• Le Jour d’après…

    Je l’écrivais déjà dans mon article du jour d’avant : la #spanishrevolution est le reflet d’une société espagnole en crise d’un point de vue politique, institutionnel et social. On se tromperait à croire que c’est le taux de chômage élevé qui a mis le feu aux poudres. Ce dernier n’a pas joué d’autre rôle que celui d’être le terreau sur lequel à poussé de manière vertigineuse un malaise beaucoup plus large : la crise globale d’un système global dans lequel des citoyens réduits à l’état d’objets aux mains de pouvoirs inhumains (an-humains) cherchent comment redevenir sujets et protagonistes de leur existence. Il n’est plus seulement question d’un monde autre possible, mais de la nécessité et de l’urgence de le mettre en place.

    Personne ne sait ce qu’il en sera des campements (acampadas), ni quelle sera la réaction des pouvoirs judiciaire, politique ou de la police ; de la même manière que personne ne sait, à l’heure actuelle, la manière dont les organisateurs arriveront à garder allumée la flamme de l’illusion et d’une Utopie retrouvée (en même temps que la mémoire historique) si d’aventure les places venaient à être délogées. C’est de cela –et de bien d’autres choses- que discutent en ce moment les différentes Assemblées du mouvement ; il s’agit, ni plus ni moins, que de passer à une deuxième phase, sans laquelle la fleur présente, en puissance, dans l’esprit Sol, tardera à s’ouvrir. Il s’agit, ni plus ni moins, d’organiser le mouvement et de lui offrir les moyens qui lui permettent de continuer à produire ses effets au-delà de l’implacabilité de l’actualité la plus immédiate.

    Ceux qui vont très rapidement se rendre compte de l’urgence d’un changement par ailleurs nécessaire, ce sont ceux-là même qui dimanche soir se montraient exultant pour ce qui, en fin de compte, n’est pas autre chose qu’une victoire à la Pyrrhus, une « écrasante » majorité issue d’urnes aussi en manque d’illusion qu’orphelines de près de 40% de tous ceux qui n’ont pas daigné s’en approcher. Et de fait, voilà bien le parti majoritaire : le parti de l’abstention et des votes blancs et nuls. Il n’est pas inutile de rappeler, à ce stade, que le PP, le parti le plus voté hier, a obtenu quelque 37% des voix de l’ensemble des à peine 60% d’inscrits ayant introduit leurs bulletins dans les urnes. L’abstention reste, encore et toujours le problème… L’abstention et le manque de culture politique d’une Société dont les racines Romaines poussent vers un toujours plus de Panem et Circem.

    Mais l’urgence est réelle, évidente et je ne vais pas m’y étendre (d’autres le font et l’ont fait beaucoup mieux que moi), comme je ne m’étendrai pas non plus sur un système électoral injuste au point qu’un parti –tel IU- avec plus de 1.5 millions de voix, ne soit pas en mesure de constituer son propre Groupe parlementaire, cependant que des partis Régionalistes, ultra minoritaires dans l’ensemble de l’électorat, vont jusqu’à peser le double d’un point de vue politique, tout en ne représentant qu’un demi million de voix environ.

    Simplement souligner que le plus voté hier (celui qui a « écrasé » les autres), le PP, a obtenu un peu plus de 8 millions de votes, soit un peu plus de cinq fois ceux de IU –ce qui, si les élections avaient été législatives aurait permis aux uns une majorité absolue au Parlement et, aux autres, quelques 7 ou 8 députés tout au plus… Système appelé de Loi d’Hondt, effectivement, imprésentable et par rapport auquel on peut se poser la question des raisons « obscures » qui poussèrent les Pères de la Constitution à opter pour lui, dès la fin de la dictature.

    La crise généralisée qui tient le pays (comme la majeure partie de la Planète) au bord du gouffre, pieds et poings liés aux banques internationales et à de « généreux » pays émergeants acheteurs de dettes publiques, pousse, depuis plus de deux ans, les municipalités et les régions vers la banqueroute : il n’y a plus d’argent, les caisses sont vides et les moyens manquent… Je suis impatient de voir de quelle manière les partis aux commandes vont affronter ces vérités indigestes et les faire passer auprès de ce peuple « souverain » sans que les mesures à venir (qui ne seront pas autres que les diktats de la BCE, du FMI et de la BM) ne le heurtent et le blessent au point de lancer la révolte, la vraie.

    En Espagne, comme en Grèce, comme en France, aux USA, etc. l’enjeu pour les alternatives (et donc, aussi, pour le mouvement de la #spanishrevolution) réside dans le comment articuler toutes ces énergies, parfois si diverses, jusqu’à les élever au niveau d’une force politique commune. Force, politique, commune –chaque mot sur le même plan et identiquement signifiant.

