•  

    VOUS AVEZ DIT LAICITE ?

    Nous sommes un état laïc, c’est à dire qu’il y a séparation entre l’église et l’Etat, pourtant l’Etat subventionne des lycées privés confessionnels. Dans les villes les réparations des églises sont effectuées avec les deniers publics, néanmoins l’utilisation des édifices est soumise au bon vouloir de l’évêché ! Les jours fériés religieux sont reconnus par l’Etat et le président de la République est chanoine de Latran. Lors de catastrophes, il fait donner des messes pour les victimes auxquelles il assiste en tant que président et effectue le signe de croix. Et lorsque nos politiques rencontrent officiellement le pape, combien d’entre eux s’agenouillent et lui baisent la main ?

    L’Abbé Pierre élu député, Christine Boutin brandissant la Bible dans l’hémicycle ou Dominique Strauss-Kahn faisant sa campagne électorale kippa sur la tête, les exemples de mélange des genres sont nombreux. Cela n’a apparemment jamais choqué personne, et les critiques n’ont jamais été très virulentes ! Dans ces cas là, l’irruption de la religion dans la sphère publique était plutôt bien tolérée.

    Ne soyons pas naïf, la question de la laïcité ressort surtout quand il s’agit de la religion musulmane. Le fantasme de l’invasion islamo-musulmane est toujours très présent, relayé sans cesse par l’extrême droite qui en a fait son fond de commerce. On a commencé à parler de signes ostentatoires avec la progression de la religion musulmane, car ce sont des signes qui ne correspondent pas à notre culture. Dans la religion chrétienne les signes sont plutôt discrets, souvent une croix au bout d’une chaine. Parfois il s’agit de tatouages bien visibles, mais qui n’ont jamais interdit l’accès d’un lieu public !

    Les quartiers sont devenus des déserts politiques, et certains voient d’un mauvais œil leurs habitants s’émanciper et participer à la vie politique. En particulier des femmes avec un foulard, car se sont les plus visibles. Certains sous couvert de féminisme préféreraient les voir fréquenter seulement les mosquées .D’autres posent des conditions, ou elles adhérent aux références de libération de la femme telle que nous la concevons, ou elles retournent dans leurs quartiers. Est-ce cette conception du dialogue que nous devons imposer ? Après tout ce n’est qu’un voile, un peu comme Mère Thérésa.

    Au nom de la république nous devrions nous réjouir de voir les habitants des quartiers dits défavorisés participer à la vie politique, même avec un foulard sur les cheveux. Nous devons seulement veiller à ce qu’il n’y ait pas interférence entre le fait politique et le discourt religieux. Nous ne pouvons pas au nom de la liberté leur interdire de porter un foulard. Si nous repoussons cette partie de la population maintenant sous de faux prétextes, nous risquons de les repousser dans des lieux où notre parole n’aura plus aucune portée !

    Dans un monde idéal, aucun signe religieux ne devrait être permis à l’intérieur des instances de la République, ni aucun élu ayant des accointances avec des groupes d’intérêts privés ne devrait y siéger. Pourtant de nombreuses personnalités politiques vont régulièrement à l’université d’été du Medef ou au diner du Crif ! La laïcité nous permet de vivre ensemble, malgré nos différences d’opinions et de croyances. Ce n’est ni une négation de la religion ni une négation de la sphère privée. La laïcité c’est simplement le refus de l’Etat de se soumettre à quelque idéologie partisane que ce soit.

    Article original publié sur http://2ccr.unblog.fr/

    *********

    La laïcité en France, c'est l'équivalent du "politiquement correct" aux USA. C'est ce qui reste des valeurs démocratiques après digestion par des bureaucrates inquisiteurs. Ils vous les transforment en normes, en directives officielles, en vérifications, en interdictions diverses, en positions de principe, au point que ces pauvres valeurs en perdent leurs couleurs d'origine.

     


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  • Liberté d’expression variable à l’Ecole Normale Supérieure

    Jacques RICHAUD

    A PROPOS DE LA LIBERTE D EXPRESSION A L ECOLE NORMALE SUPERIEURE

    A propos de la ‘neutralité’ de L’Ecole Normale Supérieure qui lui interdirait d’organiser des rencontres exprimant un point de vue ‘partial’ sur un sujet brûlant comme le Moyen Orient ; saviez vous que l’an dernier une manifestation consacrée en partie au sionisme n’a suscité aucune forme de critique ?

    En ce temps là et c’est heureux qu’il en ait été ainsi la ‘liberté d’expression’ semblait aller de soi.

