• Incendie mortel dans une usine de pesticides de BAYER en Inde: un ingénieur tué par des gaz toxiques


    AUTEUR:   CBG Coordination gegen BAYER-Gefahren/Coalition against BAYER-Dangers

    Traduit par  Fausto Giudice


    Un incendie a éclaté tôt ce matin dans l' usine de pesticides Bayer CropScience près d' Ankleshwar en Inde. Des gaz toxiques, mercaptane et trichlorure de phosphore, se sont échappés de l'usine. Un ingénieur de 27 ans a été tué. L'odeur des gaz a pu être sentie dans toute la zone. La raison de l'incendie est encore inconnue.

    Selon les secouristes l'incendie s'est produit dans l'usine d'Ethoprophos. La fuite de gaz a duré environ 90 minutes. L'thoprophos, classés comme «extrêmement toxique» (classe 1) par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est lun ngrédient de l'insecticide de Bayer Mocap. Ce produit chimique affecte gravement le fonctionnement du système nerveux. L'Ethoprophos provoque des tremblements, des nausées et de la faiblesse à des niveaux d'exposition faibles, et la paralysie et la mort en cas d'exposition à des doses élevées.

    Philipp Mimkes de la Coalition contre les dangers de Bayer, qui a suivi l'entreprise depuis plus de 30 ans, dit: «Bayer est le leader mondial du marché des pesticides, dont beaucoup sont responsables de pollution et d'intoxication à travers le monde. Il y a quelques semaines à peine nous avons exigé un retrait de tous les pesticides classés 1 par l'OMS, parmi lesquels l' Ethoprophos ". Déjà dans son rapport annuel de 1995, Bayer avait promis de «remplacer des produits classés 1 par l'Organisation mondiale de la santé par des produits à faible toxicité». Jusqu'à aujourd'hui, la société a failli à sa promesse.

    SP Shukla, porte-parole de la police, a déclaré au Times of India: "Dès la réception de plusieurs plaintes, une surveillance de l'air a été lancée, qui a confirmé que ce matin, il y avait une concentration élevée de gaz dans l'air. En raison de mauvaises odeurs, de nombreuses plaintesde nausées et de vomissements ont été reçues . La situation est devenue normale après 9 heures. "

    En août 2008, un réservoir de stockage avait explosé dans une usine usaméricaine de Bayer CropScience, près de Charleston. Deux travailleurs avaient péri. Des secousses ont été ressenties dans un rayon de plus de 10 miles. L'Occupational Safety and Health Administration (OSHA), après analyse de l'incident, a critiqué les "systèmes de sécurité défectueux, des lacunes importantes dans les procédures d'urgence et un manque de formation des employés». Selon une enquête du Congrès des USA, la région a échappé à une catastrophe, qui aurait pu dépasser la catastrophe de Bhopal en 1984. Les enquêteurs du Congrès avaient constaté que l'explosion "avait eu lieu à une proximité dangereuse " de compromettre d'un réservoir de stockage d'isocyanate de méthyle (MIC). Si l'explosion avait atteint le réservoir, « les conséquences auraient pu éclipser la catastrophe de 1984 en Inde. »

    Voir aussi :



    Note de Tlaxcala

    Ankleshwar, dans l'État du Gujarat (nord-ouest de l'Inde), près de la ville de Bharuch, est connu pour sa zone industrielle appartenant à GIDC (Gujarat Industrial Development Corporation), qui est l'un des plus gros centres industriels en Asie.
    Aujourd'hui, Ankleshwar compte plus de 5000 usines de produits chimiques, petites et grandes. Ces usines fabriquent entre autres des pesticides, des produits pharmaceutiques et de la peinture.



    Source : Communiqué de la Coalition contre les méfaits de Bayer (Allemagne)

    Article original publié le 11 Mars 2010

    Sur l’auteur

    La Coalition contre les méfaits de Bayer  est un partenaire de Tlaxcala, le réseau intenrational de traducteurs pour la diversité linguistique, dont Fausto Giudice est membre. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur et la source.

    URL de cet article sur Tlaxcala :
    http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10150&lg=fr

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  •  Quand l’honneur de la presse est en jeu, on peut toujours compter sur quelques chevaliers blancs pour valeureusement monter au créneau. Ainsi du boss de Libération qui, dans un récent édito, annonce sa ferme intention de rester à l’écart de LaRumeur. Parole de barbichu. Des mots très dignes… que contredit aussitôt l’irruption de ladite Rumeur sur Libération.fr. Grand écart.

    Ah mais ! Joffrin ne parle pas de "LaRumeur" ! Pour Libération, c’est autre chose…


    Je ne suis pas comme toi, ricaneur perpétuel n’ayant de cesse de mettre en doute tous les pouvoirs établis, de soupçonner tous les hommes arrivés, de critiquer ceux qui font la pluie et la pluie.

    Je ne suis pas comme toi, disais-je, et j’apprécie Laurent Joffrin.

    Beaucoup.

    C’est ainsi, je ne goûte rien tant que ses éditoriaux, courageuses prises de position autant que fines analyses.

    Et j’aime à nourrir ma compréhension du monde et mes engagements de ses envolées à l’élégance littéraire proverbiale.

