• AU NICARAGUA, LA CANNE À SUCRE TUE LES OUVRIERS À PETIT FEU

    Au Nicaragua, la canne à sucre tue les ouvriers à petit feu

    Par Nolwenn Weiler (12 juillet 2010)

    Face aux ravages que provoquent les pesticides sur la santé des ouvriers de l’industrie sucrière au Nicaragua, un mouvement social, emmené par une femme, Carmen Rios, se bat pour la reconnaissance des maladies professionnelles et l’indemnisation des victimes.


    © Giorgio Trucchi - Rel-UITA

    « DDT », « Paraquat »... Ces noms barbares font partie du panel de pesticides abondamment déversés chaque année sur les plantations nicaraguayennes de canne à sucre, dans la région de Chichigalpa, à l’ouest du pays. Les 3.000 ouvriers qui y travaillent - jusqu’à 7.000 au moment de la récolte - ne prennent évidemment aucune précaution pour épandre ces produits miraculeux, qui tuent les mauvaises herbes, les insectes ravageurs, et font pousser la canne plus vite. Ils boivent l’eau des rivières, complètement infectée, se lavent dedans, cuisinent avec... sans s’inquiéter.

    « Je me souviens simplement que maman nous disait de rentrer dans la maison quand ils épandaient les pesticides par avion », témoigne Carmen Rios, porte-parole d’anciens travailleurs de la canne à sucre, aujourd’hui atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC). De passage en Aquitaine, à l’occasion de l’université d’été du CRID (Centre de recherche et d’information sur le développement) , elle rappelle que les victimes ne sont pas toutes d’anciens travailleurs : « Moi, par exemple, je souffre d’IRC alors que je n’ai jamais mis les pieds dans la plantation. C’est par l’eau, que j’ai été contaminée. »

    Une douleur insupportable

    C’est la variation du taux de créatinine, une molécule normalement éliminée par les reins et sur laquelle les pesticides ont une influence certaine, qui définit l’état d’IRC. Silencieuse pendant longtemps, cette maladie a des effets de plus en plus ravageurs. « Au début, il y a la fièvre, les maux de ventre, l’hypertension, les maux de tête, des douleurs intenses dans les os, les oublis, explique Carmen Rios. Et puis les douleurs deviennent de plus en plus insistantes et intolérables. » Une personne malade, citée par Peuples solidaires dans son appel à la solidarité avec ces anciens travailleurs, rapporte qu’en phase terminale, « la douleur est si intense, c’est comme si tous les os de votre corps étaient brisés. C’est une mort horrible, une douleur insupportable. » Depuis que le recensement des personnes atteintes d’IRC a commencé en 2000, plus de 3.000 personnes sont mortes. 8.000 ont été déclarées malades.

    A force de combat, le mouvement emmené par Carmen Rios obtient en 2004 l’inscription dans le code du travail de l’IRC comme maladie professionnelle. Grâce à quoi 5.400 personnes touchent aujourd’hui 80 euros de pension par mois. « Pour les autres, nous avons diverses tracasseries administratives, notamment avec la sécurité sociale, détaille Carmen Rios. Mais cela devrait se résoudre. Nous souhaitons, en plus, percevoir une indemnisation de l’entreprise qui exploite la canne à sucre et qui est l’une des plus puissantes et des plus riches du pays. » C’est la « Sugar Estates Ltd. » qui gère la sucrerie de Chichigalpa, propriété du Groupe Pellas, qui possède des banques, des usines ou des plantations dans toute l’Amérique centrale et en Floride.

    « On ne connaît les ouvriers que par leur numéro »

    Pour faire pression sur Pellas, les anciens travailleurs ont marché sur Managua en mars 2009. Et ont décidé d’y rester. Ils sont plus de 300 à camper depuis plus d’un an au pied de la cathédrale, à 600 mètres du siège de l’entreprise. « Nous y allons tous les jours, poursuit Carmen Rios. Tous les matins, nous restons une à deux heures devant le siège, puis nous repartons. Un compagnon égrène les noms de ceux et celles qui sont décédés, en rappelant, à chaque fois, le numéro sous lequel ils étaient enregistrés par l’entreprise. Parce que, chez Pellas, on ne connaît les ouvriers que par leur numéro. »

    Jusqu’à quand tiendront-ils le coup ? Dans les rues de Managua, recouvertes de poussière les jours de grande chaleur, les pieds dans la boue quand la pluie se met à tomber, régulièrement harcelés, voire frappés, par la police... « Nous resterons tant que nous n’aurons pas obtenu gain de cause, assure Carmen Rios. Nous voulons être, chacun, indemnisés. Nous réclamons aussi la fin de la consommation de pesticides et la plantation d’arbres dans nos régions désolées par les plantations de canne à sucre. » Un mouvement de boycott du Rhum national produit par Pellas, Flor de cana, a été lancé par un groupe d’étudiants. S’il est suivi, cela pourrait encourager la multinationale à prendre enfin en compte la santé des ouvriers qu’elle emploie.

