• « Tue un serpent, et toute sa famille viendra le venger »

    Proverbe thaïlandais

      La Thaïlande n’est pas l’Iran, la Chine, la Birmanie (Myanmar) ou encore Cuba.

     Non.

     Elle est l’objet, en Occident, de toute la sympathie de nos nomenklaturas et de leurs médias.

     Le traitement des sanglants évènements récents sur le plan de l’information, de l’action diplomatique, de la vigilance de l’ONU quant au respect des "droits de l’homme" et de la "démocratie", a témoigné de cette sollicitude.

     C’est avec soulagement et satisfaction qu’elles ont accueilli le jour où l’armée a pris d’assaut le campement du mouvement de protestation pacifique, au centre de Bangkok. Manifestation, dite des “Chemises Rouges”, qui durait depuis 9 semaines.

     Normal : la Thaïlande est considérée et administrée, depuis la guerre du Vietnam, comme une colonie de l’Empire. Tabou !

     Bangkok-protest-05-2010-B.JPG

     Pleurs et affiches pour armes

    Misère et dignité

    Implacable dictature sous couvert d’une monarchie d’opérette, de paysages exotiques et du plus grand supermarché mondial du sexe, synonyme de liberté et de modernité pour nos médias décérébrés, aux mains d’une richissime caste de militaires et d’affairistes. Eux-mêmes servilement inféodés aux intérêts occidentaux.

     Comme nos autocraties africaines bien-aimées, ou nos ploutocraties latino-américaines favorites, déguisées en “démocraties”, ce pays peut se permettre tout ce qui est imaginable dans la spoliation, l’oppression, la répression. Il lui sera, à chaque fois, pardonné…

     Les journées que vient de vivre ce pays dans sa capitale Bangkok, mais aussi dans 24 de ses provinces, démontrent la sanguinaire brutalité de sa caste au pouvoir lorsque son suzerain, l’Empire, lui en accorde l’autorisation. Tout a été fait, bien sûr, pour en amortir l’impact à l’égard de l’opinion publique internationale.

     Les médias occidentaux ont employé la panoplie, parfaitement rodée, de la désinformation : occulter, déformer, manipuler. Un record de propagande. A présent, il convient de justifier la terrible répression. Dans nos médias en France, en bon vassal de l’Empire, comme chez les autres : à grandes louches de bobards.

     Je les regardais, ces “reporters” d’une chaîne française, spécialisée dans le décervelage publicitaire, se lamenter devant des centres commerciaux en feu… Incapables de se poser et de poser des questions de base : Pourquoi avoir mis le feu à des bâtiments ?... Avant ou après les tueries des commandos de l’armée ?...

     Evidemment, ils n’ont pas enduré des heures d’avion pour poser des questions.

     Emblématique de tous ces médias, qui ont pris un soin extrême à ne pas informer. Ils sont venus, placidement, célébrer, justifier, les mérites de la répression armée, contre un mouvement de protestation populaire, pacifique. Le sale boulot des soudards terminé, ils viennent en “nettoyeurs” pour blanchir la répression et son régime protégé par l’Occident.

    “Journalistes”…

     Incapables de présenter Bangkok.  Une des villes à l’urbanisme anarchique, où s’entassent plus de 10 millions d’’habitants, chancre de la corruption politique sur fond de folie spéculative, immobilière et financière. Une des capitales les plus polluées de la planète, par les gaz d’échappement générés dans des embouteillages titanesques et quotidiens, par le bruit, et la course contre la misère.

     Incapables de voir, filmer, écouter, les enfants mendiants, le délabrement des quartiers périphériques, aux égouts saturés lâchant la puanteur des eaux usées, dévalant les ruelles sous les trombes de la mousson.

     Incapables de nous expliquer pourquoi le vertueux Libéralisme Economique engendre une injustice sociale d’une telle amplitude. Oui. Bangkok, symbole d’un pays où une minorité, colossalement enrichie par la spéculation et sa collaboration avec les occidentaux dans le pillage du pays, en oublie le reste de ses concitoyens.

     Avec, dans sa misère, l’indignité de ses immenses marchés humains de prostitution. Femmes, hommes, travestis, souvent mineurs, qui débordent du quartier Patpong ou du Little Tokyo, fuyant pauvreté et aliénation, se vendant au plus offrant, dans les vapeurs d’alcool et de drogue.

     Protest-Bangkok-05-2010-TG.jpg

     Les buchers de l’Injustice

      Daltonisme et couleur de chemise

    “Décrypteurs”…

     Incapables de nous présenter les “Chemises Rouges”, leurs motivations, leurs revendications. Uniquement décrits comme les suppôts du diable. Anarchistes. Insurgés. Terroristes. Seraient-ils musulmans, ils auraient eu droit au qualificatif d’islamistes. Instrumentalisés par Al-Qaïda…

     Ces manifestants s’étaient rassemblés en plein centre de Bangkok. Sur quelques kilomètres carrés, un entassement d’une dizaine de galeries marchandes, d’immeubles de bureaux et d’hôtels de luxe.

     Sans armes, dans un campement, ainsi qu’on a pu le constater dans les documentaires, les vidéos et les photos.  En familles, avec femmes et enfants.  Dans une ambiance de kermesse, solidaires dans l’émotion et la détermination. Parmi eux, beaucoup de paysans sans terre et d’étudiants sans avenir.

     Pour se protéger des violences, des provocations de la police et de l’armée, aussi détestées l’une que l’autre : des bambous et de vieux pneus.

     

    Que réclamaient-ils ?... Des élections !

     

    Protestant contre le coup d’Etat qui a contraint le premier ministre, légitimement élu par la majorité des thaïlandais, à l’exil : Thaksin Sinawatra.

     Immensément populaire, Thaksin Sinawatra est le fondateur en 1998 du parti Thai Rak Thai (TRT, traduction : Les Thaïlandais Aiment les Thaïlandais). Milliardaire, après avoir fait fortune dans les télécommunications, il n’a jamais oublié ses origines modestes et ses débuts de carrière en tant qu’officier de police.

