• Rapport sur les violations israéliennes des droits humains



    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

    Pendant cette semaine du 2 au 8 décembre :

    • 2 militants de la résistance palestinienne ont été tués par les FOI dans la bande de Gaza :
      • un militant a également été blessé par les FOI dans le centre de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont continué de tirer sur les travailleurs, agriculteurs et pêcheurs palestiniens dans les zones frontalières dans la bande de Gaza :
      • 4 travailleurs palestiniens, dont un mineur, ont été blessés ;
    • les FOI ont continué d’employer la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • 2 Palestiniens ont été blessés ;
    • les FOI ont conduit 36 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et 4 plus limitées dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 10 Palestiniens dont un mineur et une femme ;
    • les FOI ont expulsé un membre du Conseil législatif palestinien de Jérusalem-Est ;
    • les avions israéliens ont bombardé des cibles civiles dans la bande de Gaza :
      • un élevage de volailles a été détruit et un autre endommagé dans Khan Yunis ;
    • Israël a poursuivi son siège total des TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens :
      • les FOI ont démoli une école, 2 maisons et 2 auvents dans la zone de Khirbat Tana, près de Naplouse.

    (JPG)

    La colonie israélienne de Har Homa, en périphérie de Jérusalem-Est occupée

    Violations israéliennes recensées durant la période du 2 au 8 décembre 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 2 décembre

    Vers une heure du matin, les FOI entrent dans la zone de Killat al-Mai, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron. Elles mènent leur opération, pénètrent de force dans une maison appartenant à la famille de Jameel ‘Eissa al-Najjar, 21 ans, et l’arrêtent.

    Vers 1 h 30, incursion dans Zeita, au nord de Tulkarem, où l’armée patrouille dans les rues quelques temps avant de se retirer. Aucune arrestation de signalée.

    3 h, depuis la frontière à l’est de la localité de Jabaliya, les FOI tirent 17 obus d’artillerie et font feu sur des résistants regroupés sur les secteurs de Abu Sfiya, de al-Wadi et des abords du cimetière des martyrs. Jalal ’Abdul Karim Mohammed Nasser, 20 ans, et Ibrahim Mahmoud Rabi’ al-Najjar, 21 ans, tous deux de Jabaliya sont tués sur le coup. Ils étaient membres des brigades al-Quds, le bras armé du Jihad islamique.

    Dans l’après midi les FOI déclarent aux médias que les 2 corps étaient à proximité de la ligne frontalière. A 15 h deux ambulances se pointent sur les lieux ayant reçu la garantie de la Société du Croissant-Rouge qu’elles pouvaient approcher sans crainte. Malgré leur engagement pris, les FOI empêchent les ambulances d’accéder. Elles se repointent une demi-heure plus tard. Les équipes médicales ne retrouvent les corps qu’à 20 h 30 à environ 100 mètres de la frontière. Les deux corps étaient littéralement désarticulés.

    3 h 45, les FOI pénètrent à 200 mètres dans ’Izbat ’Abed Rabbu au nord-est de Jabaliya. Les bulldozers nivèlent les terres préalablement défoncées. Elles se retirent quelques heures plus tard sans faire de victime.

    14 h, les FOI reviennent sur le même lieu à 250 mètres de la frontière et tirent à l’aveugle sur le secteur. Elles se retirent 45 minutes plus tard.

    Aux environs de 19 h 50, l’armée entre dans Izbat Jal’oud, au sud-est de Qalqilya. Elle patrouille dans les rues, monte un barrage à l’entrée du village et se retire vers 20 h 55.

    Vendredi 3 décembre

    Vers une heure, les FOI entrent dans Tallouza, au nord-est de Naplouse, elles pénètrent dans un certain nombre de maisons et arrêtent 3 civils palestiniens :

    1 - Wa’el ’Abdel ’Ola Salahat, 55 ans ;
    2 - ’Abdul Salam Wa’el Salahat, 25 ans ; et
    3 - Hisham Na’im Salahat, 28 ans.

    Vers 8 h 30, incursion dans Jeet, au nord-est de Qalqilya. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations. Idem au même moment dans Nabi Elias, à l’est de la ville.

    10 h 10, du haut de leurs miradors situés au nord-ouest de Beit Lahiya, les FOI font feu sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction sur l’ancienne colonie de Elli Sinaï. ’Alaa’ Nafez Barakat, 21 ans, du camp de réfugiés de al-Shati à l’ouest de Gaza ville est touché au pied alors qu’il est à 400 mètres de la frontière.

    Vers 10 h 20, incursion dans Kufor Laqef, à l’est de Qalqilya. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations. Idem, vers 22 h, dans Kufor Qaddoum, au nord-est de la ville.

    Samedi 4 décembre

    Minuit et demi, depuis la frontière à la hauteur de Deir al-Balah au centre de la bande de Gaza, les FOI font feu sur des résistants regroupés dans la localité de Wadi al-Salqa. Un résistant est blessé par balle.

    Vers minuit et demi également, l’armée entre dans Beir Liqya, à l’ouest de Ramallah. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations.

    Vers une heure, incursion dans Burqin, au sud-ouest de Jénine. L’armée opère sur la maison de ‘Abdul Karim Yousef Hamdan, 64 ans, et l’interroge pendant 45 mn. Elle se retire un peu plus tard, pas d’arrestations.

    Vers 2 h 30, incursion dans le camp de réfugiés de Jénine où l’armée patrouille et fait exploser des bombes sonores et se retire. Pas d’arrestations.