    Nolwenn Weiler


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    1
    Gerard
    Mardi 24 Août 2010 à 23:56
    L'Association Nicaraguayenne de Personnes Affectées par l'Insuffisance Rénale Chronique (ANAIRC) déploie depuis un certain temps une campagne de dénigrement contre Nicaragua Sugar Estates Limited (NSEL), membre du Group Pellas, poursuivant comme seul but l’obtention d’une compensation monétaire non justifiée.

    Cette campagne est basée sur l'hypothèse que la centrale sucriere San Antonio (ISA) est responsable, par ses mauvaises pratiques productives, de la maladie d’insuffisance rénale chronique qu’affecterait à un groupe d’anciens travailleurs de cette entreprise.

    ANAIRC est une organisation peu connue au Nicaragua et leurs points de vue n'ont pas d’écho dans notre pays tant par leur manque de preuves comme parce que ils ne gardent pas des liens avec ce que c’est la réalité. Il faut prendre en compte que l’entreprise objet de ses attaques est une des plus prestigieuses du Nicaragua, soit pour son système de production, soit par ses pratiques de responsabilité sociale.

    Les promoteurs de cette campagne sont bien conscients de cela, raison pour laquelle ils concentrent ses attaques dans l'Internet et ces dernières semaines ils ont adopté une nouvelle modalité d’action, organisant la visite de la présidente d’ANAIRC en France pour y chercher des appuis avec le soutien d’activistes non nicaraguayens d’une trajectoire politique bien connue.

    Les porte-paroles d’ANAIRC peuvent trouver facile de chercher dans certains milieux internationaux les supports qu’ils n’obtiennent pas au Nicaragua. Ils utilisent un discours dramatique où ils apparaissent comme des «victimes des abus commis par une entreprise égoïste, insensible et prédatrice». Peu importe s'ils n'ont pas des preuves ou des études qui puissent supporter ses affirmations. En même temps, les données dont ils parlent ne sont pas avalisées par aucune institution publique ou privée du Nicaragua et leur seule source de référence sont eux-mêmes. Pour ANAIRC l'essentiel ne sont pas les arguments bien fondés sinon développer un discours émotionnel qui puisse lui proportionner d’appuis en provenance de secteurs avec lesquelles elle a des affinités idéologiques.

    Quelques exemples:

    • L’Insuffisance Rénale Chronique est une maladie multi-causale qu’existe dans le monde entier. Ses causes plus connues sont le diabète et l'hypertension artérielle. Il n'existe pas à ce jour aucune étude scientifique qu’établisse des liens de causalité entre le travail dans les plantations de sucre et l'IRC.

    • ANAIRC affirme que le DDT, le Paraquat, font partie du panel de pesticides qui sont déversés abondamment chaque année dans les plantations de canne à sucre dans la région de Chichigalpa à l'ouest du pays.

    Cette affirmation est complètement mensongère étant donné que la centrale sucrière San Antonio n’utilise pas ce type de produits. Comme on connait, les agrochimiques qu’elle applique sont les mêmes qu’emploi l’industrie sucrière de par le monde. Ceux ci ne causent pas de pollution et leurs noms peuvent être consultés avec l’entreprise par toute personne intéressée.

    D’un autre coté il faut prendre en compte qu’à San Antonio on pratique le contrôle mécanique et biologique des ravageurs, ce qui lui a permis d’éliminer presque dans sa totalité l’utilisation de pesticides.

    Le contrôle des ravageurs et des maladies est fait naturellement avec des méthodes que n’affectent pas l'environnement.

    Les produits chimiques qu’y sont utilisés sont inscrits au Ministère Agricole et Forestier (MAGFOR), ils reçoivent les avals toxicologiques et écotoxicologiques du Ministère de la Santé et du Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles (MARENA) et sont à leur tour enregistrés auprès de l'Environmental Protection Agency des Etats Unis (EPA).

