• HORTEFEUX A PORTE PLAINTE CONTRE 4 MILITANTS
    3 DECEMBRE A TOURS PROCES DES 4 PREVENUS

    Le 3 décembre aura lieu à Tours un procès politique. Le ministre de l'intérieur a porté plainte contre deux militants de SOIF D'UTOPIES et deux de RESF 37. Ils sont accusés de « diffamation publique contre une administration publique ».

    Ces deux structures ont publié en février 2010 un communiqué de presse intitulé « les baleiniers ». Ce texte faisait part de soupçons quant à l'utilisation de fichiers de l'Education nationale (en l'occurrence Base-élèves) à des fins policières afin d'organiser la chasse aux familles sans papiers. Il comparait ces pratiques à certaines employées par la police sous le régime de Vichy.

    Les quatre prévenus sont poursuivis par un ministre condamné pour injure raciale (la cour d'appel doit confirmer ou non ce jugement). De même, ses initiatives à l'encontre des Roms ont failli faire condamner l'Etat français pour discrimination par la Cour européenne.
    Lors de ce procès, trois questions seront posées.

    * Est-ce que des individus, des structures peuvent faire part publiquement de leurs soupçons par rapport à d'éventuelles dérives ou exactions de la part de l'administration ou de la police ? Par exemple, Le Monde publie un article révélant que la gendarmerie élabore des fichiers par rapport aux Roms. Les responsables de ce quotidien doivent-ils être poursuivis ? Lorsque des médias informent de l'existence de la circulaire du 5 août 2010 (ordonnant aux préfets d'organiser la chasse aux Roms), leurs directeurs de publication doivent-ils être poursuivis ?

    * Est-ce que des individus ont le droit de faire des comparaisons historiques ? Précisons d'abord qu'une comparaison n'est pas un amalgame. Il est hors de question de dire que Sarkozy c'est Pétain, ou que derrière le masque de Le Pen se cache Hitler, etc. Comparer c'est prendre en compte l'expérience historique que nous apporte, en l'occurrence la période de Vichy, afin d'interroger notre passé pour agir sur le présent et tenter d'envisager différents avenirs. Transformer des enfants en appât pour pouvoir arrêter des familles sans papiers et tenter de les expulser du territoire rappelle des pratiques utilisées par le régime de la collaboration. Faire ces comparaisons et alerter est plus que nécessaire. Que le ministre ne soit pas d'accord avec ce type de comparaisons, c'est son opinion. Mais peut-il tenter d'en censurer d'autres, différentes de la sienne ?

    * Comment se fait-il que les quatre prévenus soient poursuivis, comme bon nombre d'autres personnes ayant fait des comparaisons historiques de même nature, alors que des responsables politiques les ayant faites ne le sont pas ? Nous avons un début de réponse. Récemment, J.L. Mélenchon a déclaré que des policiers pouvaient être impliqués dans certains actes violents lors de manifestations. Le ministre de l'intérieur n'a pas souhaité porter plainte contre lui, comme le lui demandaient plusieurs syndicats de policiers. Il craignait que cela « serve de caisse de résonance » à ce ténor politique. Ainsi donc, si l'on est connu médiatiquement on peut échapper aux foudres du ministre ; par contre les manants sont trainés devant les tribunaux. Quel courage Monsieur le ministre !

    A l'initiative des deux prévenus de SOIF D'UTOPIES, Messieurs Mélenchon, Rocard, Mamère, de Villepin et Madame Lepage sont cités par huissiers comme témoins au procès du 3 décembre à Tours. Ils ont fait des déclarations fondées sur des comparaisons historiques avec « cette période sombre de notre histoire » à la suite du discours de Sarkozy le 30 juillet à Grenoble et à l'organisation de la chasse aux Roms.

    Si le tribunal correctionnel de Tours relaxe les quatre prévenus, il affirmera clairement qu'il n'a pas à prendre position sur ces différentes questions. Cela relève de débats de société. La Justice n'a pas à intervenir dans ceux-ci. Par contre, si ils sont condamnés cela signifiera qu'elle conforte la volonté de l'Etat d'imposer le silence sur des dérives de l'administration et de la police, qu'elle entérine la censure d'Etat, qu'elle avalise un traitement inégal de la part de l'Etat selon qu'on soit notable ou manant.

    Relaxer les quatre prévenus signifiera aussi que les juges du siège ne sont pas totalement sous la coupe du parquet. Rien ne les oblige à aller dans le sens de la décision politique du procureur : déférer les quatre prévenus devant le tribunal correctionnel en raison de la plainte du ministre de l'intérieur. Ce magistrat est soumis hiérarchiquement au ministère de la justice. Si les juges les condamnent, ils montreront que la Justice est bien sous l'autorité du gouvernement. Cela renforcera le sentiment que nous sommes confrontés à une justice de classes !

    La plainte du ministre montre aussi la volonté de l'Etat de criminaliser les militants, les acteurs des mouvements sociaux, tous ceux et toutes celles qui résistent quotidiennement contre la politique xénophobe, l'ordre sécuritaire, la dégradation de nos conditions de vie, pour un partage égalitaire des richesses, etc.

    En nous pourchassant, en nous criminalisant, l'Etat cherche à gommer toutes les aspérités dépassant du consensus qu'il veut nous imposer. Il veut éradiquer toutes les formes de vie alternative essayant d'échapper à l'ordre capitaliste. Des directeurs d'école refusent de remplir les fiches de Base-élèves parce qu'ils ne souhaitent pas devenir des auxiliaires de la police : ces fonctionnaires sont sanctionnés.

    L'Etat nous réprime lorsqu'on se mobilise contre les violences policières, contre l'expulsion de sans papiers, contre la remise en cause des acquis sociaux, contre le développement des OGM, contre le nucléaire, pour le droit au logement... Notre tort : nous nous opposons à la dégradation de nos conditions de vie ; nous luttons contre cette société où la recherche et le développement sans fin des profits pour quelques-uns conduisent au développement de la misère. L'ordre sécuritaire est de plus en plus nécessaire pour juguler toutes contestations lorsque la paupérisation n'est plus supportable ou que notre dignité est bafouée.

    L'article 32 ter A du projet de loi LOPPSI 2 prévoit que les préfets pourront faire détruire en 48 heures toutes les formes d'habitat alternatif (roulottes, camions, yourtes, caravanes, cabanes...), même sur son propre terrain. Ils pourront également expulser dans les mêmes délais toutes les personnes vivant dans des squats sur simple décision administrative.

    Dans le même temps, les offices d'HLM voient leurs subventions se réduire de plusieurs millions d'euros. Ils ne pourront quasiment plus construire de logements et il leur sera très difficile d'entretenir le parc existant. Les autorités (collectivités territoriales, préfectures) ne veulent pas appliquer les lois permettant la réquisition de logements vides. Que vont devenir les SDF et mal-logés présents et à venir ? Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne vont pas s'évaporer ! Les trottoirs en alternance avec la prison, est-ce un avenir ? La répression ne réfrénera jamais nos luttes contre l'oppression !

    RELAXE DES 4 PREVENUS DE TOURS
    DEBOUTONS HORTEFEUX

    POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION
    NON A LA CENSURE D'ETAT

    PRENONS NOS AFFAIRES EN MAINS
    NON A LA CRIMINALISATION DES MOUVEMENTS SOCIAUX

    RASSEMBLEMENT VENDREDI 3 DECEMBRE A 9 H
    DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE A TOURS

    Tours, le 22/11/2010
    les irréductibles
    soifdutopies@yahoo.fr
    06 20 91 20 44


    Reseau RESISTONS ENSEMBLE
    *************************** + Pour consulter le site :  http://resistons.lautre.net


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  • L'ONU refuse d'enquêter sur les violences au Sahara occidental


    Alexandra Geneste
    Isabelle Mandraud



    Réuni à huis clos, mardi 16 novembre, sur la question du Sahara occidental, le Conseil de sécurité des Nations unies a "déploré" les violences survenues huit jours plus tôt à El-Ayoun, lors du démantèlement d'un camp de protestataires sahraouis par les forces marocaines, mais a refusé d'ouvrir l'enquête réclamée par le Front Polisario.

     

    "Nous aimerions bien savoir ce qui s'est passé", a lâché à l'issue de la discussion, dépitée, l'ambassadeur d'Ouganda auprès de l'ONU. Ruhakana Rugunda comptait parmi les diplomates soutenant la requête du Polisario d'envoyer une mission d'enquête à El-Ayoun, principale ville du Sahara occidental, après l'assaut donné par la police marocaine contre le camp de tentes d'Agdim Izik, où plusieurs milliers de Sahraouis s'étaient installés depuis le 10 octobre pour protester contre leurs conditions de vie.

    Depuis, les deux parties, qui s'opposent depuis trente-cinq ans sur le statut du Sahara occidental annexé par le Maroc en 1975, s'accusent mutuellement et se renvoient des chiffres contradictoires sur le nombre de victimes. Selon les autorités marocaines, douze personnes ont péri dans les affrontements - dix membres des forces de sécurité et deux civils ; pour le Polisario, trente-six Sahraouis auraient été tués et des centaines d'autres blessés.

    Mardi, après avoir écouté le compte rendu du numéro deux du département des Opérations de maintien de la paix, l'Indien Atul Khare, et de l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, l'Américain Christopher Ross, les quinze pays membres n'ont pas souhaité aller plus loin. Le représentant du Polisario à l'ONU, Ahmed Boukhari, qui parle de "massacre", et cite des cas de Sahraouis battus et torturés par les forces marocaines après leur arrestation, a fait savoir que son organisation continuerait à demander l'ouverture d'une enquête, soulignant que ses conclusions "auront un impact sur le processus de paix". De son côté, l'ambassadeur du Maroc auprès de l'ONU, Mohammed Loulichki, a assuré que son gouvernement n'avait "rien à cacher".

