielles, en attendant de les vérifier ? Et quand, loin de les vérifier, ces versions officielles sont démenties par les faits, ou même simplement qu’un doute raisonnable s’installe, est-ce de la maladie que de les rejeter, de les contester, de chercher d’autres explications, entre autres sur internet, et de demander des comptes ?

    Pourtant, c’est un peu ce que semblent nous dire les médias et les « experts » qui se penchent sur ces débats surtout rencontré sur l’internet, ne parlant d’ailleurs de ces débats que sous le terme générique global et péjoratif de théories de la conspiration, de paranoïa aigue, et de maladie mentale à la limite de la criminalité !

    Ces débats, qui ne font pourtant qu’exprimer, dans leur toute grande majorité, le caractère sain d’une démocratie qui analyse et réfléchit, s’interroge sur elle-même, ces débats pollueraient l’Internet, selon leurs détracteurs, et mettraient en danger le devenir de l’humanité, pas moins, d’après leurs juges zélés tous issus des médias et institutions officiels. Tiens, tiens.

    N’est-ce pas là justement, la raison de leur courroux : elles, les voix officielles, intouchables, arrogantes, autoproclamées expertes, obligées de se justifier, de s’expliquer devant tous ces poseurs de questions, dont certains, beaucoup même, sont très sérieux, très documentés et très crédibles ?

    Ces officiels, accusateurs véhéments, presque des inquisiteurs, n’hésitent pas à se retrancher derrière des théories scientifiques, psychologiques, lesquelles concluent que l’on se met à croire aux complots dès lors qu’on a l’impression de ne plus contrôler son environnement. Il s’agirait de réintroduire du sens là où il ne semble plus y en avoir (13). Voilà comment une attitude saine, la critique, devient pathologique, dans une société qui vit du mensonge et craint la vérité.

    Ainsi, à notre époque, Démosthène, Cicéron, qui ne manqueraient pas d’écrire sur Internet, seraient certainement traités de théoriciens de la conspiration et de paranoïaques, de malades, en raison de leur esprit provocateur et contradictoire.

    S’il y a effectivement sur internet, et ailleurs, quelques hurluberlus, quelques vrais malades paranoïaques qui mélangent tout, sont peu crédibles, ou sont bien maladroits dans leurs démonstrations, en résumant l’immense mouvement de contestation des grandes versions officielles gouvernementales à ces quelques rigolos, ne nous fait-on pas le coup de la parabole de l’arbre qui cache la forêt ?

    Projecteurs sur les maillons faibles et hop, discrédit global et définitif sur tout le mouvement en réalité beaucoup plus vaste, sérieux et complexe et qui, surtout, mérite mieux comme traitement !

    Dans tous les faux débats pratiqués jusqu’ici sur les plateaux de télévision occidentaux (les attentats du 11 septembre 2001, les motivations réelles des Etats-Unis dans toutes leurs guerres et leur croisade contre le prétendu terrorisme islamique, le réchauffement climatique version Al Gore, la campagne de vaccination massive dans la pandémie H1N1 2009…), le choix des invités, la façon de les interroger, les interventions partisanes et partiales des présentateurs et commentateurs font que systématiquement, au point que ça en paraît volontaire, le débat est désamorcé, saboté, avant même d’avoir commencé, et évolue toujours en faveur de la version officielle, imposée, celle du gouvernement ou de l’institution, au point que ça en paraît suspect, à force.

    Mais attention, je verse dans la maladie honteuse du siècle : la vision paranoïaque du monde.

    Il en est de même des « reportages », « documentaires » montés en épingle pour que ne soient interrogés que les hurluberlus, montrés que les côtés les moins sérieux, les moins crédibles et les plus repoussants des mouvements et versions contestataires (les arbres qui symboliseraient toute la forêt), dans le but de maintenir les populations éloignées de ces enquêteurs « pestiférés » et de leurs analyses « démoniaques », présentées comme paranoïaques.

    Font-elles si peur, leurs démarches, que régulièrement, il faille sortir ces « documentaires » en forme de règlements de compte qui amalgament, simplifient excessivement, dénaturent, et font tout pour associer de saines recherches, de crédibles remises en question à de la maladie mentale ?

    Les Effroyables Imposteurs

    Un de ces derniers lynchages médiatiques, sur le domaine particulier des attentats du 11 septembre, du dossier des vaccinations anti-H1N1, et d’autres sujets brûlants, ne fait pas exception : Les Effroyables Imposteurs, documentaire de Ted Anspach, diffusé sur ARTE ce 9 février 2010. (14)

    Le titre fait certainement allusion au livre de Thierry Meyssan, journaliste français, un des premiers à avoir contesté la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 avec son livre-documentaire : "L’effroyable Imposture".

    En voyant le titre du « reportage » de monsieur Anspach, je me suis naïvement attendu à voir une enquête sur Al Gore, Tony Blair, les experts de l’OMS accusés de corruption (15), Georges W Bush et toute son administration… Mais non, il s’agissait en fait d’un relais de plus de l’effroyable amalgame habituel entre esprit démocratique critique et vilain paranoïaque voyant des complots partout. De sorte qu’une fois de plus, les vrais débats sur ces sujets sensibles et cruciaux pour les populations soient sabotés, noyés et découragés.

    C’est certainement la seule chose véritablement effroyable montrée par le reportage de monsieur Anspach : le sort fait à la recherche honnête de la vérité, une fois de plus : on met tout dans le même panier, et on ne montre au spectateur que les éléments les plus iconoclastes en lui faisant croire que c’est tout, il n’y a rien d’autre, personne d’autre, circulez, y a plus rien à voir. Quelle malhonnêteté.

    Les spectateurs en question, piégés, l’esprit encombré de publicités pour voiture, des répliques des joueuses de tennis sur le retour et des analyses détaillées sur les matchs de football du Championnat, n’ont pas, eux, les éléments pour juger, nuancer, prendre du recul et vont se coucher en pensant que ce sont toutes ces théories de conspirations qui sont vraiment glauques et bizarres.

    Quand le menteur se drape dans la vérité, et brandit l’ironie pour moquer le chercheur honnête, le faisant passer pour ce qu’il est, lui, intervertissant les rôles, alors oui, l’humanité est effectivement en grand danger, mais pas pour les raisons avancées par la propagande officielle.

    Les véritables imposteurs, dénichés grâce…à l’internet.

    Al Gore

    Al Gore aurait pu sérieusement figurer dans ce reportage.

    Le leader des mouvements écologiques. Son film, La Vérité Qui Dérange, qui l’a rendu si célèbre, si populaire, et si riche, est truffé de mensonges et de contre-vérités. Et ce n’est pas moi qui le dit, je l’ai juste lu, sur internet, non pas poussé par la paranoïa, mais par une saine curiosité. Ce n’est pas non plus un vulgaire, obscur conspirateur qui hante l’Internet qui diffame ainsi mais des journalistes très officiels et un juge britannique.

    Trainé en justice par un directeur d’école, le gouvernement britannique qui avait demandé la diffusion du film-catastrophe d’Al Gore dans toutes les écoles du royaume s’est vu taper sur les doigts par un juge, sur la base de l’Education Act 1996, qui règlemente la diffusion de littérature ou de créations audio-visuelles "politiquement partisanes" (16).

    Dans un article sur le site net de USAToday, nous apprenons que Gore n’est pas aussi vert qu’il le dit (17).

    Vous trouverez ici toutes les 35 erreurs, mensonges, contrevérités trouvées dans le film d’Al Gore (18).

    Al Gore, si on investigue un peu, sans pour autant être paranoïaque ni malade, est peu crédible en leader écologique, voire plus du tout quand on apprend qu’il circule en jet privé, roule en limousine, possède “quelques” maisons, consomme autant d’électricité que 20 familles moyennes US, demande des cachets de 150 000/170 000 dollars pour venir donner une conférence (la fortune personnelle de Mr Gore était de 2 millions de dollars en 2001, elle était “officiellement” de 100 millions de dollars en 2007) (19).

    Voilà bien un effroyable imposteur. Affirmation basée sur des faits accessibles par le net, et non sur un vilain sentiment paranoïaque. Où sont ces informations dans les médias officiels et si intègres, les grands journaux si critiques et les télévisions ?

    Tony Blair

    Tony Blair savait que l’Irak n’avait plus d’armes de destruction massive (ADM) avant d’envoyer ses troupes dans le pays. C’est ce qu’a indiqué mercredi William Ehrman, haut responsable au ministère britannique des Affaires étrangères entre 2000 et 2002, alors qu’il témoignait devant la commission Chilcot, qui va enquêter durant plusieurs mois sur les relations entre le Royaume-Uni et l’Irak de 2001 à 2009 (20).

    Déjà en 2003, des experts très officiels, très compétents, accrédités par l’Occident et la Coalition anti-irakienne, comme Scott Ritter (21) ou Hans Blix, le chef de des inspecteurs de l’ONU en Irak (22), étaient formels, l’Irak était dépourvu d’ADM et de capacités pour mener une guerre bactériologique.

    Ces témoignages, complétés, recoupés par d’autres, sont très accusateurs, et pourtant fondés, pris au sérieux (commissions, juges), et peu amènes envers l’intégrité et la respectabilité de personnes qui nous ont dirigé et aspirent encore à des fonctions de haute responsabilité.

    Tony Blair n’a-t-il pas récemment encore, brigué le poste finalement obtenu par le belge Herman Van Rompuy, celui de Président de l’Union Européenne ?

    Albert Osterhaus

    Albert Osterhaus est le docteur Flu (le docteur Grippe) à l’OMS.

    C’est un des plus grands virologistes mondiaux, conseiller officiel sur le virus H1N1 des gouvernements britannique et néerlandais et chef du Département de Virologie du Centre médical de l’Université Érasme, il siège à la fois parmi l’élite de l’OMS réunie dans le groupe SAGE (23) (Groupe Stratégique Consultatif d’Experts de l’OMS-Strategic Advisory Group of Experts), et préside l’ESWI (24) (European Scientific Working group on Influenza), parrainé par l’industrie pharmaceutique.

    En 2009, l’ESWI recommanda des mesures extraordinaires pour vacciner le monde entier, considérant comme élevé le risque d’une nouvelle pandémie qui, disait-on avec insistance, pourrait être comparable à l’effrayante pandémie de grippe espagnole de 1918.

    Albert Osterhaus, haut conseiller de l’OMS est impliqué dans des dossiers de corruption et de collusion possible entre l’OMS et les firmes pharmaceutiques et c’est suffisamment sérieux et fondé pour que le Parlement néerlandais (25) nourrisse des soupçons à son encontre et ait ouvert une enquête pour conflit d’intérêts et malversations. Hors des Pays-Bas et des médias néerlandais, seules quelques lignes dans la très respectée revue britannique Science (26) firent mention de l’enquête sensationnelle sur les affaires d’Osterhaus qui garde toutefois la confiance de son ministre de la santé.

    Ces trois personnes n’auraient-elles pas pu figurer dans le documentaire Effroyables Imposteurs de Ted Anspach ? Leurs comportements, leurs magouilles, leurs mensonges ne mériteraient-ils pas d’être plus largement diffusés, dans le but d’informer correctement les populations ?

    Ces trois exemples, loin d’êtres exhaustifs, sont hautement symboliques. Ils représentent trois des domaines majeurs dans l’actualité, Al Gore et le réchauffement climatique lié au CO2 dégagé par l’homme et ses activités, Tony Blair, ses alliés étatsuniens et le déclenchement d’une des guerres modernes les plus meurtrières et les plus coûteuses, Albert Osterhaus et la campagne de vaccination massive contre la pandémie 2009 de H1N1.

    S’intéresser à ces sujets cruciaux pour toute l’humanité, ceux-là, ou d’autres (les attentats du 11 septembre 2001, les activités opaques de la CIA dans le monde, les vrais enjeux du trafic mondial de drogues en particulier le jeu trouble talibano-américain dans la production d’opium…) et trouver matière à douter fortement des versions officielles, des histoires gouvernementales, quand ces doutes sont repris par une partie de la sphère officielle elle-même ou des juges et diffusés par internet, est-ce de la maladie ?

    Une vision paranoïaque du monde ? Qui traduirait le souhait de réintroduire un sens à ce qui nous arrive. Finalement, cela pourrait bien être le but, effectivement, réintroduire du sens, mais ce n’est pas de la maladie, pour moi, mais du bon sens.

    Selon nos gouvernants, Internet, qui relate beaucoup de ces faits inaccessibles autrement, palliant en fait au manque d’honnêteté, de pugnacité, de clarté et de courage des médias classiques, sous prétexte que cet internet abrite également des iconoclastes, des thèses moins sérieuses, aux références plus douteuses, devrait être condamné, policé et discrédité, en entier !

    Quelques poubelles dans une maison, transforment-elles toute la maison en poubelle ?

    C’est ce que ce reportage ose dire.

    EN RESUME

    Prenez un mouvement vaste et divers, composé de personnes crédibles, compétentes, raisonnables, qualifiées, qui utilisent l’internet parce qu’il est libre, accessible, pour développer des analyses percutantes, des remises en question convaincantes, des critiques pertinentes, sur tous les grands sujets de société, mélangez-les avec tout le reste, surtout ce qui est ridicule, sans rigueur et amateur (l’amalgame) et secouez dans le shaker réducteur de la diffamation simpliste, du lynchage médiatique ‘bête et méchant’.

    Apposez l’étiquette, "théories conspirationnistes", "négationnistes".

