• À votre avis, ils vont servir à quoi tous ces fichiers ?

    Posté par calebirri le 13 septembre 2010

    Le fichage biométrique s'accélère : que ce soit dans les pays dits « développés » ou non, il se pourrait bien que d'ici à quelques années tous les êtres vivants soient marqués « du sceau  de la Bête », comme l'avait prédit l'Apocalypse… ce n'est pas que je sois particulièrement porté sur le mysticisme, mais à vrai dire l'idée que nous soyons tous affublés d'un numéro de matricule ne correspond pas exactement à ma conception du « Bien » ; de plus, « une étoile jaune » virtuelle ne m'enchante guère, et je dois admettre que l'hypothèse de me faire « scanner » en plus de mon numéro de sécu m'effraie assez. Surtout qu'il n'est sans doute que le prélude à pire encore, avec le fichage ADN qui prend de l'ampleur, et tout cela sans compter le futur qui nous attend: rien de moins que le « puçage », c'est à dire le numéro inscrit sous la peau. Car à quoi serviraient ces fichiers s'ils n'étaient pas, à terme, couplés au moyen d'identification suprême, la puce RFID ?

    Bien sûr, pour justifier ce fichage généralisé, mondial même, on nous vend de la sécurité, du confort, des possibilités alléchantes, mais qu'en est-il vraiment ?

    Tous ces fichiers constitués, vont-ils pouvoir faire cesser un terrorisme qui tue moins que la route chaque année, comme veulent le faire croire les Etats-unis qui ont fiché des millions d'Irakiens, et quelques centaines de milliers d'Afghans ? Vont-ils servir à l'accès des misérables à une vie meilleure, comme le disent les Indiens ? Honnêtement, on est en droit d'en douter, car quel bénéfice peuvent-ils en tirer ? Le droit d'obtenir un passeport qu'ils n'auront jamais les moyens d'utiliser ?

    Ou bien vont-ils servir à autre chose, et qui correspondrait plus au tour que sont en train de prendre les évènements?

    Car il ne faut pas être dupes : les fichiers créés vont finir par recenser toutes les personnes « normales », à l'exception bien sûr des marginaux, c'est à dire tous ceux qui lutteront soit idéologiquement contre le nouveau système se mettant peu à peu en place, soit physiquement. Ils permettront de mettre au pas tous les individus, en permettant une identification immédiate, un suivi de tous les instants, et peut-être même bien pire…

    Et puisque ces puces électroniques sont capables d'être activées ou désactivées à distance, elles permettront sans doute de maintenir les individus dans les limites fixées par cette administration, sans possibilité d'échapper au regard d'un Big Brother omniscient (qui aura accès à toutes vos données personnelles telles que compte en banque, dossier médical, vie privée….), et qui vous indiquera dans un premier temps ce que vous n'avez pas le droit de faire, pour dans un second vous indiquer ce qu'il faut que vous fassiez. On peut très bien imaginer l'autorisation de procréer rendue conditionnée aux revenus, l'emploi décidé par l'administration, et bien d'autres choses encore…

    On peut même très bien penser qu'à terme on vous empêche de sortir de chez vous (comme une prison), ou même qu'on puisse vous tuer à distance… le jour où tous nous serons fichés, l'imagination de tous les dictateurs n'aura plus de limites : nous serons à la merci de celui ou de ceux qui contrôlent ces fichiers, et nous aurons alors beau jeu de parler retraites, ou développement durable… nous serons tous des esclaves potentiels, qui ne tiendront à la vie (physique ou spirituelle) que grâce à notre soumission à leur bon vouloir.

    Vous pouvez bien me considérer paranoïaque, ou ce que vous voulez, mais il ne fait pour moi aucun doute que le but de ces fichiers n'est autre que celui-ci. D'ailleurs, c'est l'histoire entière qui me soutient : quand on voit toutes les atrocités qu'ont été capables d'engendrer tous les gouvernants de cette planète au cours du temps, on ne peut que s'interroger sur leurs volontés aujourd'hui, disposant en plus de technologies susceptibles de ranger la science-fiction dans les rayons « histoire » de nos futures bibliothèques, pour peu qu'il y en ait encore.

