• Inutile de chercher les Faux-Culs!

    Ils sont parmi nous. Non ce ne sont pas des êtres venus d’ailleurs que David Vincent voyait partout et nul part. Ce sont juste les faux-culs ayant trouvé refuge dans la Politique qui leur sert de nid douillet. Quotidiennement, on peut en voir les conséquences, les actes. Mais les enjeux électoraux permettent de faire sortir les faux-culs de leur tranchée. Il n’y pas plus qu’à les saisir au vol, tellement ils sont nombreux.

    On se rappelle de Copé à l’Assemblée Nationale, apostrophant à juste titre le PS, pour sa gestion de la crise Frêches. Expulsé du PS pendant deux ans, mais soutien en parallèle. Création d’une liste adverse pour les régionales après ses récents propos sur le « pas catholique » Fabius.


    La liste s’étant prise un bide monumentale, comme prévu, le PS a cessé de se draper dans sa vertu.
    Deus ex Machina: Pour le deuxième tour, la secrétaire nationale appelle à faire barrage à la droite et l’extrême-droite. Benoit Hamon reste sur la même posture lors de l’émission du Grand Journal, présenté par le biographe de Sarkozy, Michel Denisot. Rire sournois des chroniqueurs.


    Mieux encore François Hollande, dans la plus pure tradition du « je me voyais déjà en haut de l’affiche » (plus l’affiche de l’Olympia que de l’Elysée), soutient officiellement… Georges Frêche.
    Ah il est beau le PS. Quelle classe! Quel honneur! Quelles valeurs humanistes! Plutôt que de tout sacrifier pour s’allier avec les écolos voire l’extrême-gauche, le PS préfère jouer la facilité en oubliant les paroles comme celles des harkis « sous-hommes » du parrain du Languedoc.


    A croire, qu’on ne peut pas faire le Grand Chelem de Titine sans casser quelques espoirs…d’Ethique. Simplement lamentable. Et qu’importe vos contraintes en interne, cessez de prendre le bon peuple pour des cons! L’UMP se chargeant déjà de le faire magistralement et quotidiennement.

    Parlons-en de l’Ethique. Une valeur qui n’existe plus en Politique, a-t-elle seulement existé?
    Fidèles à nos craintes, les militants UMP se tapent les fonds de tiroir pour trouver les voix nécessaires au second tour. Les aveugles et sourds aux appels des français – comme le disait sur France 3 l’autre Nicolas, Dupont-Aignan, à ses ex-amis de l’UMP – sont prêts pour le pire: faire du porte à porte auprès des électeurs du Front National.


    Sûr que Monsieur Copé va certainement oublier d’en parler lors de ses prochaines interventions à l’Assemblée.


    En plus d’accueillir à bras ouvert, les anciens élus du FN, comme l’actuel maire d’Orange, en plus d’accueillir au sein même du gouvernement des anciens membres de groupuscule d’extrême droite comme Novelli ou Devedjian, nous avons droit au démarchage direct des électeurs fans de Le Pen et autres faux révoltés, ayant voté FN par provocation. Sont ils seulement au courant qu’au-delà de 5% des voix, l’Etat français et donc nous les contribuables, remboursons les frais de campagne du vieux sénile et de sa clique de fascistes?


    Plutôt que de jouer aux faux culs, changez le logo de l’UMP. Mettez des flammes tricolores, histoire de gagner en réalisme.

    Autre problème lié aux scrutins électoraux et plus précisément à la course aux voix: l’application du programme. Depuis Chirac et encore plus depuis Sarkozy, nul doute qu’une « profession de foi » pourrait dorénavant s’appeler une « profession d’utopie » voire « profession de marchand de tapis ».
    Et comme le soulignait l’UMP le PS et Europe Ecologie vont-il devoir déchirer leur programme respectif pour parvenir à un accord? Aussi difficile que la communication hier soir des deux partis d’opposition.


    Comment concilier le Grand Paris du PS avec la vision Ecolo? Impossible de copier-coller, le programme EE au programme PS, sans sacrifice. Et au final, concrètement dans le quotidien, que va faire le mélange « vert » et « rose »? Alors certes, le PS avec la liste Huchon a mis de l’eau dans son vin. On ne peut y lire que les thèmes « transport », « logement », « santé » parfaitement compatibles avec le programme de Duflot.


    Mais évidemment, on ne met jamais dans une profession de foi, les construction de voies express ou l’implantation d’un nouveau site industriel, à forte valeur ajoutée sur les emplois.
    Il n’y a plus qu’à voir si la mayonnaise prend.