    Et le tour est joué pour éloigner le grand public de témoignages sérieux, rigoureux et documentés, qui pourraient leur ouvrir les yeux, et démasquer les vrais imposteurs.

    Nous, vous, tous les chercheurs sérieux, honnêtes, d’Internet et d’ailleurs, qui se démènent pour débusquer les vérités et les contrevérités là où ils peuvent, là où on les laisse aller, devons-nous nous laisser traiter de la sorte, pouvons-nous laisser encore longtemps ces vrais imposteurs nous insulter et nous dénigrer avec autant de mauvaise foi et d’arrogance ?

    Honte sur eux.

    Remettons-les à leur vraie place, celle des menteurs, des semeurs de confusion et d’amalgames trompeurs, celle des tricheurs et des moralisateurs, des vrais assassins de la vérité.

    Avant que des « agitateurs » psychologiques, les « émeutiers » des blogs et des sites internet alternatifs ne s’infiltrent comme les rats qu’ils sont dans la toile, comme c’est très sérieusement envisagé par les fameux donneurs de leçons officielles, ceux-là même qui usurpent l’espoir, la paix et le changement (Un membre de l’Administration Obama réclame « l’infiltration cognitive » des Mouvements pour la Vérité), avant cette catastrophe pour l’humanité, il faut que tous les amoureux des vérités et de sa recherche tenace, de la diversité, de la contradiction, de la démocratie, se lèvent, résistent, écrivent et parlent, tant qu’il est temps.

    Quant à tous les gens qui parfois doutent bien, un peu, surtout, quand les mensonges sont tellement évidents que même la presse officielle ne peut le cacher, mais qui se rendorment aussitôt, l’esprit capté par toutes les images égarantes, ou séduisantes, dans leurs postes de télévision, et détournés des chercheurs de vérité par les vrais menteurs, les imposteurs qui les traitent de conspirationnistes, oui que tous ces gens brisent le sortilège de Stockholm et voient leurs ravisseurs psychologiques pour ce qu’ils sont : les vrais tricheurs.

    Dans le syndrome de Lima, sorte de variante de Stockholm à l’envers, les preneurs d’otages se prennent à leur tour d’affection pour leurs victimes

    N’ayez aucun espoir que dans le cas de nos tourmenteurs actuels, ce syndrome de Lima se vérifie.

    Quand à moi, dans ce monde où le mensonge traduit la bonne santé, et la recherche de la vérité, la maladie, je suis content d’être à ce point malade.

    Je ne prendrai aucun traitement.

    © Pascal Sacré

    (version éditée par Le Grand Soir)

    Références :

    * Hadopi, Loppsi 2, ACTA : projets de lois en France visant à renforcer le contrôle d’internet, à entraver la libre circulation d’informations sous le prétexte d’une bonne intention comme la lutte contre la pédophilie, la protection du copyright, ou encore la protection du citoyen contre l’internet-poubelle.

    http://www.legrandsoir.info/Plutot-que-de-combattre-ACTA-rendons-le-inutile.html

    Le même type de loi permettant la surveillance de l’Internet est en place dans plusieurs autres pays. En Angleterre, il s’agit du Regulation of Investigatory Power Act de 2000. Aux États-Unis, le USA PATRIOT Act de 2001 donnait de l’expansion aux surveillances électroniques de l’Internet qui sous l’administration Bush, autorisait la National Security Agency (NSA) à le faire sans mandats. Le Protect America Act de 2007 et le FISA Amendments Act de 2008 augmentaient encore plus ce pouvoir. En Australie, le Surveillance Devices Bill de 2004 et le Intelligence Services Act de 2001 donnent à peu près les mêmes pouvoirs aux autorités australiennes et leurs services du renseignement.

    En Nouvelle-Zélande, c’est la même histoire avec le Search and Surveillance Powers Bill qui a été introduit en septembre 2008. En Suède, le parlement a approuvé de nouvelles lois permettant les services du renseignement de filtrer les appels internationaux, les fax et courriels sans ordre de la cour.

    Internet – Un champ de bataille http://www.mondialisation.ca/index....

    ** http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=203

    Notes :

    (1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndro...

    Le 23 août 1973, un évadé de prison, Jan Erik Olsson tente de commettre un braquage dans l’agence de la Kredietbank du quartier de Norrmalmstorg à Stockholm. Lors de l’intervention des forces de l’ordre, il se retranche dans la banque où il prend en otage quatre employés. Il obtient la libération de son compagnon de cellule, Clark Olofsson, qui peut le rejoindre. Six jours de négociation aboutissent finalement à la libération des otages. Curieusement, ceux-ci s’interposeront entre leurs ravisseurs et les forces de l’ordre. Par la suite, ils refuseront de témoigner à charge, contribueront à leur défense et iront leur rendre visite en prison. Une relation amoureuse se développa même entre Jan Erik Olsson et Kristin, l’une des otages. La légende veut même qu’ils se soient mariés par la suite, mais ce fait fut démenti.

    (2) John Pilger, http://www.johnpilger.com/

    (3) Noam Chomsky, http://www.chomsky.info/

    (4) Michel Chossudovsky, http://www.europesolidaire.eu/artic...

    (5) Le professeur Niels Harrit a produit le 3 avril 2009 une étude qui démontrerait la présence de nano-thermite non activée dans les poussières du World Trade Center. Un explosif de dernière génération, produit exclusivement par l’armée.

    (6) Steven E Jones, membre du Département de Physique et d’Astronomie Brigham Young University(BYH) : http://www.mondialisation.ca/index....

    (7) Paul Craig Roberts, secrétaire adjoint au Trésor dans l’administration Reagan.

    (8) William Blum, ancien fonctionnaire du département d’Etat américain.

    (9) Scott Ritter, ex-inspecteur des Nations Unies en Irak (de 1991 à 1998), William Scott Ritter est devenu très critique à l’égard de l’Administration étasunienne depuis qu’il a révélé, en 2003, que Saddam Hussein ne possédait pas d’armes de destruction massive au moment de l’invasion anglo-étasunienne de la Mésopotamie.

    (10) Alison Katz, une chercheuse qui a passé 17 ans à l’OMS, et qui le 22 janvier 2007, a adressé une Lettre ouverte à la nouvelle directrice de l’agence, la Chinoise Margaret Chan, accusant l’organisation de « corruption, népotisme, violation des statuts et inefficacité du contrôle interne », et concluant que « l’OMS est devenue une victime de la mondialisation néolibérale ». Elle dénonce « la commercialisation de la science et les liens étroits entre l’industrie et les institutions académiques » et la science « corporatiste » privée, et estime que « l’OMS doit être le leader d’un mouvement pour transformer la façon dont est conduite la recherche scientifique y compris ses sources de financement, ainsi que l’acquisition et l’utilisation des connaissances » et que les fonctionnaires internationaux n’ont pas le droit de « ne pas savoir ».

    (11) John Perkins, « economic hit man », ancien membre respecté de la communauté bancaire. Dans son livre « confession of an economic hit man » (les confessions d’un assassin financier) il décrit comment, en tant que professionnel très bien payé, il a aidé les Etats-Unis à extorquer des milliards de dollars aux pays pauvres à travers le monde en leur prêtant plus d’argent qu’ils ne pouvaient rembourser pour ensuite prendre le contrôle de leurs économies.

    (12) Cerveau & Psycho, n°31, janvier-février 2009, p.8, Des complots partout.

    (13) Op. Cit., p.8

    (14) http://television.telerama.fr/telev...

    (15) Politique et corruption à l’OMS : http://www.mondialisation.ca/index....

    (16) http://leconservateur.bafweb.com/in...

    (17) http://www.usatoday.com/news/opinio...

    (18) (19) Les funestes profits d’Al Gore,[-> http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15927" class="spip_url spip_out">http://scienceandpublicpolicy.org/m...

    (20) http://www.liberation.fr/monde/0101...

    (21) Scott Ritter a été inspecteur des Nations Unies pour le désarmement en Irak de 1991 à 1998. Spécialiste de la question irakienne, il a publié de nombreux articles à ce sujet. Il est l’auteur de Endgame (1999), et avec William Rivers Pitt, de Guerre à l’Irak, ce que l’équipe Bush ne dit pas, éditions Le Serpent à Plumes, 2002, ISBN 2-84261-406-2. « Quand j’ai quitté l’Irak en 1998 à l’arrêt du programme d’inspection, l’infrastructure et les équipements avaient été éliminés à 100%. Cela est indiscutable. (…) Et l’on peut dire sans équivoque que l’infrastructure industrielle nécessaire à l’Irak pour produire des armes nucléaires n’existe plus. » Scott Ritter.

    (22) Il [Hans Blix, chef des inspecteurs de l’ONU en Irak] a fait observer que la Mission d’inspection de l’ONU en Iraq n’avait jamais constaté la présence de telles armes en Iraq et que les Américains et les Britanniques n’en ont pas découvert non plus à ce jour (avril 2003).

    M. Blix a écarté par ailleurs l’éventualité de l’utilisation par l’Iraq d’agents chimiques comme le gaz moutarde, le sarin ou le VX au cours du conflit actuel. http://www.un.org/apps/newsFr/story...

    (23) http://www.who.int/immunization/sag...

    (24) Le Groupe de travail scientifique européen sur la grippe (ESWI, European Scientific Working group on Influenza), se définit comme un « groupe multidisciplinaire de leaders d’opinion sur la grippe, dont le but est de lutter contre les répercussions d’une épidémie ou d’une pandémie grippales » Comme ses membres l’expliquent eux-mêmes, l’ESWI mené par Osterhaus est le pivot central « entre l’OMS à Genève, l’Institut Robert Koch à Berlin et l’Université du Connecticut aux États-Unis. » Le plus significatif au sujet de l’ESWI est que son travail est entièrement financé par les mêmes laboratoires pharmaceutiques qui gagnent des milliards grâce à l’urgence pandémique, tandis que les annonces faites par l’OMS obligent les gouvernements du monde entier à acheter et stocker des vaccins. L’ESWI reçoit des financements des fabricants et des distributeurs de vaccins contre le H1N1, tels que Baxter Vaccins, MedImmune, GlaxoSmithKline, Sanofi Pasteur et d’autres, dont Novartis, qui produit le vaccin et le distributeur du Tamiflu, Hofmann-La Roche.

    (25) Tweede Kamer der Staten-Generaal (Deuxième Chambre des États-Généraux des Pays-Bas, elle correspond à la Chambre basse).

    (26) Article en anglais, Martin Enserink, in "Holland, the Public Face of Flu Takes a Hit" (« Hollande, le visage public de la grippe essuie un coup »), Science, 16 octobre 2009, Vol. 326, n° 5951, pp. 350–351 ; DOI : 10.1126/science.326_350b.

    Pascal SACRE

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  • Oussama ben Laden. Voici un nouveau message du Grand Méchant Loup : « Bouh ! »

    Pascal SACRE

    « Oncle, c’est qui à la fin, ce monsieur Laden ? » demande l’enfant en tirant les couvertures à lui, une forte angoisse dans la voix.

    « Chut, mon petit, ou il va te trouver, et te manger, mon enfant », chuchote gravement Oncle Sam.

    Une histoire ?

    Le petit poucet, les trois petits cochons, Hansel et Gretel (*) ?

    Nous avons toute une série de contes qui, en accentuant leurs côtés dramatiques, peuvent servir à faire peur aux garnements, aux enfants désobéissants, et ma foi, c’est utile, parfois, pour faire rentrer dans le rang tous les petits rebelles mais aussi pour capturer l’attention et hypnotiser l’esprit fragile avec l’image du serpent tendu pour la frappe.

    « Si tu n’es pas sage, je te laisse dehors, dans la forêt. Le vilain croque-mitaine te trouvera. »

    Dans Psychanalyse des dessins animés (1), Geneviève Djénati nous parle de peur et d’angoisse, aux pages 83 et suivantes.

    Bien sûr elle le fait dans le cadre d’une analyse de l’effet éducatif que les contes et les dessins animés peuvent avoir sur un enfant.

    Nous pourrions en déduire, par extrapolation, le bénéfice tiré par un gouvernement de la peur permanente qu’il exerce sur sa population maintenue dans l’ignorance. Celle-ci est bien souvent infantilisée.

    Le gouvernement, par les médias et les institutions qui lui sont dévoués, prend sa population par la main, lui donne des conseils, l’éduque, la réprimande, la moralise, lui dit ce qu’il faut croire, où il faut regarder, et lui fait peur de temps en temps pour la rendre dépendante de sa protection, de la sécurité qu’elle veut bien lui procurer, à condition de la laisser prendre les mesures qu’elle jugera nécessaire pour aller combattre les monstres.

    « La peur est un obstacle comme un autre. Quand les aventures du héros l’amènent à subir des épreuves dangereuses, sa victoire le confirme dans sa vaillance. Si le Petit Poucet n’avait pas rencontré l’Ogre, il n’aurait pas eu à imaginer un stratagème pour s’en débarrasser. Non seulement l’histoire serait devenue banale, mais peut-être plus inquiétante, car trop proche des préoccupations du jeune enfant. […] Déplacer l’angoisse sur une situation imaginaire autorise un dénouement heureux… » (2).

    Nous sommes le Petit Poucet. Ben Laden est l’Ogre.

    Les armées du Pentagone sont les vaillants guerriers dont le combat acharné, émaillé de « victoires » rapportées par les médias asservis, nous permet d’atténuer notre angoisse, d’éprouver de la reconnaissance pour ce gouvernement protecteur et de ressentir un peu, par procuration, cette vaillance des preux chevaliers qui vont combattre l’Ogre pour défendre l’honneur et le bien-être occidental.

