• L’arrestation de Christophe, le 27 novembre, marque un palier dans la bouffée délirante d’Etat que l’on nomme pudiquement "affaire de Tarnac". Sa mise en examen situe le point où une procédure ne se poursuit qu’afin de se sauver elle-même, où l’on inculpe une personne de plus dans le seul espoir de maintenir le reste des inculpations.

    En fait de "premier cercle", Christophe appartient surtout au petit nombre de ceux avec qui nous discutons de notre défense. Le contrôle judiciaire qui voudrait, pour l’avenir, lui interdire de nous voir est l’aberration de trop ; c’est une mesure consciente de désorganisation de la défense, aussi. A ce point de torsion de toutes les notions du droit, qui pourrait encore exiger de nous que nous respections ces contrôles judiciaires et cette procédure démente ? A l’absurde nul n’est tenu. Il n’y a pas besoin de se croire au-dessus de la justice pour constater qu’elle est en dessous de tout. Au reste, une société qui se maintient par des moyens si évidemment criminels n’a de procès à intenter à personne.

    La liberté sous contrôle judiciaire est le nom d’une sorte d’expérience mystique que chacun peut se figurer. Imaginez que vous ayez le droit de voir qui vous voulez, sauf ceux que vous aimez, que vous puissiez habiter n’importe où, sauf chez vous, que vous puissiez parler librement, au téléphone ou devant des inconnus, mais que tout ce que vous dites puisse être, un jour ou l’autre, retenu contre vous. Imaginez que vous puissiez faire tout ce que vous voulez, sauf ce qui vous tient à coeur. Un couteau sans manche auquel on a retiré la lame ressemble davantage à un couteau que la liberté sous contrôle judiciaire ne ressemble à la liberté.

    Vous flânez sur un boulevard avec trois amis ; sous la plume des flics qui vous filochent, cela se dit : "Les quatre objectifs se déplacent en direction de..." Vous retrouvez après des mois de séparation un être qui vous est cher ; dans le jargon judiciaire, cela devient une "concertation frauduleuse". Vous ne renoncez pas, même dans l’adversité, à ce que toute amitié suppose de fidélité ; c’est évidemment une "association de malfaiteurs".

    La police et sa justice n’ont pas leur pareil pour travestir ce qui tombe sous leur regard. Peut-être ne sont-elles finalement que cette entreprise de rendre monstrueux ce qui, aimable ou détestable, se comprend sans peine.

    S’il suffit de ne se reconnaître dans aucune des organisations politiques existantes pour être "autonome", alors il faut bien admettre que nous sommes une majorité d’autonomes dans ce pays. S’il suffit de regarder les directions syndicales comme des traîtres avérés à la classe ouvrière pour être d’"ultragauche", alors la base de la CGT est présentement composée d’une série de dangereux noyaux d’ultragauchistes.

    Nous désertons. Nous ne pointerons plus et nous comptons bien nous retrouver, comme nous l’avons fait, déjà, pour écrire ce texte. Nous ne chercherons pas à nous cacher. Simplement, nous désertons le juge Fragnoli et les cent petites rumeurs, les mille aigreurs misérables qu’il répand sur notre compte devant tel ou tel journaliste. Nous désertons la sorte de guerre privée dans laquelle la sous-direction antiterroriste voudrait nous engager à force de nous coller aux basques, de "sonoriser" nos appartements, d’épier nos conversations, de fouiller nos poubelles, de retranscrire tout ce que nous avons pu dire à notre famille durant nos parloirs en prison.

    S’ils sont fascinés par nous, nous ne sommes pas fascinés par eux - eux que nos enfants appellent désormais, non sans humour, les "voleurs de brosses à dents" parce que, à chaque fois qu’ils déboulent avec leurs 9 mm, ils raflent au passage toutes les brosses à dents pour leurs précieuses expertises ADN. Ils ont besoin de nous pour justifier leur existence et leurs crédits, nous pas. Ils doivent nous constituer, par toutes sortes de surveillances et d’actes de procédure, en groupuscule paranoïaque, nous, nous aspirons à nous dissoudre dans un mouvement de masse, qui, parmi tant d’autres choses, les dissoudra, eux.

    Mais ce que nous désertons d’abord, c’est le rôle d’ennemi public, c’est-à-dire, au fond, de victime, que l’on a voulu nous faire jouer. Et, si nous le désertons, c’est pour pouvoir reprendre la lutte. "Il faut substituer au sentiment du gibier traqué l’allant du combattant", disait, dans des circonstances somme toute assez semblables, Georges Guingouin (Résistant communiste).

    Partout dans la machine sociale, cela explose à bas bruit, et parfois à si bas bruit que cela prend la forme d’un suicide. Il n’y a pas un secteur de cette machine qui ait été épargné dans les années passées par ce genre d’explosion : agriculture, énergie, transports, école, communications, recherche, université, hôpitaux, psychiatrie. Et chacun de ces craquements ne donne, hélas, rien, sinon un surplus de dépression ou de cynisme vital - choses qui se valent bien, en fin de compte.

    Comme le plus grand nombre aujourd’hui, nous sommes déchirés par le paradoxe de la situation : d’un côté, nous ne pouvons pas continuer à vivre comme cela, ni laisser le monde courir à sa perte entre les mains d’une oligarchie d’imbéciles, de l’autre, toute forme de perspective plus désirable que le désastre présent, toute idée de chemin praticable pour échapper à ce désastre se sont dérobées. Et nul ne se révolte sans perspective d’une vie meilleure, hormis quelques âmes sympathiquement désespérées.

    L’époque ne manque pas de richesse, c’est plutôt la longueur du souffle qui lui fait défaut. Il nous faut le temps, il nous faut la durée - des menées au long cours. Un des effets principaux de ce qu’on appelle répression, comme du travail salarié d’ailleurs, c’est de nous ôter le temps. Pas seulement en nous ôtant matériellement du temps - le temps passé en prison, le temps passé à chercher à faire sortir ceux qui y sont -, mais aussi et d’abord en imposant sa propre cadence. L’existence de ceux qui font face à la répression, pour eux-mêmes comme pour leur entourage, est perpétuellement obnubilée par des événements immédiats. Tout la ramène au temps court, et à l’actualité. Toute durée se morcelle. Les contrôles judiciaires sont de cette nature, les contrôles judiciaires ont ce genre d’effets. Cela va bien ainsi.

    Ce qui nous est arrivé n’était pas centralement destiné à nous neutraliser nous, en tant que groupe, mais bien à impressionner le plus grand nombre ; notamment ceux, nombreux, qui ne parviennent plus à dissimuler tout le mal qu’ils pensent du monde tel qu’il va. On ne nous a pas neutralisés. Mieux, on n’a rien neutralisé du tout en nous utilisant de la sorte.

    Et rien ne doit plus nous empêcher de reprendre, et plus largement sans doute, qu’auparavant, notre tâche : réélaborer une perspective capable de nous arracher à l’état d’impuissance collective qui nous frappe tous. Non pas exactement une perspective politique, non pas un programme, mais la possibilité technique, matérielle, d’un chemin praticable vers d’autres rapports au monde, vers d’autres rapports sociaux ; et ce en partant des contraintes existantes, de l’organisation effective de cette société, de ses subjectivités comme de ses infrastructures.

    Car c’est seulement à partir d’une connaissance fine des obstacles au bouleversement que nous parviendrons à désencombrer l’horizon. Voilà bien une tâche de longue haleine, et qu’il n’y a pas de sens à mener seuls. Ceci est une invitation.

    Aria, Benjamin, Bertrand, Christophe, Elsa, Gabrielle, Julien, Manon, Mathieu et Yildune sont les dix personnes mises en examen dans l’affaire dite "de Tarnac".

    Source ici 


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  • Rapport n° 47 sur les violations israéliennes des droits humains

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    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) ont poursuivi leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), et maintenu leur blocus total sur la bande de Gaza.

    Durant cette semaine du 25 novembre au 2 décembre :

    • 6 Palestiniens ont été blessés par les forces israéliennes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
    • un colon israélien a écrasé sous sa voiture un Palestinien gravement blessé à Hébron ;
    • les FOI ont mené 14 incursions à l’intérieur des communautés palestiniennes de Cisjordanie, et une dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 20 civils palestiniens, dont 6 mineurs ;
    • les navires israéliens ont continué d’agressé les pêcheurs palestiniens dans la bande de Gaza ;
    • Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les troupes israéliennes sur les check-points de Cisjordanie ont arrêté 3 Palestiniens dont un mineur ;
    • celles postées au passage frontalier de Beit Hanoun (Erez) ont arrêté un Palestinien qui se rendait à Jérusalem pour recevoir des soins ;
    • Israël a poursuivi la colonisation de la Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • le gouvernement israélien a approuvé la construction de 131 logements ;
      • les FOI ont publié de nouveaux avis de démolition de maisons en Cisjordanie ;
      • des colons se sont emparés de 70 dunums (7 ha) de terre, à Yanoun, à l’est de Naplouse ;
      • des colons ont agressé des Palestiniens à Bourin, village près de Naplouse.
    (JPG)
    Les colons israéliens investissent la maison appartenant à Rifqa al-Kurd,
    dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem le 1er décembre.

     

    Violations israéliennes recensées pendant la semaine du 25 novembre au 2 décembre 2009

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Mercredi 25 novembre

    Incursion dans la région d’Hébron : vers minuit et demi, les FOI ont pénétré dans le village de Dura, au sud-ouest d’Hébron, patrouillant dans les rues et fouillant un certain nombre de maison, elles ont arrêté 5 Palestiniens.

    Région de Jénine : vers 1h, dans le village d’‘Arraba, à l’ouest de Jénine ; au même moment, dans le village de Qabatya (2 arrestations, 20 et 21 ans).

    Région de Bethléhem : dans le village d’al-‘Obaidiya, à l’est de Bethléhem, vers 1h30, où l’armée emmène un jeune Palestinien pour interrogatoire.

    Région de Salfit : vers 1h30, incursion dans la ville, l’armée emmène 2 Palestiniens pour interrogatoire.

    Région de Naplouse : vers 6h30, dans le village de Kufor Qallil, à l’est de Naplouse.

    Jeudi 26 novembre

    Salfit : incursion dans le village de Deir Estia vers 1h30 (3 arrestations de mineurs de 15 ans).

    Qalqilya : vers 1h30, dans la ville (une arrestation).

    Vendredi 27 novembre

    Bande de Gaza : 05h00, les FOI tirent un missile sur plusieurs militants de la résistance palestinienne regroupés près d’un cimetière à l’est de la localité de Jabaliya. Ils étaient en train de tirer des rockets de fabrication artisanale en direction d’Israël. 4 d’entre eux sont blessés dont un sévèrement.

    Samedi 28 novembre

    Bande de Gaza : dans la matinée, les vedettes garde-côtes ancrées au large de Beit Lahiya ouvrent le feu sur des bateaux de pêche. Les pêcheurs dont obligés de regagner la côte. Pas de victimes.

    Naplouse : incursion dans le village d’al-Naqoura vers 9h ; l’armée monte un check-point sur la grande rue dans le village, arrête et contrôle tous les civils palestiniens, pour se retirer deux heures plus tard.

    Dimanche 29 novembre

    Bande de Gaza : même scénario que samedi.