    Rappel :

    Le site du CRIF (1) se faisait le premier propagandiste de cette initiative : « Colloque de l’AJHL sur le thème « Les Juifs et la modernité » L’Association pour un Judaïsme Humaniste et Laïque organise, à l’occasion de son XXème anniversaire, un colloque sur le thème « Les Juifs et la modernité ». Ce colloque aura lieu les 10 et 11 avril 2010 à l’Ecole Normale Supérieure-Ulm. Il rassemblera de nombreux philosophes, historiens, et littéraires, de haut niveau. »

    Il est vrai que le public 2010 était ‘sélectionné’ pour éviter sans doute ce qui aurait pu être un débat risqué dans un tel lieu présumé en 2011 hanté par de dangereux individus : « Admission sur inscription préalable a www.ajhl.org Renseignements : 01 45 43 88 05 »

    Les temps ont du changer :

    On se demande comment autant de personnalités venues parler du judaïsme et du sionisme ont pu prendre ‘le risque’, sans service d’ordre imposant ni protection renforcée en 2010 d’entrer en un lieu où, selon le président du CRIF sévissent de dangereux individus ‘terroristes’ qui seraient réputés vouloir ‘imposer leur doxa à l’ensemble de l’université’ :

    « Un crime contre l’esprit que de confondre débat et militance politique, comme le font quelques élèves de l’école convertis au terrorisme intellectuel, modèle trotskiste pour les uns, stalinien pour les autres, et de là proposer leur doxa à l’ensemble de l’Université. » (2)

    Peut être que les remerciements de Richard Prasquier, président du CRIF le 13 janvier 2011 après l’interdiction de la rencontre autour de Stéphane Hessel étaient doublement motivés ; pour avoir mis à disposition les locaux de ce haut lieu en 2010 à ses ‘amis’ et pour avoir interdit l’accès en 2011 à des présumés ‘ennemis’. Il est vrai qu’être soutien ‘inconditionnel’ (3) d’un Etat des dizaines de fois condamné par la communauté internationale prédispose à une pensée binaire ; pas celle que l’Ecole Normale Supérieure avait la réputation d’enseigner, mais les temps ont du changer…

    Les médias ont changé aussi :

    Sur le traitement médiatique de cet évènement, il y aurait aussi beaucoup à dire, mais le site Acrimed (4) publie une excellente synthèse de ce qui fut dis, tut ou déformé.

    Au fond tout se résume à une évidence :

    Le Crif bafoue la liberté d’expression et s’en vante - Publié le 15 janvier sur le site ru89.com - Par Esther Benbassa / Historienne, dir. d’études à l’EPHE... (5)

    Jacques Richaud

    (1) Colloque de l’AJHL sur le thème « Les Juifs et la modernité » 15 3 2010 http://www.crif.org/index.php?page=...

    (2) Editorial Colloque à l’Ecole Normale Supérieure 13/01/11 Thème : Crif http://www.crif.org/?page=articles_...

    (3) Prasquier : « Le Crif est uni derrière Israël » Jérôme Bouin (lefigaro.fr) http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

    (4) Interdiction de la conférence avec Stéphane Hessel à l’ENS : quand la censure fait « débat » par Julien Salingue http://www.acrimed.org/article3522.html

    (5) Israël-Palestine : le Crif bafoue la liberté d’expression et s’en vante Par Esther Benbassa http://www.rue89.com/passage-benbas...

    URL de cet article 12629
    http://www.legrandsoir.info/Liberte-d-expression-variable-a-l-Ecole-Normale-Superieure.html
     

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  • Lettre d’Olivier, en détention préventive depuis le 14 janvier 2011.

    Maison d’arrêt de la santé,
    21 janvier 2011,
    Nous ne sommes pas en prison pour des tags…

    Nous avons été arrêtés dans la rue, dans le quartier de Belleville, par la BAC. Deux patrouilles tournaient en sachant ce qu’elles cherchaient. Dans un sac, les flics trouvent une bombe de peinture et nos doigts sont un peu trop noirs à leur goût. Notre passage au commissariat ne dure pas longtemps, juste assez pour que les bleus sortent la panoplie de leurs vieilles ficelles, moins pour faire parler que pour mettre la pression. Dans l’après-midi du 13, ceux de la SAT-Brigade Criminelle viennent nous chercher, sourire aux lèvres. Il est dés lors assez clair que les tags ne seront qu’un détail insignifiant, un prétexte pour nous faire tomber.

    « C’est con, vous vous étiez calmé, on allait en finir avec tout ça, mais là vous relancez tout ». Quelques tentatives d’auditions, pour la forme. Avant ça, des perquisitions pour mettre à jour leurs archives de publication, foutre un peu de bordel. Dans les bureaux, des notes accrochées nous informent de plaintes déposées par la Croix-Rouge. Nous sommes vite fixés. Déjà, au comico du XXè, les flics parlaient d’une réunion exceptionnelle entre eux, après un coup de fil du 36 Quai des Orfèvres, concernant les dégradations sur plusieurs locaux de la Croix-Rouge à paris, la nuit du 11 au 12 janvier.

    D’autres tags ont visé la Maison de la Justice et du Droit, dans le Xè arrondissement. La Section Anti-Terroriste sur les dents pour des tags ? Il y a quelque chose qui cloche là-dedans. La nuit de notre arrestation, ce sont des tags portant des messages de solidarité avec les révoltes des dernières semaines en Tunisie, en Algérie, contre l’Etat, qu’il soit dictatorial ou démocratique. On nous interroge donc là-dessus, mais aussi sur les tags de la nuit précédente, sous prétexte que les thèmes seraient proches(c’est vrai que très peu de personnes manifestent leur hostilité à l’Etat…), et que des expressions comme « Crève l’Etat » reviendrait dans les deux cas.