    Vers 8 h 10, dans Jainsafout, à l’est de Qalqilya. Patrouilles dans les rues, retrait. Sans arrestations.

    Vers 9 h, même scénario sur le même lieu que vendredi. Mohammed ’Ata al-Hossoumi, 22 ans, et Bilal Sha’ban al-Hossoumi, 17 ans, prennent chacun une balle dans la jambe gauche.

    10 h 30, même lieu, même motif, même punition : Marwan Mahmoud Ma’rouf de Beit Lahia, prend une balle dans le pied droit alors qu’il est à 45 mètres de la frontière.

    Vers 18 h 45, l’armée entre dans Nabi Elias, à l’est de Qalqilya. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations. 18 h 55, idem dans Kufor Qaddoum, même secteur, Nabi Elias vers 19 h, et vers 22 h 15, dans Kufol Hares, au nord Salfit.

    Dimanche 5 décembre

    Vers une heure, les troupes d’occupation entrent dans la vieille ville d’Hébron où elles fouillent un certain nombre de maisons et arrêtent un Palestinien, Ra’ed Naji Burqan, 33 ans.

    Vers 2 h, dans Kufor Qaddoum, au nord-est de Qalqilya. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations. Vers 10 h, idem dans ‘Arrabha, au sud-ouest de Jénine. Aussitôt après, dans le village voisin de Fahma. Plus tard, dans Kufor Ra’ei. Vers 14 h 30, dans al-Taram à l’ouest de la ville. Puis dans Toura, tout proche.

    Vers 15 h 30, même opération dans la région de Tulkarem : dans Beit Leed, puis vers 18 h 30, dans Kufor Jammal.

    Vers 22 h 30, un détachement d’infanterie israélienne pénètre sur le secteur à l’est du mur d’annexion, dans Deir al-Ghossoun, au nord de Tulkarem. Les soldats sillonnent la zone et lancent des fusées éclairantes, puis se retirent. Pas d’arrestations.

    Toujours le secteur de Tulkarem, incursion vers 23 h dans Artah, au sud de la ville. Pas d’arrestations.

    Lundi 6 décembre

    7 h, les FOI pénètrent à 300 mètres dans Khuza’a village à l’est de Khan Younis. Les terres précédemment défoncées sont nivelées sous la protection de tirs tous azimut. Pas de victime.

    Vers 11 h 55, les FOI entrent dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya et patrouillent. Plus tard, une jeep de l’armée s’arrête sur la route principale. Un officier israélien en descend et se présente comme le nouveau commandant de secteur. Il stoppe des passants palestiniens et leur demande s’ils veulent coopérer avec lui. Les FOI se retirent du village veres midi 40, sans arrestations.

    Vers 14 h, incursion dans Ramin, à l’est de Tulkarem. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations. Vers 17 h, idem dans Beit Leed.

    Et vers 22 h 30, dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah. L’armée patrouille dans les rues et provoque des Palestiniens. Des enfants palestiniens se rassemblent et jettent des pierres sur les véhicules de l’occupant. Immédiatement, les soldats tirent sur les enfants, lancent des grenades lacrymogènes et assourdissantes. De nombreux civils sont indisposés par les lacrymogènes.

    Mardi 7 décembre

    Vers 2 h, l’armée entre dans la partie est d’Hébron. Elle fouille un certain nombre de maisons et arrête Bahaa’ ‘Abdul Majid Abu Mayala, 27 ans, et son épouse, Hanadi Ya’qoub Abu Mayala, 23 ans.

    6 h 30, les bulldozers pénètrent à 400 mètres à l’est du camp de réfugiés de Al-Bureij et nivèlent les terres frontalières sous la protection de tirs tous azimuts. Ils se retirent vers 13 h 30.

    Vers 11 h, incursion dans Rafat, à l’ouest de Salfit. L’armée patrouille dans le village et s’arrête près de la mosquée Awliaa’ Allah al-Salihin. D’après les témoins, des gens habillés en civil ont été vus descendre de véhicules militaires, montrer la mosquée et prendre des notes. Les FOI se retirent du village vers midi et quart, pas d’arrestations.

    Mercredi 8 décembre

    1 h 15, l’aviation tire 2 missiles sur un poulailler de 35 m2 appartenant à ’Abdul Hakim al-Majaida à Gizan Abu Rashwan au sud-ouest de Khan Yunis. Le bâtiment, les terres avoisinantes et la ferme mitoyenne sont sérieusement endommagés. Des douzaines de volaille sont tuées.

    1 h 25, l’aviation tire un missile sur un tunnel situé à al-Shouka proche de l’aéroport. Le tunnel est détruit mais pas de victime.

    Vers 1 h 30, incursion dans la vieille ville d’Hébron. Les soldats fouillent la maison de la famille d’Ahmed Hussein al-Natsha, 15 ans, et l’arrête.

    Vers 2 h, dans Beit Fourik, à l’est de Naplouse, où l’armée fouille certaines maisons et arrête 2 Palestiniens :

    1 - Hakim ’Abdul Basset Hanani, 25 ans ; et
    2 - W assim Ya’qoub Hanani, 20 ans.

    Et vers 4 h, l’armée entre dans ‘Anabta, à l’est de Tulkarem. Patrouilles dans les rues. Pas d’arrestations.