    Une autre histoire.

    La même histoire…

    Mike…Tout le monde connaît un Mike aux Etats-Unis (**).

    Mike regarda par-dessus l’épaule de l’homme à qui il venait d’ouvrir.

    Toujours la même voiture, le même costume, les mêmes lunettes de soleil, le même sac déjà bien rempli.

    Toutes les pièces de la maison de Mike auraient nécessité des travaux. Certains étaient vitaux, tous étaient indispensables. Certains trous aussi grands que ceux dans la couche d’ozone crevaient le toit de la maison de Mike et les dix enfants sur lesquels il veillait, les siens et ceux de ses sœurs sans emploi, utilisaient la bonne vieille chaleur humaine pour se protéger du froid mordant. Ils étaient blottis les uns contre les autres, dans les chambres les plus à l’abri des irruptions de la pluie et de la neige, leurs rêves débutant sur les images de faucons noirs (blackhawks) pourchassant l’Ogre barbu dans ces lointaines contrées d’Iran, d’Afghanistan et du Yémen…

    Telle était l’histoire que leur racontait Mike, qu’il tenait lui-même de son gouvernement, et qui les aidait tant à oublier leur dure réalité.

    L’histoire de monsieur Laden…

    Mike avait déjà mis le sac contenant toutes ses économies dans celui, beaucoup plus grand, de son visiteur.

    Il retint un moment la main de l’homme en costume noir qui se préparait à partir.

    « Au fait, rappelez-moi, pourquoi tout cela ? » demanda Mike en montrant le gigantesque sac gouvernemental, déjà bien rempli, du menton.

    L’homme le toisa derrière ses lunettes noires réfléchissantes.

    « 700 milliards de dollars pour les banques qui vous permettent d’avoir cette maison…puis… », sur le ton de la confidence « là-bas, dit-il en pointant le pouce derrière lui, il est revenu ! Il veut encore lancer des avions ! En Irak, il faut terminer le boulot, trois mille milliards de dollar ! Et le Pentagone qui nous défend tous et nous sauve, dans ces tristes contrées, a besoin de 700 milliards de dollars pour cette année ! »

    L’homme avait l’habitude de s’arrêter là, ça se voyait. Normalement, les vrais patriotes ne lui posaient même pas de questions.

    C’est que Mike avait dur de voir ses enfants souffrir autant, de froid, de faim, dans son propre pays.

    Evidemment Mike ne savait pas ce que savait Koldo Campos Sagaseta, comme l’aurait-il su ? CNN et le Washington Post ne veulent pas donner la parole à Koldo Campos Sagaseta (3).

    Mike ne savait pas non plus ce que savaient Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, et Linda Bilmes qui ont calculé que mille milliards de dollars, soit un tiers du coût de la guerre indispensable et juste (4) d’Irak, auraient pu financer la construction de huit millions de logements, le recrutement de quinze millions de professeurs, les soins de 530 millions d’enfants, des bourses d’études pour 43 millions d’étudiants et une couverture sociale aux États-Uniens pour les cinquante prochaines années. (ATS/11 mars 2008). Et sûrement financer la réparation du toit de sa maison et la remise au travail de ses sœurs.

    Mike, malheureusement, n’avait jamais entendu parler de Joseph Stiglitz, encore moins de monsieur Sagaseta.

    De Ben Laden, oui.

    Grâce aux médias, grâce au Nigérian Farouk Abdulmutallab passé malgré son contrôle à l’aéroport de Schipol (5), le Grand Méchant Loup se réinvite dans les chaumières aux toits troués.

    Et les sacs remplis des économies du Peuple, alors que les entreprises licencient à tour de bras (6), que plus d’un million d’enfants se retrouvent sans abri aux USA (7), se préparent à leur transfert annuel vers les comptes en banque de ceux qui font la guerre, pour nous, contre les Ogres, Loups et Sorcières.

    Tous les médias occidentaux s’affolent à nouveau, c’est reparti.

    Ils ont répondu présent en majorité à l’appel du pied des gouvernements.

    Le site internet de la RTBF (première chaîne de télévision belge), RTBF info : Gordon Brown voit Al-Qaida menacer la prochaine décennie (8). Tentative d’attentat : l’auteur présumé se dit lié à Al-Qaïda (9). Le Yémen, nouvel Eldorado de l’intégrisme islamiste ? (10) Etc.

    Ce site vous propose de rallumer la bonne veille mèche à peur avec plus de dix articles d’actualités.

    Le Monde, célèbre journal français, relaie la propagande sur son site internet : Ben Laden revendique l’attentat raté de Detroit et menace l’Amérique (11).

    Le site français de Rue 89, un site « d’information et de débat » sur l’actualité, titre : Le nouveau défi lancé par Ben Laden à Obama (12), ni plus ni moins, sans nuances, sans même mettre en doute une seconde, par une seule ligne (j’ai bien cherché), l’authenticité du bref message vocal du fantôme saoudien, diffusé le 24 janvier 2010 par Al-Jazira qui en aurait certifié la crédibilité sur base des nombreuses déclarations de ben Laden que cette chaîne a relayées au fil des ans.

    Tous les grands journaux occidentaux, sans parler de tous les médias radiophonique et télévisuels, ont repris en chœur, sans le remettre en doute, le dernier rugissement du Grand Méchant Loup dialysé.

    C’était l’heure de refaire un grand bouh ! médiatique.

    Aux « journalistes » de Rue 89 et du Monde, j’aimerais leur rappeler, (ou leur apprendre) combien la falsification de vidéos, peut-être encore plus d’enregistrements audio, est facile, au moins au point de rendre cette hypothèse plus que possible, plausible, à défaut de certaine.

    Justifiant, chaque fois que la voix du Grand Méchant Loup retentit, de prendre « ses » messages avec des pincettes, comme le conseille Neal Krawetz, expert américain en informatique ayant présenté des preuves que les prétendues bandes vidéos d’Al-Qaida ont, en général, été manipulées (13), supercherie rapportée par le réseau Voltaire (14).

    Les chercheurs d’or, pour séparer les pépites du sable et des cailloux, utilisaient des tamis.

    Pourquoi les journalistes des grands journaux et médias contemporains n’utilisent-ils pas un filtre, leur intelligence et leur esprit critique, entre les versions gouvernementales et leurs révélations au grand public, révélations lourdes de conséquences ?

    Pourquoi ne parlent-ils pas de Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie 2001) et de ses calculs ?

    De Noam Chomsky (professeur d’université et intellectuel parmi les plus respectés de sa génération), et des drôles de rapport entre notre grand méchant loup et les services secrets américains qui prétendent le pourchasser ?

    Ils devraient alors donner la parole à Michel Chossudovsky dont tous les lecteurs du Monde, de RTBF info et de Rue 89, y compris Mike, ses soeurs et leurs enfants, devraient pouvoir entendre les révélations et les explications dûment documentées et référencées. (15)

    Ils préfèrent répercuter, tel un énorme porte-voix, un haut-parleur géant, les menaces interminables et falsifiables de l’Ogre.

    Ils avaient bien essayé de nous effrayer avec d’autres croque-mitaines.

    Fidel Castro ne fait plus recette depuis longtemps. Et Hugo Chavez reste décidément trop populaire. Comment est-ce possible, lui qui n’endette pas sa population et donne même du pétrole à d’autres pays d’Amérique du Sud (ALBA) ? Saddam Hussein, mort.

    Il y a bien eu un moment la Corée du Nord, P’yŏngyang et ses armes nucléaires pointées sur le monde entier.

    Mahmoud Ahmadinejad, le président diabolique de l’Iran ultrareligieux. Une bonne piste, avortée pour le moment.

    Non.

    Al-Qaida, rien de tel.

    Monsieur Laden.

    Le Super croque-mitaine.

    Saviez-vous qu’Oussama (soyons un peu familier, après tout ce temps), avait séjourné à l’hôpital américain de Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, du 4 au 14 juillet 2001, y recevant la visite du représentant de la CIA sur place, avant l’attaque bien connue, mais après les meurtres de milliers d’américains (Aden en 1992 et 2000, la Somalie, le WTC en 1993, Dar es Salaam et Nairobi en 1998) et sa mise à prix par le FBI, depuis 1999 ? (16)

    Saviez-vous que notre méchant croque-mitaine, le Super méchant du monde occidental qui fait du Pentagone et ses alliés (OTAN) les Super héros avides de vos milliards de dollars pour alimenter leurs Super pouvoirs (bombes à fragmentation (17), bombes de 15000 livres (18), bombes au phosphore blanc (19), bombes au tungstène ou DIME (20), uranium appauvri (21), chasseurs F35, navires de liaison à haute vitesse, et flotte de combat côtier-Littoral combat ships…), que l’Ogre saoudien avait une maladie chronique, déjà sous dialyse en 2001 (22) ?

    Oussama, le Super ennemi, souffre d’insuffisance rénale chronique, pathologie dont la mortalité, proportionnelle à l’âge et à l’importance des complications surtout cardiovasculaires, est très élevée, même en étant traitée de façon correcte et assidue, dans les meilleurs hôpitaux occidentaux, avec les meilleurs néphrologues du monde.

    Ainsi, certaines […] études […] ont réalisé un suivi partiel de la population identifiée [insuffisance rénale chronique] et attestent d’une lourde mortalité. N Drey, en 5 ans et demi, constate le décès de 69 % des 1 076 insuffisants rénaux d’un âge médian de 77 ans. Le risque de décès est multiplié par 2,23 pour les plus de 60 ans. (23)

    Ben Laden aurait bientôt 53 ans.

    En imaginant qu’il doive se cacher, courir, ne pas toujours manger ce qu’il doit, ce qu’il veut, ne pas toujours avoir accès aux médicaments, aux soins, aux séances de dialyse dont ses reins ont besoin, en tout cas pas dans les conditions de stérilité nécessaires, qu’il est dialysé depuis plus de dix ans, ses risques de mortalité doivent atteindre les 100%.

    Il ne faudrait pas que les grands journaux, radios et télévisions, n’ébruitent ce genre de renseignement troublant.

    Un Super ennemi, mortel ?

    Ben Laden parle, c’est le principal. Les reins, ce n’est rien.

    Qu’à cela ne tienne, nous aurons un Croque-mitaine dialysé.

    Puis, peut-être que sur les 700 milliards de dollars vampirisés par le Département de la Défense, quelques milliers de dollars ont pu servir à payer un hôpital mobile, avec néphrologue (spécialiste de la dialyse), à leur ami.

    Voir un rein, tout neuf, transplanté, depuis le cadavre d’un palestinien ? (24)

    Sinon, Ben Laden doit être mort.

    Mais les croque-mitaines ne meurent pas.

    C’est le conte préféré des gouvernements occidentaux depuis 2001.

    Le Super Croque-mitaine.

    Oussama, l’Ogre, le Grand Méchant Loup, la Sorcière Massepain tout à la fois.

    Une histoire à raconter à Mike, à ses enfants, aux lecteurs de RTBF info, de Rue 89 et du Monde…

    Le conte à dormir debout des populations occidentales, esclaves, hypnotisées, bientôt mortes de froid ou de faim.

    Pour des millions de gens d’Asie, d’Amérique du Sud, d’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient, c’est le prétexte d’un pillage de leurs ressources et d’une mort immédiate, après d’atroces souffrances.

    Le conte à hurler couché, fragmenté par les bombes incendiaires et au tungstène, après un coulis de plomb durci et une douche d’uranium appauvri.

    Bouh !

    © Pascal Sacré

    Notes :

    * http://fr.wikipedia.org/wiki/Hansel...(conte) ** Réplique célèbre de la série télévisée Desperate Housewives, la série TV préférée de Barbara Bush, mère de Georges W Bush.

    (1) Psychanalyse des dessins animés, Geneviève Djénati, éditions Pocket L’Archipel 2001, ISBN 2-266-12758-6.

    (2) Ibid., p84

    (3) http://www.legrandsoir.info/Ben-Lad...

    (4) http://www.liberation.fr/monde/0101...

    (5) http://www.rtbf.be/info/economie/in...

    (6) http://fr.rian.ru/world/20090914/12... http://www.archivesolidaire.org/scr...

    (7) Le Dr. Ellen Bassuk présidente du National Center on Family Homelessness a ainsi déclaré que 1,5 millions d’enfants étaient SDF aux USA. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970.

    (8) http://www.rtbf.be/info/economie/la...

    (9) http://www.rtbf.be/info/economie/un...

    (10) http://www.rtbf.be/info/monde/terro...

    (11) https://mail.google.com/mail/?hl=fr...

    (12) http://www.rue89.com/2010/01/24/le-...

    (13) http://www.wired.com/threatlevel/20...

    (14) http://www.voltairenet.org/article1...

    (15) Michel Chossudovsky, auteur de Guerre et Mondialisation, à qui profite le 11 septembre ?, Editions le serpent à plumes, 2002, ISBN 2-84261-387-2.

    http://www.mondialisation.ca/index....

