• La gauche française éclaire le monde.

    Vladimir MARCIAC

    Amis Français, je suis Vénézuelien et j’ai une dette envers vous.

    Chaque fois que quelque chose de neuf et de révolutionnaire s’est amorcé en Amérique latine, vous avez été attentifs à son développement et vous nous avez donné des conseils désintéressés, même (et surtout) quand nous ne demandions rien.

    Je sais que vous en avez beaucoup donnés à Cuba ces dernières cinquante années, en dépit des objections des esprits bornés qui soutiennent que, si ce pays en avait suivis un seul, il aurait connu le sort de la plupart des petits pays de la région : putschs, invasion étrangère, destructions, massacres, tortures, spoliation des biens nationaux et des ressources naturelles, hausse de la mortalité infantile et baisse générale de l’espérance de vie, mise en place de gouvernements corrompus, voire, dans le cas spécifique de cette petite île, annexion par l’empire.

    Pour les contredire, disons que, si vous avez su émerveiller le monde dans le passé (la Révolution de 1789, la Commune de Paris, le Front Populaire, la Résistance, Mai 68, le non au référendum sur la Constitution européenne), aujourd’hui vous nous é-pous-tou-flez.

    A notre grande honte, l’Amérique latine se déchire sous les yeux amusés de Barack Obama et de son complice, le président colombien Alvaro Uribe. Au Venezuela, Hugo Chávez fustige Fidel et Raúl Castro, ces derniers refusent de parler à René Préval, politicien d’Haïti, Evo Morales dit ses quatre vérités boliviennes à l’équatorien Rafael Correa, Daniel Ortega du Nicaragua se fait remettre en place par le Brésilien Lula, Cristina Kirchner-Fernández sait montrer aux Uruguayens qu’ils ne pèsent pas lourd face à l’Argentine et tous préviennent que Manuel Zelaya devra régler ses problèmes tout seul s’il arrive un jour aux commandes sans contrôler l’armée hondurienne

    Dans ce climat détestable, les propositions de rencontres entre les leaders de l’opposition latino-américains sont repoussées avec hauteur et quand il s’en produit, c’est à qui invectivera le plus son voisin. Chacun ricane dans son coin à entendre des utopistes rêver de créer un marché commun du sud (Mercosur), une Alliance Bolivarienne des peuples de notre Amérique (ALBA, sigle auquel on ajouterait ensuite TCP : Traité de Commerce des Peuples) qui faciliterait les échanges entre pays voisins. Risible aussi l’idée farfelue de créer une télévision du sud (Telesur), une autre télévision latino-américaine qui s’appellerait ALBA TV, etc. Et pourquoi pas (Ah ! ah !) une Banque du Sud et une monnaie commune nommée « sucre » ? Re-ah ! ah !

    Le Mercosur, s’il avait pu se créer, aurait sans doute réuni l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay, épaulés par la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Pérou, le Venezuela. L’Amérique latine désunie et, pour cela livrée à la droite, se prive donc de la création du quatrième espace commercial du monde, un bloc de 270 millions d’habitants, représentant 76% du PIB sud-américain avec des échanges de 300 milliards de dollars.

    L’ALBA-TCP, qui n’a jamais existé, compterait neuf pays membres : le Venezuela, Cuba, la Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, le Honduras, l’Equateur, Saint-Vincent et les Grenadines, Antigua-et-Barbuda, et cette nouvelle initiative, totalisant 75,3 millions de personnes et un PIB d’environ 540 milliards de dollars, serait ouverte à d’autres Etats d’Amérique Latine.

    L’UNASUR (Union des nations sud-américaines) ne sera pas créée pour contourner l’OEA (l’Organisation des Etats Américains, entachée de l’inopportune présence en son sein des USA). Elle comprendrait (si la gauche n’était tenue à l’écart du pouvoir dans tout le sous-continent), l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Equateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay, le Venezuela. En plus d’une communauté économique, le projet se serait élargi plus tard à une monnaie commune, un passeport et un parlement communs. Cet ensemble aurait représenté une population de 360 millions d’habitants répartis sur 17 millions de km², et aurait été la plus grande union économique, monétaire et politique du monde.

    La Banque du Sud ne verra pas le jour avec l’Argentine, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Paraguay, l’Uruguay et le Brésil avec l’idée, dans un second temps, de l’étendre aux pays non-alignés, aux pays asiatiques et « à nos frères d’Afrique ».

    Le sucre, monnaie électronique, ambitionnerait, à terme, de devenir une vraie monnaie commune pour libérer la région du joug du dollar, si les pays membres de l’inexistante ALBA-TCP avaient signé un traité visant à le créer.

    La chaîne Telesur qui aurait été soutenue par le Venezuela, l’Argentine, l’Uruguay et Cuba n’arrosera pas l’ensemble du sous-continent et même au-delà, n’arrachant pas à CNN de langue espagnole le privilège de l’information sur le Sud et ne privant pas les USA d’un dangereux monopole médiatique. Cette chaîne, pour la seule raison qu’elle n’a jamais existé, n’aura pas de correspondants à Bogotá, Brasilia, Buenos Aires, Caracas, México, La Havane, La Paz, Lima, Managua, Quito et Washington. Elle ne sera pas enrichie d’un réseau de collaborateurs à travers le monde : Asunción, Cali, Guatemala (la Capitale), Londres, Madrid, Montevideo, New York, Santiago du Chili, San José de Costa Rica, San Salvador, Port-au-Prince et Tegucigalpa.

    ALBA TV aurait pu être, si elle avait vu le jour, une expérience unique d’une télévision communautaire visible partout sur la planète pour populariser les luttes contre l’impérialisme, renforcer l’identité du Sud, impulser les transformations politiques, économiques, culturelles vers un vrai socialisme.

    VIVE TV (télévision vénézuélienne qui aurait vu le jour si les chávistes gouvernaient leur pays) ne formera pas à Caracas, pour propager la vérité des peuples, des journalistes brésiliens, argentins, uruguayens, colombiens, chiliens, nicaraguayens, boliviens, péruviens, haïtiens…

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    Dessin Miran

    Vos politologues ont compris (ils l’avaient même prédit), compte tenu de la diversité des projets politiques en Amérique latine, des écarts dans les niveaux de conscience de nos peuples, de la part de pouvoir réel qui serait dévolue en cas de victoire aux différents chefs d’Etat de gauche, voire des caractères de ces derniers, des spécificités dans leurs itinéraires, de leur hétérogénéité culturelle, ethnique, sociale, que rien de tout cela ne pouvait advenir ou, en tout cas, durer plus longtemps que l’éclat d’une rose cueillie par Salvador Allende dans le jardin du palais de la Moneda à Santiago du Chili.

    Il est donc pour ainsi dire écrit dans les étoiles (du drapeau US) que l’Amérique latine restera divisée en plus de 30 pays résolument antagonistes ad vitam aeternam. Sauf si, amis français, vous continuez à nous éclairer, ô phares de l’humanité !

