• Venezuela : Les autorités enquêtent sur les décès suspects de 6 membres de la communauté Yanomami

     

    Des enquêteurs et des soldats vénézuéliens s’intéressent actuellement aux circonstances de la mort de six indigènes de la tribu Yanomami évoluant en Amazonie près du fleuve Orénoque. Aidés par des traducteurs ils ont questionné les anciens du village Parima B sur les causes de la mort de six d’entre eux.

    Une délégation a été dépêchée sur place le 16 avril dans le but de récolter des informations auprès des membres de la communauté touchée, elle se composait de fonctionnaires de la Cicpc (el Cuerpo de Investigaciones Científicas Penales y Criminalísticas) et d’effectifs de la 52ª Brigade d’ Infanterie Forestière.

    En effet, quatre adultes Yanomami dont un homme, leader du village Momoy et trois femmes sont décédés. Selon les premières estimations émises jeudi par le Bureau du Procureur (« Fiscal General »), ils seraient morts après avoir ingurgité de l’eau contaminée par les chercheurs d’or illégaux, de même que deux jeunes adolescents auraient trouvé la mort après avoir été aspergés de produits liquides par des personnes non identifiées.

    Les Indiens Yanomami représentent une population d’environ 32 000 personnes qui évoluent dans les forêts tropicales et montagneuses du sud du Venezuela et du nord du Brésil. Selon certaines sources, le nombre des orpailleurs qui travaillent illégalement dans leur territoire ne cesse d’augmenter.

    Les orpailleurs menacent la vie des Yanomami en faisant preuve de violence à leur encontre et en véhiculant des maladies ou virus pour lesquels ils n’ont aucune imunité. Le mercure utilisé pour amalgamer l’or souille dangereusement l’eau des rivières que les indigènes consomment et le bruit des dragues et des générateurs fait fuir le gibier dont les Yanomami se nourrissent, une source de subsistance indispensable à leur survie alimentaire.

    Les Yanomami ont déjà durement souffert de l’invasion de plus de 40 000 orpailleurs dans les années 1980, intrusion qui a eu un impact négatif sur l’environnement des indigènes.

    Survival a appelé les gouvernements brésilien et vénézuélien à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’expulser les chercheurs d’or qui exercent leur trafic sur le territoire Yanomami et empêcher à l’avenir toute nouvelle invasion.

    L’exploitation illégale de l’or dans cette région, tout spécialement du côté brésilien, introduit parmi les membres de la tribu des maladies qui depuis 1980 ont causé la mort de 20 % de la population.

    La tribu est considérée comme l’une des plus importantes de la zone amazone avec près de 30 000 individus évoluant entre le Venezuela et le Brésil, les Yamomani avaient limité leurs contacts avec le monde extérieur depuis 50 ans environ. L’année passée, les autorités sanitaires du Venezuela avaient mis en garde contre l’effet dévastateur que pourrait introduire le virus de la grippe sur une population isolée et de fait fragilisée.

    Les membres de la tribu évoluent dans des « chozas » ou « huttes » communautaires de forme circulaire qui donnent sur une cour extérieure, les hommes chassent et les femmes s’occupent des récoltes dans des champs non clôturés.

    Le président Chávez a contribué à de nombreux changements concernant la tribu, tout d’abord une équipe médicale de 30 personnes évoluent de façon permanente dans la zone où sont implantés les indigènes.

    En 2008, la chaîne anglaise de Télévision Channel 4, a réalisé un reportage sur l’extraction minière illégale en Amazonie brésilienne. En volant au-dessus de la forêt, l’équipe de tournage a filmé les images d’une piste d’atterrissage au beau milieu de la végétation crée par les exploitants miniers ainsi que le détournement d’un bras de fleuve près d’un village Yanomani, ce qui avait causé une flambée de malaria.

    En accord avec les estimations faites par l’organisation Survival, plus de 1000 trafiquants miniers travailleraient illégalement sur le territoire Yanomami, non seulement ils contaminent l’eau et le sol mais en plus ils sont à l’origine d’épidémies souvent mortelles.

    Le gouvernement a annoncé, samedi 24 avril, qu’une vaste opération militaire allait être organisée afin de traquer les trafiquants qui sont à l’origine de pertes humaines intolérables et également de dégâts majeurs sur l’environnement en utilisant une technologie qui pollue les cours d’eau.

    Aline Timbert


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  • La campagne contre l’Iran et le droit international

    par Karl Müller Ici

     

     

    En adhérant aux Nations Unies, 192 Etats du monde ont pris les engagements suivants:


    •    Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin: prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces contre la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix.


    •    Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du prin­cipe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde.


    De plus, il est inscrit dans la Charte des Nations Unies, concernant les devoirs des Etats membres:


    •    Les membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.


    •    Les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.»
    Le fait que certains Etats, membres des Nations Unies, ont contrevenu à maintes reprises à ces dispositions ne dispense pas le monde actuel de ces engagements. Bien au contraire: Toutes les guerres menées après la Seconde Guerre mondiale ont démontré de façon cruelle à quel point était vrai ce que, en 1945, les membres fondateurs des Nations Unies avaient écrit au début du préambule de la Charte: «Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances.


    Est-ce compatible avec ces principes que des représentants de gouvernements et de médias attaquent verbalement avec force un pays et n’excluent pas une guerre contre lui?
    C’est bien ce qui se passe depuis de nombreuses années envers l’Iran. Et avec un ­nouvel élan depuis ces dernières semaines et mois.
    On ne tient pas compte du fait


    •    que ce n’est pas que le gouvernement iranien qui affirme depuis des années ne pas vouloir posséder des armes atomiques, mais les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) de même que les services secrets ne peuvent apporter de preuve tangible d’un programme d’armes atomiques de l’Iran. Les rapports actuels des services secrets américains ont même attesté que l’Iran ne mène pas de programme d’armes atomiques. Certains adversaires de l’Iran prétendent même qu’il ne s’agit pas de prouver l’existence d’un tel programme, mais que c’est à ce pays à prouver qu’il n’en a pas – mais comment est-ce possible alors que tout ce que l’Iran présente comme preuves est remis en question;


    •    que les déclarations du président iranien concernant Israël sont présentées dans les médias occidentaux de façon erronée et qu’on ne connaît pas de plans de guerre de l’Iran contre Israël;


