• La mairie et la préfecture installent un bidonville à Saint Etienne

    samedi 22 mai 2010 - Georges Günther

    Un terrain vague jonché ici ou là de détritus, coincé entre le cimetière de Montmartre et le chenil, c’est là que se sont regroupés, en désespoir de cause, les familles Rroms roumaines expulsées deux fois en deux jours par la préfecture et la mairie de St Etienne.


    22 enfants dont la majorité a moins de 6 ans, un bébé de 4 mois et deux de 1 mois, au total 60 personnes environ, fatiguées par les deux expulsions qu’elles viennent de subir. Expulsion de l’immeuble de la rue Preynat à Beaubrun, ce 19 Mai au petit matin, sur demande de la mairie puis, le lendemain matin, de celui du 33 bd de la palle appartenant à l’OPAC de la ville de St Etienne, dans lequel elles avaient trouvé refuge. Elles ont passé la nuit entassées dans quelques voitures et les deux ou trois tentes amenées par des membres du réseau de solidarité et le Secours Populaire. EMMAÜS a aussi amené dans un camion tout ce qu’ils ont pu rassembler.

    La situation est désastreuse.
    Les enfants bien sûr ne vont plus à l’école. Les adultes réfléchissent à la façon dont ils vont pouvoir trouver du bois, divers matériaux pour construire des cabanes. Tous nous disent qu’ils n’en peuvent plus d’être expulsés, qu’ils veulent pouvoir rester quelque part.
    Tous les efforts faits pour scolariser les enfants, gagner une fréquentation régulière de l’école, sont détruits. Une femme soignée pour le cancer se demande comment elle va se faire les piqûres journalières prescrites par l’hôpital.

    Un désastre organisé par la mairie et la préfecture qui refusent obstinément d’examiner toute solution d’hébergement et de logement décente et durable.
    Lors d’une récente entrevue demandée par le réseau de solidarité avec les Rroms, l’adjoint, représentant le maire, avait redit une énième fois que la mairie refusait de loger ou d’héberger ces familles, qu’elle avait demandé en priorité l’expulsion de Preynat et de Méon (un immeuble réquisitionné depuis deux ans par le réseau de solidarité) tout en n’excluant pas l’expulsion des autres lieux de vie des familles.

    Quand à la préfecture elle organise les expulsions et refuse également toute solution digne. Il y a 7 mois le préfet s’était engagé à prendre l’initiative d’une rencontre de travail entre les collectivités territoriales, l’état et les associations. Depuis rien.
    Préfecture et mairie sont bien responsables de ce bidonville en cours de constitutions à St Etienne. Au lieu d’aider ces familles à accéder à un logement ou un hébergement, elles les parquent sur un terrain vague, alors qu’il y a de nombreux logements et bâtiments vides sur la ville et l’agglomération.


    Après ça on pourra toujours avoir de bonnes paroles sur les droits de l’homme et sur les droits des enfants.
    Malgré tout ce que pourront faire les associations, on sait vers quoi cette situation va déboucher. Un terrain qui va se transformer en gadoue dès la première pluie, sans WC, les rats qui vont immanquablement arriver, avec les aboiements des chiens en permanence, l’odeur du chenil qui deviendra vite difficilement insupportable avec la chaleur, l’humidité, la poussière, la saleté. Et une population qui risque bien d’augmenter si les expulsions continuent.
    Voila comment à St Etienne on traite les pauvres parmi les pauvres, en opposition totale avec les traditions de solidarité et d’accueil de la ville.

    Bien sûr cette solidarité commence à nouveau à s’organiser. Immédiatement EMMAUS, le Secours Populaire, alertés par le réseau solidarité roms, ont répondu présents. Des travailleurs sociaux du SAMU social sont aussi venus voir ce qu’ils pouvaient faire. Tout le monde est catastrophé en découvrant la situation.

    Ce matin, la mairie, contactée par un membre du réseau de solidarité a quand même accepté de mettre un point d’eau et quelques poubelles. Mais, le 1er adjoint, Mr Coynel, s’est cru autorisé à répondre : « Il faudra que le réseau de solidarité vous veilliez quand même à faire respecter la propreté ».