    Au-delà de ces faits particuliers, on nous reproche surtout la continuité des activités, de notre participation à des luttes, et donc des liens de complicité et d’amitié tissés au cours de ces luttes. Dans ce contexte, la prison pour punir une violation du contrôle judiciaire qui nous interdisait, pour deux d’entre nous, de nous voir et de communiquer, a clairement pour but d’anéantir toute forme de lutte et d’organisation informelle qui échappe au cadre démocratique et à son contrôle sociale.
    L’association de malfaiteur, même si elle n’est pas formellement évoquée dans notre cas, reste l’obsession de ceux qui s’emparent de tout fait, même aussi « anodin » que des tags, des fumigènes, des affiches, pour les faire rentrer dans le moule « mouvance anarcho-autonome » ;

    Une construction bien pratique, pour séparer de force les uns, terroriser les autres, démarquer éventuellement les « leaders » des « sympathisants », « théoriciens » et « colleurs d’affiches », « préparateurs » et « exécutants », bref selon le modèle autoritaire et hiérarchique qui est bien celui de la société que nous combattons, et qui nous dégoûte en tous points. Ce genre de coups de pression, eu moment où certaines luttes, contre les centres de rétention et toute forme d’enfermement par exemple, semble marquer le pas, font office de « principe de précaution », afin de tuer dans l’œuf toute velléité de conflictualité contre ce qui nous domine. Les plaintes régulières de la Croix-Rouge participent pleinement à cette offensive des flics, ne perdant pas une occasion de collaborer avec ces derniers. Main dans la main pour la gestion des prisons, main dans la main dans la répression des luttes anti-autoritaires. Un peu de peinture pour ces humanitaires aux mains rouges, ce n’est pas cher payé…

    Au-delà de telle ou telle pratique et moyen employé dans la lutte ( puisque aussi bien sont évoqués incendies, destructions ciblées, simples dégradations, occupations collectives…), c’est la lutte elle-même et ce qu’elle porte en terme de désirs et de perspectives ( un monde sans exploitation, sans fric, sans prisons, sans Etat) que le pouvoir veut étouffer. Cela est tout sauf la conséquence d’un état, ou de « lois d’exception ». La liberté et la démocratie n’ont rien à faire ensemble. Il faut être un sacré menteur pour affirmer le contraire. Ce qui les emmerde, c’est que notre rage, nos révoltes, et nos luttes, n’ont rien à réclamer, rien à concéder, rien à renier, rien à mendier. Nous laissons tout ça volontiers aux professionnels et opportunistes de la politique. De même, nos amitiés, nos affinités ne sont pas négociables. La liberté que nous voulons est inconditionnelle.

    Un slogan de la révolte en Kabylie disait :

    « Vous ne pouvez pas nous tuer, nous sommes déjà morts ».

    L’Etat peut aussi nous foutre en taule, mais les rapports sociaux existants nous enferment déjà.
    Il y a une chose que nous n’oublions pas : nous n’avons qu’une vie.

    Résumons : « pas de liberté pour les ennemis du pouvoir », nous disent-ils.
    Nous leur disons : « pas de paix pour les ennemis de la liberté ».

    Olivier IMC NANTES

    ****

    Maison d’arrêt de la Santé
    Daniel SAYAG
    No d’écrou : 293 350
    42 rue de la Santé
    75674 Paris cedex 14
    Maison d’arrêt de la Santé
    Olivier TOUSSAINT
    No d’écrou : 293 348
    42 rue de la Santé
    75674 Paris cedex 14
    Fleury-Mérogis - Maison d’arrêt des femmes
    Camille PAYELLE
    No d’écrou : 375 374 W
    7 avenue des peupliers
    91705 Sainte-Geneviève-des-Bois cedex


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  • Stourm ar Brezhoneg, an distro !

    Gant rennes info

    Breizhistance

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    D’an 29 a viz Kerzu tremenet e oa bet aozet un taol-kaer gant Stourm Ar Brezhoneg a-benn lakaat ar Stad C’hall da zerc’hel soñj eus plas mantrus ar Brezhoneg. Dre an oberenn-mañ (hag a lak da soñjal er pezh a oa bet graet er bloavezhioù 2000 gant an FLPPB evit harpañ ar brizonidi bolitikel : laeroñsi panelloù e Chasseneuil-du-Poitou, kêr Raffarin, hag e Avrillé, kêr Bachelot) e tistro SAB war an dachenn o tagañ kêr ar c’hentañ ministr evit lakaat war-wel d’an holl ar stourm politikel a vez kaset evit ar yezh.