    •    que des plans de guerre israéliens ­contre l’Iran (et même des Etats-Unis) existent très probablement alors même que la Charte des Nations Unies interdit toute acte d’agression;


    •    que l’Iran est menacé d’intervention guerrière par d’autres pays, voire par de hauts officiers allemands: Entre-temps le manuscrit du discours du général allemand de l’OTAN, Karl-Heinz Lather, tenu le 25 mars à Bonn devant la Communauté de soldats catholiques a été rendu public. Et c’est précisément lors de la Journée mondiale de la Paix 2010 qu’il a dit: «D’ailleurs, la communauté internatio­nale [en fait les Etats membres de l’OTAN] pourrait se voir contrainte d’intervenir militairement si l’Iran ne renonce pas à ses ambitions d’un armement atomique. Il semble que l’action politique, la diplomatie et les sanctions n’apportent guère de solution.» Puis il ajouta – à l’encontre des obligations de la Charte de l’ONU – que «les Etats et les gouvernements [ceux de l’OTAN] acceptent en général [donc pas toujours] un mandat des Nations Unies comme condition d’une intervention militaire [ce qui, selon lui, n’est pas obligatoirement le cas];


    •    que les propositions soumises à l’Iran ne respectent pas l’égalité des droits de tous les Etats inscrite dans la Charte des Nations Unies et on soumet l’Iran à des exigences sans aucun fondement dans le droit des traités touchant au nucléaire – ce que les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU au sujet du programme nucléaire iranien ne peuvent cacher;


    •    que des Etats qui, comme Israël, le Pakistan et l’Inde, refusent de se soumettre au Traité sur la non-prolifération des armes nuclé­aires (TNP), et disposent d’un énorme arsenal d’armes nucléaires, ne sont pas contraints de rentrer dans le rang (sans parler des 5 puissances nucléaires «officielles», qui ont aussi signé le TNP et se sont engagés à réduire leurs arsenaux nucléaires, voire à les supprimer, mais qui sont à des lieues de leur application) – on travaille ici aussi à deux niveaux;


    •    que ce n’est pas la «Communauté inter­na­tionale» qui fait pression sur l’Iran, mais avant tout Israël, les Etats-Unis et l’UE, lesquels se sont unis contre l’Iran et exercent une pression sur les autres pays pour qu’ils se soumettent à leur volonté. La plupart des Etats et des gouvernements, comme par exemple les 118 membres du Mouvement des non-alignés, considèrent la politique de l’Iran différemment et estiment qu’il y a une possibilité d’entretenir des relations avec ce pays et de résoudre les conflits, se démarquant ainsi nettement du bloc politique des 3 pays sus-mentionnés, lesquels ne représentent finalement qu’une petite minorité dans l’ensemble du monde.
    On n’évoquera pas ici les vraies raisons des plans de guerre contre l’Iran.

    On se contente de signaler que toute cette agitation guer­rière est alarmante pour tout un chacun qui s’intéresse raisonnablement à ce problème. Il est vrai aussi que tous ceux qui menacent l’Iran ne veulent pas forcément la guerre. Toutefois, ils aplanissent le terrain pour ce petit groupe de pays qui veulent cette guerre, en violation de la Charte des Nations Unies.
    Il est particulièrement inquiétant de constater qu’on n’entend plus aucune voix contraire dans ces gouvernements et ces médias-là. Il n’y a aucun débat, on se contente de hurler avec les loups, alors même que ces cris n’ont rien à voir avec la vérité, mais ne sont poussés que pour soutenir des projets poli­tiques inavouables.


    Cette volonté d’ignorer la Charte des Nations Unies n’est pas un délit mineur. C’est proprement une tentative de porter un coup à l’effort des peuples et des Etats de vivre en paix et dans la justice. C’est une menace pour l’humanité et c’est pourquoi, au sein de la Communauté internationale, ils sont nombreux à ne pas vouloir suivre cette voie.
    Au cours des derniers 20 ans, plusieurs guerres ont été déclenchées contre la volonté de la Communauté internationale, avec des conséquences dramatiques tant pour les victimes qu’en ce qui concerne les coûts. Il est donc important de réfléchir à la façon d’empêcher une nouvelle guerre et aux moyens à disposition pour faire respecter le droit international – et cela par tous les Etats.


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  • Un journaliste sort du lot pour défendre les paroles du président Evo

    Le discours d'inauguration du président bolivien a été déformé par la presse d'opposition afin de manipuler l'opinion publique.

    “Dans la conférence mondiale sur le climat, Morales accuse les poulets pour l’homosexualité”, disait aujourd’hui l’auteur d’un article qui fait le tour du monde via Internet.

    En bon carnivore que je suis, j’ai dévoré la nouvelle cherchant sa valeur scientifique, mais j’ai juste trouvé un effort conscient pour discréditer le Président. J'ai compris tout de suite que, comme toujours, la presse internationale ne faisait que répéter la distorsion fabriquée à l’origine par la presse bolivienne au service de l’opposition à Morales. Cela ne m’a pas semblé étrange, parce que la droite a toujours utilisé sa presse, celle ci étant  privée, comme la machinerie la plus efficace pour la fabrication de l’opinion publique.

    Ainsi ils ont assassiné un président aussi progressiste que Gualberto Villarroel, en utilisant les organisations féminines, agglutinées autour de l’Église Catholique, pour diaboliser Villarroel comme un tyran “un nazi / fasciste“ qui voulait détruire le sacrement  du mariage. Ainsi ils ont, littéralement, assassiné l’homme qui avait aboli la servitude et qui pour protéger la femme et l’enfant indigène avait déclaré le mariage de fait après deux ans, et reconnu les droits des enfants naturels.

    En réalité, les magnats miniers l’ont assassiné parce qu’après avoir défendu la Bolivie du pillage, il avait attenté à leurs avantages déloyaux. Le mécanisme a toujours été simple, l’assassiner aux yeux du peuple d’abord, ensuite ceux de l’Église et enfin ceux du reste de monde. Ils l’ont fait grâce à la presse privée, qui en plus de leur appartenir fabriquait la nouvelle et par conséquence l’opinion publique, nationale et par répercussion mondiale .