    Que croyez-vous donc ? Que ces fichiers vont nous aider à résoudre une crise qui n'est destinée qu'à nous affaiblir pour que nous acceptions toutes les dérives actuelles , qu'ils vont permettre de résoudre une insécurité fictive provoquée artificiellement par la mainmise du pouvoir sur les médias ? Il ne s'agit plus aujourd'hui d'être de droite ou de gauche, car demain c'est ensemble que nous serons véritablement égaux, esclaves d'une minorité qui possèdera le contrôle sur nos vies… pire que ce que tous les dictateurs ont toujours rêvé.

    D'ailleurs, il faudra y repenser le jour où nous nous révolterons. Si nous n'avons rien alors à proposer, il se pourrait bien que la révolution tant désirée signe l'arrêt de mort de la liberté : car s'il est bien une chose à la quelle un fichier peut servir, c'est à la suppression de celle-ci. Et tout ce qui conduit à la mise en place de fichiers est une aubaine pour tout régime autoritaire qui désire le pouvoir. La violence serait pour eux un cadeau inestimable.

    Caleb Irri


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  • Quand « Faites entrer l’accusé » est condamné...

    Le 17 août 2010, Ban Public dénonçait l’existence des émissions racoleuses et voyeuristes faisant état du passé judiciaire de citoyen(ne)s français(es).
     
    Cette dénonciation était relayée dans la presse et faisait l’objet de vifs débats quant aux risques encourus pour les personnes concernées, qu’elles soient encore incarcérées ou désormais libres.
     
    Si les producteurs de ces émissions et leurs distributeurs se targuent désormais de toujours faire le nécessaire pour assurer l’anonymat et de respecter la vie privée (http://www.ecrans.fr/Faites-
    <wbr></wbr>entrer-accuse,10762.html<wbr><wbr>), il est manifeste qu’ils ne le font pas ! A tel point que le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a été pressé de rendre un avis suite à ses nombreuses saisines. (http://www.csa.fr/actualite/<wbr>decisions/decisions_detail.<wbr></wbr></wbr><wbr><wbr>php?id=130531<wbr><wbr>)
     
    Il est manifeste que dans cet objectif uniquement commercial que sont la production et la diffusion de ces émissions racoleuses, le défaut de protection est patent.
     
    A tel point, que par un jugement rendu le 9 septembre 2010, la 17ème chambre du TGI de Paris a condamné Patrick De Carolis à une peine d’amende pour injure publique dans « Faites entrer l’accusé » et déclaré France 2 civilement responsable.
     
    Preuve, s’il en fallait, que ces émissions qui se targuent du droit à l’information, font fi d’un travail de qualité, et ne cherchent qu’à réveiller chez le téléspectateur des sentiments de vengeance et une volonté de refaire le procès !
     
    Même si Patrick de Carolis et France 2 peuvent faire appel de cette décision, nous devions en faire état : elle est symptomatique du traitement méprisant infligé aux « personnages judiciaires ».

    Ban Public demande :

    • Que ces émissions soient boycottées ;
    • Qu’il soit enfin légiférer sur la fin du Bannissement et le droit à l’Oubli comme élément constitutif de la vie privée
    • Que les discriminations liées au passé judiciaire soient inscrites dans la loi et dans les statuts de la HALDE ;
    • Qu’il ne puisse être fait état du passé judiciaire d’une personne sans son accord
    • Que la loi de 1994 supprimant le caractère perpétuel des peines d’interdictions de droits civils, civiques, de famille et commerciaux soit rétroactive ;
    • Que dès lors les « sous-citoyen(ne)s » constituant le groupe des personnes condamnées avant 1994 soient indemnisés pour le préjudice subi.