    Toute fois que l’enjeu, essentiel, pour les pouvoirs réellement existants –quels qu’ils soient- (et j’ai déjà martelé comment on a l’impression qu’il n’y aurait d’autre alternative possible, aujourd’hui, quà choisir entre le capitalisme dur ou celui « à visage humain »), leur enjeu n’est autre que de trouver les meilleurs outils, les plus efficaces qui empêchent ces mouvements contestataires dispersés et divers de se trouver une commune articulation, que jeunes, alternatifs, ouvriers, chômeurs, minorités, employés de grands groupes, fonctionnaires, etc. réussissent à avancer unis ; c’est à cette entreprise qu’ils consacrent le plus gros de leurs efforts, sur cela qu’ils axent leurs campagnes de manipulation médiatique, qu’ils restructurent et désocialisent, etc.

    Car, nous en sommes tous conscients –les jeunes des places d’Espagne, aussi bien que les détenteurs des rênes du Pouvoir ou que les Grands Argentiers – la véritable alternative n’est pas autre que celle que je rappelais dans mon article du jour d’avant, à savoir : changer le système dans le sens d’une démocratie réelle, non formelle, tout de suite, ou sombrer dans une barbarie qui s’approche à grands pas, un peu plus chaque jour.

    José Camarena 230511
    (article traduit de l’original, en espagnol, par l’auteur)

    © Hozé 5/2011
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  • Au Festival de Kahn, palme des reins à : "PS, la grande imposture"

    Daniel VANHOVE

    Une fois encore, dans la scénographie proposée la réalité dépasse la fiction. Vous aimiez les séries made in USA et en redemandiez : vous voilà servis…

    Personne ne blâmait la justice américaine que l’on voyait fonctionner depuis des années à travers la petite lucarne. Que du contraire, selon le sacro-saint audimat. D’ailleurs, n’avait-elle pas contraint l’homme le plus puissant du monde, le président Clinton, à mettre un genou à terre pour l’affaire Monica Lewinsky ? Or, voilà que d’un coup, elle ne sied plus.

    Et comme le soulignait avec pertinence Gilles Devers dans un papier récent |1|, déjà lors de l’affaire Florence Cassez, la justice mexicaine était « injuste » ; dans celle de l’Arche de Zoé, la justice tchadienne était « nulle » ; et dans celle-ci elle serait « cruelle »… Il n’y aurait donc que la justice française qui soit idéale. Habitué à une justice à géométrie variable, le gratin politique qui se pense et se comporte dorénavant en « star » rejette violemment ce qu’il craint voir un jour fondre sur lui. Son immunité serait-elle à terme, menacée ? Certaines des affaires les plus glauques – et la liste est longue – pourraient-elles être enfin révélées ?

    Peut-être faut-il rappeler que dès l’instant où d’aucuns ont la prétention de vouloir représenter le peuple aux plus hauts niveaux, ces choix les mèneront automatiquement à une vie privée réduite pour une vie publique aujourd’hui hyper-médiatisée, ce qui d’ailleurs leur convient souvent. Et où l’on ne peut à la fois vouloir bénéficier des avantages de la fonction et des feux de la rampe, sans en porter aussi les charges, les devoirs, les responsabilités et les désavantages éventuels en des moments plus difficiles. Comme dit l’adage, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre…

    Ensuite, l’on eût apprécié que cette « présomption d’innocence » que la plupart d’entre eux – mais particulièrement à « gôôôche » – n’a de cesse de revendiquer haut et fort ait été appliquée avec la rigueur réclamée lors du dossier Woerth-Bettencourt, ou dans celui d’Outreau, sous peine de devenir suspecte… Et de traduire le fait que si les mêmes évènements s’étaient produits en France, il y a fort à parier que l’affaire DSK, comme bien d’autres, eût été étouffée…

    Puis, suite aux nombreuses déclarations du gotha politico-médiatique, comment croire ceux qui, la main sur le cœur et la larme à l’œil, nous assurent qu’ils connaissent leur « ami » depuis des lustres sans jamais s’être rendus compte des fêlures de l‘homme ? Drôles d’amitiés, s’il en est, puisque l’intéressé lui-même déclarait encore il y a peu au journal Libération que ses trois faiblesses étaient : le fric, les femmes et sa judéité. |2| Quelques rares humoristes comme Stéphane Guillon ou Laurent Gerra avaient osé soulever un coin du voile… et en 2007 le journaliste Jean Quatremer avait laissé entendre que DSK avait un handicap |3|, et que l’encourager à se présenter pour de hautes fonctions était un pari risqué, voire irresponsable

    Mais voilà précisément le nœud de l’intrigue : le PS français et ses caciques tellement avides du pouvoir, n’ont pas voulu voir ni entendre ce qui aurait pu faire obstacle à leur vedette, fut-elle fragile sur un point majeur. Personne n’avait lu ni entendu la moindre ligne du programme de ce grand absent de l’hexagone, qui en finale n’était qu’une construction médiatique du PS dont les incessants sondages assuraient la victoire sur tous ses rivaux – et où l’on peut comprendre l’imposture de « primaires » qui ne riment à rien puisque les dés étaient jetés ! Peu importe que l’individu soit fragile à un endroit de sa personne ; peu importe que cette fragilité s’exerce au détriment de plus faibles ; peu importe certains antécédents que nul de ces tellement proches ne pouvait ignorer : l’important étant de gagner ! La responsabilité de son entourage, de sa famille politique et de ses soi-disant « amis de longue date » est plus que lourde.