    Dans la centrale sucrière les travailleurs ont des équipements de protection individuelle et on y observe des strictes mesures de sécurité nécessaires pour l'application et l'utilisation des produits agrochimiques. L'équipement de protection se compose d'un uniforme de travail, chemise à manches longues, un chapeau, un masque de protection, un masque avec des filtres, des gants en caoutchouc, bottes et imperméable.

    • ANAIRC parle de la pollution massive des eaux dans l'occident du Nicaragua par l'utilisation inconsidérée des pesticides de la part de l’ISA.

    Il n'existe pas d'étude, de recherche scientifique même pas des déclarations d’une quelconque institution publique ou privée de notre pays que puisse supporter cette affirmation.

    Tout au contraire, les tests qu’ont été faits par différentes entreprises spécialisées aussi bien du Nicaragua que d’ailleurs ont conclus que les eaux analysés dans cette région sont aptes pour la consommation humaine, conformément aux normes établies par l'Organisation Mondiale de la Santé.

    • ANAIRC dit que de 2002 à ce jour plus de 3000 personnes sont mortes de la maladie et 8000 autres ont été déclarés malades.

    Vraiment c’est incroyable cette affirmation d’ANAIRC car elle n’a jamais présenté les sources de son information et parce que ses chiffres ne coïncident pas avec les statistiques officielles que sur la maladie et ses effets existent au Nicaragua de même que de telles données ne sont pas attestées par aucune institution du pays.

    Récemment le Secrétaire Général du Ministère de la Santé du gouvernement nicaraguayen, Enrique Beteta, a déclaré qu’au Nicaragua meurent jusqu’a trois personnes par mois a cause de l'insuffisance rénale chronique (Source: http://www.laprensa.com.ni/2010/04/17/nacionales/22024). Ce chiffre est d’autant plus remarquable si on considère que la maladie est de nature multi causale et illustre une fois de plus la vraie nature de la campagne de dénigrement qu’ANAIRC a entrepris a l’étranger.

    Finalement, encore faut-il remarquer que toutes les organisations syndicales de la centrale sucrière San Antonio, inclus celles révolutionnaires et de gauche, ont rejetée la campagne d’ANAIRC.
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    reineroro Profil de reineroro
    Mercredi 25 Août 2010 à 12:31
    Paroles d'anciens travailleurs de la sucrerie de San Antonio
    D%u2019abord, les conditions de travail indécentes. Les coupeurs de canne étaient payés 46 centimes d%u2019euros la tonne environ, sachant qu%u2019un travailleur peut, au maximum, couper sept à huit tonnes de canne dans une journée de travail%u2026 Pour atteindre l%u2019objectif arbitraire fixé par l%u2019entreprise, ils étaient contraints de travailler entre 8 et 16 heures par jour.
    Certains travaillaient au milieu des cendres, après le brûlage des champs. « La chaleur était insoutenable, et on n%u2019avait pas d%u2019équipement de protection pour nous protéger du sol ». Puis, la contamination par les pesticides. Les travailleurs en charge du transport et de l%u2019application des herbicides ne se voyaient offrir aucune protection. « Je portais la pompe d%u2019arrosage sur mon dos. Le poison coulait et me mouillait tout le corps » explique Rufino Benito Somarriba, qui a travaillé 11 ans à San Antonio. Tous buvaient l%u2019eau polluée des rivières : « nous n%u2019avions que ça, et nous ne savions pas que l%u2019eau était polluée » expliquent-ils. Tous ont également été touchés par l%u2019épandage aérien de pesticides. « Ils épandaient le poison sans se soucier de notre présence ». Les ouvriers et leurs familles étaient logés dans un village créé par l%u2019entreprise sur l%u2019exploitation. Presque tous les travailleurs et leurs familles vivaient dans ce village. Quand les avions venaient épandre les pesticides, les habitations du village, les maisons et les jardins étaient tous touchés. « C%u2019était un liquide qui sentait très mauvais, mais on ne s%u2019en inquiétait pas, parce qu%u2019on ne pensait pas que ça pouvait être dangereux%u2026 ».