    A Morales il a peut-être manqué de préciser ce qu’il voulait dire, mais on ne peut pas accepter cela de son opposition celle qui met des expressions si aberrantes dans son discours. Il n’a pas redéfini l’homosexualité, il a simplement dit que “quand les hommes mangent ces poulets ils ont des déviations au sein de leur être en tant qu’hommes”. Cela dénonce avec courage un problème aussi réel que dangereux pour l’humanité. La testostérone artificielle est l’hormone de la croissance musculaire, qui après avoir été ingérée oblige le corps à augmenter sa production d’oestrogène, parce que le corps ne peut pas vivre hors de son équilibre originel.

    Cela arrive aux culturistes qui consomment des stéroïdes. Le problème est qu’après avoir absorbé de la testostérone par voie externe, les testicules réduisent leur production, et quand l’ingestion de testostérone s’arrête, ils restent avec un taux d’oestrogène très élevé, et avec des testicules trop faibles pour recommencer à compenser les oestrogènes pour l’équilibre du corps.

    Ce moment arrive quand l’homme développe ce qu’on appelle dans le jargon du sport ‘les seins de chienne’. Les ignorants et mangeurs de poulets, adversaires de Morales, peuvent rire mais je leur suggérerais qu’ils se regardent dans un miroir et  commence à acheter des soutiens-gorges. Ce problème se produit aussi chez la femme, mais se remarque moins puique les seins sont naturels chez elle et que ceux-ci ont tendance à grossir. Elle se croient même plus jolie, mais la vérité est que cela augmente le risque de cancer du sein, de même chez les hommes. La vérité sur les stéroïdes est qu’ils sont tellement mortels et tout aussi illégaux que leur usage chez des humains est puni de prison, mais ironiquement les aviculteurs les utilisent impunément.

    L’opposition ridiculise Morales, mais cela les maintient dans l’ignorance parce qu’ils ne sauront jamais, par exemple, qu’Evo a toute à fait raison dans ce qu’il dit, et qu’en plus il est porté par un puissant mouvement mondial pour la défense de la terre et de l’environnement. Peut-être la droite ignore encore qu’Al Gore, vice-président de Bill Clinton, a gagné un Oscar et un Prix Nobel pour son documentaire "Une vérité qui dérange", dans lequel il accuse la globalisation du réchauffement global et de la destruction de l’environnement. Peut-être l’opposition de Morales ignore aussi que le président Barack Obama possède un verger dans la Maison Blanche pour pouvoir manger bio, et que son épouse Michelle est à la tête d’un mouvement en faveur de la nourriture bio. Peut-être ignorent-ils encore que ce mouvement est déjà imparable, et qu’il y a des milliards de dollars qui y sont investis.

    Peut-être ignorent-ils encore que la globalisation est une folie, pour laquelle les grands capitaux nord-américains ont rempli les mers de cargos, déplaçant des matières premières depuis les pays pauvres qui doivent les vendre pour pouvoir manger. Depuis des pays qui fabriquent des pièces et où les capitalistes exploitent certaines conditions.

    Qu’ils aillent donc en Chine, où leurs usines contaminent le pays et paient un dollar par jour la main-d’oeuvre qui fabrique des produits finis. Qu’ils commencent donc la distribution massive dans le monde entier pour vendre moins cher et tuer toutes les autres industries qui n’exploitent pas ni ne détruisent comme eux. Peut-être l’opposition de Morales ignore encore que la globalisation de l’industrie était un projet de  Thatcher et de  Reagan , basé sur un pétrole bon marché pour le transport et l’industrie.

    Peut-être les adversaires de Morales ignorent encore que la globalisation est en train d’épuiser le pétrole de la planète. Qui produit les guerres au Moyen-Orient pour le maintenir à bas prix, qui contamine les mers, les poissons que nous mangeons, et jusqu’à l’eau que nous buvons. Peut-être ignorent ils encore que, selon les experts, dans les 50 dernières années la moitié du pétrole de la planète a été consommé et que si cette folie ne s’arrête pas, si nous ne recommençons pas à vivre avec ce que nous produisons localement en faisant du commerce de proximité, le pétrole et l’eau commenceront à manquer dans moins de 50 ans. Et si rien n’est fait nous perdrons nos dernières vies dans une guerre inégale, pour un verre de notre propre eau.

    Morales est peut être un président à qui il manque une capacité de synthèse dans ses discours, mais il a tout à fait raison dans ce qu’il dit, c’est pourquoi il a tant de succès malgré les énormes capitaux investis par ses adversaires pour essayer d’assassiner sa pensée.

    Juan Carlos Zambrana

    Traduc RLB

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    Periodista sale en defensa de las palabras del Presidente Evo
     
     
    Como buen carnívoro que soy, me devoré la noticia en busca de su valor científico, pero sólo encontré un esfuerzo consciente para desprestigiar al Presidente.
     

    El discurso inaugural del Primer Mandatario boliviano fue distorsionado por la prensa opositora para manipular a la opinión pública, dice.

    “En la conferencia mundial del clima, Morales culpa a los pollos por la homosexualidad”, decía hoy el titular de una noticia que daba la vuelta al mundo por Internet.

    Como buen carnívoro que soy, me devoré la noticia en busca de su valor científico, pero sólo encontré un esfuerzo consciente para desprestigiar al Presidente. Me di cuenta de inmediato que, como siempre, la prensa internacional no hacía más que repetir la distorsión fabricada originalmente por la prensa boliviana, al servicio de la oposición de Morales.  No me resultó extraño, porque la derecha siempre ha utilizado a su prensa, por ser privada, como la más eficiente maquinaria de fabricación de opinión pública.

    Así asesinaron a un Presidente tan progresista como Gualberto Villarroel,  utilizando a las organizaciones femeninas, aglutinadas en torno a la Iglesia Católica, para satanizar a Villarroel como un tirano “nazi-fascista” que quería destruir el sagrado sacramento del matrimonio. Así asesinaron, literalmente, al hombre que había abolido la servidumbre y que para proteger a la mujer y al niño indígena había declarado el matrimonio de hecho después de dos años, y reconocido los derechos de los hijos naturales. 

