• Déchaînement raciste du président botswanais contre les Bushmen du Kalahari 

    Le président Khama a accusé les Bushmen de vivre 'une vie d'attardés'.
    Le président Khama a accusé les Bushmen de vivre 'une vie d'attardés'.
    © Survival

    S’exprimant sur le site de la plus importante mine de diamant du pays, le président du Botswana a qualifié dans une brusque envolée les Bushmen du Kalahari d’êtres ‘archaïques’, ‘primitifs’ et ’arriérés’.

    Le président Khama a accusé les Bushmen de vivre ‘une vie d’attardés’, ‘une vie primitive faite de privations en coexistence avec la faune sauvage’, selon ‘le mode archaïque d’un âge révolu où régnaient indigence et indignité’.

    Khama a également accusé Survival International d’avoir ‘lancé une campagne de mensonges et de désinformation’, assimilant l’organisation à une ‘bande moderne de voleurs des grands chemins’. Ses commentaires répondent au récent appel de Survival au boycott du tourisme au Botswana et de ses diamants en raison du traitement infligé aux Bushmen par le gouvernement botswanais. Le président Khama est membre du conseil de l’organisation nord-américaine Conservation International.

    En 2002, alors que Khama était vice-président, le gouvernement botswanais avait expulsé de force les Bushmen de leurs terres ancestrales, une mesure qui avait été par la suite déclarée illégale et anticonstitutionnelle par la Haute Cour du Botswana, jugeant que les Bushmen avaient le droit de vivre sur leurs terres.

    Malgré cette décision, le gouvernement Khama a continué d’empêcher les Bushmen de vivre sur leurs terres. Il leur a interdit d’accéder à un puits dont ils dépendent pour l’eau et de chasser pour se nourrir. Dans le même temps, il a foré de nouveaux puits destinés à la faune sauvage et a autorisé la compagnie touristique Wilderness Safaris à construire un luxueux lodge avec piscine en plein cœur du territoire bushman. Plus de 25 000 personnes à travers le monde ont signé la pétition de Survival appellant Wilderness Safaris à installer son campement touristique en dehors des terres bushmen.

    Au moment où les Bushmen entament une procédure juridique pour obtenir l’accès à leur puits, le gouvernement négocie avec la compagnie Gem Diamonds pour installer une mine de diamants sur leurs terres.

    Khama avait déjà insinué que les Bushmen étaient ‘une fantaisie archaïque’, un point de vue partagé par les membres de son cabinet. Le mois dernier, s’exprimant à la BBC, le ministre botswanais de l’Environnement, de la faune sauvage et du tourisme avait déclaré qu’il ne croyait pas qu’il était ‘encore possible de considérer comme un choix le fait que votre propre espèce continue à vivre à l’âge des ténèbres au milieu de nulle part, alors que le monde a évolué et est devenu si technologique’. Le vice-président s’était demandé en 2002 pourquoi les Bushmen devaient ‘continuer à communier avec la faune et la flore’ alors qu’ils pouvaient ‘jouir de choses bien meilleures dans la vie, comme de conduire des Cadillacs’.

    Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘De nombreux pays disposent de lois antiracistes contre les actes et les comportements discriminatoires à l’égard de certaines minorités et de leurs modes de vie. De tels échos sinistres qui entendent démontrer une prétendue supériorité raciale n’ont pas leur place dans une démocratie moderne. C’est cette idéologie qui est ‘arriérée’, pas les Bushmen’.


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    Tout commence par ça:

    "COMMUNIQUÉ DE PRESSE"

    SYNERGIE­ OFFICIERS est écœuré par la décision ahurissante du Tribunal Correctionnel de Bobigny (93) de condamner les sept policiers impliqués dans une affaire de faux témoignage à des peines allant de six mois à un an de prison ferme, toutes peines supérieures à celles requises initialement par le Parquet."

    Syndicaliste, La canaille n'a pas pour habitude de faire de l'exégèse sur les publications des autres professions.

    Là, le citoyens Canaille bouscule le syndicaliste le Rouge pour mettre deux trois questions dans le débat. Certaines sont communes à d'autres intervenants, pas toutes du moins dans le débat "officiel".

    Le sinistre de l'intérieur a donc décidé que celui de la justice tenait mal ses troupes et en quelque sorte lui a fait savoir.
    La bavure, serait donc le juge, pas le(s) coupable(s) sanctionné(s) par le tribunal !

    Quelqu'un qui commet un délit est délinquant, un crime est criminel. C'est ce que disent les lois d'un ordre social bourgeois qu'on impose aux Contis, aux Molex, à nombre de jeunes qu'on traîne en ce moment devant les tribunaux, de militants qu'on poursuit voire qui ont été enchristés par les forces dites de l'ordre . Le tout au nom du respects sacré de textes dont la contestations devrait, pour le pouvoir, conduire si ce n'est à la guillotine puisqu'il n'en dispose heureusement plus, au moins aux galères si les rétro commissions pouvaient s'appliquer à leur construction.

