• Hugo Chavez est interviewé en Juillet 2010 par la chaine anglaise BBC, dans le programme "Hard Talk". Y sont abordés les thèmes de la situation intérieure du Venezuela, la lutte contre la corruption, les accusations de main mise du Président sur la justice, sa politique étrangère, ses relations avec l'Iran, sa place en Amérique latine.

     

    Autres vidéos d'Hugo Chavez traduites en français ici : http://www.dailymotion.com/librepenseur007/1


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  • CONTRE LA XÉNOPHOBIE D’ÉTAT

    Cet été 2010 aura été l’occasion d’un déferlement sans précédent de discours racistes de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

    La campagne anti-Rroms, élargie à l’ensemble des "gens du voyage", a dépassé le seuil de l’admissible dans une démocratie.

    Les discours populistes ont été aussitôt relayés par la police sur l’ensemble du territoire : la chasse aux gitans est ouverte.

    Simultanément, le même gouvernement engageait au nom de la sécurité une deuxième campagne raciste, annonçant la remise en cause de la nationalité française pour des personnes "naturalisées" ou pour des personnes nées en France de parents d’origine étrangère.

    On ne saurait être français et délinquant, affirment tranquillement des ministres – alors même qu’il est question de délinquance gouvernementale, et qu’on attend la démission de ministres, car on ne saurait être délinquant et ministre, ou président de la République.

    Délinquant ou pas, on demande aujourd’hui aux français nés à l’étranger, ou de parents nés à l’étranger, de faire la « preuve » de leur nationalité pour un simple renouvellement de document d’identité. Les administration d’état civil sont chargées de pourchasser y compris les nationaux, dès lors qu’il y a suspicion de l’éventualité d’une origine étrangère.

    Quant aux sans-papiers qui attendent leur régularisation depuis cinq, dix, quinze, vingt ans et même plus, le président répond : "La règle générale est claire : les clandestins doivent être reconduits dans leur pays."

    Avec la même énergie est annoncé, "d’ici fin septembre", le "démantèlement de l’ensemble des camps qui font l’objet d’une décision de justice". "Là où cette décision de justice n’a pas encore été prise, nous engagerons des démarches pour qu’elle intervienne le plus rapidement possible." Et, préjugeant par avance de ces procédures, il ose annoncer : "Dans les trois mois, la moitié de ces implantations sauvages auront disparu du territoire français."

    Quant aux véritables Rroms, de Roumanie, des milliers chaque année sont incités à repartir "volontairement" avec une modeste aide de l’État. Ils reviennent parfois, en toute légalité, mais pour Sarkozy cela s’appellerait "un abus du droit à la libre circulation " – alors qu’il n’y a là qu’un effet de l’abus des procédures d’expulsion, à seule fin de "faire du chiffre ".

    L’ensemble de cette politique constitue un programme cohérent de xénophobie d’État.


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  • Le président US n’a pas tenu parole
    Barak Obama rattrapé par Guantanamo




    Michel Porcheron

    Les tribunaux militaires US même soi-disant « réformés » reprennent du service. Et cela une fois encore à Guantanamo…qu’une partie du monde croyait fermé.

    Deux procès ouverts le mardi 10 août à Guantanamo devant un tribunal militaire ne pouvaient pas plus mal tomber pour Barak Obama et son administration, englués comme on sait dans des situations inextricables, très loin de la Maison Blanche ou menacés par un net essoufflement de la reprise économique (1) .  
     
    Ils en ont l’entière responsabilité. Malgré des promesses répétées lors de la campagne présidentielle, Barak Obama n’a pas réussi à fermer la prison de la base militaire de Guantanamo, qui fut une des hontes de George Bush. D’autre part, Barack Obama avait initialement décidé de suspendre les procédures judiciaires à l'encontre des détenus de la base américaine, le jour de son investiture le 20 janvier 2009. Avec pour objectif la fermeture de la prison de la base un an plus tard. Il s’est contenté de « réformer », d’ « assouplir » les procédures, sans les abandonner. Le tout sous la pression dite populaire, des lobbies conservateurs, d’une partie des élus démocrates. Le tout sanctionné par le Congrès. Obama avait qualifié le système Bush d’ « énorme échec »… Obama devait mettre fin au règne du non-droit….  
     
    La prison de Guantanamo avait été instaurée par l'administration Bush fin 2001 pour y enfermer des « combattants hors-la-loi », capturés lors d’opérations extérieures contre des présumés « terroristes ».
     
    Le candidat Obama avait de plus promis de faire juger les internés de Gitmo ou à les libérer. Actuellement, 176 personnes dont 90 Yéménites (considérés comme intransférables dans leur pays) y sont toujours enfermés. Et le sujet Guantanamo et sa prochaine éventuelle fermeture ne figurent plus dans les interventions publiques de l’administration d’Obama.
     
