• Si tu t'écoutais deux minutes, tu passerais ta vie en Sarkoland ordinaire à éructer, vitupérer, gueuler, beugler, hurler ta colère et ton indignation permanentes. La constance de la saloperie ordinaire est telle que tu te pèterais une coronaire en moins de temps qu'il n'en faut pour remplir une cuvette de chiottes de toute la bile qu'un journal de Pernaut peut te faire remonter du gosier.

    Bad luckLe piège, c'est l'habituation. C'est quand la succession sans fin de cette information d'égout te submerge comme une immense chape d'amertume et de découragement, c'est quand tu as l'impression que toutes les bonnes volontés du monde ne parviendront jamais à endiguer ce flot constant et putride de corruption, de lâcheté, de soumission, de petites tractations d'arrière-boutique pour savoir quel scandale finira par faire la Une du cortège des indignés, à peine le temps de trois glapissements avant que la vague suivante ne t'enlise déjà dans ton dégout anesthésié. Du coup, tu prends du recul, de la hauteur, de la distanciation, tu montes sur ta montagne et tu contemples, l'œil rond et un peu lointain toute cette stérile agitation, tu laisses s'égréner le chapelet des petits scandales et des grandes indignités. Tu te dis qu'à moment donné, tu verras le schéma directeur émerger de toute cette mélasse, que tu choperas le bon angle d'attaque, que tu distingueras dans une grande fulgurance la cohérence de tout ce désordre et que tu pourras tranquillement redescendre parmi les tiens, les tables de la loi solidement calées sous le coude, ta grille de lecture ouvrira alors de nouvelles perspectives et le marasme accouchera d'une nouvelle lucidité sur nos temps troublés.

    Hé bien non ! Ça continue à gesticuler dans tous les sens dans la vallée de larmes et grande est la tentation de définitivement tourner le dos à la constance de la médiocrité exponentielle d'un monde qui n'en finit plus de crever. Circulez ! y a plus à rien à voir ! Tout ce qui était inimaginable, il y a seulement quelques années, est devenu banal, quotidien, normal. Le pays des droits de l'Homme transforme son semblable en bête traquée et chacun des complices passifs de cette énorme saloperie en un animal vil et peureux. À quel moment avons-nous cessé d'avoir les tripes tordues par la chasse au sous-homme, par le racisme le plus hideux, parce que clairement exprimé, parfaitement compris et absolument pas assumé, bien qu'étant la colonne vertébrale d'une politique globale de discrimination à la hache ? Discrimination totale et à tous les niveaux de la vie publique, entre ceux qui ont tous les droitstous les devoirs.

    Prenons les affaires de mœurs. Il faut toujours se méfier des affaires de mœurs. O tempora, o mores ! Ça tape forcément sous la ceinture et ça stimule ce qu'il y a de plus primaire et épidermique en nous. Frédéric Mitterrand et Roman Polanski sont sur un radeau, y a-t-il un gosse qui tombe à l'eau ? Ordures ou artistes ? Le curseur moral s'affole et personne ne fait dans la nuance. C'est que, voyez-vous, ce sont des hommes de l'art, des hommes de lettres, des hommes, aussi, avec leurs besoins. Et en face, il y a quoi ? Des petites putes ! Voilà tout. Des petites putes avides de fric ou de renommée. Ou alors des petites victimes. Victimes de la misère ordinaire. Victimes du monde des puissants, où le miroir aux alouettes hypnotise les poussins fraîchement sortis de l'œuf, où la loi du milieu, la loi du genre, la loi du métier, autorisent tout un chacun à se servir sur la bête. Petite chose qui ne connaît pas les règles du jeu et qui va en payer le prix. Cash. Cache-cache immonde dans les médias. Posture de classe pour défendre l'indéfendable.

    Un ou deux ans après le coup du parrain pédophile, j'ai eu le droit, sur la plage, au rabatteur d'un certain photographe mondialement connu pour ses clichés de nymphettes dans la brume. J'étais très fan de ses photos, que je trouvais absolument romantiques et belles à pleurer. Pour les gamines ado de mon âge, c'était la quintessence de la jolie photo très classe de fille-fleur et avoir été choisie pour poser devant l'objectif du grand photographe aurait été un honneur incroyable. Pas de bol, je n'avais pas le genre qui plaisait au maître, pas assez évanescente, pas ce côté liane sensuelle et faussement ingénue, les cheveux trop courts, l'air trop espiègle. Par contre, c'était le cas de ma copine, bien qu'un peu brune par rapport au modèle habituel. J'ai été déçue, tendance jalouse, jusqu'à ce que les parents de ma copine opposent leur véto à ce projet. Brisant le rêve dans l'œuf.