    (16) Ibid. p. 10

    (17) En explosant au-dessus du sol, la "cluster bomb" libère des centaines de bombes plus petites - les "bombelettes" - qui explosent elles-mêmes en touchant le sol. Une bombe à fragmentation supprime toute vie humaine dans un rayon de 150 à 300 mètres et mutile ses victimes au-delà de cette distance. Comme toutes les "bombelettes" qu’elle contient n’explosent pas immédiatement, le périmètre bombardé présente après l’attaque les mêmes dangers qu’un champ de mine. L’explosion peut se produire des mois ou des années plus tard. Au Laos, où ces bombes ont été larguées pour la première fois vers 1975, on compte encore aujourd’hui de nouvelles victimes civiles, spécialement des enfants sans méfiance. La bombe à fragmentation a pour but principal de tuer et de mutiler les populations pendant et après le conflit. Son utilisation est en fait interdite par une convention internationale, au même titre que les mines anti-personnelles. Mais Washington refuse de ratifier cette convention.

    (18) Bombes de 15.000 livres : la faucheuse de marguerite.

    Les criminels de guerre de Washington utilisent également contre les populations civiles des bombes de sept tonnes de type BLU-82. Ces bombes composées d’un mélange de nitrate d’ammonium et de poudre d’aluminium provoquent, quand elles explosent, une tempête de feu calcinant tout ce qui se trouve dans un rayon de 600 mètres et consumant tout l’oxygène de l’air. L’onde de choc est ressentie à plusieurs kilomètres à la ronde. Le vide créé à cette occasion fait éclater les organes internes de quiconque est à proximité. Déjà utilisé au Vietnam et en Irak, cet outil d’extermination constitue la plus grande bombe non nucléaire existant au monde. Les tueurs de l’US Air Force l’ont baptisée faucheuse de marguerites.

    En mars 2003, peu avant l’agression contre l’Irak, le Pentagone fait tester en Floride une bombe plus puissante encore (bombe MOAB de 9,5 tonnes).

    (19) Ces bombes au phosphore blanc, similaires aux bombes au napalm lancées contre les populations vietnamiennes, ont été utilisées en Irak en mars-avril 2003 - détails - puis de nouveau en 2004, lors du massacre de Falloudja. En janvier 2009, l’armée israélienne en a fait un usage systématique pendant la guerre de Gaza.

    (20) La bombe au tungstène ou DIME (Dense Inert Metal Explosive).

    L’explosif de la bombe DIME contient une poudre très dense composée de tungstène (plus de 90 %), de cobalt, de nickel et de fer. Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau). Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants. Le but de cette arme terroriste est de mutiler et de contaminer les cibles humaines. (21) Ces projectiles sont de longs et fins cylindres d’uranium 238 taillés en forme de flèche. L’uranium 238 (ou uranium appauvri) est un déchet de l’industrie nucléaire civile ou militaire. Nettement moins radioactif que l’uranium 235 (enrichi) fabriqué par celle-ci aux fins d’utilisation dans les centrales ou les bombes, l’uranium appauvri présente "l’avantage" de ne rien coûter.

    Lancés à très grande vitesse, ces obus n’explosent pas lorsqu’ils percutent leur objectif. Mais leur extrême dureté et la violence de l’impact font qu’ils traversent les plus épais blindages. Sous le choc, la pointe de la flèche se vaporise, de même que le matériau qu’elle a traversé. Il se forme donc autour du point d’impact un nuage aérosol d’uranium qui est inhalé par les personnes qui se trouvent à proximité.

    La poussière d’uranium se dépose dans les poumons avant de s’infiltrer peu à peu dans l’organisme. Les victimes peuvent également être blessées par des éclats qui produiront un effet identique de diffusion de l’uranium dans le corps. L’uranium 238 est à la fois un métal toxique qui cause diverses maladies graves des reins, du système nerveux, des os et des articulations, et un produit radioactif. Même si le rayonnement émis n’est pas comparable à celui de l’uranium enrichi, les effets de l’irradiation (cancer, enfants handicapés...) se font sentir après plusieurs mois ou plusieurs années.

    Les armes à l’uranium sont particulièrement perverses, car leur danger ne se limite pas au moment de l’impact ; une inhalation ou contamination peut survenir bien plus tard pour des personnes qui respirent les poussières sans équipement de protection. Ce qui est presque toujours le cas, puisque rien ne permet, à première vue, de distinguer une attaque à l’uranium d’une attaque "classique". En Irak (1991) et en Yougoslavie (1999), les obus à l’uranium ont été utilisés en grande quantité, causant de nombreuses victimes parmi la population civile sans méfiance et même parmi les soldats alliés qu’on avait négligé de prévenir.

    (22) Op. Cit., Michel Chossudovsky, auteur de Guerre et Mondialisation, à qui profite le 11 septembre ?, pp. 11-12.

    (23) http://www.medix.free.fr/sim/traite...

    (24) Les trafics d’organes sur les victimes de Tsahal Souffrante Palestine, par Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/index....

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  • Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec des médias du Mainstream

    Mardi 9/02/2010, l’émission d’Arte Thema sur la presse alternative en dit long sur l’inquiétude grandissante des autorités concernant ces nouvelles tribunes échappant à leur contrôle. Un sondage montre que 79% de l’information est consulté sur Internet plutôt qu’à travers les médias du Mainstream, ce qui contraint d’autant plus les autorités à prendre les devants. Nos gouvernements et notre système ne peuvent nous contrôler qu’en maitrisant l’information : Au XXIéme siècle, les médias font et défont les gouvernements, font la pluie et le beau temps, expliquent ce qui est « bien » et ce qui est « mal », désormais, le seul lien qui nous unit avec le monde extérieur sont les médias en tout genre (TV, presse écrite, Radio, Cinéma,…). Voila pourquoi, l’émission d’hier a été particulièrement virulente et agressive. Ce mépris et cette violence envers ces nouvelles formes de médias d’information s’expliquent par plusieurs raisons qui n’ont strictement rien à voir avec le souci de protéger le peuple contre la désinformation.

     

    Premièrement, il s’agit pour les journalistes du Mainstream de garder leurs privilèges, sentant que le monopole de l’information leur échappe. Ils tapent autant sur la presse alternative du Web que sur les « gratuits » type « 20minutes » ou « metro », ils mettent dans le même sac 2 médias qui n’ont en commun que de nuire à leurs intérêts. En effet, la presse alternative met au grand jour la partialité et la mauvaise foi de la presse du Mainstream, et dans un tout autre registre les « gratuits » ne sont qu’une caricature grandeur nature, reprenant exactement les mêmes informations que la presse Grand Public mais sans l’enrobage de figures de styles, de rhétorique rhétoricienne et de papiers glacé de leur aînés, ils montrent sommes toute le Journalisme du Mainstream sous son visage le plus crû.
    Nos « grands » journalistes n’ont donc pas fait cette émission sur Arte Thema pour l’intérêt du peuple, mais bel et bien pour protéger leurs propres intérêts qu’ils soient pécuniaires ou en termes de reconnaissances.
    Cette émission est l’ultime aveu que le Journalisme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les principes fondateurs de la profession.  
     
     Le journalisme authentique est un travail de recherche et d’analyse qui doit être indépendant de tout pouvoir, impartial, intègre, tolérant, ouvert et non vénal, c'est-à-dire tout le contraire de notre journalisme d’aujourd’hui :  
     
     Les plus grandes tribunes de presse sont possédées par les oligarchies financières qui évidemment ont plus qu’un droit de regard sur les publications des médias qu’ils possèdent.  
     
     Le Journaliste du Mainstream s’est élevé au rang de star à force de côtoyer les élites et de leur servir de « Public Relations », étant devenus des stars eux-mêmes et souvent même des amis proches des personnalités qu’ils interviewent, ils ne peuvent donc pas être impartial en raison de leur proximité avec les « élites ».
     
     Le journaliste du Mainstream ne tolère pas que le public se détourne de leurs versions des faits, ils veulent à tout prix que les gens croient en ce qu’ils disent, … et ceci quoiqu’ils disent. Et qu’en est-il de la liberté de penser et de choisir ?
     
     Le Journaliste du Mainstream ne croit qu’à une seule version, qu’il soit Américain, Indien, Africain, …, Européen, Russe, ils reprennent tous la même information, évidemment arrangé sous la couleur local du pays. Pour eux, il n’existe pas d’autres versions des faits. Toute personne qu’il soit un scientifique, un intellectuel, un philosophe, un libre penseur, …, qui tenterait par un moyen ou un autre de leur prouver qu’ils peuvent se tromper sur certains points, a forcément tord et est forcément traité d’imposteur, d’ignorant, de fou, …, et de personne dangereuse en ultime recours. Ils ne sont ouverts qu’à la propre illusion qu’ils ont crée parfois en connaissance de cause et parfois parce qu’ils ont fini par s’enfermer dans
    leur propre illusion.   
     
     Les journalistes du Mainstream touchent des salaires mirobolants et on ne s’étonne guère que de les voir préférer l’aspect financier à l’intégrité intellectuelle. L’argent et l’intégrité font rarement bon ménage.
     
     On ne reproche pas aux journalistes du Mainstream leur professionnalisme ou la précision de leurs publications. Professionnels, précis,… assurément ils le sont, mais simplement leur métier n’a plus rien à voir avec le journalisme d’antan (celui défini plus haut), ils sont devenu des agents de Relation Publique pour les élites, des agents de propagande du système, leur souci majeur est de faire adhérer le public à la version des faits de leurs élites qui bien souvent n’a rien à voir avec la réalité du terrain. Faire croire un groupe de gens en une réalité illusoire, imposée de toute pièce, cela s’appelle de la propagande ou pour être poli, de la « Com ». Si vraiment les journalistes des médias grand public nous disent la vérité, pourquoi craignent-ils que les gens adhérent « aux mensonges » de la presse alternative ? Les gens ont un cerveau et s’en servent, ils voient de leurs propres yeux la réalité, tout le monde sait que le faux ne fait pas le poids face à la vérité, alors pourquoi vouloir nous imposer un diktat ? Chacun n’est-il pas libre de faire ses propres choix ?
     
     L’émission Arte Thema présente dans la première partie un reportage complètement orienté et partial sur la presse alternative. Première manipulation, ils caricaturent et limitent délibérément la presse alternative aux détracteurs de la version officielle du 9/11, le 9/11 n’est qu’un épisode parmi d’autres de l’entière illusion de mensonges que les élites ont créés grâce aux médias. C’est normal que la presse alternative prenne les reportages et les articles des médias du Mainstream pour les déformer : le Mainstream déforme la réalité et nous, nous déformons leurs déformations pour rétablir la réalité. L’émission cite pèle mêle les théories les plus farfelus circulant sur le Web et les associe à la presse alternative, ils font délibérément l’amalgame entre les illuminés et les geeks du Web avec ceux qui se servent du Web simplement comme un moyen pour informer les gens. Le Web est à la fois une tribune peu chère et touchant beaucoup d’audimat, pourquoi s’en priver ?
     
     Arte Thema a soigneusement choisi de montrer des personnes semblant un peu désaxés ou comme étant des marginaux de la société, qui plus est ne s’exprimant pas forcément bien pour discréditer les gens qui sont derrière les sites alternatifs.
     
     Pour Alter Info, ils ont résumé le site à un site antisémite, haineux, extrémiste et islamiste, alors même que les lecteurs du site appartiennent à toute croyance confondue et sont issus de tous les niveaux de la société. De même les articles offrent une approche multidisciplinaire, qui de loin n’a rien à voir avec la vision étroite et extrémiste à laquelle ils veulent associer Alter Info.
     
     Un de leurs arguments est de monter que les gens derrières ces sites web n’ont rien de crédibles, ils ne sont que des « ignares » (citant un journaliste invité sur l’émission) qui balancent des informations sans même les vérifier. Je tiens à avertir que le travail que nous faisons n’est pas à tout pris de fournir une réalité alternative à la leur. Il s’agit avant tout de démontrer que ce que les médias Mainstrean nous présentent comme étant la réalité n’est pas la réalité. Leurs images sont vraies, leurs interviews sont vraies, leurs informations prises individuellement sont vraies, mais le tout est tourné de telle manière que cela ne reflète pas la réalité. En nous montrant juste une partie de la vérité, une partie judicieusement choisie, cela dénature l’information dans son ensemble, et le tout n’a plus rien à voir avec la réalité.

    Tout est donc une question de perspective, d’angle de vue qui finit par créer une illusion de vérité. La presse alternative a donc pour rôle d’abord de montrer et de dire ce que le MAistream ne dit pas, ce qui change l’histoire du tout au tout et quand cela est possible de proposer une explication alternative, il s’agit avant tout de casser l’illusion de réalité qu’ils ont crée de toute pièce. Evidemment, nous sommes sujets à erreurs, mais nous avons au moins le mérite de reconnaître nos fautes et d’être intègres, alors que le Mainstram ment en faisant croire au peuple qu’ils ne se trompent jamais, ils ont ainsi fabriqué un mythe.
     
     La dernière parti de l’Emission Arte Thema est une sorte d’exutoire pour journalistes au bout du rouleau, on y retrouve alignés en rang « Huit journalistes en colère », Pujadas, Val, Elkhabash … ou Edwy Plenel, pourquoi en colère ?
     
     Si vous avez fait votre travail honnêtement, vous n’avez pas à être en colère, les gens sont libre de croire en ce qu’ils veulent, c’est bien cela qui les mets en colère : les gens ne les croient plus et cela les renvoient à ce qu’ils sont : des manipulateurs d’intellect, des agents de propagandes, quel plus grande humiliation pour un agent de propagande que d’être démasqué au grand jour ?
     
     Nos 8 Journalistes se lancent alors dans une diatribe verbale à tour de rôle, lisant comme ils ont en l’habitude leurs textes préparé à l’avance avec cette fois ci une note particulière d’insistance dans leurs voix, ce n’est pas en poussant plus sur chaque mot ou en criant plus fort ou en inspirant la peur qu’ils auront l’air plus crédible.
     