    Je me suis donc précipité sur la dernière livraison - tu vas être surpris, mais Laurent écrit un édito par jour ; si, si… - du pontifiant apôtre de Libération.

    Et j’ai lu avec enthousiasme ce texte titré Pourquoi Libération ne reproduit pas les rumeurs sur la vie privée de Nicolas Sarkozy.

    J’ai pris acte de cette position franche et claire.

    Et j’ai apprécié ce refus d’énoncer de quoi LaRumeur est le nom, engagement audacieux faisant honneur à la presse française et prouvant combien la déontologie journalistique n’est pas un vain mot.

    Ainsi, écrit Laurent Joffrin :

    Libération a refusé de reproduire la rumeur en question. La vie privée des hommes politiques n’est pas pour nous un objet d’investigation, sauf si elle est dévoilée par les intéressés ou si elle a des conséquences claires sur le jeu politique ou sur la symbolique des institutions (ce qui était le cas, par exemple, pour le divorce et le remariage de Nicolas Sarkozy).

    Bravo !

    -

    Je ne doute pas qu’il s’en trouvera - toi, peut-être - pour pointer ce que cette position peut avoir de ridicule ; produire un édito pour annoncer solennellement que LaRumeur ne sera pas mentionnée n’est qu’un moyen de l’évoquer tout en se parant hypocritement des habits du père-la-vertu.

    Et je suis sûr qu’il y en aura - toi, sans doute - pour s’esbaudir des précautions pathétiques de Laurent Joffrin, lui qui débarque toujours après la bataille et ne craint pas de prendre position sur le sujet alors que LaRumeur a déjà fait trois fois le tour de la planète ; à tel point qu’un journaliste du Monde vient d’interroger LePrésident sur le sujet.

    Mais je préfère te prévenir : je ne mange pas de ce pain-là.

    Et je ne tolérerai pas que quiconque - même toi ! - manque de respect en ces lieux au boss barbichu du quotidien de la rue Béranger.

    Ne serait-ce que parce que (moi aussi) je porte (haut) le poil capillaire…

    -

    Ceci posé, tu ne t’étonneras pas que je ne mentionne pas céans cet article de 20Minutes.fr, titré Chantal Jouanno dénonce une « une rumeur ignoble » sur sa vie privée.

    Tu comprendras que je me refuse à relayer le contenu de ce papier, qui fait état de la réaction de la secrétaire d’État à l’Écologie à LaRumeur lui prêtant quelques crapuleuses galipettes avec Leprésident.

    Et tu me sauras gré de ne pas reproduire ici cette phrase plutôt instructive : « La secrétaire d’Etat à l’Ecologie a déploré ce vendredi les bruits ayant circulé ces derniers jours sur Internet et dans la presse britannique concernant sa vie privée, au cours d’un chat avec des internautes sur le site liberation.fr. »

    C’est cela : « Au cours d’un chat avec des internautes sur le site liberation.fr. ».

    Précisément :

    « Coccinelle. Quels commentaires pouvez-vous faire sur les rumeurs qui circulent dans la presse anglaise concernant votre vie privée ? »

    « C’est une rumeur absurde qui vient encore de twitter, c’est même d’ailleurs une rumeur ignoble parce qu’elle porte atteinte, non seulement à mon honneur, mais aussi à celui de ma famille. »

    Comment disait Laurent, déjà ?

    Ah oui : « Libération a refusé de reproduire la rumeur en question. La vie privée des hommes politiques n’est pas pour nous un objet d’investigation. »

    Sans déconner…

    -

    À celui qui s’étonnerait de ce que Libération aborde (plutôt frontalement) LaRumeur que - déontologie oblige - le quotidien n’évoquera pas, je suis sûr que Joffrin ne manquerait pas de répondre avec un juste mélange de candeur et d’indignation.

    Expliquant notamment que cette mention n’est pas le fait de journalistes, mais qu’elle émane d’un internaute.

    Ce n’est - bien entendu - rien d’autre qu’un foutage de gueule d’ampleur cosmique.

    Tant nul n’imagine que les questions posées en chat à une secrétaire d’État ne sont pas visées et validées auparavant par la rédaction.

    Personne ne sera dupe, donc : Libération, en l’espèce, fait exactement le contraire de ce dont se gargarise Laurent Joffrin.

    -

    Ce n’est là qu’un amusant point de détail.

    Mais je crois bien que c’est une parfaite illustration du comportement des médias officiels quant à LaRumeur.

    En prétendant ne pas y toucher et en se bouchant le nez, ils l’ont enfantée [1], entretenue et cultivée.

    Et ils en font aujourd’hui leurs choux gras, tout heureux de pouvoir en faire porter la responsabilité sur ce net irresponsable où les nazis-pédophiles se ramassent à la pelle.

    Tu sais quoi ?

    Ça m’énerve.

    Grave…

    Notes

    [1] À commencer par Johan Hufnagel, rédacteur en chef de ce site sans intérêt qu’est Slate : par un twitt plein de sous-entendus, "Benjamin Biolay c’est bien le mec qui…", l’homme a beaucoup fait pour l’essor de LaRumeur ; nul doute, pourtant, qu’il s’en défendrait avec conviction.

    JBB ici


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  • Ne leur donnons pas ce dont ils ont besoin pour nous enfoncer encore plus ... la légitimité !!!
     

