• Après avoir couronné Brice Hortefeux du «Prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme», l’UPJF refait parler d’elle avec une «blague» douteuse publiée sur son site…


     

     
    «Je le dis avec force, le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme n’ont pas leur place en France (…) il n’y a pas de place dans notre pays pour les extrémismes, d’où qu’ils viennent ». C’était le 13 décembre dernier. Brice Hortefeux se posait en pourfendeur du racisme. Le ministre de l’Intérieur recevait ce jour-là le « Prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme » de la part de… l’Union des patrons et des professionnels juifs de France (UPJF). Cette distinction suscitait immédiatement la polémique. Guillaume Weill Raynal, auteur d’Une haine imaginaire: contre-enquête sur le nouvel antisémitisme publiait sur Marianne2.fr une tribune édifiante sur cette organisation qui osait couronner le ministre de l’Intérieur meilleur militant anti-raciste de l’année.

     
     
    Mais apparemment une polémique ne pouvait leur suffire. Voilà que l’UPJF remet le couvert. Cinq jours seulement après avoir honoré le ministre de l’Intérieur, un « billet » était publié sur l'Upjf.org, le site de l’organisation. Intitulé « Sur Mars comme sur la terre: photos exceptionnelles de la planète ! », ce « billet » est une succession de clichés de la planète rouge. La dernière image vaut le détour : on y voit un groupe de Martiens manifester sous une banderole « Musulmans, restez chez vous », une pancarte à leurs pieds : « Mars for Martians » !
     

    L’article a depuis été retiré. Mais la page — Internet a de la mémoire — est restée accessible « en cache » plusieurs jours (1). Contacté, Menahem Macima, le webmestre du site, « assume » totalement « sa responsabilité » et « ne [veut] pas que les dirigeants de l’UPJF prennent sur eux ». C’est lui qui a publié ces photos et c’est lui aussi qui, dit-il, a pris la décision de les retirer. L’homme fait preuve d’un incroyable aplomb : « A l’UPJF, nous ne cachons pas nos convictions. Nous défendons bec et ongle Israël. Même si parfois nous nous montrons critiques envers sa politique, nous faisons bloc. »

    Et pour ce qui est de la photo des Martiens ? Tout juste ce retraité veut-il y voir « un moment d’humour mal placé » : « J’ai reçu ça d’un internaute. J’ai trouvé ça rigolo. Certains veulent y voir de la haine de l’islam. Moi je trouve ça comique, un point c’est tout ». D’ailleurs, pour lui, les « photos sont belles » et le texte nuancé : « C’est écrit “Restez chez vous” et pas “Rentrez chez vous” ». Et de poursuivre : « La France a perdu la tête. Aujourd’hui, vous pouvez rouler le pape dans la merde, mais vous ne pouvez pas toucher une plume de l’islam. C’est pourquoi je veux bien reconnaître une faute de goût, mais que je précise dans le “contexte actuel” qui est un contexte de peur. L’islamophobie est devenu le nouveau mantra. »

    Reconnaît-il au moins que d’avoir publié ces photos qu’il trouve « comiques » seulement quelques jours après la polémique suscitée par la remise du « Prix de la lutte contre le racisme » est, au minimum, malvenu : « C’est Brice Hortefeux qui a déclaré récemment qu’on était quand même débordé, qu’il y en avait trop ? Lui est ministre : il s’en est sorti... » Et apparemment il a libéré la parole...


    (1) Elle ne l'est plus depuis la parution de l'article (article réactualisé le jeudi 24 décembre à 17h45).

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  • Patrick Devedjian supprime la prime de Noël dans le 9-2

    Depuis 1999, en France, chaque Noël était devenu pour les autorités, un point d’honneur pour la solidarité envers les plus démunis à qui elles offraient par l’entreprise des Conseils Généraux, une prime spéciale. Sorte de viatique devenu traditionnel, c’était un peu du beurre dans les épinards pour tous les pauvres de France et de Navarre, ces accidentés de la vie.

    Le versement de cette prime de Noël concerne essentiellement les titulaires du Revenu de solidarité active (RSA) et a commencé à travers toute la France, lundi, 21 décembre dernier. C’est la Caisse d’allocations familiales (Caf), le Pôle emploi ou encore les Mutualités sociales agricoles qui se chargent en coordination avec les Conseils Généraux de venir en aide aux plus précaires.