    Pour le ministre des affaires étrangères marocain, Taib Fassi Fihri, qui s'est exprimé lundi à Rabat, "l'Algérie et le Polisario ont adopté une stratégie de la diversion en faisant valoir tantôt la question des droits de l'homme, tantôt l'exploitation des richesses naturelles (du Sahara occidental) dans le but d'éviter de véritables négociations". Sous l'égide de l'ONU, ces dernières portent sur le statut du Sahara : plan d'autonomie pour le Maroc qui refuse toute idée d'indépendance ; référendum d'autodétermination pour le Polisario.

    Fidèle alliée du Maroc, la France, qui dispose du droit de veto au Conseil de sécurité, s'oppose systématiquement à toute démarche susceptible de froisser la monarchie marocaine, au point d'être devenue la bête noire des défenseurs de la cause sahraouie. Des diplomates disent regretter la politique d'"obstruction" de la diplomatie française. "Sous la pression de certains membres permanents, traditionnellement favorables au Maroc, il a été décidé que la moindre déclaration forte serait contre-productive, car elle risquerait de pousser l'une des deux parties à adopter des mesures drastiques, voire à exiger le départ de l'ONU du territoire", confiait ainsi l'un d'eux.

    Exit donc une enquête. Exit aussi l'idée d'élargir le mandat de la mission des Nations unies au Sahara occidental au respect des droits de l'homme sur le terrain. Une revendication formulée de longue date par le Polisario, et soutenue par plusieurs pays membres de l'ONU, dont le Mexique, l'Afrique du Sud, l'Autriche, le Panama, le Costa Rica et l'Ouganda, mais régulièrement mise en échec.

    Une position également défendue par le Royaume-Uni. "Nous soutenons depuis longtemps l'idée qu'il y ait une surveillance des droits de l'homme, et les événements de ces derniers jours ont rendu cette nécessité encore plus urgente", avait déclaré le secrétaire d'Etat britannique chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, Alistair Burt, lors de sa visite à Alger, le 12 novembre. "C'est la seule mission de maintien de la paix dépourvue d'un volet droits de l'homme, soulignait, mardi, dans un communiqué l'organisation Human Rights Watch (HRW).

    Résultat : l'ONU est restée aveugle quand, lors du plus important mouvement de protestation sahraoui depuis le cessez-le-feu de 1991, le camp de tentes a été brutalement démantelé." Sur place, à El-Ayoun, l'enquêteur de HRW, Patrick Bouckaert, dit ne pas être en mesure de confirmer la mort de plus de deux civils, mais il rapporte des violences contre des Sahraouis et leurs maisons commises par des policiers et des civils marocains.

    Devant les 15 pays membres, Atul Khare a reconnu l'impossibilité pour la mission onusienne de collecter des informations sur les violences du 8 novembre. Ainsi, le jour même du démantèlement du camp sahraoui, les casques bleus ont été priés d'annuler leurs patrouilles quotidiennes dans la zone. Le chef de la Mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), l'Égyptien Hany Abdel Aziz, s'est rendu sur le campement trois jours après son évacuation

     



    Merci à Le Monde
    Source: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2010/11/17/l-onu-refuse-d-enqueter-sur-les-violences-au-sahara-occidental_1441255_3212.html
    Date de parution de l'article original: 17/11/2010
    URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2547


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  • Evo Morales : « plus aucune entreprise ne s’enrichira avec les caisses de retraite ».

    La Bolivie socialiste réforme les retraites. Réflexion sur la gauche Française

    Le président bolivien Evo Morales a envoyé le mardi 16 novembre au congrès, son projet de nouvelle loi sur les retraites, élaboré et approuvé avec les syndicats et a déclaré que celle-ci serait certainement adoptée par le sénat au cours des prochaines semaines.

    Parallèlement aux mesures déjà acquises (comme l’abaissement de l’âge légal de départ en retraite de 65 à 58 ans) Evo Morales a annoncé mardi la nationalisation des caisses de retraites privées du pays.

    Actuellement le versement des retraites est administré par deux grands groupes financiers étrangers, à savoir la banque espagnole Bilbao Vizcaya Argentaria SA (BBVA) et le groupe suisse Futuro de Zurich Financial Services SA (ZFS).

    Dès 2011 ces 2 entreprises seront remplacées par une caisse nationale publique de retraites qui s’occupera d’administrer les cotisations du peuple bolivien d’un montant d’environ 3,5 milliards.

    Le message du gouvernement de Evo Morales est clair : "plus aucune entreprise ou organisme ne s’enrichira avec la gestion des caisses de retraites".

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    ouvriers boliviens

    Cette nouvelle loi sur les retraites a pour principe fondamental la solidarité, et contient une série d’avancées sociales significatives pour les travailleurs boliviens : en premier lieu la création d’un fonds de solidarité destiné à améliorer le montant des retraites.

    Les cotisations patronales seront augmentées de 3% contre 0,5% pour celles des travailleurs, à quoi s’ajoutera une majoration pour les boliviens ayant des revenus 20 fois supérieurs au salaire minimum (une proposition déjà mentionnée par Jean-Luc Mélenchon et qualifiée de populiste par nos élites).

    Un nouveau calcul des pensions plus favorable aux travailleurs entrera aussi en vigueur, les personnes invalides pourront désormais bénéficier d’une pension de retraite (et même d’un supplément en cas d’invalidité à 80%), de même que les travailleurs dits indépendants (eux aussi oubliés de l’actuelle législation).

    La situation des femmes est également grandement améliorée, notamment avec la prise en compte des années passées à élever leurs enfants.

    Les travailleurs du secteur minier ne seront pas laissés à l’abandon puisqu’ils pourront désormais partir à la retraite à 56 ans, et même 51 ans selon des critères de pénibilité. Le patronat sera amené à contribuer à hauteur de 2% à un fonds solidaire spécial pour ce secteur afin d’en améliorer les niveaux de pensions.

    Le gouvernement a également annoncé que jusqu’à 5% du montant des cotisations serviront à investir dans le développement des petites et micro-entreprises, l’objectif étant que le nouvel organisme public de retraites puisse aider les entreprises qui génèrent de la production et des emplois dans le pays.

    Pour finir, une anecdote des plus intéressantes, le ministre bolivien a déclaré que cette réforme des retraites était à l’avant garde en Amérique et pouvait être comparée aux systèmes de retraites en vigueur dans les pays européens.

    En effet notre système de sécurité sociale est considéré comme un exemple dans les pays d’Amérique latine victimes durant des années des politiques libérales, dictées par le Fond monétaire international.

    Un système pour lequel le peuple français s’est battu et qui est en train d’être mis en pièce par notre gouvernement libéral, qui vient d’entériner "sa" réforme des retraites, dont le coût est majoritairement pris en charge par les travailleurs.

    Un système largement finançable pour peu que l’on sache qui doit contribuer le plus et dont le déficit - mis en lumière par nos politiques et les grands médias - est imputable aux gouvernements de droite qui n’ont eu de cesse d’appauvrir l’ Etat par des privatisations massives (sans oublier la non remise en cause et la poursuite partielle de ces privatisations par les socialistes).

    La Bolivie et son président Evo Morales donnent au mot progressisme toute sa signification à travers la promulgation de lois comme celle dont nous venons de parler.

    Alors bien entendu, comme lors de l’annonce de l’abaissement de l’âge légal de 65 à 58 ans, nous entendrons dire que comparer la Bolivie et la France est totalement ridicule, que l’espérance de vie des deux pays est énorme, etc..

    Je le répète, comme je l’avais déjà mentionné dans mon précédent article sur la Bolivie, il ne s’agit en aucune sorte d’une comparaison.

    En revanche le chemin que prend la Bolivie depuis l’élection de Evo Morales en 2005 semble être un exemple à suivre : celui de la souveraineté nationale face à l’impérialisme américain, de la souveraineté populaire, de la redistribution des richesses produites dans le pays, de la socialisation des moyens de production stratégique, du bien être de la population et du respect de l’humain.

    Alors remettons-en une couche : "Sarkozy plus que jamais n’est pas Morales et nous le regrettons de toutes nos forces" .

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    Cette révolution Bolivienne (n’en déplaise aux puristes c’en est bien une) - tout comme celles menées au Vénézuela et en Equateur - doit nous amener à réfléchir sur un certain nombre d’éléments liés au combat pour le progrès social : une révolution par les urnes est possible, faut t-il encore que celle ci soit portée par un large mouvement uni et dépassant ses vieilles querelles historiques.

    Nos camarades sud-américains l’ont fait, il serait hypocrite et malhonnête intellectuellement de les soutenir dans leur combat tout en refusant chez nous, une union de la gauche de transformation sociale.

    En attendant que l’union sociale et politique de type sud-américaine ne se concrétise ailleurs qu’en Limousin et en Languedoc-Roussillon, ne cessons jamais de rappeler que si nos pays ne peuvent être comparés de façon simpliste, l’ union et la méthode de nos camarades bolivariens sont en revanche à prendre en exemple tout autant que leurs politiques sociales et économiques.

