•  

    Attendre les conditions favorables...(?)
    S’il vous plait, Monsieur le Président Chávez…




    Esteban G.

    Comment Hugo Chávez, Président du Venezuela, a-t-il pu pour la seconde fois laisser échapper sur les chaînes satellites : « Je crois que les conditions n’existent pas pour que les guérillas (en Colombie) puissent prendre le pouvoir dans un avenir prévisible » ? Ses proches conseillers seraient-ils perméables à la stratégie de l’oligarchie colombo-vénézuélienne ? Et Chávez, qui de nature ne s’en laisse pas conter, se laisserait-il influencer par la propagande distillée par les Yankees ?

    Ce message adressé aux guérillas colombiennes est reçu comme une gifle par tous les révolutionnaires du monde : Attendre les conditions favorables ( ?) et pour une durée indéterminée pour engager ou poursuivre la lutte ! Inconcevable de la part d’un homme respecté pour son courage et son franc-parler comme le Président Hugo Chávez.
     
    « …Le monde d’aujourd’hui n’est pas le même que celui des années soixante », assène t-il dans son discours. Faut-il dresser une liste pour détailler et dater les luttes armées révolutionnaires qui se sont déroulées depuis des siècles dans les mondes de notre monde ? Cette phrase porte le message qu’aujourd’hui la seule voie à emprunter serait celle du « politiquement correct », comme si la correction était une vertu de la politique.
     
    Que dire alors des Bolcheviks, des Maquisards et des Barbus, pour ne citer qu’eux, lorsqu’ils ont engagé leur combat ? Personne à ce moment n’aurait parié sur le dénouement victorieux de ces groupuscules révolutionnaires courageux qui à leur période ne se sont pas constitués par caprice mais en réponse à des agressions et conscients de cette nécessité sans penser aux conditions favorables. L’objectif du gouvernement colombien n’a pas changé depuis 1960, piloté aujourd’hui par les nord-américains il est devenu le bourreau de son peuple. La guérilla colombienne (qui a un programme politique socialiste de société) répond à cette situation à la manière qu’elle juge « adaptée », n’en déplaise à Chávez.
     
    « …Ils sont devenus le principal prétexte de l'empire pour pénétrer complètement la Colombie et à partir de là, agresser le Venezuela, l'Equateur, le Nicaragua, et Cuba » poursuit-il. Une si grossière « erreur » de communication ne peut être issue de l’esprit d’un militaire comme Chávez qui sait fort bien que les USA n’ont pas besoin d’utiliser le prétexte d’une guérilla - qui lutte depuis plus de 45 ans- pour envahir et occuper une région dans le monde, il leur suffit de fabriquer un prétexte sans attendre ou d’y aller sans prétexte. La guerre (méthode ne datant pas des années soixante) engagée par les forces armées qui ont disloqué l’Irak, la Palestine ; le renversement du gouvernent au Honduras ; le pilonnage médiatique qui formate en ce moment les consciences internationales pour normaliser une agression contre l’Iran et la Corée du Nord, ont-ils eu ou ont-ils besoin du prétexte de guérillas « terroristes » ? Les exemples qui attestent la manière de fabriquer les prétextes sont malheureusement nombreux. Le président Hugo Chávez a déjà, par le passé, « conseillé » aux guérillas d’arrêter ce type de lutte « inadaptée », à cette période les USA n’étaient pas en possession des bases militaires colombiennes et les campements de guérillas supposés être implantés sur le territoire vénézuélien n’étaient pas encore le prétexte des Yankees.
     
    Certes, Chávez est soucieux de paix et de prospérité pour son pays mais l’argument des FARC comme prétexte déclencheur d’une invasion US du territoire vénézuélien ou un danger pour la sécurité des pays de l’ALBA est totalement erroné, l’autorisation aux Yankees - donnée par le gouvernement d’Uribe - d’utiliser cinq bases militaires colombiennes, leur remettant ainsi les clés de la nation et leur permettant d’occuper à volonté cette région stratégique de l’Amérique latine est l’intérêt principal des USA. Ce message démontre un recul dans ses discours offensifs contre l’Empire US auxquels il nous avait habitués. Lui, est arrivé au pouvoir à la façon qui a été la sienne et aucun révolutionnaire ne l’a contesté, d’autres qui y sont arrivés par une voie plus radicale travaillent à s’améliorer, leur idéal et la façon de se protéger seraient-elles donc devenues archaïques ?
     
    Et enfin « Elles (les guérillas) doivent reconsidérer leur stratégie (de lutte) armée… ». Pour ne pas mettre en danger le Venezuela « qui ne s’est jamais immiscé et n’a jamais violé la souveraineté d’autres pays ». Chávez conseille avec respect aux guérillas en Colombie de rendre les armes et donc, d'oublier leur idéal et leurs morts, de laisser croupir leurs camarades prisonniers dans les geôles colombiennes, de rentrer dans les rangs « acceptables » pour de nouveau se laisser assassiner comme l’ont été les 5000 membres de l’UP à partir de 1985 et comme le sont les syndicalistes, aujourd’hui, qui défendent sans arme les travailleurs colombiens face à un gouvernement et une assemblée gangrénés par la corruption et le narcotrafic, utilisant les paramilitaires et les faux-positifs contre la contestation. « La Colombie et le Venezuela sont des nations sœurs », a dit Chávez, et elles font partie de « la Patria Grande » « comme le voulait le Libertador Simón Bolivar », oui mais pour l’instant si le peuple vénézuélien vit une expérience positive, les Colombiens doivent encore se battre contre le démon qui les asservit.
     
    Que voulait dire Hugo Chávez ?
     
    Que si les FARC et l’ELN sont « sages », la Colombie ne sera plus occupée par les USA, et les pays de l’ALBA pourront dormir tranquilles ? La réalité de la politique extérieure des USA dément cette analyse.
     
    Avec tout le respect et l’honneur qui vous reviennent, s’il vous plaît, Président Chávez…
     
    Esteban





    Merci à Esteban G.
    Date de parution de l'article original: 29/07/2010
    URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=767

     



    votre commentaire
  • Alvaro Uribe : la séance des adieux

    Atilio BORON

    Pion inconditionnel de l’Empire, Alvaro Uribe fait ses adieux à la Présidence de la Colombie en se livrant à une nouvelle provocation : il accuse le Venezuela de permettre que les FARC organisent des camps sur son territoire.

    Jamais les deux pieds dans le même sabot, le Département d’État des USA soutient aussitôt et sans la moindre réserve cette accusation formulée par Bogota devant l’OEA, encouragé par le soi-disant caractère « irréfutable » des preuves avancées par Uribe qui accuse le gouvernement de Hugo Chávez de permettre l’installation de camps des FARC ainsi que la réalisation de divers programmes d’entraînement militaire qui concernerait des effectifs d’environ 1.500 hommes de la guérilla sur le territoire du Venezuela.

    Le porte-parole du Département d’État, Philip Crowley, a déclaré, avec une remarquable insolence, que « le Venezuela s’est comporté d’une façon particulièrement funeste et insolente avec son voisin » et il a menacé : si ce pays « ne coopère pas, les États-Unis et évidemment, les autres pays voisins, en tireront les conséquences ». Il ne faut pas oublier que, depuis 2006, les États-Unis incluent le Venezuela dans la liste des pays qui ne coopèrent pas dans la guerre contre le terrorisme. C’est dans cette même ligne que s’est exprimé le sous-secrétaire d’État pour l’Amérique Latine, Arturo Valenzuela, lequel a déclaré que l’accusation portée par Uribe était « très sérieuse ». Ces deux déclarations font grandement douter des capacités intellectuelles de ces deux fonctionnaires et, plus sérieusement, justifient l’idée que, étant donné leur propension au mensonge, les qualités morales de ces deux individus ne sont nullement différentes de celles d’Alvaro Uribe.

    Il est évident que les gérants de l’Empire essayent de faire passer aux yeux de l’opinion publique tout ce qui arrange leurs intérêts pour du « sérieux et irréfutable ». Et ce sont ces intérêts-là qui ont conduit la Maison Blanche à demander un dernier gage d’amour au dirigeant colombien peu de jours avant son départ de la présidence. Comme il est de notoriété publique, le dossier établi par la DEA, la CIA et le FBI sur Alvaro Uribe et ses liens intimes et fort anciens avec les narcotrafiquants ne laisse pas d’autre choix au mandataire colombien que d’obéir aux moindres ordres venant de Washington sous peine de connaître le même sort que l’ex-président du Panama, Manuel A. Noriega, et de finir ses jours dans une prison de haute sécurité aux États-Unis.

    L’accusation farfelue d’Uribe, menteur invétéré, tombe à pic pour impulser la déstabilisation intérieure que Washington veut provoquer au Venezuela, à la veille des prochaines élections qui s’annoncent décisives et qui sont prévues pour le 26 septembre, et pour légitimer, par la même occasion, l’impressionnant programme de militarisation qu’ils sont en train d’imposer à l’Amérique Latine dont une des plus spectaculaires conséquences est la signature d’un traité Obama-Uribe. Ce traité stipule que le Venezuela cède au moins sept bases militaires aux États-Unis. Et voilà pourquoi les représentants du gouvernement des États-Unis font semblant de considérer comme « sérieuses et irréfutables » les « preuves » qui étayent l’accusation d’Uribe, tout en sachant qu’elles ne tiennent pas debout et qu’elles ne sont que pures affabulations et montages photographiques. Mais les mensonges font partie du discours officiel des États-Unis ; ils sont indispensables pour entourer d’un halo de légitimité les desseins de l’impérialisme nord-américain et cela pour plusieurs raisons.

    Des mensonges, premièrement parce que, s’il est vrai que les FARC contrôlent 30 % du territoire national (et ce fait est archiconnu en Colombie), on ne comprend absolument pas à quoi ça rimerait de détourner pas moins de 1.500 combattants du théâtre des opérations, d’envoyer leurs chefs en villégiature au Venezuela et d’organiser 85 camps de la guérilla dans le pays voisin. S’il existe, dans notre région, un politicien qui ment systématiquement — et il y en a beaucoup — c’est bien Uribe qui remporte le pompon : en effet, c’est en Colombie-même que la crise et la putréfaction de l’État oligarchique permettent que de vastes étendues du territoire national, spécialement des zones de jungle, soient contrôlées par la guérilla, par les narcotrafiquants et par les paramilitaires. Plusieurs hauts responsables de l’Équateur ont déclaré, après l’attaque menée par les forces de Colombie sur leur territoire, que l’Équateur ne se limite pas, au nord, avec la Colombie, mais avec un territoire qui n’est à personne parce qu’il est contrôlé par les organisations plus haut citées.