    Les FOI expulsent un membre du Conseil législatif palestinien de Jérusalem

    Le mercredi 8 décembre, les autorités d’occupation israéliennes expulsent Sheikh Mohammed Mahmoud Abu Tair, 54 ans, membre du Conseil législatif palestinien (CLP) du groupe Changement et Réforme, de Jérusalem-Est à Ramallah, quelques heures après la décision d’un tribunal israélien ordonnant cette expulsion. Le PCHR condamne l’expulsion de Sheikh Abu Tair et estime que cette expulsion s’assimile à une émigration forcée, interdite par l’article 49 de la Quatrième Convention de Genève. Le PCHR appelle la communauté internationale à intervenir afin de stopper ce transfert illégal de Palestiniens de Jérusalem occupée, et à décider d’actions pour arrêter l’escalade des mesures arbitraires prises par les FOI contre la population civile palestinienne dans les TPO.

    Selon les informations en possession du PCHR, vers midi le mercredi 8 décembre, un tribunal israélien a condamné le député palestinien Abu Tair à 4 mois de prison avec sursis, et ordonné son transfert vers une zone sous contrôle de l’Autorité palestinienne nationale en Cisjordanie, dans l’attente d’une décision du ministère israélien de l’Intérieur et de la décision définitive de la Cour suprême israélienne. Quelques heures plus tard, Abu Tair est emmené au check-point de Bitounia, à l’ouest de Ramallah, où il reçoit l’ordre de se rendre à Ramallah.

    Selon l’avocat d’Abu Tair, Ussama al-Sa’di, le tribunal « a condamné Abu Tair à 4 mois de prison avec sursis après son transfert en Cisjordanie ». L’avocat soutient que la détention d’Abu Tair est illégale, et il a refusé de renoncer au droit de faire appel contre l’ordre d’expulsion de son client.

    Il faut indiquer que les autorités d’occupation israéliennes avaient convoqué Sheikh Abu Tair, avec deux autres députés du CLP, Ahmed Mohammed ‘Atwan et Mohammed ‘Omran Toutah, ainsi que l’ancien ministre pour les Affaires de Jérusalem, Khaled Abu Arafa, en juin dernier, et les avaient informés de la décision de leur retirer leur carte d’identité en tant que Jérusalémites et leur avaient remis des permis de résidence temporaire qui expiraient le 3 juillet 2010. Les deux autres députés et l’ancien ministre sont allés au bureau international de la Croix-Rouge à Sheikh Jarrah, quant à Abu Tair, les FOI l’ont arrêté et gardé en détention jusqu’au moment de son expulsion.


    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre les activités de colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant cette dernière semaine, les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des Israéliens contre la construction du mur et la colonisation. Deux Palestiniens ont été blessés. Des dizaines de Palestiniens et de militants des droits de l’homme ont souffert des lacrymogènes et subi la violence des coups des soldats de l’occupation.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 3 décembre après la prière, la manifestation non violente hebdomadaire de Palestiniens, d’internationaux et Israéliens se met en marche vers le mur d’annexion qui traverse les terres du village. Les soldats postés près du mur tirent à balles caoutchouc, lancent des grenades sonores et lacrymogènes sur les manifestants. Nombre d’entre eux sont indisposés par l’inhalation des gaz, et souffrent des coups reçus par les soldats.

    Nil’in, même secteur : le vendredi 3 après la prière, même manifestation non violente hebdomadaire contre la construction du mur d’annexion. L’agression des manifestants par les soldats se produit à chaque fois près du mur où l’armée emploie la même violence. De nombreux manifestants respirent les lacrymogènes, et prennent des coups par les soldats.

    Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : le vendredi 3, Palestiniens, militants internationaux et israéliens se dirigent en manifestation vers la zone de Wad al-Raya, entre Nabi Saleh et Deir Nizam, où des terres sont confisquées au profit des colons de Halmish. Quand les manifestants arrivent sur les lieux, l’armée réagit avec la même violence. Deux manifestants sont blessés :

    1- Rami Hussein Tamimi, 32 ans, touché par une balle caoutchouc à la tête ; et
    2-Ta’min Mohammed Tamimi, 28 ans, touché par une grenade lacrymogène à la tête.

    En outre, de nombreux manifestants souffrent de l’inhalation des lacrymogènes.


    3 - Maintien du bouclage des TPO

    Israël maintient son bouclage serré sur les TPO et ses restrictions aux mouvements des civils palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
    1er décembre  : 304  : 536 dont des pèlerins
    2 décembre  : 355  : 412 - -
    3 décembre  :
     : rapatriement du corps
    d’un patient décédé
    4 décembre  :
     : 1 Palestinien et le corps
    d’un patient décédé
    5 décembre  : 333  : 309 dont des pèlerins
    6 décembre  : 305  : 232 - -
    7 décembre  :
     :

    Note : le 7 décembre, le poste est fermé.

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    30 novembre  : denrées alimentaires 1027 tonnes  :


     : matériel agricole 150 tonnes  :


     : denrées diverses 1645 tonnes  :


     : gaz domestique 110 tonnes  :


     : fioul industriel 306 492 litres  :


     : diesel pour UNRWA 209 841 litres  :


     : essence pour UNRWA 47 750 litres  :


     : aide humanitaire 781 tonnes  :


     :

     :

    1er décembre  : denrées alimentaires 1045 tonnes  :


     : matériel agricole 239 tonnes  :


     : denrées diverses 1900 tonnes  :


     : gaz domestique 136,90 tonnes  :


     : fioul industriel 276 289 litres  :


     : aide humanitaire
     :


     :

     :

    2 décembre  : denrées alimentaires 819 tonnes  :


     : matériel agricole 181 tonnes  :


     : denrées diverses 1772 tonnes  :


     : gaz domestique 136,91 tonnes  :


     : fioul industriel 347 480 litres  :


     : aide humanitaire 241 tonnes  :


