• Sarkozy en guerre contre Star Wars

    Nicolas Sarkozy fustige la diffusion de Star-Wars sur M6 susceptible, selon lui, "de faire des dégâts dans l’audimat et de contrarier son passage sur La Une lundi". Réaction officielle du conseil Jedi.


    AFP. Planète Coruscant. Communiqué officiel du conseil Jedi.


    sarkvador2.jpgDans le grand combat mené entre le bien et le mal, le côté obscur de la Force du sinistre Dark Vador et du comte Dooku ne redoute qu’une seule chose : Nous, les chevaliers Jedi.

    Ce dimanche 24 janvier 2010, date du calendrier stellaire, la résistance à l’Empire vient d’apprendre par voie de presse qu’un dénommé Nicolas Sarkozy, représentant Terrien de la peuplade des Francs (humanoïdes), se serait déclaré hostile à notre combat libérateur en faveur de la République Galactique.

    Selon l’hebdomadaire Lepoint.fr, le président Nicolas Sarkozy aurait ouvertement fustigé devant des journalistes la diffusion sur M6 du premier opus de notre double trilogie "Star Wars, la menace fantôme" susceptible, selon lui, "de faire des dégâts dans l’audimat et de contrarier son passage sur La Une".

    SOUCIEUX DE SES AUDIENCES

    yoda.jpgLundi 25 janvier Nicolas Sarkozy sera en effet célébré en direct sur la chaîne de télévision terrienne TF1 dans une grossière opération de propagande par deux journalistes Neimoidiens membre de la Fédération du commerce. "Soucieux de ses audiences" le représentant de la peuplade des Francs aurait prononcé des mots très durs contre la communauté Jedi. "M6 va me faire de l’ombre avec son blockbuster de merde pendant que moi je dois parler avec les gens de TF1 victimes d’un problème". Particularité des "victimes", elles ont toutes été castées et "les dix individus triés sur le volet ont déjà tous les honneurs d’un JT de TF1 à l’occasion de telle ou telle actualité".

    Nous autres combattants du côté lumineux nous n’ignorons pas que cette mise en scène a lieu dans un contexte ou les indigènes locaux sont conviés à en stigmatiser d’autres, étrangers, dans le cadre d’un débat Obscur sur une prétendue identité nationale. Le Conseil des Jedi, réunis sur Coruscant, n’a pas manqué de voir planer sur cette "consultation" l’ombre du sinistre Seigneur Sith Dark Sidious.

    BOYCOTT


    Intervenant ce matin sur Naboo TV, Maître Yoda - autorité de l’Ordre Jedi - s’est officiellement prononcé sur la situation : "La colère, la peur, l’agression forment le côté obscur de la Force. De toutes ces tares Nicolas Sarkozy semble être possédé". Puis, s’adressant gravement au peuple des Francs il s’est voulu prévenant mais ferme "En grand danger, vous êtes".


    En conséquence le Conseil Jedi appelle au boycott de l’interview de Nicolas Sarkozy sur TF1.

    Peachy Carnehan

    SOURCE ICI


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  • Evo Morales : un peuple au pouvoir

    Oscar FORTIN

    Vendredi dernier, le 22 janvier 2010, un évènement transcendant est venu marquer l’histoire de l’Amérique latine. Evo Morales, cet amérindien, formé à l’école de la vie et leader exceptionnel en qui le peuple Bolivien s’est reconnu, d’abord en 2005, en le portant au pouvoir avec 54% des voix, et en 2009, avec encore une plus forte majorité, soit plus de 64% des voix, a été intronisé à la tête du nouvel État Plurinational Bolivien. Deux faits particulièrement importants marquent cet évènement et lui donnent un caractère transcendant : il est le premier amérindien à être élu Président de la Bolivie et son intronisation marque l’inauguration d’un nouvel État Plurinational.