    Ban Public exige : que les émissions, présentes ou à venir assurent l’anonymat des personnes ayant été condamnées, ainsi que le floutage de leur visage afin de leur permettre une réintégration pleine et entière.


    Contact presse
    Benoit David 06 63 08 17 39

    Référence
    Arrêt sur image - Décision de peine de mort sociale ou comment attiser la haine


    http://prison.eu.org/spip.php?
    <wbr></wbr><wbr>article13215<wbr>
    ______________________________
    <wbr>_____________________
    PRISON.EU.ORG est un site de Ban Public
    </wbr>
    </wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr></wbr>


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  • MEXIQUE CALENDRIER DE LA RESISTANCE

    Avec cet humour tantôt ironique, tantôt désabusé qui est le sien, sans pourtant jamais perdre de vue la terrible gravité du sujet, Marcos nous convie donc à faire ensemble l’état des lieux après la Marche de la couleur de la terre qui a tracé en 2001 une spirale de San Cristobal de Las Casas à Mexico : Oaxaca, Puebla, Veracruz, Tlaxcala, Guerrero… Onze États puis le District fédéral (Mexico) ont été auscultés par cette « Fragile Armada » : la délégation zapatiste qui souleva une immense mobilisation sociale et un espoir sans précédent pour les peuples amérindiens.

    Ce Calendrier de la résistance, écrit en février 2003, trouve sa conclusion dans un texte de juillet 2003, « Chiapas : la treizième stèle », qui étudie une étape essentielle de l’auto-organisation indienne, la création des Caracoles et des Conseils de bon gouvernement.


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

    Durant la semaine du 2 au 7 septembre :

    • les FOI ont tué 2 travailleurs palestiniens dans une frappe aérienne contre un tunnel dans le sud de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza :
      • des dizaines de Palestiniens et de militants des droits de l’homme ont respiré les gaz lacrymogènes et été frappés par les FOI ;
    • les FOI ont continué leurs tirs sur les agriculteurs et travailleurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza :
      • 2 travailleurs palestiniens ont été blessés dans le nord de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont mené 47 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et une limitée dans le sud de la bande de Gaza ;
      • elles ont arrêté 23 Palestiniens dont un mineur en Cisjordanie ;
      • elles ont transformé 3 maisons palestiniennes en sites militaires dans Hébron ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les FOI ont imposé des limitations plus dures aux déplacements des Palestiniens à Jérusalem et dans les autres communautés de Cisjordanie durant le mois du Ramadan ;
      • les troupes d’occupation sur les check-points militaires et les passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté un Palestinien ;
      • elles ont harcelé et voulu humilier une famille palestinienne à Jérusalem ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leurs attaques contre les Palestiniens et leurs propriétés :
      • des colons ont attaqué des Palestiniens et leurs véhicules sur les grandes routes de Cisjordanie.

    (JPG)

    Des militants palestiniens et internationaux demandent la libération d’Abdullah Abu Rahama, coordinateur du Comité public contre le mur et les colonies à Bil’in, à l’ouest de Ramallah.


    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 2 au 7 septembre 2010


    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs propriétés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 2 septembre

    Vers minuit, l’armée entre dans le quartier d’Abu Ktaila dans le nord-ouest d’Hébron où elle perquisitionne un certain nombre de maisons et arrête 4 Palestiniens, dont 3 frères :

    Elias ’Eid al-Haimouni, 25 ans,
    Mahmoud ’Eid al-Haimouni, 28 ans,
    Bashar ’Eid al-Haimouni, 30 ans, et
    Eyad Musbah al-Haimouni, 30 ans.