     Il a des idées simples : le développement des campagnes et la prospérité des paysans sont tout autant essentiels que le développement du “business citadin”. L’un n’excluant pas l’autre. Soulager la misère paysanne doit être une des priorités du gouvernement. Le développement du pays ne pouvant se fonder sur l’exploitation d’une majorité de citoyens, par une minorité de privilégiés.

     Triomphalement élu en 2001, puis réélu tout aussi triomphalement en 2005, il avait réalisé ses promesses électorales dans un grand effort national pour développer le monde rural. Multipliant, écoles, centres de soins, infrastructures dans les campagnes…

     En premier lieu, dans les régions les plus pauvres du pays, le nord et le nord-est. D’où vient, précisément, l’immense majorité d’une jeunesse contrainte à l’analphabétisme et à la prostitution, exploitée par les mafias de l’industrie touristique, fondement de la fortune des oligarques. Bien sûr, beaucoup restait à faire.

     Immensément populaire, mais détesté par la caste au pouvoir qui entend conserver la richesse nationale à son seul profit… En 2003, le vent a commencé à tourner, malgré son large soutien dans la population thaïlandaise. Pourquoi ?...

     Très simple, il commit deux erreurs majeures :

    I) Il déclara la guerre au trafic de drogue : impardonnable !

     La violence de la résistance fut à la hauteur du défi. Des escadrons de la mort paramilitaires, suivant le système en usage en Colombie, assassinèrent ceux qui luttaient contre ce trafic. Même Amnesty International, qui prend soin habituellement d’éviter les polémiques dans les provinces administrées par l’Empire, s’inquiète du nombre d’assassinats : environ 3.000…

     On ne touche pas à des intérêts d’un tel enjeu.

     Les plus considérables étant les plus occultes. Beaucoup de “fonds spéciaux”, d’Etats et de services secrets, tout particulièrement occidentaux, y puisent à grandes bassines depuis la guerre du Vietnam. Avec recyclage dans les paradis fiscaux, dont personne ne souhaite la fermeture par nécessité de dissimulation d’enrichissement personnel. Ce n’est pas pour rien que, depuis l’invasion de l’OTAN en Afghanistan, l’ONU a constaté un décuplement de la culture du pavot et de la production d’opium dans ce pays…

    II) Il était contre les politiques de discrimination antimusulmanes dans les provinces du sud. Spécialement, de la violence armée par des commandos échappant au contrôle des autorités du pays, manipulés par des services secrets étrangers.

     Ainsi, les musulmans massacrés par des commandos de l’armée dans la mosquée de Krue Se. Ou encore, les musulmans protestant contre la persécution religieuse, étouffés dans des camions bondés sous la chaleur : 78 morts. Cuisson à l’étouffée…

     Forces armées et services de sécurité thaïlandaises sont, en effet, cornaqués par des “experts” occidentaux, hallucinés par le Choc des Civilisations, luttant contre l’islamo-fascisme et autres délires. Ces fous furieux entendent, en premier lieu, éradiquer l’Islam là où il est minoritaire.

     Quitte à lui substituer une autre religion. Le bouddhisme, en Thaïlande. Le catholicisme, aux Philippines. L’Hindouisme au Cachemire ou au Gujarat. Dans l’île de Bornéo, partagée entre Malaisie, Indonésie et le minuscule sultanat de Brunei, profitant de l’immensité de la région, de son insularité, de son absence d'infrastructure en transport, ce sont des charters d’évangélistes qui débarquent…

     Eh, oui : on l’occulte, mais aucune pause dans Les Croisades, même en Asie !…

     Outre sa popularité et sa politique sociale, cumuler de telles erreurs c’était signer, de la part de Thaksin Sinawatra, son arrêt de mort politique.

     Une mort politique est toujours précédée d’une intense campagne de diffamation. Accusés de corruption, lui et son épouse. Pour conforter sa légitimité, il réclama des élections anticipées. Ce que ne voulaient surtout pas ses adversaires, sachant qu’il serait encore triomphalement réélu.

     Le 19 septembre 2006, les militaires renversèrent son gouvernement et son parti fut interdit. Coup d’Etat, accompagné de manifestations de soutien dans le genre de celles qu’ont connues d’autres pays : révolution orange, révolution de velours, etc. Ce sont les “chemises jaunes” qui soutinrent ce putsch représentant les militaires et l’oligarchie. Le jaune étant, en Thaïlande, la couleur de la monarchie…

    Ce à quoi ripostèrent les partisans du TRT, sous les “Chemises Rouges”, réclamant pacifiquement de nouvelles élections libres. En fait, ce qu’évitent de dire les médias, les “Chemises Rouges” sont les soutiens de la légalité démocratique, du suffrage universel, du respect du droit de vote, contre le coup d’Etat militaire. Dans un remake de la lutte des républicains contre les franquistes espagnols.

      Bangkok-Mort-d-un-heros-05-2010.jpg

     Assassinat d’un héros de La Liberté :

    Le général Khattiya Sawatdiphol

     Mensonges et montages

    Un courageux général était venu encourager les “Chemises Rouges”. A la retraite. Il avait dû quitter l’armée, après en avoir dénoncé la corruption et le dévoiement dans des tentatives de coups d’Etat.

     Les médias, locaux et internationaux, n’ont pas cessé de portraiturer cet incorruptible en général « renégat » (renegade, dans les médias anglophones). Copieusement diffamé, jusque dans les encyclopédies dites “libres” (cf. les articles de Wikipedia, en anglais, français, etc.).

     Khattiya Sawatdiphol, était venu apporter son sens de l’organisation et son soutien moral. Il a été tué par un sniper. Attiré dans un piège par un faux journaliste, venu “l’interviewer”. L’obligeant de rester immobile, à découvert, proche du barrage où se tenait le prétendu journaliste. Une balle dans la tête. Mort, après deux jours de coma.