    Los magnates mineros lo asesinaron, en realidad, porque al defender a Bolivia del saqueo había atentado contra sus ventajas desleales. El mecanismo siempre fue simple, asesinarlo primero a los ojos del pueblo, de la Iglesia y del resto del mundo. Lo hacían mediante la prensa privada, que al pertenecerles fabricaba la noticia y por consecuencia la opinión publica, nacional y por repercusión la mundial.

    A Morales le puede faltar precisión al hablar, pero tampoco se puede permitir que su oposición sea la que le ponga expresiones tan aberrantes en su discurso. Él no redefinió la homosexualidad, simplemente dijo que “cuando los hombres comen esos pollos tienen desviaciones en su ser como hombres”. Eso denuncia con valentía un problema tan real como peligroso para la humanidad. La testosterona artificial es la hormona del crecimiento muscular, la cual al ser ingerida obliga al cuerpo a incrementar el estrógeno, porque el cuerpo no puede vivir fuera de su equilibrio original.

    Eso les pasa a los fisicoculturistas que consumen esteroides. El problema es que al obtener la testosterona por vía externa, los testículos reducen su producción, y al cortarse la ingestión de testosterona quedan con el estrógeno muy elevado, y con los testículos muy débiles para volver a compensar para el equilibrio.

    En esos momentos es cuando el hombre desarrolla lo que se llama en la jerga del deporte ‘tetas de perra’. Pueden reírse los ignorantes y comepollos, opositores de Morales, pero yo les sugeriría que se miren al espejo y se empiecen a comprar sostenes.  El daño también se produce en la mujer, pero se nota menos porque las tetas son naturales para ellas. Hasta se creen más lindas, pero la verdad es que aumenta el riesgo de cáncer de seno, incluso en los hombres. La verdad sobre los esteroides es que son tan mortales como ilegales. Que su uso en humanos está penado con cárcel, pero que irónicamente los avicultores los usan con impunidad.

    La oposición ridiculiza a Morales, pero eso los mantiene en la ignorancia porque jamás sabrán, por ejemplo, que Evo tiene toda la razón en lo que dice, y que además está alineado con un poderoso movimiento mundial en defensa de la tierra y el medio ambiente. Quizá la derecha ignora todavía que Al Gore, el vicePresidente de Bill Clinton, ganó un Oscar y un Premio Nobel por su documental Una Verdad Inconveniente, en el cual acusa a la globalización del calentamiento global y la destrucción del medio ambiente. Quizá la oposición de Morales ignore también que el Presidente Barack Obama tiene una huerta en la Casa Blanca para poder comer orgánico, y que su esposa Michelle lidera un movimiento a favor de la comida orgánica. Quizá ignoran todavía que ese movimiento es ya imparable, y que hay billones de dólares invertidos en él. 

    Quizá ignoren todavía que la globalización es una locura, por la cual los grandes capitales norteamericanos han llenado los mares de transatlánticos, trasladando materias primas desde los países pobres que las tienen que vender para poder comer. Desde países fabricantes de piezas donde los capitalistas explotan ciertas condiciones.

    Que luego todo lo llevan a China, donde sus fábricas contaminan y pagan un dólar diario por mano de obra para la fabricación final de los productos. Que luego inician la masiva distribución al mundo entero para vender un poco más barato y matar a todas las otras industrias que no explotan ni destruyen como ellos. Quizá la oposición de Morales ignore todavía que la globalización de la industria fue un proyecto de Margaret Thatcher y Ronald Reagan, basado en el petróleo barato para el transporte y la industria.

    Quizá los opositores de Morales ignoren todavía que la globalización está acabando con el petróleo del planeta. Que produce las guerras en Oriente Medio para mantenerlo a precios bajos, que contamina los mares, los peces que comemos, y hasta el agua que tomamos. Quizá ignoren todavía que, según los expertos, en los últimos 50 años se ha consumido la mitad del petróleo del planeta y que si no se detiene esta locura, y volvemos a vivir con lo que producimos localmente, y comerciando con los vecinos, el petróleo y el agua empezarán a escasear en menos de 50 años. Que si nada hacemos nuestras últimas vidas se perderán en una guerra desigual, por un vaso de nuestra propia agua.

    Morales podrá ser un Presidente al que le falta capacidad de síntesis en sus discursos, pero tiene toda la razón en lo que dice, por eso tiene el éxito que tiene, a pesar de los enormes capitales invertidos por sus oponentes para tratar de asesinar su pensamiento

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  • Le jeu de la dignité

    Monsieur Fillon, sans doute un peu à court d’arguments pour défendre une loi qui ne l’enchante guère (sûrement pas plus que son supérieur hiérarchique d’ailleurs) a trouvé bon de la justifier par une formule peu académique : « l’enjeu en vaut la chandelle »

    Pour mémoire, cette expression (en réalité plutôt connue sous sa forme négative « le jeu n’en vaut pas la chandelle »), voulait dire que pour un trop faible bénéfice possible, il ne valait pas le coup de dépenser le prix de la bougie censée éclairer les joueurs. Mais pour le premier ministre, cela veut sans doute dire autre chose : car la loi sur la burqa n’est pas exactement un jeu, et peut-être même un enjeu…celui de sa future candidature aux élections présidentielles ?

    Car pour ce qui est de la dignité humaine, il faudra bien repasser ! le fait même qu’on se préoccupe tant de ce problème prouve bien à quel point d’une part la dignité de ses concitoyens lui importe peu (il y a quelques sujets concernant une plus vaste population à régler d’abord il me semble), et d’une autre qu’il fait peu de cas de la sienne propre. Il est bien évident que cette question du voile intégral n’intéresse personne d’autre que les quelques malheureuses deux mille femmes ayant à supporter ce fardeau, et à qui on imposera en plus de cela de se cacher chez elles pour éviter les amendes.

    Et par ailleurs, qui se préoccupe de la dignité de la femme, alors qu’on a reconduit les prostituées dans des lieux sombres et distants, à l’abri des regards et du minimum de sécurité ? qui se préoccupe de la dignité des étrangers séparés de leur famille sous prétexte qu’ils n’ont pas de papier ? qui se préoccupe des sans-domicile qui dorment dehors ? de tous ceux qui se font humilier à leur travail, de ceux qui n’en ont pas, et de tous ceux qui souffrent des injustices de ce monde ?