    A grand renfort de tambours et trompettes, gavéEs de promesses et de clins d’œil, vous vous apprêtez à aller « remplir votre devoir de citoyenNe ».
     
    Vous allez, l’espace d’un instant , en glissant l’enveloppe dans l’urne, avoir la sensation de vivre un « orgasme démocratique », croire naïvement que vous participez à une œuvre de salubrité publique, à un grand moment de « vie citoyenne ».
     

    Bien sûr, on va vous expliquer que « si vous ne votez pas,… vous votez pour la Droite ». Argument classique, éculé et bien évidemment faux.

    les candidats dits « alternatifs » n’ont aucune chance dans ce contexte d’être majoritaires, et même s’ils l’étaient que feraient-ils ? Ils feraient la « révolution » ?… et sur quelle base concrète ? Non, ça n’est pas sérieux… Ils veulent tout simplement faire une carrière et assurer des finances pour leurs organisations.

    Notre avis ne les intéresse pas, ce qui les intéresse c’est le geste de voter qui donne tout son sens, sa légitimité, à leurs pratiques qui n’ont rien à voir avec nos intérêts.


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  • Tu sais ce qu’il te dit le « Corps Français Traditionnel »?

    Tout va bien. La politique française ne pouvant s’élever plus haut que le caniveau, tout va bien…dans le meilleur des mondes. Si on était aveugle, sourd et muet. Car si par malheur, vous n’aviez pas un de ses handicaps, vous seriez obligés d’apprendre que:

    Gérard Longuet a déclaré préférer (à propos de la candidature de Malek Boutih) un représentant du « corps français traditionnel » pour la direction de la HALDE, la haute autorité contre les discriminations.


    Étrangement, des médias comme Europe 1 redonnent la parole au sénateur UMP pour qu’il s’explique. L’intéressé fait amende honorable en expliquant sa maladresse due à son manque de génie en communication. Culotté et opportuniste, le roi de la voltige verbale dans la lignée des Georges Frêches, référence qui servira évidemment de contrepoids à l’UMP si la polémique dérape.
    Comme alors ne pas s’étonner que ces mêmes médias ne rappellent pas aux auditeurs que par un concours de circonstance incroyable, ce même Gérard Longuet possède, selon notre ami Wiki un si lourd passé:


    « En 1964, il prend part, en compagnie de son ami Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, organisation de militants d’extrême droite souvent impliqués dans des affrontements « musclés » avec leurs homologues d’extrême gauche. En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d’avoir été co-instigateur d’une expédition menée par Occident contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen, il est inculpé et incarcéré. Il est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d’amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation[1]», en même temps qu’Alain Madelin et Patrick Devedjian. De cet engagement, il dit : « J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. »


    Il entre à l’École nationale d’administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais). Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année[3]. « 

    Des faits certes éloignés dans le temps, mais qu’il semble obligatoire de rappeler pour contextualiser de tels propos:« corps français traditionnel »
    Le corps? Le corps physique ou plutôt au sens de morale? Malek Boutih n’aurait pas le physique de l’emploi? Malek Boutih n’aurait pas la même morale qu’un « bon français » dont les grands parents et les arrières grands parents nés sur le sol français? Diantre Gérard, réfléchis avant de l’ouvrir. Enfin si tu peux réfléchir…

    La prochaine fois Gérard soit franc, dit directement « je veux pas de bougnoule dans les administrations françaises ». Au contraire, avoir été une victime de discrimination et être à la tête même de la HALDE serait un formidable moteur encore plus puissant que l’ancien patron de Renault, Louis Schweitzer.


    Prenons un contre-exemple, si Fadela Amara n’avait pas été une femme et d’origine étrangère, aurait-elle pu endosser la présidence de « Ni putes, Ni soumises ». Les origines autant que les actions des individus légitiment leurs responsabilités dans de telles organisations. Notre Gérard ne l’a pas encore compris. Pas sûr que le manque de génie ne se limite qu’à la communication. Pour preuve qui retrouve-t-on parmi le collège actuel de la HALDE: Sihem Habchi (Présidente de Ni Putes Ni Soumises)


    1ère Question simple à Mr Longuet: Mme Habchi est-elle assez représentative du « corps français traditionnel »?

    De la même manière, pourquoi ces médias n’ont pas rappelé les démêlés judiciaires de notre Gérard, histoire d’asseoir la crédibilité du personnage, toujours selon notre ami Wiki:
    « Renvoyé d’abord devant le tribunal correctionnel pour « recel d’abus de crédit » dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez (Var), il a été relaxé en première instance, puis par la cour d’appel de Paris, en novembre 1998.[5]
    Poursuivi pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France, il a également été relaxé en octobre 2005[10].


    Il est mis en examen en 1995 dans l’enquête sur le financement occulte du Parti républicain[11]. »

    et il fut même l’auteur selon ses aveux, d’« outrage et des infractions routières » sur des agents détenant l’autorité publique, après que notre Gérard eu franchi un sens interdit et engueuler copieusement les policiers, tout en pratiquant la fuite!
    Mais à chaque fois, notre Gérard est…relaxé. Quelle veine, à croire que Gérard est cocu!