    Au Venezuela, Hugo Chavez ne cesse de perdre les élections et se morfond dans l’opposition depuis 1998. Ce populiste que votre presse espiègle désigne comme un aspirant à la dictature a essayé en vain de bâtir un Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) de six millions d’adhérents. S’il est élu demain, ne croyez pas qu’il saura nationaliser l’industrie pétrolière ou les banques frondeuses, ni développer des programmes sociaux pour combattre l’analphabétisme, la maladie, la faim, le chômage, ni lutter contre une corruption séculaire, etc. Il n’osera pas confier à la gestion des travailleurs les entreprises qui ont failli ou qui s’emploient à saboter l’économie. Tremblant devant les oligarchies qui possèdent et contrôlent l’essentiel des médias du Venezuela, il sera incapable de créer chez nous des télévisions porteuses de l’intérêt du plus grand nombre comme les vôtres (TF1, France 2 et 3, Canal +, M6, etc.) ni des radios du peuple comme France Inter, encore moins une presse échappant aux milliardaires comme le Figaro, Libération, etc.

    Quelques zones d’ombre ne nous permettent pas d’aller plus loin dans les prévisions : Chávez président rampera-t-il devant le président des USA et se fera-t-il inviter à un barbecue dans son ranch ? Notre MEDEF l’adorera-t-il et quand le fleuve rougeoyant du peuple manifestera dans la rue, sera-ce pour ou contre lui ?

    Les choses sont plus faciles pour vous, en Europe, où vous avez gardé le cuisant souvenir d’une horrible guerre mondiale qui vous a ravagés. Aujourd’hui, la France étant forte de tant d’expériences (superbes ou tragiques) et du souvenir de luttes et de victoires électorales unitaires, rien d’étonnant qu’elle ait réussi un vaste rassemblement de la vraie gauche, exploit qui est tout simplement impossible dans notre sous-continent.

    Alors que la gauche latino-américaine collectionne les revers électoraux et qu’elle enregistre des scores ridicules en additionnant les voix de partis qui s’étripent entre eux et qui vont aux élections en ordre dispersé, votre RPS 21 (Rassemblement Pour un Socialisme du XXIème siècle) a obtenu 55 % des voix avec le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, les Alternatifs, République et Socialisme, la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), le Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Lutte ouvrière et le NPA.

    Du coup, une kyrielle d’associations et de syndicats, aspirée par cet appel d’air frais, a pris position pour votre rassemblement et l’on a même vu des militants et des élus (surtout de base) du parti socialiste venir vers vous par paquets. L’essentiel de son flanc gauche étant tombé dans votre escarcelle, le parti socialiste, déséquilibré, a enlacé le parti centriste (le MODEM), perdant sa crédibilité auprès de centaines de milliers d’électeurs qui croyaient encore voter socialiste en votant parti socialiste.

    Ah, quel séisme vous avez su provoquer, hermanos y compañeros !

    La composition de votre gouvernement est une démonstration de votre détermination à agir dans la démocratie puisque les postes y sont distribués au prorata des voix.

    Que chacun des partis du RPS 21 considère que les autres ne sont pas des ennemis, bien qu’ils soient différents, est ahurissant de grandeur politique. Que vous vous acharniez à réduire la droite au lieu de vous combattre entre vous est une belle leçon planétaire. Que vous ayez renoncé à vous jeter chaque jour au visage des erreurs passées dont certaines ont presque un siècle, non pas pour les oublier (ce qui serait une erreur), mais pour que leur évocation lancinante ne verrouille pas la porte du futur, est la preuve que vous avez laissé les rancoeurs stérilisantes au vestiaire de l’impuissance politique. Que vous ne mettiez pas sous la loupe vos divergences, mais que vous vous soyez au contraire accordés pour, comme vous le dites si joliment : « restituer au libéralisme son vrai nom et le jeter dans les poubelles de l’Histoire », voila un projet en forme de slogan que nous devrions imprimer sur nos affiches électorales.

    Il est vrai qu’un de vos grands poètes vous a mis en garde :

    « Quand le blé est sous la grêle,
    Fou qui fait le délicat,
    Fou qui songe à ses querelles
    Au coeur du commun combat. »

    A ce sujet, quelle autre belle leçon nous donnent ceux qui, s’accommodant de la pédophilie des savants de la Grèce antique dont la pensée philosophique à façonné la vôtre et de l’antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline adulé dans les milieux littéraires et enseigné dans vos écoles, ont surmonté le réflexe pavlovien qui les faisait immanquablement cracher « Stalinien ! » au seul nom d’un poète de génie nommé Louis Aragon ! Et que dire de ceux qui ont renoncé à faire précéder « trotskiste » par « hitléro » ?

    Nous savons bien que la fin de l’unipolarité du monde ne viendra pas de l’Amérique latine, mais de l’Europe, sous l’impulsion de la France. Une fois de plus, vous êtes en train d’étonner les peuples. C’est parce que nous avons au moins compris cela que nous sommes friands des conseils, analyses, critiques, admonestations, réserves qui émanent de vos intellectuels, journalistes, politologues, philologues, philosophes, exégètes, militants, élus, chefs de partis qui aimeraient sincèrement que notre Amérique arrache le pouvoir aux oligarchies et se mette en marche (derrière vous, dans vos pas) vers le socialisme du XXIème siècle.

    Merci donc de nous ouvrir la voie. Continuez dans l’unité, continuez dans la fraternité des frères d’armes qui ont un adversaire commun, continuez à nationaliser les secteurs vitaux de votre économie, à améliorer votre sécurité sociale, à faire baisser votre taux de chômage, à réduire les inégalités, à offrir à votre jeunesse l’assurance d’une vie meilleures que celle de leurs aînés. Continuez à applaudir vos dirigeants quand ils se promènent sans escorte au milieu de la foule qui les adore. Nous vous regardons, béats d’admiration, élèves ignares devant le maître omniscient dispensant son savoir du geste auguste du semeur d’espoir.

    Ah, quel art consommé est le vôtre pour mettre fin aux licenciements boursiers, aux délocalisations, à la précarité, à la pauvreté, pour consolider les services publics, augmenter le pouvoir d’achat, promouvoir l’enseignement et la culture, sauvegarder votre environnement, participer au sauvetage de la « Terre mère » comme dit Evo (c’est un indigène de Bolivie) !

    En France, c’est toujours moins pour les milliardaires, toujours plus pour l’ensemble du peuple. Votre gouvernement est respectueux des salariés et de leurs droits conquis jadis par la lutte. Il prend même des mesures (des « réformes ») pour les élargir, en créer de nouveaux.

    Portés par votre unité, vous appliquez une politique qui fait des citoyens les acteurs de la transformation audacieuse de votre pays par la mise en œuvre de la démocratie participative.