    L’un des deux procès, celui d’Omar Khadr, 15 ans à l’époque de son arrestation, sera le premier procès pour crime de guerre de la présidence d’Obama. Observateurs, journalistes et experts ainsi que l’opinion suivront de près « la transparence » annoncée avec beaucoup de publicité par l’administration démocrate.

    Déjà une condamnation à 14 ans de détention 

    Ces procès commencent mal : malgré le peu d’ « efficacité » des commissions militaires (quatre détenus y ont été condamnés depuis 2001, contre 200 par des tribunaux civils), ce sont deux tribunaux militaires d’exception, refaçonnés dit-on, qui ont été chargés d’examiner les cas de deux détenus : Ibrahim Ahmed Mahmoud al-Qosi, 50 ans, qui a plaidé coupable début juillet de complot et de soutien matériel au terrorisme.
     
    Réputée avoir été un chauffeur et cuisinier d'Oussama ben Laden qui comparaissait le 10 août pour connaitre sa peine a été condamné à 14 ans de prison. Mais aucune indication n’a été fournie sur la durée réelle et les conditions de sa détention, liées au fait qu’il a plaidé coupable.
     
    Le procès qui retiendra l‘attention sera celui du jeune Canadien Omar Khadr, dernier Occidental enfermé à Guantanamo. Arrêté à Khost, en Afghanistan à l'âge de 15 ans, il est accusé d'avoir lancé la grenade qui aurait tué un soldat américain lors de l'attaque d'une cache d'Al Qaïda où il se trouvait en juillet 2002.
     
    Omar Khadr a passé un tiers de sa vie en prison. Il est accusé de « crimes de guerre » et d’ « acte de terrorisme ». Le Canada a refusé de récupérer son ressortissant.

    « Un enfant soldat »

    « Nous allons assister au premier procès d'un enfant soldat dans l'histoire moderne », a déclaré Jon Jackson, son avocat militaire. L’ONU, via l’Unicef le considère aussi comme « un enfant soldat ». «Les enfants soldats doivent  être traités avant tout comme des victimes, a souligné Radhika Coo­maraswamy, chargée à l'ONU des enfants en situation de guerre. Le procès  Omar Khadr va créer un pré­cédent qui peut mettre en danger le statut des enfants soldats dans le monde entier», redoute-t-elle.
     
    « Quand le président Obama a été élu, j'ai cru que nous allions fermer le livre de Guantanamo et des tribunaux d'exception, mais à la place, le président Obama a décidé d'ajouter un nouveau chapitre, triste et pathétique, au livre des tribunaux d'exception »,  a regretté Jon Jackson. « Et malheureusement, le président américain commence à faire fonctionner ses tribunaux d'exception avec le procès d'un enfant soldat », a-t-il insisté.
     
    « Rien n'empêche dans le droit américain de traduire un mineur en justice » a argumenté David Iglesias, expliquant que le ministère public n'hésiterait pas à demander la prison à vie si le jeune homme était reconnu coupable. David Iglesias est le porte-parole de l’accusation.
     
    Le procès d’Omar Khadr, qui risque la perpétuité, est censé durer environ trois semaines. Il constituera un test capital pour la réforme d’Obama. Son jugement, le déroulement du procès, le type de condamnation, ne pourront pas être séparés du procès spectaculaire à venir du Tanzanien Khalfan Gailani.  
     
    Le jeune Canadien n’est pas un inconnu pour l’opinion internationale. Une vidéo le montrant en pleurs en 2008 avait été mise sur le web.
     
     
    Premier point qui n’augure pas bien de l’avenir : créant la surprise, un juge militaire américain a déclaré recevables des «aveux» qu'Omar Khadr a pourtant dit avoir faits sous la contrainte. Lors de l'audience préliminaire du lundi 9 août l'avocat militaire d'Omar Khadr avait en effet demandé le retrait de plusieurs déclarations, arguant que l'accusé dit les avoir faites sous la torture. Omar Khadr, aujourd'hui âgé de 23 ans, assure notamment avoir été privé de sommeil, attaché pendant des heures dans des positions inconfortables ou bien encore menacé de viol et de mort. «Il n'existe aucun doute que M. Khadr a été soumis à des traitements dégradants», a argué le lieutenant-colonel Jon Jackson auprès du juge militaire Patrick Parrish.
     
    Le juge Parrish n'a pas tenu compte des arguments de l’avocat, sans justifier sa décision.
     
