• CELDONES est probablement le plus vieux groupe amateur nantais toujours en vie (dans sa composition originale).

    Né il y a 11 ans, CELDONES a parcouru quelques coins de la France (principalement Bretagne et Vendée), et fait quelques détours vers l'Est (Besançon) et un peu plus bas (Montluçon).

    Fort de ses quelques 150 concerts (du plus petit caf'-conc' breton, à la scène de + de 3 000 spectateurs), CELDONES essaye à chaque passage de marquer son temps par une musique plutôt festive et une franche joie de vivre.

    La vie de jeune con laissant place à celle du jeune adulte responsable (boulot, enfant, maison), CELDONES n'a plus le même temps à consacrer aux répétitions et à la scène. Cependant l'amour de la musique et des musiciens(nes) entre eux reste intact, et CELDONES continue de créer.

    RV  vendredi 8 octobre 2010 à 20h30 Ferme de la Jouandière CARQUEFOU/44


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  • le nombre et la force, pour une internationale du web

    Posté par calebirri

    En France, même les sondages ne réussissent plus à soutenir la politique du gouvernement : nous sommes désormais clairement plus nombreux à dénoncer les actions de ce dernier qu'à les approuver. Pourtant, cette politique perdure, s'approfondit, se solidifie peu à peu par agrégation, et laisse entrevoir les buts qu'elle recherche, à savoir la perpétuation de la domination d'une minorité (très) favorisée sur le reste de la population…contre l'avis et la volonté même de celle-ci. Et le fait n'est pas nouveau.

    Comment est-ce possible ?

    Il existe une relation pourtant logique entre démocratie, nombre et force : la démocratie se trouvant être l'expression du nombre, et la force se devant d'être du côté du nombre, un gouvernement impopulaire ne devrait pas être en mesure de se maintenir au pouvoir… logiquement.

    Mais c'est sans compter sur la réalité, qui exprime toute la différence du rapport entre ces deux termes que sont « le nombre » et « la force » : car si la force du nombre est une certitude arithmétique, l'effet de la force sur le nombre est une certitude…historique.

    Car l'histoire, comme on sait, devient qu'on le veuille ou non, la seule réalité qu'il nous est donné de pouvoir constater. En effet, à la bourse comme en politique, le plus important n'est pas la réalité effective des évènements, ni même « la vérité » mathématique, mais bien plutôt la capacité de diffusion d'une illusion finissant par aboutir à  l'imposition d'une réalité. Et celui qui possède les clefs de cette diffusion possède alors le pouvoir de faire croire à un très grand nombre que sa force est bien supérieure au nombre, car l'Histoire l'a déjà prouvé. Cet ascendant psychologique est essentiel à la réalisation de l'ascendant de la force sur le nombre, pour peu que le nombre y croit.

    Cela signifie donc que la position des dominants (même minoritaires en nombre) est à la fois le résultat du conditionnement à la soumission des masses et sa cause : c'est parce que le peuple est soumis qu'il peut être conditionné, et parce qu'il est conditionné qu'il se soumet.

    La force des dominants se fonde donc sur une illusion, celle de la faiblesse supposée puis réalisée du nombre. L'objectif de la minorité dominante étant évidemment contraire à celui de la majorité dominée, il faudra donc pour s'en défaire reconquérir la force réelle du nombre, en faisant disparaître cette illusion. Rassembler le nombre en agissant d'une part sur le psychologique (à savoir qu'unis nous sommes plus forts car plus nombreux), et d'une autre sur le réalisme (à savoir que la force des dominants n'est concrètement que celle qu'on veut bien leur accorder). Le fameux « ils ne sont plus grands que parce que nous sommes à genoux » doit pouvoir être transformé en « relevons-nous, et nous serons les plus forts ».

    On le voit bien en ce moment, de toutes parts affluent les demandes d'un durcissement de la contestation, et nombreux sont ceux qui attendent un signal fort les engageant dans cette voie. Bien sûr les syndicats ne sont pas initiateurs mais suiveurs (une fois de plus), et il faudra bien un jour se confronter à leur frilosité autant qu'à leur « mésunion » chronique (et suspecte), et faire sans eux.

    L'idéal serait donc de mettre en place une sorte de mouvement, apolitique, réunissant les mécontents, les déçus et les volontaires de tout le pays (de tous les pays serait idéal), comme une « internationale du web », dont l'objectif serait de rassembler en un même lieu (le web donc) tous ceux qui veulent agir mais ne savent pas comment, avec ceux qui ont des idées à proposer ou à défendre, et de se lancer tous ensemble dans une réflexion à la fois sur les moyens d'action et sur la préparation de ces actions. Notre force réside dans le nombre, et il nous faut en prendre conscience. Organisés et unis, nous avons le pouvoir de faire respecter la démocratie, et peut-être même nous en avons le devoir : c'est une question d'humanité, et de justice. Nous nous devons de résister à l'illusion de notre faiblesse, car c'est elle qui nous empêche d'espérer, qu'un jour enfin, le nombre et la force soient réunis, afin que les mécontents ne soient plus qu'une minorité allant sans cesse en décroissant.


