• LES DISPARITIONS ET LES CRIMES POLITIQUES REVIENNENT

    Honduras : les disparitions et les crimes politiques reviennent

    Voici le communiqué du CODEH, comité de défense des droits de l’homme, qui fait suite à plusieurs exactions d’hommes masqués signalées depuis la fin des élections, assassinats, enlèvements torture.

    En date du 7 décembre de l’année le CODEH a annoncé les disparations de mesdames : VILMA MARTINEZ, SONIA CASTILLO et quatre autres personnes ; depuis nous avons appris que Madame Sonia Castillo n’est pas la personne disparue et qu’il y a eu une confusion de nom, le nom de Sonia Castillo correspond en fait à celui d’Ada Marina Castillo après qui en avaient les auteurs de cet acte criminel.

    JPEGLes séquestrations ou les disparitions se sont déroulées ainsi : samedi 4 décembre à trois heures de l’après-midi un véhicule Tacoma de couleur bleue à bord duquel se trouvait cinq personnes est arrivée à la colonia Nueva Capital, les cinq personnes étaient masquées avec des passe-montagnes, portaient des uniformes de la Direction Nationale d’Investigation Criminelle (DNIC), et étaient équipées d’un fusil Galil et de pistolets 9 mm. Ils sont descendus et sans un mot ont arrêté et ont embarqué dans leur véhicule Mr Santos Corrales Garcia qu’ils ont emmené pour une destination inconnue ; dimanche à 1h du le matin, est arrivé un autre véhicule (probable le même) à la maison de mesdames : VILMA YOLANDA MARTINEZ, SANDRA YAMILETH ORDOÑEZ, LUIS CARBALLO E ISIDRO BACA. Les personnes qui ont été emmenées ont eu la tête enfermée dans un sac noir, ce qui leur a fait perdre le sens de l’orientation, elles ont été détenues dans des maisons clandestines ou des cellules qui a-priori sont à la police, durant l’interrogatoire ils leur ont posé des questions à propos de Madame ADA MARINA CASTILLO ; madame Castillo est l’une de celles qu’il a eu la responsabilité de la cave où la résistance emmagasinait des vivres et surtout l’eau pour les marches qu’elle organisait.

    Mercredi, après notre communiqué, ils ont rmis en liberté les personnes suivantes : VILMA YOLANDA MARTINEZ, SANDRA YAMILTH ORDOÑEZ et monsieur LUIS CARBALLO. Ces trois personnes ont été abandonnées à la sortie nord de la capitale, pieds et mains liées, monsieur ISIDRO BACA a été laissé à la périphérie de la ville de Choluteca à presque cent vingt kilomètres de Tegucigalpa. A ceux qu’ils ont libérés les kidnappeurs leurs ont donnés trois jours pour abandonner le quartier où ils vivaient et pour quitter le pays.

    JPEGLes efforts du CODEH, pour garantir la vie de toutes les personnes disparues n’ont pas obtenu complètement gain de cause puisque ce 11 décembre on a retrouvé les cadavre de monsieur SANTOS CORRALES GARCIA, dans une communauté de Lepaterique, il a été décapité, pour le moment sa tête n’a pas été retrouvée.

    Ce crime odieux s’ajoute aux autres qui déjà été signalés, dont les corps retrouvés présentent des signes de torture brutale, comme couper la langue et les oreilles. Ces agressions de basse intensité sont orientées pour mettre en place un climat de peur collective [NDT : comme en Argentine durant la dictature de la Junte], et ceux qui les mettent en place le font sur la base d’un calcul logique. Ces crimes sont soutenus par le silence de la hiérarchie de l’Église Catholique, d’un secteur de la hiérarchie protestante, et de la justification du responsable National des Droits de l’Homme.
    Quelques jours auparavant le CODEH avait annoncé le massacre, cela ne l’a pas arrêté mais la méthode a été modifiée, pour ne pas avoir pu assassiner durant les élections, ils le font en silence après de manière systématique.

    Il est nécessaire que le monde sache ce qui arrive au Honduras, c’est nécessaire que monsieur OBAMA mérite son Prix Nobel de la paix en dénonçant face au monde ce qui arrive au Honduras ; comment est-il possible de parler de Commission pour la Vérité sur les violations systématiques des droits de l’homme, aucun pays du monde ne dit la vérité sur la guerre. Pour qu’il y ait une paix et une vérité au Honduras il faut d’abord en finir avec le rémige militaire de dictature qui sévit et qui assassine aujourd’hui, pour que nous puissions dialoguer sur la vérité, celle d’hier (des années 80) et celle d’aujourd’hui, puisque les impunis d’hier sont les impunis d’aujourd’hui.

    Le CODEH demande à ceux qui nous lisent : dites-nous ce que nous pouvons faire ? C’est un régime qui se moque des moyens qui nous ont été accordés par la Commission Interaméricaine des Droits de l’homme, y a-til un autre organisme qui peut nous aider à arrêter ce crime horrible qui a comme une finalité construire une terreur collective : quelqu’un peut nous aider à trouver ceux qui appuient ce régime de terreur ? Nous demandons une enquête de fond pour que le monde sache qui appuie ce régime de mort et d’impunité. Pour qu’ils arrêtent cette agression contre l’humanité.

    Tegucigalpa Municipalité du district central le 11 décembre 2009
    Commission Exécutive Direction National

    NOUS LUTTONS POUR LA PAIX EN DÉFENDANT LES DROITS DE L’HOMME ET LA JUSTICE

    Source : CODEH via email sur le net, Honduras é logo ali REAPARECE LA DESAPARICION FORZADA Y EL CRIMEN POLITICOMuere decapitado miembro de la Resistencia hondureña de manos de la Policía Traduction : Primitivi _TelSur


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