    Elle est écrasante, totale. Mais qui d’entre ceux-là sera prêt à le reconnaître ? Probablement aucun, dans cet univers nombriliste d’égocentriques prêts à tout pour sauver leur tête… et les privilèges auxquels ils ne renonceraient pour rien au monde… Ainsi, au-delà de ce que cet épisode nous enseignera encore si l’on veut bien y accorder le temps et les questions utiles pour appréhender la vérité, il eût vraiment fallu que les intimes et les vrais « amis » du sieur Strauss-Kahn l’encouragent à consulter et à se faire soigner… car loin des déclarations machistes et imbéciles de certain(e)s, et sous les apparences, quand l’on déclare à qui veut l’entendre « aimer les femmes », on ne les harcèle pas de manière aussi exécrable que celles de DSK… qui à vrai dire, doit les détester et leur en vouloir pour les maltraiter ainsi… Mais, c’est bien aux psys de traiter de cette part sombre de l’individu.

    Le pouvoir corrompt, dit-on. Bien plus que beaucoup ne l’imaginent. Et les sunlights braqués en permanence sur les têtes finissent par griller les cervelles. Ce besoin compulsif d’être reconnu et flatté devient plus fort que tout. Pour lequel certains tueraient père et mère. Ce pouvoir est tellement grisant qu’il donne aux individus qui y accèdent le sentiment d’impunité absolue. Ces gens-là sont pour la plupart, des prédateurs.

    Que bien peu de choses arrêtent. Et à leurs yeux, que vaut une soubrette ? Il n’est qu’à écouter comment ils en parlent : un petit coup de reins ou une petite pipe n’est quand même pas « mort d’homme », n’est-ce pas ? C’est affligeant ! Et ces mêmes hypocrites viendront ensuite déplorer que dans le pays une femme meurt de violences conjugales tous les trois jours, et qu’il s’y commet 75.000 viols par an… |4| Tout se tient dans la vie, et il serait temps qu’ils s’en aperçoivent ! Sans parler de ceux que leurs fantasmes aveuglent et qui se réfugient derrière une énième « théorie du complot ». C’est tellement commode…

    Ainsi donc, après une nuit dans une suite luxueuse, pourquoi se priver du plaisir que l’on pourrait « prendre » avec une boniche, jeune et noire de surcroît ? D’ailleurs, n’est-ce pas inclus dans le prix de la suite ? Ces malades de pouvoir, qui ont dans ces moments le don curieux de se serrer les coudes, se sont hissés dans un tel univers, qu’ils en perdent tout sens commun des réalités. Leur arrogance est sans borne. Et en tant que patron du FMI, le fonctionnaire le plus payé au monde (495.000 US$ nets annuels !) censé s’occuper des pays pauvres – cherchez l’erreur ! – pourquoi s’embarrasser de principes, dès lors que pour ces gens-là, tout est dû : aussi bien les lieux de vie les plus prestigieux, les bagnoles rutilantes, les costards griffés, les tables les plus prisées, les services des uns, le silence et l’appui des autres… qu’une femme que l’on prend telle une chose.

    Faut-il rappeler que le FMI versera 250.000 US$ à l’intéressé, en guise de dédommagement pour sa démission ? L’on me rétorquera que c’est contractuel. Bien sûr… mais n’eût-il pas fallu un minimum de retenue en attendant la sentence finale de la justice américaine, avant d’annoncer pareil versement ? Et s’il est reconnu coupable, cet argent est-il mérité, et pourquoi n’irait-il pas de plein droit à la victime ?... Qui a pu croire un instant dans ce mauvais casting, que la goôôche-caviar était morte ? C’est loin d’être le cas, mais à terme, c’est tout ce qu’elle mérite !

    Et venons-en au mensonge. Qui en général ne les étouffe pas. Dans le cas présent, la version des faits évolue non en fonction de la vérité, mais de la stratégie qui permettra d’adoucir la sentence du tribunal. Le « présumé innocent » a d’abord choisi de se déclarer non-coupable. Ben oui, faut pas rêver, ces gens-là ont rarement le courage d’avouer leurs méfaits ! Mais comme la première juge ne l’a pas libéré sous caution, on apprend que le « storytelling » où l’intéressé niait les faits et où ses avocats indiquaient avoir un alibi en béton est soudain modifié.