    Lundi, 30 novembre

    Bande de Gaza : 3ème jour de retour forcé au port pour les pêcheurs de Beit Lahiya. Vers 11h00, les FOI pénètrent à 600 mètres dans la localité de Jabaliya. Jusqu’à 18h30, elles nivèlent des terres qu’elles avaient au préalable défoncées.

    Hébron : vers 6h, les FOI ont pénétré dans le camp de réfugiés d’al-‘Arroub, au nord d’Hébron, pour fouiller un magasin d’ustensiles de cuisine appartenant à Mahmoud Yousef Jawabra, 20 ans, qui est arrêté. Vers 18h30, elles entrent dans la vieille ville d’Hébron et fouillent des maisons (5 arrestations dont 3 mineurs, 14, 15 et 16 ans).

    Mardi 1er décembre

    Vers 17h, l’armée revient dans le camp d’al-‘Arroub, fouille la maison de Shihab Ahmed al-Titi, 20 ans, et l’arrête.

    Mercredi 2 décembre

    Jénine : vers 2h, incursion dans Beit Qad, au nord-est de Jénine, où l’armée pénètre et fouille des bâtiments du centre agricole de Beit Qad et arrête un salarié de 20 ans, du camp de réfugiés de Jénine. Vers 17h, incursion dans Jaba’ au sud de Jénine, fouille de la maison de Jihad Ghaleb Hamamra, 30 ans, et l’arrête.

    Bande de Gaza : 09h00, depuis la frontière au nord-ouest de Beit Lahiya, les FOI tirent sur quelqu’un qui n’a pas été identifié et dont le sort est inconnue. Plus tard, les FOI ont fait savoir qu’il avait été touché aux pieds et qu’il avait été arrêté.

    Hébron : l’armée d’occupation a tiré sur un Palestinien près d’une station service dans le sud-est d’Hébron, et un colon israélien a roulé avec sa voiture sur le Palestinien blessé. L’armée et les équipes médicales qui étaient présentes n’ont rien fait pour arrêter les colons. Les FOI ont prétendu que le Palestinien avait donné des coups de couteau à deux Israéliennes des colonies.

    D’après l’enquête conduite par les PCHR, le jeudi après-midi 26 novembre, des soldats israéliens qui étaient en position près d’une station service sur la route de contournement n° 60, près de la colonie de Kiryat Arba, au sud-est d’Hébron, ont ouvert le feu sur un Palestinien. Il a été gravement blessé. Les soldats ont prétendu qu’il avait attaqué au couteau deux Israéliennes de la colonie. Par la suite, le Palestinien a été identifié, il s’agit de Wssim Ussama Msawda, 21 ans, d’Hébron. Il a été blessé de 6 balles dans le corps.

    Le mercredi soit, la télévision israélienne, Channel 2, a passé une vidéo filmée par un amateur qui montrait un colon israélien de Kiryat Arba heurter Msawda. Le colon, qui est l’époux de l’une des deux Israéliennes, a roulé sur le corps de Msawda à plusieurs reprises, avançant et reculant, pendant que les troupes israéliennes et les équipes médicales présentes sur les lieux restaient sans intervenir. Plus tard, la police israélienne a prétendu mener une enquête sur l’incident et qu’elle avait demandé au colon de ne pas quitter la colonie pendant l’enquête. <r>

    2 - Bouclage permanent des TPO</r>

    Les FOI ont maintenu leur siège serré sur les TPO et leurs restrictions aux déplacements des civils palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    24 novembre  : 1 002 Pèlerins sortent ;
    26 personnes rentrent.
    25 novembre  : 8 Palestiniens sortent ;
    290 autres rentrent.
    26 novembre  : 7 Palestiniens sortent ;
    168 autres rentrent.
    27 novembre  : 2 Palestiniens rentrent.
    28 novembre  : fermé
    29 novembre  : fermé
    30 novembre  : 5 Palestiniens rentrent.
    1er décembre  : fermé

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    24 novembre  : 135 containers d’aide alimentaire en provenance
    d’organisations humanitaires internationales et des denrées
    pour les commerçants rentrent.
    25 novembre  : 316 containers
    26 novembre  : fermé
    27 novembre  : fermé
    28 novembre  : fermé
    29 novembre  : fermé
    30 novembre  : fermé
    1er décembre  : 95 containers

    Nahal Ouz Crossing

    Ouvert le 24 pour laisser entrer 246 tonnes de gaez domestique et 953 000 litres de fioul industriel.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompag.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazaouis  :
     :
    Commerçants
    25 novembre  : 18  : 18  : 5  : 3  : 1  : 37  : 2  : 6
    26 novembre  : 16  : 16  : 4  : 5  : 7  : 69  : 3  : 0
    27 novembre  : 2  : 2  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    28 novembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    29 novembre  : 18  : 19  : 31  : 2  : 4  : 5  : 3  : 1
    30 novembre  : 18  : 18  : 40  : 3  : 1  : 3  : 0  : 0
    1er décembre  : 36  : 29  : 35  : 3  : 2  : 4  : 3  : 1

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 25 pour l’entrée de 1 .400 tonnes de céréales et 1 680 tonnes d’aliments pour bétail, et le 30 pour 720 tonnes de céréales, 1 400 tonnes d’aliments pour bétail et 160 tonnes de matériau pour l’Autorité palestinienne en charge de l’Eau.


    Cisjordanie

    Le siège a été maintenu sur l’ensemble de la Cisjordanie, où des restrictions nouvelles ont été imposées sur les déplacements des Palestiniens.

    Jérusalem : les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent toujours accéder à Jérusalem, les restrictions étant plus sévères le vendredi, jour de prière, pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée Al-Aqsa. Le mardi 24 novembre, les troupes postées au barrage de Jaba’, à l’est de Jérusalem, ont mis des restrictions supplémentaires au passage des Palestiniens.

    Naplouse : les restrictions sont maintenues, avec des contrôles prolongés à la porte de fer sur la route Naplouse/Tulkarem, spécialement le matin. Le mercredi midi, 25 novembre, des contrôles prolongés ont également été imposés au check-point de Za’tara, au sud de Naplouse ainsi que les mardi et mercredi, 1er et 2 décembre.

    Ramallah : mêmes restrictions. Contrôles prolongés sur le check-point de Jaba’-Qalandya. Cette semaine, des barrages supplémentaires ont été montés par l’occupant en différents endroits.

    Hébron : Vendredi, samedi et dimanche, 27, 28 et 29 novembre, la présence des FOI a été renforcée dans le centre, le sud et l’est de la ville. Elles ont arrêté et contrôlé les Palestiniens. Le vendredi matin, 27 novembre, elles ont monté un nouveau barrage au carrefour Tariq Ben Ziad, dans le sud d’Hébron, un autre à celui de Jabal Jouhar, et un troisième sur la route qui mène au village de Bani Na’im, au sud-est d’Hébron. Le soir, autre check-point monté au carrefour de Qaizoun, à l’est. Et le même jour, les Israéliens ont fermé l’entrée de Wad al-Ghrous, au nord de la colonie Kiryat Arba, avec des blocs de béton. Samedi après-midi, ils ont fermé trois chemins qui relient le quartier d’al-baq’a à la route n° 60, à l’est d’Hébron. Dimanche matin, 29 novembre, l’armée a pénétré dans les secteurs d’al-Harayiq et d’al-Tahreeer, au sud-ouest d’Hébron. Elle y a monté un barrage et arrêté tous les véhicules palestiniens. Mardi 1er décembre, à l’entrée du camp de réfugiés d’al-‘Arroub, l’armée a fait la chasse aux Palestiniens dans le camp, prétendant que des pierres avaient été lancées sur ses véhicules.

    Tulkarem : le mardi 1er décembre, les FOI ont monté un check-point au carrefour d’al-Kafriyat, au sud de Tulkarem, bloquant les véhicules sur la route Tulkarem/Qalqilya.


    Arrestations sur les check-points de l’armée d’occupation

    Bande de Gaza : le mercredi 25 novembre, positionnées au poste frontière de Beit Hanoun/Erez, les troupes israéliennes arrêtent Ahmed Sameer Msallam ’Asfour, 19 ans, de New ’Abassan village à l’est de Khan Younis alors qu’il était en route pour l’hôpital Saint-Joseph à Jérusalem-Est. Plus tard sa famille apprend qu’il est détenu dans la prison de Ashkelon. ‘Asfour avait été blessé par les FOI le 9 janvier 2009 au cours de l’offensive contre la bande de Gaza. Amputé d’une grande partie de ses intestins, son pancréas étant mis hors service, les doigts de sa main gauche amputés, sa main droite rendue inerte, son œil gauche endommagé, une fracture à la mâchoire, la plupart de ses dents cassées et des éclats de projectiles à travers le corps, il avait été pris en charge par un hôpital égyptien pendant 7 mois. Il était rentré chez lui au mois de juillet.

    Lors de son témoignage au PCHR son père a notamment déclaré : « Il était 10h00 quand nous nous sommes présentés au poste d’Erez après avoir été informés que l’Autorité israélienne nous autorisaient à passer la frontière pour des soins à l’hôpital saint Joseph. Arrivés au poste de contrôle israélien nous avons été séparés des autres gens et avons été méticuleusement fouillés. Ils nous ont ordonné de nous déshabiller ce que j’ai fait et j’ai déshabillé mon fils qui est totalement handicapé. Des officiers des renseignements généraux lui ont demandé s’il était porteur d’une arme. Je leur ai répondu : "De quelles armes parlez vous ? Il est nu" et j’ai rhabillé mon fils. Ils m’ont alors sommé de suivre les flèches peintes au sol alors que mon fils restait sous leur contrôle. Je m’en suis inquiété et j’ai demandé ce qu’il en était pour lui. Un soldat m’a répondu : "Attendez". Je me faisais du souci car en plus il est diabétique et risque de perdre connaissance à tout moment. Le soldat m’a alors ordonné de sortir mon argent (2.500 $ US). Après 3 heures d’attente un soldat est venu me sommer de rentrer à Gaza et me dire que mon fils avait été fait prisonnier. J’ai hurlé et me suis débattu avec eux. Quand ils ont voulu prendre les médicaments de mon fils, j’ai perdu mon argent et j’ai été poussé par la force en dehors de la zone du poste frontière. Le lendemain j’ai reçu un coup de fil de ’Médecins sans frontières’ m’informant que mon fils était détenu à la prison d’Ashkelon »

    Bethléhem : le lundi 30 novembre, vers 9h30, les troupes israéliennes au check-point d’Housan, à l’ouest de Bethléhem, ont arrêté Mohammed Mansour Hamamra, 28 ans, et lui ont confisqué sa voiture.

    Tubas : le mardi 1er décembre, au check-point d’al-Hamra, au sud-ouest de Tubas, l’armée a arrêté Muntasser Taleb Srouji, 16 ans, de Naplouse.

    Au même check-point, le même jour, arrestation de Wassim Ma’rouf, 19 ans, de Tulkarem.


    Harcèlement aux check-points de l’armée d’occupation

    Le jeudi midi 26 novembre, les Israéliens se sont déployés dans la vieille ville d’Hébron, ils ont arrêté et tabassé Mansour Nayef al-Najjar, 20 ans, qui a perdu connaissance ; il souffre de coupures et blessures sur tout le corps.