     :

     :

    5 décembre  : denrées alimentaires 966 tonnes  :


     : matériel agricole 309 tonnes  :


     : denrées diverses 1369 tonnes  :


     : gaz domestique 135,90 tonnes  :


     : fioul industriel 316 986 litres  :


     : aide humanitaire 254 tonnes  :


     :

     :

    6 décembre  : denrées alimentaires 704 tonnes  :


     : matériel agricole 192 tonnes  :


     : denrées diverses 1168 tonnes  :


     : gaz domestique 158,28 tonnes  :


     : fioul industriel 310 990 litres  :


     : aide humanitaire 108 tonnes  :

    7 décembre  : denrées alimentaires 671 tonnes  :


     : matériel agricole 213 tonnes  :


     : denrées diverses 1506 tonnes  :


     : gaz domestique 141,67 tonnes  :


     : fioul industriel 316 993 litres  :


     : aide humanitaire 53 tonnes  :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 1er décembre pour l’entrée de 1320 tonnes de céréales, 3780 tonnes de matériaux de construction pour l’UNRWA et 10 890 tonnes des mêmes matériaux pour la compagnie Mas’Oud ‘Ali. Ouvert à nouveau le 6 pour 897 tonnes de céréales et 543 tonnes de nourritures animales.

    Beit Hanoun (Erez)

    Population  : 1 déc. - 2 déc. - 3 déc. - 4 déc. - 5 déc. - 6 déc. - 7 déc.
    Patients  : 26 30 1 0 38 44 34
    Accompagnateurs  : 26 30 1 0 39 42 37
    Palestiniens venant d’Israël  : 6 6 0 0 48 0 0
    Diplomates  : 11 16 0 0 0 4 3
    Presse  : 10 3 0 0 3 3 1
    Internationaux  : 40 95 0 0 28 11 34
    Gazaouis  : 0 1 3 0 0 0 2
    Hommes d’affaires  : 15 17 0 0 32 60 28
    Réunions  : 0 0 0 0 1 0 0
    Interviews sécurisées  : 0 0 0 0 1 8 1
    Personnalités  : 0 0 0 0 1 0 0
    Ambulances vers Israël  : 1 1 0 0 2 2 2
    Ambulances venant d’Israël  : 0 2 0 0 2 1 0


    Cisjordanie

    Jérusalem : les FOI continuent d’imposer de graves restrictions aux mouvements des Palestiniens pour entrer ou sortir de la ville. Des milliers de Palestiniens ne peuvent toujours y accéder, de Cisjordanie et de la bande de Gaza. De nombreux check-points sont posés dans et autour de Jérusalem. Les restrictions sont encore plus serrées les vendredis, jours de prière, empêchant ainsi les musulmans palestiniens de venir prier à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne. Le jeudi 2 décembre, les Palestiniens de moins de 40 ans sont interdits d’entrer par deux portes à la mosquée Al-Aqsa afin de permettre à des colons israéliens de fêter la Hanukah dans la cour de la mosquée. De telles mesures ont été applicables pendant une semaine. Le vendredi matin, 3 décembre, les FOI imposent des restrictions plus sévères, renforcent leur présence sur les check-points des entrées de la ville, et patrouillent dans les rues. Elles bloquent les jeunes Palestiniens qui se rendent prier à la mosquée et leur gardent leur carte d’identité jusqu’à la fin de la prière du vendredi.

    Hébron : vendredi matin, 3 décembre, les FOI ferment la route de Jaba’-Sourif, au nord-ouest d’Hébron, avec des tas de sable. Samedi 4, elles posent un check-point volant sous le pont Halhoul, à l’entrée nord d’Hébron, et un autre dans le secteur de Jourat Bahlas. Elles y arrêtent et fouillent les véhicules palestiniens. Dimanche soir, 5 décembre, deux nouveaux check-points aux entrées nord et sud d’Hébron.

    Bethléhem : les FOI maintiennent leur présence sur les 41 check-points qui entourent la ville. Celle-ci subit aussi les conséquences de la construction du mur d’annexion au nord et à l’ouest, et de vastes terres palestiniennes se retrouvent coupées de la ville par le mur. Durant cette semaine, les troupes sur le check-point 300 (Tombe de Rachel), au nord de Bethléhem, ont maintenu leurs restrictions très sévères aux passages des Palestiniens qui voulaient se rendre à Jérusalem. Les Palestiniens doivent se mettre sur deux colonnes et se diriger vers le check-point où ils sont contrôlés par des soldats qui utilisent des machines électroniques, imposant des contrôles longs et humiliants.

    Ramallah : les troupes postées aux check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, ont maintenu leurs restrictions renforcées. Des barrages volants ont été posés. Le mardi 7 décembre vers 23 h, les FOI reprennent position sur le check-point d’’Attara, à l’entrée nord de Bir Zeit.

    Qalqilya : le jeudi 2 décembre vers 18 h, les FOI montent un check-point à l’entrée de Qalqilya ; vers 19 h le même jour, un autre à l’entrée d’’Azzoun, à l’est de la ville ; vers 19 h 45, un encore sous le pont d’’Azzoun. Le vendredi 3 décembre vers 14 h 15, nouveau check-point à l’entrée d’’Azzoun et vers 17 h ce même jour, un sur la route Naplouse/Qalqilya près de Kufor Laqef. Samedi 4, vers 18 h 10, nouveau barrage au carrefour de Jainsafout et vers 19 h, à l’entrée d’’Azzoun, à nouveau. Le mercredi 8, un check-point au carrefour de Jainsafout.