    Avec une bêtise sans bornes, Uribe accuse ses voisins de ne pas faire ce qu’il a prouvé être totalement incapable de faire chez lui : contrôler son propre territoire. En fermant les yeux sur cette réalité-là, les États-Unis se servent de cette hypocrite accusation pour agresser le gouvernement de Chávez et l’accuser de ne pas collaborer dans la lutte contre les narcotrafiquants tout en cachant à l’opinion publique — avec la complicité de la « presse libre », bien entendu — le fait dérangeant que le plus grand exportateur mondial de cocaïne et, aussi, de narcotrafiquants, c’est la Colombie, militarisée par Uribe et devenue, grâce à leur inestimable collaboration, un protectorat nord-américain. Devant un tel tableau de décomposition politique, accuser les FARC de s’installer au Venezuela — et, cerise sur le gâteau, avec l’aval et la complicité d’Hugo Chávez — ce n’est rien d’autre qu’une vulgaire embrouille pour rendre service à l’Empire. Une accusation qui manque totalement de fondement pour être prise au sérieux. C’est le genre de calomnie que lance un personnage absolument sans scrupule comme Uribe.

    Deuxièmement, comment pourrait-on oublier qu’Uribe est cet homme qui a menti avec préméditation lorsque ses forces armées, appuyées par les États-Unis, ont pénétré illégalement sur le territoire de l’Équateur en prétextant qu’elles poursuivaient une colonne des FARC ? Il a été prouvé que les guérilleros que l’on était soi-disant en train de « poursuivre » après un affrontement armé survenu en territoire colombien, étaient en réalité en train de dormir — même en pyjama — au moment de l’attaque et que, par conséquent, ce qui s’est passé à Santa Rosa de Sucumbíos ce n’est pas un engagement militaire, mais tout simplement et exactement un massacre sans quartier.

    Cette opération réalisée peu après minuit, le premier mars 2008, a été réalisée avec l’appui logistique et matériel des militaires nord-américains stationnés sur la base de Manta, les seuls qui disposaient de la technologie nécessaire et des avions capables de réaliser un bombardement d’une incroyable précision, en pleine jungle et dans la plus totale obscurité. Une preuve supplémentaire du pathologique penchant d’Uribe au mensonge c’est l’histoire montée autour de la fameuse ordinateur portable de Raúl Reyes qui, prodige technologique sans précédent, a pu survivre à un bombardement qui a pourtant anéanti tout ce qui se trouvait en dessous, laptop dont le disque dur aurait livré des renseignements précieux sur les abondants contacts de Reyes et des FARC avec tous les ennemis d’Uribe et des États-Unis.

    Troisièmement : comment peut-on croire un homme qui, en tant que Président de l’État de Colombie, a couvert l’action des paramilitaires et du terrorisme d’État ? Le 16 février dernier, le cabinet « Justice et Paix » du Parquet de Colombie a publié un rapport qui révèle que plus de 4.000 paramilitaires des groupes AUC, (les Autodéfenses Unies de Colombie), avouent avoir perpétré 30.470 assassinats durant la période comprise entre le milieu des années 80 et leur « démobilisation », en 2003-2006. En outre : le Parquet a recueilli des déclarations des paramilitaires qui rendent compte de 1.085 massacres, 1.437 enrôlements forcés de mineurs, 2.520 disparitions forcées, 2.326 déplacements forcés et 1.642 extorsions, sans compter 1.033 séquestrations. Malgré ce triste record, Uribe est considéré par ses donneurs d’ordres de Washington comme un champion de la lutte pour les Droits de l’Homme.

    À ce propos, si le tant attendu TLC entre la Colombie et les États-Unis n’a pas encore été ratifié par le Congrès des États-Unis, c’est parce que, comme l’écrit El Tiempo, quotidien conservateur colombien, rien que durant l’année 2009, les paramilitaires et les forces de sécurité ont assassiné 40 syndicalistes faisant ainsi de la Colombie le pays le plus dangereux au monde pour cette catégorie de travailleurs. Sur un total de 76 dirigeants syndicaux assassinés dans le monde, 52 % de ces crimes ont été perpétrés dans un pays que les États-Unis considèrent comme un modèle exemplaire de la lutte pour les droits de l’Homme et contre le terrorisme. La Centrale Unique des Travailleurs de Colombie a rendu public, il y a quelques mois, que depuis 1986, année de sa création, 2.721 militants et dirigeants de cette organisation ont été assassinés par les « forces de sécurité ». En dépit de tout cela, jamais les lettres de créance de la Colombie n’ont été suspectes aux yeux de Washington.

    Quatrièmement, le plaignant n’est autre que le responsable intellectuel et politique des massacres en série connus sous le nom de « faux positifs ». Comme le disent divers communiqués publiés en Colombie par l’Observatoire Latino-américain, Cronicón, durant ces trois dernières années du gouvernement d’Alvaro Uribe, le bilan est funeste. Il a été prouvé que pour répondre à la pression qu’exerçait sur elle le gouvernement exigeant des résultats concrets dans la lutte contre la guérilla, l’armée a mis au point et appliqué un plan criminel : se présenter dans les communautés et les villages les plus pauvres du pays en offrant du travail à l’énorme masse des chômeurs, en recrutant un nombre considérable d’indigents, de paysans sans défense et de jeunes marginalisés et, ensuite, assassiner de sang-froid tous ces innocents pour faire passer leurs cadavres pour ceux de guérilleros tués au combat et toucher ainsi la prime promise par le gouvernement ou obtenir diverses récompenses et promotions dans la carrière.

    Selon des estimations émanant de centres très conservateurs, ces crimes d’État perpétrés lorsque celui qui allait devenir l’actuel président de la Colombie, Juan M. Santos, était Ministre de la Défense, dépassent les 1.700 cas. Une autre facette de cette politique criminelle si improprement baptisée de « sécurité démocratique » nous est donnée par la découverte, révélée le 16 février de cette année 2010, de « la plus grande fosse commune d’Amérique Latine qui contient les restes d’au moins 2.000 personnes et qui est située à La Macarena, département del Meta… (découverte ) grâce à la persévérance des parents des disparus et à la visite d’une délégation de syndicalistes et de parlementaires britanniques qui enquêtaient sur le respect des Droits de l’Homme en Colombie, en décembre 2009 ». Il faut dire aussi que cette zone avait fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des forces armées de Colombie depuis 2005, avec les néfastes résultats récemment révélés.

    Comme cela s’est passé avec tous les terrorismes d’État qui ont ravagé notre zone géographique au cours des années soixante-dix du siècle passé, les crimes contre l’humanité ont aussi un arrière-fond économique. Dans le cas de la Colombie d’Uribe, avec pour comparses une bande de pantins monstrueux et sanguinaires, l’armée corrompue, les paramilitaires et les narcotrafiquants se sont partagé des millions d’hectares que les paysans ont été obligés d’abandonner derrière eux, poussés à un exode désespéré, déplacés par les bombardements et les massacres sans distinction. Comme l’a exposé Jomary Orteon Osorio du Collectif « Avocats de Colombie » lors de la Conférence du Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU, réunie à Genève au début de mois de mai de cette année, le nombre de paysans déplacés s’élèverait à 4.500.000 et leurs terres ont été, par la suite, transférées pour le plus grand profit des responsables de leur exode aux grands propriétaires terriens et aux affairistes de l’industrie agroalimentaire, souteneurs et co-financiers du paramilitarisme.

    Au cours de cette conférence, il a été établi que malgré les « succès » du gouvernement d’Uribe, le nombre de déplacés continue de croître au rythme de 150.000 par an. Le Ministre de l’Aménagement de Colombie, Esteban Piedrahita Uribe, chef de la délégation colombienne à cette même conférence, n’a pas démenti les affirmations ci-dessus et s’est contenté de dire que « nous avons confisqué 2.000.000 d’hectares à des groupes criminels qui s’appropriaient illégalement ces terres et maintenant la Justice va décider de leur cession à leurs véritables propriétaires ». En tout cas, il faut souligner que l’évaluation du nombre d’hectares expropriés dans cette sauvage réédition du processus d’accumulation primitive décrit par Karl Marx dans son célèbre chapitre 24 du tome I du Capital est l’objet de vives controverses. Certains soutiennent que le nombre d’hectares transférés de la sorte s’élève à 6 millions, mais d’autres estiment qu’il atteint les 10 millions. En tout cas, quel que soit le nombre retenu comme indiscutable, ce qui est certain c’est que la politique de « sécurité démocratique », si elle a assuré quelque chose c’est bien l’expropriation de la masse des paysans et l’appropriation de leurs terres par le capitalisme agraire.

    Voilà l’homme qui aujourd’hui pointe son doigt accusateur sur la révolution bolivarienne. Il est évident que c’est là une manœuvre de plus dictée par les stratèges de l’Empire pour agresser le gouvernement de Hugo Chávez et pour légitimer la politique du hard power (pouvoir dur) pour laquelle Obama semble avoir un penchant plus prononcé que son indigne prédécesseur, même s’il est vrai que dans les déclarations officielles et dans les écrits de certains analystes de la Maison blanche — tel Joseph Nye —, on insiste sur l’avantage du soft power, ou diplomatie traditionnelle, sur ou le smart power, le pouvoir intelligent de la nouvelle diplomatie, ainsi que sur la brutalité et le coût élevé du premier.

    Cependant, l’Empire utilise à fond le pouvoir dur de ses impressionnants moyens militaires : ce qui explique les bases en Colombie, à Aruba et à Curazao, à quelques kilomètres des côtes du Venezuela, les bases qui se trouvent au Salvador et au Honduras et, dorénavant, l’autorisation d’introduire pas moins de 7.000 marines et toutes sortes d’armements, sans compter des portes-avions, des hélicoptères, des navires amphibies, des avions de dernière génération, au Costa Rica voisin. Ce qui explique aussi le déploiement de la Quatrième Flotte. Le gouvernement d’Uribe rend donc un service extraordinairement important en apportant son concours aux plans déstabilisateurs de l’Empire. Incapable de protéger la frontière de 586 kilomètres qu’il partage avec l’Équateur et sur laquelle veillent à peine huit minuscules détachements militaires et bien plus incapable encore de mener à bien cette tâche sur les 2.216 kilomètres de sa frontière commune avec le Venezuela, dans toute une zone devenue libre pour les narcotrafiquants et les paramilitaires, il essaye par tous les moyens de créer les conditions qui justifieront l’intervention militaire des États-Unis en Amérique du Sud.

    Dans l’immédiat, il s’agit d’entretenir une vive tension entre la Colombie et le Venezuela après l’élection du nouveau président, d’éviter que ce dernier, Juan M. Santos, ne modifie en rien cette stratégie d’affrontement permanent avec la révolution bolivarienne voulue et appliquée par Uribe, compliquer la situation pour que Chávez affronte les élections, fin septembre, empêtré, usé, affaibli et stigmatisé dans l’arène internationale. Préoccupé par son avenir et hanté par le spectre de Noriega moisissant dans une prison yankee ou par une plainte devant le Tribunal International de La Haye, Uribe s’applique jusqu’à la dernière heure de son mandat à afficher sa fidélité sans faille aux diktats des impérialistes.