    Le mercredi 2 décembre, l’armée s’est mise à frapper un Palestinien de 74 ans, Ahmed Jaber Ghanem, du village de Deir al-Ghossoun, au nord de Tulkarem, alors qu’il travaillait sur sa terre près du mur d’annexion. Il souffre de coupures au visage et de contusions à la poitrine et au ventre. Il faut signaler que les FOI ont confisqué 80 (8 ha) des 83 dunums de terres agricoles du Palestinien, pour la construction du mur.


    3 - Construction du mur d’annexion

    Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 27 novembre, les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, ont organisé leur manifestation non violente hebdomadaire contre le mur ; et après provocations de l’armée et jets de pierres sur les soldats, ceux-ci ont réagi avec la même violence, tirant des balles caoutchouc, lançant des lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz.


    4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit en toute illégalité dans les TPO.

    -  Le mercredi 25 novembre, vers 8h30, les FOI ont pénétré dans le village d’al-‘Aqaba, au nord-est de Tubas, où elles ont remis des ordres de démolition pour 3 maisons, aux familles d’‘Abdul Nasser Sbaith, d’Hisham Husni Sbaih et d’Ahmed Jameel Sbaih.

    -  Le jeudi 26 novembre, 5 colons israéliens sont venus avec un tracteur mesurer une bande de terre dans le secteur de Bab al-Ghars, à l’est du village de Yanoun, au sud-est de Naplouse. La terre concernée se trouve à près de 1 500 mètres de la colonie de Gid’ounim, un avant-poste à l’est du village. Les colons ont pris les cotes sur 70 dunums (7 ha) de terres qui appartiennent à Tariq et Thabet Bushnaq, avec l’intention de s’en emparer et de les annexer à l’avant-poste colonial.

    -  Mercredi matin 25 novembre, les FOI sont entrées dans le village de Tayaseer, à l’est de Tubas. Elles ont remis des avis à Mahmoud Najeh Jaber et Jaber Najeh Jaber, leur ordonnant d’arrêter la construction de leurs maisons.

    -  Malgré les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, du mercredi 25 novembre sur le gel des constructions dans les colonies en Cisjordanie, en dehors de Jérusalem, pendant 10 mois, le vendredi 27 novembre, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a approuvé la construction de 28 bâtiments publics dans les colonies israéliennes en Cisjordanie, qui devraient être terminés en septembre 2010.

    -  Dimanche matin, 29 novembre, les FOI ont démantelé deux pylônes électriques qui assuraient la fourniture de secteurs au sud-est de Yatta, au sud d’Hébron, prétendant qu’ils étaient placés dans une zone interdite.

    -  Ce même jour, le Premier ministre israélien a ordonné la poursuite de la construction de 29 logements dans la colonie de Kidar, au sud-est de Jérusalem. Le cabinet de Netanyahu a prétendu que « la construction de ces logements avaient été approuvée avant la décision du gel de la colonisation » pour 10 mois.

    -  Le lundi 30 novembre, vers 11h, au moins 50 colons israéliens de la colonie Yits’har, escortés par l’armée d’occupation, ont attaqué des agriculteurs palestiniens qui regroupaient des oliviers qui avaient été arrachés par les colons dans le secteur d’al-Rummana, au sud de Bourin, près de Naplouse. Les FOI ont obligé les agriculteurs à quitter le secteur et les colons ont essayé de démolir une maison appartenant à ‘Atallah ‘Abdul Rahman Soufan.

    Dans un témoignage au PCHR, Akram Ibrahim ‘Omran, un témoin, a déclaré :

    « Il était environ 9h30, le lundi 30 novembre, je m’en allais sur ma terre dans le secteur d’al-Rummana, au sud de Bourin. Alors que je travaillais sur mon terrain et que je ramassais des branches d’oliviers qui avaient été arrachés par les colons trois semaines plus tôt, il était environ 11h, j’ai été surpris par au moins 50 colons, escortés par l’armée israélienne et des agents de sécurité des colonies, qui se dirigeaient vers moi et d’autres agriculteurs. Les colons se sont mis à nous lancer des pierres. Nous nous sommes regroupés et avons répondu avec des pierres, mais l’armée est intervenue et a tiré des balles caoutchouc et lancé des lacrymogènes sur nous, et nous nous sommes dispersés. Aussitôt après, les colons ont essayer de s’en prendre à la maison d’‘Attalah ‘Abdul Rahman Soufan. Des jeunes Palestiniens sont arrivés et ont lancé des pierres sur les colons. L’armée israélienne a pourchassé les jeunes et remmené les colons vers la colonie. »

    Mercredi 2 décembre, le gouvernement israélien a approuvé la construction de 84 bâtiments dans les colonies israéliennes de Cisjordanie. Le quotidien israélien Ha’aretz a indiqué que le gouvernement israélien avait approuvé la construction de ces structures malgré sa déclaration officiel d’un gel de la colonisation en Cisjordanie.


    (JPG)
    Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 25 novembre au 2 décembre 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.


    Rapport n° 46 sur les violations israéliennes des droits humains


    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO), et maintiennent leur blocus total sur la bande de Gaza.

    Durant la semaine du 19 au 24 novembre :

    • 9 Palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés par les FOI en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
    • les avions israéliens ont effectué 8 frappes aériennes sur la bande de Gaza :
      • une usine, un atelier et une maison ont été détruites et des bâtiments de particuliers ont été endommagés ;
    • les FOI ont mené 20 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie :
      • elles ont arrêté 19 Palestiniens, dont 3 mineurs ;
    • Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • il a poursuivi la colonisation des TPO et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • des colons ont notamment attaqué des véhicules palestiniens sur la route Naplouse/Qalqilya.
    (JPG)
    Des Palestiniens font l’état des lieux après les dégâts causés par une frappe aérienne
    sur un atelier artisanal dans Gaza ville.

     

    Violations israéliennes recensées durant la période du 19 au 24 novembre


    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 19 novembre

    Incursions dans la région de Tulkarem : vers 1h du matin, les FOI ont pénétré dans la ville de Tulkarem, faisant irruption dans la maison d’‘Essam Ahmed ‘Otaiwi qui a été arrêté.

    Bande de Gaza : 1h15 environ, l’aviation des FOI bombarde le quartier de Yebna à proximité de la frontière égyptienne au sud de Rafah. Objectif : les tunnels. A 01h23, nouvelle attaque. La population est terrifiée. Selon les services médicaux Mohammed ’Ali Abu al-Khair, 25 ans, qui était de garde sur le site des Forces nationales de la Sécurité Palestinienne, a été trouvé en état de choc.

    A 1h27, l’aviation bombarde le camp d’entraînement des brigades ’Izziddin al-Qassam, bras armé du Hamasx à Khan Younis. Une heure plus tard le même objectif est à nouveau visé. Deux caravanes stationnées sur le camp sont détruites.

    Région de Jénine : vers 1h30, incursions dans le village de Maithalou (arrestation de deux frères) et dans le village de Sanour ; puis vers 4h, dans ‘Ejja et à Marka. Dans l’après-midi, vers 15h30, incursion dans al-Taybeh où l’armée fouille un certain nombre de magasins. A la même heure, dans Rummana et dans ‘Aanin, même opération de fouilles de boutiques.

    Région de Ramallah : vers 9h, un détachement des FOI, déguisé en civil, a pénétré dans le village de Bil’in, se déplaçant dans un véhicule immatriculé palestinien. La voiture s’est arrêtée près d’un atelier de maintenance appartenant à Ahmad Yassin, 20 ans. Des hommes en sont descendus et ont demandé de l’eau. Quand ils ont pu pénétrer dans la maison près de l’atelier, ils ont pourchassé et arrêté Yassin. Son frère est alors intervenu pour l’aider, les hommes en civils l’ont menacé et lui ont dit alors qu’ils étaient membres d’une unité spéciale de l’armée israélienne.

    Vendredi 20 novembre

    Naplouse : incursion vers 2h du matin dans le village d’‘Aqraba, au sud de Yanoun, où l’armée ont pénétré dans la maison du lieutenant-colonel Mohammed ‘Abdul Hami Badi Fadel, 45 ans, chef adjoint des renseignements palestiniens à Salfit, et l’ont arrêté.

    Salfit : vers 2h, village de Brouqin, fouille de deux maisons appartenant à Bader Mahmoud Sabra, 37 ans, et Rami Hatem Khater, 30 ans, agents des services de renseignements, qui sont arrêtés. Les FOI ont libéré ces deux agents le matin suivant.

    Au nord-ouest de Salfit, au même moment, les FOI ont investi Deir Estia, fouillant deux maisons, celles d’‘Abdul Hamid Mohammed Khatib, 29 ans, et de Zaid Ahmed Abu Zaid, 29 ans, également agents des renseignements, et les ont arrêtés. Ils furent libérés le matin suivant.

    Qalqilya : vers 23h, incursion dans Jayyous, où l’armée pénètre dans des cafés et arrête 6 Palestiniens dont 2 mineurs et 3 agents de sécurité : Ayoub Mohammed Khaled, Mohammed Fayez Shamasna et Anwar ‘Aziz Mustafa, tous les trois agents de sécurité, ainsi que Jihad ‘Abdul Halim Shamasna, 17 ans, Nour ‘Aziz Baida, 22 ans, et Anwar Rassem Khaled, 14 ans.

    Dimanche 22 novembre

    Bande de Gaza : 00h 20, l’aviation bombarde une forge artisanale de 400 m2 dans la rue Saladin du village al-Zawaida au centre de la bande de Gaza. L’atelier a été entièrement détruit et l’entreprise voisine d’aliments pour bétail a été endommagée.

    00h25, l’aviation bombarde une fabrique de machines à laver de 600m2 appartenant à Mohsen Fua’d Qazqaz dans la localité de Jabaliya. Elle est entièrement détruite. La fabrique de parpaings voisine appartenant à Sa’ad Mohammed al-Sultan et les 4 maisons appartenant à Yousef Mohammed al-Najjar, Eyad Ahmed al-Sultan, Riad Ahmed al-Sultan et Hatem Ahmed al-Sultan, sont endommagées. 3 enfants de la famille al-Najjar sont blessés.

    00h50, l’aviation revient sur Yebna avec pour cible les tunnels ; Husni Suleiman al-Riati, 21 ans, de Rafah, est dans une état sérieux avec des éclats de projectiles sur tout le corps ; même état pour Hassan Ameen Shaheen, 17 ans, également de Rafah, Khaled Rasheed Braika, 26 ans, de Khan Yunis, légèrement blessé à travers le corps, Ibrahim Jalal Kaware’, 22 ans, blessé au dos ; Jihad Khaled Saleh, 20 ans, blessé aux coudes et aux genoux et Ahmed Tawfiq Abu Daf, 22 ans en état de choc

    Ramallah : vers 20h30, incursion dans le village de Beit Leqia, où l’armée patrouille dans les rues. Des enfants se sont regroupés pour lancer des pierres sur les véhicules sur l’armée d’occupation. Aussitôt, l’armée a répondu en tirant des balles caoutchouc et en lançant des lacrymogènes sur les enfants.

    Lundi 23 novembre

    Jénine : incursion dans Rummana, avec fouille de la maison de la famille Sbaihat.