    En marge des tractations fumeuses des régionales, notre voyante extralucide Christine Lagarde, celle qui nous prédisait une reprise économique, et où nous avons eu une crise mondiale sans précédent, s’est permis de jeter de l’eau sur le feu entre Berlin et Paris.


    Il en faut du culot pour oser une telle opération. Car en matière d’économie, la France n’a presque plus rien à envier à la Grèce. Un peu comme si le dernier de la classe se permettait de critiquer le premier en osant dire publiquement: « tricheur! tu as révisé avant de faire le contrôle »


    Si elle n’était pas ministre de la République Française, on pourrait en rire. Là, en une interview pathétique et indigne, elle parvient à tendre les relations déjà tendues entre l’Allemagne et la France, le fameux « moteur de l’Europe »: Il n’est « pas sûre » que le modèle allemand – à savoir « une forte pression sur les coûts de main d’oeuvre » pour améliorer la compétitivité – soit « viable à long terme et pour l’ensemble de la zone euro », ballançait ouvertement aux journalistes du Financial Times, lundi dernier.


    Désolé p’tite Christine, l’Allemagne mise tout sur ses PME et l’exportation, le « made in Gemany », en sacrifiant en accord avec les syndicats, depuis le mandat de Shroeder, les salaires sur l’autel des emplois, sur un fond de rigueur budgétaire, afin d’être le plus compétitif possible.
    Bien loin des gabegies françaises du pouvoir Sarkozien et de sa méthode privilégiant les monstres français: Danone, Michelin, GDF-Suez, EDF, France Telecom, Alstom, PSA qui écrasent au contraire les sous-traitants PME.


    Anecdote subtile: Dimanche dernier, lors d’une rubrique sur Europe 1, mettant à l’honneur les PME, le journaliste recevait un directeur de… Sanofi-Synthelabo. Si radio UMP ose une telle confusion, la parti impopulaire de France aussi.
    Tous les néo-conservateurs ne se ressemblent donc pas. Il y a des cons partout. Il n’y a plus qu’à savoir s’ils sont plus de notre côté du Rhin ou de l’autre.
    Cherchez bien Christine… Un indice en bas de votre écran: le même Financial Times brocardait récemment la phrase pour les 49 milliards de bénéfices réalisées par les entreprises de son CAC 40, et les 37 milliards reversés aux actionnaires! La réponse devient évidente.

    Allez difficile de résister aux maitres des faux-culs, Jean-Louis Borloo qui exprime à lui seul, toute la parodie de l’écologie à la sauce UMP: selon rue89, « Borloo veut donner le contrôle au privé » concernant la sécurité des navires. Dixit le pure player « Les contrôles ne seraient plus assurés par l’Etat mais par des sociétés choisies et rémunérées par les armateurs ».
    Est-ce utile de lire le reste de l’article, sans vouloir blesser les journalistes auteurs, pour comprendre que Borloo nous entraîne droit vers un nouvel Erika?
    Moins médiatisé que le « ça commence à bien faire » de Sarkozy à propos des questions environnementales lors du salon de l’agriculture, mais bien plus dévastateur sur le long terme.


    Devinette: quel est le point commun entre Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, Patrick Devedjian et Jean-Louis Borloo? Ils sont tous avocat de formation, et plus particulièrement avocat d’affaire.
    Alors on ne dit pas que tous les avocats mentent comme des arracheurs de dents, mais il faut avouer que question « faux culs » cela relève de la déformation professionnelle. ;-) )
    Pas étonnant ensuite qu’ils se soient toutes et tous aplatis devant le pouvoir et le luxe de la Grande Finance (cf la crise) et qu’ils détestent les haut-fonctionnaires issus des Grandes Ecoles: X, ENA, Science Po…
    2 mondes, 2 univers.

    ump c'est
 bon mangez en

    Et ailleurs?
    En Thaïlande, à l’opposé de nos faux culs, voici des gens bien engagés politiquement, un peu trop peut être? Les organisateurs du mouvement « chemises rouges » ont même collecté des échantillons de sang des manifestants pour les déverser devant le bureau du Premier ministre thaïlandais en signe de protestation.

    C'Politic ici


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  • Sans-papiers : la lutte continue, pour la régularisation de tous, avec ou sans circulaire !


    SSPP13 02 Voilà cinq mois que le dit "Acte II" de la lutte des travailleurs sans-papiers est entamé. Cinq mois que des centaines de camarades tiennent, malgré l'impasse dans laquelle les ont entraîné les dirigeants syndicaux. Cinq mois que la recherche de la prétendue "circulaire apaisée et harmonieuse" n'a produit après bien des discussions qu'un texte bien ficelé pour répondre aux besoins de l'impérialisme, et rien d'autre.
    Et pourtant, la direction confédérale est passée maîtresse dans l'art de faire prendre des vessies pour des lanternes, de faire croire à l'avancée de la lutte alors que tout montre qu'elle piétine et ne débouche pas.