    En 1996, un médecin de la sucrerie a publiquement révélé qu%u2019il s%u2019agissait de cas d%u2019IRC. Les gens ont commencé à s%u2019inquiéter et à protester. L%u2019entreprise a donc décidé de fermer le village et a transféré les travailleurs sur un autre terrain. L%u2019entreprise a alors soumis tous ses travailleurs à des analyses médicales systématiques pour identifier les cas d%u2019IRC. Ceux qui étaient atteints étaient alors immédiatement licenciés, sans indemnités. On leur a conseillé de s%u2019adresser à la sécurité sociale pour obtenir une pension d%u2019invalidité%u2026
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    Gerard
    Vendredi 27 Août 2010 à 02:39
    Au Nicaragua comme ailleurs, n’importe qui peut organiser un groupe de personnes et dire ce qu’ils veulent sur une entreprise, la situation économique d’un pays, une réalité sociale, etc. Le fait qu’ils puissent le faire n’octroie pas pour autant un certificat de véracité à leurs paroles, même s’ils proclament qu’il s’agit de témoignages. Encore faut-il qu’il-y-ait une vérification de faits.

    Des milieux de certains pays tiennent à mépriser la réalité des pays dits « du tiers monde ». En Europe ca s’appelle eurocentrisme. Ces gens-la pensent que dans les pays « en voie de développement » n’existent pas des lois, des institutions, des normatives, enfin, que ce qu’il y a c’est la loi de la jungle.

    C’est dommage mais heureusement la réalité est une autre. Au Nicaragua il existe des lois, des normatives environnementales, des institutions de surveillance et les entreprises ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent et ca applique bien entendu au respect et à la protection de l’environnement.

    Tout ce que le petit groupe de personnes d’ANAIRC dit est tellement fantaisiste que si ça serait vraie, l’occident du Nicaragua serait un cimetière de contamination et dans notre pays n’existerais pas ni gouvernement, ni lois, ni société civile, ni ONG.

    C’est très simple, vous pouvez contacter l‘ambassade de votre pays au Nicaragua, dont je suppose elle vous inspire le respect que vous ne témoignez pas pour notre pays, et leur demander si toute cette information de ce petit groupe de gens d’ANAIRC que vous publicités si allégrement est-elle vraie.

    Ceci dit, allons-y au fond du problème.

    D’abord, sur “les conditions de travail indécentes”:
    La pratique d’une correcte hydratation et nutrition des travailleurs de la Centrale Sucrière San Antonio a été établi comme une politique de Nicaragua Sugar, avec laquelle elle a régularisé ses plans opératifs annuels pour la promotion d'un mode de vie sain.

    Chaque équipe d’ouvriers sur le terrain est constituée d'environ 150 à 300 travailleurs, qui sont divisés en groupes de 60 à 70 personnes et arrivent en autobus aux différentes plantations. Chaque travailleur porte de sa maison un réservoir d'eau d'une capacité de 4-6 litres. Pour fournir ce liquide vital, tous les autobus ont un tonneau en plastique avec une capacité de 55 gallons.

    Par ailleurs, l’entreprise offre aux récolteurs de canne à sucre des bénéfices tels que: déjeuner tous les jours dans les plantations (sous-traitance avec une entreprise en base à un régime alimentaire équilibré), des sérums hydratants et des biscuits nutritifs, soins médicaux pour eux et ses familles et la remise d’une provision d’aliments et d’autres produits de première nécessité. Il y a un groupe de brigadistes de la santé et de travailleurs sociaux qui supervisent que les récolteurs reçoivent ces apports.

    La centrale sucrière San Antonio, pour faciliter l’adaptation du travailleur aux conditions environnementales et de cette façon prévenir le stress de la chaleur, a établi un système de travail progressif pendant les heures les plus fraîches de la journée jusqu'à ce qu’il soit en mesure d'assumer à plein temps. La plupart des travailleurs arrive aux plantations à 6h du matin, commencent leur travail à 7h et finissent vers onze heures et midi, quand la nourriture arrive aux plantations.

    D’une autre part, depuis 2005, d’une moyenne de coupe de 9 tonnes de canne à sucre par homme, l’entreprise a fixée comme limite maximum 7 tonnes sans qu’il y est de prime de rendement pour une valeur plus élevé à partir de la sixième. Avec cela, la prime est distribuée dans les sept premières tonnes afin de réduire l'effort sans diminuer le revenu des travailleurs.

    Sur les équipements de protection: comme nous avons déjà dit, dans la centrale sucrière les travailleurs ont des équipements de protection individuelle et on y observe des strictes mesures de sécurité nécessaires pour l'application et l'utilisation des produits agrochimiques. L'équipement de protection se compose d'un uniforme de travail, chemise à manches longues, un chapeau, un masque de protection, un masque avec des filtres, des gants en caoutchouc, bottes et imperméable.