    Qalqilya : dans ‘Azzoun, fouilles de maisons et arrestation de Fadi Zahran Saleem, 25 ans.

    Mardi 24 novembre

    Qalqilya : vers 1h du matin, incursion dans Jayyous à nouveau, fouille de la maison de Mohammed Hassan Saleem, 68 ans, qui est arrêté.

    Jénine : vers 2h, l’armée rentre dans Jénine par le sud, patrouille dans les rues pendant quelques temps.

    Bande de Gaza : vers 02h50, l’aviation bombarde le secteur de la porte Saladin à la frontière égyptienne avec pour objectif les tunnels. 10 minutes plus tard elle rebombarde Yebna. Le feu se déclare dans des tunnels mais pas de victimes.


    2 - Maintien du siège sur les TPO

    Les forces israéliennes ont poursuivi leur siège serré sur les TPO et les restrictions sévères sur les déplacements des Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est occupée.


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    18 novembre  : 5 Palestiniens sortent ;
    271 autres et le corps d’un patient décédé rentrent.
    19 novembre  : 4 Palestiniens sortent ;
    183 autres rentrent.
    20 novembre  : fermé
    21 novembre  : 3 Palestiniens sortent ;
    15 autres rentrent.
    22 novembre  : 22 personnes dont 12 artistes syriens et 5 Suisses.
    23 novembre  : 15 personnes dont 12 artistes syriens
    et une délégation du Hamas conduite par Mahmoud al-Zahhar, sortent ;
    2 Palestiniens rentrent.

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    18 novembre  : 90 containers d’aide alimentaire en provenance d’organisations humanitaires
    internationales et des denrées pour les commerçants rentrent.
    19 novembre  : 140 containers
    20 novembre  : fermé
    21 novembre  : fermé
    22 novembre  : 157 containers
    23 novembre  : 128 containers

    Nahal Ouz

    Ouvert le 18 novembre pour 256 tonnes de gaz domestique et 467 000 litres de fioul industriel. Israël a également autorisé l’entrée de 400 000 litres de diesel et 40 000 litres d’essence pour l’UNRWA.

    Beit Hanoun - Erez

    Date  :
     :
    Malades  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Presse  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazouis  :
     :
    Commerç.
    18 novembre  : 33  : 33  : 15  : 5  : 8  : 27  : 1  : 16
    19 novembre  : 38  : 60  : 7  : 12  : 4  : 43  : 0  : 0
    20 novembre  : 6  : 6  : 3  : 2  : 2  : 27  : 4  : 0
    21 novembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    22 novembre  : 26  : 24  : 30  : 3  : 13  : 17  : 6  : 5
    23 novembre  : 36  : 31  : 14  : 5  : 5  : 15  : 0  : 2
    24 novembre  : 22  : 21  : 1  : 6  : 1  : 24  : 3  : 0

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 19 novembre pour laisser entrer 1 120 tonnes de céréales et 2 080 tonnes d’aliments pour bétail et le 23 pour 1 360 tonnes de céréales, 2 000 tonns d’aliments pour bétail et 160 tonnes de matériau pour le Service des eaux.


    Cisjordanie

    Jérusalem : les mêmes restrictions ferment la cité pour des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Des barrages sont toujours présents dans et autour de la cité. Les restrictions sont même renforcées les vendredis, jours de prière, pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée Al-Aqsa. Ceux qui tentent de contourner les barrages se font violemment tabassés par les policiers et soldats de l’occupation. Le mardi 24 novembre, les troupes postées au check-point de Jaba’, à l’est de Jérusalem, ont imposé des restrictions supplémentaires aux Palestiniens.

    Naplouse : des contrôles prolongés, avec tout ce que cela implique pour les Palestiniens, ont été effectués à la porte de fer, sur la route Naplouse/Tulkarem. Au check-point de Shavi Shomron, sur la route Naplouse/Jénine, et de Za’tara, au sud de la ville, les mêmes restrictions ont été maintenues.

    Ramallah : au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de Ramallah, des restrictions supplémentaires ont été appliquées ainsi que des contrôles prolongés. Durant cette semaine, de nouveaux barrages ont été posés pour arrêter et fouiller les véhicules palestiniens.

    Jénine : mêmes restrictions. Le jeudi matin, 19 novembre, les FOI ont monté un nouveau check-point à l’entrée de Jaba’ et un autre au carrefour d’‘Arraba, au sud de Jénine. Mardi matin, 24 novembre, même chose à l’entrée sud de Jénine.

    Hébron : la région connaît toujours les mêmes restrictions par l’occupant. Vers 10h, le lundi 23, l’armée postée dans le centre et le sud d’Hébron a empêché des camions-bennes à ordures d’entrer dans le quartier Qaitooun pour faire le ramassage. Mardi 24, les FOI ont monté deux check-points dans le nord et le sud d’Hébron pour y arrêter et fouiller les véhicules palestiniens.


    3 - Construction du mur d’annexion

    Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : le vendredi 20 novembre, après la prière et comme chaque vendredi, les Palestiniens, avec des internationaux et des Israéliens d’organisations des droits de l’homme se sont rassemblés dans le centre du village puis dirigés vers le mur. Après provocations de soldats, des pierres furent lancées sur les soldats, qui répliquèrent par des tirs à balles caoutchouc, des lacrymogènes et des grenades assourdissantes sur les manifestants. Des dizaines d’entre eux souffrent de l’inhalation des gaz.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : même jour, même heure, même manifestation non violente contre la construction du mur dans le village. L’affrontement avec l’armée conduit à la même répression. 3 Palestiniens ont été blessés par balles : Mohammed Ibrahim ‘Amira, 18 ans, à la jambe gauche, Sa’id ‘Atallah ‘Amira, 19 ans, à la main droite et Mo’taz Taleb Nafe’, 23 ans, à la jambe gauche.

    Al-Ma’sara, au sud de Bethléhem : ce même vendredi, les Palestiniens accompagnés d’internationaux ont organisé la manifestation non violente hebdomadaire pour protester contre la construction du mur dans Al-Ma’sara. L’armée a fermé l’entrée du village et comme chaque semaine, agressé les manifestants. 3 Palestiniens, deux femmes et un enfant, souffrent de contusions : Fatema Mohammed Braijiya, 54 ans, Su’ad ‘Ali Fawaghra, 53 ans, et Usaid Braijiya, 9 ans.


    4 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit dans les Territoires occupés en toute violation du droit humanitaire international et les colons continuent d’agresser les Palestiniens.

    -  Vendredi matin, 20 novembre, des colons israéliens armés de la colonie Ma’oun, au sud d’Hébron, ont attaqué 4 jeunes bergers palestiniens, dans le secteur de Khellat Um Zaytouna, à l’est de la colonie, et les ont empêchés de faire paître leurs bêtes. Ils leur ont lancé des pierres, les bergers ont entre 14 et 18 ans : Yahia Jamal ‘Awadh, Tariq Slem Hathalin, Anees Yasser Hathalin et Zayed Suleiman Hathalin.

    -  Vendredi soir, des colons de Carme’el, au sud d’Hébron, ont attaqué une maison faite de tôles, dans le secteur d’Um al-Khair, où vit ‘Eida al-Hathalin, 56 ans, qui fut déjà agressée la semaine dernière par les colons. Ils ont lancé des pierres sur son logis pour essayer de la forcer à partir du secteur. La maison a été esquintée.

    -  Lundi 23 novembre, des colons s’en sont pris à des véhicules palestiniens sur la route Naplouse/Qalqilya. Selon des témoins, au moins 25 colons ont lancé des pierres sur les voitures qui circulaient sur cette route proche de l’avant-poste colonial Havad Gilad. De nombreuses voitures ont été endommagées.


    (JPG)
    Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 19 au 24 novembre 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.


    Rapport n° 45 sur les violations israéliennes des droits humains

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    Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions systématiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) et leur blocus total sur la bande de Gaza.

    Durant cette semaine du 12 au 18 novembre 2009

    • un mineur palestinien a été tué par les FOI dans la bande de Gaza :
    • 6 Palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés par les FOI en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
    • les FOI ont mené 22 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et 4 dans la bande de Gaza :
      • 32 Palestiniens ont été arrêtés, dont 11 mineurs, en Cisjordanie ;
      • les FOI ont transformé une maison en poste militaire à Hébron ;
    • elles ont poursuivi leur siège total sur les TPO et leur isolement de la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI positionnées sur les check-points militaires et les passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 5 Palestiniens dont 2 femmes ;
    • elles ont monté une clôture le long du village d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya ;
    • elles ont poursuivi leurs actions pour créer une majorité juive à Jérusalem :
      • démoli 5 maisons ;
      • publié de nouvelles ordonnances de démolitions pour de nouvelles maisons à Jérusalem ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons israéliens leur agressions des civils palestiniens et de leurs biens ;
    • les FOI ont lancé une campagne virulente contre les constructions palestiniennes dans les secteurs sous contrôle israélien ;
    • le gouvernement israélien a approuvé la construction de 900 nouveaux logements dans la colonie Gilo, au sud de Jérusalem ;
    • les colons israéliens ont arraché 97 oliviers dans le village de Bourin, au sud de Naplouse.
    (JPG)
    Les constructions se poursuivent dans la colonie Gilo,
    après la décision israélienne de l’étendre.

     

    Violations israéliennes recensées durant la semaine du 12 au 18 novembre 2009

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 12 novembre 2009

    Incursions dans la région de Ramallah : vers 1h du matin, les FOI ont pénétré dans le camp de réfugiés de Qalandya, après avoir fouillé un certain nombre de maisons elles ont arrêté 3 jeunes Palestiniens.

    Région de Naplouse : vers 1h30, l’armée rentre dans le village de Jama’in (une arrestation).

    Région d’Hébron : vers 1h30, dans le centre ville d’Héron, rue al-Salam (une arrestation).

    Région de Jéricho : dans le camp de réfugiés d’‘Aqabat Jaber (2 arrestations).

    Région de Qalqilya : vers 2h30, dans la ville de Qalqilya.

    Vendredi 13 novembre

    Tulkarem : vers 1h, l’armée pénètre dans Tulkarem où, après avoir fouillé des maisons, elle emmène 4 Palestiniens pour interrogatoire.

    Bande de Gaza : 10h00 ; depuis la frontière à la hauteur de Gaza Valley village au sud-est de Gaza ville, les FOI font feu sur 7 jeunes qui roulaient sur leur carriole tirée par un âne en direction du village. Mustafa Mohammed Sabri Wadi, 15 ans, est tué et Ahmed Khader Sa’doun, 17 ans, prend deux balles dans l’abdomen et à la cuisse. Peu de temps après les FOI pénètrent à 300 mètres et arrêtent 4 d’entre eux dont Ahmed Khader. Ils sont relâchés plus tard à l’exception du blessé conduit dans un hôpital israélien. Un de ces jeunes détenus a déclaré au PCHR qu’ils s’en revenaient du marché de Gaza ville. Sur leur route ils virent plusieurs chiens qui les menaçaient. Ils essayèrent de les diriger vers un terrain d’épandage situé à 300 mètres de la frontière et les pourchassèrent jusqu’à 150 mètres. C’est alors que les FOI tirèrent sur eux. Ils essayèrent de se cacher derrière une dune de sable mais les tirs touchèrent 2 d’entre eux. Selon les services médicaux Wadi a pris une balle en pleine tête et une au pied gauche

    Dimanche 15 novembre

    Bande de Gaza : 08h30, depuis la frontière à l’est de Beit Hanoun les FOI ouvrent le feu sur des civils en train de chasser des oiseaux à 500 mètres de la frontière Amjad Sa’ad Hassanain, 27 ans, est touché à l’épaule gauche.