    On croit rêver. La mairie expulse ces familles, refuse de les loger, installe un bidonville sur un terrain vague qui sert depuis plusieurs mois de décharge, brise une bonne partie du travail des associations, et demande à des membres du réseau de solidarité qui, bénévolement, tentent d’aider ces familles, d’assurer la propreté des lieux. _ Irresponsables, méprisants, honteux, on ne sait pas trop comment qualifier ce genre de propos. Et pour les WC ? Là ce n’est pas possible, répond le 1er adjoint, « la mairie ne peut pas tout faire, demandez à la préfecture ». Lamentable !

    Nous publions ci-dessous quelques photos et nous invitons chacun à venir se rendre compte de la situation sur place, à venir discuter avec les familles de ce qu’elles ont besoin.
    Dans l’immédiat elles manquent de tout, notamment : toiles de tente, bâches, tables, chaises, réchauds et cuisinières à gaz, matelas, bouteilles de gaz et aussi des pelles, des bêches, des râteaux, des scies pour nettoyer le terrain, de quoi aussi fabriquer des toilettes sèches. Chacun peut amener ce qu’il a sur place ou prendre contacte avec des membres du réseau de solidarité (06 82 31 24 86, 06 28 25 54 35, 06 83 28 82 17, 06 09 04 69 98)

    Georges Günther ICI


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  •  Reconnaissons-le, Hillary Clinton est une sacrée dominatrice.

          Au début, la Secrétaire zunienne d'État a dit que la médiation brésilienne et turque, visant à faire accepter à l’Iran un échange de combustible nucléaire, était vouée à l'échec. Ensuite, le Département d'Etat a déclaré que c’était la « dernière chance » d’un accord sans sanction. Et enfin, moins de 24 heures après que Téhéran ait accepté l’accord, Hillary a fouetté le Conseil de sécurité jusqu’à ce qu’il se soumette et proclame triomphalement au monde qu’il est parvenu à un projet de résolution de l’ONU en faveur d’une quatrième série de sanctions contre l'Iran.

          Elle a monté un coup pour aboutir à des sanctions en « réponse aux efforts entrepris à Téhéran dans les tout derniers jours. » Attendez une minute. Immédiatement après une véritable – et fructueuse – médiation, sur un dossier très sensible, menée par deux puissances émergentes – et des négociateurs honnêtes – du monde multipolaire, le Brésil et la Turquie, Washington et ses deux alliés de l'Union européenne au Conseil de sécurité, la France et la Grande-Bretagne, la torpillent. Est-ce que cela passe pour de la « diplomatie » mondiale ?

         Pas étonnant que les alliés clefs de la Zunie, le Brésil et la Turquie, deux membres non-permanents du Conseil de sécurité, et deux puissances régionales clés, rageaient après une telle gifle en public. Le Brésil a d'abord dit qu'il ne voulait même pas discuter des sanctions à l'ONU. Puis le Brésil et la Turquie ont envoyé une lettre officielle à l'ONU, lui demandant de participer aux négociations des « Six sur l’Iran » à propos des sanctions, « pour empêcher l'adoption de mesures allant à l’encontre d’une solution pacifique. »

          Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva – qui avait personnellement dit à Clinton plus tôt cette année qu'il n'était « pas prudent de mettre l'Iran le dos mur » – ne pouvait que blâmer le Conseil de sécurité désuet, soulignant qu'au bout du compte, il n'était pas disposé négocier. Ahmet Davutoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, a averti qu’une nouvelle série de sanctions « gâcherait l'atmosphère. »

          Et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a souligné que la démarche avait gravement compromis la crédibilité du Conseil de sécurité – sans manquer de rappeler à tous, avec une ironie désabusée, l'idée absurde des cinq puissances nucléaires membres permanents du Conseil de sécurité visant à démanteler le programme nucléaire civil et légitime d'un pays en développement.

          Quant à « la crédibilité de la Zunie, » elle mord la poussière une fois de plus, non seulement dans la mesure où Lula et Erdogan sont concernés, mais à travers le monde en développement – la chair et le sang véritables de la « communauté internationale, » à la suite de cette comédie interminable.