    Et par dessus tout, que fait-il pour la sienne propre ? tout le monde sait que ses relations avec le président sont tendues, et que le rôle de porte-parole auquel il est relégué ne lui convient guère… et pourtant, malgré tout cela, il continue de soutenir un président qu’il s’apprête sans doute tôt ou tard à trahir, juste pour « avoir l’air » fidèle à ses engagements ! obligé de supporter ce qui n’est pas dans ses convictions, juste pour servir sa carrière, n’est-ce donc pas plutôt ça perdre sa dignité ?

    Lorsqu’une femme est obligée par son mari de supporter la burqa sous peine de représailles, elle ne perd ni son honneur ni sa dignité : elle est tout simplement victime d’une oppression qu’elle ne désire pas. Mais si elle porte la burqa par conviction (peu importe la nature de celle-ci), alors elle ne perd pas non plus sa dignité. Pas plus que celle qui enlève son soutien à la plage, ou celui qui porte un baggy, ou une casquette. Par contre, exprimer que quelqu’un perd sa dignité s’il continue de porter telle ou telle chose, ce n’est pas une atteinte à la dignité d’autrui, mais à sa liberté d’expression.

    Alors, et au lieu de faire la chasse aux burqas, pourquoi ne pas faire la chasse à ceux qui les y contraignent ? au lieu de faire la chasse aux prostituées, pourquoi ne pas faire la chasse aux proxénètes ? au lieu de faire la chasse au pauvres, pourquoi ne pas faire la chasse aux exploiteurs ? c’est plutôt à cela qu’il faudrait répondre !

    La dignité n’est pas une chose qu’on peut retirer ou remettre comme un vêtement, mais un état d’esprit personnel. C’est comme l’humiliation, elle n’est conditionnée qu’à la volonté de celui qui la porte. Celui qui n’en veut pas peut se l’éviter, ou se la garder, selon sa propre force de caractère. Mais celui qui veut l’ôter ou la rendre à autrui, c’est justement celui-là qui la prend, ou qui la perd. Car la dignité est une interprétation morale, et il suffit que celui qui se fait juger indigne ne se considère pas comme tel pour qu’il cesse de l’être à ses propres yeux.

    Le plus terrible dans tout ça, c’est sans doute que la plupart de ceux qui voteront cette loi ne se rendent même pas compte qu’au lieu de libérer ces femmes de l’oppression dont elles souffrent, ils vont les faire se sentir coupables de leur différence, et les mettre dans le même genre de situation que la victime d’un viol qui, à une certaine époque et parfois même encore aujourd’hui, se sent en plus coupable de ce dernier.

    Tous ces députés, soutenus par de nombreux citoyens soumis au conditionnement médiatique et apeurés par les amalgames récurrents qu’on leur à intégré, n’ont pas l’air de bien se rendre compte de l’engrenage dans lequel ils sont en train de mettre la main… stigmatisation, peur, interdiction, incompréhension, amalgames, propagande, tout ceci ne présage rien de bon pour le futur ; le passé devrait pourtant nous l’avoir appris.

    Alors non, le jeu n’en vaut pas la chandelle. En légiférant ainsi, à la va-vite et sous des prétextes fallacieux, nous sommes pas dans un jeu, mais dans la réalité. Et la réalité, c’est que ce gouvernement est peu à peu en train de mettre en place une sorte de ségrégation religieuse, qui n’a rien à voir avec la dignité, mais avec la liberté.

    Au lieu d’interdire ces burqas, pourquoi ne pas proposer à celles qui y sont contraintes une aide similaire à celle offerte aux femmes battues ? Et pour celles qui la choisissent volontairement, qu’on leur demande simplement de s’identifier selon les besoins administratifs que chacun juge, (et même elles je crois), légitime… si les autres trouvent leur accoutrement ridicule, c’est affaire de goût : certains trouvent tout aussi ridicule la soutane des prêtres, ou les rouflaquettes !

    Mais le gouvernement ne semble pas prêt à agir de la sorte, de la même manière qu’il ne souhaite pas que les tensions sociales s’apaisent, car cela sert leurs intérêts : diviser pour mieux régner. C’est un jeu très dangereux…

    Caleb irri
    http://www.calebirri.unblog.fr


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  • La lutte pour la défense de la vie passe aujourd’hui, indubitablement, par l’abolition du système capitaliste

     

    Discours prononcé par Esteban Lazo Hernandez, vice-président du Conseil d’Etat, à la clôture de la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre mère, au stade "Félix Capriles, à Cochabamba, en Bolivie, le 22 avril 2010, "Année 52 de la Révolution ".

    Vive la lutte des peuples d’Amérique latine et du monde !

    Vive la lutte pour la Terre mère !

    Cher frère Evo Morales, président de l’Etat plurinational de Bolivie et, nous nous devons de le dire, du fond du coeur, à l’occasion de ce meeting magnifique, leader indiscutable de ce peuple noble et héroïque de Bolivie,

    Cher président Hugo Chavez,

    Camarades du gouvernement bolivien,

    Messieurs les dirigeants présents à cette conférence historique,

    Participants à la conférence qui s’achève aujourd’hui,

    Frères et sœurs, défenseurs de la Terre mère, de la Pachamama, vous qui vous êtes engagés pour la cause de la survie de l’espèce humaine.

    L’initiative du président Evo, qui a organisé cette conférence pour engager un dialogue direct, franc et constructif avec les mouvements et les organisations nationales, indigènes, scientifiques et les peuples du monde afin d’analyser les véritables causes du changement climatique revêt la plus haute importance et une dimension humaniste exceptionnelle.

    Nous avons écouté il y a quelques minutes la lecture de l’excellent document élaboré à la suite de ce premier Sommet, et je peux vous assurer que nous lui apportons notre soutien ferme et décidé.

    Je voudrais aussi vous transmettre les salutations fraternelles du président Raul Castro et du leader de la Révolution cubaine, notre commandant en chef Fidel Castro. Ils ont suivi de très près ce rendez-vous historique qui a fait la preuve que nos peuples sont conscients du changement climatique et bien décidés à contribuer à la recherche de solutions véritables à ce problème crucial qui menace la survie de l’humanité.