    Evo Morales est un personnage dont la figure porte l’héritage de peuples qui plongent leurs racines jusque dans la nuit des temps. Inspiré des trois grandes consignes qui ont guidé ces peuples amérindiens des Andes à travers leur marche dans l’histoire, à savoir « ne pas tuer », « ne pas mentir », « ne pas voler », il s’est gagné l’estime et le respect de ces peuples. Son intégrité dans son engagement, sa détermination à briser les barrières du racisme et sa persévérance sans limite pour sortir son pays de la dépendance et de l’exploitation éhontée qui en avaient fait le pays le plus pauvre de l’Amérique du Sud font de lui un leader exceptionnel pour son peuple, mais aussi un exemple pour les autres peuples qui cherchent à briser ces chaînes du racisme et de l’exploitation.

    Evo Morales n’est pas seul dans ce combat. Il est particulièrement secondé par un homme tout aussi extraordinaire en la personne de son Vice-président Alvaro Garcia Linera. Après des études secondaires en Bolivie, il s’est rendu au Mexique pour y poursuivre des études supérieures en mathématique et sociologie. À son retour, en 1985, il participe aux activités de l’Armée guérillera Túpac Katari et sera fait prisonnier, en 1992, sans jamais être jugé. Il y passera cinq ans qu’il consacrera à l’étude de la sociologie, des communications, des sciences politiques. À sa sortie de prison, il reprend son enseignement universitaire et devient un conférencier recherché à travers l’Amérique Latine où il donne de nombreuses conférences. Lors de l’élection présidentielle de 2005, il accorde son appui à Evo Morales qui gagne au premier tour. Le nouveau Président en fera alors son Vice-président, fonction qu’il conserve pour le second mandat (2010-2015).

    Intellectuel et praticien, tout à la fois, il a clarifié, lors de son discours d’intronisation, un certain nombre de concepts indispensables pour bien comprendre l’horizon des changements qu’a amorcé la Bolivie sous la direction des forces sociales et du leadership d’Evo Morales et de son équipe. Ce nouveau mandat, dit-il, marque la fin de « l’État apparent » pour laisser place à « l’État intégral » et cela dans une perspective socialiste. Notre modernité étatique, ajouta-t-il, celle que nous construisons et continuerons de construire avec l’appui populaire est très différente de la modernité capitaliste et il faut lui donner un nom. Notre horizon étatique est un horizon socialiste. Il fit ressortir, en s’inspirant du plus important penseur marxiste bolivien du siècle dernier, René Zabaleta Mercado, et du philosophe marxiste Antonio Gramsi, le caractère transcendant du passage d’un État colonial à un État Plurinational.

    L’État apparent, dit-il, est un État illusoire, qui n’arrive ni à rassembler, ni à synthétiser, ni à condenser la totalité de la population, mais seulement une partie privilégiée de celle-ci. C’est vrai pour le territoire, pour la culture, pour les us et coutumes et les formes d’organisation politique de la société. Ainsi, il n’est qu’un État partial qui ne représente qu’une partie de la société, qui ne développe qu’une partie du territoire, qui n’articule que certaines habitudes politiques et laisse de coté, marginalise, discrimine les autres secteurs sociaux, les autres territoires, les autres régions et les autres pratiques politiques qui caractérisent certaines communautés.

    La Bolivie, dit-il, a vécu, de 1825 à 2005 (180 ans), sous le règne d’un État apparent, parce qu’il a « exclu en tout premier lieu la majorité indigène ». Cette majorité n’a pas été incorporée, reconnue dans sa culture, dans ses héros, dans ses traditions, dans sa manière d’agir politiquement, dans sa présence et sa citoyenneté. La citoyenneté qu’instaura la République libérale fut la citoyenneté de caste, de noms et de chéquier. Ce fut sa première erreur qui en fit l’instrument du colonialisme et le ferment du racisme qui dura jusqu’en 2005, année de l’élection du premier amérindien à la Présidence de la République.

    C’est dans ce contexte que la Bolivie s’est orientée et continue de s’orienter vers un État intégral que le philosophe marxiste Antonio Gramsi définit comme celui en qui il y a une correspondance entre la société civile, les citoyens, les régions, les travailleurs, les classes sociales et sa représentation politique étatique. En ce sens, l’appareil gouvernemental doit unir et synthétiser tous les secteurs sociaux, les classes, les groupes nationaux, les régions, les collectivités et l’État intégral, forum reconnu pour son leadership morale, intellectuelle et politique et qui permet de les unir tous. La Bolivie amorce la construction d’un nouvel État qui ne sera ni colonial parce qu’il garantira l’égalité, ni patrimonial, parce qu’il distribuera la richesse, ni centralisateur, parce qu’il garantira l’autonomie et ni mendiant, parce qu’il assurera la souveraineté matérielle.