    Faut dire qu'eux, ils savaient. Ils savaient que le camp de naturistes du Cap était le terrain de chasse du grand monsieur et l'on murmurait à l'ombre des dunes qu'il ne dédaignait pas essayer quelque peu ses jolis petits modèles. Ensuite, j'ai vu ces photos de Lolitas éthérées d'un tout autre œil. Mais, là, sur le coup, du haut de mon romantisme échevelé de 13 ou 14 ans, avec notre sexualité balbutiante de jeunes ados ébouriffées par un French Kiss au clair de lune, qu'est-ce que j'aurais compris au désir brut et adulte d'un homme que je trouvais par ailleurs admirable ? Si j'avais été un peu plus jolie, est-ce que cela aurait fait de moi un gibier acceptable et consentant ?

    In-dé-fen-da-ble !

    Quel est le niveau de consentement d'un partenaire mineur ? Quelle est sa conscience de l'acte ? La loi a tranché : il n'y a pas de consentement possible chez le mineur en matière de pratiques sexuelles avec un adulte. C'est un jugement à la hache, mais il a le mérite d'être clair.

    Question subsidiaire : Comment Polanski devient-il infréquentable ?
    Soyons clairs : tout le monde savait. Plus ou moins. Affaire de mœurs. Viol. Pédophilie. Moi la première. Et pourtant, j'aime ses films. Qu'est-ce qui fait la différence entre Polanski est un grand cinéaste qui a commis une erreur de jugement dans sa jeunesse et Polanski est un horrible salopard violeur de petite fille qui mérite de croupir au trou ?

    La Loi.

    Le bras séculier de la Justice qui vient d'alpaguer le monsieur plus de 30 ans après les faits. La Loi qui trace la ligne jaune entre ce qui est admis et toléré et ce qui est de l'ordre du délit ou du crime, entre ce qui doit être oublié et ce qui doit être puni. La loi qui distingue fermement et sans équivoque le criminel de sa victime. La Loi qui normalise la société civile quand bien même celle-ci patauge dans un marigot où tous les repères du vivre-ensemble sont bouleversés.

    Haro sur le bougnoule ou le gueux et que toute notre mansuétude accompagne le riche et le puissant qui ne font que satisfaire leurs besoins impérieux, car impériaux !

    Et quand la Justice s'incline devant le fait du Prince ?

    Il nous reste notre indignation, notre belle, implacable et inusable indignation !

    LE MONOLECTE 


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  • Petit coup de gueule sur la marotte actuelle des panurges médiatiques, l'utilisation du mot "ultra".


    En son temps, Coluche poussait un coup de gueule, en nous faisant hurler de rire au passage, contre les abus de langage des publicitaires. Tout le monde se rappelle du "et plus blanc que blanc, c'est quoi?" ou encore du "le nouvel Omo, c'est comme l'ancien mais sans les nœuds".
    Coluche nous manque.
    Depuis quelques temps, un nouveau concept fait fureur chez les zezos: l'ultra.

    Peut-être y a-t-il eu abus de "centre" ces dernières années. Vous n'avez pas remarqué? Dans tous les médias, dés que la gauche passait quelque part, il s'agissait toujours de "centre-gauche". Pareil pour la droite. Nulle part, la droite n'était "de droite", c'était le "centre-droit' qui gagnait. Même quand l'indigne berlusconnerie passait avec des fascistes notoires, selon le Monde, le Fig, Libé ou les autres, c'était "le centre-droit" qui avait gagné.

    Effet de balancier?

    Aujourd'hui, quand un groupe de salariés cocus retient poliment une crapule patronale, on parle d'ultra-violence. Quand des agités cassent trois abris-bus et font bobo à deux représentants de l'ordre à Poitiers, on parle d'ultra-violence.
    Quand un groupe de gus met de la ferraille sur une ligne TGV, on parle d'ultra-gauche. Quand de doux allumés élèvent du fromage bio à Tarnac en rêvant au Grand Soir, on parle d'ultra gauche.
    Ce soir, il y avait, sur la cinq, l'ineffable Yves Calvi, l'animateur le plus chiant de France Inter, l'homme qui rendrait Dieu lui même ennuyeux, qui faisait pérorer des zézos sur, tenez vous bien, l'ultra violence de l'ultra gauche.
    Parmis les blablateurs, le pitoyable et inévitable Barbier était remplacé par Ploquin de ....Marianne.
    Aucune différence. Même conformisme, même aveuglement de caste.