    Sans remonter au temps des galères, et en restant dans le droit bourgeois de cette très réactionnaire constitution, contester la chose jugée pouvait aller pour un ministre si ce n'est jusqu'à une comparution en haute cour au moins à la démission s'il avait un peu d'honneur ou à la révocation s'il escomptait morpioner avec ses attaches à sa majorité.

    Vichy pirate qui la ramène à tout moment est-il au dessus des us, coutumes et lois de la République?

    Que dit et fait le conseil constitutionnel? C'est quand même un plus que proche de l'Élysée,  ministre de l'intérieur qui contourne une fois de plus la loi et les obligations de sa charge.

    Que va dire le CSM de cette sortie? Ne serrait-il pas judicieux d'exiger qu'il parlât?

    Maintenant, transposons dans la "vrai vie". Que dirait-on si la chambre syndicale des charcutiers manifestait contre la condamnation d'un des siens pris en flagrant délit d'écoulement de produit avariés ayant envoyé une ou deux personnes à l'Hosto?

    Autre aspect à la marge : un opinel dans la poche d'un gamin interpelé dans une manif lycéenne, c'est port d'arme prohibé et à minima six mois dont trois avec sursis et inscription au casier. Manif de policiers en uniforme portant leur arme de service,formellement interdit depuis 1936 sous peine de sanction graves,  et là, circule camarade, il n'y a rien à voir.

    Mais si des gendarmes (ou leur famille) protestent  contre leur conditions indécentes de logement, vite, sanctions, mutations.

    Enfin, permettez à La Canaille une interrogation. Imagine-t-on un syndicat d'enseignant couvrir ou organiser une action afin de protester contre la sanction qui frapperait  un instituteur convaincu d'acte contraire à la déontologie voir à la morale dans le cadre de ses activités professionnelles ? Que dirait de cela tous ceux qui se sont permis concernant les évènements de Bobigny de justifier l'intolérable?

    Quelles sanctions administratives et juridiques pour ceux qui couvrent des activités qui marquent des dérives dangereuses, antirépublicaines dans une profession qui heureusement à l'air de ne pas accepter unanimement ces actes. Sanctions qui devraient s'appliquer d'autant plus fermement qu'on se situe haut dans les responsabilités politiques et organisationnelles de ceux qui les ont couvertes, et pour ce fait, jusqu'au départ du gouvernement de vichy pirate.

     

    PS;  l’article L 441-4 du code pénal précise : “Les peines sont portées à quinze ans de réclusion criminelle et à 225000 euros d’amende lorsque le faux ou l’usage de faux est commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public agissant dans l’exercice de ses fonctions ou de sa mission.”

     http://www.francesoir.fr/sites/default/files/imagecache/article_image/manifestation-bobigny-policiers-menteur_0.jpg

    le blog de Canaille Le Rouge


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  • BERNARD, NI DIEU NI CHAUSSETTES
     

    Sur les bords de Loire, Bernard Gainier continue bon gré mal gré à cultiver sa vigne et à partager son vin entre amis au « Bureau », sa cave. À 73 ans, il a toujours vécu seul et reste fidèle à un mode de vie rural qu’il a toujours connu. Bernard est un gardien de la mémoire. Celle du poète local Gaston Couté, héritier de François Villon, qui connut son heure de gloire dans le Montmartre de la Belle Époque.

    Les deux hommes, qu’un siècle sépare, ont en commun des idées libertaires et la volonté de témoigner de la condition paysanne des plus humbles. Depuis 25 ans, Bernard écume les salles des fêtes de la région pour faire entendre les textes du poète écrits dans sa « langue maternelle », le patois beauceron.
    En 2009, il a enregistré son premier CD en solo, une consécration qui le laisse de marbre… « J’chu d’abord un pésan ».

    Bernard, ni Dieu ni Chaussettes de Pascal Boucher n'est ni un énième documentaire sur une paysannerie éteinte, un monde révolu dont on voudrait à tout prix conserver la trace, ni un ersatz des Profils paysans de Depardon. Il s'agit ici d'un film singulier qui nous montre la vie et le quotidien de Bernard Gainier, paysan beauceron à la retraite mais également paysan anarchiste et surtout un des derniers « diseux » donnant encore à entendre la poésie de Gaston Couté.

    Poète libertaire et chansonnier mort à 31 ans au début du 20ème siècle, Gaston Couté, en digne héritier de François Villon, décrit la misère et la dureté de la vie des gens de la terre. Né à Beaugency, à côté de Meung sur Loire où vit Bernard Gainier, en Beauce, il commença très tôt à composer en patois et connut son heure de gloire dans les cabarets parisiens, tout en poursuivant parallèlement une activité de journaliste dans les journaux anarchistes La barricade et surtout La guerre sociale. Bernard se sent compagnon de révolte du poète anarchiste qu’était Couté ; sur les murs de sa maison délabrée sont punaisés pour toute décoration des slogans syndicaux.
     
    Paysan à la conscience politique très à gauche, réfractaire à toute forme d'ordre et de pouvoir, antimilitariste et anticlérical, il explique que la naissance de ses convictions anarchistes date de la guerre d'Algérie par le biais d'un camarade d'infortune. Il n'est pas un « bouseux » mais s'inscrit en héritier des « peineux », de cette condition paysanne pauvre et laborieuse qui a usé son corps à travailler la terre. Réfractaire au bourgeois, au rupain « qu'est comme du chien dent, ça r'pousse tout l'temps », au propre sur lui, au beau parleur méprisant les petites gens pour leur saleté et parce que ce sont des « peignes-culs ».
     