    Frédéric André

    Rappel du GS : la loi de réforme des retraites en France va booster l’option de retraite par « capitalisation ». Aubaine pour les banques et les sociétés d’assurance et pour le groupe Malakoff Médéric, premier groupe de « protection sociale » avec plus de 3 milliards de chiffre d’affaires.

    Il est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du président de le République.

    URL de cet article
    http://www.legrandsoir.info/La-Bolivie-socialiste-approfondit-et-enterine-sa-reforme-des-retraites-Reflexion-sur-la-France-et-la-gauche-de-transformation.html

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  • C’est fou ce qu’ils devaient avoir comme complexes... Les (prétendus) ténors de la droite, mais surtout ceux de la gauche, passent leur temps à se revendiquer décomplexés, pour rompre avec les derniers vestiges de leur tradition politique et plonger plus avant dans l’ignominie. Le mot a ainsi un succès fou - spécialement quand le PS redéfinit sa doctrine sécuritaire. Révélateur .

    Des "complexes" et de ceux qui les brisent

    vendredi 19 novembre 2010, par JBB

     

    Il est des mots dont la fortune vaut parfait indice des temps. Sans cesse, ils se donnent à lire, à entendre, ils s’affichent en tous lieux et en toutes bouches, ils rebondissent à l’envi - repris par l’un et brandis par tous les autres, comme portés en étendard. Ils sont partout et ne veulent rien dire, sinon tout et son contraire. Pris isolément, ils sont tromperies ; rassemblés, ils révèlent beaucoup. Demain, dans quelques siècles, ils seront minutieusement mis à jour, exhumés, nettoyés par des historiens et archéologues politiques armés de plumeaux et brosses-à-dent : ils vaudront alors vérité de notre (peu glorieuse) époque.

    Parmi ceux-là, un terme : décomplexé. Lui a connu le début de son heure de gloire dans les années 1980, quand il s’agissait de chanter l’argent-roi, la sacralisation de l’individu et la richesse revendiquée : Vive la crise, proclamaient alors Yves Montand et Libération, et chacun se devait de remplir son compte en banque pour réussir sa vie. Le terme a vu son usage s’étendre progressivement, passant de la sphère fiduciaire et celle de la politique.

    Jusqu’à être largement utilisé, aujourd’hui, par deux partis se prétendant adversaires, l’un de l’ultra-droite et l’autre de la fausse gauche. Le premier prétend « libérer la parole » [1], le second espère se dégager des "oripeaux" du passé pour s’afficher moderne et renouvelé ; les deux se posent en rupture avec leur tradition. Une même posture pour traduire une ambition commune : il s’agit de se libérer des ultimes barrières morales léguées par leurs prédécesseurs, qu’il s’agisse de la droite gaulliste ou de la gauche (molle). Se dé-complexer.

    La droite le fait très bien. Exemples : en mars 2007, François Fillon louait « la droite décomplexée », Nicolas Sarkozy appelait en septembre 2008 à constituer « une droite moderne et décomplexée ». « La droite décomplexée doit peser davantage au sein de l’UMP », revendiquaient aussi les amis de Thierry Mariani en janvier dernier, tandis que Christine Boutin - quelques jours plus tard - réclamait le retour des « valeurs de la droite décomplexée ».

    Mais les membres de l’UMP n’ont, finalement, plus guère besoin de s’affirmer décomplexés, tant il est évident aux yeux de tous qu’ils le sont déjà totalement. Le PS - par contre - apparaît encore, pour les plus ahuris et les plus naïfs, comme l’héritier d’une tradition prétendument de gauche ; il s’agit donc de s’en libérer totalement et définitivement. « Nous, nous sommes fiers de ce que nous sommes, nous sommes une gauche décomplexée », clamait Martine Aubry en janvier dernier, tandis qu’en novembre 2008 Benoît Hamon disait son souhait d’une « gauche vivante et décomplexée ». Notons que les deux n’y plaçaient pas la même signification : c’est tout l’intérêt du mot, qui permet de défendre une chose et son inverse - et de ne rien défendre du tout au final.

    Le terme se fait aussi marqueur indirect. Dans la bouche des élus UMP, il se charge d’une connotation agressive, à même de donner le sentiment que ce parti mène le jeu politique. Et dans la bouche des ténors du PS, il laisse l’impression contraire : des ambitieux paumés à la remorque du parti présidentiel, tentant désespérément de suivre ses outrances et de le combattre sur son propre terrain.

    La chose est particulièrement évidente en matière sécuritaire. S’affirmer décomplexés en ce domaine revient, pour les socialistes, à s’aligner sur les discours de l’ultra-droite, à lui mener une concurrence frontale. C’est l’objet du très récent "pacte national de protection et de sécurité", censé donner le la de la position du PS pour la campagne présidentielle. Le ton est (très) martial, les prétentions au tout-répressif s’affichent sans ambages. Notamment dans l’ahurissante interview donnée par l’un des trois rédacteurs de ce "pacte", François Rebsamen, au Nouvel Observateur : l’homme y dénonce la « loi du caïdat » dans les banlieues, propose de dépister les premiers signes de délinquance dès la maternelle et envisage de confier à l’armée la responsabilité «  d’opérations de pacification  » dans les quartiers populaires. Lui ou Sarko, du pareil au même. Exactement.

    C’est cela qu’indique alors le mot décomplexé : l’alignement sur la grille sarkozyste. « Je fais partie de ceux qui plaident pour un discours de gauche décomplexé contre la délinquance et débarrassé de toute forme d’angélisme », assénait hier le récidiviste Manuel Valls, appelant à assumer « une politique répressive sans complexe ». C’est désormais aussi la doctrine officielle de la rue de Solférino : « On va chercher la droite sur son propre terrain. On assume une gauche totalement décomplexée sur la sécurité. »

    On pourrait dire qu’on s’en fiche : après tout, plus personne ne se fait d’illusions sur les socialistes. Mais leur empressement à coller à la roue de l’ultra-droite vaut sans doute déjà victoire de Nicolas Sarkozy à la prochaine échéance électorale. Il pointe surtout ce qui sera la trame de la campagne à venir - le sécuritaire - et confirme que nous n’avons pas fini de plonger dans la fange des tristes passions. Les jours sombres se poursuivent - en pire. C’est ça, une époque décomplexée...

    Notes

    [1] Selon les mots de Jean-François Copé.


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

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    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Pendant cette semaine du 28 octobre au 3 novembre :

    • Un militant palestinien a été exécuté extrajudiciairement par les FOI dans la bande de Gaza ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • 7 Palestiniens ont été blessés ;
      • 5 manifestants, dont 2 militants israéliens, ont été arrêtés ;
    • les FOI ont tiré sur des travailleurs, des agriculteurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ainsi que sur des pêcheurs :
      • 3 travailleurs palestiniens et un handicapé mental ont été blessés ;
      • un pêcheur palestinien a été pris pour cible dans le nord de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont conduit 29 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et une, limitée, dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 16 Palestiniens, dont 3 mineurs ;
      • elles ont fait irruption au domicile d’un certain nombre de dirigeants du Hamas et du Djihad islamique à Jénine ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs violences contre les Palestiniens et leurs biens :
      • elles se sont emparées de 70 dunums (7 ha) de terres palestiniennes à Beit Ummar pour agrandir la colonie illégale de Karmi Tsur, au nord d’Hébron ;
      • elles ont démoli une station de lavage de voitures, un atelier de pneus et deux bureaux à Jérusalem ;
      • les colons israéliens ont fait venir 9 mobil-hommes de plus dans la colonie Shavot Rachel, au sud-est de Jénine ;
      • les soldats de l’occupation ont attaqué des véhicules civils palestiniens qui circulaient sur une grande route de Cisjordanie.

    (JPG)

    Les FOI poursuivent leurs travaux pour agrandir la colonie Shvut Rachel près du village de Qaryout, dans le sud-est de Naplouse.


    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 28 octobre au 3 novembre 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 28 octobre

    Vers minuit et demi, les FOI entrent dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah. Elles patrouillent dans les rues quelques temps et se retirent. Pas d’arrestations.

    Vers 1 h du matin, incursion dans Beit Ummar, au nord d’Hébron où l’armée envahit deux maisons, celle de Mohammed Samir Abu Maria, 21 ans, et celle de Mohammed Ibrahim Abu Maria, 15 ans, qui sont arrêtés.

    A la même heure, l’armée entre dans le camp de réfugiés d’al-Jalazoun, au nord de Ramallah ; elle fouille les maisons de Majdi ‘Ali Haddad, 16 ans, et de Mohammed Yousef Ghannam, 18 ans, qui sont également arrêtés.

    Vers 1 h 30, incursion dans al-Yamoun, au nord-ouest de Jénine. L’armée fouille la maison de Sa’id Mohammed Sha’ban, 58 ans, et l’arrête.

    Egalement à 1 h 30, incursion dans Taqqou’, au sud-est de Bethléhem, avec fouille de la maison de Nayef Jadallah Abu Mifreh, sans arrestations.

    Vers 2 h, l’armée entre dans Jénine, patrouille dans certaines rues et se dirige vers un lotissement en périphérie. Là, elle investit la maison de Wasfi ‘Izzat Qabaha, 51 ans, qui est un ancien ministre et un dirigeant du Hamas. Qabaha a déclaré par la suite au PCHR que les FOI avaient envahi sa maison vers 2 h 15, et avaient ordonné à sa famille de se regrouper dans une seule pièce. Un officier, qui s’est présenté comme le commandant du secteur, a demandé à Qabaha de s’asseoir et de discuter avec lui en présence d’un officier des renseignements israéliens. La discussion a porté essentiellement sur les négociations israélo-palestiniennes, la réconciliation palestinienne et les perspectives de paix. A la fin de la discussion, les officiers israéliens ont demandé à Qabaha de transmettre un message d’avertissement au Hamas : qu’il ne doit plus avoir aucune activité et que la situation est sous le contrôle israélien. Qabaha a également été informé qu’il lui était interdit d’entrer dans son propre village, East Barta’a, qui se trouve isolé par le mur d’annexion, au sud-ouest de Jénine.