    Le dernier épisode vient de se produire avec la signature largement médiatisée d'une "approche commune" entre les syndicats et certains secteurs du patronat. Rien que le titre mérite la méditation... : approche commune entre exploiteurs et exploités ?
    print Et la lecture du texte complet (également en version imprimable ci-contre) montre où en sont arrivés nos dirigeants syndicaux. A négocier eux-mêmes les supposés "bons" critères qui seront acceptables et qui à leur tour serviront à exclure celles et ceux qui ne les rempliront pas.
    Comme le dit un de nos lecteurs :


    " Il est paradoxal que des syndicats tels la CGT, FSU, Solidaires aient pu signer une « approche commune »  qui stipule « C’est une occasion de lutter réellement contre le travail illégal » alors que plus haut, ils reconnaissent que ces « étrangers » ….« d’une façon ou d’une autre s’acquittent et se sont acquittés de leurs cotisations et impôts, de même que leurs employeurs » .
    Suivant cette définition, il ne s‘agit aucunement de « travail illégal » !
    Les Sans Papiers en sont d’ailleurs les seules victimes et les patrons les seuls maquereaux ! On est loin du mot d'ordre du 48ème Congrès de la régularisation de tous les sans-papiers !"


    SSPP13 02 2On lira avec intérêt cette fameuse "approche commune", pour constater qu'effectivement les critères sont plus souples que ceux de Besson (par exemple il n'y a pas le critère des 5 ans de présence), mais qu'ils sont maintenus et par exemple de manière très restrictive pour ce qui est des intérimaires [à ce propos, notons l'échec de la fameuse collecte des Cerfas parmi eux, seulement 10% des grévistes concernés...]
    Aujourd'hui, les dirigeants syndicaux tentent de présenter ce document (qui rappelons-le n'a aucune valeur) comme une avancée du mouvement. Il est important que sur tous les piquets nous revenions sur le fond : une circulaire, des critères, c'est le cas par cas, et on n'en veut pas !
    Depuis le début du mouvement nous disons :

    Circulaire ou pas, régularisation !
    Non aux critères, non au cas par cas !
    Régularisation sans condition de tous les sans-papiers !

    Et c'est plus que jamais d'actualité.

    Mais le mouvement des sans-papiers ne se limite pas à cette attente douloureuse et inquiète, sans trop de perspectives.
    SSPPBobigny Le mouvement de soutien tient toujours, comme lors de la manifestation organisée par les syndicats le 13 février. Les collectifs tiennent, par à exemple à Bobigny (voir à gauche) où on organise le 2 avril une fête de soutien, ou à Aulnay (voir à droite) où l'UL CGT vient de contraindre sous la pression le patron de STN à lâcher les Cerfas, alors même qu'il engageait une procédure de licenciement contre un gréviste... dur dur le retour de bâton !
    SSPPSTNAulnay
    Par ailleurs, les arrestations de grévistes se multiplient. Pendant un temps, à l'automne, la carte de gréviste était une protection relative en cas de souci. Depuis la publication de la circulaire Besson, et particulièrement depuis quelques semaines, c'est fini, les contrôles se multiplient, les APRF et OQTF pleuvent, des grévistes sont envoyés en rétention, et il faut toute la détermination et l'expérience des militants chevronnés (en particulier de RESF) pour empêcher que les expulsions soient plus nombreuses... Encore récemment, un délégué a été sorti de l'avion en dernière minute, alors que tout semblait perdu... Voilà qui devrait faire méditer tous nos dirigeants qui prétendent que le dépôt de dossiers crée un risque supplémentaire pour les grévistes... Le risque, il est déjà là, tous les jours, depuis des mois et des années !

    Par ailleurs, les mobilisations des camarades sans-papiers se développent en toute indépendance. Les collectifs regroupés autour de la CSP75 se sont peu à peu structurés et prennent des initiatives très positives, comme les manifestations devant les préfectures de la région parisienne, pour exiger la régularisation. Baptisé "l'ouragan du Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers", ce sont des centaines et des milliers de camarades qui défilent successivement devant les préfectures, dernièrement le 24 février à Bobigny.
    Peu ou pas de soutiens dans ces manifestations, encore peu de grévistes en tant que tels. Mais la manifestation régionale de samedi dernier 6 mars a été un réel succès.

    bercy4Enfin, il faut parler des mobilisations qui se sont poursuivies à l'initiative de "Droits Devants" sur le racket des cotisations sociales, qui ont conduit par exemple à une large manifestation devant Bercy le 4 février pour exiger la régularisation globale de toutes et tous les sans-papiers.