    10h30, depuis le même endroit, les FOI font feu sur des agriculteurs au travail sur leurs lopins de terre à 400 mètres de la frontière. Mahmoud Mohammed Shawish, 29 ans, est touché aux pieds.

    12h30, jusqu’à 17h, les FOI nivèlent les terres qu’elles avaient précédemment défoncées sur une largeur de 500 mètres au nord du village bédouin, situé au nord de la bande de Gaza.

    Lundi 16 novembre

    Jénine : vers 1h, les FOI pénètrent dans les villages d’‘Arraba, de Kufor Ra’ei et de Qabatya (2 arrestations).

    Mardi 17 novembre

    Tubas : vers 1h, incursions dans Tubas, dans le camp de réfugiés d’al-Far’a et dans le village d’‘Aqqaba.

    Bethléhem : vers 1h30, dans le village de Beit Fajjar (une arrestation).

    Ramallah : dans le camp de réfugiés de Qalandya, vers 1h30 (arrestation d’un jeune de 18 ans).

    Mercredi 18 novembre

    Bethléhem : vers 1h du matin, incursion dans le village d’al-‘Asakra (7 arrestations dont 2 mineurs de 15 et 17 ans) et dans al-Zeer (2 arrestations).

    Jéricho : vers 1h et quart, quartier Katef al-Wad, dans le centre de Jéricho (une arrestation).

    Naplouse : dans le village de Madama vers 1h30 (une arrestation).

    Hébron : vers 3h, dans Beit Ummar où l’armée fouille la maison de Khaled Isma’il Sabarna, oblige la famille à sortir et transforme la maison en site militaire.

    Jénine : dans le village de Kufor, vers 8h, où l’armée prétendait chercher des puits creusés sans autorisation.

    Bande de Gaza : 11h30, jusqu’à 16h, les FOI nivèlent les terres de Al Farrahin, à l’est d’Abassan, terres jouxtant la frontière qui avaient été préalablement défoncées.

    12h30, jusqu’à 15h30, les FOI nivèlent les terres déjà défoncées sur une bande de 250 mètres à la frontière dans Khuza’a village à l’est de Khan Younis et juste en dessous de Abassan.


    2 - Maintien du blocus sur les Territoires palestiniens occupés

    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    11 novembre  : 31 pèlerins sortent ;
    26 patients, 61 personnes et 48 véhicules de “des Kilomètres de sourires” rentrent.
    12 novembre  : 10 Palestiniens sortent ;
    108 autres rentrent.
    13 novembre  : 61 personnes de “des Kms de sourire” sortent ;
    12 personnes dont 8 U.S. rentrent.
    14 novembre  : 9 Palestiniens sortent ;
    8 autres rentrent.
    15 novembre  : 3 Palestiniens sortent ;
    13 autres rentrent.
    16 novembre  : 2 Palestiniens rentrent.
    17 novembre  : 9 Palestiniens sortent ;
    42 autres rentrent.

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    11 novembre  : 105 containers d’aide alimentaire en provenance d’organisations
    humanitaires internationales et des denrées pour les commerçants rentrent.
    12 novembre  : 165 containers
    13 novembre  : fermé
    14 novembre  : fermé
    15 novembre  : 113 containers
    16 novembre  : 131 containers
    17 novembre  : 109 containers

    Nahal Ouz

    Selon Ra’ed Rajab, Directeur de la Petroleum Corporation à Gaza, les FOI n’ont autorisé l’entrée que de 440 tonnes de gaz domestique pour ce mois en cours. Or l’estimation moyenne se situe entre 250 et 300 tonnes par jour. Rajab a précisé que cette pénurie a débuté le 10 novembre et que 2 000 tonnes de gaz doivent rentrer immédiatement. Les FOI ont décidé de faire transiter le gaz par Kerem Shalom. Nahal Ouz avait une capacité d’approvisionnement de 500 tonnes/jour ; Kerem Shalom seulement 100.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Malades  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    Israéliens
     :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Presse
    internat.
     :
     :
    Internationaux  :
     :
    Gazouis  :
     :
    Commerçants
    11  : 26  : 23  : 2  : 12  : 4  : 18  : 0  : 0
    12  : 18  : 16  : 6  : 16  : 2  : 70  : 11  : 2
    13  : 1  : 1  : 12  : 0  : 6  : 6  : 0  : 0
    14  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
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    Al-Mentar (Karni)

    Le mercredi, 11 novembre pour laisser entrer 1 440 tonnes de céréales, 2 800 tonnes d’aliments pour bétail et 135 tonnes de matériau pour l’Autorité palestinienne en charge de l’eau.

    Le 16 Novembre : 920 tonnes de céréales, 1 800 tonnes pour le bétail et 160 tonnes de matériau pour l’Autorité en charge de l’eau.


    Cisjordanie

    Le siège a été maintenu sur toute la Cisjordanie ainsi que les restrictions imposées aux déplacements des civils palestiniens.

    Jérusalem  : des milliers de Palestiniens sont toujours empêchés d’accéder à la ville, bloqués par les check-points posés à l’intérieur et autour de la cité. Les restrictions sont même renforcées le vendredi pour empêcher les Palestiniens d’aller prier à la mosquée Al-Aqsa, dans la Vieille Ville. Et ceux qui tentent de contourner les barrages se font sérieusement tabassés par la police et l’armée.

    Mercredi matin, 11 novembre, les troupes israéliennes postées sur un check-point ont arrêté Nelly Zahi al-Safadi, 33 ans, de Naplouse. Le lendemain soir, son frère, Fu’ad, 34 ans, venait de Naplouse vers Al-Ram, au nord de Jérusalem, lui rendre visite. L’armée israélienne sur le check-point de Jaba’, au nord-est de Jérusalem, l’a arrêté. Nelly est l’épouse d’‘Abada Sa’id Billa, emprisonné par les Israéliens depuis le 16 avril 2002 avec une peine de 10 ans et demi de prison ; elle est la sœur d’Hassan al-Safadi, mis en détention administrative depuis le 29 juillet 2007, et de Farid Zahi al-Safadi, tué par les FOI le 26 septembre 1996.

    Naplouse : les troupes postées à la porte de fer sur la route de Naplouse à Tulkarem ont maintenu leurs contrôles prolongés sur les Palestiniens. Au check-point de Shavi Shomron, sur la route Naplouse/Jénine, et à celui de Za’tara, au sud de la cité, elles ont maintenues les mêmes restrictions. Lundi matin, 16 novembre, des contrôles prolongés ont été faits à Za’atara.

    Ramallah : au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de Ramallah, l’armée a renforcé les restrictions aux déplacements des Palestiniens, montant de nouveaux barrages temporaires pour bloquer et fouiller les véhicules palestiniens.

    Jénine : dimanche matin 15 novembre, les troupes postées au check-point sur la route Jénine/Naplouse ont arrêté deux jeunes Palestiniens.

    Hébron : vers 15h le mardi 17 novembre, l’armée postée au check-point à l’entrée de la rue al-Shudada, dans le centre d’Hébron, a arrêté une Palestinienne qui refusait de se soumettre à une fouille au corps.

    Ce même soir, au check-point Halhoul, au nord d’Hébron, un jeune Palestinien a détenu un Palestinien de 24 ans et violemment frappé pendant une heure ; il souffre de contusions sur tout le corps et d’une coupure au visage.


    3 - Construction du mur d’annexion

    Les FOI ont poursuivi la construction du mur d’annexion sur le territoire de Cisjordanie et la répression contre les manifestations non violentes organisées par les Palestiniens avec les internationaux et des militants israéliens pour protester contre la construction du mur.

    -  Village d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya : vendredi 13 novembre, les FOI ont terminé la construction d’une clôture le long de la route de contournement n°55 au nord du village, sous le prétexte d’empêcher les jets de pierres sur les véhicules israéliens qui passent sur la route qui relie Naplouse à Qalqilya. La barrière fait 3,5 kilomètres de long et 2 mètres de largeur. Les FOI avaient commencé la construction l’année dernière. Avec cette clôture, le village d’‘Azzoun est totalement isolé, et au moins 1 300 dunums (130 hectares) de ses terres agricoles se retrouvent à l’écart du village. Les FOI ont imposé également des restrictions sur les constructions près de la clôture. Les civils palestiniens doivent trouver d’autres chemins, beaucoup plus longs, pour se rendre à Qalqilya et accéder à leurs terres.

    -  Bil’in, à l’ouest de Ramallah : après la prière le vendredi 13 novembre, des Palestiniens accompagnés d’internationaux et de militants israéliens se sont rassemblés dans le centre du village, comme chaque vendredi. Alors qu’ils se dirigeaient vers le mur, et qu’après des altercations avec l’armée, il y eut des lancements de pierres sur les soldats, ceux-ci ont répliqué comme à chaque fois par des tirs à balles caoutchouc, des grenades lacrymogènes et assourdissantes sur les manifestants. Des dizaines d’entre eux souffrent de l’inhalation des gaz.

    -  Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : au même moment, la manifestation hebdomadaire se dirigeait vers le mur construit par les Israéliens dans le village. Un affrontement s’en est suivi avec l’armée d’occupation près du mur, avec les mêmes réactions violentes de l’armée. 3 Palestiniens dont un mineur ont été blessés.

    -  Deir al-Ghossoun, au nord de Tulkarem : samedi midi, 14 novembre, des Palestiniens avec des internationaux et des militants israéliens se sont regroupés dans le centre du village. Ils se sont dirigés vers le mur et ont essayé d’en démonter une des portes pour arriver sur leurs terres. Aussitôt, l’armée a tiré à balles caoutchouc sur les manifestants et lancé des grenades lacrymogènes et assourdissantes. 7 mineurs palestiniens ont été arrêtés (entre 10 et 17 ans). L’un d’entre eux a été gardé par l’armée pendant 11 heures, il fut photographié et durement frappé.


    4 - Mesures visant à créer une majorité juive à Jérusalem

    -  Mardi matin, 17 novembre, les FOI, accompagnées d’officiels de la municipalité israélienne de Jérusalem, et d’un bulldozer, sont entrées dans le secteur d’al-Baq’a, dans le village de Beit Hanina, au nord de Jérusalem. Ils ont démoli une maison de 108 m2 appartenant à ‘Atiya Ahmed Qara’in, où vivaient 11 personnes.

    -  Le soir, les FOI, accompagnées d’officiels de la municipalité, et d’un bulldozer, sont venues dans le secteur de Wad Qaddoum, y démolir une maison à deux étages, de 240 m2, appartenant à Nasser al-Husseini, où vivaient 30 personnes.

    -  Mercredi matin, 18 novembre, l’armée et des officiels municipaux sont entrés dans le village d’al-‘Eissawiya, au nord-est de Jérusalem, pour y démolir deux appartements sur un terrain de 290 m2 et une boutique de 100 m2 appartenant à ‘Abdul Halim Dari et à Ibrahim Mahmoud Dari.

