• Du rififi à l’UMP

    Posté dans 3 novembre, 2009 dans Politique.

    clap01.jpgRien ne va plus à l'UMP. Sur les murs lézardés de la maison bleue, on s'y projette des films d'amour vache. Un jour, c'est Le cave se rebiffe avec Raffarin dans le rôle titre à la tête d'une horde (pas vraiment) sauvage de 24 sénateurs de la majorité qui refuse de voter la suppression de la taxe professionnelle. Quand on sait que Little big man tient comme à la prunelle de ses yeux à cette réforme en trompe l'oeil aussi stupide que bâclée, on se dit qu'il y a du rififi chez les hommes du côté du parti gouvernemental.

    Ce n'est pas encore panique à bord mais y'a du mouron à se faire pour le gros Bertrand, l'ancien assureur mielleux qui est sensé tenir ses troupes d'élite. D'autant que son meilleur ennemi, Jean-François Copé en remet fielleusement une couche en affirmant “comprendre parfaitement” les états d'âme des frondeurs de la rue de Vaugirard. D'une manière générale, l'entente cordiale entre le chantre de la coproduction législative et le servile secrétaire général de l'UMP a du plomb dans l'aile. Chaque jour, ils nous rejouent Duel au soleil sur tous les thèmes et sur tous les tons.

    Le sémillant Copé se gausse entre autres de l'ubuesque rapprochement entre l'UMP et le PC chinois. Pis, il reproche ni plus ni moins à Bertrand de “prendre les députés en otage” quand ce dernier, selon un principe déjà bien rodé qui consiste à annuler un vote quand il n'est pas dans la ligne du parti, souhaite que le Sénat “revienne sur l'amendement” relatif  à la suppression des avantages fiscaux des sportifs de haut niveau.

    Une requête qui  doit faire plaisir à l'enquiquineuse de service, Rama Yade, qui a rué dans les brancarts à l'annonce du dit-vote  provoquant ainsi le courroux de Nadine “Castafiore” Morano. La pasionaria mosellane a alors sorti l'artillerie lourde pour tancer la folle ingénue. ”On se tait ou l'on s'en va” a-t-elle lancé à l'encontre de la belle rebelle. Cette dernière a répondu par le mépris en refusant de “s'abaisser” au niveau de Nana la murène.

    Drôle de drame comme on peut le voir auquel s'ajoutent, cerise sur les gâteux, la condamnation à la prison ferme de Charles Pasqua, le renvoi en correctionnel de Jacques Chirac et le procès Clearstream. La sortie imminente du livre du sacrifié sur l'autel de la Guadeloupe et de la Martinique réunies, le très charismatique Yves Jégo n'arrangera pas les choses. L'ouvrage s'appelle “15 mois et 15 jours entre faux et gentils et vrais méchants” et on y apprend entre autres que François Fillon serait un “faux gentil” qui “pour durer et construire son ambition“, traite mal ses ministres qu'il “use, méprise et lâche sans feuille de route, dans des situations difficiles“. Bonjour l'ambiance !

    Ainsi donc, en cette automne 2009, il était une fois (presque) la révolution dans ce parti pourtant si godillot, qui, à défaut d'avoir la morale dans les chaussettes, avait déjà dû traîner les pieds à la fois dans l'affaire extrême-orientale du neveu Mitterrand comme dans celle, francilienne, du fils Sarkozy. A mi-mandat présidentiel, d'aucuns se demandent même s'il y a (encore) un pilote dans l'avion et si le messie de Neuilly va réellement s'occuper un jour des problèmes socio-économiques ou s'il va continuer à nous infliger son dispendieux cinéma…

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    On nous l’avait annoncé dès la campagne: une fois Sarkozy élu il s’agirait de changer d’attitude et d’aimer la Patrie! Marseillaise à la bouche, t-shirt de foot sur le dos et litron au poing, on serait fier d’être français!

    Tout le monde est donc très très fier. Mais comme nous le remarquions il y a peu, la fierté devient rapidement un peu imbécile quand elle porte non sur un acte, une production, une réussite, mais sur un état de fait. Fier d’être quelque chose, voilà qui revient peu ou prou à être… content de soi, à roter d’aise en jouissant de sa propre satisfaction en bon bourgeois flaubertien.

    Bref, qu’à cela ne tienne, la France est fière, et les Français avec elle. Fière d’être elle-même, fiers d’être ce qu’ils sont. Mais comme cette France sarkozyste se pique de philosophie, et que Notre Président se trimballe actuellement avec des livres sous le bras pour faire croire qu’il connait ses classiques, il ne s’agit plus d’être bêtement fiers, mais de l’être de manière réflexive. Fiers, d’accord, mais maintenant, il va falloir comprendre de quoi!