     
    Il a Gaston Couté chevillé au corps, comme un frère, il en est le porte-parole qui continue à dire cette poésie écrite en patois, sa « langue maternelle ». Il est connu et reconnu pour cela, il se produit sur scène avec un groupe, Le Ptit crème, il vient même de sortir un CD. Les répétitions se font dans la grange mais également dans ce qu'il appelle son bureau, c'est à dire la cave, où il sert le vin qu'il produit lui-même sur quelques arpents de vigne. Il sillonne aussi les écoles du coin pour parler de Gaston Couté, sans langue de bois. On savoure d'ailleurs la scène où en visite dans un collège il explique aux collégiens présents que les lois sur l'instruction publique ont servi avant tout à préparer des milliers d'écoliers pour la guerre de 14-18 ! Drôle de rencontre.


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  • 2000 ans d'Histoire avec Patrick Gelinet : aujourd'hui,  l'audience du 8 decembre 2010 au tribunal de Caen ou comparaissaient 5 militants et deux militantes du GANVA pour le blocage du convoi castor du 5 novembre dernier !

    Ce train transportait des dechets destinés a être stockés puis enfuis en Allemagne

    La logique anti enfouissement justifiait d'entraver sa marche. Pas chez nous, pas chez eux (d'ailleurs la bas on fait comme chez nous !)

    Cinq personnes s'étaient cadenassées dans des tubes passés sous les voies, retardant le train de plusieurs heures. En coupant les tubes, les policiers brulaient deux personnes au troisième degré, et coupaient deux tendons a la troisième. Pendant qu'ils hurlaient, les CRS leurs répondaient "tu pourras faire le héros devant tes camarades" ou encore "attends, j'ai bientot fini" (citations authentiques).

    Quant a la SNCF, elle alignait pour tout remerciement 16 trains annulés (un service en vaut un autre).

    Tout cela nous mène a l'audience du 8 decembre.

    Le procureur demande suivant les personnes 2 a 3000 euros d'amende, et deux a trois mois de cage avec sursis.

    La plainte pour violences volontaires déposée par les militants contre les CRS est clasée sans suite.

    AREVA demande un euro de dommage et intérêts a chaque militant en contrepartie de la campagne "anxyogène" menée contre elle.

    La SNCF réclame 40 000 euros de dommages et intérêts.

    300 personnes étaient présentes dans la rue pour soutenir les militant/e/s

    Délibéré rendu fin janvier.

    A retenir qu'il faut s'estimer heureux de ne sortir que blessé d'une action non violente, mettre deux heures de retard a un train mérite au moins de ne plus avoir l'usage de sa main.

    Justice est faite sur place, le domaine de compétence des CRS s'élargit.

    Au moment de défendre devant le tribunal la logique de leur action, les accusés s'entendent répondre :

    "N'y a t-il pas confusion entre désobéissance civique et un combat qui ne réussit pas par les voies traditionnelles de la démocratie ? On peut appliquer ce raisonnement a la prise du pouvoir par Hitler en 1933, la prise du pouvoir par une minorité"

    On atteint là un pinâcle de comparaison malsaine, Hitler étant précisémment arrivé au pouvoir par les voies démocratiques traditionnelles, nommé chancelier  après que son parti ait fait 43 pour cent aux legislatives suite a une campagne tres agressive.

    Continuons pour ce qui est  du "combat qui ne réussit pas par les voies traditionnelles de la démocratie"...

    Si tant est qu'on nous ait jamais demandé notre avis en 35 ans, notre lutte a une aspiration démocratique.

    60 000 electeurs Meusiens et Haut Marnais ont par exemple signé une demande de référendum local sur la question de l'enfouissement il y a deux ans.

    L'écologie gagnant les mentalités, les cartons de pétition sont bel et bien arrivées au centre de tri des ordures ménagères. Ce n'est pas nous qui foutons la démocratie a la benne.

    Enfin, pour ce qui est de la question de la minorité voulant prendre le pouvoir.

    quant la communauté (une "minorité" !) afro américaine avec Luther king mit a genoux par boycott (entre parenthèse, la pratique du boycott vient elle aussi d'être interdite en France !) la compagnie de bus de Montgomery en Alabama dans laquelle  les noirs ne pouvaient s'assoir qu'au fond, c'est sans doute parce qu'avant cela, l'égalité raciale était un combat qui n'avait "pas réussi, par les voies traditionnelles de la démocratie". Ce n'est qu'ensuite que la Cour suprème declara illégale les mesures ségrégationnistes.

    Les blancs avaient un peu tardé a abolir d'eux même l'apartheid dans un cadre parlementaire !

    Autant le dire et l'assumer: oui, le cadre parlementaire, comme beaucoup nous n'en attendons pas grand chose.

    La faute n'en revient pas a nous mais a ceux qui y siègent.

    Par anarcaviar 


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