    Or, deuxième point : Depuis que les tribunaux militaires d'exception créés par George W. Bush ont été réformés par Barack Obama, les droits de la défense sont théoriquement renforcés. Désormais, entre autres points, l'accusation n'a officiellement plus le droit d'utiliser les aveux recueillis sous la torture ou sous la contrainte. « Aucune déclaration obtenue sous la torture ou par un traitement humiliant ne peut être admise par une commission militaire » dit textuellement la « réforme ».
     
    Qui est Omar Khadr ? Né à Toronto au Canada, il est le fils d'un responsable financier d'al-Qaida tué en 2004. Il passe son enfance entre le Canada et le Pakistan, et dès l'âge de 11 ans, son père l'aurait envoyé s'entraîner dans des camps en Afghanistan. Lors de l'attaque de la maison où il se trouvait lors de son arrestation, il est grièvement blessé et perd l'usage de son œil gauche.
     
    Avant Guantanamo, Khadr connut l’équivalent en Afghanistan, la prison de Bagram, l’un des cinq « trous noirs » de la CIA. Une Cour fédérale canadienne a jugé qu’Omar Khadr « avait vu ses droits constitutionnels violés ».
     
    A l’image de la défense du Canadien ou de juristes canadiens, les associations de droits de l’homme considèrent que tuer un soldat lors d’un combat n’entre ni dans la catégorie du terrorisme ni dans celle du crime de guerre.
     
    « Les charges formelles contre Omar Khadr ne sont pas le propos réel de son procès. Peut être s’agit-il d’un test ? SI M.Khadr est condamné après que des aveux obtenus sous la torture ont été validés, ce sera un précédent important avant le procès de Khalfan Gailani », a déclaré Karen Greenberg, professeur de droit à l’Université de New York. Elle est l’auteur d’un grand ouvrage juridique « The Enemy Combatant Papers, American Justice, the Courts and the War on Terror” (2008).
     
    Gailani est accusé d’avoir coopéré aux attentats anti-américains de Nairobi et Dar-el-Salam en 1998. Il est le premier détenu de Guantanamo à avoir été transféré devant une cour fédérale. Gailani a accusé ses geôliers d’avoir été torturé. Comme Omar Khadr. 
     
    « Aujourd’hui, Guantanamo se referme sur Barak Obama comme un piège parfait », a conclu Mme Greenberg.  
     
    Près de dix ans d’enfermement ont marqué le jeune Canadien. Dans plusieurs sens du terme. Il y a un mois environ, un « deal » lui fut proposé par le procureur militaire : en échange d’aveux en bonne et due forme, de reconnaissance des faits reprochés, il lui fut promis …la liberté dès la fin de son procès, après une simple condamnation de cinq ans ou alors une peine effectuée au Canada.
     
    Il a refusé cet « accord ». Ce qui fait dire à Sylvain Cypel, correspondant du quotidien français Le Monde, que « M.Khadr s’est avéré avec le temps un client coriace ». Ses juges auront vraisemblablement l’occasion de s’en rendre compte par eux-mêmes.
     
    Cependant ont noté les journalistes (une trentaine) qui couvrent le procès et les défenseurs des droits de l'homme présents, sa barbe et un costume-cravate «  ne font pas forcément de lui encore un adulte». La juriste Jennifer Turner, envoyée spéciale de l'ACLU (Ameri­can Civil Liberties Union) rapporte qu’il « a grandi en prison et n'a certainement pas la maturité de son âge ».
     
    Le jury dira si Omar Khadr est un combattant taliban, termes de l’accusation  ou « un enfant soldat » «  placé dans une situation malencontreuse», comme le souligne sa défense. 
     

    Note

    (1) - La Banque centrale a réactivé des mesures exceptionnelles de soutien à la reprise, déjà prises au plus fort de la « crise », notamment injecter de l’argent frais et empêcher une remontée des taux d’intérêts.

    Le taux de chômage a atteint les 9, 5 %, l’immobilier n’a pas redécollé et les ménages n’ont plus les moyens de consommer comme ils le faisaient depuis quelques dizaines d’années. Selon certaines sources, les économistes se mettent à évoquer un scénario « à la japonaise », soit une longue période de stagnation aggravée par la baisse des salaires. 

    Sur un an, le déficit commercial –qui s’est fortement creusé en juin- il a cru de 83 %.