    On le voit, la lutte continue, et au sein même du mouvement parmi les grévistes, les débats sont importants, à la fois pour s'organiser en toute indépendance, et pour comprendre comment sortir de l'impasse où on veut les maintenir enfermés...

    sOURCE ICI


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  • Honduras : Région de l’Aguán, ouvriers agricoles et journalistes semblent des cibles privilégiées.

    Militaires, paramilitaires, latifundistes et narcos la ronde des assassins.

    mardi 16 mars 2010, par Primitivi

    La ronde des exactions continuent au Honduras, bien que le pays soit maintenant dirigé par un président "démocratiquement élu", comme on dit, les paramilitaires assassinent à tout va. Et les tueurs des narcos semblent également être à la fête, curieusement cela se passe dans la même région du pays : la région de l’Aguán sur la côte atlantique.

    De là a y voir de curieuses coïncidences... cela doit faire parti de notre mauvais esprit.

    Sans commentaire. (photo : Tercera Informacion)

    Vendredi 12 mars 2010 : De nouveaux assassinats politiques dans l’Aguán

    Des militants du Front National de Résistance Populaire (FNRP) du Honduras ont dénoncé ces dernières heures les assassinats de deux ouvriers agricoles, Ramón Ulises Castellanos et Miguel Sauceda habitant le quartier El Naranjo, dans le département de l’Atlántida. Les deux victimes de la répression politique qui continue sous le gouvernement de Pepe Lobo avaient été kidnappées le jour précédent.

    Cette situation très tendue est provoquée par les propriétaires latifundiste qui, avec l’appui des putschistes, occupent violemment les terres que Manuel Zelaya avait libérées et qu’il avait donné aux paysans afin qu’ils se mettent à les rendre productives [1]. Depuis plusieurs mois les paysans subissent une vague de répression violente exécutée par l’armée à la demande des grands propriétaires terriens, comme Miguel Facussé.

    Alors que Pepe Lobo convoquait une commission pour s’entretenir avec les paysans les membres du FNRP indiquent que "Lobo donnait également un signal aux escadrons de la mort ayant pour conséquence l’assassinat de Ramón Ulises Castellanos et de Miguel Sauceda".

    Les organisations des droits de l’homme comme le Comité pour la Défense des Droits de l’Homme au Honduras (CODEH) et le Comité des Détenus et des Disparus au Honduras (COFADEH) ont fait remarquer qu’il existe des liens évidents entre le gouvernement de droite de Lobo et les paramilitaires.


    Vendredi 12 mars 2010 : Un journaliste de la région Atlantique assassiné après des menaces attribuées aux narcos

    Dix jours après la mort de Joseph Ochoa, journaliste à Canal 51, David Meza Montesinos devient le deuxième journaliste hondurien assassiné depuis le début de l’année.

    Journaliste de la radio locale El Patio, correspondant du canal Abriendo brecha et de la station nationale Radio América, David Meza a été assassiné par des tirs d’arme à feu lors d’une embuscade dans la nuit du 11 mars 2010 à La Ceiba, sur la côte atlantique. Un journaliste souligne que la victime avait reçu des menaces de mort trois semaines auparavant après avoir diffusé des informations sur le narcotrafic.

    Face à l’absence de mobile nous demandons aux autorités responsables de l’investigation d’explorer cette piste en priorité. Les mafias de la drogue représentent l’une des principales menaces pour la presse sur le continent. Le littoral atlantique hondurien est une place très importante pour le narcotrafic.

    La presse nationale a regretté la mort de David Meza, 51 ans, qui a travaillé pour El Patio durant 30 ans. Il devait sa popularité à la couverture d’événements sportifs et à son rôle comme envoyé spécial aux États-Unis après l’ouragan Katrina. Il avait été le seul représentant de la presse hondurienne à la Nouvelle-Orléans.

    La situation est alarmante au Honduras, depuis le coup d’État du 28 juin 2009 les atteintes aux droits de l’homme s’ajoutent à une forte insécurité. Dans ce sens la nomination, le 8 mars 2010, de l’ex-général Romeo Vásquez Velásquez [2] comme directeur de l’entreprise nationale de télécommunications Hondutel est une décision malheureuse [3].