    Tulkarem : le vendredi 3 décembre, vers 10 h, nouveau check-point sur la route Tulkarem/Qalqilya, près du carrefour de Far’oun, au sud de la ville. Le lundi 6, vers 18 h, autre check-point à l’entrée de Beit Leed, sur la route Tulkarem/Naplouse, à l’est de Tulkarem. Le même jour, vers 21 h, les soldats postés au check-pint d’Ennab, à l’est, imposent des restrictions renforcées aux passages des Palestiniens, dans les deux sens.

    Jénine : vers 11 h le dimanche 5 décembre, les FOI posent un check-point sur la route d’’Arraba/Fahma, au sud-ouest.

    Salfit : la route qui mène à l’entrée nord de Salfit est toujours fermée, depuis 2000, avec des blocs de béton et des tas de sable. De même, les deux routes qui relient Marda à ses terres agricoles. Vers 16 h le vendredi 3 décembre, nouveau check-point à l’entrée d’Eskaka, au nord.

    Jéricho : vers 9 h le mardi 7, les FOI posent un check-point à l’entrée d’’Ein al-Dyouk, au nord de Jéricho.


    4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    Israël poursuit la colonisation des TPO en toute illégalité.

    Vers 13 h 30, le jeudi 2 décembre, des colons de Halmish, colonie implantée sur les terres des villages de Nabi Saleh, Beit Reema, Deir Nizam et Deir Ghassana, au nord-ouest de Ramallah, se regroupent à l’entrée de Nabi Saleh et tentent de prendre possession du village. Les FOI arrivent un peu plus tard et essaient de maîtriser les colons et de les évacuer. Peu après, des enfants palestiniens qui se sont rassemblées jettent des pierres sur les FOI et les colons. Aussitôt, l’armée tire à balles caoutchouc et lancent lacrymogènes et bombes sonores sur les enfants. Beaucoup vont être indisposés par les gaz. Les FOI se retirent un peu plus tard après avoir refoulé les colons.

    Vers 10 h, le dimanche 5 décembre, des colons de Qidoumim, à l’est de Qalqilya, tentent de s’en prendre à une bande de terre cultivée appartenant à Mohamed Fat’hi ‘Omar, du village de Kufor. Dans son témoignage au PCHR, ‘Omar déclare :

    « Vers 10 h, dimanche 5 décembre, je me trouve sur mes terres qui surplombent la route principale, nettoyant mes oliviers. Je suis surpris par 6 colons qui sont suivis par un tracteur et qui arrivent sur mes terres. Je me rends compte qu’ils veulent raser mes terres. Aussitôt j’appelle le centre international de la Croix-Rouge et la liaison palestinienne. Bientôt, des soldats israéliens arrivent, mais ils ne font rien. Les colons quittent le secteur peu après. Vers 14 h, au moins une cinquantaine de colons arrivent et se regroupent sur mes terres. J’appelle à nouveau la liaison palestinienne, et les FOI reviennent et repoussent les colons. »

    Mercredi 8 décembre vers 6 h, des FOI accompagnées de deux bulldozers et d’un certain nombre de jeeps de l’administration civile et du Haut Conseil à l’Organisation, entrent dans la zone de Khirbat Tana, près de Beit Fourik, à l’est de Naplouse, et déclarent le secteur Zone militaire fermée. Elles démolissent peu après l’école du secteur, qui a déjà été reconstruite par le ministre des Affaires sociales palestinien et la municipalité de Beit Fourik, après qu’elle ait été déjà démolie au début de cette année. Elles démolissent également une maison de 70 m² et une autre de 25 m² appartenant respectivement à Radwan Qassem Khatatba et à Mohammed ‘Aadel Manasra. En outre, les FOI démolissent deux auvents, l’un de 150 m² appartenant à Mahmoud Ahmed Nassasra et l’autre de 100 m² appartenant à Na’el Mohammed Hanani. Les FOI descendent encore un certain nombre de tentes qui avaient été montées par le ministère du Gouvernorat local palestinien pour les Palestiniens dont les maisons avaient été démolies par l’occupant l’an dernier.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


    Rapport hebdomadaire pour la période du 2 au 8 décembre 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP


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  • Dans un monde où nous sommes bombardés de messages publicitaires qui envahissent l’espace public, les oeuvres de Bansky offrent un regard différent – un regard à la fois drôle et incisif, sans être dogmatique pour autant.

     

    Banksy s’attaque au cinéma, résultat: « Faites le Mur », un chef d’œuvre sur toile, une performance sur la bobine, et par là  même un fantastique pied de nez à l’imposture.

     

     

     


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  • Épique époque…

    Daniel VANHOVE
    tableau : "Strange Times" de POLLY DRESSLER BECH

    La fin de l’année approche à grands pas. Dans les villes occidentales, les vitrines se parent de leurs plus beaux atouts pour nous séduire, remplies d’idées alléchantes et de cadeaux devenus indispensables pour que « les fêtes » soient réussies. Les illuminations scintillent de tous côtés. Comme chaque année, le maire de Paris a inauguré officiellement les éclairages féériques de « la plus belle avenue du monde » – selon les Parisiens – mais, avec des ampoules de basse consommation, nous indique-t-on. Ah, ouf ! nous voilà rassurés. Parce qu’enfin, c’est la crise, non !?