     “Renégat”, pour les putschistes et les oligarchies occidentales. “Héros”, pleuré par tous les Thaïlandais, partisans de la Liberté et de la Dignité.

     On procède toujours de la sorte : tuer les « leaders » est une priorité dans un mouvement de répression. On lâche ensuite la soldatesque et le rouleau compresseur de la terreur, avec ses camps et ses tortures.

     Qu’en dirent les médias dans leur présentation des évènements ?...

     Lors de l’assaut, tous parlaient « d’échanges de tirs » ce qui était faux. Pur mensonge. Ils le savaient. Les images le montraient nettement, tout spectateur attentif en était témoin : les militaires tiraient sur des manifestants s’enfuyant les mains nues, sans armes. Les manifestants tués n’avaient aucune arme sur eux, aucune munition, ni cartouchière.

    Pour justifier la répression, les journalistes prenaient soin, à chaque reportage de rajouter un figurant disant tout le bien possible de l’assaut du campement par l’armée. Evitant de rappeler que ces manifestants pacifiques ne demandaient que des élections libres.

     Il suffisait  de négocier et de laisser l’expression populaire s’exprimer dans le vote. Et, tout aurait-été réglé sans fureur ni, encore moins, effusion de sang.

     Mais, non. Insupportable, pour une dictature. Pour une ploutocratie vermoulue.

     Aucune négociation, discussion, écoute. Le mépris. Dans la violence.

     C’est d’un exemple, d’une démonstration de force, que souhaitaient la caste au pouvoir et ses sponsors : noyer un sursaut démocratique, pour installer « la terreur ». La contestation n’est pas de mise. Surtout si c’est pour rappeler les deux premiers fondements de la démocratie : liberté d’expression et exercice du droit de vote.

     Nos gouvernements se sont réfugiés dans le silence complice. Comme l’ensemble de la mythique Communauté Internationale. Soutenant dans les coulisses la répression.

     Thaksin Sinawatra, depuis son éviction par le putsch de l’armée, vit en exil, craignant pour sa vie. Entre Londres et l’Asie. Il sera de passage à Paris, le 31 mai prochain. Premier ministre régulièrement élu, renversé par un coup d’Etat militaire, il souhaitait informer l’opinion publique française.

     Mais, notre gouvernement, comme dans les autres pays occidentaux, vient de lui signifier l’interdiction de s’exprimer publiquement. (1)

     Interdit de s’exprimer. En France… Pays des Droits de l’Homme et de la Liberté d’Expression, parait-il…

     Que voulez-vous : il aurait été le Dalaï Lama, fervent partisan de la théocratie au Tibet, toutes les Bonnes Consciences se seraient précipitées, en défenseurs de la laïcité, pour se prosterner, le décorer, l’encenser, l’inviter sur les plateaux TV…

     Nos vaillants journalistes, spécialistes du terrain, de l’investigation, de l’analyse politique, soutiennent, ainsi, coups d’Etat et putschs militaires, sans hésiter une seconde. Les mêmes qui tartinent sur les “valeurs républicaines”, et la “démocratie”, dès qu’il y a du méchant Chinois ou de l’horrible Cubain comme grain à moudre …

     Porte-paroles de nos castes au pouvoir, ils font leur travail… La propagande en action.

     Devant cette abjection intellectuelle, on ne peut que partager l’appréciation si clairement exprimée par Jean-Luc Mélenchon sur ce cynique milieu de « décrypteurs de l’actualité » :

     

    « Médias Pourris »…

     

    (1)  http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/20/thailande-la-france-demande-le-silence-a-thaksin-lors-de-son-passage-a-paris_1360850_3216.html

    Source ici


    1 commentaire
  • La larga lista de víctimas de la vereda La Alemania en San Onofre


    Mayo 21 de 2010
     
    Con la muerte de Rogelio Martínez ya son 15 los campesinos asesinados por reclamar la devolución de la finca La Alemania en San Onofre, Sucre, que los paramilitares les robaron hace diez años.
    Desde hace diez años 52 familias desplazadas de la finca La Alemania en San Onofre, Sucre, luchan por recuperar sus tierras robadas por Rodrigo Mercado Peluffo, alias 'Cadena' y sus hombres. Rogelio Martínez era desde 2006 el representante legal de los desplazados, posición que lo expuso a numerosas amenazas de muerte que terminaron concretándose el pasado martes.

    Rogelio Martínez fue asesinado a las seis de la mañana en la finca La Alemania, del corregimiento Las Pavas de San Onofre. Un testigo citado por la Consultoría para los Derechos Humanos y el Desplazamiento (Codhes) dijo que varios encapuchados pusieron un retén cerca del predio y bajaron a Martínez de un mototaxi. Golpearon al conductor y mataron de tres tiros en la cabeza a Rogelio Martínez.

    Desde hacía varios años la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz y el Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado (Movice) venían denunciado las graves amenazas contra Rogelio Martínez y la comunidad de la finca La Alemania. Martínez fue uno de los líderes que se atrevió a denunciar el robo de la finca por Rodrigo Mercado Pelufo alias ‘Cadena’, desaparecido jefe del Bloque Héroes de los Montes de María y que reclamaba la devolución de las tierras a pesar de los evidentes riesgos. También fue de los pocos campesinos que se atrevió a regresar.

    Aunque Martínez tenía protección del Estado desde hacía unos meses, no alcanzó a escapar de la saña de los ‘paras’ que golpean desde hace más de diez años la comunidad de la finca La Alemania. Con el asesinato de Martínez ya son 15 los muertos en la pelea por estas tierras, en las que ‘Cadena’ después de masacrar a tres campesino, despojó los sobrevivientes y estableció una base donde asesinó, violó y desapareció a decenas de personas.