    Eric Besson, ancien pourfendeur des dérives identitaires du sarkozysme, s’est donc mis à l’œuvre depuis son ministère des expulsions et du rejet de l’autre. Et a accouché du projet dont notre fier pays, néanmoins en perte de repères, avait de toute urgence besoin: l’organisation d’une grande réflexion nationale sur l’identité française! Après avoir batifolé dans la fierté, les Français vont devoir se creuser la tête pour expliquer, chacun dans son dialecte, ce qui les rend si fiers d’eux-mêmes!

    Merveille de la démocratie! Nicolas Sarkozy fait confiance au peuple pour s’autodéfinir! Quelques rudiments de philo, quelques heures de Jean-Pierre Pornaud, quelques articles du Parisien et hop, des milliers de Bergson à Kronenbourg vont nous expliquer la France! C’est simple comme un catéchisme républicain de 1873, galvanisant comme un discours de Doriot, historique comme un communiqué de généraux putschistes! 

    Ainsi, les préfectures vont ouvrir leur porte et inviter la nation à s’exprimer:

    «Ce débat sera décliné dans chacune des 100 préfectures de département et des 350 sous-préfectures d’arrondissement, où les réunions seront animées par le corps préfectoral et les parlementaires nationaux et européens. Ces réunions associeront l’ensemble des forces vives de la Nation: mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d’élèves de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organisations syndicales, représentants des chefs d’entreprise, élus locaux, représentants des anciens combattants et des associations patriotiques.»

    Mais attention, pas d’erreur, il ne s’agit pas de faire de l’histoire ou de porter un regard informé sur les concepts de peuple, de nation, de république ou d’identité. Non, il s’agira, nous dit Besson, de célébrer:

    Il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français

    Ah, donc on ne réfléchit plus, on se contente une fois encore d’être fier. On doit comprendre:

    la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers.

    Retour à la case départ… Et c’est ainsi que l’on fait croire à une réflexion et à une introspection simplement pour “réaffirmer” un corps de doctrine que les puissants n’utilisent qu’à leur profit. Ainsi qu’une bande d’incultes et de névrosés va tenir la main du pays pour lui faire écrire son “identité”. Ainsi qu’on agite les vieilles passions identitaires pour gratter quelques voix au moment où les électeurs frontistes commencent à trouver que Sarkozy n’est finalement pas le Charles Martel à pistolet laser qu’ils attendaient. Dans cette vaste réflexion nationale, on rêverait de pédagogues animés d’intentions moins sordides…

     

    Oublions un instant les déclarations de M. Besson et supposons, par une suspension habile de l’incrédulité, que le projet visant à “définir l’identité nationale” soit autre chose qu’une simple affirmation nationaliste et une manœuvre électoraliste de bas étage. Prenons pour hypothèse que M. Besson dit l’entière vérité, et qu’il veut vraiment faire appel aux Français pour vraiment définir la vraie identité de la vraie France. Qu’y gagne-t-on?

    Simplement une dose d’abjection supplémentaire. Car si l’on y réfléchit bien, que peut bien signifier “définir l’identité nationale”?

    Définir revient à distinguer, séparer, opposer. On définit un objet ou une notion en l’opposant à ses contraires: l’identité nationale s’opposera donc à l’identité non-nationale. L’identité étrangère… Eh oui, dire l’identité nationale implique nécessairement de direl’autre. Et il y aura bientôt des ce qui s’oppose à elle. Quelles que soient les arguties de monsieur Besson, définir “notre” identité impliquera de caractériser (et pourquoi pas de condamner) ce qui n’en fait pas partie. À l’identité nationale 100% sans OGM s’opposeront des comportements, des valeurs, des faits qui en seront plus ou moins éloignés. parce qu’ils auront été contaminés par degrés dans la conformité à l’identité: on pourra s’en rapprocher ou s’en éloigner. Et, par la suite, des modèles d’identité, comme on a autrefois créé des “modèles d’intégration”…

    Mais pourquoi donc, me direz-vous, pourquoi donc s’acharner ainsi et vouloir interdire aux braves gens de réfléchir sur ce qu’ils sont, et de définir leur “identité”?

    D’abord parce que la démarche est grotesque. Les Français n’appartiennent pas une jeune démocratie, pour avoir ainsi besoin d’écrire dans le marbre ce qui les rassemble. Nous ne sommes plus sous la troisième république, quoi qu’en pense Guaino, et s’imaginer résumer une identité par quatre slogans, une louche de laïcité et une cuillère de diversité ne va pas nous mener bien loin.