    Ultra con.

    Le problème, c'est que quand ça va vraiment péter, ils appelleront ça comment?

    Pierre Kerjean LE SANS CULOTTE 


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  • J’ai gardé le silence pendant une bonne semaine. Accaparé par mes activités, mais pas seulement. Il s’est passé tant de choses qu’il valait mieux garder un peu de distance pour jeter un œil plus aiguisé, plus lucide sur tout ça.

     

    Les rumeurs qui enflent, les scoops téléguidés, les réaction outragées au JT de 20 heures, les journalistes trop bavards avec les faibles et étrangement muets avec les puissants. Un vrai cirque dans des jeux sans règle véritable. Et surtout, pas d’odeur, pas de sueur apparente pour les rangs aux premières loges. Tout le monde en aura pour son temps et l’argent des annonceurs !

    On s’en est pris à Frédéric Mitterrand, on s’en est pris à Jean Sarkozy, et pour faire redescendre tout le monde sur terre, des gauchistes autonomes s’en sont pris à Poitiers. Les flics les cassent pour un rien, alors ils ont cassé à leur tour.

     

    Légitime défense ?

     

    Il faut dire qu’au nom de la com tous les coups sont permis. Tous les scoops devrais-je dire.

    La presse du net fonctionne maintenant comme les tabloïds anglosaxons. Un besoin peut-être, dans une société où tout doit avoir l’apparence de la propreté.

    On ne peut pas réclamer une lutte contre les incivilités et se permettre d’en faire devant des caméras.

    On ne peut pas réclamer plus de morale, plus d’éthique simplement pour paraître avoir de la tenue. Un Sarkozy qui ricane à une commémoration de résistants vaut-il mieux qu’un groupe de rap en train de fustiger la police ?

    Un Hortefeux qui dérape « humoristiquement » sur les auvergnats en plein congrès UMP vaut-il mieux qu’un Dieudonné qui dérape « humoristiquement » sur la shoah ?

     

    Dieudonné a raison quelque part. L'humoriste tant décrié fur l'un des premiers à faire de l'humour une arme. Sans doute devait-on en arriver là!  Il n’y a plus de repères moraux, philosophiques, éthiques alors allons-y gaiement dans l’humour comme porteur d’un message prosaïque de basse politique. La poésie n’a plus le vent en poupe, on lui préfère la tempête de la provocation. Cela ne retire rien au talent de Dieudonné, on ne perd pas en talent ce qu'on gagne en opprobre. Bien au contraire!

     

    Finkielkraut, le philosophe ultraconservateur trouve à défendre Polansky, artiste qui a racheté par son œuvre artistique, ses fautes plutôt minimes, selon Fink the thinker. Très bien mais pourquoi ne dit-il rien sur le groupe « La Rumeur » aux prises avec un acharnement judiciaire de la part du ministère de l’intérieur pour injures à la police ? Le groupe « La Rumeur » n’a commis aucun crime pourtant ; pas de viol, pas de violence. En fait, tout dépend de l’artiste…

     

    BHL nous fait la morale sur Frédéric Mitterrand et cette gauche qui s’en prend à lui. Je suis bien d’accord que la polémique était nulle. L’écrivain assumant ce qu’il a fait puisqu’il a eu le courage d’écrire un livre. Mais ce qui sera drôle, c’est quand la Thaïlande envisagera de signer des accords de coopération culturelle avec la France… Et ça, ça méritait d’être débattu ! Mais pour BHL, c’est l’œuvre d’une nouvelle police de la pensée ! Trop drôle que ce soit BHL qui dise ça. Mais je dois être sûrement antisémite pour penser ainsi !

     

    Le ministre de la culture osera-t-il s’y rendre pour y apprécier le patrimoine siamois après y avoir découvert ses bordels et ses jeunes étudiants en boxe thaïlandaise de 40 ans quelques années avant?

     

    En fait, le problème n’était pas celui de Frédéric Mitterrand mais celui du président qui l’a nommé pour défendre la culture française.