     

    Les foyers en grande difficulté financière qui touchent cette prime voient habituellement ce cadeau de Noël leur permettre de passer les fêtes ,dans de bonnes conditions plus ou moins. Hélas, l’UMP ne veut pas recréer l’espoir.  La fracture sociétale leur permet sans doute d’exister. Paraître comme le dernier recours et prêcher essentiellement pour soi et non le bien public est leur dada.  Alors, comment se compose cette aide ? Selon la composition de la famille, voici les montants 2009 de la prime :

    Personne isolée : 152,45 euros

    Personne isolée avec un enfant ou couple sans enfant : 228,67 euros

    Personne isolée avec deux enfants ou couple avec un enfant : 242,45 euros

    Personne isolée avec trois enfants : 287,45 euros

    Couple avec deux enfants  : 318,67 euros

    Couple avec trois enfants :  363,67 euros.

    En cette fin d’année 2009, le Conseil Général des Hauts-de-Seine a donc décidé de dire niet à tous ses pauvres. Ils sont au nombre de 25 000. Pour information, presque tous sont d’origine étrangère comme le président du Conseil général des Hauts-de-Seine lui-même, turco-arménien. Ah, le débat exécrable sur l’identité nationale. Pendant que Patrick Devedjian, puisque c’est de lui qu’il s’agit, et ses 25.000 assistés et paresseux selon la formule consacrée à l’extrême droite croquera à pleine dent son chapon, ses petits fours et sa bûche, les autres crèveront la dalle.

    Mais oui, il faut faire des économies sur ce budget de 3,4 millions d’euros . C’est un vrai scandaleuse, quel gaspillage. Les Hauts-de-Seine n’ont-ils pas raison ? Ce grand geste de générosité est abscons, surtout que cette aide n’aurait plus lieu d’être selon Patrick Devedjian, puisqu’il y a eu une refonte des aides sociales effectuée par l’État, avec la proposition de Martin Hirsh et la mise en place du RSA. Ah, le beau Patrick Devedjian semble se réjouir des malheurs des autres, oubliant son passé sulfureux de l’extrême-droite (Occident) avec ses compères Madelin, Longuet et consort, passé très controversé lorsqu’ils passaient en vedette américaine devant le Tribunal de Draguignan où ils écopèrent 1 an de prison. Il est passé de pécheur à  prêcheur avec bonheur.

    Mais, les médias qui n’ont d’yeux que pour les nantis, préfèrent regarder ailleurs. Que représentent ces pauvres, ces assistés, ces paresseux, ces oisifs, ces flâneurs, ces désoeuvrés ? Rien pour l’UMP. D’ailleurs, pour avoir leurs voix, les promesses sont parfois… tenues.  C’est l’exemple d’une promesse phare du président actuel, tenue bien sûr, d’où il annonçait qu’il n’y aurait plus de SDF pour les deux premières années de son règne, s’il est élu. Hélas, depuis janvier 2009 plus de 338 SDf sont morts dans la rue et d’ailleurs, hier, des CRS ont empêché la remise d’une lettre du DAL (droit au logement) et des Enfants de don Quichotte au président de la République, Nicolas Sarkozy.

     

    Source Ici


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  • Venezuela : Escalade de l’attitude agressive des Etats-Unis contre le Venezuela

    par Eva Golinger, avocate américano-vénézuélienne.

    Plusieurs drones US ont survolé illégalement le territoire vénézuelien, travesrant quasiment entièrement le pays. Samedi 19 la Colombie a annoncé l’implantation d’une nouvelle base militaire colombienne (mais qui pourra accueillir des troupes US) en bordure de frontière avec le Venezuela. Le gouvernement colombien a également révélé l’activation de deux nouveaux bataillons aériens dans d’autres zones limitrophes du Vénézuela. Ces implantations militaires colombiennes sont en parties financées et équipées par les Etats-Unis grâce au Plan Colombie, plan étasunien de lutte anti-drogue.

    Chávez avait récemment indiqué qu’il craignait une attaque des USA sur l’Amérique Latine par le biais de ses "chevaux de Troie" que sont la Colombie et Panama. Il semblerait qu’il ait eu le nez creux les préparatifs guerriers nord-américains ressemblant étrangement à ceux qui avaient été observés avant l’attaque de l’Irak ou de l’Afghanistan.