    C’est pourquoi il est si important de démasquer l’accusateur et d’exiger la rapide intervention de l’UNASUR pour ruiner les plans ourdis par Washington pour notre Amérique. Ça ne peut pas être l’affaire de l’OEA (qui, d’ailleurs, a été incapable de contrer la provocation d’Uribe), mais ça doit être celle de l’UNASUR qui sera testée avec cet incident. Il faut espérer que cette encore toute jeune organisation des pays d’Amérique du Sud agisse sans tarder, sans perdre une minute, car dans le cas contraire il se pourrait bien que ce soit trop tard pour empêcher les graves conséquences de tous ordres qu’entrainerait la réalisation du projet belliciste des États-Unis mis en œuvre par Washington et ses proxys latino-américains.

    www.atilioboron.com

    Traduit par Manuel Colinas Balbona

    URL de cet article
    http://www.legrandsoir.info/Alvaro-Uribe-la-seance-des-adieux.html

    votre commentaire
  • Réactions des chefs d’Etat d’Amérique latine devant la crise entre le vénézuela et la Colombie

    Ici


    Le president du Brasil, Luiz Inácio Lula da Silva,a qualifié ce samedi d’ »étrange » le procédé du président sortant de Colombie, Álvaro Uribe, de dénoncer le Venezuela peu de jour avant de terminer son mandat présidentiel et alors que  son sucesseur Juan Manuel Santos avait souhaité ‘ »améliorer » les relations bilatérales. « ce qui me paraît étrange est que ceci arrive peu de jours avant que le camarade Uribe quitte la présidence. Le nouveau président a donné des signaux clairs de ce qu’il voulait construire la paix. » a affirmé Lula, dans un dialogue avec les journalistes dans sa cité natale, Caetes, dans l’Etat de Pernambuco,rapporte l’agence de nouvelle Ansa.

    Dénoncer la provocation mais empêcher le conflit

    Le dénonciation d’Uribe sur la supposée présence de guerrilleros des FARC et du ELN sur le territoire vénézuélien, a créé la rupture des relations entre Caracas et Bogota et a jeté le trouble dans les pays de la région.

    Comme en écho à Lula, le président de l’Equateur Rafael Correa, a qualifié de conflit diplomatique très grave ce qui se passait entre les gouvernements de Colombie et du Venezuela, après qu’aient été rompues les relations entre les deux pays à la suite des accusations qui avait faites devant l’OEA d’héberger des campements guerrilleros des FARC en territoire vénézuélien.

    « Ce qui s’est passé entre la Colombie et le Venezuela est gravissieme, il n’y avait pas de nécessité  de convoquer d’urgence le conseil permanent de l’OEA, et le réglement lui-même établit que le président (du Conseil) doit mettre en oeuvre des consultations pour essayer de résoudre  les conflits, à quelles pressions a répondu le Secrétaire Général (Inzulza) pour  faire appel à la procédure d’urgence  du Conseil Permanent« , a demandé le Chef d’État

    En effet que le secrétaire de l’OEA,-on sait que cet organisme a toujours été l’instrument de la domination des Etats-unis sur l’amérique latine- José Miguel Insulza, a convoqué une réunion d’urgence des pays membres, et l’on peut s’interroger effectivement sur la volonté d’Uribe de partir en laissant un conflit entre les pays de la région à partir duquel il sera possible d’attaquer les gouvernements progressistes.

    Dans la même veine, Evo Morales avec son parler direct habituel a accusé ce samedi « certains présidents colombiens de suivre les directives des Etats-unis pour provoquer une guerre sur le continent. » et dénoncé l’installation de sept bases sur le territoire colombien. Il a ajouté que si la Colombie avait ou non une guérilla était le problème de ce pays et qu’il ne devait pas y mêler toute la région. Et le dirigeant bolivien a averti que si sont pays était provoqué de cette manière, il saurait se défendre de l’agression malgré qu’il soit pacifique » et il s’y prépare. Malgré tout il a comme Lula exprimé sa confiance de ce que le nouveau président Juan Manuel Santos,qui sera sur le siège présidentiel le 7 août évitera tout conflit.

    Même tonalité chez Daniel Ortega, le président Nicaraguéen qui après avoir qualifié Uribe « d »arrogant aux vues obscures », s’est moqué des « preuves » avec lesquelles Uribe avait prétendu mettre en accusation Chavez, des photos qui avaient pu être prises dans n’importe quel coin de la forêt colombienne; il a lui aussi appuyé le président Chavez tout en insistant comme Lula sur le fait que le nouveau président Santos était lui dans d’autres dispositions plus pacifiques.Et enfin il a accusé Uribe de ne pas respecter les frontières maritimes avec le Nicaragua et d’offrir au transnationales du pétrole une zone qui appartient au Nicaragua.

    Multiplier les efforts de paix…  

    La tonalité générale est donc de faire bloc derrière Chavez et de dénoncer la manière dont la Colombie entretient d’abominable rapports de voisinage par soumission aux Etats-Unis et aux transnationales: au-delà de Chavez c’est toute une région que l’on tente de déstabiliser pour  renverser TOUS les gouvernements progressistes sur le modèle de ce qui s’est recemment passé au Honduras. Faute de pouvoir destabilier de l’intérieur, les Etats-Unis vont utiliser leur marionette colombienne et  la crise que l’on ne parvient pas à ouvrir à l’intérieur du pays, on la provoque par un conflit de voisinage avec des accusations à l’OEA qui au niveau des preuves font étrangement songer à Colin Powell venant montrer les photos d’armes de destruction massive de Saddam Hussein.

    C’est pourquoi dans le même temps où est fermement dénoncée la provocation  il s’agit de tout faire pour que la guerre souhaitée par les Etats-Unis n’ait pas de prétexte. 

    Apaiser les relations entre pays d’Amérique latine et des Caraïbes même et surtout quand le pays comme la Colombie d’uribe agit en lieu et place des Etats-Unis, ce n’est pas la première fois qu’est appliquée cette stratégie cubaine. Mais dont Lula avec ses capacités diplomatiques a toujours été le maître d’oeuvre trés efficace.

    Ainsi Lula, qui a regretté la rupture entre les deux pays, a confirmé qu’il maintient des conversations téléphoniques avec les deux chefs d’État afin de rapprocher les positions.Le mandataire brésilien a également annoncé sa visite à Caracas et à Bogotá le 6 et 7 août prochain.

    Lula se réunira avec son homologue Vénézuélienle 6 août à Caracas, alors que le 7 août il assistera à la prise de pouvoir de Juan Manuel Santos. De la même manière, le secrétaire général de l’Union de Nations Suramericanas (UNASUR), Néstor Kirchner, a annoncé qu’il viendra le 5 août à Caracas et le jour suivant à Bogotá avec l’objectif d’arriver à s’interposer entre les deux gouvernements.

    Outre des raisons internationales que nous venons d’analyser, Uribe a des problèmes internes.  Le secrétaire du parti communiste colombien a déjà émis l’hypothèse que c’était pour détourner l’attention du scandale que représentait la découverte de fosses communes avec plus de 2000 cadavres à proximité d’une caserne de l’armée. Mais Uribe risque aussi d’être rattrapé pour avoir soumis à un espionnage totalement illégal des personnalités politique, des journalistes et surtout des magistrats de la Cour suprême chargés de se prononcer sur sa possibilité de réélection.

    Lire en complément …

    Le problème n’est pas l’insurrection colombienne pour l’Amérique Latine

    Mais le pétrole et le coltan du Venezuela. L’eau douce et la biodiversité de la Triple Frontière. La coca et le lithium de la Bolivie [comme fut le cuivre du Chili (El Correo)]. Mais pour s’emparer à nouveau de ces ressources, pour raser les avancées démocratiques et progressistes dans la région où le (…) Lire la suite


    votre commentaire
  • TRES IMPORTANT : Hugo Chávez a dénoncé un plan militaire contre le Venezuela (video)


    24 Julio 2010 cubadete traduit par danielle Bleitrach pour changement de société

    Une intervention directe du gouvernement des États-Unis dans une opération militaire planifiée pour séquestrer ou pour assassiner le président Hugo Chávez, ainsi que pour renverser le gouvernement constitutionnel, a été révélée  au mandataire vénézuélien par une source de confiance, par l’entremise d’ une lettre reçue le 23 juillet dernier.

    La missive envoyée depuis un territoire nord- américain explique que « la phase de la préparation de la communauté internationale avec l’aide de la Colombie est en pleine exécution (…),ce qui s’est passé jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont avancé », a indiqué la source.


    Chávez lui-même a rendu public le contenu de la lettre lors du  discours qu’il a prononcé au Panthéon National, durant l’acte commémoratif de la Naissance du Libérateur,  Simón Bolívar, en indiquant que cette source l’a alerté sur d’autres événements, « y compris avant 2002 « .

    Conformément à l’information de la dite source, l’intervention directe des États-Unis  obéit au fait à ce que, selon leurs conclusions, « les seuls Colombiens, ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont directement décidé d’y être impliqués ».

    la lettre a ajouté que même s’il y avait des actions et des échéances programmées pour le  26 Septembre  (date des élections parlementaires), ils sont en train d’anticiper sur leur propre agenda et « ils unissent la phase de préparation avec celled’exécution (…), pour cette raison ils font des mouvements qui devaient être  exécutés ultérieurement. « .

    « Ce qui est lié au déplacement d’une force massive de frappe(…) jusqu’au Costa Rica sous prétexte de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La vérité est  que sa mission est  d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte », prévient l’informateur dans la missive.

    Quelques données du plan

    La connexion entre le gouvernement d’Alvaro Uribe et le Département d’État nord-américain dans des actes d’ingérence et d’agression contre le Venezuela et d’autres pays de l’ALBA, a été dénoncée par  Hugo Chávez lui-même, en maintes occasions.

    L’existence de cette connexion été aussi dénoncée par d’autres mandataires de l’Amérique latine, comme Raphaël Correa, qui a dénoncé la violation de la souveraineté équatorienne 1 mars 2008, avec l’incursion d’effectifs de l’armée colombienne sur le territoire de ce pays.

    Dans son allocution de ce 24 juillet, le président Chávez a commenté que « le mouvement de la flotte yankee au Costa Rica (…), coincide parfaitement avec ce qui est exprimé  dans cette communication » ce qui impliquerait une menace éventuelle contre le Venezuela, le meurtre ou la séquestration de son Président et une tentative de renversement du gouvernement.

    Le débarquement récent de sept mille marines au Costa Rica ce n’est pas le seul événement qui indique l’existence du plan d’agression dénoncé au Président Chávez.

    La réactivation de la Quatrième Flotte et de sa patrouille pour « garantir la sécurité maritime à la Mer Caraïbe, en Amérique centrale et en Amérique du Sud »; (http: // www.southcom.mil/AppsSC/news.php ? StoryId=1262) le 12 juillet 2008; ainsi que l’installation des sept bases militaires en Colombie dans le deuxième semestre de 2009, ce sont certaines des actions internationales qui révélent l’intention des États-Unis.