     

    Avouez que trop c’est trop. Il y a comme un parfum de pet qui émerge de plus en plus de l’atmosphère fleurie et encaustiquée des palais ministériels.

     

    Dans ces jeux du cirque, la sueur est soigneusement cachée sous les costumes désodorisés mais elle est là, intimement associée à l’angoisse de passer pour un faible, subrepticement liée à la trouille de ne pas être assez télégénique et séduisant. Alors, tous en rajoutent dans leur arrogance, leur suffisance. Tous recourent à la théâtralisation de leurs réactions. On surjoue, on use de formules chocs préparées par d’obscurs conseillers puis on se rue sur les résultats de parts d’audience…

     

    Les casseurs de Poitiers ont inscrit sur les murs : « Nous ne voulons pas de ce monde morbide ! ».  Pourtant, les docteurs sont nombreux à se pousser au portillon…

     

    Légitime défense ? Non Légitime décadence…


    MILTON DACIER 


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  • Rapport n° 38 sur les violations israéliennes des droits humains

    Les Forces d’occupation israéliennes poursuivent systématiquement leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens, et maintiennent leur siège total de la bande de Gaza.

    Durant ces deux dernières semaines :

    • 9 Palestiniens, dont 4 civils, ont été tués par les FOI :
      • 2 de ces civils ont été tués lors d’une attaque des FOI contre les tunnels à la frontière, au sud de la bande de Gaza, un troisième a été tué délibérément et un enfant a été renversé par une jeep israélienne ;
    • 14 civils palestiniens, dont 2 mineurs, ont été blessés par des tirs des FOI en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ;
    • les FOI ont usé d’une force démesurée contre les civils palestiniens à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est ;
    • elles ont également usé de la force contre les manifestations non violentes organisées pour protester contre la construction du mur en Cisjordanie ;
    • les FOI ont mené 31 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et 3 dans la bande de Gaza :
      • elles ont arrêté 45 Palestiniens, dont 6 mineurs, en Cisjordanie et 5 pêcheurs dans la bande de Gaza ;
      • les troupes d’occupation postées sur les check-points militaires et les passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 8 civils palestiniens, dont 4 mineurs ;
    • la marine israélienne a poursuivi ses attaques contres les pêcheurs et leurs bateaux dans la bande de Gaza ;
    • les FOI ont maintenu un siège total sur les Territoire palestiniens occupés et l’isolement de la bande du Gaza du monde extérieur ;
    • elles ont continué leurs activités coloniales en Cisjordanie, et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
      • les colons ont démoli un bâtiment agricole à Hébron et arraché 120 oliviers à Naplouse.
    (JPG)
    Des enfants palestiniens jouent près des décombres d’une maison détruite lors de la dernière offensive israélienne, le premier jour d’Eid al-Fitr, dans le camp de réfugiés de Jabalya, dans le nord de la bande de Gaza, le 20 septembre.


    Le rapport de l’ONU sur les violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés coïncide avec le 9ème anniversaire de l’Intifada Al Aqsa déclenchée à la suite de la visite provocatrice du Premier ministre Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem.

    Au cours de ces 9 années les FOI ont perpétré de graves entraves à la législation internationale incluant des crimes de guerre contre des civils. Des civils innocents ont été tués, des propriétés privées détruites ou saisies, des terres agricoles réquisitionnées pour l’extension des colonies et la construction du mur d’annexion, des civils arrêtés arbitrairement, des postes de contrôle édifiés en violation de la législation internationale.

    De plus, les FOI ont maintenu un siège très strict sur les territoires occupés en particulier sur Gaza. Les droits économiques, sociaux et culturels des populations civiles de la bande de Gaza se sont particulièrement détériorés.

    La communauté internationale est restée silencieuse et les pays signataires de la 4ème convention de Genève n’ont pas rempli leurs obligations devant assurer le respect de la convention. Ce silence international n’a fait qu’encourager le gouvernement israélien et les FOI à perpétrer toujours plus de crimes de guerre en toute impunité.

    Selon la documentation du PCHR 6 426 Palestiniens ont été tués par les FOI - 4 497 dans la bande de Gaza et 1 929 en Cisjordanie. Parmi ces victimes on compte 1 200 mineurs et 274 femmes.