    E 2008, da vare an tabut e Parlamant Bro-C’hall, e oa bet gwelet ne oa ket tu kaout un dazont d’hor yezh dre ar Republik Gall, dre ma vez ingal kontrol d’ar pobloù oc’h ober anezhi. A-benn ar fin e oa bet lakaet un draig er mellad 75 eus ar Vonreizh Gall gant ar frazenn « yezhoù rannvroel o vezañ perzh eus glad ar Republik Gall », ar pezh a ziskoueze splann c’hoant Bro-C’hall mestroniañ pep tra hep kas war-raok ur politikerezh yezh wir ha bev.

    Dre grouidigezh ensavadurioù demokratel e Breizh e vo un dazont d’hor yezh, evel ma vo un dazont d’hor gwirioù politikel ha sokial. Gant ur Parlamant eo e vimp gouest da sevel lezennoù war un tem ha na zedenn na Pariz, na Bro-C’hall : dazont hor yezh.

    Gant ar polis e vefe bremañ ar gemenadenn kaset da France Bleu Breizh Izel. Enebiñ a reomp taer ouzh ar c’hudennoù justis a c’hellfe bezañ savet a-enep da stourmerien ha stourmerezed SAB ha kelaouiñ a reomp ar C’hentañ Ministr e vint difennet gant an holl strolladoù politikel a-sav a-du da vat gant brezhoneg ha dizalc’houriezh Breizh.

    Diwar-benn SAB hag ar FLPPB :

    http://www.oocities.com/flppb_bzh/

    http://stourmarbrezhoneg.blogspot.com/

    http://www.breizhistance.tv/2011/01...

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    Stourm ar Brezhoneg à Solesmes !

    Da heul e brezhoneg

    Le 29 décembre dernier Stourm Ar Brezhoneg s’est rappelé au bon souvenir du gouvernement français. Avec une action qui rappelle celles du Front pour la Libération des Prisonniers Politiques Bretons des années 2000 (vols de panneaux à Chasseneuil-du-Poitou, ville de Raffarin, et à Avrillé, ville de Bachelot), SAB refait surface et s’attaque à la ville du premier ministre pour permettre la visibilité du combat politique pour la langue Bretonne.

    En 2008, le débat parlementaire français avait montré à quel point il était vain de penser à l’avenir de notre langue à travers une République Française naturellement opposée à l’expression des peuples qui l’a compose. Releguée au fin fond de la Constitution Française, à l’article 75, l’inscription «des langues régionales au patrimoine national de la République Française», illustrait avant tout la confiscation de nos langues par la France et son incapacité à mettre en place une véritable et vivante politique linguistique.

    L’avenir de notre langue, tout comme celui de nos droits politiques et sociaux, passent par la construction d’institutions démocratiques en Bretagne. Par un parlement souverain capable de légiférer sur un domaine qui ne concerne ni Paris, ni la France, l’avenir de notre langue.

    La police aurait saisie le communiqué envoyé à France Bleu Breizh Izel. Nous dénonçons d’ores et déjà toutes poursuites qui auraient lieu à l’encontre des militantes et militants de SAB et informons le premier ministre que l’ensemble des forces politiques réellement favorables à la langue bretonne et à l’émancipation de la Bretagne sont prêts à les défendre.

    Sur SAB et le FLPPB

    http://www.oocities.com/flppb_bzh/

    http://stourmarbrezhoneg.blogspot.com/

    http://www.breizhistance.tv/2011/01...       

    Infos plus récentes ici


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     
     
     

    Pendant cette semaine du 20 au 26 janvier :

     

     

     

    • les FOI ont tué un Palestinien sur un check-point militaire dans le nord de Jénine ;
    • un Palestinien a été tué et deux autres blessés par l’explosion d’un engin explosif laissé par les FOI dans la bande de Gaza ;
    • 2 Palestiniens ont été blessés par les FOI et un troisième par la police israélienne en Cisjordanie ;
    • les FOI ont continué de prendre pour cibles les travailleurs, agriculteurs et pêcheurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
      • un agriculteur palestinien a été blessé ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • 2 Palestiniens, dont un mineur, ont été blessés ;
    • les FOI ont mené 37 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie, et 3 plus limitées à l’intérieur de la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 22 Palestiniens, dont 7 mineurs ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les soldats israéliens sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté 8 Palestiniens, dont 6 mineurs ;
    • Israël a poursuivi ses mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem :
      • un tunnel a été creusé entre Silwan et le mur occidental de la mosquée al-Aqsa ;
      • la municipalité israélienne de Jérusalem a annoncé son intention de confisquer de nouvelles terres palestiniennes à Silwan ;
    • les FOI ont poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens.

    (JPG)

    Les forces d’occupation israéliennes agressent une manifestation non violente contre le mur d’annexion, en Cisjordanie.

    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 20 au 26 janvier 2011


    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 20 janvier

    Minuit et demi, les FOI entrent dans Naplouse. Elles fouillent un certain nombre de maisons et arrêtent 2 Palestiniens :

    • Shaker Mohsen al-Hanbali, 22 ans, et
    • ‘Ameer ‘Abdullah Raddad, 181 ans.

    Une heure du matin, incursion dans Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, l’armée patrouille dans les rues pendant quelques temps et se retire, sans raid sur les maisons ni arrestations.

