• LE MEXIQUE SE RETIRE ...

    "A la lumière des déclarations du président Sarkozy, le gouvernement du Mexique considère que n'existent pas les conditions pour que l'année du Mexique en France soit menée à bien de manière appropriée et que soit mis en oeuvre l'objectif pour lequel elle avait été conçue», a indiqué le ministère mexicain des Affaires étrangères dans un communiqué.

    Le gouvernement mexicain réaffirme, comme il l'avait déjà fait en mars 2009 après le jugement en appel, qu'il ne peut donner son accord au transfèrement de Florence Cassez en France dans le cadre de la Convention de Strasbourg, «en raison des différences substantielles entre les systèmes juridiques des deux pays".

    Et le ministère mexicain enfonce le clou : "Il est vraiment surprenant qu'un chef d'Etat prenne une décision de politique extérieure affectant les liens entre deux peuples et deux gouvernements en consultant une personne condamnée par la justice mexicaine pour des délits de nature particulièrement grave."

     

    *****

    México se retira de actividades de año en Francia: SRE

    Por ello y luego de las declaraciones del mandatario francés, “México considera que no existen condiciones para que el año de México en Francia se lleve a cabo de manera apropiada”, puntualizó.

    Incluso, el gobierno mexicano recordó que desde 2009 dejó claro al de Francia que es imposible el traslado de Florence Cassez a su país de origen, al amparo de la Convención de Estrasburgo “debido a las diferencias sustantivas entre los sistemas jurídicos de ambos países”.

    Consideró sorprendente que un jefe de Estado tome una decisión de política exterior que afecta los vínculos entre dos pueblos y gobiernos en consulta con una persona condenada por delitos particularmente graves.

    La Jordana


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  • Le Vénézuéla aussi fut une carte postale.

    En ce début de 2011 le contraste est saisissant entre la France et le Vénézuéla. Le CEVIPOF, labo de recherches associé au CNRS, indique que seuls 38 % de français font encore confiance à leurs députés et que 57% considèrent que la démocratie ne fonctionne “pas bien” ou “pas bien du tout”. 39 % des français expriment de la méfiance, 23 % du dégoût, 12 % de l’ennui vis-à-vis de la politique (1). Au même moment, l’ONG chilienne indépendante Latinobarómetro, classe le Vénézuéla comme un des pays latinoaméricain où la population croit le plus dans la démocratie (84% des citoyen(ne)s). Les chercheurs attribuent ce record de confiance à la concrétisation effective de politiques sociales et économiques attendues par la population (2).

     

     

    Deux sondages de janvier 2011 dont celui de Datanalisis, proche de l’opposition, montrent que la popularité du président se situe entre 50 et 54 % grâce notamment aux mesures prises en faveur des mal logés et à l’augmentation des budgets sociaux. Pour Latinobarometro "il est paradoxal que ce soit au Vénézuéla que les gens croient le plus à la démocratie et que ce soit en même temps le pays le plus critiqué sur l’état de sa démocratie”.

    Exemple parfait de ce “paradoxe”, un texte paru dans “Le Monde” du 2 février 2011, sous le titre “Un parlement inutile” (3). Son auteur, Jean-Pierre Mr. Langellier, n’enquête pas au Vénézuéla et se contente de traduire depuis l’étranger les titres des médias de droite, majoritaires dans ce pays.

    D’emblée l’auteur exprime avec émotion son empathie sociologique pour la minorité que ces médias recrutent essentiellement dans la classe moyenne et supérieure. Ces quinze minutes de casserolles “bruyantes”, qui “font écho sur les tours”, ce “fracas”, ce “tintamarre”, qui semblent exciter Mr. Langellier, proviennent parfois de CD où les ustensiles pré-enregistrées s’expriment en boucle, voire de casseroles réelles que la domestique stoïque frappe à la fenêtre à la demande de ses employeurs. Avant de replier son tablier et de rentrer chez elle, dans ce barrio où 80 % de la population du Vénézuéla apprend alors par Globovision, à défaut de pouvoir lire “Le Monde”, que le pays s’est “exprimé massivement pour exiger le départ du dictateur”.

    Mr. Langellier : “en septembre 2010, le président n’a pu empêcher ses adversaires de l’emporter, avec près de 53 % des suffrages. Un "charcutage" préalable des circonscriptions a contenu leur poussée.” C’est faux. Les résultats du Conseil National Electoral ont été validés comme d’habitude par tous les observateurs internationaux.

    Le “charcutage” que dénonce Mr. Mr. Langellier est la loi électorale adoptée par l’assemblée nationale, et acceptée par les toutes les parties avant l’élection. Le PSUV obtient 98 sièges sur un total de 165 contre 65 pour la très hétéroclite Coordination de l’opposition. Avec son mélange de scrutin majoritaire et de proportionnelle, la loi électorale reste perfectible. Dans l’état très peuplé du Zulia elle a entraîné une sous-représentation du camp bolivarien : bien qu’ayant obtenu 44,4% des voix, il n’a obtenu que deux députés sur douze.

    Mais Mr. Langellier prend ses désirs pour la réalité lorsqu’il affirme comme le quotidien espagnol “El País” et la plupart des grands médias, que l’oppostion a battu le gouvernement avec.. 52% des voix. Ce mensonge de la droite consiste à engranger des voix de petits partis indépendants qui ne s’identifient pas à elle. Les chiffres officiels et validés internationalement montrent que les candidats bolivariens ont rassemblé 5.399.574 voix contre 5.312.293 pour l’opposition, soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %.” (4)

    La courte victoire du camp révolutionnaire dans cette élection intermédiaire exprime un mélange d’impatience et de mécontement justifiés par certains échecs et par la lenteur des changements. Et même si l’accès aux bureaux de vote pour les secteurs populaires (qui rassemblent, répétons-le, 80 % de la population) s’est sensiblement amélioré, il reste des efforts à faire pour qu’ils jouissent du même confort logistique que la classe moyenne. Le secrétaire général de l’OEA (Organisation des États Américains) José Miguel Insulza, pourtant plus sensible aux thèses de Washington qu’à celles de Caracas, a déclaré le 5 février 2011 que “les élections qui ont eu lieu ces dernières années au Vénézuéla ont été parfaitement normales et nous ne voyons pas pourquoi il n’en serait pas ainsi dans l’avenir” (5)

    Parce que le Vénézuéla a prévu, comme n’importe quelle démocratie, une responsabilité juridique pour ceux qui appelleraient au meurtre ou aux coups d’État à travers un média, Mr. Langellier dénonce que “radio, télévision et Internet sont contrôlés plus strictement”.