     

    Et puis surtout parce qu’elle est dangereuse et symptomatique de la complète déliquescence mentale que subit ce pays sous le joug sarkozyen. Réfléchir à ce qu’on est, est-ce vraiment là une activité qui doit être menée sous la houlette d’un ministère dédié à l’expulsion des étrangers? Quand un État organise la réflexion sur l’identité du corps social, c’est tout simplement qu’il s’efforce de priver les citoyens du droit de définir eux-mêmes les termes et les conditions du débat: dehors les historiens, dehors les sociologues, dehors tout cette racaille gauchiste - et souvent métissée. Pourquoi vous encombrer de ce qu’écrivent ces monstres élitistes qui n’aiment pas Notre Président, hein? Allons, allons, laissez donc le gouvernement penser à votre place!

    Après avoir bouffé la justice, piétiné les médias, mis la main sur les réseaux industriels, Nicolas Sarkozy se lance à présent dans l’annexion complète de l’espace intellectuel du pays à l’Elysée.

    Le champ intellectuel a mis dix siècles à conquérir son autonomie en Europe. Notre Président s’est donné un quinquennat pour le faire rentrer dans le rang.


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    Rassemblement anti-Rroms ... La gauche n’est-elle que maladroite ?


    L’auteur, lui même habitant d’un quartier pauvre de la ville où se côtoient mille nationalités et origines différentes, dit sa colère après une drôle de manifestation

    En son temps Rocard avait déclaré : « La France ne peut accueillir toute la misère du monde ». Besson (issu lui aussi du PS) et d’autres ont fait leur cette formule. Il est de bon ton de stigmatiser l’étranger. Surtout quand il est pauvre. La gauche marseillaise, hélas, leur emboîte le pas.

    Les CIQ (Comités d’intérêts de quartier) du XVe arrondissement ont appelé à manifester le samedi 17 octobre, pour protester contre la décision de la Préfecture de transformer la bastide de la Guillermy (laissée à l’abandon depuis le départ des gendarmes) en une aire d’accueil pour les "gens du voyage”. Drapés dans leurs écharpes républicaines, de nombreux élus ouvraient la marche. On pouvait reconnaître entre autres, Samia Ghali, maire PS de la mairie des 15e/16e arrondissement (quartiers Nord) de Marseille née dans la cité pauvre de Bassens, la milliardaire Sylvie Andrieux, PS, actuellement en délicatesse avec la justice qui enquête sur des versements douteux au profit de diverses associations, le député PS du coin Henri Jibrayel et… Jean-Marc Coppola, ancien secrétaire de la fédération du Parti Communiste et actuellement vice président du conseil régional ! La main sur le cœur, ils affirment tous qu’ils n’ont rien contre ces populations, mais qu’il ne faut pas “ajouter de la misère à la misère”.

    "Ne nous trompons pas de cible dans ce combat, déclare ainsi Henri Jibrayel. Les Rroms sont victimes d’un choix du Maire et de l’Etat. Oui nous voulons trouver un site pour cette population mais pas dans nos quartiers qui sont déjà touchés par de nombreux problèmes". Samia Ghali ajoutant dans son langage fleuri : "J’en ai ras le bol que dès que l’Etat intervient sur ces quartiers c’est pour s’y débarrasser de questions encombrantes, ne rajoutons pas de la misère à la misère". _ « Ce n’est pas un combat contre les Roms, une population déjà discriminée. Mais s’ils s’installent ici, on va rajouter de la misère sur la misère. On a déjà notre quota (sic !) », estime Gérard Marletti, président de la confédération générale des comités d’intérêts de quartiers (CIQ) du 15e arrondissement

    Bref, que ces populations indésirables soient envoyées au Roucas Blanc [1]ou à Cassis !

    Cette rhétorique est en fait récurrente et cela depuis de nombreuses années. Pour mémoire, citons la l’action de la municipalité [2] de Vitry sur Seine qui empêche, à l’aide d’un bulldozer, le 24 décembre 1980, la construction d’un foyer de travailleurs devant abriter 300 maliens, le coup d’éclat de Robert Hue en février 1981 qui organise une manifestation contre une famille marocaine à Montigny les Cormeilles, suite à une lettre de dénonciation d’une voisine de la famille l’accusant sans preuve de trafic de drogue, ou les gesticulations de Jean-Pierre Brard qui refuse en mars 1985, la construction d’un nouveau foyer de travailleurs immigrés sur la commune de Montreuil.

    Plus près de nous, Frédéric Dutoit [3] n’a eu de cesse de s’opposer à la construction d’une grande mosquée sur l’emplacement des anciens abattoirs : il a été balayé lors des dernières élections municipales. Les communistes de la Belle de Mai, après l’organisation d’un rassemblement contre les nuisances d’une boucherie hallal ont vu le Front National s’implanter dans ce quartier populaire.
    L’alliance Rouge-Rose-Brun


    Cet aréopage nauséabond réunissait près de 700 manifestants dans le quartier des Aygalades, cité HLM de “13 habitat” (anciennement Opac Sud, dirigée par le Conseil Général) qui comporte une forte communauté gitane. Outre les élus, le Président de 13 habitat, le Président des CIQ du XVe arrondissement et le Président des associations des copropriétaires avaient fait le déplacement. Affirmant que cette manifestation n’était ni de droite, ni de gauche —je les engage à lire les aphorismes du philosophe Alain que tous les bacheliers ont étudié [4] —, ils se présentaient comme des “citoyens”, outrés de ne pas avoir été consultés, alors que des associations (Fondation Abbé Pierre, Ligue des droits de l’homme, Rencontres Tsiganes) “étrangères au quartier” avaient bénéficié d’une écoute favorable.

