• TRES IMPORTANT : Hugo Chávez a dénoncé un plan militaire contre le Venezuela (video)


    24 Julio 2010 cubadete traduit par danielle Bleitrach pour changement de société

    Une intervention directe du gouvernement des États-Unis dans une opération militaire planifiée pour séquestrer ou pour assassiner le président Hugo Chávez, ainsi que pour renverser le gouvernement constitutionnel, a été révélée  au mandataire vénézuélien par une source de confiance, par l’entremise d’ une lettre reçue le 23 juillet dernier.

    La missive envoyée depuis un territoire nord- américain explique que « la phase de la préparation de la communauté internationale avec l’aide de la Colombie est en pleine exécution (…),ce qui s’est passé jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont avancé », a indiqué la source.


    Chávez lui-même a rendu public le contenu de la lettre lors du  discours qu’il a prononcé au Panthéon National, durant l’acte commémoratif de la Naissance du Libérateur,  Simón Bolívar, en indiquant que cette source l’a alerté sur d’autres événements, « y compris avant 2002 « .

    Conformément à l’information de la dite source, l’intervention directe des États-Unis  obéit au fait à ce que, selon leurs conclusions, « les seuls Colombiens, ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont directement décidé d’y être impliqués ».

    la lettre a ajouté que même s’il y avait des actions et des échéances programmées pour le  26 Septembre  (date des élections parlementaires), ils sont en train d’anticiper sur leur propre agenda et « ils unissent la phase de préparation avec celled’exécution (…), pour cette raison ils font des mouvements qui devaient être  exécutés ultérieurement. « .

    « Ce qui est lié au déplacement d’une force massive de frappe(…) jusqu’au Costa Rica sous prétexte de la lutte contre le trafic de stupéfiants. La vérité est  que sa mission est  d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte », prévient l’informateur dans la missive.

    Quelques données du plan

    La connexion entre le gouvernement d’Alvaro Uribe et le Département d’État nord-américain dans des actes d’ingérence et d’agression contre le Venezuela et d’autres pays de l’ALBA, a été dénoncée par  Hugo Chávez lui-même, en maintes occasions.

    L’existence de cette connexion été aussi dénoncée par d’autres mandataires de l’Amérique latine, comme Raphaël Correa, qui a dénoncé la violation de la souveraineté équatorienne 1 mars 2008, avec l’incursion d’effectifs de l’armée colombienne sur le territoire de ce pays.

    Dans son allocution de ce 24 juillet, le président Chávez a commenté que « le mouvement de la flotte yankee au Costa Rica (…), coincide parfaitement avec ce qui est exprimé  dans cette communication » ce qui impliquerait une menace éventuelle contre le Venezuela, le meurtre ou la séquestration de son Président et une tentative de renversement du gouvernement.

    Le débarquement récent de sept mille marines au Costa Rica ce n’est pas le seul événement qui indique l’existence du plan d’agression dénoncé au Président Chávez.

    La réactivation de la Quatrième Flotte et de sa patrouille pour « garantir la sécurité maritime à la Mer Caraïbe, en Amérique centrale et en Amérique du Sud »; (http: // www.southcom.mil/AppsSC/news.php ? StoryId=1262) le 12 juillet 2008; ainsi que l’installation des sept bases militaires en Colombie dans le deuxième semestre de 2009, ce sont certaines des actions internationales qui révélent l’intention des États-Unis.

    Quelques faits mettraient en évidence la connexion de l’administration d’Uribe avec le Département d’État nord-américain comme le dénonce le Gouvernement vénézuélien : l’arrêt à Caracas de 120 paramilitaires le dimanche 9 mai de 2004; les accusations de la part du gouvernement colombien de complicité avec les FARC dans les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et les formulées dans l’OEA le 22 juillet 2010. Toutes liées à des faits ponctuels comme l’arrêstation au Venezuela de Rodrigo Granda par des fonctionnaires de la DAS qui agissaient clandestinement dans le pays; le contenu des documents supposément trouvés dans l’ordinateur du guérillero colombien Raúl Reyes,  dont ils se sont emparé en Équateur.

    Durant la lecture de la missive, le Chef de l’État a rappelé que la même source l’a informé en 2004 sur quelques faits qui sont arrivés au mois de mai et il a fait référence aux paramilitaires capturés.

    En suite de l’article voici la lettre complète lue   par le président Hugo Chávez :

    « Un ami, un vieux ami, – il y a des années je ne le vois pas-, comme je te l’ai commenté en diverses occasions,  lis les trois derniers messages que je t’ai envoyés, estime que l’idée continue d’être la génération du conflit par le côté occidental, de manière à ce que les derniers événements confirment tout, ou presque tout ce qui a été déjà été discuté, et d’autres informations qui me sont arrivées depuis en haut.

    Ce qui se voit actuellement et s’est passé récemment, est une partie  du plan complet, rien ne se passe sans  connexion, tout est au préalable étudié et executé conformément à une stratégie déjà tracée.

    La phase de la préparation de la communauté internationale avec l’aide de la Colombie, est en pleine exécution, ce qui est en train d’être vu, et l’affaire de jeudi à l’OEA est une partie du plan initial, un pion qu’ils ont déplacé. Sont réunies la phase de préparation avec la phase d’exécution, cela veut dire que les choses sont en train d’avancer, je te confirme qu’ils ont une date limite celle du 26, mais pour certaines raisons ils avancent les manoeuvres qu’ils devaient exécuter ultérieurement.

    Dans ce cas ils accélèrent l’étape d’exécution, et cela est lié au déplacement d’une force massive de frappe, comme ils l’appellent – jusqu’au Costa Rica sous prétexte de  lutte contre le trafic de stupéfiants la vérité est que sa mission est à d’appuyer les opérations militaires de manière ouverte parce qu’ils évaluent la réaction des FARC, et de l’ELN ainsi que des Cubains et des Nicaraguayens et ils ont tiré comme conclusion que les seuls Colombiens ne pouvaient pas exécuter l’opération dans le court terme, de telle sorte qu’ils ont décidé de s’impliquer  directement quandil y aura conflit.

    (…)

    L’opération militaire est en marche, je vois qu’ils accélèrent les échéances, le plus important est qu’il y a un accord qui a abouti par demande colombienne elle-même à savoir qu’ils se chargent de la frontière, mais il n’y a pas d’intention ni grande capacité de conduire des opérations très loin à l’intérieur du territoire  et ce qu’ilsont décidé a été que comme la partie importante de l’offensive ou de l’objectif, est, Mauricio -  Mauricio est un vieux nom, il ne s’agit pas de notre ministre de la Communication,  Mauricio est un vieux nom de code qui utilisé  pour ce type de communication – l’objectif est Mauricio et l’autre la chute du gouvernement sur le modèle de ce qui s’est passé avec Noriega alors ce que feront ceux du nord sera une opération combinée avec deux objectifs, ils ne veulent pas entrer à Caracas, ils  n’osent pas entrer à Caracas ils chassent Mauricio surtout hors de Caracas, fais’attention-lui à ce qui est dit avant  c’est très important, je te le répète, en même temps ils essaieront de neutraliser une partie de la force armée, ils négocieront pour que quelques unités n’agissent pas, ils essaieront de rallier soit des militaires dans l’active soit des retraités pour contrôler les villes de manière à ce que, dis  à Maurice que j’ai pris très au sérieux ces informations. »

    (Con información de Prensa MinCI/Soledad Ramírez)

    | (VIDEO) El presidente venezolano denuncia plan integral de ataque en su contra


    votre commentaire
  • « Le Grand Soir » au Tibet.