    Il est inadmissible que cet homme ne réponde pas pour les violations des droits de l’homme commises sous son commandement durant le coup d’État, pour lequel il a été un acteur clef. Maintenant, on commet cette faute politique de le nommer dirigeant d’Hondutel, alors qu’il est difficile d’oublier le rôle de censeur joué par l’armée au moment du putsch. C’est un très mauvais signe envoyé aux médias d’opposition qui n’est pas en accord avec la politique de la réconciliation du président Porfirio Lobo.


    Lundi 15 mars 2010 : Le journaliste Nahun Palacios criblé de balles dans l’Aguán


    Suivant les indications des autorités, lundi, des tueurs ont criblé de tirs le journaliste Nahúm Palacios et ils ont gravement blessé la personne qui l’accompagnait sur la côte atlantique du Honduras.

    Palacios, 36 ans, rentrait chez lui dans le quartier Los Pinos de Tocoa dimanche soir, à environ 400 km au nord de Tegucigalpa, quand des inconnus l’ont attaqué et l’ont tué en utilisant des AK-47, indique le communiqué de la police.

    Le corps du journaliste, qui était directeur d’information d’une chaîne de télévision de Tocoa, est resté dans la rue, et les deux assassins ont pris la fuite. L’homme qui l’accompagnait a été hospitalisé.

    Le journaliste avait dénoncé les menaces de mort dont il était l’objet le vendredi précédent dans son émission de radio, et avait responsabilisé Miguel Facussé [4] pour toute atteinte à sa vie, ce dernier ayant couvert les crimes réalisés par ses contre-maîtres à l’encontre de paysans du MUCA [5]

    C’est le deuxième journaliste abattu ces derniers jours au Honduras, et le troisième depuis le début de l’année.

    Jeudi dernier, dans des circonstances similaires, deux inconnus ont tué David Meza à La Ceiba, une ville proche de Tocoa.

    Bercez, 51 ans, avait été attaqué depuis des 4x4 après être arrivé à son domicile à bord de sa voiture. Il était reporter depuis plus de 30 ans à Radio El Patio de La Ceiba et correspondant dans son village natal pour Radio América et les chaînes de télévision de Tegucigalpa Canal 7 et Canal 10.


    Source :
    Tercera Informacion "Nuevos asesinatos politicos en el Aguán"
    RSF "Asesinan a un periodista de la región atlántica tras amenazas atribuidas al narcotráfico"
    El Universal "Acribillan a periodista Nahun Palacios en el Aguan"
    Traduction : Primitivi

    Notes

    [1] Zelaya avait lancé une réforme agraire de redistribution des terres en friches aux paysans afin d’augmenter la production alimentaire locale. Les latifundistes conservaient ces terres dans but uniquement spéculatif, les terres des latifundistes sont le plus souvent occupées par les palmiers à huile, monoculture destructrice de part son utilisation de pesticides et d’engrais qui épuisent et empoisonnent le sol, et dont la production n’est destinée qu’à l’exportation. Voir l’article "Palmiers ensanglantés"

    [2] L’ex-général était le chef d’état major des armées honduriennes et putschiste, voir les différents articles pour plus de détails sur le personnage :
    - "Les militaires ayant expulsé Zelaya ont été acquittés"
    - "Témoignages non journalistiques"
    - "Les escadrons de la mort ont assassiné près de 30 personnes ce week-end"
    - "Le Bataillon 14+5 de Romeo Vásquez Velásquez"
    - "Le Clan 81, source de bien des maux"
    - "Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?"

    [3] Un article à ce propos est en préparation

    [4] Latifundiste planteur de palmiers à huile, il fait parti de l’oligarchie putschiste qui a ouvertement soutenu Micheletti. La famille Facussé est très puissante au Honduras, comme l’indique le nombre de membres de la famille cités dans cet article "Qui appuie Micheletti et le gouvernement de facto ?". Pour plus de détails, voir également :
    - "Les palmiers ensanglantés"
    - "L’armée et la police délogent des centaines de paysans qui réclament des terres volées par les responsables du coup d’état"
    - "L’armée expulse les paysans pour donner des terres aux latifundistes"
    - "12 octobre : Jour de la Résistance Indigène et Noire"

    [5] Mouvement Unifié Campesino de l’Aguán (MUCA), affilié à la Centrale Nationale de Travailleurs Ruraux (CNTC), a repris la lutte pour la récupération des terres usurpées par les entrepreneurs putschistes.