    Vendredi, le 22 janvier 2010, c’est ce nouvel État Plurinational qui a été inauguré sous le regard vigilant d’une assemblée législative et sénatoriale intégrale en qui le Peuple bolivien se reconnaît pleinement. Si les aristocrates et les oligarchies se retrouvent quelque peu orphelins, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes d’avoir cru qu’ils étaient à eux seuls le peuple.

    Il est malheureux que nos médias aient été plutôt discrets. L’édition électronique du quotidien Le Devoir n’avait rien à dire dans son édition du 23 janvier alors que Cyberpresse y allait avec un bref article qui ne relevait en rien le caractère exceptionnel de cet évènement. Le titre, coiffant l’article en question, donne le ton et surtout indique l’ignorance de son auteur : « Evo Morales entame son deuxième mandat sans rival, ni garde-fous ».

    Une courte leçon sur la démocratie participative aurait sans doute permis à l’auteur de découvrir que les organisations sociales, politiques, culturelles, économiques ne permettent pas aux dirigeants des institutions politiques d’avoir les deux mains sur le volant comme certains de nos dirigeants le font. Si Evo Morales et son équipe sont si fortement soutenus par le peuple, c’est moins par la désinformation et la manipulation que par le fait que le peuple se reconnaît en eux et en ce qu’ils font.

    Si la démocratie est le pouvoir du peuple aux commandes de son destin, il faut alors se réjouir de cette démocratie bien vivante en Bolivie. Un peuple avec les deux mains sur le volant et des leaders au service de la volonté de ce peuple sont une inspiration pour la véritable démocratie. Je ne comprends pas que certains de nos gouvernements démocratiques et de nos médias, si ouverts au monde et si indépendants, boudent une telle démocratie.

    Oscar Fortin ICI
    23 janvier, 2010


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  • La nouvelle est tombée aujourd'hui : Nicolas Sarkozy s'invite toute une soirée sur TF1, le 25 janvier.

    Face à la seule Laurence Ferrari, connue pour sa pugnacité naturelle et son long combat contre les pressions élyséennes afin d'arracher le JT de la première chaîne, le président viendra "faire de la pédagogie" sur les différents sujets de son agenda médiatique.


    Suivra une séquence "le président et son peuple" durant laquelle Nicolas Sarkozy discutera avec 10 Français de leurs problèmes de la vie quotidienne, aux côtés de Jean-Pierre Pernaut. Ce fin analyste de la vie politique française, lui aussi réputé pour son peu de complaisance vis-à-vis du pouvoir, aura à coeur de préparer cette émission en choisissant des Français particulièrement pertinents, critiques et percutants. Il fera de cet échange, n'en doutons pas, un beau moment de vérité pendant lequel le chef de l'Etat rendra des comptes au peuple français sur son bilan.

    Nous remercions TF1 d'offrir au pays ce bel exercice de démocratie. Nous admettons qu'il risque d'être un peu rude pour le président, mais cela ne nous étonne nullement de la part de cette chaîne de télévision : les médias français ne sont-ils pas les plus libres et les plus pugnaces du monde ?

    Le 25 janvier, un jour d'où sortiront grandis, une nouvelle fois, la démocratie et les médias ! Merci TF1.

    SOURCE ICI


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  • Carla Bruni pour les petits haïtiens choisis, les centre de rétention pour les réfugiés de Bonifacio :


    Pour ceux qui n'ont pas encore bien compris ce qu'est le concept d'immigration choisie mise en œuvre par l'UMP, les dramatiques évènements de ces derniers jours illustrent cette politique.

    D'un côté vous avez les étrangers sélectionnés par les français, choisis comme on choisit une voiture ou une maison et qui sont accueillis comme des nationaux voir même mieux en France. Ainsi les enfants adoptés d'Haïti que l'on a fait venir à grands frais en France comme s'ils étaient déjà des ressortissants français avec même la première dame de France, Carla Bruni, pour les accueillir.