    Autres incursions dans les mêmes conditions :

    • dans Bitounia, à l’ouest de Ramallah, à une heure et demie ;
    • dans Seilat al-Harthiya, au nord-ouest de Jénine, une heure trois quarts ;
    • dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya, 9 h 30 ;
    • dans Hijja, même secteur, 10 h 40 ;
    • dans Far’oum, au sud de Tulkarem, 11 h ;
    • dans al-Zawia, à l’ouest de Salfit, 11 h ;
    • dans Shwaika, en périphérie nord de Tulkarem, 11 h 30 ;
    • dans Kufor Qaddoum, à l’est de Qalqilya, 11 h 45 ;
    • dans Bedya, au nord-ouest de Salfit, 13 : 20 ;
    • dans Qalqilya, 14 h 05 ;
    • dans Kufor al-Dik, à l’ouest de Salfit, où l’armée pose un nouveau check-point à l’entrée du village, 17 h 50, et
    • dans ‘Azzoun à nouveau, 18 h 30.

    Deux heures du matin, les FOI entrent dans al-Yamoun, au nord-ouest de Jénine, fouillent la maison de la famille d’’Othman ‘Ali Zayed, 23 ans, et l’arrêtent. Elles vont ensuite chez Tariq Ziad Smoudi, 17 ans, et l’arrêtent également.

    Dans la matinée, les soldats israéliens postés sur le check-point de Mavi Dutan, au sud de Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, tirent sur un Palestinien à proximité du check-point. Celui-ci est blessé de trois balles, les FOI lui refusent l’accès aux soins pendant plusieurs heures. Plus tard, les soldats affirmeront qu’un homme armé a tiré sur des soldats israéliens, qui ont répliqué et l’ont tué. Les Brigades al-Quds (branche armée du Jihad islamique) déclarent que la victime était l’un des leurs et qu’il se rendait sur le check-point avec une mitrailleuse pour attaquer les soldats qui s’y trouvaient.

    Selon l’enquête conduite par le PCHR, il est environ 9 h 30, Salem Mohammed Sami Smoudi, 32 ans, du village d’al-Yamoun, au nord-ouest de Jénine, quitte son domicile à dos d’âne, se rendant sur la terre de sa famille dans le secteur d’al-Birka, au sud. Vers 10 h, sa mère l’appelle sur son portable lui demandant de rentrer à la maison pour déjeuner, il lui répond qu’il revient. A peu près une heure plus tard, elle le rappelle, mais il ne répond pas. Peu après, les FOI déclarent que des soldats israéliens sur le check-point de Mavi Dutan ont abattu un Palestinien armé.

    Selon des sources médicales palestiniennes, la victime a été touchée de trois balles tirées à bout portant, de 15 à 20 mètres. La première balle est entrée par l’oreille gauche et ressortie par le cou, la seconde a touché la clavicule, et la troisième la poitrine. Les FOI n’ont pas autorisé les équipes de secours à approcher Smoudi pendant trois heures.

    Vers 23 h 30, les FOI entrent dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, fouillent certaines maisons et arrêtent 3 mineurs palestiniens :

    • Ussaid Mohammed ‘Awadh, 17 ans ;
    • Yasser Mohammed Abu Fanoos, 17 ans, et
    • Fadi Fayez Abu Fanoos, 14 ans.

    Vendredi 21 janvier

    Incursions dans des villages sans raids dans les maisons ni arrestations :

    • dans Kufor Sour, au sud de Tulkarem, 9 h 30 ;
    • dans Shwaika, au nord de Tulkarem, 16 h ;
    • dans Zabbouba, au nord-ouest de Jénine, 17 h 30, et
    • dans Far’oun, au sud de Tulkarem, 22 h.

    18 h 40, les FOI entrent dans Deir Ghassana, au nord-ouest de Ramallah, et patrouillent dans les rues. Des enfants palestiniens se rassemblent et jettent des pierres sur les véhicules de l’occupant. Aussitôt, les soldats tirent à balles caoutchouc et des grenades lacrymogènes et assourdissantes sur les jeunes.

    Samedi 22 janvier

    Minuit et demi, les FOI entrent dans Tammoun, au sud de Tubas, fouillent un certain nombre de maisons et arrêtent 3 Palestiniens :

    • ‘Adnan Ahmed Bani ‘Ouda, 35 ans ;
    • Na’el Mofeed Bani ‘Ouda, 25 ans, et
    • ‘Abdullah Ahmed Bani ‘Ouda, 25 ans.

    Incursions dans des villages sans raids dans les maisons ni arrestations :

    • dans Far’oun, au sud de Tulkarem, 11 h 30, et
    • dans Shwaika, en périphérie nord de Tulkarem, 14 h.

    Midi, Ahmed Na’im Ahmed Abu Wadi, 23 ans, de al-Zaytoun, banlieue est de Gaza ville, et deux autres civils sont blessés à cause de l’explosion d’un projectile laissé par les FOI en décembre 2008. Ces 3 civils étaient en train de récupérer des matériaux de construction à environ un kilomètre de la frontière.