    Finissons par son dernier fait d’arme avec sa comparaison, là encore maladroite, entre « homosexualité » et « pédophilie » lors d’une audition de Xavier Darcos alors ministre incompétent de l’Education, en juillet 2008 à la Commission des finances du Sénat du ministre de l’Education, à propos de la campagne de sensibilisation de l’Education nationale sur l’homosexualité.


    2ème Question simple: Mr Longuet est-il assez représentatif de la « morale française traditionnelle » pour cumuler les mandats d’élus de la République de Conseiller régional de Lorraine et de Sénateur de la Meuse(UMP)?

    Gérard Longuet et Benoit XVI, deux hommes d’extrême-droite?
    gérard longuet et benoit XVI

    A droite toute, même à l’Eglise!


    Autre pays. Autre domaine. Mais même personnage donneur de leçons.
    Ne résistons pas ainsi à cette pépite que nous offre l’actualité…allemande. A entendre les témoignages de plus de 170 élèves d’écoles catholiques, ce sont plus des 3/4 des diocèses là-bas qui auraient été le lieu de sévices sexuels à l’égard d’enfants lors de fameux cours de religion.


    1er effet du bonbon rafraichissant: la chorale prestigieuse Georg Ratzinger, et frère du souverain pontife sur les périodes allant de 1964 à 1994 serait sur la sellette, des faits qui remontent à une époque où l’actuel Pape dirigeait le diocèse à proximité.


    2ème effet du bonbon rafraichissant: l’Etat Allemand soupçonne fermement l’Eglise de Rome d’avoir imposé une chape de plomb pour protéger ses ecclésiastiques. La ministre de la justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger accuse même une directive de la Congrégation pour la doctrine de la foi (2001) qui soumet les cas les plus graves au secret pontifical.


    Problème de taille: cette lettre aux évêques émanait ni plus ni moins que d’un certain cardinal Joseph Ratzinger, à l’époque préfet de la Congrégation et devenu depuis… Benoît XVI.
    Ainsi en plus de son passé dans les jeunesses hitlériennes, notre si cher Joseph Ratzinger nous ajoute une complicité à des actes pédophiles et d’entrave à la justice.

    Question simple: Mr Ratzinger représente-t-il encore le « corps ecclésiastique traditionnel » voire la « morale catholique traditionnelle » pour occuper le poste pontifical dont il a la charge?

     

    Revenons en France dans la politique des égoûts


    Si hier, les médias nous apprenaient qu’Ali Soumaré possède finalement…un casier judiciaire vierge, aujourd’hui, on découvre non sans étonnement que Francis Delattre dénonce une « manœuvre politique » du PS suite à la plainte pour diffamation déposée (fort logiquement) par Mr Soumaré.
    Directement cela place donc le maire de Franconville, Mr Delattre, en position de challenger face au duo Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand. Qui mentira le plus? Qui fera preuve du culot le plus décapant et scandaleux?
    Belote et rebelote. Posons nous la même question (ou presque) que notre Gérard:Mr Delattre est-il assez représentatif de la « morale française traditionnelle » pour rester maire de Franconville?

     

    Extrapolons les questions


    De manière plus générale, l’UMP peut-elle être représentative des « valeurs françaises traditionnelles » lorsque ses dirigeants s’évertuent à supprimer le juge d’instruction, à reculer le délai de prescription des affaires financières à la date du délit, et même, de manière ridicule, à usurper le nom de son nouveau site communautaire, Les Créateurs de possibles ou que le chauffeur de Xavier Bertrand fait du 140Km/h sur une nationale?

    Quant à cette Eglise de Rome avec sa responsabilité connue et reconnue dans les massacres pratiqués lors des croisades, des abominations réalisées pendant les campagnes d’évangélisation en Afrique, en Australie ou en Amérique du Sud, les actes de pédophilies en Irlande, en Allemagne, sa passivité pendant la deuxième guerre mondiale et la bénédiction des troupes Mussoliniennes par des curés italiens, (liste non exhaustive) l’Eglise de Rome représente-t-elle encore la « morale traditionnelle catholique » pour rester?

    Allez Gérard. Respecte la République. Respecte tes fonctions d’élus. Puis démissionne.
    Allez Joseph. Avoues tes pêchés et ceux des tiens. Puis démissionne.
    Rêvons…

    C'POLITIC ICI


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  • Rapport N° 61 sur les violations israéliennes des droits humains


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) continuent leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
     
     

    Durant cette semaine du 4 au 10 mars :

     

     

     

    • les FOI utilisent une force excessive contre les manifestations palestiniennes non violentes en Cisjordanie ;
    • 17 civils palestiniens, dont 4 mineurs et 3 journalistes, sont blessés par des tirs israéliens ;
    • les FOI continuent de tirer sur les agriculteurs et salariés palestiniens dans les zones frontalières à l’intérieur de la bande de Gaza ;
    • elles ont arrêté 3 pêcheurs palestiniens de la bande de Gaza et confisqué leur bateau ;
    • elles ont mené 18 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie ;
    • elles ont arrêté 14 civils palestiniens, dont 2 mineurs ; elles ont envahi une école à ‘Azzoun, un village proche de Qalqilya ;
    • Israël continue d’imposer un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI ont arrêté un homme d’affaires palestinien au passage frontalier (Erez) de Beit Hanoun et l’ont gardé en détention plusieurs jours ;
    • Israël poursuit ses activités de colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens ;
    • le gouvernement israélien approuve la construction de 1 712 logements dans des colonies israéliennes à Jérusalem et Bethléhem ;
    • les FOI ordonnent la démolition de biens appartenant à des civils palestiniens en Cisjordanie.