    Ce n’est pas comme en Irak, où le pays dévasté par 20 ans d’embargo et de guerres fomentées par l’Occident et par l’intervention illégale américano-britannique est dans un état de délabrement tel que quelques heures d’électricité par jour sont un vrai luxe…

    De la fête de Saint Nicolas à celle du Père Noël, sans oublier celle de la Saint Sylvestre, les semaines qui arrivent vont être mises à profit pour nous tenter et surtout, pour tenter de vider nos poches au nom de « la fête », cette idéologie dominante qui voudrait nous faire croire que la vie s’articule ainsi : une fête permanente, à la moindre occasion, du berceau jusqu’à la tombe, au point d’ailleurs de l’en vider de son sens. Et pourtant, c’est la crise !

    Ce n’est pas comme en Haïti, ce bout de terre en bout de mer où la majorité de la population n’a même plus de toit pour s’abriter, sans compter le choléra qui fait des ravages dans une indifférence presque généralisée…

    Saison oblige, les pubs pour les sports d’hiver ne sont pas en reste. Les médias y consacrent une part grandissante de leurs annonces, tant dans la presse écrite et audiovisuelle que sur Internet. Quelques encarts ici-et-là vous demandent d’ailleurs si – malheureux distrait ! – vous n’avez pas oublié de réserver vos dates et vos lieux de glissade. Entre foie gras et champagne, sapin de Noël débordant des derniers gadgets pour amuser les enfants que nous voudrions tant rester, et blancheur immaculée des sommets enneigés, nous n’avons que l’embarras du choix. Bien que ce soit quand même la crise !

    Ce n’est pas comme à Gaza, où depuis des années une population de 1.500.000 personnes tente de survivre à son étranglement scrupuleusement orchestré par l’occupant sioniste, avec la passivité abjecte d’une classe politique européenne lâchement complice…

    Dans un autre domaine, l’État français que ses indicateurs économiques moins bons que ceux de l’Allemagne obsèdent, vient d’annoncer la prolongation pour quelques semaines de la prime au remplacement des voitures anciennes au profit de nouveaux modèles qui polluent moins. Ah, ouf ! une nouvelle fois. Les retardataires hésitants vont pouvoir comme les autres penser faire acte de citoyenneté et apaiser leur conscience en achetant in extremis un véhicule baptisé « propre ». Et comme le remarquait un internaute avisé, ou chagrin selon les points de vue : polluons moins… pour polluer plus longtemps. Mais, c’est pourtant la crise !

    Ce n’est pas comme pour les sans-abris de nos villes illuminées, qui depuis plusieurs jours souffrent du froid au point d’en mourir, sans bruit, comme les flocons blancs qui enveloppent les pays du Nord, mais qui eux font pourtant la Une des JT. Notez les priorités…

    Dans un tout autre domaine (encore que !) les dernières révélations du site Wikileaks continuent de faire des vagues à travers les chancelleries de la planète. Et depuis la parution des 250.000 télégrammes litigieux, le personnel diplomatique de la plupart des pays concernés n’a de cesse de fustiger celui qui est présenté tantôt comme un anarchiste, tantôt comme un Robin des Bois des temps modernes, mais toujours comme un inconscient ne réalisant pas combien ces révélations risquent de mettre la vie de certaines personnes en danger.

    La secrétaire d’Etat US Hillary Clinton, plutôt mal prise, poussant même le mensonge – mais cela semble être un trait de famille, comme l’autre déjà à l’époque, empêtré dans son affaire Lewinsky – jusqu’à prétendre que Julian Assange mettait en péril tous les responsables politiques qui n’ont comme seule et unique préoccupation – à quand la canonisation ? – que le bien-être des citoyens de par le monde. On croit rêver d’entendre de telles déclarations dans la bouche-même d’une responsable politique du pays le plus belliqueux qui soit et qui se fout pas mal des dégâts irréversibles qu’occasionnent ses multiples interventions militaires ! Et où l’on peut conclure, qu’effectivement, crise il y a… Reste à bien déterminer laquelle.

    Ce n’est pas comme en Afghanistan, où les drones de la coalition poursuivent leurs meurtres dits « ciblés », flanqués de leurs multiples dommages collatéraux passés prestement sous silence complice de nos médias vendus aux tenants du pouvoir, et où il vaut mieux rester tapis chez soi…

    Dans un autre domaine encore, les dernières semaines ont été remplies de cris d’alarme de nos divers gouvernements à propos de l’endettement insupportable des États. Au point que des plans d’austérité axés principalement à l’encontre des citoyens, fleurissent un peu partout et n’en finissent pas d’aller dans la surenchère. C’est presque à qui osera frapper le plus durement sa population. Parce que, quand même : les pontes du FMI qui se voudraient gardiens de la rigueur budgétaire – comme s’il s’agissait-là désormais de la valeur la plus noble à défendre – ces nouveaux maîtres d’une orthodoxie planétaire – ceux-là mêmes qui sont outrageusement payés plus que n’importe qui – n’ont de cesse de nous dire et nous répéter que nous, petit peuple, vivons au-dessus de nos moyens, et que cette dette que nous risquons de léguer à nos enfants est un héritage honteux, empoisonné et carrément irresponsable. Parce qu’enfin, il faut bien nous rendre à l’évidence que c’est la crise, quand même !

    Ce n’est pas comme dans une majorité de pays d’Afrique où la quête d’un peu de nourriture et d’eau salubre reste une priorité quotidienne, sans parler d’une hygiène toute relative, et qui voit ainsi s’éloigner de plus belle les Objectifs pompeux du Millénaire, énième promesse des pays riches…

    Et j’en passe, j’en passe… dans ce monde profondément malade !