    Ayman al-Batniji, le porte-parole de la police palestinienne a déclaré que Abu Wadi et les 2 autres civils avaient fait des erreurs de manipulation dans la récupération des matériaux. Il s’agit de Mohammed ’Abdul Khaliq Abu Wadi, 45, ans, sérieusement blessé aux yeux et de Ibrahim Sa’id Silmi, 20 ans, criblé d’éclats à travers le corps.

    17 h 30, Fares Shaheen Abu ’Ajwa, 47 ans, de al-Sha’af banlieue est de Gaza ville est grièvement blessé par une balle dans la poitrine. Les FOI positionnées à la frontière lui ont tiré dessus alors qu’il travaillait dans une étable propriété de sa famille située à environ 2000 mètres de la frontière.

    20 h 40, au large de Beit Lahiya, les vedettes garde-côtes ouvrent le feu sur des bateaux en pêche au large. Sous l’intensité des tirs les pêcheurs ont rejoint le rivage. On ne déplorez aucune victime

    Dimanche 23 janvier

    Une heure du matin, les FOI entrent dans Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, fouillent certaines maisons et arrêtent Islam Saleh Tamimi, 14 ans.

    Incursions dans des villages sans raids dans les maisons ni arrestations :

    • dans la zone entre al-Yamoun et al-Hashimiya, au nord-ouest de Jénine, une heure du matin ;
    • dans Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, deux heures du matin.

    13 h 40, les FOI entrent dans Kufor Thuloth, au sud-est de Qalqilya, et patrouillent dans les rues. Elles interpellent Eihab ‘Emad al-Saifi, 18 ans, et le gardent pendant une heure. Elles se retirent un peu plus tard.

    Au même moment, dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya, elles pénètrent dans une boutique qui change les devises. Elles retiennent Ahmed Bassem Saleem pendant une heure dans le magasin. Puis elles quittent le village.

    Une force de police israélienne fait irruption dans Harès, au nord de Salfit. Sans raison apparente, des policiers se mettent à frapper des passants palestiniens. Quand l’un d’eux va arriver à fuir, ils lui tirent dessus, mais sans réussir à l’atteindre. L’oncle du civil, Hussam Subhi Jaber, 38 ans, proteste et attrape l’arme qui a tiré. Aussitôt, le policier tire sur lui et le blesse à la main.

    Lundi 24 janvier

    Minuit, incursion dans ‘Azzoun. Sans intrusion dans les domiciles, ni arrestations.

    Une heure, les FOI entrent dans al-Doha, au sud-ouest de Bethléhem, fouillent des maisons et arrêtent Mohammed Fayez al-Ju’aidi, 14 ans.

    Incursion dans ‘Izbat al-Tabib, vers 3 h, à l’est de Qalqilya. L’armée pénètre chez Khaled Mohammed Tabib, 45 ans, et l’arrête avec son fils de 20 ans, Eyad. Le père est relâché vers 13 h 30.

    Un détachement de l’armée israélienne de soldats déguisés en arabe entre vers 9 h 30 dans Nabi Saleh, se déplaçant à bord d’un véhicule civil. Les soldats arrêtent Kareem Saleh al-Tamimi, 10 ans, qui se trouve près de chez lui, parce qu’il leur aurait jeté des cailloux. Ils le libèrent vers une heure et demie.

    11 h 00, les FOI pénètrent à 250 mètres par le nord-est dans le camp de réfugiés de Al Bureij en centre de la bande de Gaza. Les bulldozers nivèlent les terres jouxtant la frontière. Ils se retirent à 17 h 00.

    Mardi 25 janvier

    Minuit et demi, les FOI entrent dans ‘Arraba, au sud-ouest de Jénine, font irruption chez Hamdan Rushdi Hamdan, 24 ans, membre de la Garde présidentielle palestinienne, et l’arrêtent.

    Deux heures, incursion dans Kufor Ra’ei, au sud-ouest de Jénine, où l’armée fouille la maison de Saher Fayad al-Sheikh Ibrahim, 20 ans, et l’arrête.

    Trois heures, incursion dans Tulkarem. L’armée fouille un certain nombre de maisons et arrêtent 4 Palestiniens :

    • Ma’an ‘Abdul Jabbar ‘Ateer, 21 ans ;
    • Mujahed Mohammed al-Safi, 21 ans ;
    • Mohammed ‘Abdul FAttah Nasrallah, 27 ans, et
    • Mohammed Na’im.

    7 h 30, les FOI pénètrent à 300 mètres dans Gaza Valley village au centre de la bande de Gaza. Leurs bulldozers nivèlent les terres proches de la frontière et se retirent deux heures plus tard.

    9 h 30, les FOI pénètrent à 300 mètres dans le camp de réfugiés de al-Mughazi dans le centre de la bande de Gaza. Des terres sont nivelées. Les FOI se retirent 2 heures plus tard.