    -  Durant la semaine, la municipalité de Jérusalem, a rendu une décision ordonnant la démolition d’un immeuble d’habitation de 7 étages et 500 m2, appartenant à Sharhabeel ‘Alqam. L’immeuble, construit en 2002, comprend 25 appartements qui ont été acheté par des familles jérusalémites au moins 60 000 dollars l’appartement (40 000 € environ). Il y a sept ans, la municipalité israélienne de Jérusalem a ordonné la démolition du premier étage du bâtiment. En 2006, elle a ordonné la démolition des 4ème et 5ème étages. Et il y a un an et demi, elle a ordonné la démolition du 6ème. Cette semaine, elle a ordonné la démolition de tout l’immeuble et a donné aux familles jusqu’au 1er décembre prochain pour faire appel de sa décision. Au moins 150 personnes risquent de se retrouver sans toit si l’immeuble est démoli.

    -  Cette semaine également, la municipalité israélienne de Jérusalem a publié une ordonnance de démolition de l’immeuble de la Société des Femmes de la Vieille Ville, dans le quartier Wadi Hilwa, à Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem. Le propriétaire de l’immeuble, Eyad Ramadan, a reçu un ordre de démolition le 9 novembre dernier. Ramadan a déclaré au PCHR que des officiels israéliens, escortés par l’armée israélienne, avaient photographié le bâtiment il y a de cela plus de 15 mois. Le bâtiment se tenait initialement sur un terrain de 20 m2, mais des structures y ont été ajoutées sur 30 m2. La Société apporte ses services à au moins 70 familles palestiniennes de Jérusalem. Peu après, les FOI ont démoli une maison de 80 m2 appartenant à ‘Abbas al-Rwaidi, dans le quartier de Be’r Ayoub.


    5 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit, en toute illégalité, en Cisjordanie.

    -  Le jeudi matin, très tôt, 12 novembre, des colons israéliens de la colonie Yits’har, au sud de Naplouse, ont arraché 97 oliviers appartenant à Akram Ibrahim ‘Omran dans la village de Bourin, au sud de Naplouse.

    -  Ce même jour, vers 9h, les FOI ont pénétré dans le village de Roujib, à l’est de Naplouse. Elles ont remis à 13 Palestiniens des ordres d’arrêt de travaux dans 12 maisons et un élevage d’oiseaux, dans le secteur d’al-Salaht, et une convocation pour se présenter au tribunal de Beit Eil, le jeudi 10 décembre à 9h.

    Les FOI se sont mises alors à démolir les maisons et l’élevage :

    -   la maison de 150 m2 d’Ali Ismail Sharai’a, 8 personnes dont 6 mineurs ;
    -   la maison de 150 m2 de S’oud Mousa Dwaikat, 4 personnes dont 2 mineurs ;
    -   la maison de 160 m2 de Sofian Mohammed Bahnajawi, 10 personnes dont 7 enfants ;
    -   la maison de 150 m2 de Jebril Mohammed Bahnajawi, 5 personnes dont 3 mineurs ;
    -   la maison de 150 m2 d’Is’haq Ahmed Shihada, 6 personnes dont 4 mineurs ;
    -   une maison inhabitée de 140 m2 de Rassem Hamed Rawajba ;
    -   une maison inhabitée de 150 m2 de Ramez Hamed Rawajba ;
    -   une maison inhabitée de 150 m2 d’Hussam Sabri Dwaikat ;
    -   une maison inhabitée de 140 m2 de Najeh Hassan Dwaikat ;
    -   une maison inhabitée de 100 m2 d’Hani Mohammed Rawajba ;
    -   une maison inhabitée de 150 m2 de Daoud Hussein Rawajba ;
    -   la maison en construction de Ref’at Nayer Dwaikat ;
    -   l’élevage d’oiseaux de 500 m2 de ‘Eissa Hamed Dwaikat.

    -  Ce même jeudi, le matin les FOI ont présenté 11 avis à des Palestiniens d’Um al-Khair, au sud d’Hébron, leur ordonnant de démolir 17 bâtiments dont 9 maisons abritant 57 personnes, dont 39 mineurs. Les bâtiments sont à environ de 50 à 300 mètres de la colonie Carme’el. Les FOI ont donné jusqu’au 10 décembre aux Palestiniens pour faire appel de leurs ordonnances.

    -  Le vendredi matin, 13 novembre, des colons d’Abraham Avino, une colonie implantée dans le centre d’Hébron, se sont emparé d’un bâtiment commercial appartenant à ‘Ali ‘Aashour Abu Snaina dans la rue al-Sahla à l’ouest de la vieille ville pendant 7 heures, pour y célébrer des cérémonies religieuses.

    -  Samedi après-midi, 14 novembre, des colons de Carme’el, au sud-dest de Yatta, une ville au sud d’Hébron, ont agressé des civils palestiniens de la tribu d’Al-Hathalin et leurs maisons dans le village bédouin d’Um al-Khair. Les troupes d’occupation étaient présentes mais ne sont pas intervenues pour stopper l’agression. ‘Eida Yamin al-Hathalin, 65 ans, souffre de contusions. Selon Yasser al-Hathalin, 8 à 10 colons ont attaqué sa maison à coups de pierres. Elle souffre de contusions dans le dos, la poitrine et les jambes. Les colons ont également endommagé une voiture.

    -  Ce samedi, vers 17h, des colons israéliens armés, de Kharsina, à l’est d’Hébron, ont attaqué des maisons palestiniennes dans le secteur de Qaizoun, à coups de pierres et de bouteilles vides. Les fenêtres et les portes d’une maison appartenant à Ghaleb ‘Abdul Karim al-Za’tari ont été endommagées. Les FOI sont arrivées dans le secteur et se sont mises à taper sur l’un des fils d’al-Za’tari, tout en forçant la famille à sortir de la maison. Vers 3h, le lendemain, les colons sont revenus, et ils ont endommagé 3 voitures.

    -  Le mardi 17 novembre, la commission pour la Construction et l’Urbanisme du ministère de l’Intérieur israélien a approuvé la construction de 900 nouveaux logements dans la colonie de Gilo, au sud-est de Jérusalem. Ce projet prévoit l’expansion de la colonie vers la banlieue al-Malha. Selon le quotidien israélien Ha’aretz, ce projet n’est que la première partie d’un autre, plus large, visant à étendre la colonie que le gouvernement israélien veut intégrer dans le « Grand Jérusalem ».

    -  Durant cette semaine, les FOI ont ordonné l’arrêt de travaux dans le stade d’al-Bireh, sous le prétexte qu’ils seraient faits sans le permis israélien. Le maire d’al-Bireh, Jamal al-Tawil, a déclaré que la zone où se trouvait le stade faisait partie de sa ville depuis 1976. Depuis cette date, la municipalité a réalisé de nombreux projets d’infrastructure dans le secteur et proposé des permis de construire à nombre de Palestiniens, sans que cela ne pose de problèmes.


    Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 12 au 18 novembre 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.



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  • Quand Pôle emploi s’allie à la CAF pour vous retirer vos droits

    mardi 8 décembre 2009 par collectif rto

    Ci-dessous, le témoignage très instructif d’une intermittente qui en plus d’un statut précaire, se retrouve davantage précarisée par une CAF "pleine de bonne volonté" qui lui fait payer leurs "erreurs" et un Pôle emploi toujours aussi zélé, sous prétexte qu’elle ne rentre dans aucune case. Quand l’union fait la force pour vous enfoncer toujours plus...

    Je suis intermittente du spectacle depuis de nombreuses années et sans gagner des mille et des cents, j’arrive tout de même à vivre en travaillant sur des projets qui me tiennent à cœur. Je travaille comme chef monteuse ou réalisatrice sur des films documentaires. Il va sans dire, que mon travail est généralement sous-payé, comme c’est souvent le cas dans l’audiovisuel, tout le monde comptant sur les bénéfices du régime de l’intermittence pour rentrer dans ses frais. Tout le monde, c’est-à-dire, les producteurs, les diffuseurs et nous-mêmes, intermittents qui abaissons le coût de notre force de travail pour simplement survivre. Pour l’exemple, le dernier montage que j’ai effectué d’un film diffusé et co-produit par France Télévision sur une durée de 12 semaines, m’a été payé 3200 euros brut ; une somme évaluée au prorata du budget général alloué au film.


    Evidemment, la déclaration officielle des heures de travail effectuées ne correspond en rien au temps de travail réalisé comme c’est systématiquement le cas (puisque le salaire d’une chef monteuse ne saurait être inférieur au SMIC et qu’il existe des conventions collectives qui fixent des barèmes très au-delà des montants en question). Quand, je ne suis pas en montage, je suis en écriture et repérages, lesquels sont a priori rarement financés.
    Ainsi, j’ai fait des allers-retours au Maroc (auto-financés) pour la préparation d’un documentaire.

    En novembre 2008, j’ai la joie d’apprendre que je suis enceinte. Je débute donc mon congé maternité le 7 juillet 2009, après avoir au préalable renseigné mon dossier à la Sécurité Sociale (heures travaillées/cachets des derniers mois etc…). Je déclare également mon congé au Pole Emploi qui me radie, comme c’est la règle.

    Quelques jours avant mon accouchement (6 août 2009), une lettre de la Sécurité Sociale, m’informe que je n’ai droit à aucune indemnité maternité. Selon la Sécurité Sociale, je n’ai pas suffisamment travaillé, ni même cotisé pour ouvrir des droits au congé maternité. Je m’en étonne car mes revenus annuels sont à peu près semblables à ceux que j’avais en 2005, l’année où j’ai eu mon premier congé maternité pour la naissance de ma fille.

    Je calcule comme une acharnée l’ensemble de mes cachets et des heures de travail déclarés entre 2008 et 2009 et effectivement,

    je ne rentre dans aucune case pour l’ouverture de droits.

    Je n’ai pas 800 heures sur les 12 derniers mois (Pôle Emploi en demande 507 sur 10 mois et demi pour bénéficier du régime de l’intermittence, chercher l’erreur…), je n’ai pas 200 heures dans les trois mois qui précèdent le début de mon congé maternité ou le début de la grossesse (j’ai 300 heures dans les trois mois qui suivent, mais qu’importe…).

    Le code de la Sécurité Sociale devient mon livre de chevet entre deux tétées. J’y trouve d’autres articles sur lesquels personne n’a cru bon de s’appuyer pour m’ouvrir des droits… Je potasse et engage un recours amiable le 20 septembre 2009.

    A la mi-octobre, un courrier de la plateforme des indemnités journalières de la Sécurité Sociale me demande de lui adresser un bulletin de paie, ce que je fais sans tarder. Depuis silence radio. Rien. Pas la moindre réponse.

    Mais revenons en arrière. Je me retrouve sans revenu depuis le 7 juillet, alors qu’en temps ordinaire, mes revenus mensuels oscillent entre 1500 et 1800 euros (Allocation journalière de Pôle Emploi et salaire). J’ai maintenant deux enfants, un compagnon (fonctionnaire de l’Education Nationale) qui gagne l’énorme somme de 1296,25 euros par mois et un loyer mensuel chargé à 1064 euros. Je vous laisse faire le compte.