    Ainsi, le capitalisme dont on nous a rabâché les oreilles qu’il était un « modèle indépassable » et qui fonctionnait principalement sur nos sociétés de consommation où l’on encourageait les citoyens à acheter à crédit, semble soudain revenir sur le principe même qui l’a fait prospérer des années durant. Même si ceux-là nous répétaient l’adage selon lequel « qui paie ses dettes s’enrichit »… cela semble être devenu d’un coup la pire des catastrophes annoncées. Cependant, comme le faisait remarquer un autre internaute, si nos Etats sont endettés, ils sont aussi détenteurs de valeurs. Tout comme le citoyen qui s’endette pour acheter sa maison la rembourse au fil du temps et en contrepartie, devient propriétaire d’un bien. La dette se transforme ainsi en contre-valeur du bien qu’elle permet d’acquérir, de conserver et d’entretenir. Mais, sans doute est-ce parce qu’aujourd’hui, il faut nous persuader que c’est la crise !

    A vrai dire, si tout cela renfermait un minimum de sérieux, en termes « d’héritage empoisonné pour nos générations futures », il est étrange que ces dettes – qui ne sont rien d’autre que des jeux d’écriture, négociables à tout moment – revêtent tout à coup une importance majeure, quand dans le même temps, l’héritage de nos déchets nucléaires, véritable suicide planétaire, ne semble pas effrayer le moins du monde ceux-là mêmes qui crient au loup face au risque d’un euro ou d’un dollar chancelants et d’une dette toute théorique ! Et dans le même ordre d’idées, comme le soulignait pertinemment Hugo Chavez, « si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé »… Mais, que voulez-vous, c’est la crise !

    Essayons donc d’être sérieux un moment. Ici, l’on crie haro sur le baudet pour un problème où existent nombre de solutions, quand là il règne un silence d’or. L’on nous culpabilise d’un côté en nous martelant que nos enfants auront un tribut impossible à porter, quand dans le cas du nucléaire, nous hypothéquons l’avenir non pas de nos enfants, mais de la planète entière pour plus de 100.000 ans ! Pour avoir une idée de ce que cela représente, rappelons-nous les difficultés à déjà imaginer comment vivaient nos ancêtres il y a 5.000 ans… Non mais, quelle blague !

    Comment ceux-là voudraient-ils que nous les prenions un tant soit peu au sérieux ?! D’une part, ils s’agitent comme des marionnettes pour un souci temporaire et fluctuant en fonction des parités monétaires toutes théoriques – faire monter ou baisser le dollar, le yuan, l’euro ou le yen par un jeu financier spéculatif au profit de quelques uns – et d’autre part, l’enjeu même de la survie de notre planète les indiffère, tant qu’ils peuvent s’en mettre plein les poches à travers le réseau nucléaire qui est d’un profit immédiat et colossal. Cherchez l’erreur ! Ou plus exactement, la parjure !...

    Conclusion : soyons lucides, la crise existe. Assurément ! Mais elle est bien pire que celle à laquelle on voudrait nous faire croire : elle se niche au plus profond des quelques cerveaux malades qui nous gouvernent. N’est-il pas urgent de les empêcher de nuire plus encore !?

    Daniel Vanhove
    Observateur civil
    Auteur


    http://www.legrandsoir.info/Epique-epoque.html

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  • Quand sa Majesté se pointe dans l'Allier, le préfet fait embastiller sans motif le temps de la visite

     

    Comment Nicolas Sarkozy peut-il aller faire le beau lors de ses voyages en France sans rencontrer l’opposition quasi unanime de la population que reflètent tous les sondages ? C’est bien simple, il convoque des moyens démentiels, dignes d’un Etat policier, pour ne pas rencontrer de manifestants – sur l’argent des contribuables évidemment. Le Monde.fr décrit ainsi « les forces de l’ordre de l’Allier sur les dents : au Mayet-de-Montagne, une commune de moins de 2 000 habitants, 300 à 400 représentants de la force publique sont mobilisés. Face à eux, un petit groupe d’une quinzaine de personnes a prévu de manifester son hostilité au chef de l’Etat et à la réforme des retraites.

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  • Le Comité des Familles de Détenus – Disparus du Honduras (COFADEH) lance un appel urgent au monde à revoir ses relations avec notre pays pour les motifs et faits suivants :

    La “normalité” dont la construction supposerait dialogue et réconciliation produit chaque jour davantage de morts et enracine des pustchistes violents au pouvoir, associés progressivement au trafic de drogue et au crime organisé.

    L’inégalité et la pauvreté ont déséquilibré la gouvernabilité du Honduras ; leur pouvoir déstabilisateur a augmenté la panique de petits secteurs privilégiés et ceux-ci ont mis en danger les autres secteurs.

    L’institutionnalité postérieure au coup d’État de juin 2009 fonctionne comme facteur de domination et de soumission absolue aux élites violentes contre la citoyenneté rebelle.

    Le contrôle sans contrepoids des pouvoirs de l’État, les médias privés, les églises et les appareils répressifs – réguliers comme irréguliers – ont installé une forme de terrorisme d’État.

    De cette structure terroriste qui viole les droits humains et qui criminalise les dissidences, est corresponsable un groupe d’états constitués, en particuliers les États-Unis, la Colombie et au moins deux européens, ainsi que des organismes tels que la Banque Mondiale et le FMI qui fournissent des ressources au régime de facto.

    Les libres opérations du trafic de drogue et d’autres formes de crime organisé dans les espaces militaires et policiers sont la cause de morts violentes d’enfants, jeunes, hommes et femmes adulte à raison de 70 pour cent mille habitants.