    Les mêmes qui inaugurent un musée de la déportation aux Milles, ancien camp où transitèrent de nombreux Tsiganes, se retrouvent pour stigmatiser leurs petits enfants errant d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre, d’un sqat à l’autre…
    Les Rroms seraient de 2 à 3 000 à Marseille, venus principalement de Roumanie ou de Bulgarie, deux pays de l’Union Européenne, et bénéficiant en cela de la libre circulation voulue par les accords de Schengen.

    Une précédente vague d’immigration eut lieu en 1995, après les accords de Dayton, mettant fin au conflit dans l’ex-Yougoslavie. Bosniaques, ils furent accusés d’avoir été des agents du pouvoir Serbe par les musulmans, alors que nombre d’entre eux furent exécutés par les Serbes pour être musulmans. L’accueil qui leur fut réservé à “Félix Pyat” [5]est comparable à la générosité affichée par les élus de gauche du XVe arrondissement.
    Au moment où la droite, labourant sur les terres du Front National, relance le débat sur l’identité nationale et que Nicolas Sarkozy reprend la phraséologie pétainiste, une telle manifestation n’est pas seulement honteuse.

    Elle est un acte participant à la fascisation de la société et doit être combattu comme telle. Contre les fascistes, les mots ne suffisent pas. Nous devons nous organiser pour faire barrage à cette banalisation de l’exclusion de populations stigmatisées et encore aujourd’hui présentées comme des “voleurs de poule” et envisager des contre manifestations.
    Les autorités préfectorales semblent avoir cédé aux sirènes des manifestants racistes honteux de la gauche institutionnelle marseillaise, en renonçant à leur projet. La question demeure cependant et nous devons envisager les prochains terrains d’affrontement. Le fascisme ne passera pas, dusse-t-il se colorer de rose ou de rouge !
     
    [1] quartier réputé huppé de Marseille
    [2] à direction PCF
    [3] ex maire PCF de ces mêmes quartiers Nord
    [4] Lorsqu’on me demande si la rupture entre les partis de droite et les partis de gauche, les hommes de droite et les hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que celui qui le demande n’est pas un homme de gauche. Alain (de son vrai nom Emile Auguste Chartier 1868-1951) Propos sur les pouvoirs
    [5] autre quartier pauvre de la ville en bordure des quartiers Nord NDR
    du site rouge midiRassemblement anti-Rroms La gauche n’est-elle que maladroite ?

     

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  • Le cinéaste israélien Eyal Sivan refuse de participer à la rétrospective "Tel-Aviv, le Paradoxe"


    Le réalisateur israélien Eyal Sivan a décidé de ne pas accepter l’invitation du Forum des images, à Paris, qui prévoit de projeter son dernier film "Jaffa, La mécanique de l’orange".

    Dans une lettre adressée aux organisateurs de la rétrospective sur "le centenaire de la capitale israélienne Tel-Avivé, le cinéaste explique les raisons de sa décision.


    Une lettre sans concession pour le régime « d’apartheid » israélien.

    ....

    Je vous écris suite à la demande que vous avez adressée à mes producteurs, Mme Trabelsi et M. Eskenazi, de programmer mon dernier film "Jaffa, La mécanique de l’orange" dans la rétrospective ’Tel-Aviv, le Paradoxe’ que vous organisez le mois prochain au Forum des Images, dans le cadre de la célébration du centenaire de la ville de Tel-Aviv.

    Je tiens d’abord à vous remercier pour votre offre de participer à cet événement et je vous demande d’excuser mon retard à répondre à vos chaleureuses sollicitations. Je suis sincèrement honoré que vous ayez envisagé de programmer mon film "Jaffa, La mécanique de l’orange" pour clôturer votre rétrospective.


    Toutefois, après mûre réflexion, j’ai décidé de décliner votre invitation. Les raisons de cette décision sont complexes et de nature politique, c’est pourquoi je voudrais, si vous le voulez bien, vous les expliquer dans le détail.

    Comme vous le savez probablement, l’ensemble de mon travail cinématographique, qui compte plus de quinze films, a principalement pour objets la société israélienne et le conflit israélo-palestinien.

    En m’opposant à la politique israélienne à l’égard du peuple palestinien, je me suis toujours efforcé d’agir indépendamment pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que je ne représente pas la "démocratie (juive) israélienne ".