    Au même moment, elle pénètre sur des terres agricoles situées entre les villages d’‘Allar et Saida, au nord de Tulkarem et quadrille le secteur avant de se retirer. Minuit et demi : dans Kufor al-Dik, au sud-ouest de Salfit, l’armée patrouille dans les rues et monte un check-point à l’entrée du village jusqu’à 1 h 30 ; et dans le village de Brouqin, même opération ; 1 h, dans la zone d’al-Hadb, dans le sud-ouest d’Hébron, l’armée fouille de nombreuses maisons et arrête 2 Palestiniens :

    Mahmoud Mohammed Abu Turki, 26 ans, et
    Hamdan Ahmed Abu Snaina, 45.

    Lors de cette incursion, l’armée roue de coups également 3 Palestiniens :

    ’Abdul Majid Mohammed Abu Turki, 48 ans,
    Zuhair ’Asfour Abu Snaina, 35 ans, et
    Ramzi ’Abdul Majid Abu Turki, 35 ans.

    Minuit 45, les FOI pénètrent à 300 mètres dans la localité de Al Shouka à l’est de Rafah. Elles inspectent les abords de la frontière avec Israël. Elles utilisent à cet effet fusées éclairantes, drones et hélicoptères effectuant des vols stationnaires sur le secteur. Les FOI se retirent de la zone vers 6 h.

    Vers 1 h également, à l’ouest de Ramallah, incursion dans Bitounia ; 14 h, dans ‘Ein al-Dyouk, au nord de Jéricho ; 19 h 30, dans Beita, au sud-est de Naplouse ; 19 h 40, dans Kufor Laqef, et 23 h 50 dans Hijja, deux villages à l’est de Qalqilya.

    Vendredi 3 septembre

    Minuit, incursion dans le camp de réfugiés d’al-‘Asrroub, au nord d’Hébron, l’armée fouille la maison de la famille de Sameer ‘Abdul Fattah Khairan, 20 ans, et l’arrête.

    Minuit et demi : dans Naplouse et le village voisin d’‘Ein Beit al-Maa’ ; 1 h, dans les quartiers de Be’r al-Mahjar et Farsh al-Hawa dans le nord-ouest d’Hébron : l’armée fouille différentes maisons et arrête 2 Palestiniens :

    Mohammed Hashem al-Haimouni, 29 ans, et
    son frère ’Odai, 21 ans.

    1 h 20 : incursion dans le quartier de Jabal Jouhar dans le sud-est d’Hébron et l’armée se met à patrouiller dans les rues ; Mohammed Fares Rajabi, 20 ans, marche dans une ruelle, les soldats israéliens lui tirent dessus, à moins de trois mètres. Il est touché d’une balle dans la jambe droite. Aussitôt, les soldats lâchent deux chiens sur lui. Ils l’emmènent ensuite dans un véhicule blindé non militaire. Plus tard, il sera remis à une ambulance du Croissant-Rouge palestinien.

    Dans la matinée, l’armée fait irruption dans une maison à deux étages appartenant à Ma’ath No’man al-Tamimi, près de la route coloniale n° 60, à l’est d’Hébron. Elle en transforme le 1er et la terrasse en site militaire ; 16 h, incursion dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya ; dans la soirée, retour à Hébron, raid sur la maison de Salem Hmaid al-Salaima, dans le quartier d’al-Jalajel, près de la route 60 ; l’armée transforme le second étage et la terrasse en site militaire ; 17 h 50, incursion dans Zeita, au nord de Tulkarem ; 20 h 30, dans ‘Ourif, au sud-est de Naplouse ; 22 h 30, dans Marda, au nord de Salfit où l’armée interpelle et fouille les Palestiniens ; 23 h 15, incursion dans les zones cultivées au nord d’al-Jaroushiya, au nord de Tulkarem.

    Samedi 4 septembre

    Minuit et demi, l’armée entre dans Shwaika, ville voisine de Tulkarem ; 2 h, dans le centre et le nord d’Hébron où l’armée fouille des maisons et arrête 4 Palestiniens :

    Tariq Anwar Ed’eis, 25 ans,
    Mohammed ’Ali Doufash, 26 ans,
    Anas ’Abdul Ghani al-Harbawi, 22 ans, et
    Majdi Mohammed al-’Assali, 24 ans.