    A peine sortie de la maternité, je cours voir une assistante sociale qui ne peut rien faire pour nous sinon nous octroyer des couches bébé pour 8 semaines. C’est déjà ça.
    Dans la foulée, je vais à la CAF début août.
    Congé Maternité non indemnisés ? Ça existe ?

    Ça ne rentre pas dans nos cases, mais on ne va pas vous laisser comme ça.

    On va vous déclarer sans activité c’est-à-dire en SSA pour que vous puissiez bénéficier d’une allocation réservée aux mères qui travaillent à mi-temps : l’allocation de Libre choix d’activité (374.17 euros mensuel).
    Ah bon ? Mais pourtant je suis en congé maternité et comme chacun sait, une femme en couche n’a pas le droit de travailler.
    C’est vrai, mais on n’a pas d’autres solutions pour que vous touchiez quelque chose. Et puis, on va vous donner l’allocation Logement (298,78 euros mensuel) et l’allocation Familiale (301,87 euros mensuels) comme c’est le cas pour les familles qui ont deux enfants.
    Merci, c’est vraiment super.

    Fin octobre, un courrier de la CAF me demande le remboursement de 1561, 22 euros, car il apparaît après calcul que je n’ai pas le droit à l’allocation Libre choix d’activité, ni à l’Allocation Logement. Pour activer le remboursement, la CAF ponctionnera directement l’allocation Familiale, qui elle reste valable (j’ai toujours deux enfants à charge…). La CAF retiendra dorénavant 250 euros par mois sur les 301, 87 euros que nous touchons. Et bien sûr ne me versera plus ni l’allocation de Libre choix d’activité, ni l’allocation de logement.

    Je retourne donc voir la CAF et apprend la chose suivante : Pôle Emploi qui a droit d’intervenir dans les dossiers CAF a constaté une divergence de situation. Pour Pôle Emploi, je suis en Maternité (code MAT), alors que pour la CAF, je suis sans activité (code SSA).

    Pôle Emploi a donc opéré sans concertation le changement de code dans mon dossier

    . Devenue MAT, je ne dois pas bénéficier de l’allocation de Libre Choix d’Activité ni de l’allocation Logement (calculé désormais sur la base de mes revenus 2007, lesquels étaient trop élevés pour y prétendre).
    Après une heure passée au guichet de la CAF, l’employée m’assure que le problème de codification est résolu. Elle me rebascule en SSA. La dette est annulée. Je quitte la CAF sereine.

    Mais les choses se corsent.

    Le 8 novembre dernier, je me réinscris au Pôle Emploi, comme c’est de coutume après une fin de congé maternité et ne touche plus l’allocation Libre Choix d’Activité (Libre choix d’activité et indemnités Pôle Emploi ne se combinent pas). J’embauche une assistante maternelle (pas de place en crèche) pour pouvoir me remettre dare-dare au travail (écriture de mon film, recherche d’emploi…). Patatra, il y a trois jours, une nouvelle lettre de la CAF me demande de rembourser 812,88 € pour un trop-perçus d’allocation Logement. Elle ponctionne à nouveau la somme sur l’allocation Familiale et la Paje (allocation qui prend en charge les charges sociales pour l’embauche d’une assistante maternelle). Je ne touche donc que 51, 32 € début décembre alors que je viens d’embaucher une assistante maternelle à hauteur d’environ 500 € mensuels.

    Je découvre par ailleurs que Pôle Emploi ne m’a rien versé ce mois-ci alors que j’ai encore des droits ouverts avant mon congé maternité. Je suis donc toujours sans aucun revenu ; et pas loin de penser que

    Pôle Emploi, malgré ma réinscription, me compte parmi les heureuses bénéficiaires de l’allocation de Libre choix d’activité, lequel interdit tout versement d’indemnités journalières du Pôle Emploi.

    Je retourne à la CAF ce jour où après avoir dialogué avec une simple employée, je me retrouve face à une responsable qui m’explique à nouveau que l’allocation logement est calculée sur la base de mes revenus 2007. Je n’y ai donc jamais eu le droit.

    Mais pourquoi m’avoir donc versé cette allocation, puisque je n’y avais pas le droit ?

    "Il s’agit en fait d’une erreur de l’agent qui a traité votre dossier." Pour tenter d’essuyer la dette, la responsable a passé plus d’une heure à faire des simulations de codifications pour faire entrer mon dossier dans une case : MAT, ASS, CNI, CDA… Rien n’y a fait, seul le recours reste possible pour annuler la dette et débloquer l’allocation familiale, sans réponse favorable assurée.

    Autre chose et pour finir. Comme je n’ai pas été indemnisée par la Sécurité Sociale, Pôle Emploi ne tiendra pas compte de mon congé maternité dans le calcul pour ma prochaine ouverture de droits. En effet, lorsqu’on est intermittente, pour ne pas être défavorisée par rapport aux hommes, notre congé maternité est pris en compte à hauteur de 5 heures par jour sur 4 mois. Cela représente environ 200 heures de moins à faire pour renouveler nos droits sur les 507 heures qui nous sont demandées. Dans mon cas, je ne pourrai pas compter sur ces heures.
    En conséquence, il est probable que je sorte totalement du régime de l’intermittence dans les semaines à venir à moins de trouver une quantité folle de travail sous-payé. Ainsi va la double peine pour les mères intermittentes…
    Je dois préciser que loin d’être isolé, mon cas s’accompagne d’autres cas similaires dont le décompte est difficile à réaliser en raison de l’éclatement des salariées du secteur (emplois variés et formes multiples d’emploi).

    Donc bilan :

    - Vous êtes intermittente du spectacle, vous travaillez et êtes payées en deçà du SMIC, donc vous ne cotisez pas assez pour être indemnisée lors de votre congé maternité.
    - Le congé maternité non-indemnisé étant une espèce inconnue en France, aucune aide officielle ne peut vous être attribuée et vous n’avez pas le droit de travailler. Vous êtes sans revenu et sans possibilité d’en obtenir, mais cela ne choque personne.
    - Vous n’avez évidemment aucun interlocuteur qui comprenne le dixième de votre situation.
    - Vos recours ou courriers restent sans réponse.
    - Si tant est que l’on vous donne un petit quelque chose, on vous le reprend aussitôt au prétexte que votre situation est décidément très inconnue et ne rentre pas dans les cases ou encore que vous avez été trop riche par le passé.
    - Et pour finir vous perdez vos derniers droits à l’indemnisation liés au travail que vous avez effectué.

    Échec et MAT !

    Vous subissez des pressions de la CAF, Pôle emploi et cie, Vous êtes radiéE, privéE de vos droits ? N’hésitez pas à nous envoyer vos témoignages aux adresses suivantes :

    ctc.rsa@gmail.com ou collectif.rto@gmail.com

    RESEAU SOLIDAIRE D’ALLOCATAIRES

    Permanence de lutte, pour et par des précaires, tous les mardis de 18h à 19h30, à la Maison des Associations :
    15, passage Ramey - 75018 Paris - Métro Marcadet Poissonnier – Bureau « Les vignes » au 1er étage.


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  • Aujourd'hui Sarkozy se verrait bien président de la Suisse 

     

    C’est peut-être son but caché, l’apothéose souhaité de sa carrière politique si on en juge la tribune qu'il a écrite, publiée dans Le Monde du 9 décembre.

     

    En effet, le mot « Suisse » apparaît 7 fois et le mot « France » que 6 fois.

    La première partie du texte est exclusivement consacrée à la Suisse et la décision de son peuple d’interdire les minarets. Le président demande de comprendre cette décision, demande de voir sa signification au-delà des débats partisans.

     

    La seconde partie est consacrée au débat sur l’identité nationale et des mots d’ouverture, de dialogue, de tolérance ponctuent le texte afin d’atténuer l’impression de rejet et d’exclusion suscitée par cette idée présidentielle.

    Car les choses tournent mal pour le président. La presse annonce des départs de l’UMP à cause du climat de plus en décomplexé qui règne dans la Sarkozie.

    Trop à droite, trop intolérante, voilà comment l’UMP est décrite par Hervé de Charrette et Jean-Luc Roméro.

     

    Alors pour mieux comprendre, j’ai enquêté sur le net. Tout est parti du débat Ferry-Julliard sur la chaîne LCI, où un Luc Ferry déchaîné s’en est pris à Claude Lévy-Strauss, accusé d’avoir toujours été contre l’occident et dont l’œuvre n’est pas si essentielle qu’on la décrit.

     

     

     Je cherche alors où ces idées ont cours dans des blogs politiques et là, une découverte de taille. Les mêmes critiques contre le grand ethnologue avec les mêmes arguments sont retrouvées sur le blog de la Nouvelle droite Républicaine.

     

     

    Une Nouvelle Droite Républicaine devenue depuis peu l’Alliance pour les Libertés avec l’influence remarquée d’organisations sionistes de l’ultra droite.

     

    Un petit tour sur d’autres sites encyclopédiques pour y voir plus clair. Et là, tout s’éclaire.

    Cette organisation est le fait d’anciens du FN, du Parti des Forces Nouvelles et du Bloc Identitaire qui, tout en en restant proches, se sont mis « en disponibilité ». Pour cela, ils ont gardé les mêmes idées fascistes basées sur la pureté de la race européenne voire blanche, se sentent proches des franquistes espagnols, mais ont chassé toute référence à un antisémitisme dépassé selon eux. Mieux, ils se sont adjoints les services de certaines personnalités sionistes radicales comme Daniel Bensoussan et militent pour un soutien total à Israël.

     

     

    Lisez le « pedigree » de Jean-François Touzé, le président d’Alliance pour les Libertés, c’est éloquent. Ancien cadre du FN, ancien de National Hebdo, ami de Bruno Mégret et de Jean-Pierre Stirbois. Aujourd’hui, conseiller régional FN d’Ile de France mais il a pris ses distances depuis. Il est aussi un grand supporter de la LDJ.

     

     

    Ces gens augmentent leur influence sans tambour ni trompette mais en noyautant les partis de droite : le FN pour qu'il apparaisse plus respectable mais surtout l’UMP.

     

    D’où, ce débat sur l’identité nationale qui les comble d’aise un peu comme s'ils avaient voix au chapitre dans le livre de la politique du président de la république qui, apparemment, a décidé de miser sur eux, sentant que ses idées ne sont pas très éloignées des leurs.

     

    On a donc l’émergence d’une nouvelle extrême droite invisible mais très structurée qui a gardé les mêmes idées fascistes opportunément débarrassée de l’antisémitisme qui faisait fuir les sympathisants de la droite libérale, modérée ou chrétienne.

    On risque d'avoir d'autres défections à l'UMP..