    Vers 4 h 15, l’armée se rend chez Ghassan ‘Abdul Wahab al-Zughaibi, 37 ans, autre dirigeant du Hamas. Les soldats lui disent qu’ils viennent simplement le visiter, pas l’arrêter. Une même discussion a lieu entre al-Zughaibi et les officiers israéliens, au terme de laquelle le commandant israélien le prévient qu’il lui faut cesser toute activité.

    Peu après, les FOI entrent dans une autre maison, au domicile de Khaled Mohammed al-Hajj, 45 ans, le porte-parole du Hamas pour Jénine. Elles lui disent qu’elles ne viennent pas pour l’arrêter, mais pour avoir un entretien avec lui. Il s’assied avec le commandant israélien de Jénine. La discussion se concentre sur les relations entres l’Autorité palestinienne et le Hamas, le licenciement des gens du Hamas de leurs emplois publics et les interdictions financières et politiques imposées au Hamas. Les FOI se retirent un peu plus tard du secteur, sans arrêter personne.

    Et vers 2 h, c’est au tour de ‘Adnan Mohammed Mousa, dans le village d’’Arraba, au sud-ouest de Jénine, de voir les soldats arriver chez lui. Après une discussion, les soldats investissent toute la maison et interrogent le fils de Mousa, Khader, 33 ans, et dirigeant du Jihad islamique. Ils menacent Mousa d’arrêter son fils, et le préviennent qu’il est gardé sous surveillance. Vers 2 h 15, les FOI entrent dans ‘Aanin, village au nord-ouest de Jénine, fouillent la maison de Mohammed Rebhi, 21 ans, et l’arrêtent.

    Vers 18 h 30, incursion dans ‘Ein al-Dyouk, au nord de Jéricho, où l’armée patrouille dans les rues pendant quelques temps, avant de se retirer. Et vers 21 h 30, même opération dans le village de Koubar, au nord-ouest de Ramallah.

    Vendredi 29 octobre

    9 h 45, du haut des miradors situés à la frontière au nord de Bedouin Village, les FOI ouvrent le feu sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction sur l’ancienne zone industrielle de Erez. Mohammed Kamal ’Olaiwa, 20 ans, prend une balle dans la jambe gauche alors qu’il est à environ 450 mètres de la frontière.

    Vers 10 h 50, les FOI entrent dans Tulkarem et dans Shwaika, à sa périphérie, au nord de la ville. Elles patrouillent dans les rues et se retirent ; elles reviennent vers 19 h 15 dans Tulkarem, même opération.

    Samedi 30 octobre

    Vers 9 h 30, l’armée investit une raffinerie d’huile d’olive à Jeet, village à l’est de Qalqilya. Les soldats tentent de s’en prendre au propriétaire, Anwar Ma’zouz al-Sidda, 28 ans, et à un militant des droits de l’homme, Zakaria al-Sidda, 32 ans, coordinateur de l’organisation Rabbins pour les droits de l’homme en Israël. Après discussion entre les deux cotés, et que le militant ait donné certaines informations, la police israélienne arrive sur les lieux et confisque un bulldozer garé près du pressoir d’olives. Elle arrête également le propriétaire mais le relâche peu après sous caution de 1 000 NIS (nouveau shekel israélien, environ 200 €).

    Dans son témoignage au PCHR, Zakaria al-Sidda indique :

    « Vers 9 h 30, le samedi 30 octobre 2010, j’ai reçu, sur mon téléphone portable, un appel de mon cousin, Anwar Ma’zouz al-Sidda, 28 ans, propriétaire de Jeet Modern Oil Press, dans le village de Jeet, à l’est de Qalqilya. Il me dit que les FOI ont investi sa raffinerie et réclament les papiers d’un bulldozer garé tout près. Quand Anwar leur a dit que le bulldozer était un vieil engin et qu’il n’avait aucun papier, et que la police israélienne l’avait déjà confisqué et contrôlé l’an dernier, les FOI ont décidé de le confisquer à nouveau et lui ont ordonné de le conduire. Il a refusé, leur disant que le bulldozer n’avait pas le droit de rouler sur la route nationale. Les soldats lui ordonnèrent alors de rouler derrière eux. Il a encore refusé. C’est alors que je suis arrivé sur place. J’ai vu 6 soldats israéliens qui tentaient d’agresser Anwar et son frère. Je me suis immédiatement interposé entre les deux groupes et j’ai dit au soldat israélien que j’étais le coordinateur de Rabbins pour les droits de l’homme, et que ce qu’ils faisaient était illégal. Un officier m’a écouté et a arrêté l’agression. Une dispute a éclaté alors entre moi et d’autres soldats israéliens qui se sont mis à me menacer. Dix minutes tard, j’ai contacté le gouverneur de Naplouse, le département de la liaison militaire israélienne à Qalqilya et la liaison civile palestinienne, pour que cesse l’agression. Dix autres minutes plus tard, l’officier israélien quitta les lieux, menaçant d’agir contre moi si je ne quittais pas le secteur. Plus tard, la police israélienne et l’officier de liaison israélien sont arrivés sur les lieux. L’officier israéline est revenu et une nouvelle dispute a éclaté entre nous. Plus tard encore, la police israélienne a demandé à Anwar de signer des papiers sur la confiscation du bulldozer pour contrôle. Il a été arrêté lui aussi. »

    Dimanche 31 octobre

    En début de matinée, l’armée fait irruption et fouille la maison de ‘Ali Sarhan, 38 ans, dans le quartier al-Bustan à Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem. Il est arrêté ainsi que son fils Mohammed.

    Vers 8 h 15, Beit Lahiya, même scénario que le 29 octobre à Bedouin Village, mais la chose se passe au nord-ouest de Beit Lahiya sur la zone évacuée de l’ancienne colonie Elli Sinaï ; Nazmi Salim Tanboura, 50 ans, de Beit Lahia, prend une balle dans la cuisse alors qu’il est à plus de 500 mètres de la frontière.

    Vers 9 h 30, incursion dans le village d’al-Jalama, au nord de Jénine, où l’armée patrouille dans les rues avant de se retirer, sans arrestations. Vers 9 h 50, idem dans le village de Fassayel, au nord de Jéricho.

    Vers 22 h 30, l’armée entre dans Southern Mazra’a, au nord de Ramallah pour effectuer des patrouilles dans les rues. Des garçons palestiniens se regroupent et leur jettent des pierres. Aussitôt, les soldats répliquent en tirant à balles caoutchouc, lançant des lacrymogènes et des bombes sonores sur les gamins. Un certain nombre de Palestiniens ont dû respirer les gaz et d’autres ont pris des coups par les soldats et souffrent d’ecchymoses.

    Vers 23 h, les FOI entrent dans Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, et patrouillent dans les rues. Vers 23 h 15, elles investissent un immeuble d’appartements de 3 étages, appartenant à ‘Izzidin Ahmad ‘Armarna, 39 ans, dirigeant du Hamas. Deux officiers des renseignements israéliens se présentent chez lui et demandent à lui parler. Ils étaient venus discuter avec lui des négociations israélo-palestiniennes et des perspectives de paix. Durant la discussion, un officier israélien photographie la maison. Vers 1 h, le lendemain matin, les Israéliens s’en vont et se dirigent vers la maison de ‘Adnan Yassin Hamarsha, 45 ans, autre dirigeant du Hamas. Ils regroupent les membres de la famille dans une seule pièce et veulent parler à Hamarsha. Lors de l’entretien, un officier des renseignements menace Hamarsha d’arrestation. Pendant ce temps, un soldat israélien photographie son appartement. Vers 3 h 45, l’armée se retire du village, sans arrestation.

    Lundi 1er novembre

    Vers minuit et demi, incursion dans le secteur d’Abu Ktaila, dans le centre d’Hébron. L’armée fait irruption dans deux maisons, celle de Tha’er Bassam Ayoub, 25 ans, et celle de Bahaa’ Ibrahim Bassal, 18 ans, qui sont convoqués pour interrogatoire.

    Vers 1 h 30, l’armée entre dans Naplouse, et dans le camp de réfugiés voisin d’’Askar. Elle perquisitionne dans un certain nombre de maisons et arrête Ibrahim Jamal Sa’ad, 22 ans.

    Vers 2 h 30, incursion dans Kufor al-Dik, à l’ouest de Salfit, où l’armée fouille la maison de Majdi Rateb al-Dik, 26 ans, et l’arrête.

    Vers 7 h 40, les vedettes garde-côte mouillées au large de Beit Lahiya ouvrent le feu sur des bateaux de pêche échoués sur le rivage. Les pêcheurs présents ont du fuir pour se mettre à l’abri des tirs. Pas de victime.

    Vers 8 h 45, pour la 3ème fois en 3 jours, les tirs des FOI sont dirigés sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction sur l’ancienne colonie de Dogit au nord de Beit Lahiya. On ne compte aucune victime.

    Vers 10 h, l’armée entre dans Tulkarem et dans Ektaba, en périphérie est de la ville. Elle monte un check-point et arrête et fouille les véhicules palestiniens.