    Les pouvoirs de facto des agro-industriels et des délinquants qui ont pris le contrôle des forces armées, et qui prennent les décisions stratégiques du pays, comme celle d’augmenter le budget national pour la défense et la sécurité de deux milliards de lempiras (200 millions de dollars), bien au-dessus des budgets de l’éducation et de la santé.

    L’impunité est totale, on ne perçoit pas d’État de Droit parce qu’il n’existe pas pour les victimes vaincues et très malheureusement, la communauté internationale reste dans l’expectative, attendant inutilement “le retour de la normalité antérieure au coup d’État”.

    L’élite soutient le pouvoir par la force et émet des lois qui renforcent les petits pouvoirs économiques et criminalise les luttes sociales en faveur du peuple. Elle utilise des civils et des militaires comme porte-paroles agressifs.

    Les lois de confiscation de biens du crime organisé sont une forme de blanchir les opérations illicites de l’État du régime de facto et son budget sanglant. Les lois antiterroristes – d’intervention financière des associations civiles et des écoutes téléphoniques – sont une autre expression du terrorisme d’État.

    La militarisation démesurée des zones productives du Río Aguán au nord du pays, après le massacre de paysans dans le secteur d’El Tumbador, est une stratégie violente de plus pour criminaliser les luttes paysannes et expérimenter une nouvelle voie de sécurité nationale dévastatrice.

    Le Cofadeh lance donc un appel à la communauté internationale pour qu’elle intervienne sans délai dans les affaires qui jusqu’ici étaient du ressort du Honduras ; il s’agit en effet d’éviter davantage de morts, de violations d’autres droits de l’homme et de rupture de la paix. Nous vous attendons ici, maintenant. Non sous la forme de paramilitaires ou d’espions mais comme boucliers humains face à la barbarie. Comme internationalistes pour refonder le Honduras avec la résistance nationale. Pour les faits et pour leurs auteurs, ni oubli ni pardon.

    *************************

    El Comité de Familiares de Detenidos – Desaparecidos en Honduras (COFADEH) llama con carácter de urgencia al mundo a reenfocar su mirada hacia nuestro país, por los siguientes hechos y razones:

    La normalidad que esperan se construya con diálogo y reconciliación ocurre cada día con más muerte de personas y arraigo de los golpistas violentos en el poder, en sociedad progresiva con el narcotráfico y el crimen organizado. ¿Cuánto tiempo más esperan?

    La desigualdad y la pobreza han desequilibrado la gobernabilidad de Honduras; su poder desestabilizador aumentó el pánico de los pequeños sectores con privilegios y ellos nos han puesto en indefensión total a los demás.

    La institucionalidad estatal posterior al golpe de estado de junio 2009 funciona como factor de dominación y sometimiento absoluto de las elites violentas sobre la ciudadanía no sojuzgada.

    El control sin contrapesos de los poderes del Estado, los medios de comunicación corporativos, las iglesias y los aparatos represivos – regulares e irregulares --- ha instalado una forma de terrorismo estatal.

    De esa estructura de terrorismo que viola derechos humanos y criminaliza las disidencias es co responsable un grupo de estados constituidos, particularmente Estados Unidos, Colombia y al menos dos europeos, y organismos como el Banco Mundial y el FMI que proveen recursos al régimen de facto.

    Las operaciones libres del narcotráfico y otras formas de crimen organizado en los espacios de militares y policías causan muertes violentas de niños, jóvenes, hombres adultos y mujeres en tasa superior a setenta por cien mil habitantes.

    Los poderes fácticos de agroindustriales y forajidos tomaron control sobre las fuerzas armadas y se han puesto al mando de las decisiones estratégicas del país, incluyendo el presupuesto nacional que se aumentaron ayer para defensa y seguridad en más de dos mil millones de lempiras, por encima de educación y salud.

    La impunidad es total, no se percibe Estado de Derecho porque no existe para las víctimas vencidas y, muy lamentablemente, la comunidad internacional sólo es expectante, espera inútilmente que “la normalidad anterior al golpe regrese de nuevo”.

    La elite sostiene el poder por la fuerza y emite leyes que empoderan a sus pequeños grupos económicos y criminaliza las luchas sociales a favor del pueblo. Utiliza a civiles y militares como portavoces agresivos.

    Las leyes de confiscación de bienes del crimen organizado son una forma de lavar las operaciones ilícitas del estado roto con presupuesto ensangrentado y las leyes antiterroristas – de intervención financiera de las asociaciones civiles y escuchas telefónicas – son la otra expresión del terrorismo de estado.

    La militarización desproporcionada de las zonas productivas del Río Aguán, norte del país, después de la masacre oprobiosa de campesinos en el sector de El Tumbador, constituye otra estrategia violenta para criminalizar las luchas campesinas y ensayar un nuevo camino de seguridad nacional devastadora.

    Por lo anterior, el Cofadeh llama a la comunidad internacional a intervenir sin más delación en los asuntos que eran propios de Honduras; de lo que se trata es de evitar más muertes de seres humanos, violaciones a otros derechos y pérdida de la paz. Les queremos aquí, ahora. No como paramilitares ni espías, pero sí como escudos humanos frente a la barbarie. Internacionalistas para rehacer a Honduras junto a la resistencia nacional. De los hechos y de los hechores, ni olvido ni perdón

    Tegucigalpa, M.D.C., 03 de diciembre de 2010 Barrio La Plazuela, Avenida Cervantes, Casa No. 1301 Apartado Postal 1243 E-mail: mail@cofadeh.org Tel / Fax: (504) 220- 5280 / 220- 7147 Sitio Web: www.cofadeh.org


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