    Déchaînement frénétique contre l'enrichissement

          Ces tout derniers mois, Clinton la dominatrice* a sans relâche accusé l'Iran de refuser un accord d’échange de combustible similaire à celui proposé par la Zunie en octobre dernier. Cela fait partie du scénario habituel de Washington** – se comporter d’une manière tortueuse typique, en insistant sur des sanctions « n'ayant rien à voir » avec l'enrichissement, puisqu’il y a seulement quelques semaines, l'absence d’accord d'enrichissement était la principale cause d’autres sanctions.
    [* Ndt : comme Pepe Escobar a déjà écrit « fouetter » plus haut, il n’y a plus aucun doute. Il compare effectivement la Clinton à la Grosse Lulu de Nantes (le Chameau de Nantes pour les connaisseurs), par exemple.]
    [** Ndt : un scénario soigneusement relayé sur France Inter par des « journalistes » comme Bernard Guetta.]

          Et il y a pire. Tel que l’a révélé Gareth Porter (Washington brûle les ponts avec l'Iran, Asia Times Online, 21 mai 2010), Washington a proposé un échange de combustible en octobre dernier uniquement parce qu'il voulait dès le départ forcer l'Iran à accepter de suspendre toute activité d'enrichissement (à laquelle il a droit en tant que membre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Mais ça n'a jamais été dit publiquement.

          L'Iran continuera de toute façon à produire de l'uranium enrichi à 20% (il en a le droit d’après le TNP) et va entamer la construction d'une nouvelle installation d'enrichissement de la même taille que celle de Natanz. Elle fait partie du plan de construction de 10 nouvelles installations, annoncé l'an dernier par le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. Et, par-dessus le marché, la centrale nucléaire de Bushehr construite par les Russes est en cours de test final et sera inaugurée cet été. C’est la réalité incontournable du terrain.

          Le secrétaire du Conseil de sécurité national suprême de l'Iran, Saeed Jalili, de facto principal négociateur sur le nucléaire iranien, pourrait rencontrer bientôt en Turquie la chef de la politique étrangère de l'Union européenne, Catherine Ashton. Ashton, la négociatrice désignée par la « communauté internationale, » est aussi représentative de l'opinion publique mondiale que l’est un communiqué de presse de BP à propos de l’inondation de pétrole dans le Golfe du Mexique. Spécialement parce que l'UE est obligée de délivrer ses propres sanctions unilatérales contre l'Iran. Pareil pour le Congrès de Zunie, comme l’a confirmé cette semaine le sénateur démocrate du Connecticut, Chris Dodd. Mis à part le Conseil de sécurité, l'Iran devra également écoper de sanctions supplémentaires de la part d’une coalition sous direction zunienne, celle des larbins européens de droite bien disposés, embourbés dans le déclin.

    La Chine et la Russie manient du Sun Tzu

          L’ancien général de l’armée chinoise, le stratège, philosophe et auteur de L'Art de la guerre, Sun Tzu disait : « Permettez à vos ennemis de faire des erreurs, et ne le corrigez pas. » La Chine et la Russie, les deux maîtres stratèges, appliquent cette maxime avec brio en ce qui concerne la Zunie.

          Le projet actuel de résolution de sanctions de 10 pages de l'ONU a déjà été extrêmement édulcoré par les membres permanents, Russie et Chine – et quels que soient les reliquats de discours belliqueux, ils seront encore démontés au Conseil de sécurité par les membres non-permanents, Brésil, Turquie et Liban (sans l’unanimité au Conseil de sécurité, les nouvelles sanctions sont mortes à toutes fins pratiques). Si l'Iran s’engage effectivement à coopérer, Washington n’a aucun moyen de contraindre le reste du Conseil de sécurité à ratifier une nouvelle série de sanctions.

          Tel que ça se présente, la nouvelle série de sanctions tape dur sur les importations d'armes classiques de l'Iran ; freine les importations en rapport avec les missiles balistiques ; gèle les avoirs de membres clés du corps des Gardiens de la Révolution islamique ; et organise des inspections de fret dans les ports maritimes et dans les eaux internationales. Ces sanctions sont en majorité spontanées – ou non-contraignantes – et n’auront aucune interférence sur le commerce mondial pétrolier et gazier de l'Iran.