    C’est pourquoi, depuis le tout début de ma carrière cinématographique, il y a plus de 20 ans, je n’ai jamais bénéficié d’aucune aide ou d’aucun support d’une quelconque institution officielle israélienne.

    J’ai toujours agi de manière à éviter que mon travail puisse être instrumentalisé et revendiqué comme une preuve de l’attitude libérale d’Israël ; une liberté d’expression et une tolérance qui ne sont accordées par l’autorité israélienne qu’à l’égard, bien sûr, des critiques juives israéliennes.

    La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l’occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l’égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux, citoyens palestiniens de l’Etat israélien - toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien.


    Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu’elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation.

    Par ailleurs, considérant les attaques blessantes, humiliantes et continues dont mon travail fait l’objet, tant en France qu’en Israël, et les très rares confrères israéliens qui se sont exprimés pour me défendre et manifester leur solidarité sincère (je ne tiens pas compte des déclarations de principe en faveur du privilège hégémonique de la "liberté d’expression"), il ne m’est pas possible de me sentir solidaire d’un tel groupe.

    Je ne peux être associé à une rétrospective qui célèbre des artistes et cinéastes jouissant d’une position de privilège absolu et d’une totale immunité, mais qui ont choisi de se taire quand des crimes de guerre étaient commis au Liban ou à Gaza et qui continuent d’éviter de s’exprimer clairement au sujet de la brutale répression des populations palestiniennes, du blocus de trois ans et de l’enfermement de plus d’un million de personnes dans la Bande de Gaza.

    Je tiens à me démarquer de ceux de mes collègues qui utilisent de façon opportuniste, voire cynique, le conflit et l’occupation comme décor de leurs travaux cinématographiques, et comme représentation néo-exotique de notre pays - pratiques qui peuvent expliquer leur succès en Occident, et particulièrement en France - et je refuse d’être associé à eux dans le cadre de votre manifestation.


    Même si votre invitation avait suscité chez moi une seconde d’hésitation, celle-ci aurait été balayée à la lecture, il y a une quinzaine de jours, d’un article signé d’ Ariel Schweitzer, l’organisateur de votre rétrospective, et publié dans Le Monde.

    Dans cet article qui s’opposait au boycott culturel de l’establishment israélien, il déclare :

    “Des mauvaises langues diront que cette politique cultuelle sert d’alibi, visant à donner du pays l’image d’une démocratie éclairée, une posture qui masque sa véritable attitude répressive à l’égard des Palestiniens. Admettons. Mais je préfère franchement cette politique culturelle à la situation existante dans bien des pays de la région où l’on ne peut point faire des films politiques et sûrement pas avec l’aide de l’ État.”


    Sur ce point, il me faut remercier votre organisateur M. Schweitzer pour sa naïve sincérité et pour ses arguments sectaires qui m’ont permis d’articuler les raisons pour lesquelles je préfère garder mes distances vis-à-vis de votre rétrospective et d’autres événements semblables.


    Car comme le confirme M. Schweitzer ils sont, en effet, une célébration de la politique culturelle israélienne et une défense de l’idéologie du ‘moindre mal’.


    Tant mon histoire et ma tradition juives que mes convictions et mon éthique personnelles m’obligent, dans les circonstances politiques actuelles - alors que les autorités des démocraties occidentales et leurs intelligentsias ont fait le choix de rester aux côtés de la politique criminelle israélienne - à m’opposer publiquement par cet acte ferme et non-violent à l’actuel régime d’apartheid qui existe aujourd’hui, en Israël.


    Je terminerai en reprenant les termes de mon collègue et ami le célèbre réalisateur palestinien Michel Khleifi qui ne cesse de nous rappeler que le défi auquel nous devons faire face, en tant qu’artistes et intellectuels, est de poursuivre nos travaux non pas GRÂCE A la démocratie israélienne, mais MALGRÉ elle.


    C’est pourquoi, toujours de manière non-violente, je continuerai à m’opposer, et à inciter mes pairs à faire de même, contre le régime israélien d’apartheid et contre le "traitement spécial" réservé dans les démocraties occidentales à la culture israélienne officielle d’opposition.

    Souhaitant que vous accepterez et comprendrez ma position, et espérant avoir l’opportunité de montrer mon travail dans d’autres circonstances.

    Croyez en ma gratitude et mon respect,
    Eyal Sivan,



    Filmmaker Research Professor in Media Production School of Humanities and Social Sciences University of East London (UEL) United-Kingdom


    12 octobre 2009 - UJFP - Cet article est repris d’ici : http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

    Cette lettre est une traduction en français de l’original en anglais.


    (De notre coté, les nosotros et amis du négatif, s'il nous est donné de pouvoir assister aux projections des films
    de Eyal Sivan, nous nous y rendrons avec un grand plaisir.