    8 h 10, dans Tulkarem ; 16 h 30, l’armée s’empare de la maison d’Ahmed Yousef Ghannam, sur la route entre Dura et Kharsa, au sud-ouest d’Hébron, et transforme le second étage et la terrasse en site militaire ; 18 h 30, dans al-Nassariya, au nord de Naplouse ; 19 h 45, dans Shwaika, au nord de Tulkarem, quand les ados voient arriver l’armée, ils se regroupent et lancent des pierres sur les soldats qui tirent sur les enfants, pas de victimes ; 20 h 10, dans Kufor Laqef, à l’est de Qalqilya.

    22 h 30, l’aviation tire un missile sur une terre agricole à l’est de ‘Abassan, localité située à l’est de Khan Younis, un important cratère rend l’espace incultivable mais pas de victime.

    22 h 40, l’aviation tire un missile sur un tunnel à al-Salam, banlieue Sud de Rafah, à la frontière avec l’Egypte, le tunnel est détruit. Khaled ’Abdul Karim al-Khatib, 35 ans, et Saleem Mohammed al-Harrab, 19 ans, originaires du camp de réfugiés de al-Boreij qui travaillaient dans le tunnel sont tués. ’Alaa’ Zuahir al-Khudari, 22 ans, de Khan Yunis et Saleem Mohammed al-Harrab, 19 ans, du camp de al Bureij sont brûlés sur de nombreuses parties du corps

    22 h 55, l’aviation tire un missile sur un tunnel à Yibna, le camp de réfugiés situé au sud de Rafah. Pas de victimes.

    Dimanche 5 septembre

    Minuit et demi, incursion dans ‘Ainabous et vers 1 h, dans ‘Assira, au sud de Naplouse ; 1 h 55, dans Jayyous, au nord-est de Qalqilya ; 8 h 30, depuis la frontière au nord de la bande de Gaza les FOI tirent sur des ouvriers en train de récupérer des matériaux de construction sur l’ancienne colonie de Elli Sinaï, Mousa Eyad ’Olayan, 20 ans, de Beit Lahia, prend une balle dans le pied gauche ; 11 h 15, dans Qalqilya ; 20 h 40, dans Nabi Elias, à l’est de Qalqilya ; 21 h, dans Marda, au nord de Salfit ; 23 h 30, dans Kufor al-Dik, au sud-ouest de Salfit. Dans toutes ces communes, l’armée a patrouillé dans les rues, sans arrestations.

    Lundi 6 septembre

    Vers 14 h 30, un détachement de l’armée israélienne, dont les soldats sont déguisés en arabe, entre dans Sourif, au nord-ouest d’Hébron, circulant à bord de véhicules avec des plaques palestiniennes. Les soldats envahissent la maison de Husni Ahmed Abu al-Reesh ; peu après, une quinzaine de véhicules militaires entrent dans le village et font le siège de la maison. Celle-ci est perquisitionnée. L’armée arrête 5 membres de la famille, dont les parents :

    Husni Ahmed Abu al-Reesh, 55 ans,
    Fatima ’Abdul Qader Abu al-Reesh, 50 ans,
    Ahmed Husni Abu al-Reesh, 26 ans
    Mos’ab Husni Abu al-Reesh, 23 ans, et
    ’Abdul Rahman Husni Abu al-Reesh, 19 ans.

    15 h, incursion dans Jainsafout et Kufor Laqef, à l’est de Qalqilya ; 18 h, dans ‘Anabta, à l’est de Tulkarem ; 23 h, dans Marda, au nord de Salfit.