    Au cours de cette 9ème année d’Intifada, les FOI ont déclenché une offensive tous azimuts sur la bande de Gaza. Des centaines de civils ont été tués et des milliers ont été blessés. Des milliers de maisons ont été détruites et les infrastructures collectives ont été lourdement endommagées. Depuis les 9 mois qui ont succédé à cette offensive terminée le 18 janvier les FOI ont persisté dans le refus de laisser entrer des matériaux de construction nécessaires à la reconstruction. Le PCHR pense que la communauté internationale qui s’est engagée à contribuer à la reconstruction n’a pris aucune mesure sérieuse obligeant Israël à ouvrir ses frontières pour laisser passer ces matériaux.

    En dépit des tentatives du gouvernement israélien de se dégager de toute responsabilité en matière de crimes de guerre perpétrés par les FOI dans la bande de gaza et de fournir des statistiques fausses sur le nombre des victimes, le rapport des Nations-Unies fait par une mission d’investigation sur place sous l’autorité de Richard Goldstone, homme de loi, a été publié le 15 septembre. Il confirme les enquêtes et les témoignages de nombreux Palestiniens et d’organisations des droits de l’homme tant israéliennes qu’internationales. Il réfute fermement les allégations israéliennes selon lesquelles les opérations militaires et politiques étaient menées en conformité avec la législation internationale. Les investigations conduites par la Mission confirme qu’Israël est bien responsable de la violation de la convention de Genève, de crimes de guerre et de violations sérieuses de la législation internationale en matière de Droits de l’homme et des normes humanitaires. La Mission précise : «  Alors que le gouvernement israélien s’est efforcé de présenter ses opérations comme de simples répliques aux attaques de roquettes dans le cadre de son droit à la légitime défense, la Mission considère que l’opération avait été planifiée au moins pour partie sur différentes cibles, notamment la population de Gaza dans sa totalité. »

    (Traduction : Jacques Salles)


    Violations israéliennes recensées durant la période du 17 au 30 septembre 2009


    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 17 septembre

    Incursion dans la région de Jénine : dans le village de Qabatya, vers 2h du matin, où l’armée patrouille dans les rues en tirant, pour se retirer un peu plus tard.

    Vendredi 18 septembre

    Région de Naplouse : village de Qabalan, 1h30 du matin, l’armée pénètre dans des maisons et les fouille (2 arrestations).

    Dimanche 20 septembre

    Bande de Gaza : 15h00, les corps d’’Abdul Hafez Khalil al-Silwai, 20 ans, membre des brigades ’Izziddin al-Qassam - le bras armé du hamas - et de Mahmoud Ahmed Nusair, 20 ans, membre des brigades du Martyr Abu ’Ali Mustafa - bras armé du F.P.L.P - ont été conduits à l’hôpital Kamal ’Edwan de Beit Lahia. Selon les sources médicales, les deux corps étaient criblés de nombreux petits trous. Ils ont été trouvés à 300 mètres de la frontière à l’est de Jabaliya

    22h20 - L’aviation bombarde le secteur du Bloc J et de la porte Saladin à la frontière égyptienne au motif de détruire des tunnels. La population a été saisie de terreur mais aucune victime n’est à déplorer.

    Lundi 21 septembre

    Région de Bethléhem : vers 1h du matin, villages de Nahalin (3 Palestiniens de 18 ans arrêtés) et de Housan (une arrestation, 18 ans).

    Ramallah : village de Bil’in, 2h du matin, fouilles de maisons, l’armée emmène 3 Palestiniens pour interrogatoire.

    Jénine : vers 2h du matin, ville et camp de réfugiés, l’armée patrouille dans les rues en ouvrant le feu, pour se retirer ensuite.

    Bande de Gaza : 15h00, du haut de leurs miradors, les FOI font feu sur une propriété privée et envoient une bombe sonore. Les gens du secteur sont terrifiés mais pas de victimes.

    Mardi 22 septembre

    Jéricho : vers 1h, l’armée entre dans le camp de réfugiés d’‘Aqabet Jaber, fouille des maisons (1 arrestation). Hébron : vers 1h30, incursion dans le quartier de Khellet Butrokh dans le nord-est d’Hébron, où l’armée fouille une maison palestinienne (1 arrestation). Vers 2h, à Yatta, où l’armée fouille des maisons et emmène 4 Palestiniens pour interrogatoire.