    Le professeur de journalisme Aram Arahonian, directeur de la revue “Question” et l’intellectuel vénézuélien Luis Britto García rappellent qu’en 2011 l’opposition possède 90% du pouvoir comunicationnel, d’où elle lance des épithètes dénigrants contre la majorité du peuple vénézuélien – comme “singes, “plèbe”, “hordes”, “édentés” et autres adjectifs de discrimination ethnique et sociale (6) et d’où elle appelle régulièrement au coup d’État contre un president élu, comme l’a fait le chef du patronat en décembre 2010 (7). Une étude du Centre pour la Recherche Économique et Politique (CPER) basé à Washington sur les télévisions vénézuéliennes – médias les plus influents du pays – montre qu’en 2010 les chaînes publiques ne font que 5,4 % d’audience alors les chaînes privée font 94,5 % (neutres pour les moins politisées, radicalement opposées au gouvernement d’Hugo Chavez pour la majorité) (8). La proportion est la même pour la radio et pour la presse écrite.

    Récemment le gouvernement argentin a promulgué une loi pour démocratiser le “latifundio” médiatique. Celle-ci répartit le spectre radio-électrique de manière plus équilibrée : 33% des ondes au secteur public, 33% à l’associatif et 33% au commercial. Aussitôt les grands groupes privés qui possèdent les médias ont crié à la “dictature”.

    “La censure d’Internet au Vénézuéla” est un des thèmes favoris de la désinformation mondiale contre la révolution bolivarienne. Pourtant, même un opposant comme Federico Ravell, ex-directeur de Globovision (chaîne dont Mr. Langellier annonça la fermeture imminente en 2009 (9)) et actuel gérant d’une Web de news a reconnu en janvier qu’il n’y a aucune restriction : “En toute honnêteté, je dois dire que nous ne sommes sentis en rien limités” (10). En janvier 2011 l’UNESCO a décerné un prix au Vénézuéla pour la création d’un réseau national d’Infocentres qui connecte et forme gratuitement des centaines de milliers de citoyen(ne)s jusqu’ici exclu(e)s des technologies massives de l’information (11). Le gouvernement bolivarien a imposé l’usage de logiciels libres dans toute l’administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande que l’on étudie les avancées du Vénézuéla dans ce domaine (12) . Twitter a fait son entrée dans tous les secteurs politiques. Le compte du président a dépassé le million de lecteurs et d’interlocuteurs. Il peut ainsi vérifier de première main la mise en oeuvre, les problèmes ou les retards dans l’application des programmes sociaux.(13)

    Comble de l’ironie, la seule censure exercée sur Internet a été commise par des “Anonymous hackers” qui ont bloqué depuis l’étranger plusieurs sites… de l’Etat vénézuélien au nom de “la lutte contre Chavez, ennemi d’Internet” !... Preuve que la campagne mondiale de manipulation a porté. En 2008 déjà Mr. Langellier dénonçait la nouvelle loi de l’éducation parce qu’elle prévoyait une éducation critique aux médias dans les écoles, et préparait donc “la censure de la presse” (sic). Deux ans plus tard il n’en est rien, au point que l’opposition qui avait fait campagne sur ce thème, n’en parle même plus. (14)

    Le “journalisme” de Mr. Langellier fonctionne ainsi, au fil des années : un bric-à-brac d’effets d’annonce empruntés aux médias de droite vénézuéliens, sans droit de suite pour le lecteur.

    “Toutes les commissions parlementaires sont sous contrôle du pouvoir”. C’est faux. La plupart des commissions reviennent, démocratiquement, à la majorite élue. Mais de nombreux artistes sont préoccupés par la nomination à la tête de la Commission de la Culture de Miguel Angel Rodriguez, un animateur pugnace de RCTV (15) – cette télévision de droite dont Mr. Langellier avait faussement annoncé la fermeture en 2009 (16)). Rodriguez souhaite le retour à une culture plus “classique”, c’est-à-dire avec un peu moins de participation populaire…

    Mr. Langellier affirme que les débats parlementaires sont contrôlés par le pouvoir, qui peut ainsi “éliminer les gêneurs”. C’est encore faux. Ce mardi 8 février 2011 les vénézuéliens ont eu droit à la retransmission en direct et sur toutes les chaînes d’un débat passionné. Pendant près de huit heures les députés de l’opposition ont pu interpeller et critiquer, parfois virulemment, plusieurs ministres bolivariens. Cette séance de questions se poursuivra dans les semaines prochaines avec d’autres membres du gouvernement.

    Ironie de l’Histoire : plusieurs députés de l’opposition furent les acteurs du coup d’État sanglant de 2002 qui renversa le président élu pour le remplacer par le chef du patronat. Ils applaudirent alors le décret putschiste qui dissolvait l’Assemblée Nationale. Le premier député d’opposition à interpeller le gouvernement, Enrique Mendoza, fit fermer VTV, l’unique chaîne publique. C’est cette télévision qui transmet aujourd’hui sa parole intégrale, en direct, à l’ensemble de la population…

    Mr. Langellier occulte le fait que les diverses institutions républicaines - qu’il qualifie de “chavistes” - comme le Tribunal Suprême de Justice ou l’Assemblée Nationale et ses commissions sont issues des décisions légitimes d’une assemblée élue au suffrage universel.

    Ainsi, parce qu’une “loi d’habilitation” a été approuvée par les députés pour permettre au président de légiférer directement et de prendre ainsi les mesures d’urgence pour aider et reloger des dizaines de milliers de victimes d’inondations catastrophiques, Mr. Langellier en tire (comme tous les grands médias) que “le parlement est inutile”. C’est faux : le parlement continue de son côté à discuter des lois et à légiférer comme en temps normal. On n’a jamais vu au Vénézuéla un tel bouillonnement de lois d’initiative populaire. Syndicats, mouvements paysans, groupes féministes, victimes d’escroqueries immobilières, associations de locataires et de concierges : le parlement bruisse de projets législatifs. Les organisations citoyennes manifestent, débattent, critiquent les lois existantes ou en proposent de nouvelles, dans la rue, à la télévision, dans les réunions avec les députés et le président. Loi du travail, loi contre l’impunité sur les disparus sous les régimes “démocratiques” d’avant Chavez, loi sur le droit locatif, loi sur l’éducation, etc.. au point que l’assemblée nationale vient de créer un nouveau centre de réception des projets citoyens.

    Toutes les lois que Mr. Langellier et la droite vénézuelienne traitent de “paquet cubain” et qu’ils accusent de renforcer le contrôle de l’État, sont, au contraire, un des moteurs de la démocratisation. La loi du pouvoir comunal, approuvée par l’assemblée en 2010, approfondit la démocratie participative. Elle permet aux comunes et aux conseils communaux de diriger et de réaliser des travaux publics, de les superviser, de les financer. Plus de 40.000 de ces conseils communaux agissent déjà au Vénézuéla, outil efficace de la participation populaire.