    Según la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz, Rogelio Martínez era uno de los integrantes de las 52 familias que conforman la Empresa Comunitaria Alemania, que era propietaria de 556 hectáreas ubicada en los Montes de María, a 20 minutos de San Onofre, y a las que el Incora en 1997 les adjudicó este predio.

    Desde 1998 hasta 2001 estas familias fueron desplazadas y  en 2001 el predio  fue ocupado por ‘Cadena’. Según denuncias de los campesinos, durante cinco años La Alemania se convirtió en centro de operaciones paramilitares. Además, las autodefensas saquearon y desmantelaron las mejoras que hicieron los campesinos. Las víctimas al mismo tiempo vieron cómo se incrementaron las deudas con el Banco Agrario con las que adquirieron la propiedad.

    Sin embargo, los campesinos denunciaron que el Incoder solicitó el embargo de la propiedad desconociendo la condición de desplazados de los campesinos y las amenazas en su contra, justo cuando, al parecer, los paramilitares se habían interesado en quedarse con la finca.

    En 2007, a pesar del desplazamiento y la ocupación del predio por los ‘paras’, el Banco Agrario le vendió la deuda a la empresa privada de cobranza Cisa (Central de Inversiones S.A.) quien a su vez se la dio a Covinoc, otra firma de cobranza.

    Sin embargo, gracias a varias acciones legales, el predio fue protegido y tiene medida cautelar, que prohíbe be su transferencia o venta. Pero La Alemania sigue en remate y en riesgo de pasar a otras manos a bajos precios.

    Los 15 muertos de La Alemania
    A finales de los noventa los paramilitares llegaron a San Onofre. Roberto Mercado, alias ‘Cadena’, que era matarife, fue ascendiendo y se volvió uno de los jefes paramilitares del pueblo. Golpeó con mucha fuerza a la gente que creció con él.

    En la finca La Alemania ‘Cadena’, y ahora sus heredero, han dejado una larga lista de muertos. Según la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz el 27 de septiembre de 1998 hombres al mando de ‘Cadena’ asesinaron a Nilson Herrera.

    El 30 de marzo de 2000 un grupo de 70 paramilitares comandados por Uber Martínez, alias ‘Juancho Dique’, lugar-teniente de ‘Cadena’, ingresó a La Alemania y asesinó a Vidal Martínez, Oscar Martínez y Orlando Fernández.

    A raíz de estos crímenes se produjo el desplazamiento del 80 por ciento de los habitantes de La Alemania y veredas aledañas. La masacre consolidó la presencia de los ‘paras’ que instalaron ahí un campamento. Además las autodefensas se robaron los animales, dañaron las cosechas y amenazaron los campesinos que se negaron a salir del predio.

    Los paramilitares le prohibieron a los habitantes de La Alemania circular entre las cuatro de la tarde y las seis de la mañana, advirtiéndoles que no respondían por quien saliera a esas horas.

    El 8 de Agosto de 2000 paramilitares retuvieron a Prisciliano Herrera, uno de los socios de la Empresas Comunitaria, a la entrada de La Alemania y lo acusaron de  ser presunto informante de la guerrilla. Según los campesinos los ‘paras’ lo vistieron de camuflado  y lo entregaron ‘Cadena’. Al día siguiente encontraron su cadáver en la vía a Tolú.

    En esa finca en mayo de 2001 los investigadores del CTI de Santa Marta Fabio Luis Coley, Jorge Luis de La Rosa y sus acompañantes Sadith Elena Mendoza y Aida Cecilia Padilla fueron secuestrados. Después en la finca El Palmar ‘Cadena’ los mandó a asesinar y una semana después botó los cuerpos al mar.

    A mediados de 2002, ‘Cadena’ logró que las últimas seis familias de la Empresa Comunitaria La Alemania se desplazaran y así controlar toda la propiedad.

    El 24 de marzo de 2002, paramilitares asesinaron a Alejandro Barón, hijo de un socio de la Empresa Comunitaria. Un año después, el 27 de marzo de 2004 los ‘paras’ asesinaron a otro socio, Alacil Baena Mejía. Al parecer el cuerpo de Alacil también se encuentra enterrado en una de las fosas comunes que aun no se han descubierto en La Alemania.

    El 18 marzo de 2003 fueron asesinadas Nurys y Lesther Barón Contreras, hijas de una integrante de la Empresa Comunitaria. En octubre de 2003 fue desaparecida Iromaldys Sanmartín Contreras. Sus restos fueron entregados a su padre por la Fiscalía el 7 de septiembre 2006.

    El 14 de julio de 2005, alias ‘Cadena’ deja el predio en pleno proceso de desmovilización y los campesinos denuncian que uno de sus hombres, conocido con el alias de ‘Barragán’ asumió el control de la finca.

    Según reporta la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz cuando los campesinos intentaron volver y recuperar sus predios, ‘Barragán’ los amenazó y les dijo que el predio era de propiedad de alias ‘Raquel’. Por temor las familias de la Empresa Comunitaria salieron del lugar.

    Con el apoyo de la Infantería de Marina con sede en San Onofre, los campesinos lograron entrar a sus predios el 16 de febrero de 2006. En esa fecha Rogelio Martínez se convirtió en el representante legal de la Empresa Comunitaria Alemania y junto a su familia regresaron a La Alemania. En 2007 otras familias se unieron al retorno, pero trabajando en el día en la propiedad y regresando a San Onofre por la noche.

    Sin embargo, el 11 de abril de 2007, uno de los campesinos socios de la empresa cooperativa, Garibaldi Berrío Acosta fue encontrado asesinado, después de haber sido secuestrado de su predio.

    En octubre de 2007, 30 hombres armados y algunos encapuchados, varios de ellos reconocidos por la comunidad como antiguos hombres de ‘Cadena’, entraron a La Alemania, y amenazaron a varios campesinos.