    Désormais, la jeune femme harcelée par un DSK concédant qu’il l’a séduite, aurait dit « oui, ouii… » Voyez la duperie. Voyez l’arnaque qui tente de masquer le délit en retournant la situation sur le dos de la vraie victime : c’est désormais elle qui en redemandait, et donc elle qui ment ! Ah, il est courageux le candidat socialiste, le pressenti aux ors de l’Elysée. Et elles sont belles les valeurs du favori idolâtré de cette gôôôche-caviar, qui sera passé des meilleures tables de New-York à la gamelle du prisonnier. Que ces quelques nuits en cellule où il aura eu le loisir de méditer sur l’égalité de traitement entre les individus et sur sa petitesse soit la première leçon d’une longue série...

    Par ailleurs, il en faudra du courage à la jeune Nafissatou Diallo, après en avoir eu pour témoigner de son outrage. Tout sera fait pour la contraindre, pour la broyer, pour qu’elle revienne sur ses déclarations, ou pour qu’elle les modifie. Rien ne lui sera épargné, ni à elle ni à ses proches. Après l’humiliation qu’elle aura ressenti et devra porter pour le reste de sa vie, celle qu’une collègue a découvert prostrée et abattue au fond d’un couloir, aura une vie d’enfer, à fuir et se cacher pour échapper au harcèlement de hyènes qui avec leur fric, ont cette capacité à tout flétrir et tout abîmer. Puisqu’ils n’ont le respect de rien, ni de personne. Et que le dossier se soldera sans doute par un gros chèque dont certains baveront que c’était le but recherché…

    En conclusion : au summum de leur narcissisme, et dans l’obsession de reconnaissance qu’ont certains de se faire dorénavant désigner par leur acronyme comme s’il s’agissait-là de la consécration ultime – DSK, BHL, PPDA, FOG, etc… – j’aurais un dernier mot : les toilettes publiques aussi sont désignées par les lettres WC…

    Daniel Vanhove
    Observateur civil
    Auteur
    23.05.11

    Notes :

    |1| http://www.alterinfo.net/La-justice-francaise-the-best-of-the-world-_a58827.html

    |2| http://www.20minutes.fr/article/725186/trois-obstacles-le-fric-femmes-sa-judeite

    |3| http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/07/fmi-sarkozy-pro.html

    |4| http://www.web3u2free.com/article-plus-de-75000-viols-par-an-en-france-et-198000-tentatives-61722146.html

    URL de cet article 13783
    http://www.legrandsoir.info/Au-Festival-de-Kahn-palme-des-reins-a-PS-la-grande-imposture.html

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  • La France-Afrique triomphe

    Kharroubi Habib - Le Quotidien d’Oran


    A Yamoussoukro en Côté d’Ivoire, le premier rôle dans la cérémonie de l’investiture du président du pays n’est pas revenu à Alassane Ouattara, intronisé en la circonstance, mais au président français Nicolas Sarkozy en qui tout le monde voyait le parrain adoubeur du nouveau chef de l’État ivoirien.

    Sarkozy jubilait sans retenue et affichait un triomphalisme ostentatoire au côté d’un Ouattara ravalé au rang de vassal reconnaissant.

    Le président français était le seul chef d’État occidental présent à la cérémonie d’investiture alors qu’il est celui qui aurait dû ne pas être là s’il avait tenu à ce que son hôte n’apparaisse pas comme étant l’homme de l’étranger et de la France en particulier ainsi que le traitent près de la moitié du peuple ivoirien, ses adversaires politiques, beaucoup de personnalités africaines et pas mal de médias internationaux.

    Sarkozy ne s’est pas imposé cette retenue. Il lui fallait cette virée triomphaliste en Côte-d’Ivoire histoire de faire comprendre au monde que dans ce pays, c’est la France qui dicte sa loi. La France-Afrique, cette politique néocoloniale, s’étalait dans toute sa morgue méprisante à Yamoussoukro. Ceux qui ont eu la naïveté de croire que l’intervention française dans la crise ivoirienne ne découlait pas de cette politique ont découvert à l’occasion le cynisme qui en fut à l’origine en regardant Sarkozy parader et pavoiser aux côtés de Ouattara.

    Le nouveau président ivoirien a promis qu’il fera la réconciliation de son peuple que la lutte fratricide entre son camp et celui de son rival Laurent Gbagbo a divisé et fait s’entretuer. Le premier geste dans cette direction qu’il aurait dû faire était de persuader le chef de l’État français de laisser à un autre haut responsable le soin de représenter la France à la cérémonie d’investiture.

    Les rôles de la France et de Sarkozy en particulier dans la crise ivoirienne ont été troubles, d’où l’émergence d’un nationalisme ivoirien franchement antifrançais que Ouattara aura du mal à gérer et ce n’est pas l’annonce par le président français à Yamoussoukro que les militaires français vont rester en Côte d’Ivoire, même après la fin de la guerre civile, qui va l’aider à calmer le sentiment antifrançais d’une moitié de ses compatriotes et par conséquent leur détermination à le combattre parce que à leurs yeux entaché de la tare d’être l’homme de la France

    Sarkozy s’est offert donc un show médiatique en Côte d’Ivoire dont il espère certainement des retombées positives pour sa cote de popularité en berne dans les sondages à une année à peine de l’élection présidentielle en France.