    Ô, exemple lumineux ! Inestimable secours ! Seuls, nous serions sourds et aveugles devant les intérêts égoïstes d’une bourgeoisie latino-américaine soudée dans la défense de ses privilèges et appuyée par le puissant voisin du Nord.

    N’hésitez surtout pas à commenter, avec l’esprit libre qui vous caractérise, les moindres déclarations de nos leaders, nos moindres décisions, signalez-nous nos moindres faux pas, alertez-nous sur les conséquences de nos hésitations éventuelles, désignez-nous les pays d’Amérique latine que nous devons préventivement inscrire dans la colonne des traîtres potentiels ou des trop timorés, suggérez-nous le rythme idéal pour aller de l’avant quand nous serons au pouvoir (au siècle XXII) et profitez de chaque occasion pour nous apprendre ce qu’il aurait fallu dire et faire pour ne pas stagner dans le marigot des défaites qui voient alterner partout sous les tropiques des gouvernements de la gauche capitaliste et des gouvernements de la droite capitaliste, tous pareillement atlantistes.

    En échange, nous continuerons à observer et à soutenir sans ingérence votre progression courageuse vers un monde de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité, de paix, d’altruisme, de tolérance et de modestie. S’il nous semblait (hypothèse d’école) que, dans tel ou tel domaine nous aurions fait autrement, qu’en telle circonstance nous aurions pris une autre décision, nous nous abstiendrons de le proclamer haut et fort afin de ne pas joindre notre voix à celle de vos adversaires et surtout de peur de porter un jugement sur des dossiers que nous n’avons pas étudiés à fond et dont nous n’avons pas en main toutes les pièces.

    De surcroît (ah, que notre miséricorde est coupable !) il est dans notre nature de croire que vous avez droit à l’erreur car vous êtes de hommes faillibles, pas des divinités (quoique, parfois, à vous lire et à vous entendre…).

    A Caracas : Gerardo Bayo Higuera.

    PS. Accepteriez-vous de nous aider en nous envoyant des conférenciers aguerris de la pensée socialiste ? S’ils sont libres, nous aimerions recevoir Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn, Eric Besson, Jack Lang, Michel Rocard, Claude Allègre.

    Eventuellement, nous sommes preneurs de conférenciers encore plus à gauche ayant fait le tri dans les œuvres de Marx, Lénine, Proudhon et Trotski pour n’en garder que les fragments de textes qui vous ont permis d’accéder au pouvoir en France et de vous y maintenir.

    Nous aimerions aussi recevoir des quotidiens et magazines de gauche dont les articles pourraient certainement contribuer à l’élaboration d’une idéologie sans laquelle il n’est pas de révolution possible dans le tiers monde.

    P.c.c. Vladimir Marciac.

    SOURCE ICI


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  • Evo Morales propose de créer une Cour de justice Climatique


    Le président de la Bolivie a officiellement annoncé la convocation « à la Première Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les droits de la Terre Mère ». Il a proposé de créer un Tribunal International contre les crimes environnementaux.


    « La Cour de justice Climatique » proposée par Evo Morales, sera débattue dans le Sommet Alternatif qui sera effectué en avril de cette année en Bolivie, devant le « crash » du Sommet de Copenhague.

    On abordera aussi la proposition d'un referendum internationale sur les mesures pour protéger l'environnement que promeut aussi le président Bolivien.

    Selon le Président, les objectifs de la Conférence Mondiale des Peuples seront ceux d'aborder en profondeur la menace du changement climatique, en analysant les causes structurelles et systématiques qui le provoquent.

    On cherchera aussi à élaborer des propositions et consentir des mesures profondes qui garantissent le bien-être de toute l'humanité en harmonie avec la nature, guidées par le principe du Bon Vivre.

    Evo Morales a précisé que les activités seront menées à bien entre les 20 et 22 avril dans la ville de Cochabamba, située dans le centre du pays andin.

    Comme il l'a souligné, il s'agit d'une convocation pour « les gouvernements qui veulent travailler avec leurs peuples » en garantie de l'environnement, ainsi que des scientifiques, académiciens et mouvements sociaux. (PÚLSAR/Telesur)

    Traduction RLB

    Source Pulsar

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    Evo Morales propone crear un Tribunal de Justicia Climática


    El presidente de Bolivia anunció oficialmente la convocatoria a la "Primera Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los derechos de la Madre Tierra". Propuso crear un Tribunal Internacional contra los crímenes ambientales.


    Evo Morales. Presidente de Bolivia Fuente: (www.presidencia.gob.bo)
    Evo Morales. Presidente de Bolivia (www.presidencia.gob.bo)

    El "Tribunal de Justicia Climática" propuesto por Evo Morales, será debatido en la Cumbre Alternativa que se realizará en abril de este año en Bolivia, ante el "fracaso" de la Cumbre de Copenhague.

    También se abordará la propuesta sobre un referendo internacional acerca de las medidas para proteger el medio ambiente que también promueve el presidente de Bolivia.

    Según el mandatario, los objetivos de la Conferencia Mundial de los Pueblos serán los de abordar en profundidad el flagelo del cambio climático, analizando las causas estructurales y sistemáticas que lo provocan.

    También se buscará elaborar propuestas y consensuar medidas profundas que garanticen el bienestar de toda la humanidad en armonía con la naturaleza, guiadas por el principio de Buen Vivir.

    Evo Morales detalló que las actividades se llevarán a cabo en entre el 20 y el 22 de abril en la ciudad de Cochabamba, ubicada en el centro del país andino.

    Según enfatizó, se trata de una convocatoria para los "gobiernos que quieran trabajar con sus pueblos" en resguardo del medio ambiente, así como a científicos, académicos y movimientos sociales.(PÚLSAR/Telesur)


    rt
    05/01/2010




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  • Le Venezuela encerclé


    par Ignacio Ramonet

    L’entrée en fonctions, le 2 février 1999, au Venezuela, du président Hugo Chávez a pratiquement coïncidé avec un événement militaire très traumatisant pour les Etats-Unis : l’évacuation de leur principale installation militaire dans la région, la base Howard, située au Panama, fermée en vertu des traités Torrijos-Carter signés en 1977.

    Les troupes de Howard furent d’abord déplacées à Porto Rico. Mais, là encore, un massif mouvement populaire de refus contraignit très vite le Pentagone à les retirer, à fermer la gigantesque base de Roosevelt Roads et à les transférer au Texas et en Floride. Tandis que le quartier général du Commando Sud (SouthCom [1]) était lui-même déplacé à Miami [2].

    Pour remplacer ces installations et accroître son emprise sur Amérique Latine, le Pentagone choisit quatre localités stratégiquement situées et y installa (ou renforça) des bases militaires : à Manta en Equateur, à Comalapa au Salvador et dans les îles d’Aruba et Curaçao (Royaume des Pays-Bas).