    Quelques faits mettraient en évidence la connexion de l’administration d’Uribe avec le Département d’État nord-américain comme le dénonce le Gouvernement vénézuélien : l’arrêt à Caracas de 120 paramilitaires le dimanche 9 mai de 2004; les accusations de la part du gouvernement colombien de complicité avec les FARC dans les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et les formulées dans l’OEA le 22 juillet 2010. Toutes liées à des faits ponctuels comme l’arrêstation au Venezuela de Rodrigo Granda par des fonctionnaires de la DAS qui agissaient clandestinement dans le pays; le contenu des documents supposément trouvés dans l’ordinateur du guérillero colombien Raúl Reyes,  dont ils se sont emparé en Équateur.

    Durant la lecture de la missive, le Chef de l’État a rappelé que la même source l’a informé en 2004 sur quelques faits qui sont arrivés au mois de mai et il a fait référence aux paramilitaires capturés.

    En suite de l’article voici la lettre complète lue   par le président Hugo Chávez :

    « Un ami, un vieux ami, – il y a des années je ne le vois pas-, comme je te l’ai commenté en diverses occasions,  lis les trois derniers messages que je t’ai envoyés, estime que l’idée continue d’être la génération du conflit par le côté occidental, de manière à ce que les derniers événements confirment tout, ou presque tout ce qui a été déjà été discuté, et d’autres informations qui me sont arrivées depuis en haut.

    Ce qui se voit actuellement et s’est passé récemment, est une partie  du plan complet, rien ne se passe sans  connexion, tout est au préalable étudié et executé conformément à une stratégie déjà tracée.

    La phase de la préparation de la communauté internationale avec l’aide de la Colombie, est en pleine exécution, ce qui est en train d’être vu, et l’affaire de jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont déplacé. Sont réunies la phase de préparation avec la phase d’exécution, cela veut dire que les choses sont en train d’avancer, je te confirme qu’ils ont une date limite celle du 26, mais pour certaines raisons ils avancent les manoeuvres qu’ils devaient exécuter ultérieurement.

    Dans ce cas ils accélèrent l’étape d’exécution, et cela est lié au déplacement d’une force massive de frappe, comme ils l’appellent – jusqu’au Costa Rica sous prétexte de  lutte contre le trafic de stupéfiants la vérité est que sa mission est à d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte parce qu’ils évaluent la réaction des FARC, et de l’ELN ainsi que des Cubains et des Nicaraguayens et ils ont tiré comme conclusion que les seuls Colombiens ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont décidé de s’impliquer  directement quandil y aura conflit.

    (…)

    L’opération militaire est en marche, je vois qu’ils accélèrent les échéances, le plus important est qu’il y a un accord qui a abouti par demande colombienne elle-même à savoir qu’ils se chargent de la frontière, mais il n’y a pas d’intention ni grande capacité de conduire des opérations très loin à l’intérieur du territoire  et ce qu’ilsont décidé a été que comme la partie importante de l’offensive ou de l’objectif, est, Mauricio -  Mauricio est un vieux nom, il ne s’agit pas de notre ministre de la Communication,  Mauricio est un vieux nom de code qui utilisé  pour ce type de communication – l’objectif est Mauricio et l’autre la chute du gouvernement sur le modèle de ce qui s’est passé avec Noriega alors ce que feront ceux du nord sera une opération combinée avec deux objectifs, ils ne veulent pas entrer à Caracas, ils  n’osent pas entrer à Caracas ils chassent Mauricio surtout hors de Caracas, fais’attention-lui à ce qui est dit avant  c’est très important, je te le répète, en même temps ils essaieront de neutraliser une partie de la force armée, ils négocieront pour que quelques unités n’agissent pas, ils essaieront de rallier soit des militaires dans l’active soit des retraités pour contrôler les villes de manière à ce que, dis  à Maurice que j’ai pris très au sérieux ces informations. »

    (Con información de Prensa MinCI/Soledad Ramírez)

    | (VIDEO) El presidente venezolano denuncia plan integral de ataque en su contra


    votre commentaire
  • Les conséquences de la politique libérale qui a été menée en Argentine condamnent une partie de la population à une très grande précarité.

    Ici, la caméra va à la rencontre de ceux qui dans ces quartiers dévastés tentent de rompre avec l’isolement induit par les politiques libérales et la société de consommation.

    Le film essaie de répondre à des questions de circonstance : Comment rompre avec les valeurs d’un système hégémonique et commencer à s’organiser sur d’autres bases ? Comment se construire un horizon, un futur quand tout est devenu sans espoir ?

    Ou plus globalement, comment construire quelque chose à partir de (presque) rien ?

     


    votre commentaire
  • Les exigences de Sainte Ingrid
    « Lune de fiel »




    ANNCOL

    Traduit par  Esteban G.
    Edité par  Fausto Giudice

    Les petites bises affectueuses de la Jeanne d’Arc colombienne envers ses sauveteurs, le général narco paramilitaire Montoya, Padilla de león, Uribe Vélez, chuky (Manuel) Santos et les agents secrets yankees ont cessé. « L’argent c’est l’argent » ou « Money is Money », comme disent les Gringos.
     

    Dans les affaires, il n’y a ni loyauté ni considération d’aucune sorte, et encore moins dans le capitalisme narco-paramilitaire qui gouverne la Colombie.
     
     
     
    La pauvrette Ingrid Betancourt, victime suprême des FARC, a enfin montré au monde son véritable esprit et la raison de sa capture par la guérilla : C’est une oligarque corrompue (comme le fut Araujo et son trafic d’influence dans l’affaire Chambacú en 1991) (1). La petite et vertueuse Ingrid a attendu patiemment jusqu’aujourd’hui qu’Uribe Vélez soit hors-circuit et qu’il ne puisse rien lui faire, puis après avoir félicité chuky Santos, s’être entretenue avec lui et avoir convenu avec le nouveau président des Colombiens de la rétribution bien usitée c'est-à-dire la CeVeYé (« ¿Como Voy Yo ? ») : par ex : « Y’a rien pour moi ? » dixit le pot-de-vin réclamé par le fonctionnaire véreux lors d’un contrat), pour ne pas prendre de risque ; elle s’est décidée à réclamer à l’État colombien la coquette somme de 12,5 millions de pesos [6,8 millions d’€], comme indemnisation pour sa captivité.
     
    Petit magot garanti par tous les contribuables colombiens ruinés qui devront payer.
     
    Il n’a servi à rien de lui dire que l’État colombien avait tout fait pour elle : investir des millions de dollars pour la sauver, que l’État colombien était en faillite, qu’il a utilisé  logo de la Croix-Rouge, bombardé l’Équateur et généré des conflits internationaux avec les États voisins, qu’il a sciemment fait échouer l’échange humanitaire et condamné Simón Trinidad et tous les autres prisonniers politiques à pourrir en prison, laissé sortir de prison Rodrigo Granda « pour raison d’État » et ensuite implorer Sarkozy de l’aider à le capturer de nouveau.
     
    Ce n’était que l’argent qui l’intéressait, et ce n’est que ça qu’elle visait lorsqu’elle prétendait vouloir être la « présidente » des Colombiens : Avoir beaucoup d’argent, de célébrité et des courbettes.
     
    Aujourd’hui, le gouvernement colombien avec dans la bouche l’amertume du fiel après les baisers de « l’opération échec » et le coup de Jarnac avec « l’arrangement » par avance [avec Sarkozy] et convenu qu’il est préférable d’éviter de futures complications [diplomatiques], accepte de passer une transaction monnayée avec la dame Betancourt. En prenant soin de ne pas révéler le combien et comment de ce petit arrangement. Quels corrompus !
     
    ANNCOL pose la question aux contribuables colombiens qui assurément devront payer le coquet pactole de la magouille Betancourt-Santos : N’aurait-il pas été préférable, moins COÛTEUX et sans corruption, de réaliser l’échange humanitaire et chercher une solution politique au conflit armé colombien ?
     
    Note :





    Merci à ANNCOL
    Source: http://anncol.eu/noticias-del-mundo/4/%22-luna-de-hiel-%22779?templateId=779
    Date de parution de l'article original: 14/07/2010
    URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=591


    2 commentaires
  • Au Nicaragua, la canne à sucre tue les ouvriers à petit feu

    Par Nolwenn Weiler (12 juillet 2010)

    Face aux ravages que provoquent les pesticides sur la santé des ouvriers de l’industrie sucrière au Nicaragua, un mouvement social, emmené par une femme, Carmen Rios, se bat pour la reconnaissance des maladies professionnelles et l’indemnisation des victimes.


    © Giorgio Trucchi - Rel-UITA

    « DDT », « Paraquat »... Ces noms barbares font partie du panel de pesticides abondamment déversés chaque année sur les plantations nicaraguayennes de canne à sucre, dans la région de Chichigalpa, à l’ouest du pays. Les 3.000 ouvriers qui y travaillent - jusqu’à 7.000 au moment de la récolte - ne prennent évidemment aucune précaution pour épandre ces produits miraculeux, qui tuent les mauvaises herbes, les insectes ravageurs, et font pousser la canne plus vite. Ils boivent l’eau des rivières, complètement infectée, se lavent dedans, cuisinent avec... sans s’inquiéter.

    « Je me souviens simplement que maman nous disait de rentrer dans la maison quand ils épandaient les pesticides par avion », témoigne Carmen Rios, porte-parole d’anciens travailleurs de la canne à sucre, aujourd’hui atteints d’insuffisance rénale chronique (IRC). De passage en Aquitaine, à l’occasion de l’université d’été du CRID (Centre de recherche et d’information sur le développement) , elle rappelle que les victimes ne sont pas toutes d’anciens travailleurs : « Moi, par exemple, je souffre d’IRC alors que je n’ai jamais mis les pieds dans la plantation. C’est par l’eau, que j’ai été contaminée. »

    Une douleur insupportable

    C’est la variation du taux de créatinine, une molécule normalement éliminée par les reins et sur laquelle les pesticides ont une influence certaine, qui définit l’état d’IRC. Silencieuse pendant longtemps, cette maladie a des effets de plus en plus ravageurs. « Au début, il y a la fièvre, les maux de ventre, l’hypertension, les maux de tête, des douleurs intenses dans les os, les oublis, explique Carmen Rios. Et puis les douleurs deviennent de plus en plus insistantes et intolérables. » Une personne malade, citée par Peuples solidaires dans son appel à la solidarité avec ces anciens travailleurs, rapporte qu’en phase terminale, « la douleur est si intense, c’est comme si tous les os de votre corps étaient brisés. C’est une mort horrible, une douleur insupportable. » Depuis que le recensement des personnes atteintes d’IRC a commencé en 2000, plus de 3.000 personnes sont mortes. 8.000 ont été déclarées malades.