    Il va s’en offrir un autre très prochainement à Benghazi en Libye où il ira là aussi se faire reconnaître en tant que « libérateur » du pays et parrain du Conseil national de transition acquis sans équivoque à l’extension de la politique de la France-Afrique à la Libye.

    A court terme, Sarkozy et la France apparaissent comme devoir engranger du bénéficie des interventions françaises en Côte-d’Ivoire et en Libye. Mais à moyen ou long terme, quand il va être avéré que ces interventions n’ont rien eu d’humanitaires et de défense de la démocratie et des libertés citoyennes, alors la France se retrouvera dans ces pays et par contagion ailleurs en très mauvaise posture, et son président rattrapé et à nouveau enfoncé par sa réputation d’homme d’État impulsif aux calculs politiques démesurés.


    Du même auteur :

    -  Un discours pas très convaincant
    -  La révolution arabe frappe aux portes d’Israël
    -  La Ligue arabe existe-t-elle encore ?
    -  Ben Laden, la fin d’un mythe mais pas de la menace terroriste
    -  Syrie : un enchaînement du type libyen
    -  L’impasse libyenne fait se souvenir Sarko du dossier palestinien
    -  Le Printemps arabe n’oubliera pas la Palestine


    23 mai 2011 - Le Quotidien d’Oran - Analyse


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  • La rhétorique vide d’Obama

    Khalid Amayreh - CPI


    En clair, l’administration Obama ferait peut-être mieux de déclarer son incapacité à faire la paix, car ayant les mains scrupuleusement menottées par les restrictions intolérables imposées par le lobby juif.

    (JPG)

    Obama n’est jamais sorti du rang et il s’est toujours conformé aux intérêts de l’impérialisme US et du sionisme. Il est ici en compagnie du criminel de guerre multi-récidiviste israélien Ehud Barak

    Le discours du président Obama ce jeudi 19 mai n’était clairement qu’une redite de plus, dans l’hypocrisie, la duplicité morale et une rhétorique vide. A part son approbation du bout des lèvres des révolutions arabes, Obama n’a fait que ressasser la même position américaine pleine de parti pris sur la détresse palestinienne, question centrale qui continue à générer tensions et instabilité dans le monde entier, et spécialement dans la région arabe concernée.

    La position américaine affichée sur le mouvement prodémocratie dans le monde arabe est bienvenue. Cependant, il serait malhonnête d’imputer le succès des révolutions égyptienne et tunisienne, même partiellement, à une quelconque et honnête intervention américaine.

    Comme d’autres pays, les États-Unis ont vu simplement que le vent politique dans ces deux pays arabes d’Afrique du Nord se mettait à souffler dans une direction nouvelle, et non souhaitée, et qu’il n’y avait pas grand chose à faire pour modifier le cours des évènements.

    Dès lors, les décideurs politiques à Washington ont estimé que l’approche la plus pertinente de ces révolutions était d’apparaître comme soutenant la volonté populaire. Cette apparence, qui n’a rien à voir avec les véritables intentions des États-Unis, serait sans nul doute celle qui servirait le mieux les intérêts américains, ou au moins, qui limiterait le plus possible les dégâts éventuels que la situation des États-Unis dans cette partie cruciale du monde pourrait avoir à supporter.

    Les États-Unis continuent de soutenir activement certains régimes arabes despotiques. Même des régimes manifestement criminels qui assassinent leurs propres citoyens dans les rues sont traités avec une mollesse choquante, avec des mises en garde théâtrales que ces tyrans ne prennent pas vraiment au sérieux.

    Ceci, associé à une position chroniquement hypocrite et bien connue sur la question palestinienne, laisse, comme on dit, la balle politique dans le jardin américain.

    Par conséquent, les États-Unis doivent comprendre que tant qu’ils continueront d’ignorer ou de justifier la criminalité et l’agression israéliennes, ils continueront d’être haïs et rejetés par la majeure partie des masses arabes, de l’Océan atlantique au Golfe arabo-persique.

    La cause palestinienne, après tout, vit dans le cœur et la conscience du collectif arabe et musulman, ce qui signifie qu’il ne peut y avoir d’amélioration réelle et durable dans les relations arabo-américaines aussi longtemps que les sionistes américains seront autorisés à dicter leur loi et à déterminer la position et la politique états-uniennes sur le problème palestinien récurrent.

    Nous, dans le monde arabe, comprenons le dilemme politique auquel serait confrontée l’administration d’Obama dans le cas où celui-ci ferait le choix de contester le puissant lobby juif américain, un lobby qui tient le Congrès à la gorge.

    Toutefois, toute personne honnête sous le soleil, et notamment chacun des millions d’Américains de conscience, s’attend à ce qu’Obama soit juste et équitable, et refuse de céder aux pressions du politiquement correct.