    Nous saluons et reproduisons ici sa prise de position
    courageuse et sans ambiguïté)
    S.K

    --
    http://nosotros.incontrolados.over-blog.com/"les amis du négatif à l'oeuvre".
    http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com
    Par ... - Publié dans : TERRITOIRES AUTONOMES &ZYMOTECHNIQUES - Communauté : Les bâtisseurs d'abîmes


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  • Propagande partout, info nulle part ?
    Radio Canada CONTRE Manuel Zelaya


    Serge CHARBONNEAU
    Que pensez-vous du Honduras ?

    Vous ne savez pas trop. Vous avez que ça brasse, mais bon, vous ne savez pas trop.

    Que pensez-vous de Manuel Zelaya, le président « déchu » ?

    Ah ! Là, ça se précise. Zelaya, quant à lui… vous savez déjà mieux. Vous avez entendu à maintes reprises, depuis quatre mois, des analyses à Radio Canada comme celle-ci faites par Monsieur François Brousseau à l’émission de Michel Désautels du 30 octobre 2009 à 17h50 [1]

    Voici la transcription d’un extrait.

    M. Brousseau dit :

    « Le référendum que Zelaya voulait organiser en novembre [si le OUI l’emportait le 28 juin dernier], aurait eu lieu, « selon ce plan » « avorté », au même moment que la présidentielle, je ne sais pas si vous me suivez… et non pas avant. La présidentielle à laquelle Zelaya ne pouvait pas se présenter.
    CELA DIT, oui on peut "imaginer" que « DANS SA… DANS SA TITE TÊTE » que l’affrontement qui aurait suivi un "oui" « hypothétique » en juin aurait peut-être poussé Zelaya À SE HISSER COMME « HOMME PROVIDENTIEL » et là à jouer le le… un p’tit peu l’affrontement !? Peut-être qu’il avait ça DERRIÈRE LA TÊTE !? Mais c’est pas ça qui était écrit sur la feuille et SES PARTISANS ONT BEAU JEU AUJOURD’HUI DE « NIER » que c’était ça son intention. »

    Quelle est donc votre conclusion après avoir entendu M. Brousseau ?
    Radio Canada, AFP, Cyberpresse, bref tous les médias de masse dont vous avez accès disent en gros la même chose : Zelaya DANS SA TITE TÊTE…

    Ses partisans « NIENT » ses intentions croches qu’il a dans sa « TITE TÊTE » !

    Bref, on vous dit que Zelaya est un hypocrite et que ses partisans sont des menteurs.

    Quel est donc le résultat de la « Tite TÊTE » de Monsieur Brousseau et de cette déclaration disant que ses partisans [à Zelaya] « NIENT » ?

    Quel est donc votre sentiment résultant de cette chronique "éditoriale" ?

    Eh oui ! Zelaya est un crosseur. Monsieur Brousseau vous le dit, Monsieur Brousseau vous le dit depuis 4 mois, au diable les niaiseries associées à la démocratie… Zelaya, dans le fond de la TITE TÊTE à Monsieur Brousseau (pour reprendre ses propres mots), est un crosseur, un menteur, bref un Chávez… vous savez Chávez… Oui, lui aussi vous savez, on vous l’a expliqué à maintes et maintes reprises. Il est une « bête noire » autant que Zelaya est déchu.

    D’ailleurs un peu plus tôt dans la même analyse de M. Brousseau, l’animateur Michel Labrèque et Monsieur Brousseau s’entendent (vers 17h48) pour dire que Zelaya est comme ce Chávez de malheur :

    François Brousseau : « … il y a beaucoup beaucoup de gens là-bas qui haïssent Manuel Zelaya, ils le voient comme un traitre qui s’était fait élire à droite il y a 4 ans avant de virer capot et de passer à gauche à mi-mandat, avec de nouveaux alliés comme le fameux Hugo Chávezzz, le Vénézuélien. Cette crise a agi comme révélateur pour nous faire voir un pays, un pays pauvre [2] politiquement très polarisé, un pays coupé en 2. »

    L’animateur : « Oui, ce qui rappelle le Venezuela d’Hugo Chavezzz, euh… d’ailleurs, François il faut dire que Manuel Zelaya a aussi ses partisans, « ces gens-là » ont les a vus manifester… »

    Cet extrait n’est qu’un petit, très petit exemple de l’aiguillage que votre opinion subit.

    Très peu de gens parlent espagnol, encore moins écoute les discours en entier des Présidents latino-américains. JAMAIS on ne vous les fait entendre, sauf en de rares occasions où l’on peut dénicher une envolée du genre « Yanky de mierda » ou encore « Ça sent le souffre ici ». Des propos éclatants pris comme des cris incompréhensibles et presque maladifs lorsqu’on les isole hors du contexte les ayant provoqués.