    Mardi 7 septembre

    Minuit 50 minutes, l’armée entre dans Safa, au nord d’Hébron, patrouille dans les rues, lancent des grenades lacrymogènes dans les ruelles et les maisons. 2 enfants et un homme âgé souffrent de l’inhalation des gaza :

    Ameer Hatem Abu Daya, 5 ans,
    Qais Hatem Abu Daya, 3 ans, et
    Za’al ’Ali Abu Daya, 65 ans.

    1 h, incursion dans Sourif, au nord-ouest d’Hébron, l’armée pénètre dans la maison de la famille d’‘Abada Husni Hmaidat, 18 ans, et l’arrête. Au même moment, incursion dans Qarawat Bani Hassan, au nord-ouest de Salfit, où l’armée fouille deux maisons et arrête 2 Palestiniens :

    ’Omar ’Abdul ’Aziz Rayan, 23 ans, et
    Ibrahim Ahmed Mar’ei, 24 ans.

    1 h 30, dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub, au nord d’Hébron, fouille de la maison de Haitham Yousef Abu Ghazi, 17 ans, qui est arrêté ; 1 h 45, dans Kufor Qaddoum, à l’est de Qalqilya, 3 h 30, dans le centre et le sud-ouest d’Hébron, où l’armée prend position près des trois mosquées, interroge les passants palestiniens avant de se retirer vers 5 h.


    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Le vendredi 3 septembre, après la prière, et comme chaque semaine, la manifestation non violente organisée par les Palestiniens avec des militants internationaux et israéliens contre le mur d’annexion qui traverse le village de Bil’in, à l’ouest de Ramallah, est agressée par l’armée d’occupation qui tire à balles caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes sonores. De nombreux manifestants souffrent de l’inhalation des gaz, d’autres des coups reçus par les soldats israéliens.

    Ce même vendredi, à Ni’lin à l’ouest de Ramallah, la même manifestation hebdomadaire pour s’opposer au mur d’annexion, est confrontée aux tirs des soldats israéliens, avec les mêmes conséquences, de nombreux manifestants respirent les gaz et subissent la violence de l’armée.

    Vendredi également, Palestiniens, militants internationaux et israéliens organisent leur manifestation hebdomadaire à Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah pour protester contre la confiscation de terres entre les villages de Nabi Selah et Deir Nizam, sur la zone de Wad al-Raya, au profit des colons de Halmish. Quand les manifestants arrivent sur ces terres, l’armée intervient avec la même violence. En outre, l’armée arrête Taher Farah al-Tamimi, 19 ans, et 9 militants internationaux. Al-Tamimi sera libéré 4 h plus tard.


    3 - Maintien du bouclage des TPO

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
    1er septembre  : 435  : 309
    2 septembre  : 411  : 396
    3 septembre  : 260  : 238
    4 septembre  : 431  : 299
    5 septembre  : 377  : 300
    6 septembre  : 379  : 352

    Beit Hanoun (Erez)

    Population  : 1er sept. - 2 sept. - 3 sept. - 4 sept. - 5 sept. - 6 sept. -
    Patients  : 38 26 1 0 45 23
    Accompagnateurs  : 37 24 1 0 45 21
    Palestiniens d’Israël  : 6 8 6 0 7 2
    Diplomates  : 0 15 0 0 0 2
    Presse  : 6 5 2 0 0 0
    Internationaux  : 18 40 21 0 5 17
    Gazouis  : 4 2 0 0 1 1
    Commerçants  : 12 18 0 0 13 20
    Hommes d’affaires  : 1 23 0 0 8 6
    Réunions  : 2 0 0 0 4 2
    Ambulances vers Israël  : 1 5 1 0 2 2
    Ambulances venant d’Israël  : 2 3 0 0 2 5

    Note : Le PCHR présente ses excuses pour ne pas publier cette semaine les mouvements des personnes et des biens aux postes frontière de al-Mentar (Karni) et de Karem Abu Salem (Kerem Shalom). En effet, le minsitrère palestinien de l’Economie nationale qui est à la source des informations concernant ces deux postes frontière est en congés pour les fêtes de l’Aïd.