    Le président vénézuélien Hugo Chávez a révélé durant son émission dominicale, Aló Presidente, que des avions automatiques (UAVs), aussi connu comme drones, sont entrés illégalement dans l’espace aérien du Venezuela il y a quelques jours. “Il y a quelques jours, un de ces avions militaires a pénétré le Venezuela jusqu’au Fort Mara,” un fort militaire vénézuélien dans l’État de Zulia, à la frontière avec la Colombie. Le drone a été vu par plusieurs soldats vénézuéliens qui ont signalé immédiatement la violation de l’espace aérien à leurs supérieurs. Le président Chávez a donné l’ordre aujourd’hui d’abattre n’importe quel drone découvert sur le territoire vénézuélien. Chávez a impliqué aussi directement Washington dans cette dernière menace contre la stabilité régionale en confirmant que les drones étaient d’origine américain.

    Jeudi, le président Chávez a dénoncé des menaces militaires contre le Venezuela en provenance des îles hollandaises d’Aruba et de Curazao, situées à moins de 50 miles de la côte nord-ouest du Venezuela. Ces petites îles accueillent des bases d’aviation américaines à la suite d’un contrat passé en 1999 entre Washington et les Pays-Bas établissant les Avants Postes d’Opération US (FOLs) dans les colonies antillaises. À l’origine, le contrat stipulait que la présence militaire américaine était établie à Aruba et à Curazao seulement pour des missions antidrogues. Cependant, depuis septembre 2001, Washington utilise toutes ses installations militaires pour combattre des menaces terroristes perçues autour du monde. Les bases militaires à Aruba et à Curazao ont été utilisées pour du renseignement, de la surveillance et des missions de reconnaisance contre le Venezuela depuis plusieurs années.

    En 2006, Washington a commencé à conduire une série d’exercices militaires de haut niveau en utilisant Curazao comme la principale zone d’opérations. Des centaines de porte-avions américains, de navires de guerre, d’avions de combat, d’hélicoptères Black Hawks, de sous-marins nucléaires et des milliers de soladats américaines se sont livrées à différents exercices militaires et missions dans la région antillaise pendant les trois ans et demi passés, provoquant l’alarme substantielle et l’inquiétude des nations de la région, particulièrement le Venezuela, qui a été également victime d’actions diplomatiques hostiles et agressive de la part de Washington.

    En 2008, le Pentagone a remis en fonction la Quatrième Flotte de la Marine, accusée de défendre des intérêts américains pour la région latino-américaine. La Quatrième Flotte a été désamorcée en 1950, après avoir accompli sa mission de défense originale pendant la Seconde Guerre mondiale. La réactivation de cette flotte presque 60 ans plus tard a été perçue par une majorité de nations d’Amérique latine comme une menace directe contre la souveraineté régionale et a poussé les pays sud-américains à établir un Conseil de Défense pour gérer les menaces externes. Le Pentagone a répondu en reconnaissant fièrement que la réactivation de la Quatrième Flotte était une "démonstration de la force américaine et de son pouvoir dans la région” et manière de montrer que les Etats-Unis “défendront leurs alliés régionaux”. Cela a été perçu comme un soutien direct à la Colombie et une tentative d’intimider le Venezuela.

    Le 30 octobre, la Colombie et les Etats-Unis ont signé un accord de coopération militaire autorisant l’installation de sept bases militaires américaine sur le territoire colombien et toutes les autres installations qui seront nécessaires. L’accord est vu comme la plus grande expansion militaire américaine dans l’histoire latino-américaine. Bien que les deux gouvernements aient justifié publiquement l’accord comme une augmentation de l’effort de lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme, les documents officiels de l’armée de l’air des Etats-Unis ont révélé que les Etats-Unis vont conduire “un panel complet d’opérations militaires” partout dans l’Amérique du Sud à partir des bases colombiennes. Les documents de l’Air Force ont justifié aussi l’expansion militaire disproportionée comme nécessaire pour combattre “les menaces constantes... provenant des gouvernements antiaméricains de la région”. Les documents ont révélé plus loin que la présence américaine en Colombie augmentera le succès des opérations “de Renseignement, de Surveillance et de Reconnaisance” et améliorera la capacité du Pentagone à conduire “ube guerre expéditionnaire” en Amérique latine.

