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    Honduras / Colombie : Quand le vice-président colombien, en visite au Honduras, demandait un "Bloc paramilitaire"

    par Dick Emanuelsson

    samedi 23 janvier 2010, par Primitivi

    Tegucigalpa le 13 janvier 2010 - Le vice-président Francisco Santos s’est mis les mains et les pieds dans la masse gluante de la ‘parapolitique’ en Colombie. Mais il salue et reconnaît le coup d’État au Honduras durant sa visite à Tegucigalpa, invité par des entrepreneurs honduriens.

    Le vice-président colombien Francisco Santos a dit à l’agence de presse AP dans sa visite au Honduras, que "la leçon de dignité que le Honduras a donnée à l’Amérique Latine et au monde mérite d’être applaudie et appuyée... et, dans ce sens, la Colombie est aux ordres des honduriens".

    Il n’y a aucun doute, et le président Álvaro Uribe lui-même l’a confirmé quand il a reçu la délégation du régime de facto de Micheletti quand celle-ci avait eu son premier contact à San José du Costa Rica avec Oscar Arias et la délégation du président Zelaya. La délégation n’est pas rentrée à Tegucigalpa mais a continué sa tournée au Panama et à Bogotá, se réunissant avec Martinelli et Uribe qui ont en commun d’être des pantins du Pentagone, qui ont permis à respectivement sept et quatre bases militaires américaines de s’installer sur leur territoire national. Selon la délégation de Micheletti et le quotidien El Heraldo, Uribe a montré une sympathie pour les événements du Honduras. Maintenant ceci est confirmé par le vice-président lui-même.

    Mais qui est Francisco Santos ? C’est un fils de l’empire du quotidien El Tiempo qui en Colombie "pose et dépose les présidents". Le poste de vice-président il l’a reçu en échange d’un dossier publié dans El Tiempo favorable à la campagne électorale de Uribe en 2002. A un moment Santos est parvenu à occuper la vice-présidence, le Ministère de la Défense et le Ministère du Logement et de la Culture. On peut dire, à propos du solde politique de Santos, qu’il a pissé partout.

    Mais Santos est un peu plus. Nous citons Caracol Radio (1) qui ne peut pas être accusé être de gauche ou populaire. A Caracol il ressort dans plusieurs perles médiatique et le 15 mai 2007, le chef des paramilitaires colombiens des AUC, Salvatore Mancuso, a raconté que Francisco Santos a sollicité les AUC et son chef d’alors, Carlos Castaño, pour que celui-ci crée une base paramilitaire appelée "Bloc Capital" autour de Bogotá où le groupe de guérilleros des FARC avait et a toujours une forte influence sur la paysannerie de part ses décennies de lutte pour une réforme agraire.

    Mancuso dit sur Caracol : "Du vice-président Francisco Santos, Mancuso a aussi dit qu’il l’a rencontré à au moins trois occasions, desquelles est ressorti son intérêt au projet paramilitaire, arrivant même à proposer la création d’un bloc d’auto-défenses pour la capitale, vu l’encerclement auquel les FARC soumettaient Bogotá. Salvatore Mancuso a assuré, même, que Carlos Castaño a offert à Santos d’être le commandant de la structure qui serait appelée Bloc Capital, ce à quoi le vice-président a répondu par la négative, parce qu’il ignorait comment s’occuper de cela".

    Et le premier, le Ministre de la Défense Juan Manuel Santos, n’était pas moins important, au contraire et il s’explique et confirme l’euphorie de Francisco Santos face au coup d’État et son résultat au Honduras.

    Nous citons Caracol : "Salvatore Mancuso, le paramilitaire démobilisé, a soutenu qu’il s’était réuni à deux occasions avec Juan Manuel Santos, actuel Ministre de la Défense, qui avait posé un accord entre les Auto-défenses et les FARC pour organiser une constituante et exiger le retrait du président de l’époque Ernesto Samper".

    L’ex-ambassadeur des États-Unis à Bogotá, Myles Frechette, a confirmé qu’il y avaient un groupe de l’élite colombienne qui lui avait demandé son aval pour exécuter un coup d’État en Colombie contre le président Ernesto Samper (1996-2000). L’un de ces personnages, selon les chefs paramilitaires, serait Juan Manuel Santos. Mais Frechette a rejeté la demande qui, paraît-il, suivait le même schéma qu’actuellement au Honduras, en pensant que les étrangers pouvaient moduler la politique en Colombie pour leurs propres intérêts sans coup d’État.

    En Colombie il y a presque une centaine de parlementaires emprisonnés qui font l’objet d’une enquête de la Cour Suprême de Justice pour leur rôle dans ce que l’on nomme la "parapolitique", c’est-à-dire les groupes de l’élite colombienne qui ont créé, utilisé et profité du paramilitarisme pour arriver au pouvoir dans des communes comme pour les présidentielles. Uribe est considéré comme le "Numéro 82" par le Ministère de la Défense américain que dans une investigation et un rapport secret de mars 1991 a été classé avec le numéro "82", étant donné que la liste comprenait 116 personnes liées au Cartel de Medellín, des intimes, des alliés et des amis du baron de la drogue, Pablo Escobar. Uribe est le "Numéro 82" dans cette liste.