    Cisjordanie

    Toute la Cisjordanie est bouclée, et durant la semaine, de restrictions nouvelles ont été imposées aux déplacements des Palestiniens.

    Jérusalem : les restrictions s’imposent aux Palestiniens qui veulent entrer et sortir de la cité. Des milliers de Palestiniens du reste de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ne peuvent toujours accéder à la ville. De nombreux check-points sont posés autour et à l’intérieur de Jérusalem. Les restrictions sont renforcées les vendredis, jours de prière. Ce vendredi 3 septembre, dernier vendredi du mois saint du Ramadan, les Palestiniens de moins de 50 ans, n’ont pu entrer dans la cité, et la présence de l’armée d’occupation s’est renforcée.

    Bethléhem : l’armée reste présente sur les 41 check-points qui entourent la ville. Celle-ci est également durement touchée par la construction du mur d’annexion au nord et à l’ouest, et de vastes terres palestiniennes se trouvent isolées par le mur. Durant la semaine, le check-point 300 (Tombe de Rachel), au nord, maintient des restrictions extrêmement sévères, les Palestiniens sont tenus de se mettre en file, de chaque côté de la route avant d’être contrôlés par des machines électroniques. Ces contrôles sont souvent très longs et humiliants. De plus, seuls les Palestiniens qui avaient des autorisations et ceux qui avaient plus de 50 ans furent autorisés à passer pour se rendre à Jérusalem.

    Hébron : samedi 4 septembre vers 18 h, les FOI ferment toutes les entrées de la vieille ville et les quartiers Tal Rumaida et al-Rahma dans Hébron. Des centaines de Palestiniens sont empêchés d’entrer dans la mosquée Ibrahimi pour les prières du Ramadan. Vers 19 h/20 H, les FOI ferment les routes secondaires et les sorties des routes coloniales 60 et 35, près d’Hébron, avec des blocs de ciments et des tas de sable.

    Naplouse : jeudi 2 septembre, vers 19 h 15, les FOI montent un barrage près du carrefour de Deir Sharaf, à l’ouest de Naplouse ; elles y stoppent et fouillent tous les véhicules palestiniens et leurs passagers. Elles montent aussi d’autres barrages autour de la ville notamment le vendredi 3, vers 11 h 20, à l’entrée de Sarra, au sud-ouest.

    Ramallah : nouveau barrage le vendredi 3 au carrefour ‘Oyoun al-Haramiya sur la route Ramallah/Naplouse ; à 20 h 50 le même jour à l’entrée de Kufor Malek, au nord-est ; et vers 21 h, à nouveau au carrefour ‘Oyoun al-Haramiya.

    Qalqilya : la route agricole à l’est d’‘Azzoun est toujours fermée, depuis 2009. Le village se trouve séparé de la route n°55 qui relie Naplouse et Qalqilya par une barrière de barbelés qui coupe le village de terres agricoles qui lui appartiennent dans le nord. Durant cette semaine, l’armée d’occupation a monté un certain nombre de barrages provisoires sur les grandes routes qui mènent à Qalqilya. Le jeudi 2 septembre, l’armée a posé 12 check-points autour de la ville, le vendredi 3, 9 check-points, le samedi 4, 6 check-points et le dimanche 5, 8 check-points.

    Tulkarem : le jeudi matin 2 septembre, restrictions aggravées au check-point d’Ennab, à l’est de la ville ; vers 9 h 15, nouveau barrage sur la route d’al-Kafriyat, au sud ; vers 22 h 45, autre barrage à l’entrée d’al-Jaroushiya, au nord ; et le lundi 6 septembre, vers minuit 10, l’armée ferme le check-point d’Ennab, fermeture qui est suivie d’un couvre-feu.