    (JPG)

    Un ouvrier sur un nouveau chantier, dans la colonie Beitar Illit,
    près de Bethléhem, en Cisjordanie occupée


    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 4 au 10 mars 2010

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 4 mars

    -  Incursions dans la région de Ramallah : vers minuit, les FOI entrent dans Bitounia, à l’ouest de Ramallah, et patrouillent dans les rues. Bientôt, un groupe d’ados palestiniens mettent le feu à des pneus et lancent des pierres sur les véhicules de l’armée d’occupation. Les Israéliens répliquent en tirant des balles d’acier enrobées de caoutchouc et en lançant des grenades lacrymogènes sur les garçons. Les FOI se retirent du village plus tard, aucune victime n’est signalée.

    Vers 1 h 30, incursion dans ‘Obwin, un village au nord-ouest de Ramallah. Les FOI font irruption dans la maison de famille de Fareed Murshed Khayat, 20 ans, et l’arrêtent.

    -  Région de Bethléhem : vers 1 h 30 du matin, les FOI entrent dans Housan, à l’ouest de Bethléhem, pénètrent dans la maison de la famille de Mos’ab Ahmed Za’oul, 21 ans, et l’arrêtent.

    -  Région de Jénine : vers 2 h du matin, incursion dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine. L’armée envahit et fouille un certain nombre de maisons, sans arrestation.

    Au même moment, incursion dans al-Taybeh, un village à l’ouest de Jénine, même opération, pas d’arrestation.

    Vers 2 h30, dans le village d’al-Yamoun, à l’ouest de Jénine, idem, mais avec l’arrestation d’‘Othman ‘Ali Zayed, 25 ans.

    Au même moment, dans le village de Kufor Dan, dans le même secteur. L’armée entre et fouille plusieurs maisons et arrête Nasser ‘Adnan ‘Aabed, 20 ans. ‘Aabed sera relâché quelques plus tard, après avoir été interrogé par les FOI.

    -  Vers 15h20, depuis la frontière au nord-est de Beit Hanoun, bande de Gaza, les FOI font feu sur des maisons palestiniennes situées à quelque 800 mètres de la frontière. Les tirs se poursuivent par intermittence pendant 20 minutes. Pas de victimes ni dommages.

    Vendredi 5 mars

    -  Jénine : incursion vers 2 h 30 dans Al-Yamoun à nouveau, à l’ouest de la ville, opération de fouilles de maisons, arrestation de Tamer Suleiman Abu Toul, 21 ans.

    Même heure, dans ‘Aanin, un village dans le même secteur, fouilles de maisons, arrestation de Mohammed ‘Awadh Mansour, 26 ans.

    -  Vers 3 h du matin, dans la bande de Gaza, les vedettes garde-côtes tirent sur un petit bateau de pêche éloigné d’environ 600 mètres de la côte à la hauteur de Rafah. Elles l’arraisonnent et obligent l’équipage à se déshabiller et à nager jusqu’à la vedette. L’équipage est arrêté et le bateau confisqué. L’équipage ne sera relâché qu’à 16h30. Il s’agit de Nafez Mohammed al-Aqra’, 39 ans, Mohammed Nabeel al-Aqra’, 22 ans, et Mohammed Mohammed al-Aqra’, 20 ans.

    -  A 11 h, du haut de leurs miradors situés au poste frontière de Beit Hanoun, les FOI ouvrent le feu sur plusieurs civils en train de récupérer des matériaux de construction dans les gravas des immeubles de l’ancienne zone industrielle. Les civils s’enfuient. Pas de victime.

    Samedi 6 mars

    -  Hébron : vers 1 h du matin, les FOI entrent dans Beit Ummar, au nord d’Hébron. Elles fouillent une maison appartenant à Muntasser Diab ‘Awadh, 21 ans, et l’arrêtent.

    Dimanche 7 mars

    -  Jéricho : vers 1 h, les FOI investissent le camp de réfugiés d’‘Aqabet Jaber, à l’ouest de Jéricho, où elles fouillent des maisons, sans arrestation.

    -  Naplouse : incursion dans le village de Til, au sud-ouest de Naplouse, même opération, mais arrestation de Bassel Yousef Ramadan, 18 ans.

    Lundi 8 mars

    -  Hébron : vers 1 h, les FOI avancent dans le quartier al-Sheikh, dans le centre d’Hébron. Elles patrouillent et fouillent certaines maisons. Arrestation d’‘Abdul Latif al-Harbawi, 19 ans, l’armée lui confisque son téléphone portable et son ordinateur.

    -  Jérusalem : camp de réfugiés d’‘Anata, près de Jérusalem, les FOI envahissent la maison de la famille de Mousa Ibrahimi Salama, 24 ans, et le convoquent pour interrogatoire.