    De l'autre il y a les réfugiés de la misère et de la guerre comme les 124 réfugiés débarqués à Bonifacio dont plusieurs enfants. Eux n'ont été choisis par personne. Aucun couple en mal d'enfant aucun employeur ou entreprise française n' a demandé leur venue. Pour eux i l y aura donc gymnase puis centre de rétention, même pour les enfants, et retour au pays (une fois celui-ci déterminé) et sans personne pour les accueillir ni aucune personnalité ou artiste prétendument humaniste pour les soutenir et les défendre.

    Car à l'image de Carla Bruni ou de Maxime Le Forestier, les artistes humanistes ont vendu leur âme à Nicolas Sarkozy et l'UMP pour protéger leurs profits et bénéficier de la mise en place d'Hadopi.

    Pour l'UMP les immigrés c'est comme les animaux de la SPA : il y a ceux qui sont choisis et adoptés et qui seront traiter comme des rois, et les autres qui seront parqués quelque temps avant d'être euthanasiés faute d'avoir été choisis...
     
    SOURCE ICI

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    Besançon : feux d’artifice pour les détenus à la maison d’arrêt et en solidarité avec Vincennes


    (Le 22 janvier 2010)

    Besançon : feux d’artifice pour les détenus à la maison d’arrêt

    Indymedia Auvergne, 22 janvier 2010

    Le 19 janvier 2010 ont été tirés des feux d’artifice pour les détenus de la maison d’arrêt de Besançon La Butte.

    Cette action s’inscrit dans le cadre de la semaine de solidarité avec les inculpés de Vincennes et a été menée contre la politique sécuritaire qui enferme ceux qui luttent, ceux qui misèrent...

    Le 19 janvier 2008 Ivan et Bruno (puis Isa, Farid et Juan) étaient arrêtés à Vincennes puis incarcérés pour leur participation à la lutte contre la déportation des sans-papiers. Cette affaire n’est toujours pas jugée, ils le paient encore.
    Le 19 janvier 2009, à Bordeaux, brûlait le Centre de Rétention Administrative (CRA...) où étaient stockés arbitrairement des humains de passage en l’attente de leur déportation.
    Le 19 janvier 2010, un camarade a été condamné à un an de prison pour avoir tenté d’apporter un soutien matériel (sous forme de viande, et de moyen de communication et de divertissement) aux détenus de la Maison d’arrêt ; il y croupit désormais.

    D’un côté ou de l’autre du mur, le système qui nous broie est le même, par la solidarité nous le ferons tomber.

    Feu aux prisons !

    *********

    NB : A propos du "camarade [qui] a été condamné à un an de prison pour avoir tenté d’apporter un soutien matériel", voilà la version trouvée dans la presse :

    Le « livreur » de la maison d’arrêt écope d’un an ferme

    Progrès de Lyon, 19.01.2010 04h00

    Il s’apprêtait à balancer un colis par-dessus les hauts murs lorsque les policiers l’ont arrêté.

    Le jet de « colis » dans la cour de promenade de la maison d’arrêt de Besançon est devenu un exercice rituel depuis quelques années. Guère de semaines sans que des produits divers ne soient expédiés ainsi par la voie des airs.

    Les policiers le savent et ont multiplié les rondes pour dissuader les lanceurs.

    Le 15 août dernier un homme de 31 ans en a fait les frais alors qu’il préparait près du mur d’enceinte un projectile constitué d’une cinquantaine de grammes de cannabis, d’un téléphone portable et de viande.De l’autre coté, un détenu devait récupérer la livraison après son coup de sifflet.

    Il n’en a pas eu l’opportunité car une patrouille a intercepté son complice jugé cette semaine en correctionnelle.

    Rien d’altruiste, assure-t-il, dans cette livraison.

    C’est pour gagner 20 euros qu’il aurait accepté de transmettre le colis.

    Dubitatif le procureur relève surtout qu’il a déjà une douzaine de condamnations à son actif notamment pour stupéfiants et qu’il encourt, de ce fait, 4 ans de prison.

    Les juges ne sont pas allés jusque-là.

    Ils se sont contentés de lui infliger une année de prison ferme en délivrant un mandat d’arrêt car le prévenu a préféré s’esquiver durant le délibéré.

    SOURCE ICI


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