    Depuis 2006, Washington a classifié le Venezuela comme une nation “ne collaborant pas complètement avec la guerre contre la terreur”. En 2005, le Venezuela a été étiqueté par le Département d’État comme une nation “ne coopérant pas avec les opérations anti-drogues”. Bien qu’il n’y ait aucune preuve d’importance pour étayer ces accusations dangereuses, les Etats-Unis ont utilisé ces classifications pour justifier l’augmentation de leur agressivité envers le gouvernement vénézuélien. En 2008, l’Administration Bush a essayé de placer le Venezuela sur la liste des États Sponsors du terrorisme. La tentative fut infructueuse essentiellement parce que le Venezuela est encore un des principaux fournisseurs de pétrole aux Etats-Unis. Si Washington considère le Venezuela comme Etat terroriste, toutes les relations seraient coupées, incluant les réserves de pétrole.

    Néanmoins, Washington voit encore le Venezuela comme une menace importante contre intérêts américains dans la région. Les Etats-Unis sont particulièrement inquiets des nations latino-américaines se livrant à des relations commerciales avec les pays tel que Chine, Russie et Iran, perçu comme des menaces économiques sur le contrôle américain et sa domination dans la région. La semaine dernière, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a communiqué un avertissement aux pays d’Amérique latine qui ont établit récemment des relations avec l’Iran, comme la Bolivie, le Brésil, le Nicaragua et le Venezuela. “…Je crois que si les gens veulent flirter avec l’Iran, ils devraient regarder qu’elles pourraient être les conséquences de cela pour eux et nous espérons qu’ils y penseront deux fois …”, a déclaré Mme Clinton sur les remarques faites à propos de la politique latino-américaine du Département d’État.

    Le gouvernement colombien a annoncé hier qu’une nouvelle base militaire sera construite juste à côté de la frontière avec le Venezuela, financée et équipée par les États-Unis. Gabriel Silva, Ministre de la Défense colombien, a également annoncé l’activation de deux bataillons aériens dans d’autres zones limitrophes du Venezuela. La nouvelle base militaire, localisée dans la péninsule Guajira, frontalière à l’état vénézuélien de Zulia, aurait jusqu’à 1 000 hommes et permettrait aussi la présence de forces armées américaines et d’entrepreneurs militaires privés. Cette annonce montre clairement l’augmentation du bellicisme à l’égard du Venezuela.

    Les déclarations faites aujourd’hui par le président Chávez concernant les drones militaires américains découverts entrain violer l’espace aérien vénézuélien il y a juste quelques jours aggravent encore plus les tensions accrues entre le Venezuela et la Colombie. Un Predator MQ-1 UAV, un type de drone de combat, a été utilisé pendant l’an dernier en Afghanistan et au Pakistan pour tuer des suspect-terroristes . Les drones sont équipés avec des missiles Hellfire et sont capables de frapper des cibles terrestres dans des régions sensibles.

    Le Venezuela s’est en alerte maximum face à cette dangereuse menace. Chávez a fait des déclarations concernant la détection de drones pendant le lancement de la nouvelle Police nationale, une police communale récemment créée pour s’occuper d’opérations de sécurité préventives et dont le service et basé sur la communauté, les instances locales disposants un droit de regard et de contrôle sur la police au même titre que l’Etat.


    Source : Prensa Rural US Military Aggression against Venezuela escalating
    Traduction : Primitivi

    mardi 22 décembre 2009, par Primitivi


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  • Evo Morales à Cop15 : Un référendum mondial doit définir les politiques pour préserver la planète et sauver l’humanité

    Par des référendums sur le changement climatique, les peuples du monde doivent définir les politiques de préservation de l’environnement et affronter les menaces qui planent sur la survie de la planète, a déclaré jeudi le président Evo Morales Ayma.

    Avant l’article, la reproduction du communiqué du gouvernement bolivien, il est téléchargeable en fin d’article.

    le document pdf peut être téléchargé en bas de l’article.


    Pendant sa participation au Sommet sur le réchauffement climatique qui a lieu à Copenhague, le président Evo Morales a proposé l’initiative de mettre en place des consultations populaires (référendums) mondiales face au désaccord existant entre les leaders mondiaux. “Comme il n’y a pas d’accord et que de profondes différences idéologiques se maintiennent sur le choix du meilleur chemin pour affronter les menaces qui pèsent sur le monde, c’est précisément les peuples qui se mobilisent qui doivent fixer les politiques qui doivent être développées”, a-t-il dit.