    Merci à Michel Porcheron
    Date de parution de l'article original: 12/08/2010
    URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=922


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Durant la semaine du 5 au 11 août :

    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza :
      • 2 civils palestiniens ont été blessés ;
      • 8 civils, dont 3 militants internationaux, ont été arrêtés ;
    • les FOI ont continué leurs tirs sur les agriculteurs et salariés palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont conduit 9 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie :
      • 54 Palestiniens, dont 45, rien que dans le village de Jalboun, près de Jénine, ont été arrêtés ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les troupes d’occupation sur les check-points et passages frontaliers ont arrêté 4 mineurs palestiniens ;
    • Israël a poursuivi ses mesures visant à créer une majorité démographique juive dans Jérusalem :
      • la municipalité israélienne d’occupation de Jérusalem a détruit 12 tombes dans le cimetière de Ma’man Allah, à Jérusalem ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • les FOI ont démonté 6 tentes dans le nord de la vallée du Jourdain ;
      • les colons israéliens ont agressé une femme et ses enfants et petits-enfants à Hébron ;
      • un Palestinien a été blessé et 3 voitures endommagées à l’est d’Hébron.

    (JPG)

    Des soldats israéliens arrêtent et tabassent un Palestinien dans Hébron.

    Violations israéliennes recensées durant la période du 5 au 11 août 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 5 août

    Vers 1 h 30 du matin, l’armée d’occupation entre par le nord dans ‘Assira, au nord de Naplouse. Elle patrouille dans les rues, fouille un certain nombre de maisons et arrête 6 Palestiniens :

    1. Mohammed Fayez Yassin, 32 ans,
    2. Anas Hussein Hamadna, 26 ans,
    3. Rami ’Abdul Fattah Yassin, 30 ans,
    4. Mohammed ’Abdullah Sawalha, 30 ans,
    5. Fakher ’Aazem Birawi, 30 ans, et
    6. Ahmed Mohammed Sawalma, 22 ans.

    Au nord-est de Jénine, incursion au même moment dans le village de Jalboun, fouilles de maisons avec arrestations de 45 Palestiniens, dont 41 furent relâchés un peu plus tard. Les 4 restés prisonniers sont :

    1. Hisham ’Omar Abu al-Rub, 36 ans,
    2. Ahmed ’Omar Abu al-Rub, 42 ans,
    3. ’Imad Taher Abu al-Rub, 28 ans, et
    4. ’Abdul Rahman Bassam Abu al-Rub, 22 ans.

    Incursion dans Silwad, au nord-est de Ramallah, vers 15 h, l’armée s’en tient à patrouiller dans les rues avant de se retirer. Et vers 21 h, dans al-‘Ouja, au nord de Jéricho. Même opération.

    Vendredi 6 août

    Au nord-ouest d’Hébron, incursion dans Sourif, vers 1 h 30 ; arrestation de ‘Aadel Khader Abu Fara, 27 ans. Et vers 3 h, dans ‘Azzoun, à l’est de Qalqilya. L’armée fouille la maison de Sa’id ‘Othman Saleem, dans le nord du village, et monte une tente et un poste d’observation sur sa terrasse. Même chose sur la maison de Mos’ab Dirar RAdwan, à l’ouest.

    Dimanche 8 août

    Dans la matinée, l’armée pénètre dans Jayyous, au nord-est de Qalqilya, fouille des maisons et convoque 2 Palestiniens pour interrogatoire : Ahmed Khaled Shamasna, 19 ans, et Adham ‘Aahed Shamasna, 20 ans.

    Lundi 9 août

    Camp de réfugiés de Jénine : l’armée entre dans le camp vers 1 h 30, fouille des maisons et arrête 2 Palestiniens :

    1. ’Alaa’ Ibrahim Sabarini, 30 ans, et
    2. Bahaa’ Hassan Abu Tabikh, 21 ans.

    Vers 19 h, incursion dans Kharabtha al-Misbah, à l’ouest de Ramallah, sans arrestations.

    Bande de Gaza : 10 h 30, stationnées à la frontière à la hauteur de Khan Younis, les FOI tirent sur quelques douzaines de civils qui manifestent pacifiquement contre la zone tampon le long de la frontière. Pas de victimes. Et à 19 h 35, les vedettes garde-côtes des FOI, stationnées au large de Beit Lahiya, ouvrent le feu sur des bateaux qui partent en pêche. Pas de victime ni de dégâts.


    2 - Usage démesuré de la force contre les manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’apartheid

    Le vendredi 6 août, à Bil’in, à l’ouest de Ramallah, après la prière, et comme chaque vendredi, des Palestiniens, des internationaux et des Israéliens se dirigent en manifestation vers le mur d’annexion qui traverse le village et en vole des terres. L’armée qui est postée près du mur tire sur les manifestants à balles caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes sonores. 2 Palestiniens sont blessés :

    1. ’Abdul Basset Shraiteh, 18 ans, touché par corps de lacrymogène à la main droite, et
    2. ’Alaa’ Abu Saa’, 35 ans, idem, au pied droit.

    7 autres manifestants souffrent de l’inhalation des gaz, et d’autres encore, des coups reçus des soldats.