          Beijing et Moscou ne se contentent pas juste de lécher le fouet de Clinton. Immédiatement après son annonce ampoulée, l'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Badong, a déclaré que le projet de résolution « ne doit pas fermer la porte à la diplomatie, » mettant une fois encore l'accent sur « le dialogue, la diplomatie et la négociation. »

          Et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est assuré de parler au téléphone avec Clinton, plaidant pour une analyse plus approfondie de l'accord d’échange de combustible dans lequel le Brésil et la Turquie ont servi de médiateurs. M. Lavrov a aussi souligné que la Russie n'avait pas du tout aimé les sanctions unilatérales supplémentaires de la Zunie et de l'UE. Il a déclaré que les sanctions unilatérales incluraient des mesures « de nature extraterritoriale, dépassant les décisions prises par la communauté internationale et en contradiction avec le principe de primauté du droit international, faisant partie intégrante de la Charte des Nations Unies. »

          Nous en sommes arrivés comme ça à une situation où un véritable échange de combustible nucléaire approuvé par Iran est envisagé à l'Agence internationale de l’énergie atomique, pendant qu’une croisade de sanctions contre l'Iran est en chantier à l'ONU. À qui la vraie « communauté internationale » fera-t-elle confiance ? Erdogan n'aurait pas pu mieux dire : « C'est le moment de discuter de la question de savoir si nous croyons en la suprématie de la loi ou si la loi des suprématies et supérieure... »

          Ce que voit la grande majorité, le monde en développement, c'est le passé – Zunie, France, Grande-Bretagne, Allemagne – en lutte contre le développement de l'avenir – Chine, Inde, Brésil, Turquie, Indonésie. L'architecture de la sécurité mondiale – assurée par une bande d’affreux, de gardiens occidentaux auto-proclamés – est comateuse. Les Atlantistes occidentaux sont en train de couler façon Titanic.


    Nous voulons la guerre et nous la voulons tout de suite

          Seul le puissant lobby zunien en faveur de la guerre perpétuelle est capable de décrire la première étape d’un accord nucléaire avec l'Iran comme un désastre. Ça inclut des journaux largement discrédités, favorables à la guerre en Irak, le New York Times (la médiation du Brésil et de la Turquie « complique les pourparlers sur les sanctions ») et le Washington Post (l’Iran « crée l'illusion d’un progrès dans les négociations nucléaires »).

          Pour le lobby pro-guerre, la médiation du Brésil et de la Turquie pour l’échange de combustible, constitue une « menace » car il est sur une trajectoire de collision avec l’attaque contre l'Iran (lancée par Israël et entraînant ensuite la Zunie) et le « changement de régime » – un caprice que Washington n'a jamais renié.

          Lors d'un discours récent au Council on Foreign Relations à Montréal, sa sommité le Dr Zbigniew « Conquérons l'Eurasie » Brzezinski, a averti que l’« éveil à la politique mondiale, » ainsi que les luttes intestines dans l'élite mondiale, représentent quelque chose à redouter sérieusement. L’ancien conseiller à la Sécurité nationale zunienne a fait remarquer que, « pour la première fois dans toute l'histoire humaine, l'humanité est éveillée politiquement – c'est une réalité totalement nouvelle – il n'en a pas été ainsi pendant la plus grande partie de l'histoire humaine. »

          Qui pense être ces nouveaux parvenus éveillés politiquement, comme le Brésil et la Turquie – en osant bouleverser « notre » autorité sur le monde ? Et puis le Zunien mal informé continue à se demander : « Pourquoi nous détestent-ils ? » Parce que, entre autres raisons, sectaire jusqu’au trognon, Washington n'hésite guère à faire un bras d’honneur, même à ses amis les plus proches.

          Pepe Escobar est l'auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War et de Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge. Son nouveau livre, tout juste sorti, est Obama does Globalistan. Il est joignable à l’adresse pepeasia@yahoo.com

    Source ici

    Original : www.atimes.com/atimes/Middle_East/LE22Ak01.html
    Traduction copyleft de Pétrus Lombard


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  • Devant l'ignominieuse et barbare escalade de terreur et de morts imposée depuis le 28 juin 2009 et prorogée sous le régime de Porfirio Lobo Sosa  et de ses partisans, qui prend maintenant la forme de menaces de mort contre les compagnons Carlos H. Reyes et Manuel Zelaya Rosales - les deux membres et chefs indiscutables, avec d'autres compagnes et compagnons, du FNRP-, n ma qualité  de citoyen hondurien, écrivain et militant du FNRP, je déclare devant le peuple hondurien, devant la Communauté internationale et en particulier aux "seigneurs" et "dames"  qui ont mené le coup d'État.