    Las amenazas contra Rogelio Martínez
    Desde 2006 Rogelio Martínez se volvió el representante legal de la Empresa Comunitaria La Alemania, una cooperativa a la que adhirieron todos los parceleros del predio. Su posición lo hizo oponerse a los paramilitares y a reclamar las tierras de la comunidad.

    En julio de 2008, comenzaron las intimidaciones contra  Martínez. En varias ocasiones, el campesino denunció que desconocidos le hacían llamadas a su teléfono móvil pidiéndole información sobre guerrilleros.  

    En 2008, Rogelio y otras familias decidieron volver bajo su propio riesgo a la vereda La Alemania, sin embargo allí aparecieron nuevas amenazas. El 24 de diciembre de ese año, en San Onofre, Rogelio fue abordado por un desmovilizado del Bloque de los Héroes de los Montes de María, conocido como ‘El Garrapata’ o ‘El 15’, quien le dijo que estaba incomodando a los paramilitares con la información sobre las fosas comunes y el robo de tierras. El ex paramilitar en tono de amenaza le dijo que “el gobierno les estaba pagando, pero cuando se acabara la cuota volverían a las armas”. La única defensa de Rogelio fue responderle que ellos estaban tras sus derechos, y lo único que estaba haciendo era recuperar su tierra.

    El 1 de enero de 2009 circularon versiones en San Onofre que miembros de las ‘Águilas Negras’ entrarían a la vereda La Alemania y asesinarían a los campesinos que habían retomado sus tierras. A los pocos días, el 15 de enero, cinco hombres de civil y armados interceptaron a Rogelio y de nuevo lo amenazaron.

    El crimen se produjo a pocos días que Martínez y otros líderes desplazados se reunieran con el Grupo de derechos humanos del G-24, conformado por representantes del gobierno, de Ongs y de la comunidad internacional donde se iban a discutir sobre la violencia y el desplazamiento en Sucre y Bolívar.

    A pesar de los constantes llamados de protección al Estado, Rogelio Martínez se sumó a los por lo menos 15 muertos de La Alemania, un asesinato que a todas luces hubiera podido ser evitado.

    Con información de la Comisión Intereclesial de Justicia y Paz

    Reçu par mail ce jour Traduction pour plus tard ...


    votre commentaire
  • Le Pen provocateur islamophobe

    Tolerance%20Stamp.jpgL’islamophobie devant la CEDH, et c’est notre Jean-Marie qui se trouve dans la lumière, pour se voir condamner comme provocateur anti-musulman (CEDH, Le Pen c. France, 20 avril 2010, n° 18788/09, publié ce 7 mai). Un arrêt de la CEDH qui remet les pendules à l’heure, pour Jean-Marie,… et pour ceux que ça chatouille.

     

    Premier épisode dans une interview au journal Le Monde du 19 avril 2003. Jean-Marie se lâche : « Le jour où nous aurons, en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit : Qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça ? Tu cherches la bagarre ? Et vous n'avez plus qu'à filer sinon vous prenez une trempe ».

     

    Résultat des courses : 10 000 € d’amende pour provocation à la discrimination, à la haine, et à la violence contre un groupe religieux, par le tribunal correctionnel de Paris le 2 avril 2004, confirmé le 24 février 2005 par la cour d'appel.

    Second épisode dès le 30 avril 2005. Jean-Marie remet le couvert dans l'hebdo Rivarol , expliquant : « D'autant que quand je dis qu'avec 25 millions de musulmans chez nous, les Français raseront les murs, des gens dans la salle me disent non sans raison : Mais Monsieur Le Pen, c'est déjà le cas maintenant !»

     

    religions(4).jpg

    On se retrouve devant la cour d’appel de Paris qui, le 12 mars 2008, le condamne pour le même motif à la même peine : « Le prévenu oppose les « Français » aux « musulmans », les « gens » de France, dont les réactions vont bien plus loin que ses propres propos condamnés, à une communauté étrangère présentée comme une multitude envahissante, et tend à susciter, par le sens et la portée qu'il donne à son message, et à celui des « gens », qu'il fait finalement sien, un sentiment de rejet et d'hostilité envers la communauté musulmane. »

     

    Jean-Marie proteste, et soutient qu’il ne mettait pas en cause les musulmans à raison de leur religion, et que la référence à l'Islam visait une doctrine politique et non une foi religieuse. Ben voyons, gros malin ! La Cour de cassation rejette ces salades le 3 février 2009, et nous voici en route pour la CEDH. L’anti-européen Jean-Marie tentant de s’accrocher à la bouée de l'article 10 de la Convention, qui protège la liberté d’expression… Assez cocasse, mais le résultat n’est pas fameux : un beau râteau, certifié d’origine européenne.  

     

    La Cour situe le débat, à savoir les questions liées à l'installation et à l'intégration des immigrés dans les pays d'accueil. Une réalité complexe et non rectiligne, sous entendu : il n’est pas forcément indispensable de souffler sur les braises.   

     

    « Quant au contexte de ce débat en ce qui concerne la France, la Cour a précisé dans l'affaire Soulas et autres c. France (no 15948/03, §§ 37-38, 10 juillet 2008) que les problèmes liés à l'installation et à l'intégration des immigrés dans les pays d'accueil font actuellement l'objet d'amples débats dans les sociétés européennes, tant sur le plan politique que sur le plan médiatique.

     

    S'agissant plus particulièrement de la France, elle a précisé que cette intégration ne pouvait intervenir qu'à l'issue d'un processus long et laborieux, qui risque de comporter des failles et des difficultés d'application dont pâtira une partie de la population d'origine étrangère ; il en découle des problèmes de mésentente et d'incompréhension qui, dans leur expression la plus grave, se sont déjà traduits par des affrontements violents entre les forces de l'ordre et certains éléments radicaux de cette population ».

     

    mecanique_couv.jpgLa Cour poursuite : les propos de Jean-Marie visaient à donner une image négative, et même inquiétante, de la « communauté musulmane » dans son ensemble.

