• AMATINA FAIT L'APPRENTISSAGE DE LA PROPRIÉTÉ COMMUNALE

    Amatina fait l’apprentissage de la propriété communale.

    Dans la lutte pour que le peuple puisse concrétiser le droit au logement face aux phénomènes du “latifundio” urbain et de la spéculation immobilière, le Mouvement des Habitants (Movimiento de Pobladores) fait l’expérience de la propriété communale.

     

     

    La nouvelle Communauté Socialiste Amatina s’établira dans les hangars récupérés du grand groupe privé “Polar” à Antímano, à la suite de la décision du Président de la République Hugo Chávez d’approuver l’octroi de 126,2 millions de bolivars pour la construction de 120 logements.

    Selon l’organisation Campement de Pionniers qui a mis le doigt sur ces terrains sous-utilisés et reçu les ressources, ce processus signifie que parmi les principes de la collectivité figurent l’accès au logement comme un droit, fortifié par un processus d’autogestion, de vie en commun et de travail militant.

    Le groupe réaffirme la propriété communale comme décision collective de l’usage social des espaces.

    “La propiété communale signifie que nous sommes tous propriétaires de l’aire oú habite la communauté, dans le respect de la propriété dont chacun jouit pour son logement propre”, explique Iraima Morocoima, porte-parole.

    “Avec le travail militant, tous ensemble, même si nous ne sommes pas tous ouvriers, nous allons participer au chantier, et cette vie en commun va permettre le développement durable de la communauté”.

    Pour Wilmer Rodríguez, membre du Campement de Pionniers qui organise un projet semblable à Baruta, “les gens restent vivre dans le quartier à cause de l’enracinement qui vient de la construction initiale par chacun de son propre foyer, même s’il s’agit d’une baraque. C’est pourquoi nous nous proposons mantenant d’inclure la communauté dans la construction non seulement de son logement mais de l’habitat dans son ensemble”.

    Une femme d’Antímano

    Amatina était l’épouse du cacique indigène Antímano. Lors de l’invasion espagnole, Antímano vivait ses dernières années et c’est son épouse qui se chargea de résister aux forces colonisatrices. C’est pourquoi les membres du Campement de Pionniers ont choisi ce nom comme symbole de la lutte contre les exploiteurs.

    Le groupe a surgi comme une proposition des organisations de base d’articuler la construction autogérée de logements. Depuis six ans, il dénonçait le sous-emploi de terrains aptes pour la construction. En plus de l’autoconstruction de ces logements, ce collectif propose la planification participative, les savoirs populaires, l’assistance technique, et la transformation intégrale des quartiers populaires.

    Source : Andrés Paravisini Rodríguez/Ciudad CCS

    Photo : Luis Bobadilla

    Traduction : Thierry Deronne, pour La revolución Vive


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