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  • Rarement une élection présidentielle «jouée d'avance» n'aura apporté autant d'enseignements! Dimanche, les Brésiliens ont très clairement affirmé leur refus d'un retour aux années néolibérales incarnées par José Serra. Le candidat préféré de l'establishment économique et médiatique a dû se contenter du tiers des suffrages exprimés, loin derrière Dilma Roussef. Contrainte à un second tour, la dauphine du président Lula paraît bien partie pour s'imposer le 31 octobre prochain et consolider le camp progressiste sur le continent.

    D'ici là, la femme du jour n'est pas celle qu'on attendait, mais bien l'écologiste Marina Silva. Se jouant du «vote utile» comme du poids des partis traditionnels, l'ex-ministre démissionnaire est parvenue à rassembler sur son nom un cinquième de l'immense électorat brésilien. Un troisième camp certainement hétéroclite mais dont l'ampleur souligne le bilan contrasté de l'ère Lula.
    Car au-delà de l'emballement médiatique international autour du prétendu «Nelson Mandela brésilien», la folle cote de popularité de Lula au sortir du pouvoir traduit autant ses succès que ses échecs. Si la gauche lui sait gré d'avoir combattu l'extrême pauvreté et les inégalités raciales, la droite apprécie qu'il n'ait que peu modifié la structure économique et politique du pays.

    Ce faisant, Lula a disposé de huit années d'une relative tranquillité pour jouer de sa marge de manoeuvre présidentielle, en particulier au niveau international où il a pris ses distances avec Washington.
    En revanche, l'ancien syndicaliste s'est bien gardé de tracer les contours d'une alternative politique et économique à moyen terme. Alors que les Etats de la région se révolutionnaient au travers d'assemblées constituantes, la démocratie brésilienne est restée ce modèle de clientélisme et de népotisme avec lequel Lula a su composer.

    Economiquement, le pari libre-échangiste du président, son soutien absolu aux transnationales brésiliennes (qualifié parfois de «semi-impérialisme») et le maintien de taux d'intérêts très élevés ont probablement apporté des capitaux à ses projets sociaux. Ils ont aussi amené leur lot de «contraintes» politiques et imposé un type de croissance très dépendante de l'humeur des marchés. L'Argentine (naguère) et le Mexique (hier et aujourd'hui) l'ont expérimenté à leurs dépens.

    En négatif, le succès de Marina Silva laisse apparaître une politique «luliste» davantage superficielle que pragmatique, puisqu'incapable de faire primer l'intérêt du plus grand nombre sur les privilèges de l'élite. L'échec de la réforme agraire, la dissémination massive d'OGM et les mégaprojets énergétiques ou miniers dénoncés par l'ex-ministre de l'Environnement soulignent tous la dépendance intacte du Brésil à l'égard du capital transnational.

    En soutenant celle qui avait claqué la porte du gouvernement, vingt millions de Brésiliens ont envoyé un message que Dilma Roussef serait bien avisée d'entendre. Moins charismatique que Lula, mais tout aussi vulnérable politiquement, la probable future présidente aura besoin de l'appui de cette base remuante. Elle a quatre semaines pour convaincre et marquer sa différence d'avec son mentor.

    Source ici


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  • L’Amérique latine, un vivant reproche pour la gauche européenne

    par Bernard Cassen

    Quand les dirigeants européens s’intéressent à l’Amérique latine, c’est en termes de commerce et d’investissements. Au niveau des Etats, il s’agit de décrocher de grands contrats pour leurs industriels, notamment ceux de l’armement, des transports et des travaux publics. Au niveau de l’Union européenne (UE), la grande affaire du moment est de savoir si un accord de libre-échange pourra être signé avec le Mercosur [1].

    Pour les négociateurs de l’UE, peu importe la couleur politique des gouvernements latino-américains dès lors qu’ils ouvrent leurs marchés aux transnationales européennes. Des marchés qui représentent environ 60 milliards d’euros par an… Une exception à cette règle toutefois : ces diplomates insistent pour qu’un chapitre d’un éventuel accord traite de la garantie des investissements.

    C’est le Venezuela qui est directement visé en raison des nationalisations décidées par le gouvernement de Hugo Chavez, et qui ont pourtant toutes fait l’objet d’indemnisations généreuses. La souveraineté des Etats sur leurs ressources naturelles et la maîtrise de leurs secteurs économiques stratégiques sont des notions totalement étrangères aux représentants de la Commission de Bruxelles, porte parole des lobbies industriels et financiers européens, qui négocient au nom des Vingt-Sept.