     Un dernier point qui montre définitivement que l’émission d’Arte Thema d’hier était à la fois juge et parti et que par conséquent elle est au mieux à prendre comme une tentative désespérée de sauver ce qu’il y encore à sauver de la crédibilité des médias du Mainstream, c’est que c’est une émission produite par le Mainstream pour défendre le Mainstream. La preuve en est que France Inter a participé à la réalisation de l’émission et a eu le droit à son petit clip publicitaire en fin d’émission, et Philipe Val, directeur de France Inter, faisait parti des 8 Journalistes s’adonnant à une jouxte verbale et infondée contre la presse du Web alternative. C’est le serpent qui se mord la queue.
     
     La conclusion est que les journalistes ont eu jadis l’honneur d’avoir l’énorme responsabilité d’informer le peuple, de faire parti avant tout eux-mêmes du peuple et de servir les intérêts du peuples, ils ne sont plus aujourd’hui que des désinformateurs, loin du peuple et vivant aux crochets des élites, servant les intérêts de leurs maitres.
     
     Contrairement aux journalistes d’Arte Thema, je ne vous demande pas d’être d’accord avec cet article, critiquer le si vous en ressentez le besoin autant que vous voulez, ceci est mon point de vue, et c’est au lecteur qu’appartient le choix de croire au discours qu’il veut et de se créer sa propre vision des choses. Nous ne voulons pas d’une société de clones vivant dans un profonde illusion.

    Source ici lien


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  • Les tartuffes de l’info

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    Epluchez bien vos quotidiens préférés, vos journaux de révérence, vos sites d’infos estampillés  « de gauche ». Scrutez le Monde, Libération,  Rue89, vous n’y trouverez rien, pas une ligne, pas un mot, sur les fosses communes de Colombie, sur les 25 à 50 000 cadavres d’Uribe et de ses copains para militaires, sur les syndicalistes, leaders d’opinion et autres paysans enterrés à la va vite dans les tombes macabres de l’ami Américain.

    On vous parlera des Farc, sanglantes forcément, de ces dangereux terroristes narco trafiquants à la solde évidemment du "populiste" Chavez. On vous brodera jusqu’à la nausée de la Sainte Ingrid Betancourt en voie de canonisation pipole, on ne vous dira rien, ni des milices privées ni des massacres clandestins des autorités colombiennes.

    Que Chavez ose demander par référendum un changement de constitution pour se présenter à un troisième mandat et toute la presse occidentale  doigt sur le pli du pantalon hurlera, au coup de sifflet du chef de gare, à la dictature Bolivarienne. Qu’Uribe modifie sa constitution dans le même but, et vous ne trouverez pas un entrefilet dans votre presse libre, indépendante et autrement plus sérieuse que les blogs orduriers, pour s’en étonner.

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    Que le président d’un Venezuela dont 99% des médias appartiennent à des groupes privés et en guerre permanente contre le pouvoir ne renouvelle pas la fréquence d’une chaîne de télévision appelant ouvertement au coup d’état et toutes nos grandes plumes outragées de dénoncer l’atteinte intolérable à la liberté d’expression.

    Qu’Evo Morales, réélu avec plus de 60 % des voix, ne dispose d’aucun média en Bolivie, que toute la presse en opposition appelle à la sécession et à l’émeute, que le premier journal du pays titre à son propos et à l’occasion d’un de ses voyages à Santa Cruz : "Le singe est en visite", pas un journaliste ici, ne vous l’évoquera, en revanche on vous abreuvera d’un Morales anti-démocrate, porte flingue du "sinistre" Hugo.

    Oui, vous trouverez dans le Monde vespéral, les délires d’une certaine Audrey Fournier dénonçant des propos de Chavez affirmant que les États-Unis auraient provoqué le séisme en Haïti, sans en apporter ni la preuve, ni la source. Oui vous lirez régulièrement la propagande compulsive de Paulo A. Paranagua, qui tel un métronome revient servir sa soupe anti-Chavez, que déguste avec de grands slurps, le boulimique atlantiste  Adler qui sait si bien faire le tri entre le gentil Lula et le méchant Hugo.

    Qu’un Chicago Boy, plus grosse fortune du pays, enrichi de façon trouble sous Pinochet, possédant banque, club de foot, télévision, gagne les élections et vous aurez un obscur Michel Faure sur Rue89 pour s’extasier de la maturité démocratique de la société chilienne, mais qu’au Honduras on assassine tous les jours des opposants politiques, ne risquera pas de lui arracher le moindre sang d’encre.

    Qu’Israël monte un plan de comm compassionnel en Haïti avec ses blocs opératoires pour se refaire la cerise médiatique rapport aux crimes de guerre à Gaza, et aussitôt mille reportages de fleurir, admiratifs et compatissants. En revanche que 344 médecins cubains soignent la population haïtienne au quotidien depuis des années et vous ne trouverez pas un articulet pour l’évoquer.

    Ce qui est pourtant admirable, c’est qu’aucun journaliste, aucun média n’ait jamais été poursuivis, ni au Venezuela, ni en Bolivie. Ce qui est vraiment gerbant, c’est de constater ici, que des médias inféodés au pouvoir, se permettent de déontologiser en rond tout en se faisant complice d’intox et de manipulation.

    Et je vous le dis comme je le pense, si par quelque miracle, je me retrouvais à la tête de ce foutu pays, une chaîne qui considère ses téléspectateurs comme du temps de cerveau disponible, serait immédiatement interdite et sans autre forme de procès.

    Abrutir l’autre pour lui  extorquer de l’argent, l’infantiliser, le désinformer, est au mieux, une escroquerie, au pire une forme avancée de totalitarisme. La lobotomisation est un crime contre l’humanité.

    Je n’aurai ni la grandeur d’âme, ni la patience indulgente de Chavez ou Morales.

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    En attendant on tue au Honduras et en Colombie dans l’impunité générale et le silence radio. Qu’importe, l’ordure, du moment que c’est la nôtre.

    Les journalistes qui dénoncent le canif de Chavez en fermant les yeux sur les mitrailleuses d’Uribe sont des salauds. 

    tgb
    ici


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  • Mega Médias Circus : propagande, désinformation, mensonges et silences (Dissident Voice)

    John CHUCKMAN, Robert JENSEN

    note de la traductrice : Les grands médias étasuniens sont passés maîtres en matière d’informations partiales et de désinformation généralisée dans le but d’imposer la propagande officielle et d’anesthésier la vox populi.

    La recette est simple : les médias dominants sont rachetés par des grands groupes financiers, qui, eux-mêmes, s’achètent les bons services de journalistes grassement payés qu’ils tiennent par la barbichette (enfin, pour faire poli). Les manants, eux, sont abreuvés d’infos inutiles - en général mensongères, ou qui occultent la cause des problèmes - et d’images tapageuses, voire nocives.

    Ce qui s’est passé pour le tremblement de terre à Haïti devrait ouvrir les yeux et faire se poser des questions aux sceptiques.

    Mais, sur ce coup-là, c’est moi qui le suis. Ils sont forts ces médias : ils arrivent à faire tout gober sans que la majorité de la population ne remette en cause la véracité de propos pourtant bien peu crédibles.

    Voici deux articles sur le sujet, publiés par Dissident Voice

    Horreur à HAITI

    Ce que NOUS apprennent les médias

    par John Chuckman

    C’est un flot continu, ces images de gens terrorisés, ces gens aux membres brisés, et ces morts boursouflés, au point que beaucoup d’entre nous ne supportent plus d’en voir ou d’en entendre davantage. On en vient à se demander : que sommes-nous censés faire de ces informations ?

    Créer la pression sur les gouvernements pour que l’aide continue d’arriver massivement ? Peut-être, mais il n’y a pas pénurie d’aide à Haïti. Il y a toutefois un énorme problème dans la capacité limitée d’Haïti à absorber cette aide.

    Qu’il s’agisse des ports maritimes, petits et inefficaces, de l’unique aéroport, petit et inefficace, du manque de routes praticables, et de l’inertie du gouvernement - tous ces aspects qu’on retrouve dans tous les pays aussi pauvres qu’Haïti – il faut du temps aux gens de l’extérieur pour arriver, déposer leur cargaison, et organiser un réseau de distribution à partir de rien.

    C’est sûr, les reportages et les images ne servent à rien en matière de prévention. Il s’agit d’une catastrophe naturelle, donc, qui ne peut être ni prévue, ni évitée. On pourrait toujours répondre que les investissements suite à la catastrophe pourraient améliorer la situation au cas où il y aurait un nouveau tremblement de terre. Mais ce genre d’images et de reportages qui sont diffusés seront oubliés depuis longtemps quand les gouvernements du monde se décideront à reconstruire (s’ils le font).

    Et donc, pour moi, la question qui se pose est : que sommes-nous censés faire de ces informations ?

    Cela me rappelle une autre catastrophe, une qui s’est produite au cours de ces dernières années. Ce n’était pas une catastrophe "naturelle" mais l’œuvre délibérée des extrêmement puissants. Dans cette autre catastrophe, un million de personnes environ sont mortes, environ 5 fois plus que le nombre de morts à Haïti aujourd’hui. J’ignore combien sont devenus infirmes, mais ce doit être un chiffre énorme.

    Cette autre catastrophe a engendré plus de deux millions de réfugiés qui fuyaient pour sauver leur peau, la plupart dans des pays pauvres mais généreux, car ils n’étaient pas les bienvenus par les riches et puissants, et surtout pas par le pays responsable de ce chaos.

    Pour ce qui est des images et des reportages, la plupart de ceux qui étaient diffusés en Amérique du Nord étaient expurgés. Beaucoup d’entre eux, si ce n’est la majorité, étaient malhonnêtes, de toute évidence n’informant pas sur l’importance de l’horreur de la situation. Un groupe de reporters courageux avait réalisé des reportages tout aussi terribles que ceux nous recevons d’Haïti, où on voyait, entre autres, des dizaines d’enfants affreusement mutilés.

    Mais ces images n’avaient pas été diffusées en Amérique du Nord, n’étaient pas publiées dans le New York Times ou d’autres journaux "de référence".

    En fait, ces reporters qui filmaient et qui écrivaient des articles terribles sont devenus la cible des forces qui étaient à l’origine de ces atrocités.

    Je parle, évidemment, de l’invasion de l’Irak, un événement dont le nombre considérable de morts et l’importance des dégâts est comparable au largage d’une bombe thermonucléaire sur une grande ville.

    Evidemment, l’ironie amère est que cette catastrophe était à la fois évitable et aurait même pu être stoppée dès le début. Je suis pratiquement sûr que la publication et la diffusion d’images et d’articles comparables à ceux que nous recevons d’Haïti aurait fait cesser cette brutalité diabolique. Ici, certes, une couverture médiatique honnête et choquante aurait changé les choses, pas à Haïti.

    Et il y a eu, récemment, une autre catastrophe, plus petite, mais quand même terrible, et elle était complètement évitable. Au cours de celle-ci, 1400 personnes sont mortes, parmi lesquelles 400 enfants, et un grand nombre d’infrastructures d’une population relativement pauvre ont été détruites. Les dégâts ne peuvent même pas être réparés parce que les responsables de ces atrocités poursuivent le siège contre leurs victimes, ne permettant la livraison d’aucun moyen matériel.

    Ici non plus, vous n’avez probablement pas vu le genre d’images ou lu le genre d’articles qui nous parviennent d’Haïti. Certains reportages étaient accessibles – je me rappelle un de ces malheureux qui essayait d’éviter de mettre les pieds sur le sang qui ruisselait dans une rue étroite – à nouveau, l’œuvre de reporters incroyablement courageux, mais on ne voyait le résultat de leur travail que sur des sites internet plutôt confidentiels. Aucune de leurs œuvres n’a été publiée ou diffusée par la presse de l’establishment en Amérique du Nord. Ces événements se sont produits dans un endroit appelé Gaza.

    Si vous pensez que la presse est objective, si vous pensez que la presse ne sert pas servilement les intérêts des puissants, vous feriez bien de vous poser des questions.

    John Chuckman

    ARTICLE ORIGINAL
    http://dissidentvoice.org/2010/01/the-horror-of-haiti/

    John Chuckman habite au Canada et est ancien "chief economist" d’une grande compagnie pétrolière canadienne.

    Traduction : emcee Des Bassines et du Zèle

    Note de la traductrice : "Que sommes-nous censés faire de ces informations" : très bonne question.

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    Super reportage télévisé, mauvais journalisme

    Les échecs des médias à Haïti

    par Robert Jensen

    Anderson Cooper, le journaliste vedette de CNN, raconte une scène de rue chaotique à Port-au-Prince. Un garçon a été touché à la tête par une pierre lancée depuis un toit par un pillard. Cooper l’aide à aller jusqu’au bord de la route et réalise alors que le garçon est étourdi et qu’il est incapable de s’enfuir. Posant sa caméra numérique (mais toujours filmé par une autre caméra de CNN), Cooper relève le garçon et le soulève pour le faire passer par-dessus une barrière pour le mettre à l’abri, c’est ce qu’on espère, du moins. "Nous ne savons pas ce qui est arrivé à ce petit garçon" dit Cooper dans son reportage. "Tout ce que nous savons actuellement, c’est qu’il y a du sang dans les rues."

    Ca, c’est du super reportage télévisé, mais ce n’est pas du grand journalisme. En réalité, c’est du journalisme irresponsable.