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  • Convergences

    Riposte Laïque est un site ouvertement islamophobe qui n'en finit pas de pourfendre l'invasion arabo-musulamne qui fait rien qu'à vouloir installer la Charia dans not' pov' pays. Ça, vous connaissez.
    Riposte Laïque organise aussi des conférences - à coup sûr édifiantes - sur le thème "Comment défendre la laïcité en 2010 ?" (Et on pourra penser sans trop se tromper que la réponse à cette stimulante question sera à peu près : "En foutant les bougnoules dehors").



    Riposte Laïque n'organise pas ses conférences n'importe où, il faut dire ; puisque "Le local" où cette sympathique petite sauterie aura lieu est tenu par le délicat Serge Ayoub, qui fut à son époque connu sous le sobriquet de "Batskin" quand il portait élégamment le bombers et les rangers à lacets blancs, toute une époque donc. À présent, ce brave Serge se contente de tenir un bistrot - le "local" en question - qui est le point de rendez-vous de tout le marécage nationaliste parisien. On ne peut d'ailleurs que louer l'immense ouverture d'esprit de Serge Ayoub, qui se flatte d'accueillir toutes les "familles" natio dans son rade. Identitaires à poils ras, cathos tradis à lourdes pulsions refoulées, réacosphéristes en poil de lapin, fanboys de tonton Adolph et autres Kévin-fafounet à homosexualité latente - il faut dire que le milieu compte très peu de filles, et il faut bien se faire plaisir n'est-ce pas...- composent donc l'essentiel de sa clientèle et autant dire que l'endroit est à passer d'urgence au lance-flammes histoire de désinfecter énergiquement.

    Soyons certains cependant que Riposte Laïque pourra s'ébrouer tout à son aise dans pareil biotope, et que ces revigorantes sorties sur l'islamisation de la France seront accueillies avec l'enthousiasme qui leur est dû.

    Il faut également préciser que le site de Riposte Laïque est régulièrement cité par Marianne, le canard de merde de Philippe Cohen, histoire de "poser le débat" sur la très inquiétante et pas du tout fantasmée question du terrible "racisme anti-blanc" qui fait trembler la République.

    Mais quelque part, franchement, n'est-ce pas attendrissant de voir que tous ces gens d'horizons si divergent a priori parviennent à se retrouver et à échanger sur quelques bases simples ?...

    Source CSP Ici


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  • Un secret bien gardé par les "grands médias"

    Cuba : la marche vers le développement durable (Resurgence Magazine)

    Helen YAFFE
     
    Le Grand Soir : "le Bio c’est bon, mais pas assez de rendement pour nourrir un pays" ... "le développement durable, c’est juste une théorie, non ?". Vous avez déjà entendu ces phrases ? Eh bien voilà un pays qui s’est vu contraint et forcé de passer au bio et au développement durable ; qui a vu ses rendements augmenter par rapport à l’agriculture industrielle ; qui a connu le fameux "pic pétrolier" qui nous guette... Qui a pris des mesures il y a 3 ans que la presse occidentale a raillées mais que l’on voit aujourd’hui adoptées en France... Bref, encore un secret bien gardé par nos médias. Même lorsque l’avenir est en jeu et qu’on aurait des leçons à apprendre d’une expérience menée sous notre nez et à l’échelle d’un pays, ils préfèrent se taire et nous parler de Cohn-Bendit. Par anticommunisme viscéral ? Par détermination à cacher encore une réussite de la Révolution Cubaine ? Par simple stupidité généralisée ? Quelqu’un aurait-il une autre explication ?

    Les modèles à succès du développement durable à Cuba – alimentation, logement et santé – sont désormais copiés à travers toute l’Amérique latine

    Cuba a célebré la 50eme anniversaire de sa révolution en 2009. Le peuple cubain a résisté à 5 décennies d’hostilité de la part des Etats-Unis et de leurs alliés internationaux. Cuba a résisté notamment par la réaffirmation de sa souveraineté nationale mais aussi par la création d’un modèle de développement alternatif centré sur l’environnement et l’humain.

    En appliquant à la société cubaine les indices de développement économique classiques, par exemple en focalisant sur le niveau de revenu par habitant, le PNB ou le niveau de consommation, les commentateurs concluent souvent que la révolution a échoué à sortir le peuple cubain de la pauvreté. Mais ils oublient que l’état cubain garantit à chaque citoyen une « ration » alimentaire de base ; que la plupart des revenus ne sont pas imposables ; que la plupart des gens sont propriétaires de leur logement ou paient un loyer minime ; que le coût des charges, du transport et de la médecine sont symboliques ; que l’opéra, le cinéma et la ballet sont accessibles à tous. Une éducation et une santé de qualité sont gratuites. Tous ces éléments font partie des richesses matérielles de Cuba et ne peuvent être ignorés - comme si le seule indice de croissance économique était la consommation de DVD ou de caméras digitales.