    En plus de leurs "traditionnelles" missions d’espionnage, ces installations se virent confier de nouvelles fonctions officielles : surveiller les trafics de drogue et combattre l’immigration clandestine vers les Etats-Unis. Ainsi que d’autres tâches occultes : contrôler les flux de pétrole et de minerais, avoir l’œil sur les immenses ressources en eau douce et inventorier la biodiversité. Mais dès le début, leurs objectifs principaux étaient clairs : il s’agissait surtout de surveiller le Venezuela et d’aider à déstabiliser la révolution bolivarienne.

    Après les attentats du 11 septembre 2001, le Secrétaire d’Etat américain à la défense, M. Donald Rumsfeld, définit une nouvelle doctrine militaire pour affronter le "terrorisme international". Il décide de modifier la stratégie de déploiement militaire à l’étranger fondée jusqu’alors sur l’existence d’un nombre réduit de très grandes bases dotées d’équipements lourds et de personnels fort nombreux. Il remplace ces mégabases par un nombre beaucoup plus élevé de Foreign Operating Locations (FOL, Site opérationnel prépositionné) et de Cooperative Security Locations (CSL, Site de sécurité en coopération) avec très peu d’effectifs militaires mais équipés de technologies les plus avancées en matière de détection (radars de dernière génération, antennes paraboliques sophistiquées, avions espions Orion et Awacs, drones de surveillance, etc.).

    Résultat : très rapidement, la quantité d’installations militaires américaines à l’étranger atteint le nombre insolite de 865 bases de type FOL ou CSL déployées dans quelque 46 pays [3]. Jamais dans l’histoire, une puissance a multiplié de telle sorte ses positions militaires de contrôle pour s’implanter à travers le monde.

    En Amérique Latine, ce redéploiement va permettre à la base de Manta (Equateur) de participer au coup d’Etat raté du 11 avril 2002 contre le président Chávez. La pression sur le Venezuela s’accentue. Washington orchestre notamment une campagne médiatique et lance de fausses informations sur une présumée présence dans ce pays de cellules appartenant à des organisations comme Hamas, Hezbollah et même Al-Qaeda qui disposeraient de "camps d’entraînement sur l’île Margarita [4]".

    Sous le prétexte de surveiller ces "cellules terroristes" et en représailles contre le gouvernement de Caracas qui a mis fin, en mai 2004, à un demi siècle de présence militaire américaine au Venezuela, le Pentagone renouvelle, en 2005, l’accord avec le gouvernement des Pays Bas pour développer ses bases militaires dans les îles d’Aruba et de Curaçao, situées à quelques encablures des côtes vénézuéliennes. L’activité militaire au sein de ces bases redouble et s’intensifie [5], ce qui a été récemment dénoncé par le président Chávez : "Il est bon que l’Europe sache que l’empire américain est en train d’armer jusqu’aux dents et de remplir d’avions et de vaisseaux de guerre les îles d’Aruba et de Curaçao (...) J’accuse le Royaume des Pays Bas, membre de l’Union européenne - et j’aimerais à cet égard savoir ce qu’en dit l’Union européenne -, de préparer, avec les Etats-Unis, une agression contre le Venezuela [6]."

    L’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA) est créée en 2005, Hugo Chávez est réélu l’année suivante et on commence à parler, à Caracas, de "socialisme du XXIe siècle". Washington réagit en imposant un embargo sur la vente d’armes et de matériels militaires au Venezuela, sous le fallacieux prétexte que Caracas "ne collabore pas suffisamment dans la guerre contre le terrorisme".

    Les avions F-16 des forces aériennes vénézuéliennes se retrouvent sans pièces de rechange. Devant une telle situation, le gouvernement bolivarien se tourne vers la Russie et signe un accord pour équiper son aviation de chasseurs Sukhoï. Washington dénonce un soi-disant "réarmement massif" du Venezuela, oubliant de rappeler que les principaux budgets militaires d’Amérique Latine sont ceux du Brésil, de la Colombie et du Chili. Et que, chaque année, la Colombie reçoit une aide militaire américaine de quelque 630 millions de dollars (environ 420 millions d’euros).

    A partir de là, les choses s’accélèrent. Le 1° mars 2008, grâce à l’aide logistique fournie par la base de Manta, des troupes colombiennes attaquent un camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) situé à l’intérieur du territoire équatorien.

    Quito riposte en décidant de ne pas renouveler l’accord de location de la base de Manta qui arrive à terme en novembre 2009. Washington répond, le mois suivant, en réactivant la IVe Flotte (démantelée il y a soixante ans, en 1948...) dont la mission sera de surveiller et de contrôler la côte atlantique de l’Amérique du Sud. Un mois plus tard, les Etats sud-américains, réunis à Brasilia, décident de créer l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) puis, en mars 2009, le Conseil de défense sud-américain.

    Quelques semaines plus tard, l’ambassadeur des Etats-Unis à Bogota annonce que la base de Manta sera remplacée par celle de Palanquero en Colombie. En juin, avec le soutien technique de la base américaine de Soto Cano (Palmerola), un coup d’Etat au Honduras renverse le président Manuel Zelaya, coupable d’avoir fait adhérer son pays à l’ALBA. En août, le Pentagone révèle qu’il disposera, en Colombie, de sept nouvelles bases militaires... Et, en octobre, le président conservateur du Panama, Ricardo Martinelli, admet que son gouvernement a cédé aux Etats-Unis l’usage de quatre autres bases.

    Le Venezuela et la révolution bolivarienne se retrouvent donc encerclées par pas moins de treize bases américaines situées en Colombie, Panama, Aruba et Curaçao, ainsi que par les porte-avions et les vaisseaux de la IVe Flotte. Le président Barack Obama semble avoir donné carte blanche au Pentagone. Tout paraît annoncer une agression militaire. Les peuples du monde accepteront-ils que soit commis un nouveau crime contre la démocratie en Amérique latine ?

    Notes

    [1] Le United States Southern Command (SouthCom) dirige toutes les activités militaires des Etats-Unis en Amérique Centrale, Amérique du Sud y la Caraïbe.

     

     

    [2] John Lindsay-Poland, "US Military Bases in Latin America and the Caribbean", Foreign Policy in Focus, New York, août 2004.

    [3]  Chalmers Johnson, "Tenmeasures to liquidate theU.S. military bases", Asia Times, 4 août 2009. http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/KH04Ak01.html

    [4] Martin Arostegui, "From Venezuela, A Counterplot", Insight Magazine, 3 avril 2003.

    [5] Eva Golinger, "Más de 100 buques de guerra de EEUU han "visitado" Curazao en un año", Rebelión, 20 décembre 2009.

    [6] Discours prononcé à l’occasion de la rencontre de l’ ALBA avec les Mouvements Sociaux du Danemark, Copenhague, 17 décembre 2009.

    SOURCE ICI


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  • Le président Correa dénonce un complot visant à déstabiliser son gouvernement

     

    Le président équatorien, Rafael Correa, a dénoncé ce vendredi un complot visant à déstabiliser son gouvernement et dans lequel sont impliqués certains éléments des Forces Armées liés à l’ancien président Lucio Gutierrez et au Parti Société Patriotique.