    Cooper poursuit en expliquant qu’il n’y a pas beaucoup de pillages dans la ville et que la violence de cette scène que les téléspectateurs viennent de voir est, semble-t-il, inhabituelle.

    La question qui vient logiquement à l’esprit, c’est : si cet incident n’est pas représentatif de ce qui se passé là-bas, pourquoi donc, CNN l’a-t-il diffusé ? Etant donné que les Haïtiens se sont généralement organisés en comités de quartiers pour se venir en aide mutuellement en l’absence d’un gouvernement central, cette scène violente n’est-elle pas un incident isolé qui déforme la réalité ?

    Cooper essaie de rattraper le coup en précisant qu’une telle violence n’est pas courante, mais que si cela devait le devenir, et bien, ce serait terrible – "c’est pour montrer ce qui pourrait se passer ensuite".

    Mais les téléspectateurs vont sans doute davantage se souvenir de ces images dramatiques que des tentatives maladroites de les replacer dans leur contexte. Malheureusement, ce mélange qu’ont fait CNN et Cooper de bonne télévision et de piètre journalisme n’est pas une exception ; les infos télévisées tombent régulièrement dans le piège de mettre l’accent sur des scènes dramatiques qui attirent l’œil au détriment d’informations irréfutables mais plus complexes.

    L’absence de contexte historique et politique essentiel s’applique également à la presse écrite. Les faits, l’analyse et l’opinion dont les citoyens US ont besoin pour comprendre ces événements sont rarement fournis.

    Par ex, au cours de cette semaine, nous avons entendu les journalistes répéter inlassablement qu’Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental. Est-il venu à l’esprit des rédacteurs en chef de charger les journalistes de se demander pourquoi ? Ces souffrances que subit actuellement Haïti ont pour origine une catastrophe naturelle, mais ces souffrances ont été aggravées par les politiques épouvantables des deux siècles derniers et dont la plus grande responsabilité incombe non seulement aux élites d’Haïti, mais également aux responsables politiques US.

    Les journalistes ont bien dit que c’est à la suite d’une révolte d’esclaves qu’a été créée la République indépendante d’Haïti en 1804 et ont indiqué en passant comment les exigences de "réparations" de la France (pour compenser la perte de leurs biens, les esclaves) avait ruiné l’économie d’Haïti pendant plus d’un siècle. Certains journalistes ont même signalé qu’étant une société esclavagiste, les US avaient soutenu la politique cruelle de la France et n’avaient pas reconnu l’indépendance d’Haïti avant la Guerre de Sécession.

    Quelques allusions ont parfois été faites concernant l’invasion de l’île par les Etats-Unis au cours de la présidence du "libéral" Woodrow Wilson, une occupation qui avait duré jusqu’en 1934, et le soutien que le gouvernement US avait apporté aux deux dictatures cruelles des Duvalier (les infâmes “Papa Doc” et “Baby Doc”) qui avaient ravagé le pays entre 1957 et 1986. Mais on a rarement eu d’explications sur les conséquences de ces politiques sur les problèmes actuels d’Haïti.

    Plus flagrante encore, c’est l’absence d’explications sur les relations plus récentes entre Haïti et les US, surtout le soutien des Etats-Unis aux deux coups d’état (1991 et 2004) contre un président élu démocratiquement. Jean-Bertrand Aristide avait gagné haut la main les élections de 1990 en exprimant les aspirations de la population pauvre d’Haïti, et son programme économique agaçait à la fois les élites haïtiennes et les responsables politiques US.

    Si l’administration de Bush père avait formellement condamné le coup d’état militaire de 1990, elle avait apporté un soutien tacite aux généraux. Le président Clinton avait ensuite aidé Aristide à reprendre le pouvoir à Haïti en 1994, mais seulement après avoir forcé le leader haïtien à accepter la politique économique favorable au secteur privé exigée par les Etats-Unis.

    Quand Aristide avait été réélu également en 2000, continuant à soutenir les Haïtiens ordinaires, l’administration de GW Bush avait bloqué l’attribution de prêts essentiels pour son gouvernement et avait soutenu les forces réactionnaires brutales qui attaquaient le parti d’Aristide.

    La conclusion triste de cette politique s’est produite en 2004, quand l’armée US a littéralement kidnappé Aristide et l’a fait quitter le pays de force. Aristide réside actuellement en Afrique du Sud, empêché par les US de retourner dans son pays, où il a encore beaucoup de partisans et pourrait être utile pour l’organisation des secours. Combien de personnes qui ont été témoins de l’héroïsme de Cooper largement diffusé sur CNN savent que les responsables politiques aux US ont activement déstabilisé la démocratie à Haïti et se sont opposés au mouvement politique le plus populaire du pays ?

    On comprend bien que, pendant les premières journées de reportages sur le tremblement de terre, les médias se soient essentiellement intéressés à la catastrophe qui venait de se produire. Mais plus d’une semaine plus tard, quelle excuse ont les journalistes ?

    Les responsables des informations télévisées ne devraient-ils pas exiger que les Etats-Unis admettent la responsabilité de notre contribution dans cette situation ? Alors que les responsables politiques se disent émus par la pauvreté à Haïti et se lamentent sur l’absence d’un gouvernement capable d’organiser le pays pendant cette catastrophe, les journalistes ne devraient-ils pas leur poser la question de savoir pourquoi ils n’ont pas soutenu Haïti dans le passé ? Quand ils voient que Bill Clinton et George Bush ont été désignés comme responsables de l’aide humanitaire, les journalistes ne devraient-ils pas poser les questions évidentes, à défaut d’être courtoises, sur la part de responsabilité de ces anciens présidents aux souffrances des Haïtiens ?

    Quand les journalistes de grands medias osent rappeler ce passé politique, ils ont tendance à l’expurger des aspects les plus abjects de la politique des Etats-Unis, dégageant les gens au pouvoir aux Etats-Unis de toute responsabilité dans cette politique de "relations maudites entre les deux pays", comme l’a dit un journaliste du Washington Post. Quand les journalistes expliquent que les problèmes d’Haïti résultent d’une sorte de "dysfonctionnement politique", comme l’a qualifié le Post, il n’est pas étonnant alors, que les lecteurs gobent les arguments ouvertement réactionnaires de chroniqueurs qui dénoncent les problèmes d’Haïti comme provenant de sa "tradition de pauvreté" (Jonah Goldberg, Los Angeles Times) ou d’"influences culturelles réfractaires au progrès" qui a ses racines dans le vaudou (David Brooks, New York Times).

    On peut être informé grâce aux médias indépendants aux US (Democracy Now, par exemple, a proposé des reportages approfondis) ou en lisant la presse étrangère (comme cette analyse politique de Peter Hallward dans Le Guardian). Quand les journalistes des médias commerciaux aux Etats-Unis fourniront-ils le même genre de compte–rendu honnête ?

    Les médias d’infos, évidemment, ont le droit de faire leurs propres choix éditoriaux sur ce qu’ils veulent traiter. Mais nous, les citoyens, sommes en droit d’en attendre davantage.

    Robert Jensen

    ARTICLE ORIGINAL :
    http://dissidentvoice.org/2010/01/great-televisionbad-journalism/

    Robert Jensen enseigne le journalisme à l’Université du Texas d’Austin. Il a écrit : Citizens of Empire : The Struggle to Claim Our Humanity and Getting Off : Pornography and the End of Masculinity (South End Press, 2007). Son dernier ouvrage est : All My Bones Shake : Seeking a Progressive Path to the Prophetic Voice. Voir son site.

    Site où est également paru ce billet : http://thirdcoastactivist.org/

    Traduction emcee Des Bassines et du Zèle

    Note annexe de la traductrice :

    Tout est dit.
    A propos du billet du Guardian de Peter Hallard, je dirai qu’en effet, son texte est bien documenté et très intéressant. Ce qui est inquiétant, c’est la négation des faits et la violence de la réaction de nombreux intervenants dans les commentaires.
    Non seulement nous sommes prêts à tout gober, mais nous défendons bec et ongles des gens qui nous mentent délibérément.
    C’est déprimant.
    Ce n’est pas ainsi que les choses vont changer.
    Ni pour Haïti, ni pour tous ceux qui sont dans le collimateur des puissants. Et pour ces derniers, il semblerait que la liste s’allonge de jour en jour. Nous y compris.

    URL de cet article
    http://www.legrandsoir.info/Mega-Medias-Circus-propagande-desinformation-mensonges-et-silences-Dissident-Voice.html

     
     
    auteur   John CHUCKMAN, Robert JENSEN
    thème(s)   Désinformation & Propagande
    rubrique   Médias, Communication & Propagandes

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  • Ce soir, on sert la soupe sur la Première Chaîne de l’ORTF

    Même De Gaulle n’aurait certainement pas cru cela possible 40 ans après mai 68. Mais le pouvoir Sarkozien étant total, à défaut d’être totalitaire, sur les médias, ce soir TF1 offre sa tournée de soupe populaire au président le plus détesté de l’histoire de la République Française.

    Et on connaît déjà les présentateurs. Si Chirac et Mitterrand exigeaient le « haut-de-gamme », les élites du 20h des principales télévisions françaises, le petit Nicolas préfère jouer la facilité avec Laurence Ferrari, véritable Claire Chazal sans le botox, et le poujadisme à vomir d’un Jean-Pierre Pernaut.
    Aucune question piège. Rien. Il y aura bien un ou deux syndicalistes triés sur le volet, comme celui venant de Bretagne, dont on connait déjà le sujet, l’automobile. Quelle surprise!
    Inutile de dire que les conseillers de la parodie de président ont déjà mitonner les anecdotes ou poncifs ad-hoc pour répondre à l’ultra-gauchiste désigné, certainement pas peu fier de monter la parole du Tiers Etat aux oreilles du Monarque. L’Elysée, elle, aura eu son faire-valoir pour crédibiliser un peu ce débat gagné d’avance.

    Quant aux sujets abordés, ils seront servis pour faire plaisir aux disciples du National Sarkozisme: sécurité, sécurité, sécurité et… identité nationale avec son lot de croutons burqa, immigrations clandestines, tout pour faire oublier les vrais sujets Logement, Education, Chômage et les promesses tenues du Roy.
    Il faudra évidemment marteler à la ménagère de moins de 60 ans, les rares succès du Roy: la crise en Géorgie, la guerre en Afghanistan, le sauvetage des enfants Haïtiens, celui des infirmières bulgares et pourquoi pas… le mur de Berlin, la découverte du vaccin contre la grippe A, l’humanité qui a marché sur la Lune etc…

    Trêves de plaisanteries. S’il est facile de critiquer TF1, poussé par ses liens Bouyguesques vers le destructeur du modèle social français, attardons-nous quelques instants sur d’autres serveurs de soupes potentiels.
    La distribution de soupe populaire permet d’aborder aussi le problème délicat des financements par l’Etat des autres médias, une distribution « papier » et maintenant « numérique ».

    TF1 sert la soupe à Sarkozy

    Comment cracher dans la soupe – c’est le cas de le dire – quand on est financé par celui que l’on brocarde quotidiennement? Un problème de conscience donc qui s’est récemment posé aux médias indépendants d’internet, ces « purs players ». Problème que la presse traditionnelle a depuis belle lurette décidé d’oublier…ce qui explique une qualité médiocre et des tirages qui le sont tout autant!
    Comment comprendre ainsi que certains rivaux au pouvoir, qui s’insurgent légitimement contre les dérives, comme les excellents Mediapart ou Rue89, puissent accepter sans broncher des subventions du National Sarkozisme?
    Quoiqu’en dise le clownesque Pierre Haski, « Rue89 a reçu un financement, qui doit encore être confirmé fin janvier, de 249 000 euros pour le développement d’une nouvelle plate-forme technique, soit 60% du montant total de la dépense, la différence, 165 000 euros, devant être financée par le site lui-même. Il ne s’agit en aucun cas de subventions de fonctionnement. », un financement nauséabond reste un financement nauséabond.
    A contrario de l’adage, l’argent a une odeur et celui-là, sent le souffre. Edwy Plenel se contentait d’invoquer la transparence. Cela ne suffira certainement pas et rend de ce fait, non crédible, toute critique des journalistes couchés comme ceux du Figaro dirigés par l’ignoble Mougeotte.

    Le 1er octobre dernier, 419 millions d’euros ont été promis aux éditeurs de la presse nationale par un Frédéric Mitterrand tout souriant. Avec le même sourire cynique, il a demandé un « retour sur investissement » pour compenser un effort aussi étrange qu’énorme: 51% de hausse!
    Le concernant, on peut tout a fait imaginer que la presse ne fouille pas trop dans ses affaires privées thaïlandaises. Par contre, si elle venait à mettre le doigt sur certains photos des ennemis politiques du Roy, un certain responsable du FMI, alors les subventions pourraient se voir simplement…confirmées.
    Consciemment ou inconsciemment, toucher de l’argent dont l’origine ou les raisons ne sont pas louables, relève clairement d’un problème grave d’éthique.
    Pas de demi-mesures, pas d’excuses pitoyables, pas d’amalgames messieurs les professionnels du Journalisme, vous qui tous les jours dénoncez ces mêmes amalgames réalisés par nos « meilleurs ennemis » que sont les chantres du National Sarkozisme, restez irréprochables et donc inattaquables.
    Si en plus, on peut limiter les déficits publics en laissant faire la sélection naturelle: votre magazine, votre journal a un public? Alors il est capable de s’autofinancer. Sinon qu’il meurt! Ni plus, ni moins.
    Certaines revues papiers comme celle de l’UFC Que choisir, sans publicité pour éviter les influences des lobbies, fonctionnent sur ce modèle et fonctionnent très bien!