    Maxime VIVAS

    Sur invitation, Maxime Vivas est au Tibet avec un groupe de journalistes (Le Figaro, Le Monde et deux journalistes free-lance). Il nous livre ici une première approche de la question tibétaine en la replaçant dans le contexte qui la projeta sous les feux de l’actualité lors du passage de la flamme olympique à Paris en avril 2008.

    Dans un autre article à venir, il dira ce qu’il a vu et qui rompt avec le discours ambiant.

    LGS.

    Le rude et haut pays des monastères, de la sérénité, de l’amour du prochain, de l’harmonie, le pays annexé, appauvri, privé de sa culture, victime d’un « génocide ethnique », martyrisé par la puissance coloniale, tel est, en quelques mots, l’image du Tibet, si répandue que quiconque se hasarde à en dessiner une autre, ou même simplement à la nuancer, s’expose à un collage dorsal d’étiquettes infamantes.

    C’est le risque qu’il me plaît de prendre pour Le Grand Soir à l’occasion d’un voyage journalistique au Tibet.

    Tout d’abord, un résumé des épisodes précédents.

    En 2008, Reporters sans frontières, « ONG » subventionnée par les USA et Taïwan (1) a déployé un activisme forcené (qui a culminé au mois d’avril lors du passage de la flamme olympique à Paris) contre les J.O. de Pékin.

    On se souvient qu’il s’ensuivit une brouille qui se traduisit par des suspensions de signatures de contrats ainsi que par la montée d’un sentiment anti-français en Chine, pays où la France était très aimée depuis que le général De Gaulle avait avancé une idée alors saugrenue : la Chine représentée à l’ONU ne devait plus être Formose (Taïwan) mais la Chine continentale, dont la capitale est Pékin.

    Pour réparer les dégâts, le gouvernement français dut dépêcher d’urgence plusieurs émissaires de hauts rangs, dont Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre. Pour l’anecdote, l’interprète (remarquable) qui nous est affectée fut celle de J.P. Raffarin, lors de sa mission de pompier volant.

    La campagne « pour la liberté du Tibet » et pour la promotion du dalaï lama (et non plus pour la liberté de la presse stricto sensu) fut allègrement menée par un Robert Ménard qui obtint un résultat inattendu : l’opinion publique étant chauffée à blanc pour la défense des moines, le président de la république française hésita à participer à la cérémonie d’ouverture des jeux, tergiversa, se décida au dernier moment, ne fit qu’un rapide aller-retour tandis que nos grands amis (et concurrents sur cet immense marché) états-uniens y étaient présents, avant, pendant et après, en la personne de George W. Bush. Présence prolongée qui ne suscita aucune vague de réprobation chez RSF et dans les médias qui popularisaient ses indignations à géométrie variable.

    Ce que le public (celui qui croyait défendre la liberté de la presse en achetant les agendas, calendriers, albums photos, sacs à dos, DVD, tee-shirts, etc. de l’épicerie ménardienne) ne sait pas, c’est que quelques mois auparavant, Robert Ménard avait été invité en Chine par le gouvernement chinois, qu’il y fut reçu quasiment comme un chef d’Etat et que des choses lui avaient été dites et montrées qui, sans être assez convaincantes sans doute pour faire adhérer cet ancien trotskiste au Parti communiste chinois, auraient pu sans doute édulcorer son manichéisme habituel dont on ne voit pas toujours bien en quoi il est utile à la liberté de la presse, ni à celle des journalistes qui sont morts en trop grand nombre ces dernières années sur des champs de bataille sans émouvoir aux larmes RSF, ni même utile à la démocratie (surtout s’il s’agit de promouvoir une théocratie), mais dont il est facile de constater qu’il nuit souvent aux intérêts de notre pays (qui le subventionne, hélas !).

    Bref, les autorités chinoises n’ayant pas été en mesure de promettre la dissolution du PCC et l’adoption d’une démocratie « à la française » avant l’ouverture des jeux, Ménard s’employa à prôner le boycott par le président français (pas par le président états-unien. Ceux qui ont lu mon livre : « La face cachée de reporters sans frontières » savent pourquoi).

    Ce préambule, pour dire que les Chinois, ayant lu mon livre, ont pensé que je pourrais faire partie d’une délégation de journalistes français invités en juillet 2010 à venir voir à Llassa, au Tibet. Je n’ignore pas la suspicion qui naîtra à mon égard pour avoir répondu favorablement. Mes amis et mon entourage m’ont prévenu contre les risques d’instrumentalisation : « Ils » vont te bourrer le mou, « ils » te montreront ce qu’ils veulent, « ils » t’empêcheront de parler avec les tibétains (en tibétain ?), etc.

    On se demande pourquoi ces mises en garde ne sont jamais faites aux journalistes qui se font inviter par charters entier par le roi du Maroc ou autres potentats qui leur donnent matière à ne pas les blâmer et leur laisse le loisir de braquer le canon de leur stylo vers d’autres pays sur qui ça tombe comme à Gravelotte avec une régularité de métronome.

    Bref, je me suis dit que le paradoxe serait qu’un ennemi juré de ce pays y ait paradé alors que moi, qui jamais ne fus « maoïste » à l’époque où c’était la mode et où j’avais l’âge idéal pour m’enflammer à la lecture du petit livre rouge, devrais m’en tenir éloigné, lesté que je serais d’une tardive naïveté propice à tous les endoctrinements. Par ailleurs, il se trouve que les Chinois connaissent le site Le Grand Soir, qu’ils ont pu y noter la rareté des informations sur leur pays et que mon implication dans ce site m’interdisait, sauf par douillette lâcheté, de fuir le sujet, de me taire et de laisser d’autres écrire seuls sur une nation qui regroupe presque le cinquième des habitants de la planète.

    Et c’est ainsi qu’en ce mois de juillet, j’ai atterri à l’aéroport de Beijing. Terminal flambant neuf : plafond en voûte, d’une hauteur de cathédrale et d’une beauté architecturale qui sidère. A peine sorti de la passerelle de son avion, le touriste est cueilli par cette démonstration de la puissance, du modernisme et du raffinement de la Chine. D’emblée, elle montre ses muscles huilés et souples et elle ne cessera de la faire avec son fameux sourire (forcément énigmatique).

    Formalités de douane rapides et minimales. Je constaterai plus tard que les contrôles tatillons s’exercent pour les vols intérieurs et qu’on n’entre pas au Tibet avec un dangereux briquet en poche.