    « Depuis le premier jour du Gouvernement, (le 15 janvier 2007), nous avons eu, non une  opposition, parce que cela a un autre nom, nous avons eu une obstruction, une conspiration et une déstabilisation » a-t-il dénoncé.

    Quand aux strategies adverses, Rafael Correa a mentionné que dans les casernes de l’armée circulent des courriers électroniques affirmant que le gouvernement va éliminer le système de protection sociale pour les Forces armées (Issfa) et l’Ecole Polytechnique de l’Armée (ESPE).

     "Ceci est un mensonge, cela fait parti du complot que developpent mes adversaires" a-t-il affirmé. Il a souligné que de telles actions n'auront pas de succès . En effet les Equatoriens dans leur majorité ont déjà decidé de leur avenir au travers des elections.

    "Il n'y a pas gouvernement qui a été légitimé par les urnes et qui s'est exposé tant de fois à l'examen minutieux des citoyens que le notre"

     Correa à souligné que le peuple seul décidera s'il veut retourner au passé ou s'il veut se tourner vers l'avenir.

    Rafael Correa a d’autre part appelé ses sympathisants à mieux s’organiser pour faire face aux forces de l’opposition qui se mobilisent en ce premier mois de l’année contre le gouvernement.

    Traduction RLB

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    El presidente Rafael Correa detalló que los conspiradores buscan crear una alarma en las Fuerzas Armadas, basados en informaciones falsas.

     

    2 de enero de 2010

    El presidente ecuatoriano, Rafael Correa, denunció que militares de las Fuerzas Armadas vinculados el ex mandatario Lucio Gutiérrez, junto con representantes del Partido Sociedad Patriótica, adelantan estrategias conspirativas en contra de su gestión.

     

     

    "Hay una conspiración para desestabilizar al Gobierno, en la que están involucrados ciertos elementos de las Fuerzas Armadas, vinculados a los Gutiérrez", aseveró Correa, en declaraciones a la prensa.

    "Desde el primer día (del Gobierno, el 15 de enero de 2007), nosotros hemos tenido, no oposición, porque eso tiene otro concepto; hemos tenido obstrucción, conspiración y desestabilización" denunció.


    Agregó que dentro de los planes que se están ejecutando en contra de su administración, también participan militantes del Partido Sociedad Patriótica (PSP), liderado por el ex coronel opositor, Lucio Gutiérrez.

    En cuanto a las estrategias opositoras, mencionó que ya se constató que en varios cuarteles han circulado correos electrónicos en los que se afirma que el Gobierno eliminaría el Instituto de Seguridad Social de las Fuerzas Armadas (Issfa) y la Escuela Politécnica del Ejército (ESPE).

    Al respecto afirmó: "eso es mentira" y forma parte de la trama de confabulación que desarrollan quienes le adversan. Enfatizó que tales acciones no tendrán éxito, porque ya las mayorías decidieron en Ecuador a través de las elecciones.

    "No hay Gobierno que se haya legitimado tanto en las urnas y que se haya expuesto tantas veces al escrutinio ciudadano", dijo en referencia a su administración.

    Correa sentenció que el pueblo será el que decidirá "si quiere volver al pasado o prefiere mirar hacia el futuro".

    Con respecto a las protestas que anunciaron para este mes, algunos sectores del movimiento indígena nacional, expresó que a ese colectivo "le falta una visión enorme y siempre se presta para los juegos de la derecha".

    Por otra parte, el gobernante ecuatoriano hizo un llamado a las Fuerzas Armadas para que se organicen y trabajen en defensa de los logros alcanzados por la Revolución Ciudadana. "Esa es la gran crítica que siempre hago a nuestros militantes. Somos el triple, pero no estamos organizados", dijo.

    Source ici

     


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  • Entrar a la Comunidad Autónoma de Temucuicui es llegar a una realidad distinta. Se trata de una Comunidad que hace honor a su sangre y tal como lo hicieron hace 500 años defendiendo a su gente a pesar de la masacre, Timucuicui sigue luchando por su dignidad.


    Faire partie de la communauté autonome de Temucuicui s'est arriver dans une autre réalité. Il s'agit d'une Communauté qui fait honneur à son sang et comme elle l'a fait il y a 500 ans en défendant son peuple malgré les massacres, Timucuicui continue à combattre pour sa dignité.

     


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  • Tegucigalpa, capitale du Honduras, en "état d'urgence" par manque d'eau

    TEGUCIGALPA - Le gouvernement putschiste du Honduras a décrété l'état d'urgence à Tegucigalpa en raison du manque d'eau potable engendré par la sécheresse qui frappe le pays déjà victime d'une crise politique depuis six mois, a annoncé mercredi une source officielle.

    Dix puits doivent être creusés dans la capitale du petit pays, un des plus pauvres d'Amérique centrale, pour un coût de 1,2 million de dollar, a déclaré à la presse le ministre de la présidence du gouvernement, Rafael Pineda.

    L'état d'urgence a été décidé mardi par le gouvernement de Roberto Micheletti, qui a pris le pouvoir le 28 juin à la suite d'un coup d'Etat ayant renversé le président Manuel Zelaya, actuellement réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa.

    Les Etats-Unis, l'Union européenne et des organismes internationaux ont gelé des millions de dollars d'aide à la suite du coup d'Etat, condamné par la communauté internationale.

    Un nouveau président élu doit prendre ses fonctions le 27 janvier prochain.

    Selon le directeur du système des aqueducs, Jack Arevalo, la situation pourrait empirer en 2010 en raison des baisses du niveau d'eau dans les retenues des barrages de Los Laureles et La Concepcion, qui alimentent Tegucigalpa et ne contiendraient de l'eau que pour un trimestre.

    Le Honduras est victime d'une sécheresse due au phénomène climatique cyclique "El Nino", qui a placé 250.000 Honduriens au bord de la famine dans l'ouest du pays avec la perte de cultures de maïs, de riz ou de haricots.

    Le service de la météorologie national ne prévoit pas de pluies dans la région en janvier.

    (©AFP / 30 décembre 2009 18h53)


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  • HONDURAS : LA RÉSISTANCE POPULAIRE APPELLE À MANIFESTER CONTRE LA VOLONTÉ DES PUTSCHISTES DE RETIRER LE PAYS DE L’ALBA

    mercredi 30 décembre 2009

    Le Front National contre le Coup d’État au Honduras appelle à manifester contre la volonté du régime putschiste de retirer le pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA).

     

     

    Cette manifestation aura lieu le 7 janvier et sera la première organisée par le Front de résistance en 2010, ont déclaré les dirigeants à l’issue d’une assemblée du mouvement populaire.