    Sur la contamination avec des pesticides: Cette affirmation est complètement mensongère étant donné que la centrale sucrière San Antonio n’utilise pas ce type de produits. Comme on connait, les agrochimiques qu’elle applique sont les mêmes qu’emploi l’industrie sucrière de par le monde. Ceux ci ne causent pas de pollution et leurs noms peuvent être consultés avec l’entreprise par toute personne intéressée.

    À San Antonio on pratique le contrôle mécanique et biologique des ravageurs, ce qui lui a permis d’éliminer presque dans sa totalité l’utilisation de pesticides. Le contrôle des ravageurs et des maladies est fait naturellement avec des méthodes que n’affectent pas l'environnement.

    Les produits chimiques qu’y sont utilisés sont inscrits au Ministère Agricole et Forestier (MAGFOR), ils reçoivent les avals toxicologiques et écotoxicologiques du Ministère de la Santé et du Ministère de l'Environnement et des Ressources Naturelles (MARENA) et sont à leur tour enregistrés auprès de l'Environmental Protection Agency des Etats Unis (EPA).

    Ca c'est bien connu au Nicaragua, tout ce que vous avez à faire c’est de venir dans le pays et parler avec les syndicats afin de ne pas présenter des informations fausses.

    Sur la contamination de l’eau: Il n’y a pas de telle contamination. Il n'existe pas d'étude, de recherche scientifique même pas des déclarations d’une quelconque institution publique ou privée de notre pays que supporte l’affirmation qu’il-y-a de contamination.

    Tout au contraire, les tests qu’ont été faits par différentes entreprises spécialisées aussi bien du Nicaragua que d’ailleurs ont conclus que les eaux analysés dans cette région sont aptes pour la consommation humaine, conformément aux normes établies par l'Organisation Mondiale de la Santé.

    S'il y aurait cette contamination, le gouvernement de gauche du Nicaragua, les parties politiques, les organisations d’entrepreneurs et de la société civile, les ONG, les églises, les autorités municipales de la région, toutes de gauche, les syndicats, y compris ceux de gauche et les révolutionnaires, auraient déjà intervenu à ce sujet. Il faut souligner que les autorités municipales et locales, de la zone où la centrale sucrière opère, celles de Léon, Chichigalpa, Posoltega Quezalguaque, Chinandega, Malpaisillo, El Realejo, etc., ont toutes de relations amicales et proches avec San Antonio.

    Toutes les organisations syndicales, y compris celles de gauche, ont rejeté cette campagne de mensonges que ce petit groupe de personnes d’ANAIRC publie à l'étranger.

    ASOCHIVIDA, l'organisation de personnes malades d’Insuffisance Rénale Chronique plus importante de l’occident de pays, travaille en collaboration avec la centrale sucrière car cette dernière, dans le cadre de ses politiques de Responsabilité Social, se préoccupe des problèmes des communautés environnantes, inclus l'affectation de l’IRC, sans que évidement ça signifie qu’il y ait un lien de causalité entre l'industrie sucrière et la maladie.

    Sur l’affirmation de que «Les ouvriers et leurs familles étaient logés dans un village créé par l’entreprise sur l’exploitation»: en tenant compte du bien-être des travailleurs, Nicaragua Sugar (NSEL) a déterminé qu'il était nécessaire de restructurer l’approche qu’avais été suivie jusqu’alors en relation au logement des travailleurs dans les locaux de la centrale sucrière. En ce sens, l’entreprise a jugé nécessaire de reloger cette population pour les raisons suivantes:

    - Fournir aux chefs de famille une maison propre, étant donné qu'ils vivaient dans des maisons appartenant à la centrale sucrière. Avec le déplacement au quartier Candelaria ils sont devenus propriétaires d'un bien immeuble.
    - Respecter les normes de sécurité industrielle.
    - Assurer les besoins d'expansion de l’usine.

    Le site de relogement est toujours adjacent aux installations de la centrale sucrière, ce qui a permis aux populations réinstallées d’avoir toute une série de facilités pour offrir ses services a l'entreprise.
    NSEL a présentée plusieurs alternatives à ces personnes, et tout ce qu’a été fait fu accordé avec chaque famille.

    Comme on le sait, la centrale sucrière San Antonio a continuée à soutenir le Quartier Candelaria avec la réparation de rues, l’appui aux campagnes de vaccination du Ministère de la Santé, les concessions de terres pour construire une école maternelle, le transport pour le personnel, le rétrécissement des réservoirs septiques, l’approvisionnement d’eau potable quand il est nécessaire, etc.
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