    Camarades,

    A l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992, le commandant en chef Fidel Castro a déclaré, et je le cite ici en raison de l’actualité évidente de son contenu :

    "Si nous voulons sauver l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles sur la planète : moins de luxe et de gaspillage dans une poignée de pays, pour qu’il y ait moins de pauvreté et de famine sur toute la Terre"

    La lutte pour la défense de la vie passe aujourd’hui, indiscutablement, par l’abolition du système capitaliste, de son mode de vie, de ses patrons de production et de consommation qui détruisent l’environnement et poussent l’homme dans une course effrénée à l’autodestruction.

    Il est purement et simplement intolérable que les revenus des 500 individus les plus riches du monde dépassent ceux des 416 millions de personnes les plus pauvres.

    Commet expliquer que le tiers de la population mondiale soit privée de soins médicaux et des médicaments essentiels à sa santé, une situation qui s’aggravera avec le changement climatique et la pénurie croissante d’eau et d’aliments, dans un contexte mondial et mondialisé où la population s’accroît, où les forêts disparaissent, où les terres vouées à l’agriculture s’amenuisent, où l’air devient irrespirable et où l’espèce humaine court le risque réel de disparaître.

    Comment est-il concevable que le monde puisse affecter douze billions de dollars au sauvetage des banques en faillite et récompense  les spéculateurs, lorsque les ressources manquent pour sauver la Terre mère et l’humanité à laquelle nous appartenons tous ?.

    Ceci montre bien quelles sont les priorités des pays industrialisés et que le combat contre le changement climatique et ses conséquences irréparables pour les êtres humains n’en fait pas partie.

    L’échec de la 15ème Conférence des parties de la convention cadre des Nations sur le changement climatique, qui s’est tenue en décembre dernier à Copenhague, n’a pas manqué de nous inquiéter tous. Elle a échoué en raison du manque de volonté politique des nations les plus développées pour se fixer des objectifs ambitieux de réduction des émissions et à cause des pratiques frauduleuses d’exclusion qui s’y sont imposées. Le dit Accord de Copenhague est issu de négociations basées sur l’exclusion et la manipulation politique conduites par le principal responsable historique et actuel du changement climatique, il ne répond pas aux exigences s’appuyant sur des bases scientifiques ni à l’impératif politique d’enrayer ce phénomène mondial.

    Il est nécéssaire que les mouvements et les organisations sociales, indigènes et scientifiques et les peuples du monde s’unissent, comme cela a été dit au cours des travaux de cette matinée. Il faut exiger des pays développés qu’ils reconnaissent et soldent leur dette climatique envers l’humanité.

    La participation massive à cette réunion constitue bien la preuve que les peuples ont une conscience accrue de la nécessité de lutter pour cet objectif, puisqu’il y va de leur vie même.

    Il s’impose d’engager un véritable processus de participation et de consultation de la société civile et un dialogue ouvert avec et entre les peuples, afin de mettre en œuvre des actions urgentes qui éviteront davantage de dommages et de souffrances à l’humanité et à la Terre mère, comme cela a été souligné à la Conférence qui a pris fin ce matin.

    Aujourd’hui, 22 avril, les Nations unies célèbrent la journée de la Terre mère, proclamée l’an dernier à l’initiative du président Evo Morales.

    Nous devons mettre à profit cette célébration et toutes les occasions qui se présenteront pour œuvrer au rétablissement de l’harmonie avec la nature et faire valoir les principes de solidarité, de justice et de respect de la vie.

    Les pays développés portent la responsabilité de 76% des émissions accumulées dans l’atmosphère et doivent l’assumer : ce sont leurs économies et leurs modes de vie qui ont déterminé l’impact historique et actuel sur l’équilibre climatique mondial.

    Les dernières statistiques montrent que les émissions de gaz à effet de serre des pays développés ont augmenté de 12,8% entre 1990 et 2007.

    Aux Etats-Unis, pendant cette même période, les émissions ont augmenté de 15,8%, ce seul pays est responsable de 55% de la croissance des émissions de tous les pays développés.

    Les Etats-Unis ne peuvent pas continuer de prendre la communauté internationale en otage de leur politique intérieure et doivent se soumettre aux mêmes règles que les autres pays développés.

    Il est injuste et inacceptable pour les peuples, les mouvements et les organisations sociales du Sud que les pays développés prétendent transférer le coût de leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dont ils portent la responsabilité historique, sur les économies appauvries des pays sous-développés.

    Nous réclamons le respect du droit au développement des pays du Sud, à un développement sain et écologiquement équilibré.

    Les pays développés doivent s’engager à fournir les ressources supplémentaires qui sont nécessaires à l’exécution des programmes nationaux d’adaptation et de modération du changement climatique dans les pays en voie de développement.

    Il ne suffit pas de faire des promesses qui ne sont presque jamais tenues ou qui se concrétisent à un niveau inférieur au montant initialement prévu.

    Ce qu’on a vu à Copenhague, dans le cadre de la répression brutale des manifestations pacifiques et des revendications des mouvements sociaux et de la société civile, ne saurait en aucun cas se répéter.

    Chers camarades,

    Aux triomphes retentissants du camarade Evo Morales aux élections de décembre dernier, puis du 4 avril, s’ajoute aujourd’hui l’éclatant succès de cette Conférence et de son leadership mondial dans cette bataille cruciale, et il peut en être fier.

    La révolution démocratique et culturelle bolivienne constitue un exemple pour de nombreux pays du monde, qui voient dans ce processus l’espérance de la construction d’une société fondée sur de nouveaux principes et de nouvelles valeurs tendant au bien-être social et à la protection de la nature comme des ressources qu’elle nous offre.

    Il y a à peine trois jours, au Venezuela, dans le cadre de la célébration du bicentenaire, le 9ème Sommet extraordinaire de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique a pris fin. Il assurera la continuité du développement de nouvelles relations de coopération et de solidarité entre les pays membres de ce mécanisme et il a constitué un prélude significatif au sommet d’aujourd’hui.

    Cette terre sœur bolivienne nous rappelle inévitablement un des plus grands hommes de l’histoire de l’Amérique latine, le commandant Ernesto Che Guevara , qui a donné sa vie pour une Amérique latine indépendante, maîtresse de ses richesses et de ses destinées. Comme le Che hier, des médecins et des enseignants cubains parcourent aujourd’hui les endroits les plus inhospitaliers pour y apporter de meilleures conditions de vie et un avenir meilleur, aussi bien au peuple bolivien qu’à d’autres peuples de notre Amérique.