     

    Le Honduras s’est joint à l’ALBA le 25 août 2008. L’adhésion à ce mécanisme d’intégration a rapporté de nombreux bénéfices au pays dans des secteurs tels que l’éducation, la santé, l’énergie et la production d’aliments.

    En matière énergétique, l’incorporation à l’ALBA et concrètement à PetroCaribe, a garanti à ce pays très pauvre un approvisionnement stable de 20 mille barrils journaliers de pétrole, à des prix préférentiels et avec de faibles taux d’intérêts.

    Le pays centraméricain a reçcu de l’alliance une centaine de tracteurs modernes, en plus de charrues, de semeuses et d’autres outils pour le développement de la production agricole.

    Le Honduras a bénéficié également de l’opération Milagro, projet cubano-vénézuélien qui a amélioré ou rendu la vue à 40 mille citoyen(ne)s, ainsi que de la méthode primée par l’UNESCO "Moi, je peux" (Yo, sí puedo) qui a permis d’alphabétiser des milliers de personnes.

    Tous ces plans seront suspendus si le Congrès National approuve l’initiative envoyée à l’organe législatif par le putschiste Roberto Micheletti, de retirer le Honduras de l’Alliance Bolivarienne.

    Rappelons que des centaines de milliers de dollars déposées à la banque publique hondurienne dans le cadre du financement des projets sociaux de l’ALBA ont été soustraits par les putschistes aprés le coup d’État.

    Par Cuba-Debate

    Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve


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    CUANDO UN PUEBLO VALIENTE Y VIRIL LUCHA LA INJUSTICIA TIEMBLA

    PASAR LAS HOJAS DEL CALENDARIO DE UN AÑO A OTRO PUEDE SER UN ACTO SIMPLE

    LO HACEMOS CON INTELIGENCIA SABIENDO QUE:

    EL 2010 ES UN AÑO DE CONSTRUCCION DE NUESTRA VANGUARDIA

    CUYOS FUNDAMENTOS YA LOS PUSO EL FRENTE NACIONAL DE RESISTENCIA POPULAR.

    SABIENDO QUE: EN 2010 LO MEJOR ESTA POR VENIR

    RECIBO PARA TODAS Y TODOS UN 2010 LLENO DE PROSPERIDAD UNIDAD Y LUCHA

    VIVA EL PUEBLO DE HONDURAS

    VIVA LA SOLIDARIDAD MUNDIAL

    VIVA EL FRENTE NACIONAL DE RESISTENCIA POPULAR

    FELIZ AÑO NUEVO

     


     


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  • Sur la responsabilité de l’assassinat du gouverneur de Caqueta

     


    Ecrit par Juanlu González le 24/12/2009

    Elles se succèdent les condoléances pour la mort de Luis Francisco Cuéllar. Après son brutal assassinat tout le monde s’est jeté sur les FARC pour les accuser, pas en vain, il avait déjà été séquestré en quatre occasions par la guerilla révolutionnaire et, il est facile de penser qu’ils l’aient abattu. Cependant, quand le consensus est si unanime et qu’un acte de cette nature porte préjudice plus qu’il fait du bien à ses coupables présumés, l’expérience nous demande d’être prudent et d’éviter les jugements hâtifs. Les FARC n’ont pas encore reconnu ni démenti l’attentat, bien qu’il soit possible qu’un communiqué arrive dans les heures qui viennent et nous débarrasse de quelques doutes.


    Toutefois, l’agence de presse Anncol, l’agence à qui les FARC ont l’habitude d’envoyer leurs communiqués, ont également appelé à la prudence. De manière égale, la sénatrice et médiatrice Piedad Cordoba a également appelé, par le biais de son collectif Colombiens et Colombiennes pour la Paix, à la prudence quant aux conclusions de cet attentat.

    Puisque c'est arrivé, nous nous trouvons dans l’obligation de recontextualiser le fait, au moins pour pouvoir fait un tour d’horizon des protagonistes et de disposer ainsi d'une plus grande quantité d’informations  fournie en majorité par  les médias. Il convient donc d' attendre les conclusions des enquêtes indépendantes qui démarreront.

    Quelles sont les informations dont il faudrait tenir  compte pour connaître un peu plus les implications de ce cas ?.

    Ci dessous j’ébauche certaines d’entre elles :

    • Luis Francisco Cuéllar avait été  séquestré à quatre occasions,  la famille avait religieusement payé les rançons. Si les FARC cherchaient à le séquestrer de nouveau il n’est pas logique qu’ils le tuent à la première occasion. Pourquoi mettreun terme à une affaire aussi sûre ?
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    • On a parlé de la participation de 15 à 20 guérilleros. Dans un tel cas il était necessaire de recourir à 3 ou 4 véhicules de transport . Il n’est pas logique que parce qu’une fourgonnette était endommagée, ils choisissent de tuer le gouverneur parce qu’ils ne pouvaient le transporter ou après que ce dernier ai refusé de changer, comme le disent certaines informations provenant de ses proches.
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    • Il est certain que le département de Caqueta est l’une des zones où la guerilla est la plus présente, mais il n’est pas moins certain que beaucoup de populations du sud de la région (Florencia, Morelia, Albania, Curillo, Valparaiso et Solita) sont contrôlées par les paramilitaires qui développent les plantations de coca. C’est un fait constaté que les AUC ont été principalement introduites par le secteur des eleveurs, secteur auquel appartenait le gouverneur assassiné.
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    • Cuéllar n’était pas n’importe quel pauvre civil, il était accusé de collaboration avec les narcoparamilitaires et la Justice avait des dossiers ouverts à ce sujet. Curieusement, l’une des accusations pour laquelle il était mis en cause était la présence dans sa maison d'uniformes de camouflage, les mêmes que ceux utilisé par ses assassins. Paradoxal : non ?
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    • Le gouverneur avait été dénoncé dans les affaires judiciaires où des repentis des AUC l’avaient accusé de financer et de collaborer avec les paramilitaires emprisonnés. Plusieurs informations indiquent qu’il était victime de chantages de la part de  membres des AUC. Et s’il avait arrêté de payer, l’ont-ils  assassiné ? Et si des parapolitiques craignaient le fait que le gouverneur ne les dénonce durant les futurs jugements auxquels il pouvait être confronté ?
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    • Des informations provenant des services de renseignement de la police et de l’armée indiquent que Cuéllar allait être objet d’un attentat. Pourquoi y avait-il seulement un policier de garde dans sa maison cette nuit là ?
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    • Uribe n’arrête pas de dire que les FARC sont finis : comment ont-ils pu exécuter un plan si risqué dans l’une des zones les plus militarisées de la Colombie ?
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    • L’assassinat peut mettre un terme aux échanges humanitaires auxquels Uribe s’est toujours opposé . Il était nécessaire au narcoprésident colombien de fortifier son option militaire, et non pas la négociation, et discréditer les FARC, justifier la présence étrangère  etc..., tout cela l’a-il obtenu avec la disparition de Cuéllar.