    Vers 13 h 50, incursion dans Qarawat Bani Hassan, au nord-ouest de Salfit ; l’armée pénètre dans un atelier de menuiserie et arrête Suhaib Ahmed Mar’ei, 30 ans.

    Vers 19 h, incursion dans Madama, au sud de Naplouse, l’armée impose un couvre-feu. Elle fait fermer tous les magasins et perquisitionne certaines maisons. Elle se retire ensuite du village vers 22 h, sans arrestations.

    Mardi 2 novembre

    Vers minuit, les FOI entrent dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, fouillent des maisons et arrêtent deux Palestiniens, dont un mineur :

    1. Ayham Khalil Sabarna, 17 ans ; et
    2. Nidal Husni Za’aqiq, 20 ans.

    Vers 9 h, incursion dans Tulkarem. L’armée patrouille dans les rues et prend position face à l’entrée principale du collège technique palestinien (Khadouri). Les soldats israéliens descendent de leurs véhicules et photographient le campus, contrôlent et interrogent des jeunes. Plus tard, ils patrouillent dans les rues de la ville. Ils arrêtent et interrogent notamment Mohammed ‘Eissa alp-Ashqar, 37 ans, correspondant de l’agence de presse Ma’an et de la télévision Al-Salam, prétendant qu’il était en train de photographier l’incursion israélienne dans la ville. Un peu plus tard, après sa libération, un soldat israélien le rappelle et lui prend sa carte d’identitét. Les FOI ordonnent à al-Ashqar de les suivre au Bureau de liaision du district. Alors que les soldats se retirent de la ville, ils lui jettent sa carte d’identité par terre.

    Vers 11 h, depuis la frontière à la hauteur de Gaza Valley village au centre de la bande de Gaza, les FOI tirent sur des ouvriers en train de récupérer le plastic désaffecté qui recouvre les serres, de la ferraille et de l’aluminium sur une décharge située à 300 mètres de la frontière. Hussam ’Abdul Hafez al-Khaldi, 34 ans, prend une balle dans l’épaule droite.

    16 h, une ambulance a pu évacuer Mahmoud Mohammed Shirrir, 34 ans, de ’Abassan village à l’est de Khan Yunis sur “ l’hôpital européen” pour avoir pris une balle à la cheville gauche. L’enquête menée par le PCHR montre que depuis la frontière les FOI lui ont tiré dessus pour s’être trop approché de la frontière. Shirrir est un handicapé mental.

    Mercredi 3 novembre

    Vers 3 h 30, l’armée entre dans Kour, au sud de Tulkarem, pour fouiller la maison de Bilal Hussein Jahoussi, et arrête ses deux fils, Fadi 22 ans, et Shadi, 20 ans. Aussitôt après, l’armée investit deux autres maisons appartenant à deux autres fils de Jayoussi, et les arrête : Hassib, 27 ans, et Ahmed, 23 ans.

    11 h 35, selon l’enquête du PCHR, un drone a tiré un missile sur une voiture civile, une Daewoo qui roulait aux abords de la porte « police d’Arafat » à l’ouest de Gaza ville. Mohammed Jamal Fares al-Nemnem, 29 ans, un militant de l’armée de l’Islam, habitant le camp de Shatti en bord de mer, qui conduisait le véhicule a été tué sur le coup et la voiture entièrement détruite. Deux civils qui passaient par là ont été blessés ; Yahia Fayez al-Yazji, 25 ans, de Sheikh Radwan et Suha al-Shoubaki, 18 ans, de al-Tuffah, banlieues de Gaza ville. Dans la soirée, un communiqué d’Israël justifiait son attaque en assurant que al-Nemnen était un responsable de l’armée de l’Islam qui avait été impliqué dans l’attaque contre des cibles israéliennes et étatsuniennes dans la péninsule du Sinaï

    Vers 17 h 30, incursion dans Al-Yamoun, au nord-ouest de Jénine, avec patrouilles dans les rues.

    Vers 19 h 30, les FOI pénètrent à 200 mètres dans le camp de réfugiés de Al-Bureij au centre de la bande de Gaza. Les bulldozers nivèlent des terres agricoles sous la protection d’un tank qui a tiré à plusieurs reprises. Pas de victime.


    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes qui protestent contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant cette dernière semaine, les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, des internationaux et des Israéliens pour protester contre la construction du mur et la colonisation en Cisjordanie. 7 Palestiniens ont été blessés ; de nombreux Palestiniens et militants des droits de l’homme ont subi également les lacrymogènes et la brutalité des soldats.

    Après la prière du vendredi, le 29 octobre, des Palestiniens, des Israéliens et des internationaux, notamment Westen Rinneth, membre du parlement norvégien, et Thoron Hovick, membre du parti travailliste norvégien, organisent une manifestation non violente contre la construction du mur d’annexion dans Bil’in, à l’ouest de Ramallah. La manifestation se dirige vers le mur, mais les soldats positionnées à proximité tirent sur les manifestants à balles caoutchouc et lancent des grenades lacrymogènes et assourdissantes. Samir Suleiman Bernat, 34 ans, est touché par un corps de grenade à l’épaule droite, et de nombreux manifestants souffrent des lacrymogènes et d’autres des coups reçus des soldats.

    Ce même jour, à Nil’in, à l’ouest de Ramallah, même manifestation non violente hebdomadaire, contre le mur qui traverse les terres du village. Même affrontement et même violence de la part de l’occupant.

    Même jour, à Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, la manifestation non violente hebdomadaire est organisée contre la confiscation de terres palestiniennes dans le secteur de Wad al-Raya, entre Nabi Saleh et Deir Nizam. Quand les manifestants arrivent sur les terres volées au profit des colons de la colonie Halmish, l’armée tire et lance ses grenades sur les manifestants. 6 d’entre eux sont blessés :

    1. Helmi Muneer Tamimi, 26 ans, est blessé par une balle caoutchouc à la main droite ;
    2. Mohammed ’Atiya Tamimi, 28 ans, par une balle caoutchouc à la jambe droite ;
    3. ’Atallah Tamim Tamimi, 60 ans, par un corps de grenade à la jambe gauche ;
    4. Eyas Mohammed Tamimi, 24 ans, par une balle caoutchouc à la poitrine ;
    5. Arsulan Saleh Tamimi, 22 ans, par un corps de grenade à la jambe droite ; et
    6. ’Odai ’Abdul Raziq Tamimi, 18 ans, par une balle caoutchouc à la jambe droite.

    Un certain nombre d’autres manifestants souffrent de l’inhalation des lacrymogènes.


    3 - Maintien du bouclage des TPO

    Israël maintient un bouclage serré sur les TPO et ses restrictions aux déplacements des Palestiniens, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
    27 octobre  : 217  : 171
    28 octobre  : 321  : 265
    29 octobre  : 170  : 219
    30 octobre  : 250  : 181
    31 octobre  : 256  : 183
    1er novembre  : 256  : 194
    2 novembre  : 396  : 253

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    27 octobre  : denrées alimentaires 933 tonnes  :


     : matériel agricole 169 tonnes  :


     : denrées diverses 1 767 tonnes  :


     : gaz domestique 111 tonnes  :


     : fioul industriel 500 000 litres  :


     : aide humanitaire 129 tonnes  :


     :

     :

    28 octobre  : denrées alimentaires 983 tonnes  :


     : matériel agricole 258 tonnes  :


     : denrées diverses 1 140 tonnes  :


     : gaz domestique 111 tonnes  :


     : fioul industriel 501 020 litres  :


     : aide humanitaire 186 tonnes  :


     :

     :

    31 octobre  : denrées alimentaires 879 tonnes  :


     : matériel agricole 290 tonnes  :


     : denrées diverses 849 tonnes  :


     : gaz domestique 173 tonnes  :


     : fioul industriel 184 014 litres  :


     : aide humanitaire 163 tonnes  :


     :

     :

    1er novembre  : denrées alimentaires 890 tonnes  :


     : matériel agricole 141 tonnes  :


     : denrées diverses 1 637 tonnes  :


     : gaz domestique 89,35 tonnes  :


     : fioul industriel 137 009 litres  :


     : aide humanitaire 135 tonnes  :


     :

     :

    2 novembre  : denrées alimentaires 1 060 tonnes  :


     : matériel agricole 383 tonnes  :


     : denrées diverses 1 289 tonnes  :


     : gaz domestique
     :


     : fioul industriel 137 009 litres  :


     : aide humanitaire 365 tonnes  :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le jeudi 28 octobre pour l’entrée de 780 tonnes de céréales, 2 590 tonnes de matériaux de construction et 1 820 tonnes de nourritures animales. Ouvert aussi le 1er novembre pour 2 106 tonnes de céréales et 2 691 tonnes de nourritures animales.

    Beit Hanoun (Erez)

    Population  : 27 oct. - 28 oct. - 29 oct. - 30 oct. - 31 oct. - 1er nov. - 2 nov.
    Patients  : 21 25 0 0 29 28 26
    Accompagnateurs  : 21 28 0 0 34 24 26
    Palestiniens d’Israël  : 2 7 3 0 12 10 4
    Diplomates  : 6 2 4 0 0 4 2
    Presse  : 3 2 5 0 0 2 3
    Internationaux  : 29 69 24 0 11 22 29
    Gazaouis  : 3 0 0 0 0 16 1
    Commerçants  : 22 28 0 0 15 9 17
    Hommes d’affaires  : 13 0 0 0 8 7 16
    Réunions  : 9 6 0 0 0 6 0
    Ambulances vers Israël  : 3 3 0 0 6 3 2
    Ambul. venant d’Israël  : 4 0 0 0 6 6 0


    Cisjordanie

    La Cisjordanie tout entière est sous bouclage israélien ; durant cette semaine des restrictions supplémentaires ont été imposées à la liberté de déplacement des Palestiniens.