    Que je rejette et condamne énergiquement toutes formes de  menaces, blessures et  crimes découlant de leurs têtes  malades et  capitalistes, contre les compagnons Carlos H. Reyes, Manuel Zelaya Rosales ou contre chacun des millions d'hommes et de femmes qui composent le FNRP, principale et écrasante force politique et sociale du Honduras.

    Que je me solidarise de manière volontaire, publique et convaincante avec les compagnons aujourd'hui menacés - Carlos H. Reyes et Manuel Zelaya R. -, de la même manière que je  le fais pour tous les parents des victimes de la dictature romeovásquez-michelettiste et son fils bâtard, Pepe Lobo.

    Que l'unité de lutte du FNRP ne sera pas compromise par des actes lâches comme la menace et le meurtre d' hommes et de femmes dignes du FNRP, dont le seul "crime" aux yeux des oligarques oppresseurs est celui de lutter pour un Honduras plus juste où tous et toutes nous avons l'occasion de décider de notre destin en tant que peuple et nation.

    Je reste dans la résistance et l'insurrection, garanti dans l'Article 3 de la Constitution de la République, et avec des millions de compatriotes, jusqu'à obtenir l'installation d'une Assemblée Nationale Constitutive Populaire chargée d'élaborer et d'approuver une nouvelle Constitution, comme une étape clé pour la refondation du Honduras.

    Que je me réserve le droit de poursuivre une action en justice  et les lois civiques me le permettent les lois nationales, internationales et la défense des Droits de l'Homme, dans le temps et le lieu qu'ils jugent approprié, contre les crimes contre l'humanité, les crimes contre la culture et contre la patrie suite à l'usurpation du 28 juin 2009 des charges, fonctions et représentation non émanant de la légitimité du peuple hondurien.

    Samuel Trigueros

    Tegucigalpa, le 22 mai 2010

    Reçu par mail traduc RLB

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    Ante la ignominiosa y bárbara escalada de terror y muerte impuesta desde el 28 de junio de 2009 y continuada bajo el espurio régimen de Porfirio Lobo Sosa y sus secuaces, misma que ahora toma la forma de amenazas de muerte contra los compañeros Carlos H. Reyes y Manuel Zelaya Rosales -ambos miembros y líderes indiscutibles, junto a otros compañeros y compañeras, del FNRP-, en mi condición de ciudadano hondureño, escritor y militante del FNRP, declaro ante el pueblo hondureño, ante la comunidad internacional y, especialmente, ante los señores y señoras que propiciaron, ejecutaron y apañaron el golpe de Estado y que aún se mantienen como parte de un sistema usurpador en las instituciones del Estado hondureño:

    Que repudio y condeno enérgicamente toda forma de amenaza, lesión y crimen surgido de sus enfermas cabezas anacrónicas y capitalistas, contra los compañeros Carlos H. Reyes, Manuel Zelaya Rosales o contra cualquiera de los millones de hombres y mujeres que conformamos el FNRP, principal e irrefrenable fuerza política y social de Honduras.

    Que me solidarizo de manera voluntaria, pública y convincente con los compañeros hoy amenazados -Carlos H. Reyes y Manuel Zelaya R.-, de la misma manera en que lo hago con todos los familiares de las víctimas de la dictadura romeovásquez-michelettista y su bastardo hijo, Pepe Lobo.

    Que la unidad de lucha del FNRP no será socavada con actos cobardes como el de amenazar e incluso continuar asesinando hombres y mujeres dignos del FNRP, cuyo único "delito" a los ojos de los opresores oligarcas es el de luchar por una Honduras más justa en la que todos y todas tengamos la oportunidad de decidir sobre nuestro destino como personas y nación.

    Que me mantengo en resistencia e insurrección, amparado en el Artículo 3 de la Constitución de la República, y junto a millones de compatriotas, hasta lograr la instalación de una Asamblea Nacional Constituyente Popular que redacte y apruebe una nueva Constitución, como paso fundamental para la refundación de Honduras.