    SOURCE ICI 


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  • Honduras : Elections sous observation… libérale

    Jérôme DUVAL

    Etre doté d’un prix Nobel de la paix, n’empêche pas le locataire de la Maison blanche de poursuivre l’ascension guerrière de son administration. Après avoir annoncé l’installation de sept bases militaires états-uniennes en territoire colombien, Barack Obama soutient ouvertement les putschistes au pouvoir au Honduras par sa reconnaissance des élections tout en optant pour l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires pour une guerre sans fin en Afghanistan. Le budget militaire états-unien ne cesse de croître (il a plus que doublé depuis 2001) pour atteindre les 680 milliards de dollars prévisionnels en 2010 sans compter les quelque 30 milliards de dollars supplémentaires pour le nouvel envoi de troupes en Afghanistan. Les dépenses mensuelles des Etats-Unis pour la guerre en Irak et en Afghanistan qui égalaient le budget annuel des Nations unies (16 milliards de dollars) vont ainsi le dépasser…

    Le fait qu’une manifestation pacifique soit sévèrement réprimée à San Pedro Sula, deuxième ville du pays, le 29 novembre, jour du scrutin - on compte des dizaines de blessés dont un journaliste de l’agence Reuters qui a été hospitalisé - n’empêche pas les Etats-Unis par la voix du porte-parole du département d’Etat, Ian Kelly, de voir dans ces élections illégales et entachées de fraude « un important pas en avant » |1| » vers la « démocratie ». Quelques jours plus tard, le mercredi 2 décembre, Ángel Salgado, 32 ans, est décédé des conséquences d’un tir dans la tête et du fait que l’armée l’ait retenu plus d’une heure avant qu’il puisse être transféré à l’hôpital. Cette mort s’ajoute à la longue liste des crimes commis par la dictature depuis le coup d’Etat du 28 juin 2009 : 21 personnes assassinées, 133 cas de tortures, 1987 détentions illégales…

    Après le concept de « guerre préventive », voici venu le temps du « coup d’Etat préventif »

    « Notre préoccupation est que (les Etats-uniens) introduisent la thèse du coup d’Etat préventif en Amérique latine. (…) Je déplore certaines positions idéologiques de la diplomatie états-unienne. La politique extérieure des Etats-Unis peut être qualifiée de tout sauf d’amateurisme, et le temps de la crise au Honduras est en train de s’épuiser |2| ». Les paroles de Marco Aurelio García, conseiller aux Affaires extérieures du président Lula da Silva, le 26 novembre 2009, en disent long sur la fracture diplomatique au niveau continental créée par l’affaire des élections au Honduras. Avant les élections, Obama avait envoyé une lettre au Brésil, le prévenant qu’il reconnaîtrait le gagnant du scrutin comme président « légitime » et suggérant au Brésil d’en faire autant. La pression états-unienne n’aura, du moins pour le moment, pas été suivie d’effet. Le Brésil restera inflexible. La division des pays latino-américains s’est confirmée lors du XIXe sommet ibéro américain qui s’est conclu le 1er décembre à Estoril, au Portugal. Le « groupe des 4 » (Costa Rica, Colombie, Pérou et Panama) s’est affronté aux dix-huit autres pays du sommet qui se refusent à reconnaître ces élections. La présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, qualifiant ces élections “de parodie et de simulacre démocratique”, s’associe au Brésil et aux pays de l’ALBA (Venezuela, Cuba, Bolivie, Equateur, Nicaragua…) dans le rejet de toute légitimation du processus électoral.

    Impartialité des médias devant les fraudes ?

    Les médias ne réagissent pas toujours de la même manière suivant les fraudes électorales. En 2000 aux Etats-Unis (la fraude avait permis l’élection de Bush face à Al Gore) ou au Mexique en 2006, ils n’avaient pas soulevé l’irrégularité dans les mêmes proportions qu’en Iran par exemple. De la même manière, la volonté affichée du président colombien à briguer un troisième mandat après avoir modifié la Constitution, ne soulève pas la même indignation que pour la réélection de Hugo Chávez au Venezuela. Les Constitutions cadenassées, comme celle du Honduras, à un mandat présidentiel de quatre ans non-renouvelable, permettent l’alternance par un bipartisme néolibéral qui ne change en rien le système. En 2009, pour les élections au Honduras, les médias préfèreront titrer sur le « gagnant » de l’élection plutôt que sur le caractère frauduleux et illégal d’un scrutin organisé dans un pays en état de siège. Ainsi, El Pais titre « Porfirio Lobo, l’homme du changement |3| » tout en avançant des chiffres d’abstention totalement contestés et non avérés. Pepe Lobo, bien que vainqueur d’un scrutin désapprouvé par la quasi-totalité des Etats, a rempli les pages de nos quotidiens en tant que « vainqueur », lui rendant ainsi une certaine légitimité.

    Observateurs juges et parties, la farce est servie

    Ainsi, le Costa Rica, la Colombie, le Pérou et le Panama emmené par les Etats-Unis ont reconnu et donc légitimé le "nouveau gouvernement" de Porfirio Lobo qui doit prendre ses fonctions le 27 janvier 2010, date à laquelle prend fin le mandat de Manuel Zelaya. Dans ce contexte, la reconnaissance des élections est un acte politique fort. En effet, mis à part ces quelques pays inféodés à Washington, ni l’Organisation des Etats Américain (OEA), ni les pays de l’ALBA |4| n’ont reconnu ce scrutin. Aucun observateur des Nations unies, de l’OEA, de l’Union Européenne (même si il y avait des « observateurs » du PPE, ils n’étaient pas présents au nom de l’U.E) ni du Centre Carter, habituellement habilité à ce genre de missions n’ont daigné être présents.

    La liste des « observateurs » présents au Honduras pour les élections est d’ailleurs riche d’enseignements, elle représente une extrême droite prête à tout. On y trouve entre autre, le groupe fascisant Uno América, trois députés du Parti Populaire espagnol (PP), l’eurodéputé Carlos Iturgaiz du même groupe, le réseau “Red Latinoamericana y del Caribe para la Libertad |5|”, financé par la NED connue pour son soutien à la mafia anti-cubaine de Miami, de même que la Fondation privée FAES de José María Aznar. En manque de légitimité, le régime putschiste a cherché à recruter des observateurs, à travers la Cohep (Consejo Hondureño de la Empresa Privada), équivalent au Medef français. A l’étude de cette longue liste, il semble difficile de trouver des observateurs hostiles à Micheletti. Hagamos Democracia est une organisation qui, contrairement à son nom, promeut sous l’égide du Département d’Etat étatsunien, l’infiltration « dans les processus électoraux des pays qui contredisent la politique états-unienne en Amérique Latine |6| » . Comment expliquer la différence d’appréciation de la participation entre le TSE qui l’estime à 61%, Hagamos Democracia qui en voit 47 % et le Comité pour la Défense des Droits Humains au Honduras (CODEH) qui estime à 22 % le nombre de votants ?

    Quoi qu’il en soit, l’ambassadeur états-unien, Hugo Llorens, a félicité Lobo en définissant sa victoire comme « un grand triomphe pour la démocratie », « Pepe Lobo est un homme de grande expérience politique… Je lui souhaite bonne chance et les Etats-Unis travailleront avec lui pour le bien de nos deux pays… Nos relations seront très fortes |7|. » dira t-il. Le nouveau responsable pour l’Amérique latine du département d’Etat, Arturo Valenzuela parlait lui aussi de « pas significatif pour le retour du Honduras vers la démocratie et l’ordre constitutionnel… |8| » . Inutile de s’attarder sur le point de vue des Etats-Unis, il est on ne peut plus clair.

    Et comme pour clore l’affaire, le Congrès qui a voté mercredi 2 décembre contre le retour de Zelaya à la présidence (à 111 voix contre 14), : cela confirme donc la position de ce même congrès émise le jour du coup d’Etat avec les mêmes protagonistes. La résistance du peuple n’entend pas en rester là et voyant le retour du président légitime improbable, appelle aussitôt à la lutte pour une assemblée constituante. Le Panama se lamente de la décision du Parlement Latino-américain (Parlatino) qui vient de suspendre (avec 103 votes pour, 7 contres et 3 abstentions) le Congrès du Honduras pour avoir voté contre la restitution du président Manuel Zelaya.

    Le nouveau gouvernement de Porfirio Lobo qui ne cesse de clamer au « dialogue » devra prendre en compte une résistance qui ne faiblit pas et faire avec la non-reconnaissance de la quasi-totalité des gouvernements du monde. En attendant, Micheletti est revenu à son poste de dictateur qu’il avait temporairement laissé en suspens (du 25 novembre au 2 décembre), le temps de faire avaliser les élections par un maximum de pays.

    Le dictateur fait des adeptes et les partisans de « démocratie » imposée au forceps par des coups d’Etat militaires se réjouiront de la nomination début novembre de Roberto Micheletti, comme vice-président de l’Internationale Libérale. L’Internationale Libérale, crée en 1947 et ayant son siège à Londres regroupe des organisations libérales de plus de 80 pays. Son président, le Hollandais Hans van Baalen, par ailleurs député au Parlement européen, explique que cette décision a été prise lors du 56ème Congrès de son organisation qui s’est tenu au Caire fin octobre et que cette nomination permettra à Micheletti « après avoir été président du Honduras », la possibilité « d’avoir une plus grande participation, plus active dans l’Internationale Libérale. » « Nous croyons qu’il peut rapprocher le libéralisme de l’Amérique centrale au monde et qu’il peut renforcer la démocratie de la région |9| ». Cette organisation n’a bien sûr pas omis d’envoyer des observateurs valider les élections. En toute neutralité, vous vous en douterez…

    Jérome Duval
    www.cadtm.org/Honduras-Elections-sous

    notes articles :

    |1| EE.UU reconoce a Lobo como nuevo presidente du Honduras”, El País, 30.11.2009. Lire aussi Arturo Valenzuela : “…the election is a significant step in Honduras’s return to the democratic and constitutional order after the 28 June coup…”
    http://www.state.gov/p/wha/rls/rm/2009/132777.htm

    |2| "Nuestra preocupación es que (los estadounidenses) introduzcan la tesis del golpe preventivo en América Latina", afirmó el asesor especial del presidente Luiz Lula da Silva en asuntos exteriores, Marco Aurelio García. "Lamento cierta posición ideológica de la diplomacia estadounidense. La política externa de Estados Unidos puede ser llamada de cualquier cosa, menos de amateur, y el tiempo de la crisis en Honduras se está agotando", dijo García a periodistas, en el marco de la cumbre en Manaos sobre el cambio climático global de los países amazónicos.
    http://www.ansa.it/ansalatina/notizie/rubriche/amlat/20091126231934988132.html

    |3| “Porfirio Lobo, el hombre del cambio”, El País, 1er décembre 2009.

    |4| L’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA, qui signifie « aube » en espagnol) a été créée à l’initiative du Venezuela en opposition à l’ALCA qui promeut la concurrence par le libre-échange. L’Alliance est fondée sur des principes de coopération et de complémentarité prenant en compte les asymétries entre les pays membres. M. Manuel Zelaya, avait signé en août 2008 le document d’adhésion à l’ALBA.

    |5| Voir leur site web : http://www.democracialatinoamerica.org

    |6| Lire Giorgio Trucchi, Quels que soient les résultats ne les croyez pas !

    |7| El País, 1er décembre 2009.

    |8| Lire les declaration de Arturo Valenzuela : “…the election is a significant step in Honduras’s return to the democratic and constitutional order after the 28 June coup…”
    http://www.state.gov/p/wha/rls/rm/2009/132777.htm

    |9| En ese sentido comentó que el nombramiento de vicepresidente le permitirá a Micheletti "luego de ser presidente de Honduras", la posibilidad "de tener una mayor participación, más activa, en la Internacional Liberal".Creemos que él puede acercar el liberalismo de Centroamérica al mundo y que puede fortalecer la democracia de la región". http://www.elheraldo.hn/Ediciones/2...http://www.liberal-international.or...


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