    Et s’il doit choisir entre être correct politiquement et répréhensible moralement, par exemple en apaisant et tempérant le lobby juif quel qu’en soit le prix moral, on s’attend alors à ce qu’Obama fasse le choix de ce qui est moralement juste, même si cela doit lui coûter son second mandat à la Maison-Blanche.

    Malheureusement, tout montre qu’Obama ne diffère que très peu, voire en rien, de son prédécesseur. Il n’a simplement pas la volonté de dire la vérité, ni d’agir avec honnêteté quand il s’agit d’Israël, le Veau d’Or moderne que de nombreux politiciens dans de nombreux pays sont prêts à adorer, parce qu’agir ainsi est bien plus séduisant et attrayant que d’adorer le Dieu véritable et unique.

    Obama ne se comporte pas comme un véritable homme d’État devrait se comporter. Il ne possède pas la sagesse, le courage et la confiance nécessaires pour faire face à l’insolence, l’intransigeance et l’arrogance de pouvoir des Israéliens. Il n’a pas la volonté d’appeler un chat un chat, surtout quand il le voit dans les mains d’Israël.

    (JPG)

    En réalité, il répète les mêmes bourdes et paradoxes graves des précédentes administrations américaines. Il annonce une initiative de paix, espérant que les dirigeants israéliens vont l’accepter et opter pour la paix. Mais sitôt fait, la Maison-Blanche fait comprendre de façon tout à fait claire que rien n’affectera l’engagement de l’Amérique pour une hégémonie, une suprématie et une domination régionales et durables d’Israël sur l’ensemble de tous les pays arabes, quelle que soit la façon dont Israël appréciera les efforts américains pour arriver à la paix.

    En d’autres termes, pour Israël, les États-Unis n’ont que des carottes, jamais de bâtons, et peu importe ce que fait Israël, ou ne fait pas Israël, Israël sera toujours aidé et récompensé.

    Faut-il le dire, ce n’est pas la bonne façon de parvenir à la paix au Moyen-Orient. Un médiateur sincère est comme un juge honnête, il ne doit pas prendre parti. Mais les États-Unis ne sont ni un juge honnête ni un médiateur sincère, les administrations américaines successives l’ont abondamment prouvé, au point d’en avoir la nausée, elles sont là d’abord et avant tout pour répondre aux considérations intrinsèquement extravagantes du lobby israélien.

    Ceci signifie qu’aussi longtemps que la politique américaine sur la question palestinienne restera l’otage de l’AIPAC et des autres apologistes d’Israël dans l’arène politique américaine, il ne pourra y avoir de paix juste et durable dans cette partie du monde.

    En clair, l’administration Obama ferait peut-être mieux de déclarer son incapacité à faire la paix, car ayant les mains scrupuleusement menottées par les restrictions intolérables imposées par le lobby juif.

    Une telle position dissiperait une grande partie des illusions, des désirs pris pour des réalités et des rêveries qui, à tort et de façon peu encourageante, restent alléchants pour beaucoup de gens dans cette partie du monde, et qui ne font qu’accroître les frustrations et rendre la violence inévitable.


    (JPG) Du même auteur :

    -  Célébrer 63 années de nettoyage ethnique...
    -  La réconciliation palestinienne et le rôle de l’Egypte
    -  Israël est coupable, il porte la responsabilité des récentes violences
    -  A propos des « réfugiés » juifs venant du monde arabe
    -  Quelques observations sur la situation politique actuelle en Palestine occupée
    -  L’Autorité palestinienne peut-elle éradiquer la corruption ?
    -  Netanyahu : le champion des colons
    -  Ramallah cherche une issue


    Jérusalem occupée, le 21 mai 2011 - Centre palestinien d’informations - traduction : JPP


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  • Comprendre la révolution espagnole

    Alors que l'Espagne fait sa révolution sous nos yeux, Enrique Dans, professeur et blogueur reconnu, nous donne les clefs pour comprendre ce soulèvement massif du peuple espagnol.

    par Enrique Dans Le 21 mai 2011



    [tous les liens de ce billet sont en espagnol, sauf mention contraire]

    Enrique Dans est professeur des systèmes de l’information à la IE Business School et blogueur reconnu en Espagne. Il s’intéresse notamment aux effets des nouvelles technologies sur les populations et les entreprises. Dans ce billet publié sur son blog le 18 mai, il explique en sept points les causes de ce soulèvement.

    Vous entendez toutes sortes de bêtises sur les mobilisations à Sol1 et dans de nombreuses villes d’Espagne : des théories conspirationistes absurdes [émission de radio] de ceux qui voient des ombres derrière toutes choses, jusqu’à la simplification grossière2 de ceux qui mettent l’étiquette “anti-système” alors même qu’ils ont la réponse sous les yeux. Ou encore la stupidité de de ceux3 qui prétendent être d’accord avec les manifestants [pdf], alors que ceux-ci protestent précisément contre eux, ce qu’ils ont fait et contre ceux qu’ils représentent.