    Bethléhem : dans le début de la matinée, les FOI ont tué un civil palestinien au volent de sa voiture sur la route Housan/Beit Sheimes, à l’ouest de Bethléhem. L’armée prétend qu’il n’avait pas obtempéré à ses ordres d’arrêter au check-point. Mais les investigations conduites par le PCHR démentent cette version, les FOI ayant tiré alors qu’il venait juste de quitter une station essence, distante du check-point militaire du secteur.

    D’après l’enquête du PCHR, il était environ 5h20 du matin, Rabee’ Waleed ‘Eissa al-Tawil, 27 ans, du village de Sour Baher au sud-est de Jérusalem, était dans sa voiture à une station essence près du check-point militaire israélien proche du village d’Housan, à l’ouest de Bethléhem, pour faire le plein d’essence. Un soldat l’a arrêté. Un officier lui a pris les papiers de sa voiture et lui a demandé de le suivre au check-point pour vérification. Puis Al-Tawil a repris la route. Vers 5h40, il est revenu à la station essence, à un kilomètre du check-point. Il a raconté à un salarié ce qui lui était arrivé. Quand il a repris sa voiture pour repartir, le même véhicule de l’armée d’occupation l’a intercepté et a heurté sa voiture. Al-Tawil a tenté alors de quitter la station.

    Aussitôt l’officier et deux soldats israéliens sont descendus de leur véhicule et ont ouvert le feu sur la voiture d’Al-Tawil à très courte distance. La voiture a été atteinte d’au moins 25 balles, certaines touchant directement Al-Tawil. Il a perdu alors le contrôle de sa voiture qui est sortie de la route. Des ambulances israéliennes sont arrivées sur les lieux mais il était décédé. Selon des témoins, la victime conduisait normalement sa voiture et les FOI auraient pu l’arrêter sans tirer sur lui. Et selon la famille de la victime, il a été touché de 15 balles au moins dans le cou, le dos, les épaules et le côté. Il faut noter que le même officier israélien avait arrêté Al-Tawil la veille et l’avait retenu quelques temps prétendant qu’il transportait des travailleurs qui n’avaient pas de permis vers Israël. A ce moment-là, l’officier avait parlé à Al-Tawil et l’avait menacé de le tuer s’il revenait dans le secteur.

    Bande de Gaza : 09h30, les FOI pénètrent à 700 mètres dans Beit Hanoun. Elle procèdent au nivelage des terres préalablement défoncées. Elles se retirent à 23h30.

    Mercredi 23 septembre

    Qalqilya : vers 1h du matin, incursion dans le village d’‘Azzoun (5 arrestations : 18, 17, 15, 15 et 13 ans). Deux Palestiniens furent relâchés deux jours plus tard.

    Hébron : 2h, quartiers de Ras al-Joura et Wad al-Qadi (5 arrestations, dont 3 frères).

    Jénine : 2h15, incursion dans le village d’‘Arraba (2 arrestations). A Kufor Ra’ei (3 arrestations).

    Bande de Gaza : 09h45, 3 vedettes garde-côte, à l’ancre au large de al Waha au nord de la bande de gaza, arraisonnent le bateau de pêche appartenant à Zaki Khalil Abu ’Ouda, 48 ans, les autres bateaux de pêche n’ayant pas tenu compté des signaux d’avertissement émis par les vedettes. Les 5 membres d’équipage ont été sommés de conduire leur bateau au port de Ashdod. Ils sont libérés vers 22h30.

    21h30 - Les Foi pénètrent à 300 mètres dans Beit Hanoun. Elles nivèlent les terres défoncées auparavant.

    Jeudi 24 septembre

    Hébron : villages de Sourif vers 1h du matin (une arrestation), de Tarqoumia. Vers 3h, incursion dans les quartiers d’Al-Quds et Wadi Abu Ktalila dans le nord et nord-ouest d’Hébron (3 arrestations).

    Naplouse : dans la ville, vers 1h30 (2 arrestations). Dans le village de Madama, vers 2h30,

    Salfit : vers 1h30, incursion dans le village de Deir Estia (une arrestation, 19 ans) et vers 2h (une arrestation, 18 ans).

    Tulkarem : village d’‘Anabta (2 arrestations).

    Vendredi 25 septembre

    Jénine : ville et camp de Jénine, vers 1h, l’armée patrouille et tire dans les rues, pour se retirer un peu plus tard.