    A force de combat, le mouvement emmené par Carmen Rios obtient en 2004 l’inscription dans le code du travail de l’IRC comme maladie professionnelle. Grâce à quoi 5.400 personnes touchent aujourd’hui 80 euros de pension par mois. « Pour les autres, nous avons diverses tracasseries administratives, notamment avec la sécurité sociale, détaille Carmen Rios. Mais cela devrait se résoudre. Nous souhaitons, en plus, percevoir une indemnisation de l’entreprise qui exploite la canne à sucre et qui est l’une des plus puissantes et des plus riches du pays. » C’est la « Sugar Estates Ltd. » qui gère la sucrerie de Chichigalpa, propriété du Groupe Pellas, qui possède des banques, des usines ou des plantations dans toute l’Amérique centrale et en Floride.

    « On ne connaît les ouvriers que par leur numéro »

    Pour faire pression sur Pellas, les anciens travailleurs ont marché sur Managua en mars 2009. Et ont décidé d’y rester. Ils sont plus de 300 à camper depuis plus d’un an au pied de la cathédrale, à 600 mètres du siège de l’entreprise. « Nous y allons tous les jours, poursuit Carmen Rios. Tous les matins, nous restons une à deux heures devant le siège, puis nous repartons. Un compagnon égrène les noms de ceux et celles qui sont décédés, en rappelant, à chaque fois, le numéro sous lequel ils étaient enregistrés par l’entreprise. Parce que, chez Pellas, on ne connaît les ouvriers que par leur numéro. »

    Jusqu’à quand tiendront-ils le coup ? Dans les rues de Managua, recouvertes de poussière les jours de grande chaleur, les pieds dans la boue quand la pluie se met à tomber, régulièrement harcelés, voire frappés, par la police... « Nous resterons tant que nous n’aurons pas obtenu gain de cause, assure Carmen Rios. Nous voulons être, chacun, indemnisés. Nous réclamons aussi la fin de la consommation de pesticides et la plantation d’arbres dans nos régions désolées par les plantations de canne à sucre. » Un mouvement de boycott du Rhum national produit par Pellas, Flor de cana, a été lancé par un groupe d’étudiants. S’il est suivi, cela pourrait encourager la multinationale à prendre enfin en compte la santé des ouvriers qu’elle emploie.

    Nolwenn Weiler


    3 commentaires
  • Les animateurs de la radio mexicaine Ké Huelga nous ont fait parvenir ce texte. Passionnant, il fait le point sur la situation ensanglantée d’un pays où règne la loi du plus fort - au plan économique comme militaire. Et il explique aussi combien le travail essentiel mené par cette petite radio militante est aujourd’hui gravement menacé par la répression gouvernementale. Le point.

    Le Mexique en sang, les médias libres contre la tyrannie invisible

    jeudi 15 juillet 2010, par Ké Huelga Radio

     

    Bref contexte, par A11 : Ké Huelga ("Quelle Grève") est une radio mexicaine née au cours des massives grèves étudiantes de 1999. Basée à Mexico, elle a grandi dans et pour les mouvements sociaux, acharnée à faire entendre les sans-voix et à dénoncer l’ordre néolibéral aux manettes. « Ils ne parviendront pas à faire taire nos pensées et nos voix », écrivaient-ils déjà en 2007, face à des menaces les ayant forcé à délaisser les ondes pour un temps (tout en continuant à diffuser sur Internet).

    Aujourd’hui, Ké Huelga lance un appel. Pour dénoncer la grave situation de ce Mexique "en sang", où les voix discordantes sont menacées. Et parce que cette radio évidemment non commerciale - « Là où les médias commerciaux disent "audience", nous disons "camarades" », écrivent-ils plus bas - , est dans l’impasse économique : elle a besoin d’un coup de main pour survivre (pour faire un don, c’est ici) et en appelle à la solidarité. Dans tous les cas, nous t’incitons fermement à laisser traîner tes oreilles sur les ondes de Ké Huelga, radio rafraichissante et combative, fond sonore parfaitement adapté à la lecture de cet article.

    Le Mexique est en sang. Parallèlement à la soi-disant "guerre contre les narcos", nous voyons se teinter de vert olive le territoire de notre pays. La militarisation fait partie de la guerre mondiale que les États-Unis ont engagée après le 11 Septembre, en se fabriquant de nouveaux ennemis : le terrorisme et le narcotrafic. En totale harmonie avec ses maîtres du Nord, le gouvernement mexicain s’est lancé dans sa propre guerre, en créant un État policier et en criminalisant la protestation sociale.

    La militarisation débouche sur des formes de contrôle social qui n’ont rien à envier à celles qu’utilisaient les dictatures des années 1970 : des caméras vidéo aux salles de torture, en passant par les disparitions et les massacres, le régime fait usage de tout ce qui est en son pouvoir pour mettre en place de nouvelles conditions d’esclavage. À la barbarie des décapitations, des disparitions de corps, enroulés dans des couvertures (encobijados) ou dissous dans la soude (pozoleados) et autres pratiques sauvages dont les médias se servent pour alimenter la peur de la société, viennent s’ajouter les "technologies avancées" de l’espionnage électronique (téléphone et Internet), ainsi que les propositions d’importation de mercenaires « qui sont, eux, parfaitement capables » d’exterminer les criminels. De la sorte, la peur et le silence se présentent comme les recettes magiques sorties des manuels de la guerre psychologique pour habituer les médias à « l’autocensure ». Ainsi, la population est également de moins en moins sensible à la violence étatique ou paramilitaire qui s’exerce à l’encontre des mouvements sociaux.

    Il peut sembler excessif de parler de "nouvel esclavage", mais tel est le pari des puissants : les grands chefs d’entreprise, mexicains ou étrangers, le gouvernement des États-Unis et les néolibéraux du Mexique sont déterminés à faire tomber tous les obstacles qui les empêchent d’augmenter leurs profits et leur contrôle sur notre pays. Il s’agit de s’approprier les richesses naturelles et d’exploiter encore plus les travailleurs mexicains. Il y a pléthore d’exemples en la matière. Voyons de près l’étendue de l’offensive des patrons et des hommes politiques contre l’ensemble de la population :

    Militarisation

    Bien qu’il n’y ait jamais eu au Mexique un "État de droit", nous constatons aujourd’hui que l’armée applique dans tout le pays la loi du plus fort. L’armée et ses unités déguisées en bleu, la police fédérale, sont désormais l’unique soutien du projet néolibéral au Mexique. L’effondrement des institutions clés telles que les pouvoirs de l’Union (l’État fédéral), l’éducation et la santé, ainsi que la profonde crise économique qui a éclaté en 2008, ont eu pour résultat une proposition unique des hommes politiques : « la mano dura », la main de fer, quels que soient leurs visages - Felipe Calderón, Enrique Peña Nieto ou Marcelo Ebrard. Du Chihuahua au Chiapas et de News Divine à San Juan Copala, les bottes des militaires occupent, harcèlent, torturent et tuent les populations qui vivent dans les territoires dont il faut s’assurer le contrôle. Le soi-disant combat contre le narcotrafic est prétexte à des interventions dans des États comme le Michoacán, le Guerrero, Oaxaca, le Chiapas, où l’on criminalise toute lutte sociale visant à défendre son territoire, en taxant ces luttes de « façades de la guérilla », et imposant ainsi la loi du garrot.

    En finir avec les droits sociaux

    Au Mexique, produit de la Révolution inachevée de 1910, il existe des limites minimales à l’exploitation des travailleurs et à l’abandon du pays aux mains des étrangers. Ce sont ces derniers obstacles que l’offensive actuelle essaie de lever. Que nous parlions de la situation catastrophique de l’éducation nationale ou du service électrique, de la dévastation des campagnes ou de la privatisation de l’eau, l’ensemble des droits conquis au cours de décennies de luttes est en voie de liquidation. Nul n’oublie que le soulèvement zapatiste fut provoqué par la contre-réforme de l’article 27 de la Constitution. Nous vivons aujourd’hui la privatisation de l’énergie électrique par le biais de la liquidation d’entreprises propriété de l’État et du coup brutal et illégal porté au SME (syndicat des travailleurs du service électrique). Les menaces transgéniques contre nos semences autochtones ne cessent également de croître.

    L’éducation souffre de l’asphyxie budgétaire qu’illustre bien le drame de millions de jeunes qui ne trouvent ni emploi ni place dans les écoles. Quant à la sécurité sociale, mieux vaut ne pas en parler, car les pensions sont entrées dans la roulette de la spéculation financière par le biais des AFORES (administrations de fonds pour la retraite), et les hôpitaux et cliniques démantelés vivent au quotidien le manque de moyens et de médicaments. Et, cerise sur le gâteau, en avril 2010, le parti de la droite pure et dure, le PAN (Parti d’action nationale), a proposé une contre-réforme de la Loi fédérale du travail, laquelle cherche à abolir les droits fondamentaux des travailleurs comme le contrat collectif, la stabilité de l’emploi, la durée de la journée de travail et même le droit élémentaire à percevoir un salaire en échange de son travail.

    Abandon du pays entre les mains du grand capital
    La guerre en cours a un objectif fondamental : que les énormes richesses du pays soient exploitées par le grand capital. À qui profite la Loi Monsanto et les permis accordés pour semer des transgéniques ? À Monsanto, Cargill, Syngenta, etc. À qui profite l’extinction de Luz y Fuerza [1] ? À Iberdrola, AES, Mitsubishi, etc. Et il en va de même dans les mines, l’énergie éolienne, les infrastructures, le secteur financier, etc., où des entreprises du monde entier profitent des largesses de Calderón pour « attirer des investissements ». Les barons locaux méritent une mention spéciale, avec Carlos Slim à leur tête, car ils ont réussi à s’emparer d’une grosse part du gâteau. Le fait que Slim soit l’homme le plus riche du monde ne doit pas occulter les grandes affaires des Zambrano (Cemex), des Azcárraga (Televisa), des Hernández (Maseca), et tutti gli altri. Tandis que cette poignée de voleurs s’offre des vies de roi, 50 millions de Mexicains vivent dans la pauvreté et des centaines de milliers émigrent vers le Nord en quête d’une vie meilleure, pour n’y trouver que la mort aux mains de la migra (la patrouille frontalière états-unienne), le désert ou les groupes anti-migrants.

    Les « gringos » à la rescousse

    Comme jamais au cours de l’histoire, le gouvernement de Felipe Calderón a remis les rênes du pays entre les mains de l’État et de l’armée des États-Unis. Le Mexique est en train de devenir un protectorat yankee. Les décisions cruciales se prennent sous la tutelle de nos « généreux » voisins, qui distribuent dollars et armes en gros tout en accroissant leur influence sur la vie du pays. Ne serait-ce qu’en 2010, la réalisation de manœuvres militaires conjointes, la visite d’une délégation militaire avec à sa tête la secrétaire d’État Hillary Clinton et l’ordre donné par la secrétaire de la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, de retirer l’armée de Ciudad Juárez sont autant de preuves de l’identité de ceux qui tiennent les rênes du Mexique. Le gouvernement actuel s’est totalement soumis aux dictats des gringos, synthétisés dans l’Initiative Mérida et dans leurs intentions récentes qui ont pour but de mettre en place un "Plan Colombie" au Mexique. L’assistance militaire (armes, moyens financiers, entraînement) sera complétée par l’action directe des soldats et des mercenaires des États-Unis dans notre pays, qui jouiront bien évidemment d’une totale impunité.