    Le défi pour nous consiste à comprendre la distinction entre développement etcroissance économique. Face à d’énormes obstacles, Cuba a réussi malgré tout à passer d’une « néo-colonie » sous-développée à un état indépendant qui affiche les indicateurs de développement humain parmi les plus élevés au monde, une éducation, des programmes de santé et un développement durable solidaires au niveau international.

    Ce n’est pas un hasard si Cuba est le seul pays au monde, selon le rapport annuel Living Planet de 2006 de la WWF, à pratiquer un développement durable, c’est-à-dire connaître une amélioration de la qualité de vie tout en préservant les capacités de son écosystème.

    Solutions locales

    L’effondrement du bloc socialiste entre 1989 et 1991 a provoqué l’effondrement du commerce extérieur de Cuba. En mars 1993, le PNB avait chuté de 35% et le pays connaissait de graves pénuries d’énergie, de fertilisants, d’aliments importés, de médicaments, de ciment, d’équipements et de ressources dans tous les secteurs. Cuba s’est trouvée dans l’obligation de chercher des solutions locales.

    Dans l’agriculture, les fertilisants et pesticides biologiques, les techniques de rotation des cultures et les jardins urbains biologiques appelés organoponicos ont été développés, tandis que les tracteurs étaient remplacés par la main-d’oeuvre et la traction animale. Des vélos ont été importés de Chine et le co-voiturage instauré. Au fur et à mesure de l’amélioration de l’économie, Cuba a étendu ces mesures en introduisant l’écotourisme et l’énergie solaire.

    Tandis que des réformes économiques étaient mises en place, dont quelques concessions au « libre marché », la santé universelle et gratuite, la planification par l’état et la prédominance de la propriété publique ont été maintenues. Incroyablement, eu égard à la sévérité de la crise, entre 1990 et 2003 le nombre de médecins cubains a augmenté de 76%, celui des dentistes de 46% et des infirmières de 16%. Le nombre de maternités a augmenté de 86%, de centres de soins pour les personnes agées de 107% et les logements pour les handicapés de 47%. Le taux de mortalité infantile est tombé et l’espérance de vie a augmenté. Les échanges internationaux ont augmenté aussi et des milliers de spécialistes cubains, dont des professionnels de la santé et de l’éducation, se sont portés volontaires pour travailler dans des communautés pauvres à travers le monde. En novembre 2008, Cuba avait prés de 30.000 médecins et professionnels de la santé travaillant dans 75 pays, fournissant soins et formations sur place. Son programme d’alphabétisation a permis d’apprendre à lire et à écrire à plus de 3,6 millions de personnes dans 23 pays.

    2006 fut l’Année de la Révolution Energétique à Cuba, une initiative majeure destinée à économiser et rationaliser la consommation d’énergie : installations de nouveaux générateurs, expérimentations d’énergies renouvelables et remplacement des vieux appareils (réfrigérateurs, téléviseurs et cuisinières) par des modèles plus économiques. Dix millions d’ampoules à basse consommation [note du traducteur : faut-il rappeler ici comment les journalistes se sont moqués à l’époque des "ampoules de Castro" ?] et plus de six millions de cuiseurs de riz électriques et d’auto-cuiseurs à pression ont été distribués gratuitement. L’objectif était d’améliorer la production électrique de l’île tout en économisant des millions de pesos consacrés à subventionner le carburant. Les subventions de l’état signifient que la consommation de l’énergie n’est pas rationnée par le marché : ce sont les rendements énergétiques, et non les augmentations de tarifs, qui constituent le principal moyen pour réduire la consommation.

    En s’appuyant sur la campagne d’économie d’énergie, Cuba a lancé en 2008 une nouvelle campagne pour augmenter la production alimentaire. A la suite de la fermeture de nombreuses centrales sucrières (*), en 2007 prés de 50% des terres arables étaient encore inexploitées et 80% des aliments toujours importés. L’augmentation des prix des aliments et des carburants a provoqué une augmentation de 1 milliard de dollars en importations entre 2007 et 2008. A présent, les terres inexploitées ont été distribuées en usufruit (prêt gratuit) à ceux qui désirent produire des aliments biologiques.