    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant la semaine écoulée, les FOI ont continué d’utiliser une violence démesurée contre les manifestations organisées par les Palestiniens avec des militants internationaux et israéliens contre la construction du mur et la colonisation. Deux Palestiniens, dont un mineur, ont été blessés. D’autre part, de nombreux manifestants ont respiré les lacrymogènes et pris des coups par les soldats de l’occupation.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 21 janvier après la prière, des dizaines de Palestiniens, d’internationaux et Israéliens se déplacent en manifestation vers le mur construit sur les terres du village. Les manifestants brandissent des drapeaux palestiniens et des portraits de Bassem et Jawaher Abu Rahma, assassinés par les FOI dans le village, et de Jonathan Pollak, militant israélien des droits de l’homme qui a été arrêté par les FOI. Les soldats postés sur le secteur se mettent à tirer des balles d’acier, enrobées de caoutchouc, des grenades assourdissantes et lacrymogènes sur les manifestants.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : ce vendredi, même manifestation non violente hebdomadaire des Palestiniens, militants internationaux et israéliens, contre la construction du mur. L’affrontement a lieu avec les soldats qui sont en position près du mur. Même réaction violente de l’armée qu’à Bil’in. Un Palestinien, non identifié, a été touché au pied droit par une grenade lacrymogène, et de nombreux manifestants ont inhalé les lacrymogènes.

    Beit Reema, au nord-ouest de Ramallah : même manifestation non violente, ce vendredi, contre la confiscation de terres palestiniennes dans le secteur de Wad al-Raya, entre Nabi Saleh et Deir Nizam. Quand les manifestants arrivent sur les terres confisquées au profit des colons israéliens de Halmish, l’armée tire. Des soldats ont même arrosé le visage d’‘Alaa’ ‘Ali Barghouthi, 13 ans, avec un gaz chaud. Il souffre de brûlures au visage.

    3 - Maintien du bouclage des TPO

    Israël maintien un siège serré des TPO et des restrictions graves aux déplacements des Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

    Bande de Gaza


    Cisjordanie

    Toute la Cisjordanie est bouclée par Israël.

    Jérusalem : la cité est toujours sous restrictions pour les déplacements des Palestiniens. Des milliers d’entre eux, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, ne peuvent toujours y accéder. De nombreux check-points sont posés à l’intérieur et autour de la cité. Les restrictions sont plus sévères les vendredis, jours de prières, empêchant de nombreux Palestiniens d’aller prier à la mosquée d’al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne.

    Ramallah : sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, les restrictions renforcées sont toujours appliquées. De nombreux check-points volants sont posés par les FOI dans tout le secteur. Le vendredi 21 janvier vers 10 h 30, nouveau check-point au carrefour de l’université de Bir Zeit, au nord de la ville ; vers 13 h 30, le même jour, l’armée reprend position sur le check-point d’‘Attara, à l’entrée nord de Bir Zeit, et vers 18 h 30, nouveau check-point sur la route Deir Ghassana/Kufor ‘Ein, au nord-ouest. Le samedi 22, vers 19 h 50, les soldats reviennent au check-point d’‘Attara. Le mardi 25, vers 7 h, nouveau check-point à l’entrée de Nabi Saleh.

    Qalqilya : jeudi 20 janvier, les FOI posent 4 check-points autour de la ville ; le vendredi 21, 6 check-points ; le samedi 22, 8 check-points ; le dimanche 23, 3. A chaque check-point l’armée bloque toute circulation, contrôle tous les véhicules et tous les passants palestiniens.

    Tulkarem : le jeudi 20 janvier, vers 10 h, les FOI posent un check-point sur la route de Tulkarem à Qalqilya ; le vendredi 21, un sur la route de Tulkarem à Naplouse, près de l’entrée nord de Beit Leed, à l’est de Tulkarem ; le dimanche 23, les soldats sur le check-point d’Ennab, imposent des restrictions supplémentaires aux déplacements palestiniens.

    Jénine : le samedi 22 janvier, vers 18 h 30, nouveau check-point au carrefour de l’université arabe américaine, au sud-est de Jénine ;

    Jéricho : vendredi 21, vers 22 h 30, nouveau check-point près de l’entrée d’‘Ein al-Dyouk, au nord de la ville.

    Tirs sur les check-points militaires.

    Dimanche matin, 23 janvier, les soldats israéliens ouvrent le feu sur un véhicule civil qui transporte des travailleurs palestiniens, près des villages d’al-Zahiriya et d’Arab al-Ramadin, au sud d’Hébron. Un porte-parole militaire va prétendre que les soldats postés sur le check-point, au sud du village d’al-Zahiriya, « avaient remarqué un véhicule palestinien roulant rapidement en direction du check-point ; son chauffeur n’aurait pas répondu aux ordres de s’arrêter, alors les soldats ont tiré en l’air, mais le chauffeur a passé le check-point en négligeant les ordres de s’arrêter, alors ils ont tiré sur la voiture ».