    J’étais déjà venu en Chine en avril 2008 pour y rendre visite à un de mes fils qui y travaillait. Informé de ce voyage par mon éditeur, une journaliste du Figaro s’employa à me dénoncer à ses lecteurs en ces termes « Un écrivain toulousain, en villégiature en Chine, cela ne s’invente pas... » (comprendre : alors que le peuple tibétain vient de se faire massacrer par l’armée chinoise... ). Elle pourra ajouter aujourd’hui que j’ai récidivé, sur les lieux même du crime, et avec un de ses confrères. En tout cas, cette petite phrase a sans doute pesé dans ma décision d’aller y voir quand l’occasion m’en fut donnée.

    J’ai déjà raconté ici que, via Internet (mal bridé dans l’Empire du Milieu par des filtres... vendus par une entreprise française) j’avais visionné dans un hôtel chinois l’émission violemment anti-chinoise de France 2 « Compléments d’enquête » à laquelle je devais participer en avril 2008. La veille de mon départ, 3 journalistes étaient en effet descendus me voir chez moi à Toulouse. Je leur avais consacré presque 5 heures dont 2 pour le filmage. Il en était resté 15 secondes où je n’apparaissais pas et où l’on voyait en tout et pour tout la couverture de mon livre deux titres de chapitres et deux lignes sur la National Endowment for Democracy (NED). Par contre, Robert Ménard s’y exprimait à loisir (2). Dure, la censure made in France !

    N’avais-je pas là une troisième raison (rancunière ?) d’aller sur place et de voir, de mes yeux ?

    Pendant le séjour d’avril 2008, je m’étais rendu au Centre Culturel français, où j’appris qu’il y avait de petites manifestations anti-françaises dans le pays. Il nous était recommandé d’être discrets et prudents. On n’imagine pas, en France, l’importance du mot chinois « mianzi ». Perdre « mianzi », c’est perdre la face, subir un affront. C’est ainsi que les Chinois ont perçu les péripéties autour de la flamme olympique à Paris. Je note que les guides de voyage et un excellent polar (« Meurtres à Pékin » Peter May, éditions Actes Sud, Babel noir) insistent sur cet aspect de la susceptibilité des citoyens chinois. Il eut fallu que les manifestants anti-flamme le sachent. En l’ignorant, ils ont créé un problème avec la légèreté d’un troupeau d’éléphants incultes dans un magasin de porcelaine de l’époque Ming.

    Je suis arrivé il y peu à Llassa. Dans les jours qui viennent, je confronterai ce qu’on m’a dit en France du Tibet à ce que je verrai durant mon séjour.

    Parmi mes compagnons de voyage, un journaliste du Figaro, un ancien journaliste du Figaro aujourd’hui indépendant et sa femme, journaliste-écrivain et un journaliste du Monde.

    Je ne suis pas sûr que mes compagnons, (au demeurant de fort bonne compagnie), verront la même chose que moi. A quoi bon voyager, disait Sénèque, si tu t’emportes avec toi ? Certes, mais il est probable que chacun de nous a emporté un bout de ce qu’il est en France et une partie du média dans lequel il s’exprime.

    Je veux conclure pour aujourd’hui en ajoutant ceci : s’il est permis de relater un voyage à New York sans évoquer les centaines de milliers de civils tués en Irak depuis que les USA ont choisi de porter le fer et le feu dans ce pays, où de rappeler le génocide des indiens, je compte user du même droit pour le Tibet. J’en parlerai sans doute sans traiter de la Révolution culturelle et de la place Tian’an men. Tant pis pour ceux qui en déduiront que cette prétention exorbitante s’apparente à l’apologie de Mao. J’aimerais parler du sujet pour lequel je suis là, à 3600 mètres d’altitude, sur « le toit du monde ».

    Pour l’instant j’ai pu visiter avec mes confrères le palais de Potala, ex-lieu de résidence principal des dalaï-lama, le temple de Jokhang, (deux monuments protégés et visités par une foule serrée de fidèles et de moines avec une ferveur religieuse qui s’apparente à du fanatisme et qui m’a rendu malade mieux que le mal des montagnes), des entreprises modernes et en plein essor, une université où des chercheurs ont réussi à créer des programmes informatiques en langue tibétaine dont l’écriture vient (et ressemble à) du sanscrit, un musée où la culture tibétaine est mise en avant, un hôpital où les médecins appliquent et enseignent la médecine traditionnelle tibétaine, fabriquent des médicaments selon des recettes ancestrales du Tibet. J’ai vu les enseignes des magasins, les noms des rues, les panneaux indicateurs, écrits en mandarin et en tibétain ainsi que des journaux.

    Je me dis qu’il y a chez nous des cultures régionales qui aimeraient être brimées de la sorte, en bénéficiant de surcroît d’un enseignement obligatoire de leur langue dans les écoles dès les premières classes et de programmes de radios et de télévisons.

    Je me dis aussi que les Français sont bizarres avec leur poutre dans l’œil et leur logique peu cartésienne qui les fait chérir la laïcité et rêver d’une province chinoise qui rétablirait la confusion entre l’Eglise et l’Etat, qui les fait approuver l’idée d’une partition dont ils ne voudraient certes pas chez nous (les Corses, les Basques et les Bretons me comprendront).

    Bref, de même que le bon sens interdit de militer pour l’importation en France du système politique chinois, le militantisme à Paris pour un « Tibet libre » dirigé par le dalaï-lama n’a d’excuse que le manque d’information. J’apporterai bientôt ici des éléments dont j’espère qu’ils seront recevables par ceux de nos lecteurs qui trouvent des vertus à la loi de 1905 et à quelques autres dispositions de notre Constitution.

    Depuis Llassa
    Maxime Vivas
    pour Le Grand Soir.

    à suivre...

    (1) La même semaine, Le Parisien du 13 avril 2008 nous avait appris que Ménard est « un brin faux-cul », qu’il s’avoue « colérique et caractériel ». Cet « obscur journaliste de Radio France Hérault » qui « a failli devenir prêtre », respecte « l’engagement » de son père dans l’OAS.

    Et la démocratie, alors ? Et le « Tu ne plastiqueras point » ? Passons...

    (2) D’après Jean-Guy Allard, journaliste canadien en poste à La Havane, RSF a reçu un chèque de 100 000 dollars de Taïwan : « Ménard a voyagé le 28 janvier 2007 au pays de Tchang Kaï-chek pour recevoir son prix des mains du président Chen Shui-bian qui agissait au nom de la Fondation taïwanaise pour la démocratie, un organisme para-gouvernemental… » En acceptant le chèque, affirme le journaliste, Ménard s’est engagé à créer un site web pour attaquer la République populaire de Chine. RSF est donc payée (je l’ai démontré et j’ai donné les chiffres au dollar près) par des officines US écran de la CIA dont l’une se nomme la Fondation nationale pour la démocratie ( NED : National endowment for democracy). S’y ajoute la Fondation taïwanaise pour la démocratie. Quelle originalité dans le choix des noms ! A mon accusation étayée d’être ion subventionné par des paravents de la CIA, Robert Ménard rétorque « Et pourquoi pas par le KGB ? » Parce que ce n’est pas établi, Bob.


    votre commentaire
  • Déclaration de paix...



    par Collectif des Associations Tziganes




    Le Président de la République a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Rroms. Les Tziganes entendent répondre par une déclaration de paix pour éviter une explosion sociale.

    L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Elysée sur les « problèmes » posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.

    Comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois de plus les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante empêtrée dans les scandales politico-financiers.

    Pour lire la suite cliquer...

    Si Nicolas Sarkozy devait réitérer sa déclaration de guerre, le Collectif des Associations Tziganes serait amené à diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale et à demander aux parlementaires de s’interroger sur la nécessité de réunir la Haute Cour.

    La prégnance du racisme anti-tzigane dans la société française est telle que la confirmation le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale en raison du contenu d’une émission C dans l’air intitulée : « Délinquance : la route des Roms » est passée totalement inaperçue.

    Alors que la France a fait l’objet de maintes condamnations par les instances européennes et risque de se retrouver au ban de l’Europe, aucun effort n’est fait par les pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes dirigés contre les Tziganes.

    Le 18 juillet 2010, la France a enfin reconnu officiellement le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le secrétaire d’Etat aux anciens combattants.

    Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy prend l’initiative d’une politique de nature raciale qui, si elle venait à être mise en œuvre, risquerait fort de constituer une nouvelle page noire de l’histoire de France tant il est vrai que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre Rroms et gens du voyage, sont soumis en France à un véritable régime d’apartheid en raison d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.

    Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le chef de l’Etat pour évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains parmi les ministres et les parlementaires de l’UMP.

    Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’Etat pour lutter contre le racisme anti-tzigane.

    Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41ème anniversaire de la bataille du Mont Gargan :

    « En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre ! ».

    Le Collectif des Associations Tziganes organise une conférence de presse le mercredi 28 juillet 2010 à 11h à la Chope des Puces 122 rue des Rosiers à Saint-Ouen.

    Contacts :

    -   Alain DAUMAS président de l’UFAT (Union Française des Associations Tziganes) 06 62 37 74 57

    -   Saimir MILE président de la Voix des Rroms 06 68 10 72 27

    -   Henri BRAUN avocat 06 63 71 38 10

    SOURCE La voix des Rroms


    votre commentaire
  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Durant la semaine du 15 au 21 juillet :

    • les FOI ont continué d’utiliser la violence contre les manifestations pacifiques en Cisjordanie :
      • 10 Palestiniens, dont 2 mineurs et 3 journalistes, ont été blessés en Cisjordanie ;
      • un journaliste et 4 internationaux, militants des droits de l’homme, ont été arrêtés ;
    • les FOI ont continué de tirer sur les agriculteurs et travailleurs palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ;
    • elles ont mené 23 incursions dans les communautaires en Cisjordanie, et 5 limitées dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 27 Palestiniens, dont 7 mineurs, 3 femmes, un journaliste et 4 internationaux en Cisjordanie ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les troupes d’occupation stationnées sur les check-points et passages frontaliers de Cisjordanie ont arrêté 3 Palestiniens ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • Israël a démoli 74 bâtiments civils palestiniens en Zone C (1) ;
      • un Palestinien a été blessé par des colons.

    1) - Entièrement sous contrôle israélien après les Accords d’Oslo.

    (JPG)

    Un membre de la famille al-Shawama près de sa maison qui a été démolie par les forces d’occupation israéliennes à Abu al-Arqan, près d’Hébron.


    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 15 au 21 juillet 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils Palestiniens et leurs bien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 15 juillet

    -   Ramallah : vers 2 h du matin, l’armée d’occupation entre dans Bir Zeit au nord de Ramallah. Elle patrouille dans les rues avant de se retirer un peu plus tard. Aucune arrestation n’est signalée.

    -   Naplouse : incursion vers 2 h, dans Beit Furik, au nord-est de Naplouse, où l’armée mène son opération, fait irruption dans certaines maisons et les perquisitionne ; l’occupant arrête 8 civils palestiniens, dont 2 femmes :

    1. Laith Mofeed Abu Ghulma, 20 ans ;
    2. Lanan Yousef Abu Ghulma, 30 ans ;
    3. Taghreed Yousef Abu Ghulma, 27 ans ;
    4. Ayman Mohammed Abu Ghulma, 20 ans ;
    5. Sajed ’Abdul Latif Mlaitat, 40 ans ;
    6. Mos’ab ’Abdul Latif Mlaitat, 24 ans ;
    7. Hani ’Aaref Hanani, 22 ans ; et
    8. Mohammed Tayseer Hanani, 22 ans.

    L’armée confisque également 4 ordinateurs et un certain nombre de téléphones portables.

    Vers 2 h 30, dans le village de Tammoun, au sud-est de Naplouse, même opération, l’armée arrête Ahmed Sa’id Bisharat, 28 ans.

    -  Khan Younis, bande de Gaza : 9 h, les bulldozers des FOI pénètrent à 400 mètres dans la localité de Al Qarara à l’est de Khan Younis pour niveler les terres agricoles précédemment défoncées.

    Vendredi 16 juillet

    -   Ramallah : vers 2 h 30, les FOI entrent dans Qarawat Bani Zaid, village au nord-ouest de Ramallah. Elles patrouillent dans les rues du village pendant quelques temps et se retirent. Pas d’arrestations.

    -   Tulkarem : incursion vers 3 h 10 dans la ville de Tulkarem, par l’entrée sud. Les troupes vont jusqu’à la place al-Salam puis remontent vers le nord, où elles patrouillent à proximité du siège des Services de renseignements militaires palestiniens. Et vers 3 h 35, elles reviennent dans la ville par l’entrée nord et se dirigent vers le centre ville, patrouillent dans toute la zone. Vers 4 h, elles prennent position à la porte ouest du bâtiment de la Sécurité palestinienne. Des soldats descendent des jeeps et prennent des photos du bâtiment. Et un quart d’heure plus tard, elles re-rentrent dans la ville par l’entrée ouest, se dirigent à nouveau vers le bâtiment de la Sécurité et photographie sa porte est.

    Plus tard, les FOI pénètrent dans le camp de réfugiés de Tulkarem et photographie la mosquée al-Salam. Et vers 5 h 20, elles vont dans Thinnaba, en banlieue est. Les soldats prennent position sur le toit de la maison de Eyad Abu Jamou Saif et se redéploye à l’extérieur de la ville vers 5 h 50.

    Samedi 17 juillet

    -  Jabaliya : 21 h 30, depuis la frontière à l’est de la localité de Jabaliya, les FOI tirent des obus sur le secteur de Abu Safiya. Pas de victimes.

    Dimanche 18 juillet

    -   Salfit : vers minuit et demi, des dizaines de colons escortés par les FOI entrent dans le village de Kufol Hares, au nord de Salfit. Les colons y pratiquent des rites religieux pendant plusieurs heures.

    -   Jénine : incursion vers 2 h 15 dans le village de Qabatya, au sud-est de Jénine, l’armée fouille un certain nombre de maisons et arrête Suleiman Mohammed al-Shalabi, 22 ans.

    -   Tulkarem : incursion dans Shwaika, en banlieue nord ; même opération mais sans arrestation.

    -  Khan Yunis : 13 h, les FOI pénètrent à 500 mètres dans Al Qarara pour niveler les terres jouxtant la frontière en assurant la protection de leurs bulldozers par des tirs tous azimut. Pas de victimes.

    Lundi 19 juillet

    -   Hébron : vers minuit, l’armée entre dans Beit Ummar, au nord d’Hébron, où elle fouille des maisons et arrête Sofian Zaki Bahar, 34 ans. Il faut préciser que Mr Bahar venait de sortir des geôles israéliennes quarante jours plus tôt.

    Vers 1 h du matin, elle entre dans Sa’ir, au nord-est, puis dans la maison de la famille de Mohammed Mousa Jabarin, 20 ans, et arrête celui-ci.

    -   Tulkarem : incursion vers 1 h 10, l’armée entre dans la ville, envahit une maison de deux étages appartenant à la famille al-Sayed, après avoir fait sauter plusieurs portes. Elle arrête Amjad Sabe’ al-Sayed, 26 ans. Dans le même temps, les troupes investissent la maison d’‘Abdul Karim Saleh al-SAyed et arrêtent sa fille, Fathiya, 57 ans, de nationalité jordanienne qui était en visite dans sa famille. Selon sa sœur, l’armée lui a dit qu’elle serait gardée en détention pendant deux jours pour interrogatoire.

    -  Beit Lahia, bande de Gaza : 12 h 15, les FOI pénètrent à 400 mètres dans Bourat Abu Samra au nord de Beit Lahiya pour niveler les terres jouxtant la frontière. Elles se protègent par des tirs non ciblés. Vers 13 h, elles rentrent chez elles. Pas de victimes.

    -  Rafah : 18 h 30, les FOI pénètrent à 400 mètres dans la localité de Al Shouka au sud-est de Rafah pour niveler les terres jouxtant la frontière et poursuivent vers le nord le nivelage des terres frontalières.

    Mardi 20 juillet

    -   Tulkarem : vers minuit et demi, les FOI investissent le village d’‘Anabta, à l’est de Tulkarem. Les soldats patrouillent dans les rues puis se retirent au bout d’un moment. Ensuite, ils se dirigent vers le village de Bal’a pour la même opération. Pas d’arrestations.

    Vers 9 h 45, elles interviennent dans Baqa al-Sharqiya, au nord de Tulkarem. Patrouilles dans les rues du village puis dans Zeita, village dans le sud. Dans les rues, les soldats arrêtent et interrogent un certain nombre de Palestiniens.

    -   Ramallah : incursion vers 3 h du matin dans Bil’in, à l’ouest de Ramallah, l’armée perquisitionne la maison de la famille de ‘Ali Ahmed Bernat, 16 ans, et l’arrête.

    -   Qalqilya : vers 15 h 20, l’armée entre dans Jayyous, au nord-est de Qalqilya. Les soldats s’arrêtent près de la mairie, où ils demandent à des employés municipaux de prévenir les habitants du village de ne pas lancer des pierres sur le mur d’annexion.

    Mercredi 21 juillet

    -   Tulkarem : incursion vers minuit et demi dans la ville et le camp de réfugiés de Tulkarem. L’armée patrouille dans les rues et prend des photos des maisons situées près du bâtiment de la Sécurité palestinienne. Elle se retire vers 4 h 30, pas d’arrestations.

    -   Qalqilya : vers 1 h du matin, incursion dans la ville, patrouille dans les rues, puis retrait, sans arrestations.

    Vers 9 h 40, l’armée revient dans Qalqilya, prend d’assaut un atelier appartenant à ‘Abdul Rahman Mansour, qui n’est pas présent à l’atelier ; elle arrête son fils, Shams al-Din, 24 ans. Les soldats informent les commerçants voisins que Mr Mansour doit se rendre lui-même aux autorités israéliennes.

    -   Salfit : vers 5 h 30, incursion dans Khirbat Qais, village au sud de Salfit. Même opération.

    -  Beit Hanoun, bande de Gaza : 12 h 15, les FOI pénètrent à 200 mètres sur le secteur de Al Amal au nord-est de Beit Hanoun. Les bulldozers protégés par un feu nourri de tirs aveugles nivèlent les terres agricoles précédemment défoncées. Une demi-heure plus tard elles tirent deux obus à fléchettes sur un groupe de résistants. Mohammed Hatem al-Kafarna, 23 ans, est tué sur le coup. Qassem Mohammed Kamal al-Shanbari, 20 ans, sérieusement blessé, décède quelques heures plus tard.

    3 autres obus à fléchettes sont tirés sur divers quartiers de Beit Hanoun faisant 8 blessés dont 5 jeunes et une femme :

    1 - Haitham Tha’er Qassem, 4 ans, blessée à la tête,
    2 - Samah ’Eid al-Masri, 9 ans, dans un état inquiétant pour avoir été touchée à la poitrine et à la tête,
    3 - Ibrahim Wissam al-Masri, 6 ans, touché dans le dos,
    4 - ’Imad Taha al-Kafarna, 35 ans, touché dans le dos et à la main droite,
    5 - Mohammed ’Azzam al-Masri, 9 ans, d’une fracture suite à sa chute alors qu’il essayait de s’enfuir,
    6 - Shadia al-Kafarna, 35 ans, touchée à la tête,
    7 - Mohammed al-Za’anin, 30 ans touché au genou gauche, et
    8 - Baraa’ Rajab, 8 ans, touché à la tête.

    5 maisons ont été endommagées.

    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre les activités de colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant cette semaine, les FOI ont fait, comme les semaines précédentes, un usage démesuré de la force contre les manifestants qui ont fait le choix de la non-violence, des Palestiniens, des internationaux et des Israéliens défenseurs des droits de l’homme pour protester contre le mur d’annexion et la colonisation de la Cisjordanie. 10 Palestiniens, dont 2 mineurs et 3 journalistes, ont été blessés ; de nombreux manifestants ont souffert de l’inhalation des lacrymogènes lancés par l’armée d’occupation sur la foule de manifestants ; d’autres souffrent de contusions suite à aux coups reçus des soldats.

    - Bi’lin, à l’ouest de Ramallah : vendredi 16 juillet, la manifestation non violente, de Palestiniens, internationaux et Israéliens, se dirige vers le mur qui traverse les terres du village. Comme chaque semaine, les troupes stationnées dans le secteur agressent les manifestants, tirant à balles caoutchouc, lançant lacrymogènes et bombes sonores. Deux manifestants dont un mineur sont blessés :

    1. Majd Eyad Bernat, 12 ans, touché par un corps de grenade lacrymogène au pied gauche ; et
    2. Mohammed Ahmed Hamad, 18 ans, idem à la jambe droite.

    En outre, les Forces d’occupation ont arrêté 2 militants internationaux, non identifiés. Des dizaines de manifestants ont respiré les lacrymogènes.

    - Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : manifestation non violente hebdomadaire, le vendredi 16 juillet, après la prière, pour protester contre le mur qui vole les terres du village. Même agression des troupes israéliennes contre les manifestants. 3 d’entre eux, dont un mineur, sont blessés :

    1. Sabti Mahmoud al-Khawaja, 21 ans, touché par une balle d’acier enrobée de caoutchouc à la jambe gauche ;
    2. Khamis ’Abdullah, 28 ans, touché par une balle à l’épaule droite ; et
    3. ’Abdullah Nayef Mousa, 14 ans, touché par une balle dans le dos.

    - Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : même jour, même manifestation hebdomadaire non violente des Palestiniens, internationaux et Israéliens, pour protester contre le vol de terres palestiniennes par les colons de la colonie Halmish. Ces terres se trouvent dans le secteur de Wad al-Raya, entre les villages de Nabi Saleh et Deir Nizam. L’armée d’occupation réagit toujours avec la même violence, face à ces civils sans armes. De nombreux manifestants respirent les gaz, et d’autres prennent des coups de la part des soldats. les FOI vont aussi arrêter un international.

    - Beit Ummar, au nord d’Hébron : samedi après-midi, le 17 juillet, des Palestiniens, internationaux, et Israéliens manifestent dans le centre du village de Beit Ummar puis se dirigent vers la zone de Zaher al-Brashish, où les FOI projettent de saisir des terres palestiniennes pour les rattacher au nord de la colonie israélienne de Karmi Tsur. L’armée attaque les manifestants, tire et lance ses grenades. 5 Palestiniens dont 3 journalistes sont blessés :

    1. ’Abdul Rahim ’Omar al-Qoussini, 42 ans, cameraman de Reuters, souffre de brûlures à l’épaule gauche et a un trou dans le tympan gauche après avoir reçu un éclat de bombe sonore ;
    2. Hazem Bader, 46 ans, cameraman de France Press, souffre de contusions à la poitrine et dans les members ;
    3. ’Abdul Hafiz Diab al-Hashlamoun, 43 ans, souffre de contusions et a reçu un éclat dans le dos ;
    4. Khalil Ahmed Abu Hashem, 43 ans, secrétaire du Comité contre la colonisation à Beit Ummar, souffre de contusions et a également reçu un éclat dans le dos ; et
    5. Mohammed ’Ayad ’Awadh, 45 ans, militant de Projet de solidarité palestinien et photograhe du groupe israélien B’Tselem, souffre de contusions au visage.

    Les FOI ont également gardé en détention Eyad Hamd, caméraman d’Associated Press, et brisé sa caméra.

    De plus de nombreux manifestants souffrent d’avoir respiré les gaz.

    D’après un journaliste, Hazem Bader, l’officier qui commande le détachement militaire israélien du secteur a agi avec violence contre les équipes des médias. Il a déclaré que la zone était zone militaire fermée et, peu après, il a donné instruction à ses soldats d’attaquer les journalises avec les lacrymogènes. Il a frappé lui-même Bader d’un coup de canne dans le nez, d’un coup de pied à la jambe gauche et lui a pété une grenade sonore près des jambes. L’officier n’a pas autorisé l’évacuation de Mr Bader pendant près de trente minutes.

    Selon le journaliste Eyad Nember Hamad, 51 ans, les troupes israéliennes l’ont gardé en détention pendant une heure et demie, après qu’il ait demandé aux soldats d’arrêter les violences contre Bader. La caméra de celui-ci a aussi été réduite en pièces.

    - Rue al-Shuhada, Hébron : samedi 17 juillet, la Commission des jeunes contre la colonisation à Hébron, organise une manifestation non violente pour protester contre la fermeture permanente de la rue al-Shuhada, dans le centre de la ville. De nombreux internationaux participent à la manifestation qui s’arrêt près de l’entrée de la colonie Beit Rumano, avant-poste au nord de la vieille ville. L’armée agresse alors les manifestants et arrête un international. Elle le libère vers 18 h et l’oblige à quitter Hébron. Il faut noter que les FOI ont fermé la rue aux véhicules palestiniens en 1994, et qu’ils l’ont fermée pour les piétons, en 2000.


    3 - Maintien du siège sur les TPO

    Israël a maintenu son siège total sur les TPO, et ses restrictions aux déplacements des civils palestiniens, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Palestiniens sortant  : Palestiniens entrant
    14 juillet  : 286  : 595
    15 juillet  : 362  : 684
    16 juillet  : 174  : 461
    17 juillet  : 316  : 480
    18 juillet  : 369  : 586
    19 juillet  : 344  : 527
    20 juillet  : 355  : 668

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    14 juillet  : denrées alimentaires 707 tonnes  :


     : matériel agricole 256 tonnes  :


     : denrées diverses 1 268 tonnes  :


     : gaz domestique 195,94 tonnes  :


     : fioul industriel 176 403 litres  :


     : aide humanitaire 512 tonnes  :


     : diesel 214 196 litres  :


     : essences 39 993 litres  :


     :

     :

    15 juillet  : denrées alimentaires 828 tonnes  :


     : matériel agricole 224 tonnes  :


     : denrées diverses 1 157 tonnes  :


     : gaz domestique 198,20 tonnes  :


     : fioul industriel 137 200 litres  :


     : aide humanitaire 418 tonnes  :


     :

     :

    18 juillet  : denrées alimentaires 800 tonnes  :


     : matériel agricole 216 tonnes  :


     : denrées diverses 683 tonnes  :


     : gaz domestique 187,30 tonnes  :


     : fioul industriel 176 407 litres  :


     : aide humanitaire 1 322 tonnes  :


     :

     :

    19 juillet  : denrées alimentaires 802 tonnes  :


     : matériel agricole 188 tonnes  :


     : denrées diverses 1 381 tonnes  :


     : gaz domestique
     :


     : fioul industriel 133 205 litres  :


     : aide humanitaire 998 tonnes  :


     :

     :

    20 juillet  : denrées alimentaires 964 tonnes  :


     : matériel agricole 211 tonnes  :


     : denrées diverses 1 202 tonnes  :


     : gaz domestique 200,82 tonnes  :


     : fioul industriel 176 410 litres  :


     : aide humanitaire 512 tonnes  :


     :

     :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 14 juillet pour l’entrée de 2 301 tonnes de céréales et 2 262 tonnes pour le bétail, et le lundi 19, pour 1 989 tonnes de céréales et 2 490 tonnes pour le bétail.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
     :
    Diplomates  :
     :
    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazaouis  :
     :
    Commerç.
    14 juillet  : 13  : 8  : 20  : 0  : 5  : 30  : 4  : 10
    15 juillet  : 36  : 34  : 13  : 7  : 9  : 46  : 29  : 8
    16 juillet  : 3  : 3  : 3  : 0  : 5  : 10  : 0  : 0
    17 juillet  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    18 juillet  : 49  : 51  : 32  : 0  : 4  : 13  : 0  : 7
    19 juillet  : 31  : 35  : 4  : 0  : 6  : 15  : 5  : 7
    20 juillet  : 41  : 37  : 13  : 11  : 6  : 27  : 7  : 3


    Cisjordanie

    - Jérusalem : la cité est toujours difficile d’accès aux Palestiniens, bloqués aux check-points installés dans et autour de Jérusalem. Des milliers de Palestiniens, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, ne peuvent toujours se rendre dans cette ville palestinienne. Les restrictions sont plus serrées encore les vendredis jours de prière, question de brimer davantage les Palestiniens.

    - Ramallah : sur les check-points de Jaba’ et Qalandya, au sud-est de Ramallah, les soldats imposent des mesures plus draconiennes avant de laisser passer les Palestiniens, qui sont dans leur pays... Dans ce secteur, de nombreux check-points volants sont posés sur différentes routes, pour bloquer les véhicules palestiniens les fouiller ainsi que les gens. Le 15 juillet, jeudi, vers 8 h, il y aura ainsi un nouveau barrage à l’entrée de Beit Liqya, à l’ouest de Ramallah, et vers 10 h 30, idem à l’entrée de Sinjel, au nord. Le 16, vendredi, idem près du village d’Attara, au nord. Ces barrages furent retirés plus tard, aucune arrestation n’a été signalée.

    - Tulkarem : le dimanche 18 juillet, vers 20 h, l’armée pose un barrage au carrefour de Beit Leed, sur la route de Tulkarem à Naplouse.

    - Qalqilya : vendredi matin, le 16 juillet, nouveau check-point à l’entrée d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya ; idem vers 19 h 30 à l’entrée du village de Hijja, plus à l’est et encore un autre à l’entrée d’Ematin. Vers 17 h, le samedi 17, barrage au carrefour de Jeet sur la route Qalqilya/Naplouse, et dans la soirée, l’armée pose un autre barrage sur cette même route, à l’entrée d’Izbat al-Tabib.

    - Salfit : vers 8 h 30, le lundi 19 juillet, check-point volant à l’entrée est de Salfit.

    - Hébron : mardi 20 juillet, trois barrages volants sont posés par l’occupant : au carrefour de Bani Na’im, à l’entrée nord d’al-Sammou’, et au carrefour de Tarqoumia, respectivement au sud-est, au sud et à l’ouest d’Hébron. A ces barrages, l’armée a convoqué un certain nombre de Palestiniens pour interrogatoire. Le mercredi 21, les FOI ferment carrément l’entrée principale de Bani Na’im, de 8 h à midi. Dans l’après-midi, des barrages volants seront posés à l’intérieur d’Hébron.

    - Bethléhem : dimanche matin et midi, 18 juillet, et mercredi matin, 21 juillet, les troupes israéliennes postées au passage 300, ont empêché les Palestiniens qui avaient des autorisations d’entrer dans Jérusalem de s’y rendre par le passage. Le mardi 20, dans la soirée, nouveau barrage à l’entrée est de Beit SAhour, à l’est de Bethléhem.

    - Jéricho : vers 14 h 30, le jeudi 15 juillet, l’armée pose un barrage à l’entrée du village d’‘Ein al-Dyouk, au nord de Jéricho.

    Arrestations sur les check-points militaires

    -   Lundi 19 juillet, l’armée sur le check-point d’Huwara, au sud de Naplouse, direction Ramallah et Jérusalem, arrête Qaussai Mohammed Zaidan et Wassef Majd Qishta, tous deux du village de Qabalan au sud de la cité.

    -   Mercredi 21 vers 13 h 15, l’armée d’occupation sur la route de Naplouse à Qalqilya, près du village de Jainsafout, à l’est de Qalqilya, arrête Tha’er Jamal Bilya, 34 ans, du village d’’al-Fundoq, à l’est de Qalqilya.

    4 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit en Cisjordanie en violation du droit international, ainsi que les agressions des colons.

    -   Le jeudi 15 juillet, vers 9 h 50, les FOI investissent le village d’Abu al-‘Arqan, au sud-ouest d’Hébron. Elles prennent d’assaut deux maisons, appartenant à Mustafa Ibrahim Shawamra et Fat’hi Mahmoud Shawamra. Elles donnent trente minutes aux familles pour sortir tous ce qui leur appartient et elles démolissent les deux maisons. La première maison, où vivaient 6 personnes, faisait 130 m² et l’autre, où vivaient 7 personnes, 170 m². Les soldats ont informé également Rawhi Khalil Shawamra que sa maison de 80 m² serait démolie.

    Ces maisons sont situées en Zone B (zone sous contrôle civil palestinien et pour la « sécurité », sous contrôle israélien, d’après les Accords d’Oslo). Elles sont situées à 160 m de la Zone C (sous contrôle total israélien - Oslo). Selon ‘Abdul Hadj Hantash, militant pour la défense de la terre à Hébron, de telles mesures cherchent à réduire la croissance naturelle palestinienne en Zone C.

    -   Jeudi 15 juillet, les FOI entrent dans la zone de Lasiefer, dans le sud de Yatta, au sud d’Hébron. Elles pénètrent dans le mobil home de Mohammed Khalil Abu Qbaita, où vivent 12 personnes, et lui confisque l’habitation. Elles ordonnent également à Ibrahim Khalil Abu Qbaita, de retirer son mobil home du secteur.

    -   Samedi matin, 17 juillet, un Palestinien est blessé, agressé par des colons israéliens à Hébron.

    Selon l’enquête du PCHR, il était environ 10 h 30, Mohammed ‘Abdul Ra’ouf al-Muhtasseb, 19 ans, rentrait chez lui, près de la mosquée Ibrahimi à Hébron, quand il fut intercepté par au moins 10 colons. L’un des colons lui frappe l’épaule gauche et lui donne un coup de point dans l’œil gauche. Quand Mr al-Muhtasseb tente de se protéger le visage, un autre colon intervient et lui maintient les mains derrière le dos, pendant que l’autre continue à le tabasser. Quand Mr al-Muhtasseb va tenter de s’échapper, un troisième colon menace de lui tirer dessus s’il s’échappe ou s’il crie pour appeler ses amis. Les troupes israéliennes sont dans le secteur, mais elles n’interviennent pas pour le défendre. Ils vont intervenir, mais pour protéger les colons. Mr al-Muhtasseb est blessé à l’œil gauche et souffre de nombreuses contusions au visage, au ventre et à la jambe gauche.

    -   Lundi 19 juillet, vers 7 h, l’armée d’occupation pénètre dans la zone d’al-Farsiya, au sud-est de Tubas. Elle démolit 60 cabanes et tentes, et un bâtiment en tôle de 200 m².

    Ces installations appartiennent à :

    -   Hassan Yousef Abu al-‘Aaida,
    -   Mohamed Ahmed Makhamra,
    -   Hamad Ahmed Makhamra,
    -   Fa’eq Mustafa Yousef,
    -   ‘Adnan Sa’ed ‘Aamer,
    -   Saleh Sa’ed ‘Awadh,
    -   Ziad Mohammed,
    -   Yassin Jameel Dababat,
    -   ‘Aadel Abu ‘Olayan et
    -   Mohammed Mustafa ‘Awadh.

    L’armée a également endommagé une quantité de fourrage.

    -   Ce même jour, vers 9 h, l’armée entre dans la zone d’al-Baq’a, près de la route de contournement n° 60, au nord-est d’Hébron. Elle détruit un plan d’eau à usage agricole qui appartient à Ziad Hammouda Jaber, et elle démoli par la suite quelques fermes et installations d’irrigation appartenant à la famille Jaber.

    Les troupes israéliennes s’en sont prises aux Palestiniens qui observaient la scène pour protéger leur bien. 3 civils, dont une femme et un mineur, ont été blessés :

    1. Rudaina Bader Jaber, 50 ans, souffre de contusions et d’avoir respiré les lacrymogènes ; 2. Talal Bassam Jaber, 5 ans, souffre de l’inhalation des gaz ; et 3. ’Abdul Jawad Joudi Jaber, 22 ans, souffre de coupures et de contusions dans les jambes.

    La zone d’al-Baq’a est située près des colonies Kiryat Arba et Kharsina. Elle a été soumise à des attaques répétées de la part des Israéliens au cours des années passées, qui ont obligé des dizaines de familles palestiniennes qui vivaient là à quitter le secteur.

    -   Mercredi 21 juillet, vers 9 h, les FOI entrent dans le village d’al-Lubban al-Gharbi, au nord-ouest de Ramallah. Elles démolissent 2 maisons en construction et 5 bâtiments civils, prétendant qu’ils ont été construits sans le permis israélien :

    1 - une maison de deux étages, 170 m², appartenant à Ahmed Ya’qoub Salem ; 2 - une maison de 150 m², ‘Atallah Hussein Abu Salem ; 3 - une basse-cour de 20 m², Mohammed ‘Abed Abu Salem ; 4 - une basse-cour de 150 m², Saleem ‘Aassi ; 5 - une boutique de 30 m², Eyad Mohammed Hussein ; 6 - un boutique de 25 m², Ayman ‘Abdul Mo’ti Radi ; et 7 - un atelier de 100 m², Sadiq Wadi.

    Les troupes israéliennes ont également agressé les civils palestiniens qui attendaient pour protéger leurs biens. 4 civils dont un mineur souffrent de contusions :

    1 - Isma’il Ya’qoub, 40 ans ;
    2 - Marwan Zaidan Radwan, 17 ans ;
    3 - Mahmoud Hussein Isma’il, 18 ans ; et
    4 - Hamza Rateb Zaytoun, 30 ans.

    De plus, l’occupant a arrêté Ayman ‘Abdul Mo’ti Radi, 35 ans.

    Ce même mercredi, vers 9 h 30, incursion dans la zone de Sanout, près du village de Bani Na’im, à l’est d’Hébron. L’armée démolit une maison de 250 m² en cours de construction et une basse-cour appartenant à Nizam ‘Arafat al-Rajabi, car elles n’auraient pas eu l’autorisation israélienne.

    Il faut toutefois noter que le gouvernement israélien a donné pour instruction à l’armée israélienne et à l’Administration civile d’intensifier les démolitions de maisons et bâtiments appartenant à des Palestiniens, en Zone C, au prétexte qu’elles sont montées sans le permis de construire israélien et qu’ « elles représentent une menace à la sécurité d’Israël ». Selon le quotidien israélien Ha’aretz, de telles mesures concernent 6 zones de Cisjordanie.

    Document public

    (JPG) Pour plus d’informations, merci d’aller sur notre site : PCHR, ou de contacter notre bureau à Gaza ville, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 282 4776 - 282 5893).

     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 15 au 21 juillet 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP

     

     


    votre commentaire
  • Sarko, petite sœur des riches

    Posté par b.mode le 24 juillet 2010

    fouquets.jpgCette formule lapidaire est de Dupont-Aignan. Avouons qu'elle ne manque pas de sel. Même venant d'un souverainiste réac. Après tout, chacun a le droit un jour à son quart d'heure de lucidité. Là, NDA résume en quatre mots la triste finalité du sarkozysme.

    Avec l'affaire Woerth, jamais la collusion entre puissances de l'argent et pouvoir politique n'est apparu(comme dirait Benoist) aussi évidente. Et jamais la justice n'a semblé à ce point à leur botte. La simili-enquête que mène le procureur Courroye, permet de mieux saisir la volonté présidentielle d'en finir avec les juges d'instruction. Sans ces petits fouille-merde, on peut classer les affaires qui fâchent (en haut lieu), évacuer les sujets sensibles et relaxer les copains et les coquins.

    On a beau se pincer devant cette mascarade judiciaire digne des républiques bananières, force est de constater qu'on ne fait pas un mauvais rêve. Mis en cause dans l'affaire des écoutes du majordome de la Bettencourt et ami proche du lider minimo, l'ambitieux Courroye continue de confisquer l'enquête malgré ces deux édifiants états de fait qui piétinent jour après jour le vieil adage : « Nul ne peut être juge et partie ». Faut-il qu'il y ait le feu au lac pour qu'on laisse se ridiculiser aux yeux de la presse internationale, notre justice hexagonale. Seul le Figaro, désormais Pravda sarkophile, entérine encore cette ubuesque parodie sans même rougir un peu. Jusqu'à quand ?

    Le baveux de Dassault et Mougeotte n'est pas le seul à avoir perdu toute crédibilité dans la folle bataille pour sauver le soldat Woerth. Les comiques troupiers de la Sarkozie (en grand danger) ont eux aussi gagner leur galon de Pinocchio en chef. Ils se sont jetés sur ordre dans l'opprobre, ânonnant ça et là tout et n'importe quoi. De Lefebvre à Bertrand, sans oublier les Paillé, Estrosi, Chatel, Morano et autres Hortefeux, les petits soldats sarkidolâtres ont tous récité la leçon apprise à l'Élysée. Eléments de langage, on appelle ça maintenant !

    De la logorrhée en meringué, on aura tout avalé via la garde rapprochée. Du pathétique « j'accuse » de l'ineffable pitbull à l'inconséquent « médias fascistes » de l'ex-assureur bedonnant. A leur décharge, les perroquets de l'agité du palais, n'ont guère le choix. Ils n'existent que par la volonté de leur Pygmalion de poche et ne prennent la lumière qu'à travers son regard. Ils disparaîtront tous dans les catacombes de l'anonymat une fois terminé ce sinistre cauchemar.

    Sarkozy, petite soeur des riches. Tout était décidément écrit dans la bande annonce. Dès la nuit de son élection, le neuillien avait convoqué au Fouquet's ceux par qui et pour qui il avait gagné. Un aréopage hétéroclite composé de grosses fortunes, de patrons de multinationales, d'empereurs des médias, de politicards asservis ou encore de stars du show-bizz, du cinoche et du sport-spectacle. La suite du feuilleton n'allait être qu'une variation sur le même thème. Du bronzage de couenne sur le yacht de Bolloré à la tentative (avortée) de nomination du fiston à la tête de l'EPAD en passant par le juteux procès Tapie. Vive la France à fric !

    Tout, dans les actes du roitelet, convergeait dans la même direction. Le culte du sonnant et du trébuchant. D'apparence chaotique, le sarkozyme obéissait pourtant à une logique implacable. Faire fructifier un peu plus l'argent des puissants quitte à liquider le patrimoine social, les services publics et tutti quanti. Avec comme ultime récompense, un hochet dérisoire, la perspective de conserver la sacro-sainte notation AA+ chez les financiers. Avec pour seul alibi populiste en vue d'une éventuelle réélection, celui de stigmatiser les minorités au nom d'une hypothétique sécurité…


    votre commentaire