    -  Qalqilya : vers 8 h, les FOI entrent dans le village d’‘Azzoun, à nouveau, à l’est de Qalqilya. Elles font irruption dans l’école ‘Arafat, à l’ouest du village, prétendant que des élèves auraient lancé des pierres sur leurs véhicules. Elles essaient d’arrêter un élève, une discussion s’engage entre les FOI et le maître de l’école. Les FOI se retirent du secteur deux heures plus tard, après l’intervention du département de liaison israélo-palestinien. Pas d’arrestation.

    Mardi 9 mars

    -  Hébron : vers 1 h du matin, les FOI pénètrent dans les quartiers ‘Ein Sarah et al-Zahed à Hébron. Elles fouillent différentes maisons et arrêtent 2 Palestiniens : ‘Allam Mohammed Dandis, 27 ans, et Bassam Robin al-Adhmai, 28 ans.

    -  Bethléhem : vers 1 h 30, incursion dans Housan, un village à l’ouest de Bethléhem : fouilles de maisons et arrestations de 2 mineurs palestiniens : Hamza ‘Abdullah Shousha, 16 ans, et Muntasser Mohammed Za’oul, 17 ans.

    Mercredi 10 mars

    -  Jénine : incursion vers 8 h 30 dans le village de Rummana, à l’ouest de Jénine. L’armée monte un check-point à l’entrée du village, bloque et fouille les véhicules palestiniens, arrête Mohammed Kamel Eghbariya, 25 ans.


    2 - Usage d’une force excessive contre les manifestations non violentes

    Israël continue la construction du mur d’annexion à l’intérieur de la Cisjordanie. Pendant la semaine écoulée, les FOI utilisent la force contre les manifestations non violentes organisées par les civils palestiniens avec des internationaux et des défenseurs israéliens des droits humains, pour protester contre la construction du mur et la colonisation.

    Bil’in, village à l’ouest de Ramallah : après la prière du vendredi 5 mars, des groupes de Palestiniens, d’internationaux et de militants israéliens manifestent contre la construction du mur dans le village. Ils se dirigent vers le mur et essaient de se rendre sur les terres annexées qui sont derrière le mur. Aussitôt, les FOI se mettent à tirer à balles caoutchouc, lancer des bombes sonores et des lacrymogènes sur les manifestants. Des dizaines d’entre eux souffrent de l’inhalation des gaz, et certains, de contusions après des coups.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : ce même vendredi 5 mars, à midi, des Palestiniens, internationaux et Israéliens tiennent la manifestation non violente, comme chaque semaine, pour protester contre le mur d’annexion. L’affrontement a lieu avec les troupes israéliennes qui répliquent avec la même violence qu’à Bil’in. 3 manifestants, dont un mineur, sont blessés par des balles caoutchouc : Rami Mohammed Sorour, 11 ans, d’une balle à la tête, Ahmed Daoud Khawaja, 24 ans, d’une balle dans la jambe gauche, et Sa’id ‘Atallah ‘Amira, 21 ans, dans la jambe droite.

    Des dizaines d’autres manifestants souffrent d’avoir respiré les lacrymogènes.

    Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : après la prière, ce même vendredi, la même manifestation non violente se tient, comme chaque semaine, pour protester contre la confiscation de terres dans le secteur de Wad al-Raya, entre les villages de Nabi Saleh et de Deir Nizam. Quand les manifestants essaient d’aller sur ces terres qui furent saisies par les colons israéliens de la colonie voisine d’Halmish, les soldats israéliens répliquent avec violence. 6 Palestiniens, dont un mineur, sont blessés par des balles caoutchouc : Eihab Afdal al-Barghouthi, 14 ans, blessé à la tête, Ref’at Wajeeh al-Tamimi, 20 ans, à la jambe gauche, Jihad Kamel al-Tamimi, 22 ans, à la jambe gauche, Mohammed ‘Atallah al-Tamimi, 21 ans, à la jambe droite, Nidal Hussein al-Tamimi, 23 ans, à la jambe gauche, et Tamer Farah al-Tamimi, 18 ans, à la jambe droite.

    De nombreux autres souffrent de l’inhalation des gaz.

    Jérusalem : vendredi midi, 5 mars, les FOI investissent l’esplanade de la mosquée al-Aqsa, à Jérusalem, à la fin de la prière du vendredi. Elles frappent violemment les fidèles palestiniens et tirent à balles caoutchouc, lancent des bombes sonores sur eux. Aussitôt, de nombreux jeunes palestiniens se regroupent dans la vieille ville et lancent des pierres sur les troupes israéliennes, qui continuent de balancer des grenades lacrymogènes et de tirer sur les manifestants. L’affrontement s’étend alors au quartier de Ras al-‘Aamoud et se poursuit jusque dans la soirée. Au moins 17 civils palestiniens sont blessés par des balles caoutchouc.

    Hébron : le vendredi 5, après la prière, des centaines de Palestiniens se regroupent en une manifestation, près de la mosquée Ibrahimi, à Hébron, pour protester contre l’inscription de la mosquée dans la liste des sites du patrimoine juif. Les troupes israéliennes alors tirent et lancent des grenades sur les manifestants, parvenant à frapper certains. Résultats : le Dr Sa’ed Abu Hajla, conférencier à l’université nationale an-Najah à Naplouse, est blessé d’un éclat de bombe sonore, le président du tribunal, Tayseer Bayoudh al-Tamimi, souffre de l’inhalation des gaz, et 4 journalistes souffrent d’ecchymoses : Mohammed Hmaidat, Akram al-Natsha, ‘Abdul Ghani al-Natsha, et ‘Abdul Hafiz al-Hashlamoun. Les troupes israéliennes démolissent également la caméra d’al-Hashlamoun.