    Aujourd’hui, les ennemis de l’humanité ont recoure au mensonge et à l’infamie et multiplient les menaces contre nos peuples, contre tous ceux qui luttent pour la souveraineté et l’indépendance, pour la vie et pour la Terre mère.

    Je voudrais réitérer en ce lieu historique, à l’occasion de cette Conférence historique, au nom de mon peuple et de mon gouvernement, que Cuba ne cèdera jamais face aux pressions et au chantage de l’impérialisme étasunien et de ses alliés européens qui ne se résignent pas à reconnaître le droit de Cuba à une existence libre et souveraine. Cuba ne permettra jamais d’impositions ni d’ingérences externes ! Cuba ne redeviendra jamais une colonie yankee !

    Au nom du peuple cubain, je remercie, pour leur solidarité indéfectible, la Bolivie, son peuple et les peuples d’Amérique latine.

    Camarades,

    Nous avons vécu à Cochabamba des journées inoubliables. Nous avons renouvelé ici notre engagement envers la Terre mère, envers notre planète. Il nous reste encore un long chemin à parcourir, avec rapidité et fermeté, aussi difficile qu'il soit. Comme l’a dit le camarade Fidel à la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement, en 1992 : "Demain, il sera trop tard pour faire ce que nous aurions dû faire longtemps avant. "

    Merci beaucoup.

    La patrie ou la mort !

    Nous vaincrons !

    Traduction RLB

     

    La lucha por la defensa de la vida pasa hoy, indiscutiblemente, por la necesidad de abolir el sistema capitalista

    Discurso pronunciado por Esteban Lazo Hernández, vicepresidente del Consejo de Estado, en la clausura de la Conferencia mundial de los pueblos sobre el cambio climático y los derechos de la Madre Tierra, en el estadio "Félix Capriles", Cochabamba, Bolivia, el 22·de abril de 2010, "Año 52 de la Revolución".

    (Versiones Taquigráficas del Consejo de Estado)

    ¡Viva la lucha de los pueblos de América·Latina y de todo el mundo! (Exclamaciones de: "¡Viva!")

    ¡Viva la lucha por la Madre Tierra! (Exclamaciones de: "¡Viva!")

    Querido hermano Evo Morales, presidente del Estado Plurinacional de Bolivia, y hoy, ante este grandioso acto, debemos decir de todo corazón, líder indiscutible de este noble y heroico pueblo de Bolivia (Aplausos);

    Querido Presidente Hugo Chávez;

    Compañeros del gobierno boliviano;

    Otras autoridades presentes en este histórico acto;

    Participantes en la Conferencia que concluye en el día de hoy;

    Hermanas y hermanos defensores de la Madre Tierra, de la Pachamama, y comprometidos con la supervivencia de la especie humana:

    La iniciativa del Presidente Evo de convocar a esta Conferencia para entablar un diálogo directo, franco y constructivo con los movimientos y organizaciones sociales, indígenas, científicas y los pueblos del mundo, a fin de analizar las verdaderas causas que provocan el cambio climático, es un hecho de extraordinaria importancia y de excepcional sentido humano.

    Hemos escuchado hace unos minutos la lectura del excelente y profundo documento elaborado como resultado de esta primera cumbre, y puedo asegurarles a todos ustedes nuestro firme y decidido apoyo a ese documento que fue leído en la tarde de hoy (Aplausos y exclamaciones).

    Quisiera también trasladar un fraternal saludo del Presidente Raúl Castro y del líder de la Revolución Cubana, nuestro Comandante en Jefe Fidel Castro (Aplausos), quienes han seguido muy de cerca el desarrollo de esta histórica cita, donde se demostró la conciencia de nuestros pueblos en torno al cambio climático y la determinación de contribuir a la búsqueda de soluciones verdaderas a este crucial fenómeno que amenaza la supervivencia de la humanidad.

    Compañeras y compañeros:

    Durante la Conferencia de las Naciones Unidas sobre medio ambiente y desarrollo, realizada en Río de Janeiro, en junio de 1992, el Comandante en Jefe Fidel sentenció, y lo repito por la actualidad que tiene:

    "Si se quiere salvar a la humanidad de esa autodestrucción, hay que distribuir mejor las riquezas y tecnologías disponibles en el planeta. Menos lujo y menos despilfarro en unos pocos países para que haya menos pobreza y menos hambre en gran parte de la Tierra" (Aplausos).

    La lucha por la defensa de la vida pasa hoy, indiscutiblemente, por la necesidad de abolir el sistema capitalista con su estilo de vida y patrones de producción y consumo que arruinan el medio ambiente y conducen al hombre a una carrera desenfrenada hacia su autodestrucción.

    Es intolerable que el ingreso total de los 500 individuos más ricos del mundo sea superior al ingreso de los 416 millones de personas más pobres.

    Cómo explicar que un tercio de la población mundial carezca de atención médica y de medicamentos esenciales para garantizar la salud —situación que se agravará en la medida en que el cambio climático, la escasez de agua y de alimentos sean mayores—, en un mundo globalizado donde la población crece, los bosques desaparecen, la tierra agrícola disminuye, el aire se hace irrespirable y la especie humana corre el riesgo real de desaparecer.

    Cómo es posible que se dediquen 12 millones de millones de dólares para rescatar bancos en quiebra y para entregar recompensas a los especuladores, cuando los recursos del planeta se requieren para salvar a la Madre Tierra y a la humanidad, a la que todos pertenecemos (Aplausos).

    Ello demuestra cuáles son las prioridades de los países industrializados, que no son, precisamente, combatir con toda la fuerza de sus recursos al cambio climático y su irreparable consecuencia para los seres humanos.

    El fracaso de la 15 Conferencia de las Partes de la Convención Marco de las Naciones sobre Cambio Climático, celebrada en diciembre pasado en Copenhague, es motivo de profunda preocupación para todos. Fracasó debido a la falta de voluntad política de las naciones más desarrolladas para alcanzar compromisos ambiciosos de reducción de emisiones y a la práctica fraudulenta y excluyente que allí primaron.