    Salfit : l’entrée nord de Salfit est toujours fermée par des blocs de ciment et des tas de sable, depuis 2000. Egalement pour les deux routes qui relient Marda à ses terres cultivées. Vers 21 h, dimanche, le 5 septembre, nouveau barrage dans le secteur de Wadi Qana, sur la route Salfit/Qalqilya. Et à 23 h 35, idem sur la route entre Brouqin et Qarawat Bani Zaid.

    Arrestations sur les check-points militaires

    Le lundi 6 septembre, vers 7 h, les troupes d’occupation postées sur le check-point de Za’tara au sud de Naplouse, arrêtent Ha’er Na’im Khalil, 19 ans, du village de Yassouf, au nord-est de Salfit.

    Harcèlement sur les check-points militaires

    Le samedi soir, 4 septembre, les Israéliens sur le check-point de Shu’fat s’en sont pris à une famille palestinienne et ont voulu l’humilier.

    D’après l’enquête du PCHR, il est environ 18 h 30 samedi, Bilal Mohammed ‘Ali, 33 ans, emmène dans son véhicule 12 membres de sa famille du camp de réfugiés de Shu’fat, à l’est de Jérusalem, vers un village situé près de la ville. Alors qu’il traverse le camp de Shu’fat, il prend la voie de gauche, ne remarquant pas un panneau posé par les soldats israéliens ordonnant aux voitures de prendre celui de droite. Un soldat israélien se précipite sur la vitre du conducteur en criant et en l’insultant. Celui-ci dit au soldat qu’il ne savait pas qu’il est interdit de prendre la voie de gauche. Le soldat lui demande alors sa carte d’identité et lui ordonne de se garer derrière le check-point. Il commande ensuite à tous les passagers de descendre du véhicule et informe le conducteur qu’il est en état d’arrestation. Quand celui-ci se retourne vers les siens pour leur dire qu’il est arrêté, le soldat le tire par ses vêtements et lui vaporise le visage d’une substance acide, ainsi que ceux de sa fille Fidaa’, 37 ans, et de sa nièce ‘Afat, 14 ans. Quand Ashraf Subhi Mohye al-Din, 35 ans, intervient, les soldats l’arrêtent, en plus du conducteur. Les deux sont emmenés au poste militaire d’Ataroth, où ils sont accusés d’avoir agressé des soldats israéliens. Plusieurs heures plus tard, ils sont relâchés. On leur dit que ce qui s’est passé n’est en fait qu’un « malentendu ».

    4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit, en toute illégalité.

    Le jeudi 2 septembre, vers 10 h 40, des colons se rassemblent au carrefour Sarra, au sud-ouest de Naplouse, et lancent des pavés sur les véhicules palestiniens.

    Vers 13 h, de nombreux colons armés venant de la colonie Halmish, au nord-ouest de Ramallah, ferment la route principale devant la colonie. Ils terrorisent et provoquent les palestiniens qui circulent sur la route. Les FOI interviennent et écartent les colons de la route.

    Toujours jeudi, vers 20 h, des colons de Shilo, au nord de Ramallah, lancent des pierres sur une voiture palestinienne qui roule sur la route de Ramallah à Naplouse. Le pare-brise avant est brisé.

    Vers 16 h 30, le vendredi 3, des colons rassemblés au carrefour d’Homesh, au nord-ouest de Naplouse, se mettent à lancer des pierres sur les voitures palestiniennes qui circulent sur la route Naplouse/Jénine.

    Et le samedi 4, vers 12 h 45, même opération, au même endroit.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de le contacter à son bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


    Rapport hebdomadaire pour la période du 26 août au 1er septembre 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.


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  • Mercredi 8 septembre, l’ami Bernard Réglat, cofondateur de l’Imprimerie 34 à Toulouse, a définitivement stoppé les rotatives. La grande faucheuse a décidément une dent contre nos vieux anars à bouffarde…


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