    Je suis totalement d’accord avec Periodismo Humano : quelque chose de grand est en train de se passer ici. Le rejet des théories conspirationnistes stupides est absolu et radical, l’interprétation est claire et convaincante : les gens descendent dans la rue parce qu’ils réclament un changement. Un changement sur le fond dans la manière de faire de la politique et d’exercer la démocratie.

    Analyser les demandes des uns et des autres est un exercice vain : parmi les gens que je vois manifester dans la rue, très peu soutiendraient explicitement ces demandes. Beaucoup arrêtent de les lire parce qu’elles n’en valent tout simplement pas la peine : les citoyens descendent dans la rue avec une contre-pétition, appelant à un changement radical, parce que les partis politiques et le système ne les représentent déjà plus. Ils en représentent d’autres.

    En ce qui concerne les demandes concrètes… cela viendra plus tard, pour le moment, nous sommes dans un processus de changement. De quoi ? Il est trop tôt pour le savoir, et il possible d’espérer que, quel qu’il soit, ce changement soit pacifique, ordonné et civilisé. Je suis entièrement d’accord avec le billet d’Antonio Ortiz à cet égard.


    Voici les clefs du mouvement que nous sommes en train de vivre :

    L’origine, le déclenchement

    C’est le moment où les trois grands partis, PSOE, PP et CiU, forment un pacte pour faire passer la ley Sinde4 , en contradiction flagrante avec la volonté d’une grande majorité de citoyens, pour faire plaisir à un lobby. Attention, ceci n’est que le début, le détonateur : à l’heure actuelle, cela n’a déjà plus d’intérêt ou de pertinence dans les manifestations. Mais en voyant l’acharnement pathétique à “faire passer cette loi à tout prix” alors que l’ensemble du réseau s’était soulevé contre elle, le relayer en direct a eu le même effet – avec tout le respect dû aux tunisiens et en demandant pardon d’avance pour la comparaison tragique – que le suicide de Mohammed Bouazizi s’immolant en Tunisie. De l’activisme contre la ley Sinde est né le mouvement #nolesvotes (ne votez pas pour eux), en plus de la cristallisation d’un climat de mécontentement évident contre toute une manière de faire de la politique.

    Les motifs réels

    Les véritables raisons sont, et cela n’a échappé à personne, des sujets tels que la gestion de la crise économique, la corruption, le chômage (en particulier le taux de  plus de 40% de chômage pour les jeunes) et surtout, la désaffection envers une classe politique, identifiée comme l’un des problèmes majeur de la citoyenneté dans les enquêtes du CIS5. Egalement, le désenchantement que l’on peut ressentir face à cette manière de faire de la politique qui fait de l’électeur un être sans importance, juste bon à déposer un bulletin dans une urne et qui, par cet acte, donne à un parti politique toute la légitimité de faire ce que bon lui chante pendant quatre ans6. Un parti qui est devenu une grande entreprise inefficace et corrompue répondant aux intérêts des lobbies et pas à ceux des citoyens.

    Place Sol à Madrid : Nous ne nous tairons pas ! La démocratie, maintenant !

    Le témoignage est recueilli par d’autres associations

    D’abord JuventudSinFuturo (Jeunesse sans futur) et ensuite DemocraciaRealYA (Une vraie démocratie maintenant !) ont été capables de s’organiser brillamment, avec civilité et pacifiquement pour transposer ce mouvement dans la rue. Ce fut l’épreuve du feu, le “moment de vérité” :  avant que les protestations ne prennent vie dans la rue, le réseau bouillonnait de dizaines de tweets par minute, de groupes Facebook et de posts de blogs, mais personne n’avait encore sauté le pas. Après les protestations, les gens se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas les seuls à partager cet opinion, et que si l’organisation et l’action sont possibles, ils sont aussi une réalité concrète. C’est comme cela qu’est tombée la barrière que beaucoup se mettaient pour descendre dans la rue.

    La décision de descendre dans la rue répond à un sentiment général

    Et non pas à une revendication particulière comme une série de points d’un programme. Dans la rue, vous pouvez voir des personnes de tous les âges, opinions politiques, de toutes les conditions sociales. Des étudiants en chemises jaunes, des chômeurs, des punks, des retraités, des entrepreneurs, des enseignants … J’étais là, concrètement, et j’ai rencontré tous ces profils, un par un, et plus encore. Un qui salue une connaissance, et j’ai pu moi-même saluer plusieurs anciens élèves, des collègues, des gens que je connais qui ont créé des start-up, des cinéastes, des avocats, des journalistes … On trouve de tout. Littéralement tout.

    Ne vous attendez pas à un accord sur les mesures à prendre, c’est impossible. Mais s’il y a une chose sur laquelle il existe bien un accord c’est la nécessité d’un CHANGEMENT. Et un retour en arrière n’est pas envisageable.