    A Ni’lin, près de Ramallah, même manifestation hebdomadaire, non violente, contre la construction du mur avec les Palestiniens, des internationaux, et des Israéliens ; et même violence de la part des soldats de l’occupation. De nombreux manifestants souffrent des lacrymogènes et de contusions.

    A Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, ce même vendredi, manifestation contre le vol de terres du villages dans la zone de Wad al-Raya, entre les villages de Nabi Saleh et Deir Nizam. Quand les manifestants essaient de se rendre sur les terres confisquées au profit de la colonie Halmish, même agression de l’armée d’occupation. De nombreux manifestants ont respiré les lacrymogènes et souffrent de contusions. Les FOI arrêtent Hiedi, 24 ans, militant israélien pour les droits humains.

    Manifestation à Beit Ummar le samedi 7 août, vers 11 h 30, Palestiniens, internationaux et Israéliens se rassemblent dans le centre du village, au nord d’Hébron puis marchent vers le secteur de Zaher al-Brahish où les FOI envisagent de prendre des terres palestiniennes pour les rattacher à la colonie israélienne de Karmi Tsur. L’armée attaque la manifestation et 4 civils, dont 2 journalistes et un international, sont blessés :

    1. Ahmed Khalil Abu Hashem, 43 ans, secrétaire du Comité contre la colonisation, à Beit Ummar, souffre de contusion et de l’inhalation des gaz,
    2. Eyad Nember Hamad, 51 ans, cameraman d’Associated Press, est couvert de contusions,
    3. Samer Eyad Hamad, 26 ans, caméraman de Palmedia, idem, et 4. Kopi, 23 ans, militant US, idem.

    Dans Hébron, vers 16 h ce même samedi, la Commission des Jeunes contre les colonies à Hébron, organise sa manifestation hebdomadaire contre la fermeture permanente de la rue Al-Shuhada dans le centre ville. De nombreux militants de la solidarité internationale y participent. Ils sont arrêtés près de l’entrée de l’avant-poste de Beit Rumano au nord de la vieille ville. Là, les soldats israéliens les agressent et les empêchent d’aller plus loin. Des colons arrosent les manifestants d’eaux usées. Il faut savoir que les FOI ont fermé la rue al-Shuhada aux véhicules palestiniens en 1994, et aux piétons en 2000.

    A l’est de Khan Yunis, dans la bande de Gaza, autre manifestation non violentes de Palestiniens protestant contre la création d’une zone de sécurité par les FOI à l’intérieur de leur frontière, le 9 août vers 10 h 30. L’armée ouvre le feu sur les manifestants, mais pas de victimes.

    Hébron, le 10 août, le mardi, vers 15 h 30, les FOI pénètrent de force dans trois magasins qui appartiennent à ‘Azzam ‘Abdul Rahim Abu Khalaf, 45 ans, dans une cour en face l’avant-poste colonial de Beit Rumano, dans Hébron. Elles lui donnent une demi-heure pour fermer les magasins et partir pour permettre aux policiers israéliens de tout fermer pour des raisons de sécurité. Aussitôt, la Commission des Jeunes contre les colonies à Hébron et des internationaux se rassemblent devant les magasins pour empêcher leur fermeture. Vers 17 h, les FOI attaquent et arrêtent 4 Palestiniens et un international. Les 5 détenus et le propriétaire des magasins souffrent de contusions à travers tout le corps.

    L’international est relâché plus tard après qu’on lui ait ordonné son expulsion de Cisjordanie et d’Israël. Les 4 autres sont :

    1. Shadi Nabil Seder, 20 ans,
    2. Adham Nabil Seder, 24 ans,
    3. Badee’ Mohammed al-Dwaik, 37 ans, et
    4. Tamer Nazmi Abu Esnaina, 23 ans.

    3 - Maintien du bouclage des TPO


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Palestiniens sortant  : Palestiniens entrant
    4 août  : 450  : 565
    5 août  : 551  : 613
    6 août  : 329  : 407
    7 août  : 516  : 681
    8 août  : 529  : 496
    9 août  : 529  : 723
    10 août  : 535  : 947

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    4 août  : denrées alimentaires 282 tonnes  :


     : matériel agricole 118 tonnes  :


     : denrées diverses 1 817 tonnes  :


     : gaz domestique 191,75 tonnes  :


     : fioul industriel 173 003 litres  :


     : aide humanitaire 403 tonnes  :


     :

     :

    5 août  : denrées alimentaires 835 tonnes  :


     : matériel agricole 195 tonnes  :


     : denrées diverses 2 099 tonnes  :


     : gaz domestique 194,43 tonnes  :


     : fioul industriel 124 997 litres  :


     : aide humanitaire 447 tonnes  :


     :

     :

    8 août  : denrées alimentaires 789 tonnes  :