    Beit Ummar, au nord d’Hébron, samedi 6 mars, les FOI utilisent la violence pour disperser une manifestation non violente, organisée par les Palestiniens à l’entrée est du village. Les troupes tirent à balles caoutchouc, lancent des bombes sonores et des lacrymogènes. 4 manifestants sont blessés par balles : ‘Emad Abu Nassar, 36 ans, à une jambe, Younis Mousa ‘Arar, 38 ans, à une main, Diaa’ ‘Abbas ‘Aadi, 21 ans, à une main, et Yousef Nasri Ekhlil, 51 ans, à un pied.

    En outre, 6 manifestants souffrent de l’inhalation des gaz et sont soignés sur place.

    Beit Jalah, à l’ouest de Bethléhem, dimanche 7 mars, des Palestiniens et des internationaux organisent une manifestation non violente pour protester contre le mur, au nord-ouest de la ville. La manifestation part du Club orthodoxe arabe de Beit Jala pour se diriger vers la route de contournement n° 60, où une section du mur est en cours de construction. Les manifestants veulent y planter des arbres.

    Très vite, les FOI entourent les manifestants et utilisent contre eux la force pour les en empêcher. Balles caoutchouc, bombes sonores et lacrymogènes tombent sur les manifestants ; 5 civils, dont un mineur et 3 journalistes, sont blessés par balles : Najeh Diab al-Hashlamoun, 47 ans, caméraman à Associated Press, blessé à la main droite, ‘Abdul Hafiz Diab al-Hashlamoun, 45 ans, caméraman à Press Association, blessé dans le dos, Hazem Ragheb Bader, 38 ans, caméraman à France Press, blessé à la cuisse droite, Mahmoud ‘Ali ‘Ayad, 16 ans, blessé dans le dos, et Mofeed al-Qarbi, 18 ans, blessé à la jambe gauche.


    3 - Maintien du siège sur les Territoires palestiniens occupés

    Les FOI maintiennent un siège serré sur les TPO et leurs restrictions graves sur les déplacements des civils palestiniens, dans la bande de Gaz comme en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    3 mars  : 987 Palestiniens sortent ;
    303 autres rentrent.
    4 mars  : 858 Palestiniens sortent ;
    121 autres rentrent.
    5 mars  : 668 Palestiniens sortent ;
    44 autres rentrent.
    6 mars  : 7 Palestiniens rentrent.
    7 mars  : 3 Palestiniens rentrent.
    8 mars  : 7 Palestiniens sortent ;
    2 autres rentrent.
    9 mars  : fermé

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    3 mars  : 98 containers d’aide alimentaire en provenance d’organisations humanitaires
    internationales et de denrées pour les commerçants,
    177,66 tonnes de gaz domestique et 306 821 litres de fioul rentrent.
    4 mars  : 147 containers, 172,12 tonnes de gaz
    et 306 816 litres de fioul rentrent.
    5 mars  : fermé
    6 mars  : fermé
    7 mars  : 110 containers, 148,45 tonnes de gaz
    et 318 033 litres de fioul rentrent.
    8 mars  : 94 containers, 194,77 tonnes de gaz
    et 223 395 litres de fioul rentrent.
    9 mars  : 102 containers, 193,26 tonnes de gaz
    et 225 392 litres de fioul rentrent.

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 3 mars pour l’entrée de 2 280 tones de céréales et 1 102 tonnes d’aliments pour bétail, et le 8 mars pour 1 320 tonnes de céréales et 2 028 tonnes d’aliment pour le bétail.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazaouis  :
     :
    Commerç.
    3 mars  : 10  : 15  : 10  : 13  : 2  : 41  : 7  : 4
    4 mars  : 24  : 24  : 9  : 6  : 4  : 63  : 7  : 7
    5 mars  : 31  : 29  : 7  : 0  : 0  : 20  : 1  : 4
    6 mars  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    7 mars  : 32  : 30  : 7  : 0  : 0  : 20  : 6  : 4
    8 mars  : 43  : 41  : 16  : 6  : 0  : 21  : 6  : 3
    9 mars  : 42  : 45  : 13  : 3  : 3  : 24  : 0  : 5


    Cisjordanie

    Le siège et les limitations aux déplacements sont maintenus sur l’ensemble de la Cisjordanie.

    Jérusalem : des milliers de Palestiniens, de Cisjordanie et de la bande de Gaza, ne peuvent toujours venir à Jérusalem. Les check-points posés dans et autour de la ville leur interdisent d’accéder à la ville. Les restrictions sont plus sévères encore les vendredis, jours de prière, pour les empêcher d’aller prier à la mosquée al-Aqsa. Les Palestiniens qui tentent de contourner les barrages se font sérieusement tabasser par les policiers et les soldats de l’occupation.

    Ramallah : les troupes d’occupation positionnées aux check-points de Jaba’ et de Qalandya, au sud-est de Ramallah, imposent des restrictions supplémentaires aux déplacements des Palestiniens. Des check-points temporaires sont posés pour bloquer et fouiller les voitures palestiniennes. Dimanche 7 mars, vers 10 h 30, un check-point est installé par les FOI près du village d’‘Attara, au nord de Ramallah, limitant les déplacements pour entrer et sortir du village ; elles y convoquent également des Palestiniens pour interrogatoire.