    Jusque-là, rien qui puisse surprendre. Aussi bien au sein de l’UE que dans ses relations extérieures, la Commission reste dans sa logique ultra-libérale, et un accord de libre-échange avec une zone de 250 millions d’habitants constituerait pour elle un succès majeur. De même, au plan politique, nul ne s’étonnera que toute la droite européenne et la quasi totalité des grands médias manifestent une hostilité permanente à l’égard des gouvernements (Bolivie, Equateur, et surtout Venezuela) qui ont engagé des processus de profonde transformation sociale et qui, avec Cuba, sont les éléments moteurs de l’Alliance bolivarienne des peuples d’Amérique (Alba) [2].

    Ce qui, en revanche, est plus difficilement compréhensible, c’est l’attitude d’une grande partie des forces se réclamant de la gauche, tout particulièrement de la social-démocratie. Au mieux, elles ne veulent pas voir ce qui se passe en Amérique du Sud [3], elles regardent ailleurs. Au pire, elles se contentent de reprendre à leur compte les campagnes de désinformation et de dénigrement dont, dans la presse écrite, El Pais en Espagne et Le Monde et Libération en France sont les principaux relais européens.

    L’Amérique latine est aujourd’hui la seule région du monde où, certes de manière parfois désordonnée, des gouvernements mettent en œuvre des mesures réellement progressistes, créent les conditions de la participation populaire, rompent avec les dogmes néolibéraux, mettent le projet politique au poste de commandement et instaurent, avec l’Alba, des formes de relations internationales fondées sur la solidarité et non pas la concurrence. En bonne logique, ces expériences mériteraient d’être étudiées et soutenues par tous les mouvements de gauche en Europe. Ce n’est nullement le cas. Sans doute parce qu’elles constituent un vivant reproche pour tous ceux qui ont renoncé à changer la société autrement qu’en paroles. 

    Notes

     

     

    [1] Le Mercosur comprend l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. L’entrée du Venezuela est encore subordonnée à un vote favorable du Parlement paraguayen.

     

     

    [2] L’Alba regroupe 8 Etats : Antigua-et-Barbuda, la Bolivie, Cuba, l’Equateur, La Dominique, le Nicaragua, Saint-Vincent-et-les Grenadines et le Venezuela. La Guyana est membre observateur.

    [3] Seul le Brésil de Lula fait l’objet d’appréciations positives parce qu’il est jugé « modéré » et « raisonnable ». Aussi les médias européens tentent-ils de l’opposer aux « radicaux » de l’Alba.


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  • Quatorze prisonniers politiques Mapuche ont confirmé lundi 4 octobre leur décision de poursuivre la grève de la faim (85 jours).

    - Trois sont incarcérés à la prison d'Angol.

    - Sept se trouvent à l'hopital de Victoria.

    - Trois sont incarcérés à Témuco.

    - Un au centre de réclusion pour mineurs de Chol Chol. Il est pour sa part en grève de la faim depuis 31 jours. Il a décidé de poursuivre et de dénoncer les conditions de détention des enfants prisonniers politiques Mapuche.

    Les prisonniers considèrent comme insuffisant l'accord avec le gouvernement que vingt trois de leurs camarades ont signé.

    Ils respectent leur décision mais déclarent qu'ils iront jusqu'au bout pour obtenir satisfaction aux revendications qui ont été à la base de cette grève de la faim commencée le 12juillet.

    Ils déclarent que l'engagement du gouvernement à retirer les plaintes pour terrorisme n'empêchera pas les tribunaux d'appliquer la loi anti-terroriste héritée de Pinochet, ni l'utilisation de témoins masqués. ces pratiques sont contraires au Droit international et aux Accords que le Chili à signé.

    Les comuneros d'Angol déclarent : "Indépendamment de notre exigence d'un procès juste où notre innocence sera prouvée, le fond de cette grève de la faim touche à ce que nous espérons pour le futur de notre Peuple Nation Mapuche".

    La déclaration d'intention du gouvernement de réformer la loi anti-terroriste d'après la constitution ne peut que susciter la plus profonde méfiance. car, en même temps que le gouvernement s'efforce de montrer sa "volonté de dialoguer", la violence contre les communautés Mapuche augmente. Plusieurs témoignages font état de chantage et de tortures psychologiques exercés, lors de la visite le 3 octobre par le ministre de la Santé, à l'encontre des grèvistes hospitalisés et également d'une répression systématique des manifestations de solidarité en faveurs des prisonniers politiques Mapuche .


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