     : matériel agricole 210 tonnes  :


     : denrées diverses 2 944 tonnes  :


     : gaz domestique 195,79 tonnes  :


     : fioul industriel 205 004 litres  :


     : aide humanitaire 445 tonnes  :


     :

     :

    9 août  : denrées alimentaires 850 tonnes  :


     : matériel agricole 198 tonnes  :


     : denrées diverses 2 462 tonnes  :


     : gaz domestique 185 tonnes  :


     : fioul industriel 205 013 litres  :


     : aide humanitaire 184 tonnes  :


     : essence 44 750 litres  :


     : diesel 219 999 litres  :


     :

     :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 4 août pour l’entrée de 468 tonnes de céréales et 1 638 tonnes d’aliments pour le bétail ; et le lundi 9 pour 1 365 tonnes de céréales et 2 535 d’aliments pour le bétail.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Palestiniens
    d’Israël
     :
     :
    Diplomates  :
     :
    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazaouis  :
     :
    Commerç.
    3 août  : 33  : 33  : 5  : 11  : 3  : 16  : 0  : 9
    4 août  : 27  : 22  : 0  : 2  : 5  : 28  : 0  : 13
    5 août  : 36  : 36  : 17  : 2  : 0  : 30  : 6  : 14
    6 août  : 0  : 0  : 16  : 0  : 3  : 26  : 0  : 0
    7 août  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    8 août  : 39  : 39  : 11  : 0  : 1  : 12  : 2  : 23
    9 août  : 32  : 30  : 14  : 9  : 4  : 34  : 0  : 15
    10 août  : 24  : 23  : 37  : 0  : 4  : 34  : 0  : 14


    Cisjordanie

    Les FOI ont maintenu toutes les restrictions sur les déplacements des Palestiniens en Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est.

    Il y a environ 630 check-points sur les routes de Cisjordanie, tenus ou non par l’armée d’occupation. De plus, il y a entre 60 à 80 check-points volants qui sont posés chaque semaine par les FOI.

    S’il est terminé, le mur illégal d’annexion s’étirera sur 724 km autour de la Cisjordanie, isolant encore davantage la population tout entière. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même de la Cisjordanie, confisquant une grande partie du territoire cisjordanien au profit d’Israël.

    Au moins 65% des grandes voies de circulation qui conduisent au 18 communautés palestiniennes de Cisjordanie sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 routes sur 72).

    Sur environ 500 km de routes cisjordaniennes, les Palestiniens n’ont que des droits restreints à y circuler. En plus, environ un tiers de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, est maintenant inaccessible aux Palestiniens qui ne détiennent pas une autorisation spéciale, sachant que celle-ci est très difficile à obtenir auprès de l’occupant.

    Les FOI continuent de harceler les Palestiniens dans Jérusalem et dans le reste de la Cisjordanie, notamment en les arrêtant en permanence, pour les interroger, les fouiller, les contrôler, sur les routes et dans les rues des villes et villages.

    A Jérusalem, toujours inaccessible à des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza, les restrictions sont toujours en place et particulièrement les vendredis, jours de prière, empêchant nombre de Palestiniens d’aller prier à la mosquée al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne.

    Le jeudi 5 août, à l’ouest de Naplouse, vers 11 h 30, les FOI posent un barrage au carrefour de Sarra, pour y arrêter tous les véhicules palestiniens, les fouiller ainsi que leurs passagers. Vers 6 h le dimanche 8, idem près de l’usine al-Tanib, à l’ouest de la ville et à nouveau au carrefour de Sarra, sur la route de Naplouse à Qalqilya, vers l’ouest.

    Les troupes positionnées aux check-points de Jaba’ et Qalandiya, au sud-est de Ramallah, ont renforcé les restrictions aux passages des Palestiniens. Deux barrages routiers provisoires ont également été posés le samedi 7 août, vers 16 h 30, à l’entrée de Beit Reema, au nord-ouest de la ville et vers 23 h 30, à l’entrée du village de Kharabtha al-Misbah, à l’ouest. Et le 5 août, l’armée reprend position sur le check-point d’‘Attara à l’entrée nord de Bir Zeit.

    Ce même 5 août, à l’est de Tulkarem, pose d’un barrage, vers 11 h 30, sur la route de Tulkarem à Naplouse.

    Arrestations sur les barrages militaires

    Le jeudi 5 août, vers 16 h 30, l’occupant qui patrouille sur la route de Qalqilya à Naplouse arrête 4 Palestiniens du village d’‘Azzoun, prétendant qu’ils ont jeté des pierres sur les véhicules israéliens. Il s’agit de 4 mineurs de 14 ans :

    1. Yahia ’Ali ’Edwan,
    2. Hamido ’Abdul Latif Abu Haniya,
    3. Nahar ’Abdullah ’Omran, et
    4. Ra’ed Salim Radwan, 14.