    Naplouse : vendredi 5 mars, dans la matinée, les soldats qui stationnent au check-point de Za’tara, au sud de Naplouse, imposent des restrictions plus sévères. Jénine : vers 6 h, samedi, 6 mars, les FOI montent un barrage entre Qabatya et Misliya, au sud-est de Jénine pour y arrêter et contrôler les voitures palestiniennes.

    Hébron : les FOI empêchent les agriculteurs palestiniens, durant toute cette semaine, d’aller sur leurs terres dans les zones d’‘Ein al-Baida et Wadi al-Reesh, au nord et au nord-ouest de Beit Ummar, au nord d’Hébron.

    Arrestations sur les check-points militaires

    Le jeudi 4 mars, vers 10 h 30, les troupes israéliennes au passage frontalier à Beit Hanoun (Erez), dans le nord de la bande de Gaza, arrêtent Ahmed Saleem Abu ‘Eida, 38 ans, un homme d’affaire du camp de réfugiés de Jabalya, dans le centre de la Bande. Abu ‘Eida fut convoqué par les services de renseignements israéliens à un entretien au passage frontalier, où il lui a été interdit de passer par ce poste pendant deux ans. Abu ‘Eida est relâché 5 jours plus tard, le mardi 9 mars.


    4 - Activités de colonisation et agressions des colons israéliens contre les civils palestiniens et leurs biens

    La colonisation israélienne se poursuit en violation du droit international humanitaire, de même que les agressions des colons.

    -  Le samedi 6 mars, vers 11 h, des colons de la colonie Brakha, escortés par des FOI, envahissent le village de Bourin, au sud-est de Naplouse. Des Palestiniens se regroupent aux entrées du village et se mettent à lancer des pierres sur les colons. Aussitôt, les soldats tirent et lancent des grenades sur les Palestiniens. 4 civils, dont un mineur, sont blessés par les balles caoutchouc : Saher ‘Aahed al-Faqeeh, 35 ans, blessé à une épaule, Bashar Wa’el Qadous, 17 ans, à la mâchoire, Nader Ibrahim Qae’dan, 35 ans, à la tête et Firas ‘Aahed al-Faqeeh, 35 ans, à une cuisse.

    -  Lundi matin, 8 mars, les FOI remettent des ordres de démolition à des Palestiniens habitant Fasayel, un village au nord de Jéricho, pour qu’ils démolissent leurs maisons, des basses-cours et des abris, prétendant qu’ils avaient été construits sans l’autorisation nécessaire (israélienne). Ces civils sont : ‘Ali Hussein ‘Ebayat, ‘Aayed ‘Atallah RAshaida, et Ibrahim Mohammed Rashaida. Les FOI menacent de mettre ces ordres à exécution dans les deux semaines.

    -  Le lundi 8 mars, les FOI remettent le même genre d’avis à 3 Palestiniens du village d’al-Jiftlek, au nord de Jéricho, leur ordonnant de démolir basses-cours et abris leur appartenant, il s’agit d’‘Adnan Mohammed Dua’is, Shihda Mohammed Du’ais et Salem ‘Ali Ka’abna.

    -  Ce même jour, le gouvernement israélien approuve la construction de 112 unités de logements à Beitar Illit, une colonie à l’ouest de Bethléhem. Le ministère de l’Environnement israélien prétend que : « A la fin de l’année dernière, le gouvernement a décidé de geler les constructions, mais cette décision n’était pas applicable dans le cas où se posaient des problèmes de sécurité pour les projets d’infrastructures commencés avant le gel. »

    -  Ce même lundi, dans la soirée, un jeune colon israélien, d’environ 15 ans, interpelle Ibrahim Mohammed ‘Abu ‘Eisha, 11 ans, et Shareef Tayseer Abu ‘Eisha, 12 ans, alors qu’ils sont sur le chemin de leur domicile dans le quartier de Tal al-Rumaida, proche de l’avant-poste colonial de Ramat Yishai, dans le centre d’Hébron. Le jeune colon tente de faire tomber les deux enfants avec sa bicyclette. Il brise aussi une cage à oiseaux que transportent les deux jeunes Palestiniens. Le colon se blesse à la main alors qu’il essaie d’attirer la cage. Aussitôt, les soldats israéliens interviennent et arrêtent les deux enfants palestiniens. Ils sont relâchés, sur caution, vers 20 h 30, le même jour.

    -  Le mardi 9, le ministère de l’Intérieur israélien approuve la construction de 1 600 logements à Jérusalem-Est. Le quotidien israélien Ha’aretz indique que les nouvelles habitations seront construites dans le quartier de Ramat Shlomo, qui va ainsi s’étendre vers l’est et vers le sud.


    (JPG) Document public

    Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR : http://www.pchrgaza.org, ou de contacter le bureau du PCHR à Gaza ville, par courriel : pchr@pchrgaza.org ou par téléphone : +972 (0)8 2824776 - 2825893

     

    Rapport hebdomadaire pour la période du 4 au 10 mars 2010 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.


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