    « Elle constate que, dans l'arrêt rendu par la cour d'appel, celle-ci se livre à une analyse du propos du requérant pour en déduire qu'il instillait dans l'esprit du public la conviction que la sécurité des Français passait par le rejet des musulmans et que l'inquiétude et la peur, liées à leur présence croissante en France, cesseraient si leur nombre décroissait et s'ils disparaissaient.

     

    Ainsi, comme l'ont relevé les juges d'appel, le requérant prenait-il à témoin, au-delà de ses électeurs et du lectorat auquel il s'adressait, les « gens », identifiés comme le peuple français, de ce que d'ores et déjà, en présence de musulmans, ils devraient se tenir à distance d'eux et faire preuve de soumission à leur égard, alors que lui-même s'était contenté de présenter comme une menace pour eux la forte croissance de cette communauté ».

     

    Et là il ne reste plus qu’à débouter le grand ingénu :

    « La Cour estime que, de cette manière, le requérant opposait, d'une part, les Français et, d'autre part, une communauté, dont l'appartenance religieuse est expressément mentionnée et dont la forte croissance constituerait une menace, déjà présente, pour la dignité et la sécurité des Français.

     

    La Cour estime également que les propos du requérant étaient susceptibles de susciter un sentiment de rejet et d'hostilité envers la communauté visée, compte tenu du sens et la portée qu'il donnait tant à son message qu'à la notion de « gens » qu'il a employée ».

    Jean-Marie va prendre sa retraite. La CEDH lui décerne la médaille du travail, mention poubelle. Pauvre lepenistes pour qui tout est la faute des autres, qui ne se nourissent que des peurs qu'ils cultivent... Comprendre la différence ? Impossible pour eux.

    hijab.jpg
     

    votre commentaire
  • COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU COPINH

    Le Conseil Civique des Organisations Populaires et  Autochtones du Honduras (COPINH ) dénonce l'assassinat de Olayo Hernandez Sorto  ( 37 ans), originaire de la communauté de Pueblo Viejo, membre  du COPINH et secrétaire du comité municipal du front de résistance populaire contre le coup d ' état.

    Notre camarade a été assassiné mardi 18 mai vers 18h de trois coups de feu (dont un à la poitrine et un autre dans le dos).  Olayo a également été touché à la tête à l' arme blanche, probablement un coup de machette.  Son corps a été trouvé dans Los Quebrachitos.

    Olayo avait été accusé d'appartenance à la résistance et de detention d'armes, son metier était la réparation d'armes !. Il avait été condamné à une amende de 1000 lempiras.

    Juste avant de sortir de sa maison, il avait reçu un appel de William Ventura qui l'invitait à quitter sa maison et à le rejoindre.

    Olayo laisse une femme et 5 enfants qui totalement dépendants.

    Le COPINH demande une enquète immédiate sur ce nouveau crime commis contre un membre de la resistance.

    Le COPINH demande aussi l'arrêt de cette effusion de sang qui fat souffrir le peuple hondurien et évidemment la restauration de la démocratie.

    COPINH, Intibuca le 21 mai 2010

    Source mail traduc RLB

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras COPINH.

    Comunicado de prensa urgente:


    El Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras COPINH  denuncia el asesinato del compañero Olayo Hernández Sorto de 37 años de edad, vecino de la comunidad de Pueblo Viejo, miembro de COPINH y secretario del comité comunal del frente de resistencia Popular contra el golpe de estado de la comunidad de Pueblo Viejo municipio de Colomoncagua, departamento de Intibucá.

    El compañero Olayo Hernández Sorto fue asesinado el día martes 18 de mayo a eso de las 6.00 PM de 3 disparos de pistola calibre 3.80, uno le impacto en el pecho, el otro en la rodia y el otro en la espalda.- El cadáver del compañero Olayo mostraba además  una herida de arma blanca en la cabeza probablemente de machete.- El cadáver del compañero Olayo Sorto fue encontrado en Los quebrachitos, es de hacer notar que el compañero Olayo Sorto habia sido acusado de ser de la resistencia y  de tener armas, ya que su oficio era reparador de armas, oficio del que tenia el respectivo permiso no obstante, en el juzgado de paz del municipio de Colomoncagua se le había impuesto una multa de mil Lempiras (L1,000.00)

    El compañero Olayo antes de salir de su casa recibió una llamada de William Ventura para invitarlo a salir de su casa y verse en algún lugar.

    El compañero Olayo Hernández Sorto deja 5 hijas e hijos y una esposa que dependían de los ingresos del compañero asesinado.  

    El Consejo Cívico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras exige el esclarecimiento inmediato  de este nuevo crimen cometido contra miembros de la resistencia Popular y que se castigue con todo el peso de ley a los criminales; Así mismo exigimos  que se detenga esta hemorragia de sangre que sufre el pueblo hondureño, que lucha por la restitución de la democracia.

    Consejo Civico de Organizaciones Populares e Indígenas de Honduras.

    COPINH

    Intibucá 21 de mayo del 2010


    votre commentaire
  • Rapport sur les violations israéliennes des droits humains

    PCHR du 13 au 19 mai 2010


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     

    Durant la dernière semaine du 13 au 19 mai :

    • un Palestinien de 16 ans a été tué par un colon israélien en Cisjordanie, ainsi qu’un homme âgé dans la bande de Gaza par les FOI ;
    • 3 civils palestiniens, dont un mineur, ont été blessés par les tirs des FOI en Cisjordanie ;
    • les FOI ont continué d’utiliser la force contre les manifestations non violentes ;
    • et de tirer sur les agriculteurs et les salariés palestiniens qui travaillent sur les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ;
    • les FOI ont conduit 8 raids à l’intérieur des communautés palestiniennes de Cisjordanie ;
      • elles ont arrêté 27 civils, dont un mineur, un journaliste et 10 militants internationaux en Cisjordanie ;
        • 12 de ces détenus ont été arrêtés durant une dispersion de manifestation non violente ;
      • les FOI ont fermé le bureau des inspecteurs municipaux d’Hébron ;
      • elles ont poursuivi leurs mesures arbitraires contre les membres de Comités populaires contre le mur d’annexion et la colonisation ;
    • Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • il poursuit également ses mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem ;
    • les FOI ont arraché une tente montée par une famille palestinienne expulsée de sa maison à Jérusalem.