    (JPG)

    Entrée de la rue Al-Shuhada, réservée aux juifs, Hébron, Cisjordanie occupée, Palestine. Fermée depuis 1994 aux véhicules palestiniens, et depuis 2000 aux piétons.


    4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive dans Jérusalem

    Le jeudi 5 août, un bulldozer de la municipalité israélienne d’occupation commence à détruire des dizaines de tombes dans le cimetière islamique de Ma’man Allah. L’association Al-Aqsa pour l’héritage islamique dépose plainte devant le tribunal de district israélien pour demander l’arrêt du projet de la municipalité. Lundi midi, le tribunal rend sa décision, et permet à la municipalité de raser une partie du cimetière pour créer un bâtiment judiciaire. Après l’audience du tribunal, un officiel de la municipalité israélienne agresse un reporter photographe, Sharaf Ahmed, 35 ans. L’association Al-Aqsa a fait connaître de tels plans israéliens par la projection d’un petit film qui montre un officiel israélien expliquant lesdits projets et le début de leur réalisation qui a commencé par le marquage d’au moins 100 tombes avec des signes en rouge, désignant celles qui doivent être démolies.

    La municipalité prétend qu’elle doit démolir d’autres tombes mais non liées au cimetière historique. Cependant, les avocats de l’association Al-Aqsa apportent la preuve avec des documents et des photos que ces tombes existaient bien avant 1948, et que seules les pierres tombales en avaient été changées.

    Le 10 août, mardi, vers 1 h 30, la municipalité démolit cette fois les pierres tombales de 70 autres tombes au moins, dans le cimetière de Ma’man Allah. La presse n’est pas autorisée à s’approcher du cimetière. La municipalité a aussi démoli 90% des tombes marquées en rouge pour la démolition.

    Sheikh Mustafa Abu Zahra, chef du Comité pour les cimetières islamiques à Jérusalem, a déclaré que le cimetière de Ma’man Allah s’étendait sur 134 dunums (13,4 ha) de terrains. En 1948, quand Israël s’est emparé de la partie ouest de Jérusalem, il a rasé 70% du cimetière et les a transformés en parc public. Les autorités israéliennes ont construit un hôtel dans la partie ouest du cimetière. En 1985, les autorités de l’occupation ont confisqué 11 dunums du cimetière pour construire un parking, qui fut vendu à une entreprise américaine qui projette de construire le musée de la Tolérance sur le cimetière islamique, où plus de 1 000 musulmans sont enterrés, depuis plus de 1 400 ans.

    5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit en Cisjordanie en toute illégalité.

    Le lundi 9 août, vers 7 h du matin, les FOI arrivent dans le secteur d’‘Ein al-Hilwa, dans le nord de la vallée du Jourdain, au nord-est de la Cisjordanie. Elles démontent 6 tentes appartenant à Mohammed Ahmed Nawaj’a et Ahmed Isma’il Nawaj’a, prétendant que ces tentes sont montées sur une zone militaire fermée.

    Le 5 août, le jeudi, vers 1 h, des groupes de colons, escortés par les FOI, viennent sur le Tombeau de Joseph à l’est de Naplouse. Ils célèbrent des rites religieux jusqu’à 5 h et quittent le secteur.

    Ce même jour dans la soirée, des colons agressent une Palestinienne alors qu’elle circule en voiture dans Hébron. D’après l’enquête menée par le PCHR, il est environ 21 h 30 ce jeudi, Suzan Jameel Sultan, 50 ans, roule dans la zone d’al-Bwaira, dans le nord-est d’Hébron. Elle est accompagnée de sa fille, ‘Ola, 20 ans, et de 3 de ses petits-enfants : Khawla, 8 ans, Zaina, 3 ans, et Mustafa al-Sha’rawi, 2 ans. Une dizaine de colons israéliens interceptent la voiture et lancent des pierres dessus. Sultan est obligée de faire demi-tour, pendant que les colons continuent à lancer des pierres sur la voiture. La femme et sa famille sont terrifiées. Elle-même est blessée à l’oreille gauche et souffre de contusions au côté gauche et à la main droite, et sa fille souffre de spasmes et est très choquée. Le pare-brise avant de la voiture est brisé et sa carrosserie esquintée.