    Désormais, les organoponicos de la Havane couvrent la totalité des besoins en fruits et légumes de la capitale. Ils sont complétés par des patios urbains, dont plus de 60.000 rien qu’à la Havane. Selon Sinan Koont, du Département des Etudes Latino-américaines de l’université de Dickinson, en Pennsylvanie, « Ce n’est pas qu’une question d’économie, de production alimentaire ou de création d’emplois. C’est aussi une question de développement communautaire et de préservation et d’amélioration de l’environnement, par l’introduction dans les villes d’un mode de vie plus sain. »

    Pour comprendre ces réussites, il faut comprendre le rôle joué par l’état à Cuba. L’étatisme et la planification ont permis une utilisation rationnelle des ressources en équilibrant les exigences écologiques et de qualité de vie avec les objectifs économiques. Les critiques qui soulignent l’absence d’élections multipartites et de « société civile » à Cuba ne comprennent pas comment le système alternatif, composé d’organisations de base et de démocratie participative, garantit que l’état est représentatif de sa population et agit dans le sens de l’intérêt collectif. Sous le capitalisme, le secteur privé considère les ressources naturelles de la planète comme un apport « gratuit » de capital. Le parlementarisme à l’occidental dissuade les gouvernements élus pour un mandat limité de calculer les impacts humains ou écologiques à long terme produits par leurs politiques, tandis que le secteur privé pousse à la croissance économique qui est perçue comme une bonne chose par l’électorat. Or, l’exigence d’un développement durable crée une contradiction irréconciliable pour le capitalisme car dans le cadre d’un tel développement, la recherche de profit ne peut plus être le moteur de la production.

    Le modèle de l’ALBA

    Au mois de décembre 2004, Cuba et le Venezuela ont concrétisé leur alliance par la formation d’une Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA – "aube" en espagnol). Entre 2006 et 2009, La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras (sous la présidence de Zelaya – càd avant le coup d’état récent... NdT), l’Equateur, Saint Vincent et les Grenadines, ainsi que Antigua-et-Barbuda ont rejoint l’ALBA, transformant celle-ci en une zone de commerce significative. Les membres sont engagés dans des projets de coopération humanitaires, économiques et sociales à travers des échanges non mercantiles et à but non lucratif. La banque de l’ALBA a été inaugurée en décembre 2008 avec un capital de 2 milliards de dollars. Ses prêts ne sont pas assortis de conditions et elle fonctionne sur la base d’un consensus entre tous ses membres. Elle contribue à libérer des pays des diktats de la Banque Mondiale et du FMI. Au mois de janvier 2010, une nouvelle devise « virtuelle » qui sert de base aux échanges au sein de l’ALBA a été créée et permet de soulager l’étau exercé par le dollar US.

    ALBA est le fruit du modèle de développement internationaliste cubain basé sur le bien-être. Elle est aussi l’expression des mouvements intégrationnistes pan-latino américains et de la montée des mouvements sociaux qui représentent les intérêts des communautés indigènes et les défavorisés. Ces secteurs exigent la mise en oeuvre de développements rationnels qui respectent leurs traditions et l’environnement. La déclaration de l’ALBA d’avril 2009, « Le capitalisme menace la vie sur terre » fait écho à ces préoccupations.

    La crise économique globale, le changement climatique, la crise alimentaire et la crise énergétique sont le résultat du capitalisme qui représente une menace pour la vie sur terre. Pour éviter une telle issue, il est nécessaire de développer et de forger une alternative au système capitaliste. Un système basé sur la solidarité et non la concurrence ; un système qui soit en harmonie avec la Terre Mère au lieu de piller ses ressources.

    La 50eme anniversaire de la Révolution Cubaine ne doit pas être célébrée comme un événement historique mais comme une illustration vivante, et de plus en plus pertinente, de la possibilité de vivre dignement, et durablement, en dehors de la course au profit du capitalisme, avec le bien-être et l’environnement placés au centre des stratégies de développement. C’est une leçon qu’il nous faut apprendre d’urgence car, selon les mots de Fidel Castro lors du Sommet de la Terre en 1992, « Demain, il sera trop tard ».

    Helen Yaffe
    auteure de Che Guevara : The Economics of Revolution, éd. Palgrave Macmillan 2009, enseigne l’histoire de l’Amérique latine à University College of London et au London School of Economics.

    Article original (accessible uniquement sur paiement - merci qui ?)
    http://www.resurgence.org/magazine/author1249-free-helen-yaffe.html

    Traduction "encore Cuba ? - Ben oui, pourquoi ?" par VD pour le Grand Soir

    (*) lire Cuba est une île, de D. Bleitrach, Viktor Dedaj, J-F Bonaldi, éd. Le temps des Cerises. Une place importante y est consacrée à la restructuration de l’industrie sucrière et la manière extraordinairement démocratique que l’opération fut menée. http://www.legrandsoir.info/Cuba-es...

    Source Ici


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