    Que me reservo el derecho de ejercer las acciones judiciales y ciudadanas que me permiten las leyes nacionales, internacionales y la defensa de los Derechos Humanos, en el tiempo y lugar que considere conveniente, contra los delitos de lesa humanidad, lesa cultura y lesa patria a que dieren lugar las acciones de quienes desde el 28 de junio de 2009 usurpan cargos, funciones y representación no emanada de la legitimidad del pueblo hondureño.

    Samuel Trigueros
    Tegucigalpa, MDC, 22 de mayo de 2010


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  • Le PDPR-EPR (Parti Démocratique Populaire Révolutionnaire /Armée Populaire Révolutionnaire) a accusé  l’Armée mexicaine d'être responsable de la disparition à Oaxaca, le 25 mai 2007, d’Edmundo Reyes Amaya et de Gabriel Alberto Cruz Sanchez, deux membres du comité directeur de cette organisation révolutionnaire.

    L’Armée aurait fait disparaitre les dirigeants guérilleros pour provoquer la rupture de la trêve entre l’EPR et le Gouvernement fédéral. Le gouvernement mexicain serait parfaitement informé de cette affaire, mais s’abstiendrait de réagir, selon le porte-parole du PDPR-ERP qui dénonce le peu de progression des négociations consécutives à la trève.

    Il y a 15 ans, alors que le mouvement altermondialiste mettait en avant le mouvement zapatistes et le passe-montagne du commandant Marcos, une véritable guérilla populaire révolutionnaire secouait les Etats de Guerrero, Oaxaca, Tlaxcala et Veracruz. Et tandis que les zapatistes ne visaient par leur lutte qu’à "amener" le pouvoir réactionnaire "au dialogue" avec les indigènes, l’EPR se fixait comme objectif la révolution pour une république démocratique et populaire.

    L’EPR etait née de la fusion de quatorze groupes armés clandestins, dont le plus connu est le Procup-PDLP , issu de la guérilla "historique " menée au Guerrero par Lucio Cabañas dans les années 70. L’EPR affirme être passée à l’action militaire en réponse à la "guerre non-déclarée de basse intensité " déclarée par le "gouvernement de massacreurs ", de façon à révéler la situation réelle du pays. Ils considèrent que là où le gouvernement réprime, il doit y avoir une réponse armée, que de nouvelles armées révolutionnaires doivent surgir car c’est l’unique issue imposée par le gouvernement. Il s’agit de "propagande armée révolutionnaire".

    Le gouvernement a parié sur le pourrissement du zapatisme, sans se rendre compte que la situation globale du Mexique pourrit beaucoup plus vite.


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  • Services à la personne et propagande médiatique

    Des salariés «mieux rémunérés que le Smic horaire», titre L’Expansion, et «plutôt satisfaits de leur situation», selon Les Echos ? Une honteuse supercherie !


    Depuis 2005, sous l'impulsion de Jean-Louis Borloo, plans après plans, le gouvernement fait la promotion de ce secteur, "vivier" d'emplois "non délocalisables" et, soi-disant, "recette anti-chômage". A l'occasion d'une étude divulguée mercredi à la presse, les médias à sa botte s'empressent de relayer la propagande gouvernementale à travers des titres alléchants, question d'enjoliver la réalité auprès de qui veut bien les croire sans trop s'y attarder et, pourquoi pas, d'inciter les chômeurs les plus acculés à opérer une reconversion dans ces métiers "d'avenir" qui fleurent bon le XIXe siècle...

    Un petit coup de Photoshop

    Le Bipe, «une société d'étude économique» qui a réalisé ce «baromètre de qualité» pour l'Agence nationale des services à la personne (ANSP) afin de «présenter une photographie du secteur», invente l'eau chaude en déclarant que garder des personnes âgées à domicile ou faire du jardinage ou du ménage chez un particulier est mieux rémunéré que le Smic horaire (30% en moyenne, soit 10 € nets de l'heure au lieu de 6,96 €). Or, non seulement cela a toujours été, mais c'est même indispensable ! On trouve normal que les intérimaires bénéficient d'une "prime de précarité" inhérente à leur condition : il est donc normal que ces petits boulots, par essence très précaires, soient rémunérés à un taux horaire plus élevé qu'un emploi à plein temps afin de rester un tantinet attractifs, non ?