    Le vendredi 6, vers 19 h 50, une vingtaine de colons de la colonie Kharsina, au nord-est d’Hébron, s’en prend aux véhicules palestiniens en stationnement dans la zone d’al-Bwaira, à coups de pierres et de barres d’acier. Les Palestiniens sortent de chez eux et essaient de virer les colons du secteur. Les FOI arrivent sur les lieux et au lieu de chasser les colons, elles attaquent les civils palestiniens et les obligent à rentrer dans leurs maisons. Un soldat israélien frappe ‘Eissa Isma’il ‘Amru, 30 ans, membre du Centre d’information israélien pour les droits de l’homme dans les Territoires occupés (B’Tselem) qui est présent dans le secteur, et Samer ‘Abdul Karim al-Za’tari, 22 ans, prétendant qu’ils les ont attaqués. Les FOI arrêtent également 2 civils. Conséquences de cette agression : 3 voitures appartenant à la famille al-Za’tari sont sérieusement endommagées. Egalement, Shareef ‘Abdul Rahman Sultan, 24 ans, est touché par des éclats de grenades, il souffre de brûlure et de contusions, et Mayada ‘Abdul Karim al-Za’tari, 17 ans, a perdu connaissance.


    Recommandations à la communauté internationale

    1 - Le PCHR demande aux Hautes Parties contractantes de la Quatrième Convention de Genève de remplir leurs obligations légales et morales stipulées à l’article 1er de la Convention et de s’assurer du respect par Israël de la Convention dans les Territoires palestiniens occupés. Le PCHR estime que la conspiration du silence à laquelle participe la communauté internationale a encouragé Israël à agir comme s’il était un Etat au-dessus des lois et encourage toujours Israël à poursuivre ses violations des droits humains et des droits humanitaires internationaux.

    2 - Le PCHR demande aux Hautes Parties contractantes de la Quatrième Convention de Genève de convoquer une conférence afin de prendre des mesures efficaces pour s’assurer du respect par Israël de la Convention dans les Territoires palestiniens occupés et garantir la protection immédiate des civils palestiniens.

    3 - Le PCHR demande aux Hautes Parties contractantes de la Quatrième Convention de Genève de se mettre en conformité avec leurs obligations légales détaillées à l’article 146 de la Convention, afin de rechercher et de poursuivre les responsables de ces graves violations, à savoir des crimes de guerres.

    4 - Le PCHR demande l’application immédiate de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice qui a jugé illégale la construction du mur d’annexion à l’intérieur de la Cisjordanie.

    5 - Le PCHR recommande aux organisations de la société civile internationale, dont les organisations pour la défense des droits de l’homme, les associations juridiques et les ONG, de participer au processus de poursuite contre les personnes accusées de violations graves du droit international, et d’inciter leur gouvernement à traduire ces personnes en justice.

    6 - Le PCHR demande à l’Union européenne d’appliquer l’article 2 de l’Accord d’association Europe-Israël, lequel stipule que le respect des droits de l’homme par Israël est une condition préalable à la coopération économique entre les Etats membres de l’Union européenne et Israël. Le PCHR appelle, en outre, les Etats de l’Union européenne à interdire l’importation de produits provenant des colonies israéliennes illégales dans les Territoires palestiniens occupés.

    7 - Le PCHR appelle la communauté internationale à reconnaître le plan de désengagement de Gaza mis en place en 2005 pour ce qu’il est, à savoir non pas une fin de l’occupation mais une composition de l’occupation et de la crise humanitaire dans la bande de Gaza.

    8 - Reconnaissant le Comité international de la Croix-Rouge comme gardien de la Quatrième Convention de Genève, le PCHR appelle le CIRC à accroître ses effectifs et ses activités dans les Territoires palestiniens occupés, notamment pour faciliter les visites des familles aux Palestiniens enfermés dans les prisons israéliennes.

    9 - Le PCHR apprécie les efforts de la société civile internationale, notamment des organisations pour la défense des droits de l’homme, des associations juridiques, des syndicats et des ONG, et les presse de remplir leur rôle en faisant pression sur leur gouvernement pour garantir le respect des droits de l’homme par Israël dans les Territoires palestiniens occupés et pour qu’il soit mis fin à ses agressions contre les civils palestiniens.

    10 - Le PCHR appelle la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il lève les restrictions sévères imposées par le gouvernement israélien et ses forces d’occupation à l’accès des organisations internationales dans les Territoires palestiniens occupés.

    11 - Le PCHR insiste sur le fait que tout règlement politique qui ne se baserait pas sur les droits de l’homme et le droit humanitaire internationaux ne pourrait conduire à une réponse pacifique et juste à la question palestinienne. Au lieu de cela, un tel règlement ne ferait qu’apporter de nouvelles souffrances et une plus grande instabilité dans la région. Tout accord de paix, ou processus de paix, doivent être basés sur le respect du droit international, dont les droits de l’homme et le droit humanitaire.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de nous contacter à notre bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


     
     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 5 au 11 août 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.

     

     


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