    Concernant France Télévisions, quand on apprend les courbettes d’Arlette Chabot et de Patrick de Carolis pour conserver leur poste, alors que, officiellement, ils sont soi-disant « indépendants » et même plutôt chiraquien pour le second, cela laisse pantois. Que dire des débats volontairement mal organisés, aux rencontres forcément sulfureuses entre Le Pen et Besson? Que dire des sujets abordés 100% raccord avec le plan com’ de l’Elysée ou de Matignon?
    Leur poste mérite-il le sacrifice de leur métier et de son éthique? Car De Carolis semble étrangement avoir été plus prompt à réagir aux attaques légitimes du maladroit et naïf Vincent Peillon plutôt qu’aux propos infâmes d’un Claude Guéant revêche à l’égard de la profession, les journalistes otages pris en otages par les talibans.
    TF1 ou France Télévisions…quelle différence? La première chaine de l’ORTS, l’office de RadioTélévision Sarkozien est directement macquée avec Martin Bouygues, tandis que France Télévision voit sa régie publicitaire vendue en petit bout à l’ami de Nicolas Sarkozy en personne, Stéphane Courbit
    Étrangement cette anecdote a été « oubliée » par le journal l’Express.fr dans son dernier article relatant les propos de Peillon, les journalistes ayant préféré s’attarder sur sa maladresse et son bide, tout deux vérifiés et vérifiables. Dommage que les pseudo-professionnels aient oublié le fond – l’empire Sarkozien des médias – au profit de la forme. A en donner raison à celui-là même qu’ils critiquent.

    Alors, mesdames et messieurs les professionnels du journalisme, gardez votre égo, gardez votre indépendance, allez chercher votre financement directement dans le porte-monnaie de votre lectorat et non en passant par la case « impôt ». Paroles d’un amateur, 100% indépendant et 100% libre!

    SOURCE CPOLITIC


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  • La nouvelle est tombée aujourd'hui : Nicolas Sarkozy s'invite toute une soirée sur TF1, le 25 janvier.

    Face à la seule Laurence Ferrari, connue pour sa pugnacité naturelle et son long combat contre les pressions élyséennes afin d'arracher le JT de la première chaîne, le président viendra "faire de la pédagogie" sur les différents sujets de son agenda médiatique.


    Suivra une séquence "le président et son peuple" durant laquelle Nicolas Sarkozy discutera avec 10 Français de leurs problèmes de la vie quotidienne, aux côtés de Jean-Pierre Pernaut. Ce fin analyste de la vie politique française, lui aussi réputé pour son peu de complaisance vis-à-vis du pouvoir, aura à coeur de préparer cette émission en choisissant des Français particulièrement pertinents, critiques et percutants. Il fera de cet échange, n'en doutons pas, un beau moment de vérité pendant lequel le chef de l'Etat rendra des comptes au peuple français sur son bilan.

    Nous remercions TF1 d'offrir au pays ce bel exercice de démocratie. Nous admettons qu'il risque d'être un peu rude pour le président, mais cela ne nous étonne nullement de la part de cette chaîne de télévision : les médias français ne sont-ils pas les plus libres et les plus pugnaces du monde ?

    Le 25 janvier, un jour d'où sortiront grandis, une nouvelle fois, la démocratie et les médias ! Merci TF1.

    SOURCE ICI


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  • Le journalisme à la papa est mort hier et on ne le pleurera pas. Finies les investigations laborieuses et les thunes de l’État gaspillées pour que des types jouent l’Albert Londres en des terres mêmes pas françaises : place au journalisme responsable ! Les mesures gouvernementales vont enfin mettre de l’ordre dans une profession qui se croyait au-dessus des lois. Revue de détails.

    Journalisme, année zéro

    Ça couvait depuis un moment. Le Président, en ébullition, avait de plus en plus de mal à contenir son courroux. Et les Français, conscients du problème, étaient prêts à embrayer. Trop longtemps que quelques apprentis Tintins en goguette coûtaient bonbon à la nation pour des clopinettes, sous-Kessel de pacotille incapables de lire correctement leur Guide du Routard.

    L’affaire des deux journalistes retenus en otage en Afghanistan parce qu’ils se croyaient dans un remake de SAS nique le Mollah Omar a mis le feu aux poudres. Et l’ordre de l’Élysée est tombé hier : puisque les journaleux sont irresponsables, ils resteront désormais là où on peut les contrôler : en France ou dans les environs (Suisse, Liechstenstein et peut-être Monaco si la situation y reste stable). Sage décision.

    Car les deux reporters inconscients qui batifolaient en terre afghane comme s’il c’était la Creuse ne sont que les derniers d’une longue lignée. Claude Guéant l’a rappelé hier dans une conférence de presse : « Le contribuable français va encore devoir raquer un max parce que deux irresponsables sont allés faire les débiles en territoire barbu. Cette fois, c’en est trop. Après Aubenas, Malbrunot, Kieffer et tous les autres, on en tire les conclusions nécessaires : interdiction absolue de vadrouiller en zone dangereuse. Finie l’époque des boys-scouts et des Rouletabille. On réinvestira l’argent ainsi économisé dans la moralisation du capitalisme, c’est du gagnant-gagnant.  ».

    Ce que le contribuable ne verra plus. Merci qui ?

    Le raisonnement est limpide. Puisque les journalistes ne savent pas suivre les plus élémentaires consignes de sécurité et que leurs rédactions ne mettent pas les freins nécessaires à leurs dérives, il convient que l’État lui-même leur fixe des interdits, et pas seulement géographiques : d’autres données seront prises en compte (état de santé, présence à la garden-party de l’Élysée, couleur politique etc…). « Ce sera une sorte de code de la route pour journalistes, a déclaré François Fillon. Plus question de leur laisser faire n’importe quoi , on va veiller à ce qu’il n’y ait plus de sortie de route. C’est pour leur bien.  »

    Devant la levée de boucliers chez certains des vieux grognards de la corporation, toujours prêts à crier à l’abus de pouvoir, Jean François Coppé a embrayé dans la soirée : « J’entends déjà les critiques qu’on va nous faire, sur la baisse de qualité de l’info, la fin des enquêtes, le nivellement par le bas de l’info, blablabla… Mais on a de quoi répondre ! À l’heure de Twitter et de Facebook, un journaliste n’a plus besoin de partir loin pour accumuler les informations : il suffit qu’il fasse semblant d’être sur place, et tout le monde s’en contente. Regardez Bernard Henry Lévy : la Géorgie, la Yougoslavie, Gaza… il n’a rien vu et pourtant il raconte plein de choses fascinantes. Et puis, avec de bons décors, on recrée facilement une ambiance… Quelques tubes de gouache, une heure de boulot, et on a un arrière-fond parfait pour un direct depuis Tora-Bora. Les journaux vont faire de réelles économies et les réinvestir dans de la vraie info. »

    Un Journaliste, lui ? Peuh, il n’avait même pas Twitter…

    Interrogés, les principaux directeurs de journaux hexagonaux se sont félicités de la décision du gouvernement. « Franchement, notre métier n’est pas de s’inquiéter pour notre personnel mais de le protéger. De toute manière, la plupart du temps, on faisait semblant d’avoir quelqu’un à l’étranger et on pompait l’AFP. Ces mesures ont l’avantage de clarifier les choses », remarque ainsi Laurent Joffrin, visiblement ravi. Du côté des chaines de télé, même son de cloche. Nonce Paolini, directeur général de TF1 déplore simplement que l’on autorise la Suisse comme terrain d’enquête : «  Même s’ils ont légiféré sur les minarets, ils restent assez poreux aux fondamentalistes, ça peut être un danger. Pourquoi pas autoriser la Belgique tant qu’on y est ? »

    Autre innovation, l’Élysée songe à instaurer un prix Pulitzer hexagonal basé sur un système de loterie. Fini le temps où quelques casse-cous raflaient les récompenses et les honneurs ; un simple journaliste à la Gazette de Triffouillis pourra bientôt remporter la récompense suprême en matière d’enquête. Nul doute qu’une saine émulation s’instaurera entre les rédactions et que l’Investigation avec un grand I en sortira gagnante.

    Enfin, cerise sur le gâteau, le gouvernement prépare la sortie d’un Guide du Routard du journalisme responsable (et durable) afin de conseiller au mieux les chasseurs d’images et de témoignages. Tous les cas de figure seront abordés. Besoin urgent d’une vidéo de pirates somaliens ? Allez-donc faire un tour à Disneyland, les Pirate des Caraïbes y sont criants de vérité. Un plan manquant pour compléter un reportage sur les écoles en Afghanistan ? Foncez dans les squares parisiens ou à Calais, les Afghans y sont encore nombreux (juste, dépêchez-vous avant qu’il n’en reste plus, ils se font de plus en plus rares en nos contrées). Pas d’adresse pour aller déjeuner avec votre boss Christophe Barbier mardi prochain ? Pas d’inquiétude, il adore les vermicelles de truffes de chez Marco Piunzinelli, dans le 16e. Des bons plans à foison…

    Marre des plans galères, ami journaleux ? Le gouvernement est là pour toi.

    L’homme nommé rédacteur en chef de ce guide, meilleur journaliste de France depuis plusieurs décennies, PPDA, nous en dit plus : « C’est toute une organisation qui se met en place. On va faire comme pour les plages : il y aura les zones vertes (journalisme autorisé sans restriction), les zones oranges (journalisme autorisé si embedded, Twitter conseillé), les zones rouges (réservées à BHL, Twitter + Facebook conseillés, attendre les conférences de l’Élysée avant d’écrire son billet) et les zones noires (no comment…). Je sais que certains craignent qu’on ne puisse plus faire notre boulot mais c’est du pipeau : comment vous croyez que j’ai interviewé Fidel Castro ? En y allant comme un mercenaire ? Laissez-moi rire… Le journalisme d’aujourd’hui se conjugue différemment, avec une bonne dose d’inventivité et de créativité.  »

    Un modèle

    Pour finir, le gouvernement ne compte pas en rester là. Fidèle à la devise de Bernard Tapie - Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ? - , le Président a décidé que les revenus des journalistes seraient désormais indexés sur leur capacité à respecter les règles édictées en la matières. Le blaireau de journaliste de base y pensera désormais à deux fois avant de prendre des initiatives contre-productives. Nul doute que l’information en sortira gagnante et que des dérives du type Denis Robert/Clearstream ne devraient plus se reproduire. C’est à ce prix - seulement - que notre démocratie pourra renouer avec les vertus d’une véritable presse d’investigation responsable.


    Spéciale dédicace, évidemment, au succulent Jean-Pierre Martin.

    SOURCE ICI


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  • Grave crise financière au "Monde"

    Jean-Pierre Langellier procède à une nouvelle dévaluation du journalisme

    Les coupes claires dans le poste « international » des médias obligent à de périlleuses acrobaties. Par exemple, « Informer » sur le Vénézuéla de Chavez depuis... Rio de Janeiro (soit à 4500 Km de distance...).

     

     

    Cela ne semble pourtant pas effrayer le trapéziste Jean-Pierre Langellier. D’autant plus que le filet est solide : 99 % des médias du Venezuela et du monde le confortent d’avance dans son aversion pour Hugo Chavez et son « socialisme du XXIème siécle ».

    En août 2009 le très contesté « correspondant régional » du Monde dénonçait depuis Rio la nouvelle Loi d’Éducation. Elle ouvrait la voie à la « censure de la presse », expliquait-il gravement, en prévoyant une « éducation critique aux médias » (réforme que proposait pourtant l’ex-directeur du Monde Jacques Fauvet, cité pour l’occasion par Hugo Chavez). Hélas, en janvier 2010, aucun commissaire politique n’est en vue dans les cours de récré. Au point que l’opposition vénézuélienne et ses médias ont oublié leur campagne contre la loi.

    Répondant aux critiques d’un lecteur en mai 2009, Langellier disait aussi sa crainte de voir Chavez fermer Globovision, chaîne privée de droite. Or, six mois plus tard, celle-ci continue en toute liberté à exiger le départ du président « par tous les moyens ». (1)

    La technique du trapèze est simple et nécessite une simple connection internet : papillonner de thème en thème, reprendre les "informations" des médias d’opposition (majoritaires au Vénézuéla), refuser le droit de suite au lecteur, ne jamais enquêter sur les réformes en cours.

    Cette fois cela s’appelle « Pour financer ses dépenses publiques, Hugo Chavez dévalue le bolivar ».

    Aux fins d’objectivité, Mr. Langellier commence par la conclusion : « Cette dernière mesure est un sérieux échec pour le chef de l’État, qui s’était toujours refusé à envisager un tel recours, que la dégradation continue de la situation économique et financière du Venezuela a rendu inéluctable. »

    Passons sur les incohérences de l’auteur qui nous explique que « la dépréciation massive du bolivar est un camouflet pour le président Chavez, que les médias pro-gouvernementaux tentent de dissimuler en parlant de simple ajustement » alors que le président a d’emblée annoncé : "nous procédons à une dévaluation" (discours du 8 janvier).

    Langellier ne dit pas à ses lecteurs que l’économie du Vénézuéla reste largement dominée par un "faux" libre marché où de grands groupes comme "Polar" fixent les prix en monopolisant sous des marques diverses la commercialisation de la plupart des articles - farine, bière, dentifrice, électro-ménager, etc. Ce secteur a toujours préféré spéculer en important les biens au lieu de les produire sur place, tout en profitant largement… des subsides d’un État rentier-pétrolier ! Si ce secteur critique le président Chavez c’est parce que celui-ci a décidé d’investir dans la production nationale, renvoyant le libre marché à son propre jeu.