    Dans le cas du Honduras, à l’instar de tous les médias d’idéologie néolibérale, RADIO CANADA EST CONTRE MANUEL ZELAYA.

    Il ne s’agit plus d’information, mais d’une sorte de propagande douce qui vous aiguille vers le jugement que vous avez. Un jugement radical : Zelaya n’est pas très catholique dans sa « TITE TÊTE » (pour employer les mots de François Brousseau).

    Pour Radio Canada, toute cette mouvance de la gauche en Amérique latine est un mouvement d’une nocivité semblable à celle que l’on décrivait dans les années 70 (les méchants communistes comme cet Allende, le Chávezzz du temps). On semble encore faire une maladie contre tout ce qui peut être favorable aux plus démunis et qui enlève du même coup, une partie des privilèges et des profits aux intérêts étranges.

    Étrangement, même après tant d’années, même après tant d’analyses des atrocités des dictatures, de l’oppression et de l’exploitation systématique des richesses des pays au profit de quelques familles, nos journalistes (si moraux contre les dérives iraniennes, russes, chinoises, ou birmanes) voient comme un mouvement à combattre cette marche vers la démocratie participative.

    On met constamment en doute la bonne foi des dirigeants progressistes et on bénit les agissements suspects des dirigeants pro-libre-échange.

    La réalité a beau être criante, comme celle de la dictature en place depuis 4 longs mois au Honduras, on persiste à la colorer selon une vision qu’on impose sans gène et sans retenue.

    Combien de fois avez-vous entendu le qualificatif de « déchu » pour décrire le Président ÉLU, légal, constitutionnel et légitime du Honduras, Manuel Zelaya ?

    Sans exagérer, des milliers de fois. Des dizaines de fois par jour, parfois des dizaines de fois dans un seul article ou un seul reportage.

    « DÉCHU ».

    Bien que ce terme soit foncièrement exact, c’est-à-dire que le Président du Honduras a bel et bien été "déchu", il n’en demeure pas moins que l’impact psychologique sur l’imaginaire collectif fait en sorte qu’on fini par considéré le Président renversé, illégalement éjecté du pouvoir comme ayant été « déchu » avec raison. On en vient à être convaincu qu’il est « déchu » et que s’il est « déchu », c’est qu’il le mérite.

    Il y avait pourtant bien d’autres qualificatifs tout aussi adéquats pour qualifier le Président Zelaya.

    On aurait pu parler du Président « RENVERSÉ », « ÉVINCÉ », « ÉJECTÉ », « EXPULSÉ ». À tous ces qualificatifs pour être vraiment conforme à la réalité, on aurait pu ajouter « ILLÉGALEMENT ». On aurait pu dire le Président « EXPULSÉ ILLÉGALEMENT ».

    Pour ce qui est du régime "de facto".

    On aurait pu dire « LA DICTATURE », non pas le président "de facto", mais bien le dictateur Micheletti. Ou encore le président illégal du Honduras. On aurait pu parler de régime du Honduras, après tout pendant combien d’années n’a-t-on pas qualifié le gouvernement démocratique et élu du Venezuela, de régime ?

    Il est clair que l’idéologie a envahi nos médias. Il est clair que cette idéologie véhiculée sans gène et sans retenue aiguille considérablement l’opinion publique.

    Juste une déclaration « TITE TÊTE » d’un bonze médiatique comme Monsieur François Brousseau de Radio Canada (aussi chroniqueur du Devoir) peut faire oublier des décennies d’injustices, tout en favorisant la poursuite de ces mêmes injustices.

    Incroyable l’acharnement médiatique qui peut être déployé pour contrecarrer les réformes sociales ayant pour but d’améliorer les conditions de vie des plus démunis.

    Le Honduras, le pays le plus contrôlé par les intérêts étranges du Nord, un des pays le plus pauvres d’Amérique latine. Il est clair que cette pauvreté est le résultat des entreprises comme la United Fruit (chiquita) ainsi que de multiples entreprises de textiles exploitant la main-d’œuvre bon marché.

    Les soldats médiatiques du néolibéralisme nous parlent de la pauvreté au Honduras comme si cette pauvreté était le résultat des politiques de Manuel Zelaya. Quelle malhonnêteté que cette négation des siècles d’exploitation et quelle malhonnêteté de parler de pauvreté alors qu’un gouvernement pour la première fois dans l’Histoire de ce pauvre pays, tente de mettre en place des lois permettant aux plus démunis de prendre leur destinée en main.

    Le bonze, Monsieur Brousseau, dit : « il y a beaucoup beaucoup de gens là-bas qui haïssent Manuel Zelaya ».

    Quel paradoxe !

    S’il y avait tant de gens qui « haïssent » Manuel Zelaya, croyez-vous qu’on l’aurait renversé par les armes ?

    Qui donc serait assez imbécile pour ne pas laisser parler les urnes ?