    D’après l’enquête du PCHR, les soldats israéliens depuis un parking militaire sur la route al-Zahiriya/Arab al-Ramadin, ont tiré sans sommation sur le véhicule palestinien, dans lequel se trouvaient 4 travailleurs palestiniens qui se rendaient à leur travail en Israël. Le conducteur et un travailleur ont été blessés :

    • Akram Jameel Samamra, 30 ans, d’al-Zahiriya, est blessé d’une balle à la cuisse droite, et
    • Hussam Mohammed Qamri, 26 ans, de Yatta, est blessé d’une balle à la jambe gauche.

    Arrestations sur les check-points militaires

    Jeudi après-midi, 20 janvier, des soldats israéliens en patouille sur la route de contournement n° 60, à l’est et au nord d’Hébron, arrêtent 7 civils palestiniens, dont 5 mineurs, du village de Sa’i, au nord-est d’Hébron. Ils prétendent que les Palestiniens ont lancé des pierres sur les véhicules israéliens qui circulaient sur la route. Les 7 civils sont gardés et interrogés pendant plusieurs heures. Les FOI les relâchent à minuit, après avoir obligé leurs familles à payer pour chacun une caution de 1000 NIS (nouveau shekel israélien, soit 200 €). Il s’agit de :

    • Islam Fahmi Jaradat, 15 ans ;
    • Firas Yassere Jaradat, 12 ans ;
    • Nizar ‘Abdul Rahman Jaradat, 13 ans ;
    • Mohammed Tayseer Jaradat, 14 ans ;
    • Na’im Suleiman al-Mutawar, 29 ans ;
    • ‘Aadel Ibrahim al-Mutawar, 19 ans, et
    • Nabeel Hamdan al-Mutawar, 16 ans.


      4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem

    Israël a récemment multiplié les mesures arbitraires contre les Palestiniens à Jérusalem-Est pour les forcer à partir de la ville. Le PCHR consacre cette partie de son rapport hebdomadaire à la dénonciation des violations graves des droits humains par les FOI contre les civils palestiniens à Jérusalem-Est.

    -  Le lundi 24 janvier, Uzi Dahari, directeur adjoint à l’Autorité israélienne des antiquités, annonce l’achèvement de la construction d’un tunnel qui relie Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem, à la zone située près du mur occidental de la mosquée al-Aqsa. Il affirme que « il n’y a aucune volonté politique derrière la réalisation de ce tunnel, celle-ci serait plutôt le résultat de fouilles archéologiques, en conformité avec la loi ». Le tunnel est long de 600 mètres. L’Autorité israélienne des antiquités prétend qu’il est destiné à servir de « canal pour l’évacuation des eaux de pluie sous la rue principale de la cité ». Elle affirme en outre que l’itinéraire du canal ne passe pas sous la mosquée al-Aqsa, et qu’ « elle n’a aucune intention de procéder à des fouilles à proximité de la mosquée ». Selon le Centre Wadi Hilaw de Jérusaleme-Est, les fouilles sont financées par l’association coloniale El’ad, qui contrôle tous les sites touristiques à Silwan. Les fouilles ont causé des graves dommages aux propriétés civiles palestiniennes, notamment à des maisons, une école, une crèche, une mosquée, et à un certain nombre de rues.

    -  Des civils de Silwan ont déclaré avoir trouvé un avis imprimé en hébreu et signé par le maire israélien de Jérusalem et le directeur du Comité de l’urbanisme et de la construction de la municipalité israélienne de Jérusalem, affiché sur les murs d’un certain nombre de maisons et de magasins. L’avis, daté du 3 août 2010, dit que la municipalité a l’intention de prendre de nouveaux terrains, pour plus de 4500 mètres², à fins d’utilisation publique. Selon l’avis, les propriétaires de ces terres ont... deux mois pour déposer un recours contre cette décision !!!


    5 - Colonisation et agressions des colons israéliens contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit, en toute illégalité, dans les TPO, ainsi que les agressions des colons contre les Palestiniens.

    -  Vendredi matin, 21 janvier, des centaines de colons, escortés par les soldats, envahissent les zones de Khillat al-Fahem et Jabal Abu Zaid, dans les villages d’al-Khader et Eretas, au sud de Bethléhem, pour s’y prêter à des rites religieux pendant plusieurs heures.

    -  Dimanche midi, 23 janvier, des colons de la colonie Carmel, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron, agressent des bergers palestiniens dans la zone d’Um al-Khair, et les empêchent de faire paître leurs troupeaux. Selon les informations recueillies par le PCHR, des dizaines de colons ont attaqué Suleiman al-Hathalin et ses deux enfants alors qu’ils laissaient paître leurs bêtes. Les colons se sont mis aussi à rouer de coups deux militants italiens des droits de l’homme présents. Les FOI interviennent plus tard et arrêtent les... deux Italiens.

    -  Dimanche après-midi, un colon de la colonie Ma’oun, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron, s’en prend à un bovin, dans la zone de Maghayer al-‘Abeed, et tue un mouton et un chien, appartenant à Hani Salam Makhamra. Le colon menace aussi de tirer sur les deux enfants de Makhamra.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


     
     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 20 au 26 janvier 2011 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP

     

     


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