    Ils avaient les bandes de tueurs à Medellín qui ont été transformées en groupes paramilitaires. En 2001 la revue News Week a réussi à mettre au jour les fichiers secrets pour lesquels le reporter accrédité par la revue en Colombie a dû abandonner le pays pour avoir reçu des menaces de mort.

    Ca n’est pas tellement insolite qu’avec une telle "feuille route", le vice-président dise "Mon admiration pour le peuple hondurien est personnelle et institutionnelle. Il a stoïquement enduré les pressions internationales, l’ingérence extérieure et toutes sortes d’assauts contre sa souveraineté afin de ne pas permettre qu’un modèle anachronique s’implante dans le pays".

    Mais : qu’il ne s’échappe pas aussi facilement ! Le nerveux F. Santos, sur qui tant ici au Honduras comme en Colombie, la Cour Internationale Pénale travaille à enquêter sur des cas où des groupes de paramilitaires colombiens sont impliqués dans des massacres ou des assassinats sélectifs dans les deux pays, sur information des organismes des droits de l’homme comme le COFADEH et de CODEH.

    Monsieur Santos rêvait de son propre "Bloc Capital" pour qu’il le protège contre le groupe de guérilleros à Bogotá. Mais les "matones" paramilitaires qui tuaient à moto et brûlaient, incinéraient des milliers de victimes dans des fours dans un pure style nazi, mais la vérité va tôt ou tard atteindre non seulement les auteurs matériels, comme le cas de Salvatore Mancuso, mais aussi ceux qui ont donné l’ordre d’exécuter ces crimes contre l’humanité sur une population démunie.

    Dans une déclaration le Chancelier colombien, Jaime Bermúdez, réaffirme aussi que le régime d’Uribe n’était jamais sérieux dans son rejet du coup d’État car dans le même temps il l’appuyait sans que cela soit publique.

    "La position de la Colombie est très claire (...) on reconnait l’importance de ces élections. La Colombie a fait un geste en reconnaissant le gouvernement élu en faisant un appel, cela oui, qu’ils laissaient passer pour avancer un Gouvernement d’unité nationale et du retour à la normalité constitutionnelle", a dit Bermúdez à un rayon l’Escargot de Bogotá.

    Puisque ce furent pas "un Gouvernement d’unité nationale" ni "des élections avec une participation massive", comme le soutenaient les grands fonctionnaires de la Cour suprême Électoral et le régime de facto, mais une minorité, 46,7% des honduriens (selon le même TSE du 23 décembre), qui sont allés voter.

    Mais les déclarations sans fondement de cette nuit du 29 novembre 2009 ont été prises comme prétexte pour Uribe, Alan García, Martinelli, Oscar Arias et Obama pour reconnaître les élections et par conséquent, le coup détat militaire du 28 juin.

    "Quand les élections se sont déroulées au Honduras, le président (Álvaro) Uribe a publiquement reconnu leur importance" dit Bermúdez.

    Cela devient clair ! C’était la stratégie du Département d’État. Et ils ont réussi avec trois "Accords de San José-Tegucigalpa" à tromper et manipuler le président constitutionnel, Manuel Zelaya, pour qu’il signe ces accords afin de gagner du temps jusqu’au 29 novembre.

    D’un autre côté en Colombie six autres militaires ont été laissés en liberté alors qu’ils étaient impliqués dans des histoires de "faux positifs", une expression inventée par Juan Manuel Santos pour masquer ce qui n’est pas autre chose qu’une exécution arbitraire. Des organismes des droits de l’homme comme de FIDH, la Fédération Internationale des Droits de l’homme qui siège à Paris et à Bruxelles pensent qu’il doit y avoir plus de 2000 jeunes colombiens qui ont été enlevés par les militaires et assassinés ensuite en tant que "guérilleros morts au combat".

    Jusqu’à présent il y a plus de 30 de ces paramilitaires qui ont été remis en liberté en Colombie, ce qui confirme que cette justice est au côté d’autres pays dans la régions. dans un système type "je couvre mes arrières". Le procureur colombien assure que les libertés pour des "faux positifs" sont un scandale international (2).

    Notes : (1) Mancuso afirma que Vicepresidente y Mindefensa se reunieron con paramilitares, par Caracol, Mayo 15 de 2007 (1) Ya son 30 los militares con libertad provisional por ’falsos positivos’, par El Tiempo.


    Source : Dick Emanuelsson via Vos El Soberano - Cuando el vicepresidente colombiano, en visita en Honduras, pedia a los paramilitares crear un “Bloque Paramilitar”
    Traduction : Primitivi


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