    Enfin, beaucoup de contradictions, comme pour faire porter le chapeau de l’assassinat aux FARC aussi joyeusement ... comme si ça n’avait pas été déjà fait depuis l’arrivé d’Uribe,  suivi par les États-Unis et plusieurs de ses alliées, les médias et quelques ONG clientélistes. Il convient d'attendre que de nouvelles informations sortent à la lumière pour éclairer un cas qui n’est pas aussi clair que beaucoup veulent nous faire voir.

    Traduction RLB

    Ci dessous le texte en espagnol

    Sobre la autoría del asesinato del gobernador de Caquetá

    Escrito por Juanlu González el Jueves, 24 Diciembre 2009

    Vayan por delante las condolencias por la muerte de Luis Francisco Cuéllar. Después de su brutal asesinato todo el mundo se ha lanzado en tromba a acusar a las FARC, no en vano había sido secuestrado en cuatro ocasiones anteriores por la guerrilla revolucionaria y es fácil pensarlo apriorísticamente. Sin embargo, cuando el consenso es tan unánime y un acto de esta naturaleza perjudica más que beneficia a sus presuntos perpetradores, la experiencia nos pide ser cautos y dudar de juicios apresurados. Las FARC aún no han reconocido ni desmentido el atentado, aunque es posible que en cuestión de horas algún comunicado llegue a la red y despeje algunas dudas. Sin embargo, la Agencia de Noticias Nueva Colombia (Anncol), lugar donde las FARC suelen enviar sus comunicados, sí que lo ha hecho pidiendo también prudencia. De igual modo se ha pronunciado la senadora y mediadora Piedad Córdoba a través de su colectivo Colombianos y Colombianas por la Paz.

    Mientras eso sucede, es de obligación contextualizar el hecho para, al menos, poder barajar todos los condicionantes que rodean al caso y así disponer de una mayor cantidad de información de la que nos proporcionan la mayoría de los medios al uso. Luego, sólo cabe esperar las conclusiones de las investigaciones independientes que puedan iniciarse. ¿Cuales son esas informaciones que habría que tener en cuenta para conocer un poco más los entresijos del caso?. A continuación esbozo algunas de ellas:

    • Luis Francisco Cuéllar había sido secuestrado en cuatro ocasiones anteriores, en el que la familia había pagado religiosamente su rescate. Si pretendían secuestrarlo de nuevo no tiene sentido que lo mataran a las primeras de cambio. ¿Por qué acabar con su seguro negocio?
    • Se ha hablado de la participación de 15 a 20 guerrilleros. En tal caso eran necesarios alrededor de 3 o 4 vehículos de transporte. No se entiende que porque una furgoneta se averiase, eligieran matar al gobernador al no poder transportarlo o al negarse a cambiar, como dicen ciertas informaciones uribistas.
    • Es cierto que el departamento de Caquetá es una de las zonas donde la guerrilla tiene mayor presencia, pero no es menos cierto que muchas poblaciones del sur de la región (Florencia, Morelia, Albania, Curillo, Valparaíso y Solita) están controladas por los paramilitares que manejan las plantaciones de coca. Es un hecho constatado que las AUC fueron introducidas principalmente por el sector de los ganaderos al que pertenecía el gobernador asesinado.
    • Cuéllar no era un pobre civil cualquiera, estaba siendo procesado por su colaboración con los narcoparamilitares y sus casos con la justicia no estaban cerrados. Curiosamente una de las acusaciones que enfrentaba era la aparición en su casa de uniformes camuflados como los que dicen que usaron sus asesinos. Paradójico ¿no?
    • El gobernador había sido delatado en procesos judiciales donde arrepentidos de las AUC lo habían acusado de la financiación y colaboración con los paras. Algunas informaciones apuntan a que era víctima de chantajes de un sector de las Autodefensas. ¿Y si dejó de pagar y lo asesinaron? ¿y si muchos otros parapolíticos temían que pudiera delatarlos durante futuros juicios que pudiera enfrentar?
    • Informaciones de inteligencia policial y militar alertaban de que Cuéllar iba a ser objeto de un atentado. ¿Por qué sólo había un policía de escolta en su casa aquella noche?
    • Uribe no para de anunciar que las FARC están acabadas ¿cómo pudieron ejecutar un plan tan arriesgado en una de las zonas más militarizadas de Colombia?
    • El asesinato puede acabar con los canjes humanitarios a los que Uribe siempre se ha opuesto o se ha mostrado más que incómodo. Al narcopresidente colombiano le hacía falta fortalecer su opción militar, la no negociación, desprestigiar a las FARC, justificar la presencia gringa, etc., todo esto lo ha logrado con la desaparición de Cuéllar.. ¿quid prodest?

    En fin, muchas contradicciones como para espetar la autoría del asesinato a las FARC tan alegremente como se está haciendo desde el uribismo, EEUU y muchos de  sus aliados de entre los gobiernos, los media y algunas ONG clientelistas. Sólo cabe esperar y que nuevas informaciones salgan a la luz para esclarecer un caso que no está tan claro como quieren hacernos ver.


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    Il est pertinent que la Colombie et le monde entier connaisse les étapes vers l’unité entre les deux groupes de la guérilla colombienne, l’ELN et les FARC-EP.
     


    Aux militants des FARC-EP et de l’ELN

    Le Secrétariat National des Forces armées Révolutionnaires de la Colombie Armée Populaire FARC-EP Et le Commandant Central COCE de l’Armée de Libération Nationale ELN, tendons très chaleureusement la main à tous les combattants de la guérilla des deux organisations  pour un salut combatif, fraternel et révolutionnaire .

    Nous les informons que nous nous sommes rencontrés dans une atmosphère de fraternité et de camaraderie qui nous a permis d’aborder avec sincérité et transparence une analyse de la situation actuelle, les perspectives et l’engagement de nous aider en tant que révolutionnaires portent également sur les difficultés qui ont surgi entre les deux organisations.

    Le capitalisme est dans une crise. L’empire, comme il l’a toujours fait, essaie de la conjurer au moyen de la guerre, et dans ce cas en augmentant les troupes d’occupation en Afghanistan en envoyant des dizaines de milliers de personnes rejoindre ceux qui y sont déjà.

    Aujourd’hui, la Colombie s’est transformée en une base militaire à leur disposition pour noyer dans le sang la résistance de notre peuple et de là, chercher à renverser le nouveau projet de notre Amérique qui monte le long des vallées et des montagnes. En réponse à cette attitude belliqueuse il est urgent de sauver la bannière de la paix en Colombie comme un engagement pour le continent.

    À cette heure précise, où les diverses expressions du mouvement social et populaire résistent et se mobilisent, nous nous employons à travailler à l’unité pour faire face avec fermeté et belligérance, au régime actuel que le gouvernement d'Álvaro Uribe à transformé dans le plus vicieux plan de l’Empire en piétinant la dignité nationale, le désir des Colombiens, et en infligeant une main armée paramilitaire et une répression institutionnelle inspiré d’une conception rusée, corrompue et mafieuse..