    Jérusalem : des restrictions sévères sont toujours imposées aux Palestiniens qui veulent entrer ou sortir de la cité. Des milliers d’entre eux, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, n’ont toujours pas accès à Jérusalem. Des check-points sont posés autour et à l’intérieur de la ville. Les restrictions sont renforcées encore chaque vendredi, jour de prière, pour empêcher plus de Palestiniens d’aller prier à la mosquée al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne. Ce fut le cas ce vendredi 1er octobre, où en outre, l’armée a renforcé sa présence sur la ville.

    Hébron : les restrictions sont renforcées dans la région d’Hébron et notamment par les soldats postés aux check-points aux entrées du quartier de Tel al-Rumaida, dans le centre d’Hébron, où ils interpellent les Palestiniens. Samedi après-midi, 30 octobre, de nouveaux check-points sont posés à l’intérieur de la ville, sur les routes qui conduisent à la ville, et aux entrées des villages et camps de réfugiés voisins.

    Bethléhem : l’occupant maintient sa présence sur les 41 check-points disséminés autour de la ville. Celle-ci subit aussi les conséquences de la construction du mur d’annexion au nord et à l’ouest, et de vastes terres palestiniennes se retrouvent isolées par le mur. Au cours de la semaine, les troupes sur le check-point 300 (tombeau de Rachel), au nord de Bethléhem, ont maintenu les restrictions aux déplacements des Palestiniens. Ceux-ci sont obligés de se mettre sur deux colonnes avant le check-point. Les soldats les contrôlent avec des machines électroniques. Ces contrôles sont souvent prolongés et dégradants. Seuls les Palestiniens qui avaient une autorisation spéciale ont pu passer pour se rendre à Jérusalem.

    Ramallah : sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, des restrictions renforcées et des contrôles prolongés ont été appliqués. Des check-points volants ont également été posés sur différentes routes du secteur. Vers 22 h, le jeudi 28 octobre, les FOI mettent un check-point sous le pond Kharabtha al-Misbah, à l’ouest de Ramallah ; vers 8 h le vendredi 29, l’armée reprend position sur le check-point d’’Attara, au nord de la ville.

    Qalqilya : le jeudi 28 octobre, les FOI posent 7 check-points autour de Qalqilya. Ils y bloquent les véhicules palestiniens pour les contrôler. Le vendredi 29, deux check-points posés aux entrées d’Ematin et Jainsafout, deux villages à l’est de la ville ; le samedi 30, 9 autres autour de Qalqilya et le dimanche 31, encore 5.

    Tulkarem : le jeudi 28 octobre vers midi, nouveau check-point au carrefour de Beit Leed, à l’est de la ville ; le dimanche 31, vers 9 h 10, idem à l’entrée sud de Deir al-Ghossoun, au nord et le lundi 1er novembre, vers 23 h, un autre sur la route ‘Allar-Kufor Ra’ei, au nord.

    Jénine : le vendredi 29 octobre, dans la soirée, les soldats à un check-point sur la grande route qui relie Jénine aux villages au nord de Tulkarem imposent des restrictions supplémentaires. Vers 18 h, ils arrêtent tous les véhicules palestiniens pour les contrôler. Le dimanche matin, 31 octobre, idem, au même check-point. Vers 9 h 10, ils bloquent un véhicule palestinien pendant quelques temps. Vers 20 h 30, le lundi 1er novembre, nouveau check-point au carrefour Sanour, au sud de Jénine.

    Salfit : l’entrée nord de Salfit est toujours bouclée, avec des blocs de béton et des tas de sable, et ce, depuis 2000. L’armée bloque toujours aussi les deux routes qui relient Marda à ses terres agricoles.

    Jéricho : vers 19 h 30, le jeudi 28 octobre, l’armée pose un check-point à l’entrée de Fassayel au nord de la ville. Vers 17 h 30, le vendredi 29, idem à l’entrée de ‘Ein al-Dyouk, même secteur.


    4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    Israël poursuit la colonisation des TPO en violation du droit international humanitaire, et les colons leurs agressions contre les Palestiniens.

    Vendredi matin, 29 octobre, des Palestiniens vivant à Qaryout, au sud-est de Naplouse, sont avertis que des colons israéliens ont ajouté 9 mobil-homes dans la partie est de la colonie Shavot Rachel. L’ajout de ces mobil-homes fait suite au nivellement des terres concernées par les colons israéliens le 24 octobre dernier. Les mobil-hommes ont été mis sur les terres palestiniennes récemment confisquées par les FOI, environ 280 dunums (28 ha). Les colons se sont emparés de 1 026 dunums de terres des villages de Qaryout et Jaloud. Il faut préciser que la colonie est à moins de 150 mètres de maisons palestiniennes.

    Dimanche 31 octobre, vers 17 h, des colons de la colonie Shilo se rassemblent sur la route Naplouse/Ramallah et se mettent à jeter des pierres sur les véhicules palestiniens. Pas de blessés ni de dégâts relevés.

    Lundi midi, 1er novembre, des colons de Karmi Sur, au sud de Beit Ummar, au nord d’Hébron, escortés par les FOI, reprennent des terres palestiniennes près de la colonie pour la troisième semaine consécutive. Cette fois, les colons nivellent au moins 70 dunums de terres appartenant à des familles palestiniennes, afin d’agrandir leur colonie. Ces terres sont couvertes de vignes et d’amandiers.

    Mardi 2 novembre, vers 8 h, les FOI, accompagnées de bulldozers de la municipalité israélienne de Jérusalem, entrent dans le secteur de Tal’et Hazma, dans le village de Beit Hanina. Ils démolissent une station de lavage de voitures, un atelier de pneus, et deux bureaux appartenant à Amjad Salhab et à Hammoud Salhab, prétendant qu’ils avaient été construits sans le permis israélien.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


     
     

    Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Pendant cette semaine du 4 au 10 novembre :

    • les FOI ont poursuivi leurs tirs sur les travailleurs, fermiers et pêcheurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ;
      • 2 travailleurs palestiniens ont été blessés ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force face aux manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • un militant israélien des droits de l’homme a été blessé ;
    • les FOI ont mené 34 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie, et 4 limitées dans la bande de Gaza ;
      • elles ont arrêté 18 Palestiniens, dont 6 mineurs ;
      • elles ont arrêté le secrétaire général du Conseil législatif palestinien ;
      • elles ont lancé une campagne d’arrestations à Jérusalem et dans sa périphérie ;
    • les avions israéliens ont frappé un certain nombre de cibles civiles dans la bande de Gaza ;
    • Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les FOI ont arrêté 2 Palestiniens sur les check-points ;
    • les FOI ont poursuivi la colonisation illégale de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • la construction de 1 000 logements dans la colonie de Har Homa à Jérusalem a été approuvée ;
      • 800 logements sont en construction dans la colonie Ariel dans le nord de la Cisjordanie ;
      • les FOI ont rasé des terres palestiniennes près de la colonie Elli, dans le nord de la Cisjordanie.
    (JPG)

    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 4 au 10 novembre 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 4 novembre

    Région d’Hébron : vers minuit et demi, les FOI entrent dans le quartier Wadi al-Hariya, à Hébron. Elles visent la maison de Younis Hussein ‘Amru et elles arrêtent ses deux fils, Eyad et Marwan, respectivement 20 et 22 ans.

    Puis vers 1 h, elles descendent à Yatta, au sud d’Hébron, où elles perquisitionnent des maisons et arrêtent deux autres Palestiniens : Ussama Mohammed Ed’ais, 22 ans et Ahmed Rateb Mughnem, 25 ans.

    A Beit Ummar au nord d’Hébron, vers 1 h 30, dans la maison de la famille de Waleed Fat’hi Sabarna, 17 ans, et l’arrête.

    Et vers 2 h, dans Dura, au sud-ouest d’Hébron, fouille de la maison de ‘Abdul Rahman Abu Ras, mais sans arrestation.

    Au nord-ouest de Ramallah, incursion vers 3 h du matin dans Nabi Saleh, avec perquisitions de certaines maisons.

    Vers 11 h, dans al-Hafira, au sud-ouest de Jénine, où l’armée patrouille dans les rues quelques temps avant de se retirer du village.

    Idem vers 17 h, dans Bourqin, dans le même secteur.

    Incursion dans Silwad vers 18 h 30, au nord-est de Ramalllah, avec patrouilles dans le village.

    Puis vers 23 h 20, dans Beit Liqya, à l’ouest de la Ramallah. Des enfants palestiniens se rassemblent et jettent des pierres sur les véhicules de l’occupant. Aussitôt, les soldats israéliens tirent à balles caoutchouc, lancent des grenades assourdissantes et lacrymogènes sur les jeunes Palestiniens. Beaucoup vont souffrir de l’inhalation des lacrymogènes. Les FOI se retirent du village un peu plus tard. Pas d’arrestations.

    Et vers 23 h 30, incursion dans Zeita, au nord de Tulkarem, patrouilles dans les rues, pas d’arrestations.

    Vendredi 5 novembre

    Vers 7 h 30, l’armée entre dans le quartier Est de Jénine, al-Swaitat où elle reste quelques temps avant de se retirer.

    Samedi 6 novembre

    Vers 2 h du matin, incursion ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya, patrouilles puis retrait, pas d’arrestation.