    Dans ce panorama, les moyens massifs de non-communication jouent un rôle essentiel. Il n’est jamais superflu de rappeler la participation active des médias commerciaux à des campagnes de déstabilisation en de nombreux lieux du monde : El Mercurio au Chili, contre le gouvernement de Salvador Allende ; The Daily Cleaner en Jamaïque, contre le gouvernement de Michael Manley ; La Prensa au Nicaragua, contre les sandinistes ; les médias d’extrême droite au Venezuela, contre le gouvernement d’Hugo Chávez ; les télévisions du Honduras, contre le gouvernement de Manuel Zelaya.

    Il faut faire mention à part de la « couverture » de l’invasion des États-Unis en Afghanistan et en Irak, opération propagandiste grâce à laquelle les grandes chaînes de désinformation des États-Unis, particulièrement Fox News, se sont employées à « créer l’ennemi » dont baby Bush avait besoin pour mettre la main sur cette région du monde. De la même manière, la Société interaméricaine de la presse (SIP) et le Fonds national pour la démocratie (NED) sont des instruments d’intervention médiatique de la CIA en Amérique latine. Tous ces exemples montrent la centralité des médias pour la domination sociale que nous subissons.

     [2]

    Le Mexique a été un « laboratoire » de premier niveau pour expérimenter les techniques de contrôle social par le truchement de moyens massifs de non-communication. Dès l’époque de Díaz Ordaz, le modus operandi de ces acteurs a été défini. Dans un document interne du gouvernement mexicain des années 1960, versé aux Archives générales de la nation, nous pouvons lire : «  Par l’action de la propagande politique nous pouvons concevoir un monde dominé par une tyrannie invisible qui adopte la forme d’un gouvernement démocratique. » Des paroles vieilles de presque un demi-siècle et qui malheureusement sont toujours d’actualité. Le conditionnement et la manipulation sont l’antique et toujours efficace recette des médias commerciaux pour nous maintenir bien sages pendant que le pays se désintègre.

    Et cela ne se limite pas aux moments de crise, mais atteint même notre quotidien. Les moyens massifs de non-communication modèlent nos vies à travers leurs messages : ils dictent nos modes de comportement, nous disent ce que nous devons faire, quand et comment ; ils fixent la hiérarchie de l’acceptable, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas, élèvent ou renversent les personnalités publiques, etc. Sur le terrain de la lutte sociale, ces médias se comportent comme des armées de mercenaires au service du plus offrant et comme les gardiens efficaces de l’ordre établi. La "pensée stratégique" des médias est guidée par les techniques de conduite et de manipulation de la mal nommée "opinion publique". Et il ne saurait en être autrement puisque nous savons que derrière la soi-disant "objectivité" des communicants, les liens du pouvoir se tissent en de solides réseaux : ainsi nous savons que Bill Gates, le patron de Microsoft, est un important actionnaire de Televisa, et que Carlos Slim est l’un des patrons du New York Times.

    Au cours des vingt dernières années, les politiques et les patrons des médias ont établi une alliance stratégique de profit mutuel : le contrôle de la population, garanti par les médias et qui permet que des voleurs et des assassins gouvernent notre pays, est récompensé par les décisions gouvernementales qui maintiennent le duopole Televisa-TV Azteca sur tout le pays. Tandis que les médias se présentent comme le théâtre de la démocratie et de la diversité, un regard sur les propriétaires des entreprises de radio et de télévision nous montre qu’une poignée d’acteurs contrôle la diffusion de messages qui renforcent le contrôle social.

    Les concessions de chaînes de télévision sont partagées entre Televisa et TV Azteca, lesquelles contrôlaient, en 2008, 401 stations, représentant un peu plus de 87 % de la totalité des chaînes. Cela génère des négoces multimillionnaires : en 2008 Televisa a encaissé des recettes supérieures à 39 milliards de pesos (70 % des recettes de la télévision ouverte) ; TV Azteca a eu des recettes non négligeables de 9 milliards de pesos. À la radio, la situation n’est pas très différente. Le Groupe ACIR contrôle 30 stations d’émission dans 26 villes du Mexique et le Groupe Radio Centro en fait de même avec plus de 100 stations ; ces groupes radiophoniques représentent 50 % de l’audience de Ciudad Monstruo (Cité-Monstre : la Ville de Mexico). Quelle diversité ou objectivité peut-il y avoir lorsque l’immense majorité des stations de radio et des chaînes de télévision sont contrôlées par quatre entreprises ? Dans de telles conditions monopolistiques, la communication, devenue une marchandise, se modèle et se vend au plus offrant.

    Les médias, et en particulier la télévision, constituent le principal lien de communication de notre pays. Historiquement, l’État mexicain s’est consacré à deux choses : laisser aux mains des entreprises privées l’espace de la communication et réprimer les initiatives par lesquelles la société essaie de casser le monopole médiatique. Braver un tel monopole est une tâche essentielle pour transformer notre pays. C’est pourquoi les médias libres, associatifs, communautaires sont des acteurs stratégiques de la lutte sociale.

    L’histoire récente parle de l’importance des médias libres. En 1994, les premiers réseaux - à travers Internet - ont aidé à arrêter la guerre contre l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) et les communautés indigènes en résistance. La diffusion des actions répressives dans la région d’Atenco et de la résistance opiniâtre des peuples d’Oaxaca en 2006 ont représenté une avancée importante pour les médias libres, qui ont appris à ménager des espaces pour ceux qui luttent contre le capital et ses gouvernements.

    Tout d’abord au mois de mai, face au lynchage médiatique des paysans du Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra de San Salvador Atenco, les médias libres ouvrirent un espace pour dénoncer les tortures et les violences subies par les détenus des deux sexes, et ont transmis les appels à la solidarité avec les prisonniers. Peu de temps après, pendant l’été et l’automne 2006, les médias libres et réappropriés ont occupé une place essentielle dans la résistance des peuples de la région d’Oaxaca : Radio Plantón, station d’émission des enseignants démocratiques, Radio Universidad, qui finit par devenir le dernier bastion du mouvement de l’Oaxaca, l’occupation de stations et même une chaîne de télévision, le travail de médias libres tels qu’Indymedia Oaxaca et d’autres initiatives, tous ont permis à ces populations de lutter efficacement contre le mensonge, au point que leur résistance ne put être brisée que par la brutale répression de la Police Fédérale.

    Actuellement, face à la décomposition du régime et à la militarisation, les médias libres représentent les seules fenêtres par lesquelles se glissent des lambeaux de réalité capables de contrer les mensonges de la propagande gouvernementale. En défiant le monopole médiatique, les médias libres frappent l’un des piliers du contrôle social de notre pays. Et c’est pour cela qu’ils sont durement poursuivis, en particulier ceux qui atteignent une diffusion massive, comme les radios.
    En effet les radios libres ont payé un lourd tribut en vies humaines et ont vu leurs efforts démantelés par l’action des autorités. Sur ce terrain aussi, on perçoit le durcissement du régime.

    En accord avec la législation sur les médias, qui ne propose pas de statut défini pour les radios libres ou communautaires, la transmission sans autorisation est passible d’amende et de réquisition de l’équipe. Durant des décennies, c’est ainsi qu’agissait le gouvernement. Cependant, à partir de 2007-2008, l’administration de Felipe Calderón a changé de stratégie et, au moyen d’un recours juridique illégal, accuse ceux qui transmettent sans autorisation de « dommages aux biens nationaux », délit puni de douze ans de prison et de 50 mille pesos d’amende. Deux procédures sont en cours, dans lesquelles des camarades ont été accusés de ce délit "original" : Rosa Cruz, de la radio communautaire Purhépecha Uekakua, qui transmettait à la puissance de 5 watts depuis le village d’Ocumicho (État du Michoacán), et Héctor Camero, membre de la Radio Terre et Liberté de Monterrey (État du Nuevo Leon).

    Malgré sa dureté, l’arsenal juridique n’occupe que la deuxième place face à l’utilisation des interférences [3], aux assassinats et agressions physiques contre ceux qui mettent en place des radios libres ou communautaires.

    Dans la région d’Oaxaca, du Chiapas et dans le District fédéral, l’interférence d’une fréquence radio plus puissante a été amplement utilisée par les gouvernements locaux ou par le gouvernement fédéral pour tenter de faire taire les radios libres ou communautaires :

    - Radio Insurgente, station d’émission de l’EZLN, a été interférée à Chenalhó.

    - Radio Plantón et Radio Universidad à Oaxaca ont été interférées pendant le mouvement de 2006. Actuellement Radio Plantón est obligée de sauter d’une fréquence à l’autre pour éviter d’être interférée. Dans le Guerrero, Radio Ñomndaa a vu sa portée réduite par la présence à Acapulco d’un signal empêchant que La Palabra del Agua (La Parole de l’eau) soit entendue à Ometepec, la ville la plus proche de Xochistlahuaca.

    - À Ciudad Monstruo, Regeneración Radio (105.3 FM) et La Voz de Villa (91.7 FM) ont été bloquées par la transmission de messages ésotériques et de la musique grupera depuis 2009. À l’occasion, l’interférence prend la forme d’une action anti-insurrectionnelle comme cela se produisit à Cancún pendant les mobilisations contre la réunion de l’OMC (2003), lorsqu’un bateau de guerre mouillant dans le port bloqua tous les espaces vides afin d’en éviter l’usage par les radios libres.

    - La Ké Huelga Radio a subi quatre interférences au cours de ses onze années d’existence. Pendant la grève estudiantine de 1999 et en 2000, par le bruit d’une sirène ; actuellement au moyen de deux signaux : une station "anonyme" qui transmet des messages ésotériques et de la musique grupera, et Radio Josna, une station liée au PRI de l’État de Mexico qui transmet depuis Ciudad Neza. En juin 2010, les deux interférences ont cessé. Cependant, nous n’écartons ni la possibilité d’une action répressive de l’État contre la Ké Huelga, ni le retour des interférences.

    Interférer un signal radio qui n’a pas de but commercial constitue une franche négation du droit universel à la libre expression.
    Moins fréquents, les assassinats et les agressions physiques ont également durement touché les médias libres. Rappelons le douloureux souvenir de l’assassinat de Felícitas Martínez et de Teresa Bautista, voix du peuple triqui et animatrices de la radio La Voix qui rompt le silence, qui furent brutalement assassinées en avril 2008. Les camarades de Radio Ñomndaa ont également subi des peines de prison (David Valtierra en 2007), des tentatives de démantèlement (2008) et des bastonnades (Obed Valtierra en 2009).