    La démocratie, maintenant !

    La simplification est mauvaise

    Que les jeunes de gauche soient les plus susceptibles de descendre dans la rue ne veut rien dire, et prétendre inscrire ce soulèvement dans une idéologie ou un parti spécifique est tout simplement absurde. C’est normal et inévitable. Tenter de se placer devant les gens pour faire croire qu’ils vous suivent est encore plus pathétique : dans un mouvement aussi connecté, la personne qui tente de “diriger” en appliquant des techniques pastorales comme on le ferait pour un troupeau de bêtes se fait immédiatement régler son compte sur les réseaux sociaux.

    En Égypte, il avait eu des moments où il semblait que les Frères musulmans monopolisaient la protestation, et d’autres qui montraient clairement la diversité et la pluralité au sein du mouvement. Ici il n’y a pas de leader, il y a des gens. Personne ne suit personne réellement, il ne s’agit même pas de savoir si c’est bien comme ça ou pas. Le désir de changement continue d’être présent, et c’est tout.

    Attribuer ces manifestations à des mouvements organisés, à une stratégie concrète ou a des personnes spécifiques est une vieille interprétation, typique de ceux qui ne comprennent rien à ce qui se passe. Chercher à mieux organiser le mouvement, prétendre que des demandes concrètes sont en cours, demander un leadership plus clair et incarné ou chercher sous les pierres son origine alambiquée est absurde : cela ne peut pas être, et plus que tout, c’est impossible.

    Et maintenant ? Maintenant nous voulons plus !

    Une fois la mèche allumée, il est très difficile de l’éteindre. La manifestation du 15M (15 mai) à Madrid a rassemblé des dizaines de milliers de personnes ; un événement autorisé et organisé depuis des semaines. Cependant celui d’hier, le 17 mai à Sol, a été organisé en quelques heures, en utilisant uniquement Twitter et Facebook. La place de 10000 m2 fut presque entièrement remplie, jusqu’à la rendre impraticable.

    L’exemple s’est également largement étendu à d’autres villes. Le contrôle de tous ces mouvements est tout bonnement impossible. Il faut absolument, et par tous les moyens, que tout se déroule de façon civilisée et pacifique, mais ne nous ne sommes pas sûrs d’éviter des mouvements incontrôlés d’une part ou des réactions excessives d’autre part.  L’ordre malheureux d’expulsion du camp de la place Sol dans la nuit de dimanche a déclenché le rassemblement de mardi après-midi, et ce phénomène pourrait se produire plus souvent.

    L'avarice nique la liberté

    Il est important de comprendre que nous avons passé une étape

    Une étape vers un modèle que les partis politiques devront comprendre, de gré ou de force. Ils ne peuvent plus ignorer les citoyens et défendre d’autres intérêts. La politique ne peut pas continuer à être menée de cette manière là.

    Nous ne sommes pas dans le cas de la Tunisie ou de l’Égypte : en Espagne il y a un gouvernement démocratiquement constitué et personne ne descend dans la rue pour le renverser, mais des changements importants sont nécessaires, des changements en profondeur et drastiques que les partis devront mettre en place maintenant.

    Pour l’instant, les partis politiques sont en train de minimiser l’importance de cette question, et pensent : « ça va leur passer ». Mais nous ne sommes pas dans cette dynamique. Probablement l’ampleur du changement nécessaire est telle que nous devrons faire des modifications depuis le code électoral jusqu’à la Constitution elle-même. Mais si cela ne se fait pas, si des avancées dans ce sens ne se font pas sentir, le mouvement continuera, et a de fortes chances de s’étendre.

    Si nous tenons jusqu’au dimanche 22 mai et que les élections nous ressortent le même scénario et toujours les mêmes messages, j’ai le sentiment que le mouvement va s’intensifier. Mais en qui concerne ces mouvements de société, personne n’en possède le contrôle ou le pouvoir de prédire ce qu’il en adviendra.
    La seule certitude est que l’Espagne a déjà sa révolution.


    Publié initialement sur le blog de Enrique Dans, sous le titre “Entiendo la #spanishrevolution”

    Traduction : Ophelia Noor

    Crédits photos :
    via Flickr : Amayita [cc-by-nc-nd] ; Garcia Villaraco [cc-by-nc-sa] ; Brocco Lee [cc-by-sa]
    via le wiki de #nolesvotes, logo sur fond noir nolesvotes

    1. la place Sol est au centre de Madrid, elle serait l’équivalent de notre place de la République ou de la Bastille []
    2. ndlr : l’auteur parle ici d’Esperanza Aguirre, présidente actuelle de la communauté de Madrid et membre du PP, parti de droite espagnol []
    3. ndlr : le PSOE, parti socialiste espagnol []
    4. ndlr : la Hadopi espagnole au goût de Loppsi []
    5. Centre des enquêtes sociologiques []
    6. durée du mandat en Espagne []

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