    Vers 14 h 30, dans Maithaloun, au sud-est de Jénine, même opération.

    Puis idem vers 16 h 45, dans Hijja, à l’est de Qalqilya.

    22 h 15, un avion tire un missile sur un tunnel à la frontière égyptienne à proximité du camp de réfugiés de Yibna. Le tunnel est détruit. Pas de victimes.

    Dimanche 7 novembre

    Vers minuit et demi, l’armée entre dans al-Doha, au sud de Bethléhem, où elle perquisitionne la maison de Ashraf Zaghari, sans arrestation.

    Et au même moment, dans le camp de réfugiés voisin de Deishé, où l’armée vise la maison de Isma’il ‘Aadel Malash, et le convoque pour interrogatoire.

    Vers 1 h 30, incursion dans le quartier de Wadi al-Hariya, à nouveau, dans Hébron, pour la maison de Younis Hussein ‘Amru, 50 ans, qui est arrêté.

    1 h 30 également, dans la ville de Bethléhem, l’armée fouille la maison de Ayman Hassan al-Sabbah, 20 ans, et l’arrête.

    Vers 5 h, dans Jeet, à l’est de Qaqilya avec patrouilles dans les rues, mais sans arrestations.

    6 h 15, du haut de leurs miradors situés à la frontière Nord, Erez-Beit Hanoun, les FOI font feu sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction sur l’ancienne zone industrielle Karam Talal al-Adham, 19 ans, de Beit Lahia prend une balle dans la jambe gauche.

    10 h, les FOI pénètrent à 250 mètres par l’est dans Gaza Valley village au centre de la bande de Gaza. Le secteur est fouillé puis nivelé.

    Vers 10 h 30, l’armée entre dans ‘Arrana, au nord-est de Jénine ; elle mène son opération sur un immeuble de 3 étages appartenant à Rajeh Fahed al-Khadi. Elle s’empare des lettres envoyées par le fils d’al-Khaldi, Mohammed, 23 ans, qui est enfermé à vie dans une prison israélienne.

    Vers 15 h 30, toujours dans le secteur de Jénine, l’armée entre dans ‘Arraba et Kufor, au sud-ouest, pour patrouiller quelques temps dans les villages.

    Puis vers 16 h 30, dans ‘Azzoun à nouveau, à l’est de Qalqilya. Elle pénètre dans la maison de deux étages de Saber Mujahed Radwan, 51 ans, alors que lui et son épouse sont absents. Durant la fouille, les soldats israéliens rouent de coups leur fils, Mujahed, 27 ans. Les soldats placent des explosifs au premier étage, qui sert de réserve, et les font exploser. Tout l’étage est gravement endommagé. Et avant de partir, l’occupant arrête le jeune homme.

    Lundi 8 novembre

    Vers 2 h du matin, incursion dans Beit Reema, au nord-ouest de Ramallah ; fouille de deux maisons dans le village et arrestations de deux Palestiniens : Mohammed Mubtassem al-Ruhaimi, 37 ans, et Muntasser Ahmed al-Ruhaimi, 19 ans.

    Vers 10 h 40, dans Zeita, au nord de Tulkarem, avec patrouilles dans les rues, sans arrestations.

    Vers 21 h, dans Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah, où des enfants vont se regrouper pour jeter des pierres sur l’occupant qui réagira aussitôt avec violence contre les jeunes Palestiniens. Beaucoup respirent les lacrymogènes. Puis l’armée se retire.

    Mardi 9 novembre

    Vers 4 h, incursion dans Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem, l’armée fouille deux maisons et arrêt deux jeunes Palestiniens : Majdi ’Ouda, 24 ans, et Rami ’Aamer Maragha, 19 ans.

    8 h, les FOI pénètrent à 200 mètres par le nord-ouest dans Beit Lahiya pour niveler les terres agricoles préalablement défoncées. Elles se retirent à 9 h 15. Pas de victimes.

    9 h, les FOI pénètrent à 250 mètres par le nord-est du camp de réfugiés de al-Mughazi. Elles nivèlent les terres entre le camp et la frontière.

    Dans la soirée, les Israéliens entrent dans al-‘Eissawiya, dans Jérusalem, fouillent un certain nombre de maisons et patrouillent quelques temps dans les rues. Ils arrêtent 4 jeunes Palestiniens : Ameer Muhaisen, 13 ans, Ashraf ’Olayan, 12 ans, Ibrahim Abu al-Hummos, 16 ans, et Ahmed Sameeh ’Olayan, 16 ans.

    Et vers 23 h, l’armée entre dans Kour, village au sud de Tulkarem, fouille la maison de Bilal Hassib al-Jayoussi, 56 ans, sans arrestation, mais il faut noter que l’occupant a arrêté les 4 fils d’al-Jayoussi, le 3 novembre dernier.

    Mercredi 10 novembre

    Vers minuit et demi, incursion dans Hébron, l’armée perquisitionne la maison de Mazen ‘Eid Abu Rajab, 23 ans, et l’arrête.

    Vers 1 h, dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub, au nord d’Hébron, fouille de la maison d’Ahmed Jaber Jawabra, 16 ans, et l’arrête.

    Vers 1 h 30, dans le village de Sa’ir, au nord-est d’Hébron, fouille de la maison de Mohammed ‘Abdul Qader al-Mutawar, 22 ans, et l’arrête.

    Vers 3 h 25, dans al-Bireh, où l’armée s’en prend à la maison du Dr Mahmoud Ahmed al-Ramahi, 47 ans, secrétaire général du Conseil législatif palestinien, et l’arrête.

    7 h 45, à nouveau les miradors. Erez Beit Hanoun. Des ouvriers qui récupèrent des matériaux de construction. Les FOI tirent. Ibrahim Yousef Ghaben, 28 ans, de Beit Lahia prend une balle dans la jambe droite alors qu’il est à plus de 200 mètres de la frontière.

    8 h 15, un hélicoptère-bombardier ouvre le feu sur l’aéroport de Gaza international au sud-est de Rafah. Sa ronde dure 45 minutes. Sont visés les ouvriers qui récupèrent des matériaux de construction. Pas de victimes. 10 h 45, les FOI pénètrent à 300 mètres par l’est de Beit Hanoun, puis elles poursuivent leur nivelage par le sud à environ 1 200 mètres de la frontière jusqu’à l’est de la localité de Jabaliya. Elles se retirent à 13 h 10.

    Dans la matinée, les FOI installent un check-point à l’entrée Nord d’al-‘Eissawiya, près de Jérusalem. Elles ferment aussi l’entrée Sud du village et interdisent aux Palestiniens d’entrer ou de sortir du village. Ces mesures font partie d’un ensemble plus large de mesures pour « faire cesser les émeutes et les violations de l’ordre public ».


    2 - Usage démesuré de la violence contre les manifestations pacifiques protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant cette semaine, les FOI ont continué d’user de la violence contre les manifestants palestiniens, internationaux et israéliens qui luttent de façon non violente contre la colonisation et la construction du mur d’annexion en Cisjordanie. Un militant israélien a été blessé par une grenade lacrymogène. Des dizaines de Palestiniens et internationaux ont respiré les lacrymogènes, et été frappés par les soldats.

    Après la prière du vendredi 5 novembre, comme chaque semaine, Palestiniens, internationaux et Israéliens, à Bil’in, à l’ouest de Ramallah, se dirigent en manifestation vers le mur qui vole les terres du village. L’armée, postée près de la clôture, réplique avec sa violence habituelle : balles caoutchouc, grenades assourdissantes et lacrymogènes, et coups sur les manifestants.

    Ce même vendredi, la manifestation hebdomadaire non violente à Ni’lin, village voisin, qui approche du mur d’annexion, rencontre la même violence de l’armée d’occupation.

    Vendredi également, la manifestation hebdomadaire de Nabi Saleh, protestant contre la saisie de terres dans la zone de Wad al-Raya, entre Nabi Saleh et Deir Nizam, essuie la même réaction de l’armée israélienne, lorque les manifestants arrivent sur les terres volées aux Palestiniens au profit de la colonie Halmish. Ellison Ramir, 23 ans, militant israélien des droits de l’homme, est blessé par un corps de grenade lacrymogène au pied gauche. Plusieurs manifestants souffrent de l’inhalation des gaz, d’autres des coups reçus des soldats, notamment Bilal ‘Abdul Salam Tamimi, 44 ans, photographe de B’Tselem, organisation israélienne des droits de l’homme.

    (JPG)

    Nabi Saleh, vendredi 12 novembre, manifestation contre le vol des terres palestiniennes
    par les colons israéliens
    (AP Photo/Majdi Mohammed)


    3 - Maintien du blocus sur les TPO

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
    3 novembre  : 729 dont 708 pèlerins  : 223
    4 novembre  : 921 dont 880 pèlerins  : 301
    5 novembre  : 603 dont 567 pèlerins  : 269
    6 novembre  : 526 dont 341 pèlerins  : 201
    7 novembre  : 400 dont 360 pèlerins  : 199
    8 novembre  : 596 dont 399 pèlerins  : 214
    9 novembre  : 850 dont 475 pèlerins  : 302

    Les Autorités égyptiennes ont annoncé que le poste frontière de Rafah International serait fermé du 15 au 20 novembre pour les fêtes de l’Eid.