    (JPG)

    Un enfant handicapé et un homme âgé attendent l’autorisation de traverser au passage frontalier international de Rafah sur la frontière avec l’Egypte, fermée depuis juin 2007.


    Violations israéliennes recensées durant la période du 13 au 19 mai 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 13 mai

    -  Région de Tubas : incursion vers 3 h 30 des FOI dans le camp de réfugiés d’al-Far’a, au sud de Tubas. Elles fouillent un certain nombre de maisons et arrêtent 2 civils palestiniens :

    1. Ahmed Mohammed Maiha, 30 ans, et
    2. Yousef Jaber Abu Siam, 25 ans.

    Vendredi 14 mai

    -  Région de Ramallah : vers 1 h du matin, les FOI pénètrent dans le village de Senjel, au nord de Ramallah : fouilles de maisons, et 3 arrestations :

    1. Rezeq Mohammed Masalma, 19 ans,
    2. ’Aazem Munther Masalma, 20 ans, et
    3. ’Odai Mousa ’Asfour, 19 ans.

    -  Région de Jénine : vers 1 h 20, incursion dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine, fouilles de maisons, et 2 arrestations :

    1. Samer ’Essam Abu Mahjoub, 22 ans, et
    2. Wissam Jamal Yahei al-Din, 20 ans.

    Bande de Gaza :

    Samedi 15 mai

    Bande de Gaza :

    Dimanche 16 mai

    -  Ramallah : incursion vers 2 h dans Ni’lin, village à l’ouest de Ramallah où l’armée investit la maison de ‘Ouda Mohammed Nafe’s, 48 ans, et l’arrête avec deux de ses fils : Mahmoud, 17 ans, et Mohamed, 19 ans.

    -  Hébron : vers 10 h, les troupes israéliennes stationnées dans le centre et le sud d’Hébron pénètrent dans le bureau des inspecteurs municipaux de la zone d’al-Gazzazin, dans la vieille ville d’Hébron. Elles le fouillent et confisquent les clés du bureau et obligent le personnel à sortir. Les inspecteurs municipaux sont des policiers sans arme, en charge du maintien de l’ordre public.

    Lundi 17 mai

    -  Bande de Gaza :

    -  Ramallah : vers 22 h 30, les FOI envahissent le village de Turmos’iya, au nord de Ramallah ; elles patrouillent dans les rues et font une arrestation : ‘Imad Kayed Shalabi, 22 ans.

    Mardi 18 mai

    -  Naplouse : vers 1 h 30, les FOI pénètrent dans le village d’Aqraba, au sud-est de Naplouse où elles fouillent des maisons et arrêtent 2 Palestiniens :

    1. Lu’ai Suleiman Bani Fadel, 21 ans, et
    2. Manna’ Mohammed Bani Fadel, 30 ans.

    Vers 2 h 30, incursion dans Tallouza, village au nord de Naplouse, même opération, et arrestation de 2 Palestiniens :

    1. Yahia Kamel ’Awaisa, 25 ans, et
    2. Ma’moun Mohammed Salahat, 23 ans.

    -  Bande de Gaza :


    (JPG)

    Un Palestinien jette dans le feu un produit des colonies ;
    ces produits sont interdits en Cisjordanie.
    (AP/Nasser Ishtayeh)


    2 - Usage d’une force démesurée contre des manifestations non violentes protestant contre la colonisation et la construction du mur d’annexion

    Pendant la dernière semaine, les FOI ont continué d’employer la force contre les manifestations non violentes organisées par les civils palestiniens, des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur et les activités coloniales.

    - Bil’in, à l’ouest de Ramallah : comme chaque vendredi après la prière, le 14 mai, la manifestation a lieu, avec les Palestiniens, des internationaux et des Israéliens et quand elle essaie de se rendre sur les terres annexées derrière le mur, et qui appartiennent au village, l’armée d’occupation tire à balles caoutchouc, lance des grenades assourdissantes, des lacrymogènes sur les manifestants. Des dizaines d’entre eux sont indisposés par l’inhalation des gaz, et certains souffrent des coups donnés par les soldats. L’armée arrête un peu plus tard ‘Alaa’ Abu al-So’ud, 25 ans, caméraman de la Chaîne satellite al-Arabiya, il est libéré dans la soirée.

    - Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : ce même vendredi, et comme chaque semaine, même manifestation des Palestiniens et internationaux pour protester contre la construction du mur. L’affrontement a lieu avec les troupes d’occupation près du mur. Réaction de l’armée avec la même violence.

    - ‘Iraq Bourin, au sud de Naplouse : le samedi 15 mai, des dizaines de Palestiniens et d’internationaux organisent une manifestation dans le centre du village. Ils se dirigent vers les parties est et sud du village, là où les FOI projettent de confisquer des terres près de la colonie de Brakha. Immédiatement, les FOI réagissent avec violence, tirant sur les manifestants à balles caoutchouc, lançant des grenades lacrymogènes. Nombre d’entre eux souffrent de l’inhalation des gaz.

    - Hébron, rue al-Shuhada, dans le centre ville : le samedi 15 mai, le Consortium de la Jeunesse contre les colonies, à Hébron, organise une manifestation non violente pour protester contre le maintien de la fermeture de la rue al-Shuhada, et en commémoration du 62è anniversaire de la Nakba (le déracinement du peuple palestinien de sa terre ancestrale en 1948). La manifestation, à laquelle participent des militants internationaux de la solidarité, est stoppée près de l’avant-poste de Beit Rumanu. Les troupes agressent les manifestants et arrêtent un Palestinien, Fadi Mohammed Saleh, 28 ans, qui sera libéré vers 22 h 30 avec une caution de 1 500 NIS (nouveau sheckel israélien, soit 317 € environ).