    Morales a commencé la consultation avec cinq questions qui doivent être prises en considération par les nations du globe “parce que c’est seulement avec la lutte des peuples que l’on va battre le capitalisme pour sauver l’humanité”.

    Morales a affirmé que durant ces consultations populaires les citoyens appuieront ou repousseront les propositions et fixeront les lignes maîtresses à suivre par leurs gouvernements sur la préservation de l’environnement et les droits de la Terre-mère.

    La première question proposée par le président pour le référendum est “si les peuples du monde sont d’accord bien qu’ils rétablissent l’harmonie par la nature en reconnaissant les droits de la Terre-mère.

    La deuxième question est : “Êtes-Vous d’accord avec le fait de changer le modèle actuel de consommation et de gaspillage que soutient le système capitaliste ?”.

    Le président bolivien a indiqué que la troisième question du référendum serait si le peuple “êtes-vous d’accord ou non avec le fait que les pays développés réduisent et réasborbent leurs émissions de gaz à effet de serre de manière locales pour que la température ne monte pas plus d’un degré centigrade”.

    La quatrième question proposée par le président bolivien pour la consultation populaire demande si la population mondiale est d’accord ou non pour transférer tout ce qui est dépensé dans les guerres pour augmenter le budget de la défense contre le changement climatique.

    Il n’est pas possible que plusieurs pays, comme les États-Unis, dépensent tant d’argent pour tuer et non pour sauver les vies, c’est une démonstration de l’incompatibilité de cette culture de la mort avec la culture de la vie que proposent les nations en voie de développement”, a fait remarquer le Chef d’État bolivien.

    Il a souligné qu’il ne peut pas comprendre comment les États-Unis destinent de grandes quantités de son budget pour envoyer des troupes dans des pays pour y tuer des êtres humains. Il a fait part de sa conviction que devant ces excès “Toute nation a le droit de se défendre s’il q’avère qu’il y a une provocation”. Il a ajouté que l’envoi de troupes américaines en Afghanistan et l’installation de bases militaires en Amérique latine est “la meilleure forme d’exportation du terrorisme d’État”.

    Morales a précisé qu’il est important de modifier cette manière de dépenser l’argent “pour l’investir dans la sauvegarde des vies et de la Terre et non à tuer l’humanité”.
    Suivant les rapports provenant des États-Unis, le gouvernement de Washington aurait décidé d’accumuler, conjointement à d’autres nations industrialisées, environ 100 milliards de dollars jusqu’au 2020 pour affronter le réchauffement global et préserver l’environnement.

    Le président bolivien est convaincu qu’au-delà des budgets et des ressources économiques, il faut en priorité définir une ligne idéologique destinée à préserver la nature et à établir une harmonie au sein de l’humanité dans la défense de la culture de la vie plutôt que de maintenir la culture de la mort.

    Il a indiqué que la cinquième question du référendum mondial sur le changement climatique devrait être de savoir si la population est d’accord avec la création d’un Tribunal de Justice Climatique qui condamne ceux qui détruisent la Terre-mère.

    “Quelqu’un doit juger les violations et les attentats contre la nature et cela doit précisément être un Tribunal de Justice climatique de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui sanctionne les infractions et ceux qui ne respectent pas ou n’appliquent pas le Traité de Kyoto”, a souligné Morales après avoir fait implicitement référence à la non-application du traité par les États-Unis.

    “Il est temps de se munir d’un organisme pour sanctionner les infractions et pour défendre la vie et l’humanité”, a-t-il dit.

    Le président bolivien a fait remarquer qu’après avoir pris contact avec plusieurs présidents il est arrivé à la conclusion que rien ne va être résolu durant ce forum étant donné les différences idéologiques et de concept, parce que “les peuples du monde doivent s’organiser, prendre conscience, s’unir et être mobilisé pour en finir avec le capitalisme et sauver l’humanité et la Terre”.

    Lien vers le référendum : http://portalmre.rree.gov.bo/cumbre/Referendum.aspx
    Source : Derechos Madre Tierra Referéndum mundial debe definir políticas para preservar el planeta y salvar a la humanidad
    Traduction : Primitivi

    lundi 21 décembre 2009, par Primitivi

    Documents joints


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