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    3 novembre  : denrées alimentaires 928 tonnes  :


     : matériel agricole 238 tonnes  :


     : denrées diverses 1 544 tonnes  :


     : gaz domestique 68 tonnes  :


     : fioul industriel 399 910 litres  :


     : aide humanitaire 245 tonnes  :


     :

     :

    4 novembre  : denrées alimentaires 1 066 tonnes  :


     : matériel agricole 424 tonnes  :


     : denrées diverses 1 433 tonnes  :


     : gaz domestique 45 tonnes  :


     : fioul industriel 484 011 litres  :


     : aide humanitaire 241 tonnes  :


     :

     :

    7 novembre  : denrées alimentaires 918 tonnes  :


     : matériel agricole 325 tonnes  :


     : denrées diverses 1 270 tonnes  :


     : gaz domestique 157,24 tonnes  :


     : fioul industriel 406 996 litres  :


     : aide humanitaire 296 tonnes  :


     :

     :

    8 novembre  : denrées alimentaires 1 122 tonnes  :


     : matériel agricole 203 tonnes  :


     : denrées diverses 1 252 tonnes  :


     : gaz domestique 159 tonnes  :


     : fioul industriel 310 991 litres  :


     : aide humanitaire 176 tonnes  :


     :

     :

    9 novembre  : denrées alimentaires 1 128 tonnes  :


     : matériel agricole 235 tonnes  :


     : denrées diverses 1 278 tonnes  :


     : gaz domestique 134,71 tonnes  :


     : fioul industriel 404 990 litres  :


     : aide humanitaire 441 tonnes  :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le mercredi 3 novembre pour 90 tonnes de matériaux de construction pour la Cie Mas’ Oud ‘Ali et 873 tonnes pour l’UNRWA. Ouvert également le 8 pour 2 730 tonnes de céréales et 1 170 tonnes de nourritures animales.

    Beit Hanoun (Erez)

    Population  : 3 nov. - 4 nov. - 5 nov. - 6 nov. - 7 nov. - 8 nov. - 9 nov.
    Patients  : 18 13 3 0 33 34 39
    Accompagnateurs  : 18 13 3 0 35 38 37
    Palestiniens d’Israël  : 0 0 0 0 2 8 2
    Diplomates  : 8 24 5 0 0 3 12
    Presse  : 0 1 4 0 2 11 2
    Internationaux  : 45 67 41 0 18 24 47
    Gazaouis  : 1 0 2 0 0 0 0
    Commerçants  : 17 32 0 0 22 32 16
    Hommes d’affaires  : 4 3 0 0 11 0 12
    Réunions  : 0 13 0 0 0 0 4
    Ambulances vers Israël  : 2 2 2 0 0 4 2
    Ambul. venant d’Israël  : 2 1 0 0 0 2 0


    Cisjordanie

    Israël maintient un bouclage serré de la Cisjordanie. Durant cette semaine, les soldats de l’occupation ont renforcé les restrictions aux déplacements des Palestiniens.

    Jérusalem : Israël limite toujours les entrées et sorties de la ville des Palestiniens. Des milliers d’entre eux, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, restent interdits d’accès à leur ville. Les FOI ont monté des check-points autour et dans Jérusalem. Les restrictions sont plus sévères les vendredis, jours de prière, limitant ainsi le nombre de Palestiniens à aller prier à la mosquée Al-Aqsa dans la vieille ville palestinienne. Le vendredi 5 novembre notamment, les restrictions sont durcies et l’armée renforce sa présence dans la vieille ville et aux portes de la mosquée, arrêtant et contrôlant tous les Palestiniens. Le lundi matin, 8 novembre, un bulldozer israélien escorté par l’armée ferme l’entrée Ouest d’al-‘Eissawiya, village voisin de Jérusalem, avec des blocs de béton. L’armée pose également un barrage à l’entrée Est du village pour contrôler les Palestiniens.

    Bethléhem : l’armée maintient sa présence sur les 41 check-points autour de la ville. Celle-ci subit aussi les dommages de la construction du mur d’annexion au nord et à l’ouest, de vastes terres palestiniennes étant maintenant isolées de la ville par le mur. Au check-point 300 (tombeau de Rachel), l’armée impose toujours des restrictions renforcées aux Palestiniens qui veulent se rendre à Jérusalem. Obligés de se mettre sur deux colonnes, les Palestiniens sont contrôlés par l’armée à l’aide de machines électroniques. Ces contrôles sont plus longs et plus humiliants. Il faut une autorisation spéciale pour passer le barrage et aller à Jérusalem.

    Ramallah : les soldats postés sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, imposent toujours des restrictions plus sévères. De même, dans cette région, ils posent régulièrement des barrages volants sur les différentes routes : le jeudi 4 novembre vers 11 h 50, au carrefour de Rafat, au sud de la ville, et vers 16 h 45, à l’entrée de Beit Liqya, à l’ouest ; le vendredi 5 vers 16 h 10, l’armée reprend position au check-point d’’Attara, au nord ; le dimanche 7, vers 20 h 15, barrage volant à l’entrée d’’Ein Yabroud, au nord-est et vers 20 h 30, à l’entrée de Dura al-Qare ; le lundi 8, vers 21 h, à l’entrée de Sinjel, au nord et vers 20 h 30, à l’entrée de Beit Liqya à nouveau.

    Qalqilya : le jeudi 4 novembre, les FOI montent 6 check-points autour de Qalqilya ; le vendredi 5, vers 18 h, un autre à l’entrée Est de la ville et vers 22 h, à l’entrée Sud ; le samedi 6, vers 8 h 30, un sur la route de contournement n° 55, qui relie Nablouse et Qalqilya, et vers 21 h, à l’entrée Est de la ville ; le dimanche 7, 6 check-points autour de Qalqilya ; le lundi 8, 3 check-points ; et le mardi 9, 8 check-points.

    Tulkarem : le samedi 6 novembre, noveau check-point vers midi, au carrefour de Beit Leed, à l’est de la ville et dans la soirée, les soldats postés au check-point d’Ennab renforcent les restrictions ; le dimanche 7, nouveau check-point sur la route de Tulkarem à Qalqilya, à l’entrée de Far’oun et vers 11 h 30, un autre dans la zone d’al-Kafriyat sur la même route ; le mardi 9, sur le check-point d’Ennab, à nouveau des restrictions renforcées et vers 15 h 30, nouveau barrage sur la route de Tulkarem à Qalqilya ; le mercredi 10, autre barrage vers 10 h 30, au même endroit.

    Jénine : le samedi 5 novembre, vers 15 h, les FOI posent un barrage volant au carrefour de l’université arabe-américaine, au sud-est de Jénine.

    Salfit : la porte Nord de la ville est toujours fermée par des blocs de béton et des tas de sable, depuis 2000. Les deux routes qui relient Marda à ses terres cultivées restent également barrées.

    Jéricho : le jeudi 4 novembre, vers 18 h, nouveau barrage à l’entrée d’’Ein al-Dyouk, au nord de la ville ; le lundi 8, vers 17 h 30, un autre à l’entrée de Fassayel, même secteur.

    Arrestations sur les check-points

    Lundi soir, 8 novembre, les soldats israéliens postés au carrefour de Beit ‘Awa, au sud-ouest d’Hébron, arrêtent ‘Anan Ibrahim ‘Amru, 20 ans, du village voisin d’al-Majd.

    Le mardi 9 novembre, vers 16 h 30, les soldats sur le passage frontalier international d’al-Karama, sur la frontière avec la Jordanie, arrêtent Fadi Nabil Khaled, 23 ans, du village de Jayyous, au nord-est de Qalqilya, alors qu’il rentre en Cisjordanie.


    (JPG)

    Incursion de l’armée israélienne d’occupation dans le village cisjordanien de Jabaa,
    le 11 novembre.
    (AP Photo/Mohammed Ballas)


    4 - Colonisation et agressions contre les Palestiniens et leurs biens

    Israël poursuit la colonisation des TPO, en violation du droit international et les colons leurs agressions violentes contre les civils palestiniens.

    Le jeudi 4 novembre, vers minuit et demi, des dizaines de colons israéliens escortés par l’armée investissent le secteur de la tombe de Joseph, dans l’est de Naplouse et s’en prennent aux Palestiniens pendant quelques heures avant de se retirer.

    Ce même jour, les FOI rasent des terres palestiniennes au nord-ouest de la colonie Elli afin de l’agrandir ; cette colonie s’est montée sur les terres des villages de Qaryout, al-Lubban al-Sharqi et al-Sawia, au sud de Naplouse.

    Durant la semaine, le comité de district israélien pour l’organisation et la construction dans Jérusalem annonce un projet de construction de 1 000 logements dans la colonie Har Homa qui s’étend sur le Mont Abu Ghunaim entre Jérusalem et Bethléhem, en Cisjordanie occupée. Un autre projet est également annoncé pour 320 nouveaux logements dans la colonie proche de Ramot.

    Autre projet de 800 logements dans Ariel, colonie au nord de Salfit. Le maire de cette colonie, Ron Nahman, fait savoir que 195 logements sont actuellement en construction par des entrepreneurs privés, 100 autres ont été construits pour les colons évacués de la bande de Gaza en 2005 et des entreprises ont également été construites dans la zone industrielle.

    Le mardi 9 novembre, la municipalité israélienne de Jérusalem ordonne à trois Palestiniens de Silwan, au sud de la vieille ville palestinienne de Jérusalem, de démolir leur maison sous 10 jours : ‘Abdul Karim Abu Snaina, Ahmed Abu Snaina et Khallil Nember al-‘Abbas.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


     
     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 4 au 10 novembre 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.

     

     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 28 octobre au 3 novembre 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.

     

     


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