    - Beit Jala, près de Bethléhem : dimanche matin, 16 mai, des Palestiniens, des internationaux et des militants israéliens organisent une manifestation ; elle se dirige vers des terrains dans le nord et le nord-ouest de la ville, manifestant contre le nivelage de ces terres en prévision de la construction d’une section du mur d’annexion. Les troupes israéliennes agressent la manifestation et la dispersent. Deux internationaux souffrent de l’inhalation des gaz et l’occupant en arrête 8 autres.


    3 - Maintien du siège sur les TPO

    Les FOI maintiennent leur siège serré sur les territoires et leurs restrictions aux déplacements des Palestiniens, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie dont Jérusalem-Est.


    Bande de Gaza


    Cisjordanie

    L’ensemble de la Cisjordanie est sous le siège israélien, et durant cette semaine, de nouvelles restrictions furent ajoutées aux mouvements des Palestiniens.

    - Jérusalem : les restrictions sont toujours sévères pour entrer et sortir de la ville. Des milliers de Palestiniens tant de la bande de Gaza que de Cisjordanie sont interdits d’entrer dans la ville. Les restrictions se renforcent les vendredis, jours de prière, pour réduire encore le nombre de Palestiniens à pouvoir aller prier à la mosquée Al-Aqsa. Lundi matin, 17 mai, les troupes postées sur le check-point de Qalandiya à l’entrée nord de Jérusalem ont procédé à des contrôles prolongés sur les civils palestiniens, les obligeant à des heures et des heures d’attente supplémentaire.

    - Ramallah : l’armée d’occupation postée sur les check-points de Jaba’ et de Qalandya, au sud-est de Ramallah, ont imposé des restrictions supplémentaires. Durant cette semaine, des barrages volants ont été posés sur différentes routes pour bloquer les véhicules palestiniens et les fouiller. Vers 16 h 30 le vendredi 14 mai, les FOI en ont posé un à l’entrée sud du village de Beit Leqia, à l’ouest de Ramallah. Le lundi matin, 17 mai, restrictions supplémentaires également sur le check-point de Jaba’, au sud-est de Ramallah. A 10 h le mardi 18 mai, check-point volant près du village d’‘Attara, au nord de Ramallah. Et vers 20 h, ce même jour, check-point volant près du village de Shaqba, à l’ouest de Ramallah.

    - Naplouse : Dimanche matin, 16 mai, les soldats sur le check-point de Za’tara, au sud de Naplouse, ont imposé des restrictions plus sévères et le mardi 18 mai, le matin, idem sur le check-point d’Hawara, au sud de Naplouse.

    - Hébron : Samedi 15 mai, et lundi 17 mai, les FOI ont posé plusieurs barrages dans et autour d’Hébron, contrôlant tous les Palestiniens, et insistant sur les jeunes hommes.


    (JPG)

    Commémoration de la Nakba à Gaza, le 15 mai.
    (Reuters/Mohammed Salem)


    4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem

    Le PCHR consacre cette section de son rapport hebdomadaire pour dénoncer les violations flagrantes des droits de l’homme contre les Palestiniens pour les obliger à quitter Jérusalem-Est alors qu’ils veulent en faire leur capitale.

    -   Jeudi 13 mai dans la soirée, les FOI ont investi une tente qui avait été montée par la famille Salah, dans le village de Beit Safafa. Les FOI ont obligé les 50 membres de la famille à évacuer leur maison, prétendument en application d’un jugement rendu par un tribunal israélien en faveur de colons israéliens. Elles ont démonté la tente, prétendant qu’elle avait été montée sans l’autorisation de la municipalité israélienne de Jérusalem.

    -   Dans le même contexte, le mardi soir, 18 mai, des colons israéliens qui habitent dans une maison qui appartient à la famille Salah, ont agressé Shiha Hassan Salah, 90 ans, alors qu’elle revenait à sa tente. La vieille femme souffre de contusions. Les colons ont cogné au passage sur son petit-fils, Nasrallah, âgé de 4 ans. Celui-ci est blessé à la tête.


    5 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens

    La colonisation des TPO se poursuit, au mépris du droit international humanitaire, et les colons continuent d’attaquer les Palestiniens.

    -  Le jeudi 13 mai, le soir, un enfant palestinien a été abattu par un colon israélien près de Ramallah.

    D’après l’enquête du PCHR, vers 17 h 30, le jeudi 13 mai, 4 jeunes Palestiniens, dont Aysar Yasser Fawaz al-Zeben, âgé de 16 ans, du village d’al-Mazr’a al-Sharqiya, se dirigent vers le secteur d’al-Bayada, à environ 50 mètres de la route Naplouse/Ramallah. Vers 19 h 30, les 4 jeunes se mettent à lancer des pierres sur une voiture israélienne. La voiture stoppe immédiatement. Un colon en descend et tire de 14 à 174 balles sur les jeunes. Ceux-ci se dispersenet dans toutes les directions. Vers 21 h, 3 des jeunes se retrouvent dans le village. Ils appellent al-Zaben sur son téléphone portable, mais pas de réponse. Aussitôt, ils commencent à le chercher. Vers 21 h 30, des habitants du village se lancent également dans les recherches, et vers 22 h, ils trouvent son corps. Ils l’emmènent à l’hôpital de Ramallah. Selon des sources médicales, le jeune a été touché d’une balle dans le dos.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, veuillez consulter notre site : http://www.pchrgaza.org ou contacter le bureau du PCHR à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org ou par téléphone, au : +972 (0)8 282 4776 - 282 5893.


     
     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 13 au 19 mai 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.

     

     


    votre commentaire