    Face au projet capitaliste qui, au moyen de la terreur, de la force militaire et des mensonges de la propagande, prétend créer un paradis pour les riches et leurs domestiques de la classe politique, maintenir un projet de libre communication n’a pas été une tâche aisée. Notre radio, la Ké Huelga (huelga : grève), née à la faveur de la grève étudiante de 1999 contre la privatisation de l’éducation, a eu comme vocation principale d’ouvrir un espace de communication massive pour toutes les personnes et les organisations qui luttent pour transformer leur vie. Pendant onze années nous avons interagi avec des centaines d’expériences de lutte et de résistance du Mexique et du reste du monde. Notre permanence dans le cadran de la FM et sur Internet a permis que beaucoup de camarades se soient approprié l’espace et l’occupent pour diffuser leurs idées et initiatives. Cela a été possible grâce à l’appropriation des technologies nécessaires pour transmettre l’engagement de centaines de personnes qui ont participé au projet durant ces onze années.

    Conçue comme un espace de communication et d’échange, la radio Ké Huelga a ouvert des possibilités de dialogue et de rencontre qui mettent en question deux mécanismes fondamentaux du contrôle social : la non-communication et le silence médiatique. À la « Ké », nous expérimentons une communication où ceux qui parlent au micro ne sont (ni ne se considèrent comme) des "spécialistes", et nous sommes persuadés que la pratique de la communication n’a de sens que si ceux qui écoutent rompent avec la passivité et partagent la parole. Cela est évident dans le cas des luttes sociales qui trouvent dans notre radio le moyen de faire connaître leurs exigences et leurs initiatives. D’une façon plus quotidienne, la « Ké » permet que différentes expressions culturelles, sociales, politiques, et même individuelles, « sin tiempo en el aire » (sans temps à l’antenne), aient des possibilités de découverte mutuelle. Là où les médias commerciaux disent « audience », nous disons « camarades ».

    La Ké Huelga est aussi un espace où nous apprenons à lutter en nous appropriant des connaissances que le capitalisme réserve à ses moyens de communication, et surtout en entrant en contact avec d’autres qui, comme nous, essaient de changer ce monde qui se désintègre de manière accélérée, nous menaçant de nous réduire à être les simples spectateurs de notre propre mort.

    En dépit des avancées acquises, nous nous trouvons aujourd’hui dans une situation délicate : au milieu d’une criminalisation croissante de la lutte sociale, les médias libres sont menacés de répression. Défendre et étendre les espaces de liberté face au pouvoir est une tâche pour tous et toutes. Nous t’invitons à participer à la défense de la Ké Huelga en occupant un espace de la programmation, en contribuant à la diffusion du projet, en collaborant financièrement ou avec des équipements, ou de toute autre manière que tu considéreras opportune.


    Ciudad Monstruo, juillet 2010
    Ké Huelga Radio
    Libre, sociale et contre le pouvoir
    http://kehuelga.org/diario
    kehuelga@kehuelga.org

    Notes

    [1] Note A11 : Luz Y Fuerza Del Centro, gigantesque entreprise nationalisée de distribution d’électricité, datant des années 1960, a été liquidée en octobre 2009 par le gouvernement. Pour les hispanophones, plus d’information sur le sujet ici.

     

     

    [2] Œuvre du graffeur activiste Banksy.

    [3] Note A11 : en radio, l’interférence désigné la superposition de deux ou de plusieurs ondes. Cela correspond en fait à une forme de parasitage, de brouillage de l’émission.


    votre commentaire
  • Costa Rica : détails des listes des navires étasuniens

    Par Primitivi

    Comme le nombre de navires cités dans les articles costaricains parait tout de même assez incroyable pour des opérations antinarcos nous sommes allé directement consulter les transcription des discussion du Parlement du Costa Rica.

    Les débats ont eu lieu sur deux jours le 30 juin et le 1er juillet, elles sont disponibles au format pdf (Acte 15947 et Acte 15949). Y apparaissent deux listes transmises dans les notes diplomatiques n° 062 et 063 par l’ambassade des USA au gouvernement du Costa Rica.

    Mise à jour 11/07/10 : voir également l’article de Global Voice qui donne le point de vue de certains bloggeurs et indique différentes action en cours : pétition, lettre sur l’inconstitutionnalité de la mesure, groupe facebook. "Costa Rica : Au nom de la lutte anti-drogue, le Congrès approuve la présence militaire américaine"

    Ces listes étant un peu longues 99 navires sont listés, nous avons fait un petit "digest", mais les deux listes sont publiées telles que trouvées sur le site du Parlement du Costa Rica, seules les types des navires ont été ajoutés (frégate, démineur, porte-avion, etc.). Une correction a toutefois été apportée en ce qui concerner le navire hôpital USNS COMFORT, en effet il apparaît deux fois.

    Résumé

    Le navire hôpital USS COMFORT étant en double [1] il y a 98 navires distincts pouvant participer à ces opérations.. Seul l’USS COMFORT n’est pas armé, 76 navires comportent des aéronefs [2], il y a en tout 221 hélicoptères, dont 23 blackhawks et 10 avions harrier. Un personnel de 9331 hommes au maximum, dont 1194 officiers, 7789 hommes [3] et 348 civils [4].

    Sources du décompte :
    liste issue de la note diplomatique n° 062.
    liste issue de la note diplomatique n° 063.


    Listes complètes des navires pouvant éventuellement [5] agir dans les eaux économiques du Costa Rica

    [Première] liste de navires US qui pourraient éventuellement prétendre à accoster durant la période indiquée [6] :


    - 1) USS BOONE (FFG 28) - Frégate de classe O.H.O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé.
    - 2) USS CARR (FFG 52) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères SH-60B.
    - 3) USS CROMMELIN (FFG 37) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères SH-60B.
    - 4) USS CURTS (FFG 38) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 5) USS DE WERT (FFG 45) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 6) USS DOYLE (FFG 39) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 7) USS FORD (FFG 54) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 8) USS GARY (FFG 51) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 9) USS HALYBURTON (FFG 40) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 10) USS HAWES (FFG 53) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 11) USS JARRETT (FFG 33) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 12) USS JOHN L. HALL (FFG 32) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 13) USS INGRAHAM (FFG 61) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 14) USS KAUFFMAN (FFG 59) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 15) USS KLAKRING (FFG 42) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 16) USS MCCLUSKY (FFG 41) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 17) USS MCINERNEY (FFG 8) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 18) USS NICHOLAS (FFG 47) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 19) USS RENTZ(FFG 46) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 20) USS ROBERT G. BRADLEY (FFG 49) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 21) USS RODNEY M. DAVIS (FFG 60) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 22) USS RUBEN JAMES (FFG 57) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 23) USS SAMUEL B. ROBERTS (FFG 58) - Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 24) USS SIMPSON (FFG 56)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 25) USS STEPHEN W. GROVES (FFG 29)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 26) USS TAYLOR (FFG 50)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 27) USS UNDERWOOD(FFG 36)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 28) USS THATCH (FFG 43)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 29) USS VANDERGRIFT(FFG 48)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 135 m. Équipage maximum : 15 officiers, 200 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60B.
    - 30) USS SWIFT(HSV 2) - Catamaran démineur
    Longueur : 98 m. Équipage maximum : 15 officiers, 134 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères SH-60B.
    - 31) USNS SATURN (T AFS 10) - Navire de commandement de classe Ness
    Longueur : 160 m. Équipage maximum : 10 officiers, 39 hommes et 115 civils. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères CH-46.
    - 32) USS SUMNER (T-AGS-61) - Navire de reconnaissance de classe Pathfinder
    Longueur : 101 m. Équipage maximum : 5 officiers, 22 hommes et 27 civils. Navire armé. Aucun aéronef à bord.
    - 33) USNS COMFORT (T-AH-20) - Navire hôpital [7]
    Longueur : 270 m. Équipage maximum : 110 officiers, 710 hommes et 73 civils. Navire non armé. Aéronefs à bord : Aucun aéronef à bord.
    - 34) USNS ROBERT E. PEARY (T-AKE-5) - Navire de munitions de classe Lewis & Clark
    Longueur : 210 m. Équipage maximum : 49 officiers, 197 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-60.
    - 35) USS FREEDOM (LCS-1) - Navire de combat côtier furtif de classe Freedom
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 16 officiers, 60 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-60R.
    - 36) USS INDEPENDENCE (LCS-2) - Navire de combat côtier furtif de classe Independence
    Longueur : 127 m. Équipage maximum : 8 officiers, 32 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-60R.
    - 37) USS CHAMPION (MCM- 4) - Navire démineur de classe Avenger
    Longueur : 68 m. Équipage maximum : 6 officiers, 75 hommes. Navire armé. Aucun aéronef à bord.
    - 38) USS PIONEER (MCM-9) - Navire démineur de classe Avenger
    Longueur : 68 m. Équipage maximum : 6 officiers, 75 hommes. Navire armé. Aucun aéronef à bord.
    - 39) USS SENTRY (MCM-3) - Navire démineur de classe Avenger
    Longueur : 68 m. Équipage maximum : 6 officiers, 75 hommes. Navire armé. Aucun aéronef à bord.
    - 40) USS DEVASTADOR (MCM 6) - Navire démineur de classe Avenger
    Longueur : 68 m. Équipage maximum : 6 officiers, 75 hommes. Navire armé. Aucun aéronef à bord.
    - 41) USS KEARSARGE (LHD-3) - Navire porte-avions de classe Wasp
    Longueur : 257 m. Équipage maximum : 104 officiers, 1004 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (42) Hélicoptères CH-46, (5) Avions AV-8B Harrier et (6) Hélicoptères HH-60 Blackhawks.
    - 42) USS MAKIN ISLAND (LHD-8) - Navire porte-avions de classe Wasp
    Longueur : 258 m. Équipage maximum : 12 officiers, 1449 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (42) Hélicoptères CH-46, (5) Avions AV-8B Harrier et (6) Hélicoptères HH-60 Blackhawks.
    - 43) USS WALLY SCHIRRA (T-AKE-8) Navire de munitions de classe Lewis & Clark
    Longueur : 210 m. Équipage maximum : 8 officiers, 42 hommes y 123 civils. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères HH-60 Blackhawks.
    - 44) USS IWO JIMA (LHD-7) - Navire porte-avions de classe Wasp
    Longueur : 257 m. Équipage maximum : 73 officiers, 1109 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (10) Hélicoptères CH-46, (5) et (6) Hélicoptères HH-60 Blackhawks.
    - 45) USS COMFOR - inexistant[7].
    Longueur : 272 m. Équipage maximum : 104 officiers, 1104 hommes. Navire non armé. Aucun aéronef à bord.
    - 46) USS ELROD (FFG-55)- Frégate de classe O.H.Perry porteuse de missiles
    Longueur : 138 m. Équipage maximum : 21 officiers, 205 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères SH-60 B LAMPS III.