    Cependant, cette rémunération à peine meilleure est très insuffisante : le Bipe reconnaît qu'en raison du grand nombre de temps partiels, le salaire net moyen des 2 millions de personnes employées par ce secteur n'est que de… 690 € par mois ! En cause, «la difficulté d'une partie des salariés [40% seulement, selon l'étude] à effectuer le nombre d'heures souhaitées» : ainsi, le volume hebdomadaire moyen de travail s'établit à 22 heures, soit l'équivalent horaire du temps partiel moyen en France (23 heures par semaine). La honte... Mais travailler peu pour gagner très peu vaut mieux que le chômage et ses mauvais chiffres, pas vrai ?

    Aussitôt, le Bipe réactive son Photoshop, affirmant qu'en matière de conditions de travail, «le bilan est plus positif que l'image communément admise». Ainsi, 75% de son échantillon de salariés interrogés prétend ne pas souhaiter travailler ailleurs, tandis que 96% assurent être respectés par leurs patrons. Seuls 25% disent qu'ils préféreraient changer de métier s'ils avaient le choix (surtout les femmes de ménage dont le taux d'insatisfaction s'élève à 35%) : l'honneur est sauf !

    Pas de progression salariale

    Le profil général de cette population est, sans surprise, peu diplômé, à 94% féminin et assez âgé, puisque 68% a plus de 40 ans. Bref, du travail en miettes pour une majorité de femmes qui jonglent entre plusieurs employeurs. Seuls 32% de celles/ceux qui sont en emploi direct et 8% de celles/ceux qui travaillent par le biais d'associations ou d'entreprises privées n'en ont qu'un seul, alors que 41% de la première catégorie et 76% de la seconde en ont au moins quatre ! Mais, selon le Bipe, une infime minorité s'en plaint... Bien évidemment, le temps perdu dans les transports — que son enquête n'évalue pas — n'est pas indemnisé.

    Les tâches les plus "nobles" (assistance informatique et administrative, soutien scolaire) ne concernent que 50.000 salariés, le gros des troupes (quelque 680.000) travaillant dans le secteur des travaux ménagers, de la préparation de repas et de la livraison, tandis que 450.000 assistent des personnes âgées ou malades, 420.000 s'occupent d'enfants et 70.000 réalisent des "travaux divers".

    Dans ce secteur où le travail de la femme est toujours considéré comme ne devant apporter au foyer qu'un salaire d'appoint, où l'expérience ne joue pas et où les progressions de carrière sont inexistantes, les rémunérations stagnent. Une situation «insupportable» qu'a mollement dénoncée le directeur général de l'ANSP, éludant au passage l'isolement de ces salarié(e)s qui, en majorité, n'ont pas accès à la formation, aux contrôles médicaux, à ceux de l'Inspection du travail ou à la médiation syndicale en cas de litige.

    Des emplois pour les riches

    Afin de développer ces services peu innovants qui échappent à la sphère publique et ne génèrent pas de gains de productivité, le gouvernement a mis en place toute une batterie d'incitations fiscales afin de séduire les particuliers-employeurs (en 2007, ils étaient 2,75 millions). Mais des études récentes ont montré que les ménages aisés en captaient l'essentiel, ces aides — dont le coût pour l'Etat s'élève à 10 milliards d’€ par an — ne bénéficiant qu'aux ménages imposables et aux revenus élevés : les retraités au minimum vieillesse ou les familles monoparentales ne peuvent y accéder.

    Outre ce constat inégalitaire, on voit bien qu'il s'agit de développer le sous-emploi précaire et peu rémunérateur — c'est toujours ça en moins dans la catégorie A de Pôle Emploi — au profit d'une classe dominante à qui l'on donne les moyens supplémentaires de s'offrir des larbins. Donc, si elle n'a pas décroché un job de caissière au Smic à temps partiel dans un supermarché dont les bénéfices explosent, la mère célibataire ira faire la bonniche chez les riches ou s'occuper des gosses des autres pour nourrir les siens. La boucle est bouclée : le travailleur pauvre, œuvrant au confort de celui qui ne l'est pas, est maintenu dans sa condition.

    Pour conclure, alors que l'UMP persiste à critiquer les 35 heures, on peut dire qu'oser continuer à faire la promotion de ces emplois dont la durée de travail (donc, le volume en "équivalent temps plein") est aussi minable relève d'une mauvaise foi et d'un cynisme consommés.

    SH Ici 


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