    « L’opposition dit qu’avec ces réformes, les parlements régionaux et les mairies vont disparaître, mais c’est faux. Ces institutions sont replacées dans une véritable unité dynamique. Désormais, au lieu d’avoir un gouverneur dans l’incapacité de résoudre un problème, les Communes pourront immédiatement y répondre » explique Ulises Daal, un des députés qui ont défendu la loi (17). Une des innovations majeures est le Conseil de l’Economie Communale, instance chargée de promouvoir le développement économique de la Commune. Son rôle sera de surveiller, évaluer et exercer le contrôle social sur les projets et les activités d’intérêt collectif. La Banque des Communes se charge de tout ce qui tient à la gestion économique de caractère social : administration, transfert, collecte et contrôle des ressources. Depuis 2008 le transfert de l’État aux organisations citoyennes atteint une dizaine de milliards de dollars (18).

    Le nouveau règlement parlementaire, que Mr. Langellier dénonce comme “une camisole de force” satisfait une vieille revendication des députés : disposer du temps suffisant de parcourir sa circonscription, à la rencontre des habitants et de leurs problèmes, et veille ainsi à ce que certains parlementaires n’oublient pas la mission pour laquelle ils ont été élus.

    Démocratie politique, très bien, mais justice sociale ? Rappelons, car Mr. Langellier n’en dira rien à ses lecteurs, que l’ONU, l’UNESCO, la CEPAL, le PNUD et la FAO ont confirmé récemment dans leurs rapports publics que le Vénézuéla a réussi à faire baisser de manière importante la pauvreté, à promouvoir la souveraineté alimentaire, l’éducation pour tous, la santé puiblique et qu’il est devenu en douze ans de révolution un des pays les plus égalitaires de la région. (19)

    Le mensonge final de Mr. Langellier reprend les campagnes du FN local sur “la gabegie financière de la présidence”. Cynique, il conclut : “Après tout, la révolution n’a pas de prix”.

    Par contraste avec les présidences antérieures célèbres pour leurs fêtes très somptueuses, l’actuelle présidence du Vénézuéla a créé divers services qui attribuent quotidiennement des pensions à des personnes âgées qui n’ont jamais cotisé à la sécurité sociale ou des financements pour des patients cardiaques qui n’ont pas les moyens de payer des opérations de haut niveau. Comme les autres ministères, le palais présidentiel vient de déménager certains de ses services pour pouvoir accueillir, loger, nourrir et appuyer la réinsertion sociale des familles de victimes des inondations de décembre 2010.

    Peut-être que le dégoût des français envers la politique provient-il aussi de cette inintelligence du monde entretenue par des médias cotés en bourse. Un matin, le réveil sonne, des peuples surgissent du silence, on ne comprend pas. Comme la Tunisie ou l’Egypte, le Vénézuéla fut aussi une carte postale. En 1989 son peuple manifestait contre les mesures néo-libérales du FMI et fut massacré sur ordre du président social-démocrate Carlos Andrés Pérez. De jeunes officiers “nassériens”, parmi lesquels un certain Hugo Chavez, indignés par la répression, décidèrent de se rebeller au nom de la pensée d’un certain Simón Bolívar :”maudit le soldat qui retourne son fusil contre le peuple”.

    Thierry Deronne, Caracas, février 2011. Ici

    Notes.

    1. CEVIPOF, baromètre de la confiance politique, http://www.cevipof.com/fr/le-barome...

    2. Voir http://laradiodelsur.com/?p=1298

    3. “De l’inutilité d’un Parlement, Le Monde, 02.02.11, http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

    4. Lire “Une défaite à l’envers”, de Renaud Lambert, le Monde Diplomatique, http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

    5. Déclarations de José Miguel Insulza, http://www.abn.info.ve/node/41764

    6. Aram Arahonian, “un polo para descongelar la revolución”, http://www.rebelion.org/noticia.php...

    7. Lire, de Eva Golinger, “Quelques points sur les “i” à propos du Vénézuéla et de Hugo Chavez”, 9 janvier 2011, http://www.larevolucionvive.org.ve/...

    8. “Médias et Vénézuéla : qui étouffe qui ?” http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

    9. Voir http://www.legrandsoir.info/Le-Mond.... Autre exploit journalistique : le 2 octobre 2009, Mr. Langellier avait relayé la campagne du Parti de la Presse et de l’Argent brésilien reprochant au président Lula d’accueillir dans son ambassade au Honduras le président Zelaya, victime d’un coup d’État qui a ramené son pays à l’ère des escadrons de la mort et des traits de libre commerce.

    10. Interview de Federico Ravell parTelesur, http://www.telesurtv.net/secciones/...

    11. Voir sur le site de l’UNESCO ; http://portal.unesco.org/geography/...

    12. Voir http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650

    13. Voir http://www.medelu.org/spip.php?arti...

    14. Voir "Mr. Langellier prend un aller simple pour le pays des soviets", http://www.alterinfos.org/spip.php?...

    15. Voir http://www.rctv.net/galerias/Galeri...

    16. “La fuite en avant de Hugo Chavez”, de JP Langellier, http://www.lemonde.fr/idees/article...

    17. Sur la loi du pouvoir communal, voir http://www.larevolucionvive.org.ve/...

    18. Interview récente de la jeune Ministre de la Commune Isis Ochoa : http://www.mpcomunas.gob.ve/noticia...

    19. Voir notamment l’article du quotidien chilien El Ciudadano —http://www.elciudadano.cl/2009/02/1...


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  • Le sous-secrétaire de la DEA, l’Agence anti drogue des États-Unis, William Brownfield, a entamé par le Guatemala une tournée qui aurait pour but de mettre au point une stratégie multinationale pour contenir le trafic de drogue depuis le Mexique jusqu’à la Colombie.

    Bien que le fonctionnaire ait assuré que des projets tels que l’Initiative de Mérida et le Plan Colombie continueront d’être appliquées, ils cherchent d’autres mécanismes pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue qui, réellement, est devenue une menace pour la sécurité et la souveraineté de plusieurs nations.

    Ce qui attire l’attention c’est que l’on parle de la construction d’un mur de contention dans une vaste zone, mais jusqu’à présent rien n’a été dit, au moins publiquement, d’un projet similaire pour freiner l’arrivée en territoire étasunien de stupéfiants ou mieux encore, pour éliminer la consommation dans ce pays, l’origine du problème.

    Cela signifie que sous l’administration Obama, rien n’a changé concernant les politiques anti drogue et que l’on privilégie la méthode de mener la guerre en dehors des frontières étasuniennes, de telle sorte que ce soient d’autres qui paient les morts et les coûts sociaux élevés. Vous n’avez qu’à regarder l’exemple du Mexique.

    Durant les cinq ans d’application, par le gouvernement de Felipe Calderon, de la stratégie étasunienne consistant à employer exclusivement la force militaire contre les maffias, près de 35 000 personnes ont trouvé la mort et le trafic de drogue reste pratiquement pareil, à part le seul effet d’avoir renchéri les prix pour les consommateurs. Rien n’a été obtenu en matière de diminution de la consommation.