    Des évaluations récentes des mandats du président Uribe rendent compte que ses deux mandats sont des échecs dans les domaines économique, politique, sociale, justice et dans tous les autres domaines, donc rien de plus erroné et dangereux pour le sort du pays, qu’une nouvelle réélection ou inspirés par la Seguridad Democrática. Seules l’unité et l’action résolue de la part des patriotes colombiens, les démocrates, les révolutionnaires et tous ceux qui gardent espoir dans la solution politique peuvent mettre fin à la guerre, trouver la paix et permettre la construction d’une Colombie nouvelle qui nous inclut dans la définition de son destin et qui ne sera pas étrangère aux nouvelles dynamiques qui sont vécues aujourd’hui dans notre Amérique..

    Comprendre les besoins du moment et de notre situation révolutionnaire nous conduit à ordonner à toutes nos unités:

    1. Halte à la confrontation entre les deux forces dès la publication de ce document.


    2. Ne permettre aucune collaboration avec l’ennemi du peuple, ou lancer des accusations publiques.


    3. Respect de la population non-combattante, de leurs biens et intérêts et de leurs organisations sociales.


    4. Faire usage d’un langage pondéré et respectueux entre les deux organisations révolutionnaires..

    Nous nous sommes engagés pour permettre des espaces et des mécanismes visant à clarifier et à trouver les véritables causes qui ont conduit à cette confrontation insensée dans certaines régions du pays et à travailler pour surmonter les dommages causés. Doit primer, l’analyse et la controverse critique, franche et constructive qui conduit à l’unité et à la fraternité révolutionnaire.

    Notre seul ennemi est l’impérialisme américain et ses laquais de l’oligarchie, contre lui, nous engageons tous nos combats et notre l’énergie révolutionnaire.

    Nous ratifions la validité des normes de comportement avec les masses concertées et approuvées au sommet des Commandants de 1990.

    Les déclarations publiques rapportées à l’unité et au traitement des difficultés entre les deux organisations est seulement une prérogative du Secrétariat et du Commandant Central.

    Manuel Pérez Martínez, Manuel Marulanda Vélez exemples que nous devons suivre !

    La patrie se respecte, Yankees Hors de Colombie!

    Pour les FARC-EP: Secrétariat de l’Etat Major Central

    Pour l’ELN: Commandant Central

    Montagnes de Colombie, Novembre 2009

    Traduction RLB

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    Mail reçu ce jour ...

    Farc y ELN camino a la unidad



    Farc y ELN camino a la unidad
    ANNCOL


    Es pertinente que Colombia y el mundo conozca los pasos hacia la unidad entre las dos guerrillas colombianas, el ELN y las Farc-EP.


    Leamos:

    A LA MILITANCIA DE LAS FARC EP Y DEL ELN

    El Secretariado Nacional de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia Ejercito del Pueblo FARC-EP y el Comando Central COCE del Ejército de Liberación Nacional ELN, hacemos llegar a todos los guerrilleros y guerrilleras de las dos organizaciones nuestro más caluroso, combativo, fraterno y revolucionario saludo.

    Les informamos que nos hemos reunido en un ambiente de fraternidad y camaradería que nos ha permitido abocar con sinceridad y transparencia el análisis del momento actual, las perspectivas y el compromiso que como revolucionarios nos asiste, igualmente abordamos las dificultades que se han presentado entre las dos organizaciones.

    El capitalismo está en crisis. El imperio, como siempre lo ha hecho, trata de conjurarla por medio de la guerra, y es así como incrementa las tropas de ocupación en Afganistán enviando decenas de miles a sumarse a los ya existentes. Hoy Colombia es convertida en una gran Base Militar a su disposición para ahogar en sangre la resistencia de nuestro pueblo y, desde aquí, pretende hacer retroceder el nuevo proyecto en nuestra América que cabalga por sus valles y montañas. Como respuesta a esta pretensión guerrerista urge rescatar la bandera de la paz en Colombia como un compromiso de todo el continente.



    En esta hora precisa, donde la diversas expresiones del movimiento social y popular resisten y se movilizan, nos encaminamos a trabajar por la unidad para enfrentar, con firmeza y beligerancia, al actual régimen que el gobierno de Álvaro Uribe ha convertido en el más perverso títere de los planes del imperio pisoteando la dignidad nacional, el anhelo de los colombianos, e imponiéndose a punta de cañón paramilitar y represión institucional inspirado en una concepción matrera, corrupta y mafiosa.



    Evaluaciones recientes dan cuenta que los dos mandatos de Uribe son un fracaso en lo económico, lo político, lo social, de la justicia y en todos los demás órdenes, por ende nada más equivocado y riesgoso para el destino de la patria que una nueva reelección o de los inspirados en la Seguridad Democrática. Solo la unidad y acción decidida de los colombianos patriotas, de los demócratas, de los revolucionarios y de todos quienes guardamos esperanzas en la solución política podrá detener la guerra, hallar la paz y hacer posible la construcción de una Colombia Nueva que nos incluya en la definición de su destino que no será ajena a las nuevas dinámicas que hoy se viven en nuestra América.



    La comprensión de las exigencias del momento y nuestra condición revolucionaria nos conduce a ordenar a todas nuestras unidades a:



    1. Parar la confrontación entre las dos fuerzas a partir de la publicación de este documento.

    2. No permitir ningún tipo de colaboración con el enemigo del pueblo, ni hacer señalamientos públicos.

    3. Respeto a la población no combatiente, a sus bienes e intereses y a sus organizaciones sociales.

    4. Hacer uso de un lenguaje ponderado y respetuoso entre las dos organizaciones revolucionarias.



    Asumimos el compromiso de habilitar los espacios y mecanismos que permitan esclarecer y encontrar las verdaderas causas que nos han llevado a esta absurda confrontación en algunas regiones del país, superarlas y trabajar por resarcir los daños causados. Debe primar el análisis y la controversia crítica, franca y constructiva que coadyuve a la unidad y la fraternidad revolucionaria.

    Nuestro único enemigo es el imperialismo norteamericano y su oligarquía lacaya; en su contra, comprometemos toda nuestra energía combativa y revolucionaria.



    Ratificamos la vigencia de las normas de comportamiento con las masas acordadas y aprobadas en la cumbre de Comandantes de 1990.



    Las declaraciones públicas referidas a la unidad y al tratamiento de las dificultades entre las dos organizaciones solo es facultad del Secretariado y del Comando Central.



    ¡Manuel Pérez Martínez, Manuel Marulanda Vélez ejemplo que debemos cultivar!

    ¡La Patria se respeta, fuera yanquis de Colombia!

    Por las FARC-EP: Secretariado del Estado Mayor Central

    Por el ELN: Comando Central

    Montañas de Colombia, Noviembre de 2009

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