    El llamado Acuerdo de Copenhague fue resultado de negociaciones excluyentes y de la manipulación política del principal responsable histórico y actual del cambio climático; no refleja los requerimientos fundamentados por la ciencia ni responde al imperativo político de frenar el avance de este fenómeno global.

    Es necesario que los movimientos y organizaciones sociales, indígenas, científicas y los pueblos del mundo se unan, tal y como se discutió en la mañana de hoy. Hay que exigir a los países desarrollados que reconozcan y salden su deuda climática con la humanidad.

    La amplia participación en este evento es una expresión de que se está adquiriendo conciencia sobre la necesidad de los pueblos de luchar por ese objetivo, en el cual va la vida de todos.

    Es preciso impulsar un verdadero proceso de participación ciudadana y consulta con la sociedad, y un diálogo abierto con y entre los pueblos, con el fin de llevar adelante acciones urgentes para evitar mayores daños y sufrimientos a la humanidad y a la Madre Tierra, tal y como se proyectó la Conferencia que concluyó en la mañana de hoy.

    Precisamente hoy, 22 de abril, se celebra en las Naciones Unidas el día de la Madre Tierra, que fuera proclamado el pasado año por iniciativa del Presidente Evo Morales (Aplausos).

    Debemos aprovechar esta conmemoración y toda oportunidad que se nos presente para trabajar por restablecer la armonía con la naturaleza y hacer valer los principios de solidaridad, justicia y respeto por la vida.

    Los países desarrollados llevan sobre sus espaldas el peso del 76% de las emisiones acumuladas en la atmósfera y, por tanto, deben asumir la plena responsabilidad por el impacto histórico y actual que sus economías y estilos de vida le han ocasionado al equilibrio climático global.

    Las últimas estadísticas demuestran que las emisiones de gases de efecto invernadero de los países altamente desarrollados se incrementaron en un 12,8% entre el año 1990 y el 2007.

    Estados Unidos, en ese mismo periodo, experimentó un aumento de sus emisiones del 15,8% y concentró el 55% del crecimiento total de las emisiones de todos los países desarrollados.

    Estados Unidos no puede continuar manteniendo a la comunidad internacional como rehén de su política doméstica y debe someterse a las mismas reglas que el resto de los países desarrollados (Aplausos).

    Resulta injusto e inaceptable para los pueblos, movimientos y organizaciones sociales del Sur, que los países desarrollados pretendan transferir el costo de sus compromisos de reducción de gases de efecto invernadero, resultante de la responsabilidad histórica que les corresponde con el cambio climático, hacia las empobrecidas economías de los países subdesarrollados.

    Reclamamos que se respete el derecho al desarrollo de los países del Sur, y que este desarrollo tenga lugar en un ambiente sano y ecológicamente equilibrado.

    Los países desarrollados deben comprometerse a aportar los recursos nuevos y adicionales necesarios para la ejecución y fomento de los programas nacionales de adaptación y mitigación al cambio climático en los países en desarrollo.

    No basta con promesas insuficientes, que casi nunca se materializan o que cuando se concretan se quedan en niveles inferiores a los inicialmente prometidos.

    El vergonzoso escenario de Copenhague, marcado por la represión brutal contra las pacíficas manifestaciones y demandas de los movimientos sociales y la sociedad civil en general, no puede volver a repetirse (Aplausos).

    Queridos compañeras y compañeros:

    El compañero Evo Morales puede estar orgulloso de que a sus contundentes triunfos en las elecciones del pasado diciembre y del reciente 4 de abril, se une hoy el rotundo éxito de esta Conferencia y su liderazgo mundial en esta importante batalla (Aplausos).

    La revolución democrática y cultural boliviana constituye un ejemplo para muchos países del mundo, que ven en este proceso una esperanza para la construcción de una sociedad con nuevos principios y valores, encaminados a generar bienestar social y proteger la naturaleza y los recursos que generosamente ella nos brinda.

    Hace apenas tres días, en Venezuela, en el marco de la conmemoración del Bicentenario, culminó en Caracas la IX Cumbre extraordinaria de la Alianza Bolivariana para los Pueblos de nuestra América, evento que dio continuidad al desarrollo de un nuevo tipo de relaciones de cooperación y solidaridad entre los países que formamos parte de este mecanismo y que concluyó en un preludio importante para esta cumbre que hoy celebramos.

    Estar en esta hermana tierra boliviana, necesariamente nos hace recordar a uno de los hombres más grandes de América·Latina, al Comandante Ernesto Che Guevara (Aplausos y exclamaciones), quien dio su vida por una América·Latina independiente, dueña de su riqueza y de su destino; como ayer lo hiciera el Che, hoy médicos y maestros cubanos recorren los más intrincados parajes luchando por la vida y por un futuro mejor para el pueblo boliviano y para otros pueblos de nuestra América (Aplausos).

    Hoy los enemigos de la humanidad acuden a la mentira y la infamia y redoblan sus amenazas contra nuestros pueblos, contra todos aquellos que luchan por la soberanía y la independencia, por la vida y por la Madre Tierra.

    Quisiera reiterar en este histórico lugar y en esta histórica conferencia, a nombre del pueblo y del gobierno, que Cuba no cederá frente al chantaje y las presiones del imperialismo norteamericano (Aplausos y exclamaciones) y de sus aliados europeos, que no se resignan a aceptar que Cuba tiene derecho a existir libre y soberana. ¡Cuba no permitirá jamás imposiciones ni injerencias externas! ¡Cuba no volverá jamás a ser una colonia yanki! (Exclamaciones de: "¡No!" y aplausos.)

    Agradezco, a nombre del pueblo cubano, la permanente solidaridad de Bolivia y de su pueblo y de los pueblos de América·Latina hacia nuestro pueblo.

    Compañeras y compañeros:

    Hemos vivido en Cochabamba jornadas inolvidables. Aquí se ha renovado nuestro compromiso con la Madre·Tierra, con nuestro planeta. En esta lucha aún debemos recorrer un largo camino, con rapidez y firmeza, por arduo que ello sea, pues como dijera también el compañero Fidel en la Conferencia de Naciones Unidas sobre medio ambiente y desarrollo, en 1992: "Mañana será demasiado tarde para hacer lo que debimos haber hecho hace mucho tiempo".

    Muchas gracias.

    ¡Patria o Muerte!

    ¡Venceremos! (Aplausos.)

    Source ici


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