    Malgré un tel fiasco, ce modèle sera imposé à toute l’Amérique Centrale, d’après les déclarations de Brownfield.

    “Nous cherchons, -a-t-il déclaré au Guatemala- à construire un parapluie sous lequel les pays de l’intérieur et de l’extérieur puissent construire une infrastructure"

    Au Salvador, il devra se réunir avec des membres de la controversée Académie Internationale pour l’accomplissement de la loi, l’ILEA de par ses sigles en anglais, considérée par certains comme un successeur de l’École des Amériques.

    L’ILEA fonctionne étroitement liée avec l’ambassade étasunienne, qui lui fourni les fonds, mais elle a aussi des liens étroits et des accords avec l’INTERPOL, l’EUROPOL, l’Union Européenne et l’Organisation des États Américains, l’OEA.

    Tout le monde sait que le Pentagone a le contrôle de la base de Soto Cano, au Honduras, que le Costa Rica lui a donné l’autorisation pour déployer des hommes et des armes et qu’il a récupéré une partie de ses installations à Panamá.

    Si on ajoute à cela les dispositifs créés en vertu du Plan Colombie dans cette nation, nous pourrons constater qu’en réalité, « la nouvelle structure régionale » n’en est pas une. Sa mise en place est bien avancée et Brownsfield, va en réalité, coordonner et non pas étudier le panorama, comme il l’avait assuré.

    Rappelons qu’au Guatemala, il existe une école parrainée par les États-Unis où des militaires centraméricains reçoivent une préparation pour participer à « des missions humanitaires » dans n’importe quel endroit de la planète.

    Nous savons tous jusqu’à quel point ces missions sont “humanitaires » Nous sommes donc en présence, d’une militarisation dangereuse de cette zone, très sensible, car le Venezuela et les Caraïbes sont très proches. Cela nous fait penser qu’il ne s’agit même pas d’appliquer le jeu du bâton et de la carotte, mais de faire resurgir la politique du grand garrot, en brandissant le narcotrafic comme prétexte.

    Source : RHC


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  • Bolivie, 1967
    Le massacre minier de Saint Jean




    Víctor Montoya

    Traduit par  Emilie Beaudet

    Le massacre minier de Saint Jean, survenu à l’aube du 24 juin 1967, ne figure pas dans les pages officielles de l’histoire nationale, même si son souvenir reste vif dans la mémoire collective et se transmet oralement, de génération en génération, se transformant parfois en contes et légendes, comme souvent avec les faits historiques qui se refusent à succomber dans les brumes de l’oubli. Et si je le raconte ici et maintenant, c’est que je fus témoin de cet horrible massacre trois jours après l’anniversaire de mes neuf ans.
     

    Feu de la Saint Jean

    Tout commença lorsque les familles de mineurs rentraient chez elles après avoir fêté le solstice d’hiver autour des feux, où on dansa et chanta au rythme des cuecas et des huayños, accompagnés par des des verres de ponch, des plats typiques, de la coca, des cigarettes, des bâtons de dynamite et des pétards. Tandis que la fête se déroulait dans la ville de Llallagua et les campements de Siglo XX, les troupes du régiment Ranger et Camacho, qui quelques heures plus tôt avaient encerclé les lieux à la faveur de la nuit, ouvrirent le feu de tous les côtés, abandonnant une vingtaine de morts et soixante-dix blessés entre les piqûres du froid et les sifflements du vent.

    On estime que les soldats et les officiers, qui pénétrèrent dans la zone nord entre vingt-et-une heure et vingt-trois heures, partirent en train de la ville de Oruro dans l’après midi du 23 juin. Le gardien qui surveillait le passage les vit arriver armés dans les wagons et tenta d’en informer les dirigeants syndicaux et les radios, mais il subit les intimidations des officiers qui continuèrent leur marche. C’est ainsi que, aux environs de cinq heures du matin, commença la fusillade qui tua des hommes, des femmes et des enfants. Dans un premier temps, face à cette attaque surprise, certains confondirent les rafales des mitrailleuses avec les pétards et le fracas des mortiers avec les explosions de dynamite.

    L’entreprise, complice des bourreaux, coupa la lumière électrique ce matin-là, pour que les radios ne puissent transmettre aucune alerte aux habitants ; pendant ce temps, les soldats, qui étaient postés sur le Cerro San Miguel, près de la Salvadora et du Rio Seco, descendirent comme des troupeaux d’ânes par le flanc escarpé et occupèrent violemment les campements, la Place du Mineur, le siège du syndicat et la radio « la Voix du Mineur », où fut assassiné le dirigeant Rosendo Garcia Maisman, lequel, retranché derrière une fenêtre, défendit la radio, un vieux fusil à la main.

    Massacre minier

    Le carnage se poursuivit pendant plusieurs heures sous le soleil du 24 juin. Les morts perdaient leur sang auprès des feux et les blessés arrivaient à l’hôpital, tandis que les mères, atterrés par les tirs et les cris, tentaient de calmer la peur et les pleurs des enfants. Au milieu du chaos et de l’effroi, beaucoup d’hommes, dans une tentative désespérée de se défendre, s’armèrent de dynamite et capturèrent des soldats, qu’ils dépouillèrent de leurs uniformes et de leurs armes. Mais tout laissait supposer qu’il était déjà trop tard pour préparer une résistance organisée. La Place du Mineur se remplit de soldats et la juridiction de la Province de Bustillo fut déclarée « zone militarisée ».

    Le massacre obéit à des ordres clairs de René Barrientos Ortuño, dont le gouvernement abaissa les salaires au niveau de la faim, désapprovisionna les pulperias (magasins de l’entreprise minière. NdT), interdit le droit syndical et s’acharna à persécuter les dirigeants politiques et syndicaux dans le but de détruire systématiquement l’axe principal de la résistance au sein du mouvement ouvrier.

    De fait, selon des témoignages directs, on sait que le jour du 24 juin était prévue la réalisation du congrès national des mineurs à Siglo XX, dans le but d’exiger une augmentation des salaires et d’appuyer la guérilla du Che avec « deux mitas », équivalents à deux jours de travail (La « mita » correspond dans les Andes à un travail collectif pour la communauté, à un système d’entraide. NdT). Une somme importante si l’on considère les 20 000 travailleurs qui intégraient alors la Corporation Minière de Bolivie (COMIBOL).

    Le gouvernement et les Forces Armées, informés des préparatifs du Congrès et soutenus par la CIA, s’empressèrent d’occuper les centres miniers pour éviter un quelconque appui moral et matériel destiné aux guérilleros qui se battaient à vue dans les montagnes de Ñancahuazu. Par conséquent, loin de l’illusion d’une étincelle libertaire allumée sur le continent américain, les mineurs de l’altiplano et les guérilleros commandés par le Che étaient assassinés avec les mêmes armes et par les mêmes ennemis, séparés les uns des autres, sans se voir le visage ni partager la même tranchée, luttant contre les mercenaires de la CIA et les troupes de l’armée bolivienne.

    René Barrientos Ortuño, qui savait manœuvrer des plans sinistres en s’appuyant sur le « pacte militaire - paysan », qu’il avait établi lui-même avec la bureaucratie officielle des syndicats ruraux, justifia le massacre en prétextant que l’armée était en situation de légitime défense et qu’il était nécessaire de « combattre le processus subversif » des mineurs à Siglo XX, prêts à organiser un processus révolutionnaire pour se joindre à la geste armée des « barbus étrangers » de Ñancahuazu.
     

    Grève et Massacre, 1954.
    Mural de Miguel Alandia Pantoja à la Fédération Syndicale des Travailleurs de la Mine - La Paz

    Tandis que l’indignation populaire courait comme une traînée de poudre à travers le pays, les « syndicats clandestins », organisés à l’intérieur de la mine, en plus d’avoir décrété à l’unanimité une grève de 48 heures pour protester contre le massacre, affirmèrent leurs justes revendications : retrait des troupes de l’armée, restitution du siège du syndicat et de la radio « la Voix du mineur » ; respect du droit syndical, liberté sans conditions pour les dirigeants arrêtés et exilés, indemnisation des veuves des mineurs assassinés et exigence qu’elles ne soient pas délogées du campement ; réajustement des salaires aux niveau de mai 1965 et, comme si cela ne suffisait pas, on fixa aussi une contribution bimensuelle de dix pesos par ouvrier, pour les dépenses du syndicat et pour acheter des armes. La résistance populaire, à l’échelle nationale, trouva son avant-garde indiscutable chez les mineurs qui, de par leur haut degré de conscience politique et de combativité, étaient décidés à défendre leurs droits les plus élémentaires et à déclarer Siglo XX « territoire libre », dans une franche attitude de défiance contre la dictature militaire.

    Au massacre succédèrent la répression et le licenciement des « agitateurs » de leurs postes de travail. Certains finirent dans les oubliettes et les autres exilés, les veuves et les orphelins furent expulsés du campement sans indemnisation ni aucun droit et le massacre de Saint Jean resta impuni. La vague de persécution fut planifiée par le Haut Commandement Militaire, avec le clair objectif de liquider physiquement les dirigeants les plus illustres de la résistance ouvrière. C’est ainsi qu’ils trouvèrent l’endroit où se cachait Isaac Camacho, l’un des principaux leaders des « syndicats clandestins », lequel, après avoir été arrêté le 29 juillet, dans une maison proche de la Plaza Nueva à Llallagua, fut torturé et disparut sans laisser aucune trace.

    René Barrientos Ortuño, en plus du massacre minier, fut le responsable direct de l’assassinat, l’emprisonnement, la torture et la disparition de plusieurs opposants à son gouvernement, jusqu’au jour où il mourut calciné dans le même hélicoptère que lui avaient offert ses alliés du nord. Cependant, malgré les multiples témoignages autour de cette sombre histoire, certains exaltent encore son « patriotisme » et le surnomment le « général du peuple », alors qu’en réalité il n’était rien de plus qu’un simple général putschiste, un aviateur entraîné aux Etats-Unis et un fidèle serviteur de l’impérialisme, qui sut profiter de son mandat présidentiel pour s’emparer des ressources naturelles d’un pays qui agonisait dans la misère et pleurait ses morts écrasés sous la botte militaire.



    Merci à Víctor Montoya
    Date de parution de l'article original: 04/02/2011
    URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=3739


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  • Le Surinam est le quatorzième pays d’Amérique Latine à reconnaître la Palestine comme État libre et indépendant.

    La République du Surinam a reconnu ce mardi 1er février 2011 la Palestine comme État souverain dans ses frontières de 1967,  a informé l’agence officielle palestinienne WAFA.

    Le Surinam devient ainsi le quatorzième pays à reconnaître l’État palestinien. Depuis le mois de décembre 2010, plusieurs autres pays sud-américains ont reconnu la Palestine comme État indépendant : l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, l’Équateur, le Guyana , l’Uruguay, le Paraguay, le Chili et tout récemment le Pérou, bien que ces deux derniers pays ne l’ont pas fait dans le cadre des frontières de 1967.

    Cuba, le Nicaragua, le Costa Rica et le Venezuela avaient déjà reconnu l’État palestinien. Le seul pays manquant à l’appel en Amérique du Sud est la Colombie, dont la politique extérieure reste largement dépendante des États-Unis.

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    La República de Surinam reconoció este martes a Palestina como Estado soberano con las fronteras de 1967 y se convirtió en el noveno país de Suramérica en hacer el anuncio,  según informó la agencia oficial palestina WAFA.

    Varios países suramericanos han reconocido desde el pasado mes de diciembre a Palestina como Estado independiente, entre ellos Argentina, Brasil, Bolivia, Ecuador, Guyana, Uruguay, Paraguay, Chile y recientemente Perú, aunque estas dos últimas naciones no lo hicieron dentro de las fronteras de 1967.

    Previamente, Cuba, Nicaragua, Costa Rica y Venezuela reconocieron al Estado palestino. Sólo faltan por sumarse a esta voluntad Colombia


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  • FELIZ CUMPLEAÑOS PRESIDENTE

     

    Los movimientos sociales y populares de 45 países manifestaron este miércoles su apoyo a la Revolución Bolivariana impulsada por el presidente venezolano Hugo Chávez, en el marco del 12 aniversario de su llegada al poder.

    Les mouvements sociaux et populaires de 45 pays ont manifesté ce mercredi leur appui à la Révolution Bolivarienne menée par le président vénézuélien Hugo Chávez, dans le cadre du 12ème anniversaire de son arrivée au pouvoir.


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  • Honduras. Funeste anniversaire du gouvernement illégitime

    Cecile LAMARQUE

    Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire a lieu au Honduras, orchestré par les secteurs réactionnaires de la société (l’armée, l’oligarchie, l’Eglise, le pouvoir judiciaire, les médias dominants) et le Pentagone. Ce coup visait à freiner les transformations sociales en cours et l’alliance du pays avec les autres nations ayant rejoint l’ALBA, et à mettre fin aux aspirations de changements du peuple hondurien, investi dans le lancement d’une consultation populaire pour ouvrir la voie à un processus d’Assemblée constituante. Les Etats-Unis ont réussi à imposer une sortie à la crise négociée avec les auteurs du putsch. En dépit des puissantes mobilisations populaires, cette stratégie a permis la consolidation du régime de facto, avec l’élection de Porfirio Lobo suite à la mascarade électorale du 29 novembre 2009. Lobo prend la tête de l’Etat putschiste le 27 janvier 2010.

    Un an s’est écoulé. Le Honduras n’a toujours pas réintégré l’Organisation des Etats américains (OEA) face à la négative de plusieurs pays latino-américains à reconnaitre le gouvernement illégitime de Porfirio Lobo. Le gouvernement de Lobo n’est pas davantage reconnu dans son pays, où un grand nombre de citoyen-ne-s et de mouvements sociaux se sont organisés au sein du Front national de Résistance Populaire (FNRP). Ces mouvements ouvriers, paysans, syndicaux, indigènes, garifunas |1|, de femmes, LGBT, etc., poursuivent de puissantes mobilisations en faveur d’objectifs politiques clairs : s’opposer à la perpétuation des privilèges et appuyer un projet émancipateur de transformation sociale.

    Ce 17 janvier, dans un contexte toujours marqué par des violations graves et généralisées des droits humains, les Hondurien-ne-s manifestaient à l’occasion des un an de ce régime funeste. Ils exigent entre autres la fin de la répression et des persécutions, la convocation d’une Assemblée nationale constituante ; ils condamnent les assassinats des paysan-ne-s de la Vallée de l’Aguán, les politiques de privatisations (de l’éducation, des ressources naturelles, etc.) et la hausse du prix des combustibles, des services publics et des aliments.

    Ces mesures - privatisations massives, réductions des dépenses publiques, fiscalité aggravant les inégalités, etc - sont le fait d’un approfondissement du modèle néolibéral par le régime de Lobo, sous bonne escorte des institutions financières internationales. En effet, le gouvernement de Lobo a été jugé parfaitement fréquentable par le FMI et la Banque mondiale. Après plusieurs missions de ses « assassins financiers » à Tegucigalpa, le FMI a approuvé le 1er octobre dernier un prêt de 201,8 millions de dollars conditionné à l’application de telles mesures, aux conséquences dramatiques pour les populations. Une fois de plus, le FMI n’hésite pas à apporter un soutien officiel à des régimes répressifs et illégitimes, du moment qu’ils servent les intérêts des grandes puissances qui le contrôlent |2|. Entre autres exemples éclairants |3|, le FMI a soutenu et porté en exemple la politique économique du dictateur tunisien Ben Ali, qui a saigné la population tunisienne pendant 23 ans |4|.

    Mentionnons également l’attitude complice de l’Union européenne (UE) et de ses pays membres, bien décidés à conclure des accords bilatéraux de « coopération » avec le Honduras ainsi que les Accords d’association (entendre de libre échange) entre l’UE et l’Amérique centrale. Pour les dirigeants de l’UE, les violations systématiques et généralisées des droits humains au Honduras ne pèsent pas lourd face à la possibilité de conquérir de nouveaux marchés.

    La collusion entre la dictature militaire et l’actuel régime de Porfirio Lobo est pourtant on ne peut plus claire. En témoignent, entre autres, le décret d’amnistie approuvé par le Congrès pour les délits politiques en relation avec le coup d’Etat, le mandat de « député à vie » accordé à Roberto Micheletti |5| ; la destitution de juges qui s’étaient opposés au coup d’Etat ; le non renouvellement des postes au sein de la Cour Suprême de justice, du Tribunal suprême électoral, du Tribunal des comptes, du Ministère public, etc., toujours aux mains de putschistes ; d’autres postes clefs pour contrôler le pays accordés à d’ex-officiers putschistes tels que l’entreprise publique d’électricité HONDUTEL attribuée au général Romeo Vasquez, chef des forces armées pendant le coup d’Etat |6| ; les répressions, persécutions et assassinats à l’encontre des défenseurs des droits humains, des membres du Front de Résistance, des paysan-ne-s, des journalistes, etc.

    Le Congrès putschiste vient d’approuver une réforme à l’article 5 de la Constitution élargissant les possibilités de recours aux plébiscites et référendums. Cet article est élevé au rang des articles dits « pétreos », que la Constitution interdit de réformer de quelque manière que ce soit, ceux-là mêmes qui ont valu l’expulsion par la force du président Manuel Zelaya. En effet, le coup d’État est réalisé le jour où Zelaya avait prévu d’organiser, appuyé par 400 000 signatures, une consultation à caractère non contraignant demandant aux Hondurien-ne-s s’ils désiraient, ou non, la convocation d’une Assemblée nationale constituante, après les élections prévues le 29 novembre 2009 |7|. Cette consultation s’appuyait sur la Constitution et sur la loi de participation citoyenne votée au Congrès le 27 janvier 2006. Pour donner un semblant de légalité au Coup, par une série d’artifices juridiques, le Congrès et la Cour Suprême ont jugé ce scrutin illégal, Zelaya envisageant par là de modifier la Constitution. Cette initiative considérée il y a deux ans comme un délit de « trahison à la patrie », justifiant jusqu’à la séquestration et l’expulsion du président légitime sans jugement préalable, recouvre aujourd’hui son caractère légal ! Par opportunisme.

    Les véritables motifs du putsch ne sont effectivement pas juridiques mais bien politiques et économiques (virage à gauche de Zelaya). Mais qu’on ne s’y trompe pas : par cette manoeuvre, le régime de Lobo, soutenu par ses alliés de la droite internationale mais toujours désapprouvé par certains Etats, cherche à donner une image pacifiée d’ouverture et de démocratie en se saisissant d’une revendication populaire, mais n’entend pas voir remplacer un régime représentatif par une démocratie participative, trop soucieux de maintenir les privilèges des investisseurs étrangers et des quelques familles puissantes qui dirigent le pays. Et quand bien même les Hondurien-ne-s useraient de leur droit à participer et à être consulté-e-s, l’actuelle structure frauduleuse, corrompue et criminelle au pouvoir falsifierait les aspirations populaires au profit de l’expansion de plans plus conformes aux vues des élites états-uniennes et européennes, et sous tutelle du FMI.

    Le peuple hondurien en résistance n’est pas dupe |8|. L’année écoulée marque un an de luttes et de mobilisations continues, de construction et de renforcement depuis la base du Front de Résistance, pour la transformation structurelle du Honduras, pour une Assemblée nationale constituante populaire et participative. La lutte continue. Il s’agit là de la seule manière de permettre aux Hondurien-ne-s comme aux autres peuples du Nord et du Sud de décider enfin de leur propre avenir.

    Cécile Lamarque

    http://www.cadtm.org/Honduras-Funes...

    |1| Afrodescendants d’Amérique centrale et des Caraibes.

    |2| Les pays du Nord y disposent de la majorité des voix (58%) alors qu’ils représentent moins de 20% de la population mondiale. Avec plus de 16% des voix à eux seuls, les États-Unis disposent d’un droit de veto de fait sur toutes les décisions importantes des IFI.

    |3| Le soutien du FMI à des régimes illégitimes et répressifs sont légion. Le FMI a notamment soutenu financièrement Pinochet au Chili, Suharto en Indonésie, Mobutu au Zaïre, Videla en Argentine, et il continue de soutenir Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, Idriss Déby au Tchad, etc. Depuis la crise de la dette au début des années 1980, le FMI s’appuie notamment sur ce type de régimes autoritaires pour imposer des programmes d’ajustement structurel aux conséquences dramatiques pour les peuples.

    |4| Lors de son déplacement à Tunis pour le FMI le 18 novembre 2008, le socialiste Dominique Strauss-Kahn, actuel dirigeant du Fonds, se verra même décoré par Ben Ali et élevé au grade de « Grand officier de l’ordre de la République », http://www.cadtm.org/Strauss-Kahn-d...

    |5| Putschiste, président du Congrès sous le mandat de Zelaya, nommé illégalement président du Honduras le jour du Coup d’Etat.

    |6| Formé à l’École des Amériques par la CIA, Romeo Vásquez est responsable des assassinats, viols et tortures subis par des milliers de honduriens durant les années 80.

    |7| La question était la suivante : « Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ? ». Si cette consultation avait recueilli une majorité de « oui », le président aurait soumis un décret à l’approbation du Congrès pour que, le 29 novembre, les Honduriens se prononcent formellement sur la convocation d’une Constituante, dans une « quatrième urne » (les trois premières étant réservées à l’élection du président, des députés et des maires).

    |8| Lire la déclaration du FNRP, ¡De la Resistencia al Poder !, publiée pour les un an du régime de Lobo, http://www.resistenciahonduras.net/... , et la position du FNRP face aux réformes de l’article 5, http://www.resistenciahonduras.net/...

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    http://www.legrandsoir.info/Honduras-Funeste-anniversaire-du-gouvernement-illegitime.html
     

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  • Le FNRP de l'Aguan informe, que le 27 janvier 2011, vers 16h , 80 membres de la police nationale et de l'armée, accompagnés d'hommes masqués  ont violemment expulsé un groupe d'agriculteurs , de la commune de Saba, opération dans laquelle ils ont capturé   Jorge Santos, Santos Rios et Santiago Rodrigues, ceux ci ont été battus et  transféré  à la police de la commune de Tocoa, tandis que des  mineurs subissaient des tortures psychologiques .

    Toute la Communauté d'élixir a été militarisé, des opérations  ont été entamé pour saisir  11 membres du groupe . La "Dame Blanche" Espinoza, presidente du groupe d'agriculteurs, après avoir été protégé n'a pas été retrouvé. Les constructions des paysans ont été  brûlées, ainsi que les vêtements les vivres et les ustensiles de cuisine. Les opérations ont été dirigées par les propriétaires fonciers Cesar Velasquez et Roger Barahona.

    La semaine précédente,  le ministre  de l'INA Cesar Ham, avait promis que dès que possible, l'état acheterait la terre pour leur donner. Il est clair que persiste la politique de la tromperie envers les paysans, tromperie qui favorise les propriétaires fonciers.

    Les magistrats n'ont pas présenté de mandat judiciaire d'expulsion, ni les ordres de saisie,
    en agissant en marge de la loi contre des paysans sans défense (la seule chose  qu'ils souhaitent est un morceau de terre qui leur assure une amélioration de leurs conditions de vie. Le groupe paysans "Benos Amigos", projettent des actions dans les prochaines heures pour exiger la liberté de ses compagnons et espère la solidarité nationale et internationale.

    Tocoa, le 27 janvier 2011.

    Hasta la victoria siempre

    RED POPULAR DEL AGUAN

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    El frente nacional de resistencia popular en el aguan  informo,hoy 27 de enero 2011,que a las 4.00p.m. unos 80 miembros de la policía nacional preventiva y ejercito nacional,acompañados de sicarios con pasamontañas desalojaron violentamente al grupo campesino de elixir,municipio de saba,operativo en el que capturaron al joven Jorge Santos,a Santos Ríos y Santiago Rodrigues,quienes sufrieron golpes hasta trasladarlos a la policía del municipio deTocoa,mientras que a una buena cantidad de menores les aplicaban torturas psicológicas miemtras los retenían en los predios del acentamiento campesino.Luego,militarizaron toda la comunidad de elixir,iniciando oprativos para capturar a 11 miembros del grupo campesino,incluyendo a la señora blanca espinoza,presidenta del grupo campesino,tras protegerse no fue encontrada.Las chosas construídas por los campesinos fueron nuevamente quemadas,les quemaron la ropa y también se llevaron viveres y utensilios de cosina que encontraron.Las operaciones fueron encabezadas por los terratenientes Cesar velasquez y Roger Barahona,a quienes el grupo campesino sindican como responsable de lo que le pueda ocurrir a los miembros del grupo campesino.
    En la semana anterior,a este y otros grupos campesinos de la región del aguan,el flamante ministro del INA cesar ham,les prometió que a la mayor brevedad posible,el estado les estaría comprando la tierra para entregarselas,quedando claro,que persiste la politica del engaño hacia los campesinos,engaño quie favorece a los terratenientes.
    Los operadores de justicia no presentaron la orden judicial de desalojo,ní las órdenes de captura,
    actuando al margen de la ley en contra de campesinos indefensos que lo único que buscan es un pedazo de tierra que les asegure mejorar sus condiciones de vida.El grupo campesino benos amigos, planean acciones para las proximas horas para exigir la libertad de sus compañeros detenidos donde se espera la solidaridad nacional e internacional.
    Tocoa, 27 de enero 2011.Hasta la victoria siempre.RED POPULAR DEL AGUAN.


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  • Le président Chavez nationalisera une grande banque espagnole si elle continue à refuser des prêts aux mal-logés

    mercredi 26 janvier 2011

    CARACAS - Le président socialiste du Venezuela Hugo Chavez a annoncé ce mercredi son intention de nationaliser la super-banque hispano-vénézuélienne BBVA-Provincial, qui a enfreint la Constitution en refusant d’accorder des prêts immobiliers à des citoyens mal-logés.

     

     

    Après avoir entendu les plaintes de mal logés lui assurant que les responsables du Provincial n’avaient pas voulu les recevoir quand ils ont sollicité une aide financière, M. Chavez a appelé en direct le président de la banque, Pedro Rodriguez Serrano, pour lui demander des explications. Celui-ci a répondu que "sa banque n’était pas à vendre", face à quoi le président a rappelé que la banque n’était pas au-dessus des lois et devait répondre aux demandes de prêts effectuées par les citoyens.

    "Si la Banque Provinciale refuse de respecter la Constitution et les décrets présidentiels, je vais nationaliser la banque. Je n’ai aucun problème à le faire. Je paierai ce qu’elle vaut", a assuré le président vénézuélien devant des habitants réclamant des logements.

    La Constitution vénézuélienne consacre le droit au logement. En outre, un récent décret présidentiel encourage l’accès au logement avec l’aide des secteurs public et privé, notamment pour les quelques 130.000 sinistrés des pluies diluviennes qui ont fait 38 morts fin 2010.

    Il manque au moins deux millions de logements dans ce pays de 28,8 millions d’habitants, selon la chambre vénézuélienne de la construction (CVC) et le gouvernement a lancé pour 2011 de très nombreux chantiers pour offrir rapidement aux secteurs populaires des dizaines de milliers de maisons, avec l’aide de pays comme la Chine ou la Turquie.

    La BBVA-Provincial, avec ses deux millions de clients, est la troisième banque du Venezuela, derrière Banesco et Banco Mercantil. Depuis 1997, elle est contrôlée à 55% par le deuxième groupe bancaire espagnol, BBVA. On la soupçonne d’avoir soutenu, avec d’autres grands groupes économiques, le coup d’État du président de FEDECAMARAS (le MEDEF local) contre le président Hugo Chavez (avril 2002), à la suite duquel cette banque espérait retirer de substantiels bénéfices des multiples privatisations prévues.

    Dans un communiqué ultérieur à l’appel de Chavez, BBVA-Provincial a semblé s’excuser et a réaffirmé son "engagement en faveur du financement de logements pour les familles vénézuéliennes" et son "attachement total au respect des lois" du pays". Le président de BBVA-Provincial a également promis de chercher "des alternatives satisfaisantes pour toutes les personnes concernées" avec des représentants du gouvernement et des familles plaignantes.

    M. Chavez s’en est félicité avant de préciser que le Venezuela avait besoin de 30 milliards de bolivars (5 milliards d’euros) de crédits pour le logement et comptait sur la banque privée pour en financer la moitié.

    L’Etat vénézuélien contrôle 25% du secteur bancaire depuis la nationalisation par Hugo Chavez de Banco de Venezuela en 2009 et d’autres établissements, mesures prises pour accélérer le développement du pays et réduire l’impact négatif de la spéculation financière.

    Source : La revolución Vive


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  • Depuis la plus grande poubelle chimique d’Amérique latine

    Jean ORTIZ

    Au Chili, pour parler de la compagnie minière Los Pelambres, la multinationale Luksic à capitaux japonais et chiliens, on dit « la Minera ». Comme on disait jadis « la Frutera », au Guatemala ou au Costa Rica, pour la United Fruit Company.

    La Minera, donc, a installé la plus grande poubelle chimique d’Amérique latine (douze bassins de décantation) entre deux massifs de la Cordillère des Andes, dans la zone étroite de la « ceinture du Chili », sur la commune de Los Vilos, province de Choapa, région de Coquimbo. Le site – sans doute classé à haut risque – apparaît masqué sur Google Earth.

    La décharge, qui finira par mesurer 240 mètres de haut, a été construite – selon la multinationale – « en toute légalité »… De cette légalité – qui lui permet de ne pas payer d’impôts –, les populations ont appris à se méfier. D’ores et déjà, le tranque de relave (le dépotoir) de El Mauro assoiffe les habitants de la vallée du Choapa, située à 8 km en contrebas. Elle empoisonne les nappes phréatiques, les quelques filets d’eau fraîche restants, l’air, les animaux, les oiseaux… Nous avons vu des cultures mortes, des plantations de noyers rachitiques.

    La Minera a acheté populations, médias et élus. Le maire de Salamanca la décrit comme « un bon citoyen de sa commune », selon le bimensuel El Ciudadano (2e quinzaine de décembre 2010). Pour laver son image, elle multiplie les « gestes » : elle a versé 130 millions de pesos de dons au Téléthon, fait apporter l’eau par conteneurs dans diverses communes. Elle a aussi déstructuré les communautés et, toujours d’après El Ciudadano, détruit plus de 500 sites archéologiques et dévasté 70 hectares de canelo (arbre à cannelle).

    Selon les habitants de la communauté de Caimanes – mille six cent personnes en lutte depuis dix ans, drapeau noir sur les toits des maisons –, une décision du Tribunal suprême déclare le site géologique impropre à cette installation (sol trop friable, risques sismiques, pluies abondantes, inadaptation du rideau de sable qui ne prend pas en compte la pression, etc.). La Minera nie.

    Dans ce bout du bout du monde, onze membres de la communauté, dont trois femmes, viennent d’accomplir 81 jours de grève de la faim, du 27 septembre au 17 décembre 2010 : la société refuse toujours de discuter. Pire, elle les accuse de « vouloir obtenir des avantages économiques en mettant en danger leur vie ». Plusieurs grévistes souffrent de graves séquelles oculaires. Ils n’en ont pas moins été condamnés au silence politique et médiatique – alors que se déroulait le « show » du sauvetage des trente-trois mineurs de San José de Atacama, devenus de véritables stars (dont une société privée se charge aujourd’hui de gérer l’image).

    Juan Villalobos et Juan Ruiz, porte-parole du Comité de défense de Caimanes, nous indiquent que « mille huit cents tonnes de déchets sont déversés chaque jour. L’eau que nous buvons est jaune, et les récipients qui la font bouillir deviennent verts. C’est à cause de l’arsenic, du plomb, et des autres métaux lourds qu’utilise la société. La Minera joue avec nos vies. Un jour, en quelques secondes, le village de Caimanes sera rayé de la carte ».

    Le maire « piñeriste » (du nom du président chilien, Sebastián Piñera) de Los Vilos – ville à laquelle est rattachée Los Caimanes –, M. Juan Jorquera Nino de Cépeda, nous reçoit sans langue de bois : « Je n’ai pas de faculté légale pour intervenir face à la Minera. Je ne peux même pas accéder au site. » L’Etat ayant décidé que les normes légales avaient été remplies, « nous sommes des municipalités “mendiantes”. Pendant les 81 jours de la grève, jamais la presse n’a dit un mot. La Minera est au-dessus de nos lois ».

    Le ministre de l’industrie minière considère, toute honte bue, qu’il s’agit d’une « affaire privée ». Le président du Sénat, M. Jorge Pizarro, reconnaît devant nous « la faiblesse des normes de 1994, lorsque la Minera s’est installée, l’inexistence d’un cadre légal environnemental. Notre pays, et plus particulièrement la région minière d’Illapel, est semé de nombreux relaves, sans aucun contrôle, sans cadastre pour les recenser ». Et de conclure : « Nous sommes face à un grave problème et nous commençons à prendre des mesures, mais les multinationales ont beaucoup d’argent et de force de persuasion. »

    Jean Ortiz

    http://blog.mondediplo.net/2011-01-...

    A voir : « Les damnés de l’eau », un documentaire de Jean Ortiz et Dominique Gautier :

    URL de cet article 12591
    http://www.legrandsoir.info/Depuis-la-plus-grande-poubelle-chimique-d-Amerique-latine.html
     

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