    Manuel Zelaya est appuyé par une majorité de la population hondurienne. Le renversement par les armes est une démonstration claire de ce qu’aurait pu être le résultat de la consultation du 28 juin dernier, c’est-à-dire, un OUI SANS ÉQUIVOQUE pour qu’une QUATRIÈME URNE soit mise en place le 29 novembre prochain.

    Nos médias font preuve de malhonnêteté intellectuelle et journalistique flagrante.

    J’ai d’ailleurs envoyé une plainte officielle à l’Ombudsman de Radio Canada.

    Mais, cet Ombudsman est à la foi juge et parti. Tout ce à quoi l’on peut s’attendre d’une de ses enquêtes est qu’il justifie les agissements déplorables de ces journalistes atteints d’une maladie idéologique les empêchant de faire un travail honnête.

    Pour approfondir ce dossier, je vous invite à lire :

    3 juillet 2009
    « Lettre ouverte à Radio Canada »
    http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-a-Radio-Canada

    12 juillet 2009
    « L’information et l’idéologie »
    http://www.legrandsoir.info/L-information-et-l-ideologie.html

    17 juillet 2009
    « Honduras : L’idéologie au service du Putsch »
    http://www.legrandsoir.info/Honduras-L-ideologie-au-service-du-Putsch.html

    24 juillet 2009
    « Honduras : désinformation et silence complice »
    http://www.legrandsoir.info/Honduras-desinformation-et-silence-complice.html

    25 juillet 2009
    « Pendant que Zelaya risque sa vie, Radio Canada met la priorité sur Barbie »
    http://www.vigile.net/Pendant-que-Zelaya-risque-sa-vie

    30 juillet 2009
    « Radio Canada pratique de plus en plus la censure »
    http://www.vigile.net/Radio-Canada-pratique-de-plus-en

    6 août 2009
    « Le bataillon médiatique oublie une importante conférence de presse »
    http://www.vigile.net/Le-bataillon-mediatique-oublie-une

    15 septembre 2009
    « Radio Canada dépêche un reporter à Tegucigalpa »
    http://www.vigile.net/Radio-Canada-depeche-un-reporter-a

    16 septembre 2009
    « Honduras : Des questions pouvant servir à Monsieur Leprince »
    http://www.vigile.net/Honduras-Des-questions-pouvant

    21 septembre 2009
    « Radio Canada - Un glissement vers la radio poubelle ou une dérive idéologique ? »
    http://www.vigile.net/Un-glissement-vers-la-radio

    26 septembre 2009
    « Où est Radio-Canada ? Le Président légitime et ÉLU du Honduras va possiblement être éliminé »
    http://www.vigile.net/Le-President-legitime-et-ELU-du

    Ceci n’inclut pas mes courriers personnels faits aux journalistes et aux émissions de Radio Canada les invitant à, s’il vous plaît, corriger la situation.

    Ceci n’inclut pas mes nombreux commentaires sur le site de Radio Canada. Commentaires où j’ai rappelé maintes et maintes fois ce qu’était la QUATRIÈME URNE dont parle finalement [sans la nommer] aujourd’hui M. Brousseau (après avoir reçu ma plainte dénonçant la désinformation, envoyée à plus de 200 personnes, ainsi qu’à toutes les émissions de Radio Canada).

    Nous subissons une manipulation de notre opinion. Il faut en être conscient.

    Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi, avait bien fait comprendre à Hitler qu’un mensonge plusieurs fois répété vient à s’imposer comme étant une vérité.

    Hitler dans son Mein Kampf (Ma lutte) dit : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois, il devient une vérité. »

    Radio Canada et tous nos médias en lutte contre un monde plus juste, le savent bien et nous le démontrent de façon renversante.

    Combien d’entre vous pensez que Manuel Zelaya avait dans sa « TITE TÊTE » comme dit Monsieur François Brousseau, l’idée de poursuivre son mandat (presque sans élection, bien entendu ???) ?

    Beaucoup, beaucoup trop.

    Soyez conscient qu’on vous fait juger sans vous informer.

    Le quatrième pouvoir (les médias "officiels") n’est définitivement plus du côté de la population.

    Nous devons utiliser le cinquième pouvoir (le pouvoir citoyen) pour obtenir une information exempte d’idéologie pour ainsi sauvegarder la vigueur de ce qui nous reste de démocratie.

    Après avoir bien étudié le dossier que je vous expose, je vous invite, si vous jugez que cette cause en vaut la peine, à m’écrire pour me dire si vous considérez qu’une pétition devrait être lancée afin de dénoncer Radio Canada pour désinformation et manipulation idéologique.

    Serge Charbonneau
    Québec
    veliserdi@hotmail.com

    [1] http://www.radio-canada.ca/audio-vi...

    [2] On voit toujours la pauvreté lorsqu...

    SOURCE 


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