    Ramallah : village d’Al-Bireh, vers 1h, même opération de patrouilles et de tirs sur les maisons.

    Jéricho : vers 2h, dans le village d’al-Zaubaidat.

    Bande de Gaza : 20h15, un drone cible son missile sur 3 résistants des brigades Al Qds - bras armé du Jihad islamique - à Tuffah, banlieue est de Gaza ville à environ 1 500 mètres de la frontière. Mahmoud Mousa al-Banna, 24 ans, Mohammed Salem Marshoud, 24 ans et Kamal Khaled al-Dahdouh, 27 sont tués sur le coup.

    Samedi 26 septembre

    Bande de Gaza : 17h30, depuis leurs miradors, les FOI ouvrent le feu sur une propriété privée situé à l’Est de Jabaliya à proximité de la frontière. Pas de victimes.

    Dimanche 27 septembre

    Bande de Gaza : 05h45, les vedettes ouvrent le feu sur des bateaux de pêche au large de al Waha. Pas de victimes. A 07h00, l’aviation tire un missile sur le secteur de al Ferta à l’est de Beit Hanoun. Le missile explose en terrain vague. Pas de victimes.

    Lundi 28 septembre

    Tulkarem : village de Zeita vers 2h (une arrestation).

    Bande de Gaza : 06h15, depuis la frontière à la hauteur de le village d’al-Mussadar, au centre de la bande de Gaza, les FOI tirent plusieurs obus. L’un d’eux explose sur la maison de Jihad Yousef al-Musaddar, 50 ans. Ses 2 jumeaux ’Abdullah et ’Abeer, 17 ans, sont blessés. La maison est endommagée. L’incursion se poursuit jusqu’à midi. ’Abdullah Jihad al-Musaddar témoigne auprès d’un enquêteur du PCHR : « Il était 06h15 quand ma sœur jumelle et moi nous nous préparions à partir au lycée. Nous sortions tout juste de la maison quand un obus a explosé à environ 7 mètres de nous. Ma sœur et moi avons été touchés par plusieurs éclats d’obus aux jambes et à la figure. »

    Mardi 29 septembre

    Qalqilya : vers 14h30, les FOI, accompagnées de responsables du comité d’organisation de l’Administration civile ont pénétré dans le village d’‘Azzoun. Elles ont remis des ordres de démolition de maison à 6 Palestiniens, prétendant que des pierres avaient été lancées depuis leur secteur sur la grande route.

    Bande de Gaza : 15h00, un membres des brigades Saladin - bras armé des comités populaires de la résistance - est touché par des éclats d’obus tiré par un tank dans al Shouka à l’est de Rafah. Il fait partie d’un groupe chargé d’observer les mouvements des FOI le long de la frontière avec Israël.

    Mercredi 30 septembre

    Bande de Gaza : de 00h40 à 01h20, des avions à réaction larguent 3 bombes sur des tunnels à la frontière égyptienne près du Bloc J et de la porte Saladin. Rezeq Mohammed al-Masri, 35 ans et Nasser Yousef Abu Saif, 45 ans qui travaillaient dans le tunnel voisin sont tués.

    Ramallah : vers 1h, les troupes d’occupation sont entrées dans Bi’lin, puis dans la maison de Bassel Mansour, membre du Comité public contre le mur et la colonie dans le village. Elles ont remis un avis à son épouse, l’emmenant pour interrogatoire.

    Qalqilya : à nouveau dans le village d’‘Azzoun, vers 1h du matin (4 arrestations, dont 3 jeunes de 17, 18 et 19 ans).

    Tulkarem : dans la ville, 1h30, (2 arrestations).

    Jénine : village de Jaba’, 1h30, (2 arrestations).

    Un écolier a été tué par une jeep de l’armée israélienne. Vers midi et quart, Fu’ad Mahmoud Nayef Turkman, 17 ans, a été tué alors qu’une jeep de l’armée le pourchassait et le renversait dans l’école ‘Izziddin al-Qassam, à l’entrée du village de Ya’bad, au sud-ouest de Jénine. Dans son témoignage au PCHR, Bassam ‘Atatra, un enseignant de l’école, a déclaré :

    "Il était environ midi et quart, mercredi 30 septembre, le principal, Mohammed Monawer Abu Bassir, et moi-même sortions de l’école et nous dirigions vers l’école secondaire des filles, à un kilomètre de là. Alors que nous étions à environ 50 mètres de notre école, j’ai vu deux jeeps israéliennes qui arrivaient du carrefour de Toura et al-Nazla et qui faisaient la chasse aux écoliers. Aussitôt, nous sommes revenus vers l’école. Une fois arrivés, j’ai vu Fu’ad Mahmoud Nayef Turkman étendu sur le sol, inconscient.