    [Seconde] liste de navires US qui pourraient éventuellement prétendre à accoster durant la période indiquée [8] :


    - 1) USCGC ALERT(WMEC 630) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 12 officiers, 63 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65.
    - 2) USCGC CONFIDENCE (WHEC 619) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 12 officiers, 63 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 3) USCGC DAUNTLESS (WMEC 624) - Navire garde-côte
    Longueur : 64.2 m. Équipage maximum : 12 officiers, 63 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 4) USCGC DECISIVE (WMEC 629) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 12 officiers, 63 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 5) USCGC RESOLUTE (WMEC 620) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 12 officiers, 63 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.

    L’ambassade sollicite aussi une autorisation, durant la même période, pour que les embarcations suivantes du Service des Garde-côte des Etats-Unis réalisent de courtes visites aux ports costariciens qui sembleront nécessaires afin d’appuyer des opérations maritimes antidrogues. Les bateaux qui seront indiqués opéreront dans ou près de la zone économique exclusive du Costa Rica. Cependant, ils n’ont pas de visites programmées dans aucun port du pays :

    - 6) USCGC BOUTWELL (WHEC 719) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 7) USCGC CHASE (WHEC 718) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 8) USCGC DALLAS (WHEC 716) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 9) USCGC GALLATIN (WHEC 721) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 10) USCGC HAMILTON (WHEC 715) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 11) USCGC JARVIS (WHEC 725) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 12) USCGC MELLON (WHEC 717) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 13) USCGC MIDGETT (WHEC 726) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 14) USCGC MORGENTHAU (WHEC 722) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 15) USCGC MUNRO (WHEC 724) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 16) USCGC RUSH (WHEC 723) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65A.
    - 17) USCGC SHERMAN (WHEC 720) - Navire garde-côte
    Longueur : 115 m. Équipage maximum : 19 officiers, 105 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 18) USCGC ACTIVE (WMEC 618) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 19) USCGC BEAR (WMEC 901) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 20) USCGC CAMPBELL (WMEC 909) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère HH-65.
    - 21) USCGC DEPENDABLE (WMEC 626) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 22) USCGC DILIGENCE (WMEC 616) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 23) USCGC ESCANABA (WMEC 907) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère HH-65.
    - 24) USCGC FORWARD (WMEC 911) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère HH-65.
    - 25) USCGC HARRIET LANE (WMEC 903) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 26) USCGC LEGARE (WMEC 912) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 27) USCGC MOHAWK (WMEC 913) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 28) USCGC MOONSON (WPB 4) - Navire garde-côte
    Longueur : 55 m. Équipage maximum : 2 officiers, 27 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 29) USCGC NORTHLAND (WMEC 904) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 30) USCGC RELIANCE (WMEC 615) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 31) USCGC SENECA (WMEC 906) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 32) USCGC SPENCER (WMEC 905) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 33) USCGC STEADFAST (WMEC 623) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 34) USCGC TAHOMA (WMEC 908) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 35) USCGC TAMPA (WMEC 902) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 36) USCGC THETIS (WMEC 910) - Navire garde-côte
    Longueur : 82 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 37) USCGC VENTUROUS (WMEC 625) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 38) USCGC VIGILANT (WMEC 617) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 39) USCGC VIGOROUS (WMEC 627) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65/HH-65.
    - 40) USCGC ZEPHYR (WPB 8) - Navire garde-côte
    Longueur : 55 m. Équipage maximum : 2 officiers, 27 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 41) USCGC ANACAPA (WPB 1335) - Navire garde-côte
    Longueur : 34 m. Équipage maximum : 2 officiers, 16 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 42) USCGC ORCAS (WPB 1327) - Navire garde-côte
    Longueur : 34 m. Équipage maximum : 2 officiers, 16 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 43) USCGC SEA FOX (WPB 87374) - Navire garde-côte
    Longueur : 27 m. Équipage maximum : 1 officier, 10 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 44) USCGC SEA LION (WPB 87352) - Navire garde-côte
    Longueur : 27 m. Équipage maximum : 1 officier, 10 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 45) USCGC SHAMAL (WPC 13) - Navire garde-côte
    Longueur : 55 m. Équipage maximum : 4 officiers, 32 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 46) USCGC TORNADO (WPC 14) - Navire garde-côte
    Longueur : 55 m. Équipage maximum : 4 officiers, 32 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 47) USCGC BERTHOLF (WMSL 750) - Navire garde-côte
    Longueur : 127 m. Équipage maximum : 19 officiers, 106 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-65C.
    - 48) USCGC WAESCHE (WMSL 751) - Navire garde-côte
    Longueur : 127 m. Équipage maximum : 19 officiers, 106 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-65C.
    - 49) USCGC MUSTANG (WPB 1310) - Navire garde-côte
    Longueur : 34 m. Équipage maximum : 2 officiers, 16 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 50) USCGC LIBERTY (WPB 1334) - Navire garde-côte
    Longueur : 34 m. Équipage maximum : 2 officiers, 16 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 51) USCGC TEMPEST (WPB 2) - Navire garde-côte
    Longueur : 55 m. Équipage maximum : 2 officiers, 27 hommes. Navire armé. Sans aéronef à bord.
    - 52) USCGC VALIANT (WMEC 621) - Navire garde-côte
    Longueur : 64 m. Équipage maximum : 14 officiers, 86 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (1) Hélicoptère MH-65C.
    - 53) USCGC STRATON (WMSL 752) - Navire garde-côte
    Longueur : 127 m. Équipage maximum : 19 officiers, 106 hommes. Navire armé. Aéronefs à bord : (2) Hélicoptères MH-65C.


    Sources :
    Parlement du Costa Rica Acte 15947 de l’assemblée plénière du 30 juin 2010
    Parlement du Costa Rica Acte 15949 de l’assemblée plénière du 1er juillet 2010

    Traduction et décompte : Primitivi
    _

    Notes

    [1] Le COMFORT est cité deux fois en 33) et en 45) de la première liste.
    Une correction a toutefois été apportée en note de bas de page avec les données de la Navy.

    [2] Navires comportant des aéronefs :
    - 28 avec 1 hélicoptères (HH-65, MH-65 ou MH-65C),
    - 38 avec 2 hélicoptères (SH-60B, SH-60 B LAMPS III, HH-60B, CH-46, MH-60, MH-60R, MH-65, MH-65A, ou MH-65C),
    - 2 avec 42 hélicoptères (CH-46à, 5 avions (AV-8B Harrier) et 6 hélicoptères (HH-60 Blackhawks),
    - 1 avec 10 hélicoptères (CH-46) et 11 hélicoptères (HH-60 Blackhawks)
    - 7 n’ayant aucun aéronefs, 22 sans aéronefs (distinction faite dans les listes)

    [3] soldats et personnel médical

    [4] Comme il existe une imprécision due au navire hôpital, aucun officier n’a été compté et seuls les chiffre issus de la Navy ont été utilisés pour ce navire.

    [5] Ce sont les termes employés

    [6] Navires indiqués dans la note diplomatique n°062 envoyé par l’ambassade US au gouvernement du Costa Rica

    [7] Navire cité deux fois en 33) et en 45) de la même liste. Voici la correction avec les données de la NAVY :
    USNS COMFORT (T-AH-20) - Navire hôpital Longueur : 270 m. Équipage maximum : personnel d’équipage civil 83 (ROS:18, FOS:65), personnel médical militaire 1273 (ROS:58, FOS:1215)

    [8] Navires indiqués dans la note diplomatique n°063 envoyé par l’ambassade US au gouvernement du Costa Rica


    votre commentaire
  • L’Équateur tente l’annulation du procès lancé par Chevron-Texaco à La Haye

    Par Primitivi

    Après sa condamnation par la Cour de La Haye a devoir payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts au groupe pétrolier Chevron-Texaco l’Équateur vient de lancer une demande en annulation de cette procédure.

    Si celle-ci est rejeté l’Équateur pourra toutefois peut-être pouvoir bénéficier d’une remise sur le montant réclamé au terme de la législation sur la dette équatorienne.

    Pollution - La forêt va peu à peu avoir à souffrir des effets de la contamination pétrolifère. (photo : lahora.com.ec)


    Quito dimanche 11 juillet 2010 - Le Procureur Général de l’État équatorien a déposé devant la Cour Permanente de La Haye une demande en nullité des arbitrages émis par le Tribunal Arbitral de La Haye, au sujet du contentieux déposé par le groupe pétrolier Chevron-Texaco contre l’Équateur.

    C’est ainsi que l’information a été diffusée dans un communiqué qui précise que la demande en nullité a été présentée hier devant la Cour du District de La Haye.

    La Procureur général, en tant qu’avocat de l’État équatorien, soutient que le tribunal arbitral n’a pas compétence pour satisfaire la demande du groupe pétrolier pour le retard pris par les juges équatoriens dans les procès commerciaux initiés contre l’Équateur entre les années 1991 et 1993.

    Réaction

    De son côté James Craig, porte-parole de Chevron pour l’Amérique Latine, a défendu la décision arbitrale qui, selon la compagnie, a permis de déterminer “que les cours équatoriennes ont violé le droit international par le retard pris dans les jugements de conflits commerciaux déterminés”.

    “La décision de la Cour a été la bonne et nous croyons que la possibilité du succès d’un appel est minime.”, a ajouté Craig dans un communiqué diffusé hier par le bureau de Chevron.

    L’histoire

    Le 30 mars dernier, suite à une plainte déposée par les compagnies Chevron Corporation et Texaco Petroleum Company contre l’Équateur (procès connu comme Chevron II), le tribunal arbitral a émis un “Arbitrage partiel” sur les justifications du procès [1].

    L’arbitrage partiel a conclu que l’État équatorien était responsable du retard pris dans le jugements de 7 procès commerciaux ouverts à la demande de la compagnie entre 1991 et 1993 et il a établi que le montant des dommages et intérêts s’élevait à environ 700 millions de dollars en faveur du groupe pétrolier.

    Mais le montant final reste soumis à une décision ultérieure de ce même tribunal, afin d’appliquer une éventuelle remise sur le chiffre initial, Cependant ce montant reste soumis à la décision ultérieure du tribunal qui décidera de l’application possible d’une remise à cause de la législation sur la dette équatorienne. Remise que la défense de l’Équateur estime devoir être de 87,3% du montant annoncé.

    Éluder ses responsabilités


    L’Équateur considère que la plainte déposée par Chevron-Texaco devant le tribunal de La Haye cherche à s’abstraire de la responsabilité que lui imputerait un jugement défavorable dans le procès ouvert par la justice équatorienne pour dommages environnementaux.

    Des milliers d’indigènes et de personnes vivant en amazonie équatorienne ont initié un procès contre le groupe pétrolier et demandent 27 000 millions de dollars de dommages et intérêts pour pollution de l’environnement que la compagnie a émise durant tout le temps qu’elle a été présente en Équateur, de 1972 à 1992 [2].


    Source : diario La Hora "Piden nulidad de laudos en caso Chevron-Texaco"
    Traduction : Primitivi


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique