• Afghanistan, Irak, demain l’Iran: la vérité fait peur

    Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ? Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogation, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction… Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques. Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde…

     Le jeune soldat a-t-il agi seul ? La guerre hors limite :

    Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning , de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo. Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… ,Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui ,de tester les défenses de ces entreprises.Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?

    Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites , Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003. Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.).

    Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les population civile, intié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.

    Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imcrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
    la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.

    Extrait :

    « A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordinnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »

    La guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.

    Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convainquante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».

    Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.

    La guerre totalement assymétrique devient de simple police

    J’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation.Cette armée doit affronter un adversaire si assymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahiers de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.

    Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.

    C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliquée ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro – proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.

    Quand ils ont su que le vehicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le fu à certains d’entre eux. Trois policiers ont éte blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.

    Cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Iraq sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.

    Quelle menace contre la sécurité nationale ?

    Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF

    « La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succèsdes hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI.

    Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.

    Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains. C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question » counterpunch 29 juillet, traduit par danielle bleitrach

    La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.

    Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide

    Alors que le challenge est de zéro morts chez les soladats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.

    Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009.
     
    Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.

    Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort.. selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.

    Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.

    Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

    En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’irak.

    Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne valent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.

    Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour…

    Danielle Bleitrach Ici


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  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

    PCHR du 22 au 28 juillet 2010


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Durant la semaine du 22 au 28 juillet :

    • les FOI ont abattu un travailleur palestinien dans le nord de la Cisjordanie ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie :
      • 4 internationaux et un reporter-photographe ont été blessés ;
      • 21 civils, dont 12 internationaux, dont Luisa Morgantini, ont été arrêtés ;
    • les FOI ont continué leurs tirs sur les agriculteurs et travailleurs palestiniens dans les zones frontalières de la bande de Gaza :
      • un Palestinien a été gravement blessé dans le nord de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont bombardé des tunnels et des propriétés civils dans la bande de Gaza :
      • elles ont détruit un magasin de canalisations plastique et métalliques dans le centre de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont mené 25 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 5 limitées dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 13 civils palestiniens ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
      • les troupes d’occupation stationnées sur les check-points et passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 9 Palestiniens, dont 6 mineurs et une femme ;
    • Israël a poursuivi ses mesures visant à imposer une majorité démographique juive à Jérusalem ;
      • la municipalité israélienne de Jérusalem a poursuivi sa chasse aux vendeurs de rue palestiniens et la confiscation de leurs marchandises ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités pour la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens :
      • les FOI ont ordonné l’arrêt des travaux de constructions pour 6 maisons à Ethna, village près d’Hébron ;
      • les colons israéliens ont continué leurs agressions contre les Palestiniens.

    (JPG)

    Un soldat israélien arrête un garçon palestinien pendant un affrontement avec des colons israéliens, hors photo, à la limite du village de Bourin, près de Naplouse


    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 22 au 28 juillet 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 22 juillet

    Incursion vers 1 h 30 du matin, dans al-Mazra’a al-Gharbiya, au nord-ouest de Ramallah. L’armée patrouille dans les rues quelques temps avant de se retirer. Pas d’arrestations.

    Près de Salfit, en début de matinée, les soldats israéliens abattent Bilal Ibrahim Abu Libda, 27 ans, de Qalqilya, près de la colonie de Burkan, à l’ouest de Salfit. Selon des sources militaires israéliennes, « une unité de l’armée observait deux Palestiniens, l’un des deux étant armé, alors qu’ils tentaient de traverser la clôture de la colonie. Quand les deux Palestiniens ont refusé d’obéir aux ordres de stopper, les soldats ont fait feu sur eux, tuant celui qui était désarmé, et blessant l’autre, qui a pu s’échapper. »

    Selon l’enquête conduite par le PCHR, il était environ 4 h du matin, Abu Libda, son cousin Mohammed ‘Izzidin Abu Libda, 27 ans, et Ameen Anwar ‘Enaya, 27 ans, essayaient de pénétrer dans la zone industrielle de la colonie de Burkan, à l’ouest de Salfit, sans avoir de permis de travail. Les troupes israéliennes de garde à la colonie les aperçurent et tirèrent sur eux. Bilal Abu Libda fut tué de deux balles, pendant que les deux autres parvenaient à s’échapper. La victime venait de se marier deux mois auparavant et a été tuée alors qu’elle recherchait un emploi. Les FOI refusèrent de rendre le corps à sa famille avant de l’avoir identifié, sachant qu’Abu Libad ne portait pas sur lui de carte d’identité. Elles transférèrent le corps à l’institut médicolégal et demandèrent au Département de liaison palestinien d’envoyer l’un des parents pour l’identifier.

    Les deux autres Palestiniens qui accompagnaient Abu LIbad avaient auparavant témoigné devant le Service de sécurité préventive palestinien. Ils avaient été convoqués par la police palestinienne et ont été gardés en détention pendant 24 heures pour interrogatoire. Quand ils furent relâchés, ils refusèrent de fournir au PCHR la moindre information. Les FOI ont remis le corps de la victime à la partie palestinienne à midi le vendredi 23 juillet. Selon des sources médicales palestiniennes, la victime a été touchée par une balle explosive à la tête et une balle dans la poitrine. Les médecins estiment la distance du tir à 30 mètres. Ils attribuent la mort à la balle explosive tirée dans la tête.

    Vers 20 h, les FOI entrent dans ‘Anata, au nord-est de Jérusalem, patrouillent dans les rues pendant quelques temps et se retirent. Pas d’arrestations.

    Samedi 24 juillet

    Incursions vers minuit dans Jayyous, au nord-est de Qalqilya. Vers 1 h, dans le camp de réfugiés d’al-Fawar, au sud d’Hébron, où l’armée entre dans la maison de la famille de Mamdouh Ibrahim Abu Rabee’, 20 ans, et l’arrête.

    Vers 15 h 10, dans les villages d’‘Allar et Baqa al-Sharqiya, au nord de Tulkarem, et dans la soirée, dans Salfit. Pas d’arrestations.

    Dimanche 25 juillet

    Région d’Hébron : vers minuit, l’armée entre dans Dura, au sud-ouest d’Hébron ; vers minuit et demi, dans Ethna au sud ; vers 1 h, dans Bani Na’im et dans Sa’ir, au nord-est ; vers 1 h 30, dans Nouba, même secteur ; vers 2h, dans Beit Oula au nord-ouest. Sans arrestations.

    Et dans la soirée, incursion dans Salfit à nouveau où l’armée fouille un certain nombre de maisons. Sans arrestations.

    Lundi 26 juillet

    Vers 1 h du matin, l’armée entre dans Shawawra à l’est de Bethléhem, fouille la maison d’Ahmed ‘Eissa Hamdan, 30 ans, qui est convoqué pour interrogatoire.

    A l’ouest de Salfit, incursion dans al-Zawia, pour la fouille de la maison de Sa’id Mohammed Fares, 48 ans, qui est arrêté.

    Près de Rafah : 3 h 40, l’aviation des FOI cible une bombe sur les tunnels le long de la frontière égyptienne à al-Salam banlieue sud de Rafah. 5 minutes plus tard, une autre bombe est lâchée au même endroit. Pas de victimes.

    A 4 h 20, nouvelle bombe sur les tunnels le long de la frontière égyptienne à Al Sho’ut au sud de Rafah. Pas de victimes. Un porte-parole des FOI déclare que l’aviation israélienne a ciblé ces tunnels en réponse à un tir de projectile effectué depuis Gaza sur une communauté israélienne au cours du week end.

    Nusseirat, 5 h, l’aviation lâche une bombe sur un magasin de tuyaux PVC et métalliques appartenant à ’Othman Ibrahim al-Hattab, au nord-est du camp de réfugiés de Nusseirat au centre de la bande de Gaza. Le magasin est entièrement détruit et l’électricité est coupée sur les banlieues de al-Zahraa’ et de al-Zaytoun au sud de Gaza ville. Pas de victimes.

    Tulkarem, vers 9 h 45, incursion dans ‘Anabta à l’est de la ville, puis dans Kufor al-Labad. L’armée y patrouille dans les rues, mais pas d’arrestations.

    Mardi 27 juillet

    Toujours Tulkarem, vers 1 h, l’armée fait irruption dans un immeuble de 4 étages, appartenant à la famille al-Tanib. Elle fouille le premier qui sert de bureau à l’entreprise de transport voyageurs al-Tanib. Arrivée au troisième, l’armée arrête Ussama Fakhri al-Tanib, 49 ans.

    L’armée pénètre ensuite vers 2 h 30 dans Shwaika, en banlieue nord, où elle entre dans l’immeuble de la famille Na’alwa et arrête Ra’ed et Fadi Raslan Na’alwa, respectivement 34 et 26 ans.

    Qalqilya, incursion dans la ville vers 2 h du matin pour perquisitionner la maison de Ma’rouf Mohammed Zahran, sous-secrétaire du ministère des Affaires civiles palestiniens, alors que lui-même et son épouse sont en vacances en Turquie. Après avoir fouillé et vandalisé tout le premier étage, l’armée garde la sœur de Zahran et sa fille, Hadeel, 19 ans, dans une pièce du premier étage. Elles doivent monter ensuite au second rejoindre le fils de Zahran, Adam, 18 ans. Là, les soldats vandalisent toutes les pièces. 2 soldates israéliennes procèdent aux fouilles de la sœur et de la fille de Zahran. Puis l’armée refouille toute la maison à nouveau et finalement, arrête Adam.

    Mercredi 28 juillet

    L’armée entre dans Tulkarem vers minuit quarante. Et vers 1 h, c’est dans Hébron, où l’armée arrête 7 Palestiniens :

    1. Eyad Jameel Houshiya, 40 ans,
    2. Khalil Jameel Houshiya, 25 ans,
    3. Mohammed ’Eissa al-Jundi, 20 ans,
    4. Wasfi Nasser Nassar, 20 ans,
    5. Ahmed Saleem Esrai’, 20 ans,
    6. Murad Ahmed al-Jbour, 27 ans, et
    7. Lu’ai Ahmed ’Awad, 21 ans.

    Vers 1 h 30, incursion dans Jalboun, et vers 2 h, dans Deir Abu Da’if, deux villages au nord-est de Jénine.

    Bande de Gaza, vers 6 h 30, les FOI stationnées au poste frontière de Beit Hanoun-Erez, font feu sur Akram Tayseer Sa’ada, 19 ans, originaire de Beit Hanoun. Il était sur un lopin de terre appartenant à son grand père à 150 mètres de la frontière. Une balle dans la poitrine. Son état est sérieux.


    2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Durant la semaine écoulée, les FOI ont continué d’utiliser une force démesurée contre les manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, des internationaux et Israéliens défenseurs des droits de l’homme, contre le mur d’annexion et la colonisation de la Cisjordanie.

    Cette semaine, 3 internationaux dont l’un étant d’Israël, et un journaliste palestinien ont été blessés. De nombreux manifestants ont souffert de l’inhalation des lacrymogènes lancés par les Israéliens sur eux. D’autres, des coups reçus des soldats. L’armée a également arrêté 12 Israéliens et internationaux, 4 reporters-photographes palestiniens et 5 civils palestiniens dont une femme.

    A Bil’in, à l’ouest de Ramallah, la manifestation hebdomadaire est organisée chaque vendredi après la prière. Cette semaine, le 23 juillet, participait à la manifestation madame Luisa Morgantini, ancienne vice-présidente au Parlement européen. Comme chaque semaine, quand la manifestation tente de se rendre sur le mur d’annexion, l’armée réagit et tire à balles caoutchouc, lance des grenades assourdissantes et des lacrymogènes sur les manifestants. Enat Gotman, 30 ans, militant israélien reçoit un corps de grenade lacrymogène dans la tête. De plus, les FOI arrêtent madame Morgantini et Copi Zants, 34 ans, militant israélien, qui seront relâchés un peu plus tard. De nombreux manifestants respirent les gaz et reçoivent des coups par les soldats de l’occupation.

    A Ni’lin, à l’ouest de Ramallah, même manifestation non violente hebdomadaire, chaque vendredi, contre la construction du mur. Des dizaines de manifestants sont indisposés par les lacrymogènes et d’autres sont couverts de contusions suite aux coups reçus. 2 reporters-photographes, Mousa al-Sha’er et Lu’ai Sababa, sont empêchés de photographier la manifestation.

    Ce même vendredi, près d’Hébron, alors que les colons israéliens viennent de monter une tente sur une colline, des groupes de Palestiniens et d’internationaux manifestent dans la zone pour protester contre cette action des colons. L’armée attaque les manifestants, en blessant deux, et arrête 4 d’entre eux, dont une femme, qui sont libérés plus tard :

    1. Um Jameel Shukri Sultan, 50 ans,
    2. Said Shukri Sultan, 25 ans,
    3. ’Abdul Ra’ouf Sultan, 32 ans, et
    4. Younis Sultan, 25 ans.

    Les soldats gardent en détention 2 reporters-photographes et les empêchent de faire leur travail : Yusri Mahmoud al-Jamal, 32 ans, de Reuters, et Hazem Jameel Bader, 42 ans, d’AFP.

    Le samedi après-midi, 24 juillet, dans le centre de Beit Ummar, au nord d’Hébron, les Palestiniens organisent leur manifestation hebdomadaire avant de se diriger vers le secteur de Zaher al-Brahish, où les forces d’occupation envisagent de confisquer des terres palestiniennes pour les rattacher par le nord à la colonie de Karmi Tsur. L’occupant attaque la manifestation et 4 civils (un vieil homme, 2 internationaux et un reporter-photographe) sont blessés :

    1. Khader Zaidan Sabarna, 65 ans, a respiré les gaz quand l’armée a lancé une grenade lacrymogène sur sa maison,
    2. Harry, 21, militant britannique, est blessé par un éclat d’une bombe assourdissante et un corps de grenade lacrymogène reçus dans la tête et dans le dos,
    3. Sherrill Larwald, 39 ans, militante française, est brûlée au pied gauche, et
    4. Najeh Diab al-Hashlamoun, 40 ans, cameraman de Reuters, perd connaissance quand il est atteint par un corps de grenade dans le dos.

    Hébron, rue al-Shuhada : vers 16 h 30, ce même samedi, la Commission des Jeunes contre les colonies à Hébron, tient sa manifestation pour protester contre la fermeture de la rue al-Shuhada dans le centre ville. Des internationaux participent à la manifestation qui s’arrête près de l’entrée de la colonie de Beit Rumano, dans le nord de la vieille ville. Les soldats israéliens attaquent les manifestants et arrêtent 10 internationaux, les relâchant un peu plus tard. Vers 18 h, l’armée d’occupation arrête ‘Eissa Isma’il ‘Amru, 30 ans, membre de la Commission des Jeunes contre les colonies, alors qu’il rentrait chez lui dans la vieille ville, après la manifestation.


    3 - Maintien du siège sur les TPO

    Israël maintient un siège serré sur les TPO et ses restrictions aux déplacements des Palestiniens, dans la bande de Gaza comme en Cisjordanie dont Jérusalem-Est sous occupation.


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  :
     :
    Palestiniens
    sortant
     :
     :
    Palestiniens
    entrant
    21 juillet  : 408  : 557
    22 juillet  : 430  : 720
    23 juillet  : 228  : 446
    24 juillet  : 597  : 472
    25 juillet  : 390  : 516
    26 juillet  : 532  : 526
    27 juillet  : 503  : 628

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Importations Qté  : Exportations Qté
    21 juillet  : denrées alimentaires 1 279 tonnes  :


     : matériel agricole 156 tonnes  :


     : denrées diverses 1 015 tonnes  :


     : gaz domestique 196,49 tonnes  :


     : fioul industriel 183 015 litres  :


     : aide humanitaire
     :


     :

     :

    22 juillet  : denrées alimentaires 1 294 tonnes  :


     : matériel agricole 202 tonnes  :


     : denrées diverses 1 295 tonnes  :


     : gaz domestique 197 tonnes  :


     : fioul industriel 158 015 litres  :


     : aide humanitaire 603 tonnes  :


     : diesel 195 000 litres  :


     :

     :

    25 juillet  : denrées alimentaires 1 062 tonnes  :


     : matériel agricole 142 tonnes  :


     : denrées diverses 1 236 tonnes  :


     : gaz domestique 189,49 tonnes  :


     : fioul industriel 138 019 litres  :


     : aide humanitaire 302 tonnes  :


     :

     :

    26 juillet  : denrées alimentaires 1 302 tonnes  :


     : matériel agricole 101 tonnes  :


     : denrées diverses 19 089 tonnes  :


     : gaz domestique 162,61 tonnes  :


     : fioul industriel 178 422 litres  :


     : aide humanitaire
     :


     :

     :

    27 juillet  : denrées alimentaires 892 tonnes  :


     : matériel agricole 165 tonnes  :


     : denrées diverses 1 011 tonnes  :


     : gaz domestique 158,33 tonnes  :


     : fioul industriel 178 372 litres  :


     : aide humanitaire
     :

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 21 juillet pour l’entrée de 1 482 tonnes de céréales et 2 301 tonnes d’aliments pour bétail et le 27 juillet pour 897 tonnes de céréales et 2 769 tonnes d’aliments pour bétail.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
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    Diplomates  :
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    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazaouis  :
     :
    Commerç.
    21 juillet  : 19  : 23  : 3  : 3  : 4  : 40  : 0  : 12
    22 juillet  : 26  : 24  : 13  : 9  : 2  : 76  : 5  : 17
    23 juillet  : 3  : 3  : 3  : 0  : 9  : 24  : 2  : 0
    24 juillet  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    25 juillet  : 26  : 30  : 15  : 0  : 3  : 8  : 2  : 3
    26 juillet  : 53  : 48  : 27  : 1  : 0  : 22  : 0  : 8
    27 juillet  : 34  : 33  : 29  : 5  : 3  : 34  : 1  : 17


    Cisjordanie

    L’ensemble de la Cisjordanie est sous le siège israélien. Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).

    Il y a environ 500 km de routes où les droits des Palestiniens sont restreints en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.

    Les forces d’occupation continuer de harceler, et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire, où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes. Dans la région de Naplouse, le dimanche 25 juillet, les troupes d’occupation postées sur le check-point d’Huwara, au sud de la ville, imposent des restrictions supplémentaires aux passages des Palestiniens. Vers 7 h le lundi 26, elles ferment carrément le check-point pendant que des groupes de colons israéliens de la colonie Yits’har se rassemblent sur le barrage et se mettent à lancer des pierres sur les véhicules palestiniens. Le check-point est rouvert à 10 h. Près de Ramallah, le jeudi 22 juillet, vers 21 h, les FOI ont réoccupent le check-point ‘Attara, à l’entrée nord de Bir Zeit.

    De nombreux check-points volants sont posés chaque semaine sur différentes routes de Cisjordanie.

    Vers 8 h, le vendredi 23, les FOI posent un barrage à l’entrée de Beit Liqya à l’ouest de Ramallah ; vers 18 h, à l’entrée d’al-Janya ; le samedi 24 vers 7 h, dans la zone d’‘ Ein Ayoub, près de Deir ‘Ammar. Ces barrages ont été démantelés par la suite.

    Sur la route de Tulkarem à Naplouse, le vendredi 23 juillet, aux environs de 9 h, l’armée pose un barrage volant au carrefour de Beit Leed et vers 16 h, à celui de Far’oun, au sud de Tulkarem ; le samedi 24, à nouveau sur le carrefour de Beit Leed et vers 14h 30, un autre sur la route d’al-Kafriyat.

    Sur la route de Naplouse à Qalqilya : vendredi soir, 23 juillet, les FOI posent un barrage sur cette route ; le samedi 24, vers 9 h 30, sur cette même route, près d’‘Izbat al-Tbib et vers 9 h 45, au carrefour Jeet. Le dimanche 25, vers 10 h 30, près du village de Nabi Elias et un autre sur la route qui relie les villages d’‘Izbat al-Tabib et ‘Asala ; vers 16 h 30, à l’entrée de Jeet, vers 18 h 45, à l’entrée d’‘ Azzoun et vers 21 h 20, à l’entrée d’‘Izbat al-Tabib.

    Arrestations sur les check-points

    Vendredi soir, 23 juillet, sur un check-point dans la région d’al-Fraidis, au sud-ouest de Bethléhem, l’armée d’occupation arrête Kazem ‘Abed al-Wahsh, 16 ans, de la ville de Halhoul, au nord d’Hébron.

    Le samedi midi, 24 juillet, l’armée israélienne postée sur le barrage frontalier d’al-Karama, arrête Mohammed Ahmed ‘Eissa, 50 ans, du camp de réfugiés de Tulkarem, alors qu’il revient en Cisjordanie.

    Dimanche 25 juillet, l’armée arrête 5 Palestiniens, tous mineurs, qui se trouvent dans le secteur de Najmat Salem, près de la route de contournement qui conduit à la colonie Allon Moreh, au nord-est de Naplouse :

    1. Jihad Hamdi Khatatba, 17 ans,
    2. Hamdi ’Ali Khatatba, 17 ans,
    3. ’Omar Mohammed ’Arrab, 15 ans,
    4. Mohammed Najeh Seinawi, 15 ans, et
    5. Yamin Husni Khatatba, 17 ans.

    Selon Hamdj ‘Abdul Jalil Khatatba, les FOI ont relâché les trois derniers vers 23 h, et les ont envoyés au SSPP (service de sécurité préventive palestinien), qui garde Yamin en détention.

    Lundi soir, le 26, les troupes israéliennes arrêtent Fat’hiya ‘Eissa al-Rasem, 28 ans. D’après l’enquête menée par le PCHR, vers 20 h, Al-Razem et trois de ses enfants, qui ont entre 4 et 10 ans, rentrent chez eux, venant du domicile du frère d’Al-Razem, près de la colonie de Kiryat Arba, au sud-est d’Hébron. 6 colons israéliens les arrêtent et la provoquent. Elle peste contre eux, en pleurant. Un véhicule de l’armée israélienne arrive sur les lieux et les colons se plaignent de la femme auprès d’eux. Aussitôt, les soldats l’arrêtent et ordonnent aux enfants de partir. Elle est interrogée et mise en détention jusqu’à 10 h, le lendemain matin.

    Mercredi 28, le matin, les troupes israéliennes sur le check-point de Tayaseer, à l’est de Tubas, arrêtent Zakaria Khaled Bani ‘Ouda, du village de Tammoun.


    4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem

    Dimanche 25 juillet vers 12 h, des agents de la municipalité israélienne de Jérusalem, accompagnés de personnels du Service des impôts fonciers, lancent une grande opération contre les boutiques palestiniennes de Shu’fat, au nord-est de Jérusalem. Ils perquisitionnent dans les magasins palestiniens et vérifient leurs licences et documents, provoquant une grande tension dans le secteur.

    Le mardi 27 juillet vers 8 h 30, même opération, mais cette fois contre les vendeurs de rues palestiniens, les agents se font accompagner alors par la police israélienne, ils se déploient dans les rues et s’en prennent aux vendeurs de rues et leur confisquent leurs marchandises. Il faut indiquer que la municipalité israélienne de Jérusalem relance régulièrement ce type de campagne contre les vendeurs de rues et les changeurs de devises pour exercer des pressions économiques sur les civils palestiniens dans la cité.

    Vers midi et demi, ce mardi, la police d’occupation impose une amende de 1 000 NIS (nouveau shekel israélien, un peu plus de 200 €) à un membre de la famille d’Abu Gharbiya, prétendant qu’il avait mis sa marchandise sur la rue sans avoir de licence.


    5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation de la Cisjordanie se poursuit en toute illégalité.

    Le lundi 26 juillet, vers 1 h, un groupe de colons escorté de soldats entre dans Naplouse par l’est. Les colons vont célébrer des rites juifs sur la tombe de Joseph, puis quittent le secteur vers 5 h.

    Le même jour, vers 6 h, des colons de la colonie Brakha au sud de Naplouse attaquent des maisons palestiniennes dans le nord-ouest de Bourin, au sud de Naplouse. Ils lancent des pierres sur les maisons et mettent le feu aux alentours des maisons. De nombreux oliviers sont brûlés et des fenêtres de maisons sont brisées. Des Palestiniens se confrontent aux colons en leur lançant des pierres à leur tour. Un Palestinien, Ibrahim ‘Aadel ‘Abed, est blessé à la tête lors de l’agression de sa maison à coups de pierres par les colons.

    Toujours ce lundi, et au même moment, des colons de Yits’har, au sud de Naplouse également, attaquent à jets de pierres des maisons du village palestinien d’Hawara.

    Et vers 11 h 30, les FOI entrent dans Ethna au nord-ouest d’Hébron. Elles remettent des avis rendus par le Haut Conseil à l’organisation de l’Administration civile israélienne à des Palestiniens pour leur ordonner d’arrêter leurs chantiers de constructions pour 6 maisons et un bâtiment à usage agricole. Ces bâtiments comprennent :

    1 - une maison de deux étages, de 185 m², appartenant à Nayef Mohammed al-Tumaizi, dans laquelle vivent trois familles représentant 19 personnes,
    2 - une maison de 125 m² à Daoud Nayef al-Tumaizi, où vivent 5 personnes,
    3 - une maison de 130 m², en cours de construction, appartenant à ‘Abbas Nayef al-Tumaizi,
    4 - une maison de deux étages, de 150 m², en cours de construction, à ‘Arafat Nayef al-Tumaizi,
    5 - une maison de 110 m², à Sabri Mohammed al-Tumaizi, où vivent 5 personnes,
    6 - une maison de 130 m², en cours de construction, à Mohammed Sami al-Tumaizi, et
    7 - un bâtiment de 300 m² appartenant à Nayef Mohammed al-Tumaizi.

    Il faut indiquer que les FOI poursuivent leur campagne contre toute construction palestinienne dans les zones C (sous contrôle total israélien selon les accords d’Oslo). Selon Jamal ‘Ali Tumaizi, maire d’Ethna, les maisons visées sont situées près du mur d’annexion.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR, ou de nous contacter à notre bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).


     
     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 22 au 28 juillet 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP

     

     


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  •  

    Attendre les conditions favorables...(?)
    S’il vous plait, Monsieur le Président Chávez…




    Esteban G.

    Comment Hugo Chávez, Président du Venezuela, a-t-il pu pour la seconde fois laisser échapper sur les chaînes satellites : « Je crois que les conditions n’existent pas pour que les guérillas (en Colombie) puissent prendre le pouvoir dans un avenir prévisible » ? Ses proches conseillers seraient-ils perméables à la stratégie de l’oligarchie colombo-vénézuélienne ? Et Chávez, qui de nature ne s’en laisse pas conter, se laisserait-il influencer par la propagande distillée par les Yankees ?

    Ce message adressé aux guérillas colombiennes est reçu comme une gifle par tous les révolutionnaires du monde : Attendre les conditions favorables ( ?) et pour une durée indéterminée pour engager ou poursuivre la lutte ! Inconcevable de la part d’un homme respecté pour son courage et son franc-parler comme le Président Hugo Chávez.
     
    « …Le monde d’aujourd’hui n’est pas le même que celui des années soixante », assène t-il dans son discours. Faut-il dresser une liste pour détailler et dater les luttes armées révolutionnaires qui se sont déroulées depuis des siècles dans les mondes de notre monde ? Cette phrase porte le message qu’aujourd’hui la seule voie à emprunter serait celle du « politiquement correct », comme si la correction était une vertu de la politique.
     
    Que dire alors des Bolcheviks, des Maquisards et des Barbus, pour ne citer qu’eux, lorsqu’ils ont engagé leur combat ? Personne à ce moment n’aurait parié sur le dénouement victorieux de ces groupuscules révolutionnaires courageux qui à leur période ne se sont pas constitués par caprice mais en réponse à des agressions et conscients de cette nécessité sans penser aux conditions favorables. L’objectif du gouvernement colombien n’a pas changé depuis 1960, piloté aujourd’hui par les nord-américains il est devenu le bourreau de son peuple. La guérilla colombienne (qui a un programme politique socialiste de société) répond à cette situation à la manière qu’elle juge « adaptée », n’en déplaise à Chávez.
     
    « …Ils sont devenus le principal prétexte de l'empire pour pénétrer complètement la Colombie et à partir de là, agresser le Venezuela, l'Equateur, le Nicaragua, et Cuba » poursuit-il. Une si grossière « erreur » de communication ne peut être issue de l’esprit d’un militaire comme Chávez qui sait fort bien que les USA n’ont pas besoin d’utiliser le prétexte d’une guérilla - qui lutte depuis plus de 45 ans- pour envahir et occuper une région dans le monde, il leur suffit de fabriquer un prétexte sans attendre ou d’y aller sans prétexte. La guerre (méthode ne datant pas des années soixante) engagée par les forces armées qui ont disloqué l’Irak, la Palestine ; le renversement du gouvernent au Honduras ; le pilonnage médiatique qui formate en ce moment les consciences internationales pour normaliser une agression contre l’Iran et la Corée du Nord, ont-ils eu ou ont-ils besoin du prétexte de guérillas « terroristes » ? Les exemples qui attestent la manière de fabriquer les prétextes sont malheureusement nombreux. Le président Hugo Chávez a déjà, par le passé, « conseillé » aux guérillas d’arrêter ce type de lutte « inadaptée », à cette période les USA n’étaient pas en possession des bases militaires colombiennes et les campements de guérillas supposés être implantés sur le territoire vénézuélien n’étaient pas encore le prétexte des Yankees.
     
    Certes, Chávez est soucieux de paix et de prospérité pour son pays mais l’argument des FARC comme prétexte déclencheur d’une invasion US du territoire vénézuélien ou un danger pour la sécurité des pays de l’ALBA est totalement erroné, l’autorisation aux Yankees - donnée par le gouvernement d’Uribe - d’utiliser cinq bases militaires colombiennes, leur remettant ainsi les clés de la nation et leur permettant d’occuper à volonté cette région stratégique de l’Amérique latine est l’intérêt principal des USA. Ce message démontre un recul dans ses discours offensifs contre l’Empire US auxquels il nous avait habitués. Lui, est arrivé au pouvoir à la façon qui a été la sienne et aucun révolutionnaire ne l’a contesté, d’autres qui y sont arrivés par une voie plus radicale travaillent à s’améliorer, leur idéal et la façon de se protéger seraient-elles donc devenues archaïques ?
     
    Et enfin « Elles (les guérillas) doivent reconsidérer leur stratégie (de lutte) armée… ». Pour ne pas mettre en danger le Venezuela « qui ne s’est jamais immiscé et n’a jamais violé la souveraineté d’autres pays ». Chávez conseille avec respect aux guérillas en Colombie de rendre les armes et donc, d'oublier leur idéal et leurs morts, de laisser croupir leurs camarades prisonniers dans les geôles colombiennes, de rentrer dans les rangs « acceptables » pour de nouveau se laisser assassiner comme l’ont été les 5000 membres de l’UP à partir de 1985 et comme le sont les syndicalistes, aujourd’hui, qui défendent sans arme les travailleurs colombiens face à un gouvernement et une assemblée gangrénés par la corruption et le narcotrafic, utilisant les paramilitaires et les faux-positifs contre la contestation. « La Colombie et le Venezuela sont des nations sœurs », a dit Chávez, et elles font partie de « la Patria Grande » « comme le voulait le Libertador Simón Bolivar », oui mais pour l’instant si le peuple vénézuélien vit une expérience positive, les Colombiens doivent encore se battre contre le démon qui les asservit.
     
    Que voulait dire Hugo Chávez ?
     
    Que si les FARC et l’ELN sont « sages », la Colombie ne sera plus occupée par les USA, et les pays de l’ALBA pourront dormir tranquilles ? La réalité de la politique extérieure des USA dément cette analyse.
     
    Avec tout le respect et l’honneur qui vous reviennent, s’il vous plaît, Président Chávez…
     
    Esteban





    Merci à Esteban G.
    Date de parution de l'article original: 29/07/2010
    URL de cet article: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=767

     



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  • tesquila

    Double peine pour le prix d'une. Venez, c'est pas cher! Restons unis contre tous les autres!

    "T'es qui là ?" et "Roms" pour tout le monde et n'oubliez pas votre carte de fidélité!

    Mercredi, Sarkozy parlait des roms et des gens du voyage. Aujourd'hui, à Grenoble, il ne parle plus que des Rroms.

    Normal, maintenant que l'objectif de communication est atteint. Il fallait faire peur aux gens du voyage qui la ramènent un peu trop au goût du président et satisfaire des électeurs de droite et d'extrême-droite qui ne font pas la différence entre les gitans bien français et les rroms de nationalité étrangère. Peu importe la nationalité, des métèques de toutes façons!

    C'est à croire que Sarkozy s'est entouré de linguistes pour optimiser sa communication.

    Autre acrobatie linguistique: sa déclaration sur son souhait de déchoir de la nationalité française, les personnes d'origine étrangère qui auraient commis un délit.

    "D'origine étrangère"? Notion floue qui peut concerner les naturalisés mais aussi ceux, issus de parents étrangers, ayant obtenu la nationalité française par le droit du sol ou encore par le mariage.

    Le flou est donc particulièrement bien choisi pour donner une impression de grande sévérité tout en se donnant une porte de sortie si le message suscite un tollé contre-productif en matière de communication. Le tollé pourrait venir de l'histoire. En effet, la dernière fois que des mesures aussi radicales avaient été prises, c'était sous Vichy!

    Seul petit hic: Sarkozy est lui-même d'origine étrangère, sa femme aussi. Serait-il déchu lui aussi si on lui imputait une part de culpabilité dans les combines financières qui ont peut-être entraîné l'attentat de Karachi?

    On dira alors qu'on ne parlait que des naturalisés ou des mariés et non des enfants d'immigrés, nés en France si la droite modérée se pince les narines. Ainsi, on ratisse très large à droite. Ou bien pour faire dans la métaphore textile, on taille sur mesure un costume de chef intransigeant mais facilement réversible.

    Même chose avec les sans-papier qui vont encore en prendre pour leur grade. On estime qu'ils ont encore trop de droits. On laisse entendre qu'ils toucheraient les prestations sociales des français qui travaillent.

    Habile cette façon de considérer que les sans-papier sont des parasites qui ne travaillent pas!

    Et vous verrez que ce genre d'annonces va se multiplier dés la rentrée avec opérations coup de poing et arrestations bien médiatisées. Pauvres flics, ils viennent d'être embauchés à l'insu de leur plein gré pour la campagne électorale de Sarkozy!

    Les pauvres poulets voient leurs effectifs et leurs moyens diminuer d'année en année et on leur demande encore plus. Travailler plus pour voter plus.. à droite. Voilà le slogan pour motiver la flicaille de banlieue. Une police plus affairée à la protection de l'état et de ses puissants actionnaires qu'à celle du citoyen lambda.

    Allez donc porter plainte dans un commissariat parce qu'on vous a cambriolé après vous avoir volé vos clés dans votre poche. On vous répondra que s'il n'y a pas eu d'effraction, on ne prend pas votre plainte! Et si vous insistez, on vous accusera d'avoir été négligent! Véridique!

    Ainsi, le nombre d'affaires non résolues ne risque pas de grimper ce qui ferait tâche dans le bilan de la politique de sécurité.

    Mais les électeurs d'extrême droite sont méfiants. Ils ne se contenteront pas de mots, ni même de lois. Des actes et du spectacle!

    La rentrée va donc être très chaude dans les cités. Perquisitions, arrestations, provocations policières en réponse aux provocations des jeunes, petites émeutes vite circonscrites avec garde à vue pour tout le monde. Voilà le scénario idéal! Sarkozy dira sûrement: "Vous voyez, quand j'agis, ça fait mal!"

    Et si quelqu'un lui demande pourquoi seulement maintenant, il dira en gros qu'il avait tant à faire avec la crise et les réformes, qu'il a voulu rassembler sur la sécurité au delà des clivages politiques et que mal lui en a prit tant les gens de la "pensée unique", les élus de gauche, les associatifs n'y comprennent rien, que maintenant l'heure est à l'action et tant pis pour les pleureurs.

    En plus, il y aura un remaniement ministériel en octobre. Alors au revoir Bernard Kouchner, adieu Frédéric Mitterrand et Fadela Amara. Pas d'inquiétude! Vous serez recasés, vous aurez vos pantoufles.

    On fera une équipe avec quelques personnes de la droite modérée pour le social et avec des gros réacs pour ce qui touche à la sécurité et le reste.

    Et ainsi, la réforme des retraites, le chômage qui grimpe ne feront plus autant jaser, on pourra se débarrasser de l'encombrant Eric Woerth recasé à la présidence d'un organisme financier.

    Il ne manquera plus que des tractations secrètes avec le FN tout au long de l'année 2011 pour que la cause soit entendue.

    Ce sera alors un Happy Hours pour la France de droite:

    deux Sarkozy pour le prix d'un.

    Et ... deux droites pour le prix d'une.

    Pour les plus téméraires, dégustez avec prudence. Attention de ne pas vomir!

    Milton ici


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  • Fête de l’honneur rrom au Cabaret sauvage

    Le Cabaret sauvage
    Parc de la Villette - 59, bd Mac Donald75019 Paris

    Dimanche 1er août, de 15h à minuit

    SYNTAX + NIGHTLOSERS + SCHYZODROME + ERIKA ET EMIGRANTE + PARADA FESTIVAL SIN FRONTERAS

    Contes de fée sans vampires du pays de Dracula, cités du Moyen Age et paysages de Transylvanie, folklore et musiques nouvelles, tapis de foin et tissus fleuris, tout un cocktail de sensations et impressions pour une escapade inoubliable au cœur des Carpates.

    Pour les esprits nomades - musiques tsiganes avec roulottes, fanfares, liseuses de bonne aventure et promesses de voyages en paroles magiques de gitans…

    Le Cabaret vous invite pour une escapade transylvanienne avec :

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    SCÈNES DÉCOUVERTES - entrée libre - 15h00

    SYNTAX [rap gitan - France]

    Multipliant les rencontres, Syntax mélange le Hip Hop au son de ces guitares qui voyagent... C’est de cette fusion que naitun premier album en 2004, « Gens du voyage » qui nous plonge dans un univers musical singulier et multiculturel...

    SCHYZODROME [alternatif, dub, folk, rock - France] L’univers musical du Schyzodrome est à la croisée des sons hypnotiques du dub, de la puissance du rock et de l’âme des Balkans. La formation mélange instruments électriques, acoustiques et électroniques. Fondé par un compositeur aux expériences éclectiques et un batteur virtuose, le groupe comprend aussi deux chanteuses aux voix envoutantes, un guitariste et un joueur de Tarhu (violoncelle oriental).

    NIGHTLOSERS [blues, country, rock - Roumanie] Les Nightlosers sont un groupe roumain d’ethno-blues, remarquable par leur habilité à trouver des racines communes entre country et rock, le blues américain et le véritable folk de l’Europe de l’Est. Le résultat est une recette bien dosée mêlant passion, auto-dérision, beaucoup de technique et une bonne dose de caractère.

    //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

    ATELIERS entrée libre

    à partir de 18h
    CONTES ROUMAINS
    pour famille/ enfants/ adultes Institut Culturel Roumain avec Madalina CONSTANTIN

    à partir de 18h30
    ACCUEIL CLOWNESQUE DE L’ÉCOLE SAMOVAR à partir de 18h30
    Les clowns en herbe du Samovar vous ouvrent les portes Cabaret Sauvage. Entre rencontre burlesque et improvisations excentriques, ces apprentis clown vous serviront de guide dans ce festival aux couleurs du monde. www.lesamovar.net

    PERFORMANCE ARTS DE RUE à 19h
    « NO IDENTITY » par ANONIM / 25 minutes
    Une performance minimaliste met en scène 3 personnages sur un banc. Des pièces vestimentaires passent de l’un à l’autre : « changer de veste », « changer d’image », « tourner la page », oui, mais l’essence ultime d’un être humain reste la même, au-delà de tous les codes et de tous les masques abordés. //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

    LA FÊTE DES RROMS D’HONNEUR 20h30 - entrée libre

    PARADA
    danses gitanes de Roumanie et d’Orient

    ERIKA ET EMIGRANTE [Rock’n Roma - France]
    Une nouvelle musique tzigane… où l’impulsion des rythmes actuels portent un répertoire à la fois traditionnel et original. À l’image de la singularité de l’énergie surprenantes du groupe, dans la reprise de Francis Lemarque « Johnny », ou du groupe Led Zeppelin « Kashemir ». 

    ORCHESTRE DES NOCES TSIGANES
    free-manele, joc, improvisations

    DJ SOUMNAKAI
    Trip harmonique et rythmique sur la route des gitans


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