    "La crise ne touchera pas à un seul de nos cheveux", clamait le président au début de 2009. Elle a pourtant "décoiffé" toute l’économie » jubile Mr. Langellier. Elle a surtout mis en lumière ces quarante ans d’économie artificielle, non-productive, reposant sur l’importation des biens et la spéculation sur les prix de vente, facteurs majeur d’inflation et obstacle au développement du pays.

    « La double dévaluation, selon M. Chavez, a trois objectifs : renforcer l’économie, freiner les importations qui ne sont pas strictement nécessaires, stimuler les exportations. » Mr. Langellier ne retient qu’il s’agit de «  financer les dépenses de Chavez » à travers un « État contrôlé par lui » pour « fidéliser l’électorat ».

    En réalité il s’agit de rééquilibrer la balance commerciale et à plus long terme de construire une véritable économie productive. Tâche d’ampleur, qui se poursuit à travers l’amélioration du contrôle des changes, l’octroi simplifié de devises aux entrepreneurs (un décret de janvier 2010 permet aux exportateurs de retenir 30% des devises pour leur marché intérieur) et une meilleure méthodologie de contrôle des mouvements de capitaux.

    Le gouvernement a créé le 13 janvier 2010 le « Fonds du Bicentenaire » : un milliard de dollars pour financer la substitution des importations, l’appui aux productions stratégiques et les exportations de produits agricoles (cacao, café, riz..) ou de production légère (plastique, acier, aluminium, alimentation..) grâce à un taux de change favorable aux petits et moyens entrepreneurs. À la différence du grand patronat, ceux-ci ont bien accueilli ces mesures.

    Le commerce privé indexait ses prix sur le dollar parallèle, surévaluant artificiellement les prix (1 dollar pour 7 bolivars). La Banque Centrale du Venezuela vient d’injecter 100 millions de dollars sur les marchés, faisant immédiatement baisser le dollar parallèle de 25%. La conséquence devrait être une baisse des prix de la part du secteur privé. En outre la dévaluation ne peut avoir d’effet concret sur les prix (si tant est qu’elle en ait) que dans deux mois, au renouvellement des stocks de certains produits d’importation. Les augmentations actuelles de prix ne sont donc que spéculatives et totalement illégales.

    « Pendant le week-end, les habitants de Caracas ont pris d’assaut les magasins pour acheter téléviseurs et ordinateurs, avant que leurs prix n’augmentent » raconte Mr. Langellier. Les chaînes privées ont en effet transmis les scènes risibles d’une classe moyenne achetant fébrilement des écrans plats, victime de la psychose entretenue par ces mêmes médias. Mais au Vénézuéla, 80 % des habitants appartiennent aux secteurs populaires. ce sont les associations de consommateurs populaires et l’Institut qui défend leurs droits (INDEPABIS) qui ont «  pris d’assaut les magasins » pour contrôler les prix.

    La mobilisation sociale est un réel succès. La population s’est unie aux fonctionnaires pour empêcher les augmentations illégales et fermer le cas échéant les commerces qui s’obstinent á frauder.

    Une fois n’est pas coutume, un gouvernement défend les droits des « petits ». En décembre il a également nationalisé plusieurs banques coupables de malversations, remboursé immédiatement les épargnants, tandis que la justice poursuit les hauts responsables, dont certains ont fui aux États-Unis.

    Pour Mr. Langellier, seul compte le fait que «  le Venezuela est entré en récession : - 2,9 % en 2009 ». En réalité, face à la crise économique mondiale, les Vénézueliens sont plus protégés que leurs voisins grâce a une politique anti-austérité qui a multiplié les budgets sociaux. Résultat : un taux de chômage tombant à 6,6% en décembre 2009, la pauvreté en baisse continue (30% aujourd’hui contre 65% en 1998). Le Vénézuéla monte dans le classement du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et entre dans le club fermé des pays à « indice de développement humain élevé ».

    De tout cela, Mr. Langellier ne dit rien. Il préfère dénoncer ce « gouvernement qui aura plus d’argent, mais qu’il prendra dans la poche des gens ». Sauf que c’est pour l’y remettre aussitot et en plus grande quantité. L’État poursuit sa politique de missions sociales, notamment par le biais du Fonds du 19 avril, garantissant ainsi la gratuité de l’éducation, l’accès aux soins pour tous, cassant les prix des aliments de base. Le président Chavez a décidé ce 15 janvier une augmentation de 25 % du salaire en 2010 (sans compter les avantages dont bénéficient les travailleurs comme les tickets-restaurants, etc...). Ce qui fait du salaire minimum le plus élevé de toute l’Amérique Latine.

    Mr. Langellier « oublie » même la naissance d’une nouvelle monnaie régionale, le SUCRE (Système Unique de Compensation Régionale) qui permet de libérer de la dictature du dollar les échanges commerciaux entre les pays de l’ALBA (Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Dominique, Equateur, Saint-Vincent et les Grenadines, Antigua-et-Barbuda, soit 71 millions de personnes et un PIB d’environ 540 milliards de dollars, système ouvert à d’autres États d’Amérique Latine.) Cette union régionale non-concurrentielle, basée sur la complémentarité des économies, est cohérente avec la vision non-monétariste, sociale de l’économie vénézuélienne qui récupère des secteurs-clefs comme la sidérurgie, les télécommunications, le ciment, le pétrole, l’agriculture, la banque.

    La Banque Centrale que l’Europe a réduit, par dogmatisme néolibéral, à un robot monétariste, devient au Vénézuéla un levier d’investissement au service du développement national. En Argentine la présidente Cristina Fernandez affronte, elle, une Banque Centrale archaïque qui refuse d’éponger les dettes de l’État au moment oú le pays veut sortir de la crise dans laquelle l’a plongé le néolibéralisme.

    Des émeutes de la faim reprimées par la social-démocratie (1989) à la première élection de Chavez (1998), le Venezuela a connu une lente gestation politique. Dix ans de gouvernement bolivarien ont ensuite permis de changer les lois et de procéder aux premières modifications structurelles. On passe en 2010 à la construction d’un nouveau modèle de production et de nouvelles relations sociales basées sur des instruments juridiques, politiques, sociaux, économiques (démocratie participative, structures communales, entreprises de production sociale,...). Plusieurs sondages indiquent que 60 % des vénézuéliens préfèrent aujourd’hui le socialisme au capitalisme. Changement profond dans un pays ultra-consommateur et culturellement nord-américanisé. C’est toute l’importance du temps comme clef d’une transition d’un modèle a l’autre.

    C’est évidemment cette transformation « socialiste » que Le Monde se doit d’attaquer. Mr. Langellier cite un économiste : "Il est rare dans le monde d’aujourd’hui de voir un système de change qui privilégie autant le secteur public". Dans un article de mai 2009, Mr. Langellier écrivait : « ce socialisme du XXIe siècle que Chavez affirme vouloir enfanter, ressemble beaucoup à celui, autoritaire et étatiste, qui, rappelle le philosophe et opposant Antonio Pasquali, « a échoué au XXe siècle dans 46 pays ».

    D’autres dangereux révolutionnaires étatistes en Allemagne, en France, durant la bien-nommée période des « Trente Glorieuses » ont suivi une politique de dévaluation du franc et fait intervenir l’État dans l’économie, tout en augmentant les salaires et en prenant des mesures de protection sociale.

    « La seule chose que les Américains n’ont jamais pardonné á De Gaulle, m’a dit Pierre Messmer peu avant sa mort, ça n’est pas sa sortie de la défense intégrée de l’OTAN, (où Sarkozy veut nous faire rentrer), ni son fameux discours de Pnom-Penh dénonçant la guerre au Vietnam, c’est sa remise en cause du « privilège exorbitant du dollar » (...) De Gaulle avait pour opposants les mêmes gens, haute finance et classe moyenne, qui firent tomber le gouvernement Blum dans les années trente en spéculant contre le franc et en plaçant leur argent à l’étranger (écrit Hannah Arendt dans une lettre à Mary Mc Carty fin 68). Le tout non pas en réaction aux émeutes étudiantes, mais aux idées de De Gaulle sur la participation des travailleurs dans les entreprises » (2).

    Certes demander au "Monde" de passer de l’imputation au journalisme reviendrait à exiger du trapéziste aveugle un triple saut périlleux sans filet et sans trapèze.

    Thierry Deronne, licencié en Communications Sociales (Bruxelles)

    Grégoire Souchay, étudiant de l’Institut d’Études Politiques (Toulouse)

    Caracas, janvier 2010.

    (1) Autre exploit : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et du libre commerce.

    (2) Extrait de : « Le mai 1968 dont les médias n’ont pas voulu parler » Morgan Sportes.

    SOURCE ICI

     


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  •  

    Un article paru sur numerama.com annonçait hier, vendredi 15 janvier 2010, que Google.cn n’était plus accessible en Chine.

    Cependant, l’action courageuse (mais calculée) de Google risque fort d’être étouffée dans l’oeuf. Selon diverses sources chinoises relayées dans les médias, Pékin aurait déjà riposté en bloquant la version chinoise du moteur de recherche (Google.cn). Si ce dernier reste accessible depuis les autres régions du globe, les internautes chinois à l’intérieur de la “grande muraille numérique” ne pourrait plus y accéder.

    http://www.numerama.com/magazine/14857-google-recoit-les-eloges-du-congres-americain-et-se-refait-censurer-en-chine.html

    Voici donc la copie d’écran prise ce matin 16 janvier 2010.

    Comme vous pouvez le constater, google.cn est toujours accessible, comme d’ailleurs google.com et google.fr. Il reste donc toujours facile de raconter n’importe quoi sur un non-évènement se déroulant à plus de 10 000 kms, et donc parfois difficilement vérifiable par le commun des Français. Une chose par contre totalement réelle, est la mauvaise foi malhonnête de certains médias qui pour plaire à leur classe bien-pensante de lecteurs sont prêts à tous les mensonges pour redorer un blason si terne. Je ne sais si Numerama est un des heureux bénéficiaires des subventions Elyséennes, mais si tel est le cas, il a bien appris sa leçon, dans le cas contraire, ce média devrait se recycler dans le papier toilette qui semble plus adapté à la piètre qualité de ses articles.

    Pour ma part, si j’avais été au gouvernement, et plutôt que d’attribuer de généreuses subventions funéraires à une presse moribonde, j’aurai réformé le statut de journaliste en modifiant le paragraphe stipulant que :

    « Pour être journaliste, il faut tirer de cette activité le principal de ses revenus »

    Par

    « Pour être journaliste, il se doit de vérifier une information donnée, ou se taire si l’on n’a rien à dire »

    Liberté d’expression : oui, liberté de mentir : non

    ALBIE Alain - Hengxian - Guangxi - Chine

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

     
    Auteur : Roland

    logo de Google.cnHier j'ai vu et entendu plusieurs informations dans les médias dominants qui disaient que la Chine avait bloqué Google.cn sur son territoire.

    Seulement, j'ai tellement l'habitude d'entendre n'importe quoi quand il s'agit de la Chine, que j'ai eu l'idée d'envoyer un mail à Hengxi, un contributeur régulier de Dazibaoueb, pour lui demander de vérifier. Hengxi réside en Chine, comme l'atteste son fournisseur d'accès internet (CHINANET Guangxi province network) ainsi que la géolocalisation de son adresse IP :


    Geolocalisation

    Sans surprise Hengxi a contaté que l'information donnée en France était fausse, Google reste accessible depuis la Chine, et il a publié cet article. Merci donc à Hengxi de rétablir la vérité.

    Dans ce cas précis l'information était très facile à vérifier, surtout pour les médias qui ont des correspondants permanents en Chine, et qui pouvaient en 3 clics vérifier si Google.cn était accessible. C'est donc bien de manière délibérée que cette désinformation a été diffusée.

    On constate encore une fois que l'on a été abusé par les médias. C'est habituel quand il s'agit de la Chine.

    Ca ne concerne d'ailleurs pas que la Chine, c'est pareil pour la Russie, le Vénézuéla, Cuba, etc... Rappelez vous  par exemple comment les médias ont traité la guerre entre la Russie et la Géorgie.

    Et dans l'autre sens, tous les pays alignés sur les USA ne sont jamais "maltraités" par nos médias. Jamais un mot de critique contre la Colombie par exemple, pays où le pouvoir assassine 1000 syndicalistes par an. Le pompon étant attribué à Israël, où quoiqu'il se passe, nos médias justifie même l'injustifiable.

    En gros selon les médias dominants, le monde se partage entre méchants et gentils. Les gentils sont les pays à la botte des USA, les méchants sont les pays qui ne s'alignent pas avec les gentils américains. C'est assez caricatural mais c'est comme ça.

    Presse, ne pas avalerIl faut donc être très méfiant vis  vis de nos médias, et systématiquement vérifier les informations qui nous sont données. Je sais, ce n'est pas évident, mais Internet est là pour nous aider.

    Toutefois c'est assez facile à déceler. Quand vous voyez toute la presse dominante, toutes les télés et toutes les radios distiller le même discours, vous pouvez être à peu près sûrs qu'il y a anguille sous roche.


    Post-Scriptum: J'informe Hengxi qu'il est promu correspondant permanent de Dazibaoueb en Chine.


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