    Son frère cadet, Mahdi, était près de lui et pleurait. Une jeep de l’armée était entrée à l’intérieur de l’école. Je me suis dirigé vers elle et ai demandé aux soldats israéliens d’appeler une ambulance. Aussitôt après, une autre jeep de l’armée est entrée à son tour dans l’école et l’autre est partie. Des soldats israéliens sont descendus de la jeep et se sont mis à lancer des grenades lacrymogènes sur nous. Alors que nous nous regroupions autour de Turkman, un chauffeur de taxi israélien nous a dit avoir vu l’enfant à la porte de l’école et qu’une jeep israélienne l’avait pourchassé et heurté à l’intérieur de l’école. Turkman a été évacué vers l’hôpital de Jénine, où l’on a constaté son décès."


    (JPG)
    Funérailles de Fuad Torokman, 17 ans, le 30 septembre,
    dans le village de Yabed, en Cisjordanie.
    (Photo : AP/Mohammed Ballas)


    2 - Maintien du siège sur les Territoires palestiniens occupés

    Un bouclage serré a été maintenu sur les territoires ainsi que des restrictions sévères aux déplacements des Palestiniens tant dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie dont Jérusalem-Est occupée.

    <r> Bande de Gaza</r>

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah international

    Date  : Détails
    24 septembre  : 19 Palestiniens rentrent.
    25 septembre  : 180 Palestiniens rentrent.
    26 septembre  : 7 patients sortent ;
    9 Palestiniens rentrent.
    27 septembre  : fermé
    28 septembre  : 6 personnes, dont l’ambassadeur palestinien au Sénégal et 3 citoyens U.S. sortent ;
    2 Palestiniens, dont Mahmoud al-Zahhar leader du Hamas, et le corps d’un patient décédé rentrent.

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    16 septembre  : 126 containers d’aide alimentaire en provenance d’organisations humanitaires
    interntionales et des denrées pour les commerçants rentrent.
    17 septembre  : 81 containers
    18 septembre  : fermé
    19 septembre  : fermé
    20 septembre  : fermé
    21 septembre  : fermé
    22 septembre  : 55 containers
    23 septembre  : 55 containers
    24 septembre  : 93 containers
    25 septembre  : fermé
    26 septembre  : fermé
    27 septembre  : fermé
    28 septembre  : fermé
    29 septembre  : 87 containers

    Nahal Ouz

    Date  :
     :
    Gaz domest.
    (tonnes)
     :
     :
    Fuel industr.
    (litres)
    16 septembre  : 0  : 1 000 000
    17 septembre  : 0  : 0
    18 septembre  : 0  : 0
    19 septembre  : 0  : 0
    20 septembre  : 0  : 0
    21 septembre  : 0  : 0
    22 septembre  : 312  : 1 210 000
    23 septembre  : 0  : 0
    24 septembre  : 275  : 1 006 000
    25 septembre  : 0  : 0
    26 septembre  : 0  : 0
    27 septembre  : 0  : 0
    28 septembre  : 0  : 0
    29 septembre  : 250  : 1 000 000

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    israéliens
     :
     :
    Presse  :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Internat.  :
     :
    Voyageurs
    étrangers
    16 septembre  : 21  : 21  : 5  : 0  : 1  : 36  : 0
    17 septembre  : 19  : 15  : 0  : 4  : 13  : 90  : 10
    18 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    19 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    20 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    21 septembre  : 8  : 7  : 12  : 4  : 3  : 4  : 2
    22 septembre  : 21  : 18  : 8  : 0  : 0  : 8  : 0
    23 septembre  : 9  : 8  : 16  : 4  : 0  : 1  : 5
    24 septembre  : 13  : 9  : 31  : 6  : 0  : 20  : 0
    25 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    26 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    27 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    28 septembre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    29 septembre  : 27  : 24  : 28  : 3  : 9  : 28  : 2

    Al-Mentar (Karni)

    Ouvert le 22 septembre pour laisser entrer 408 tonnes de grains et de fourrage, le 24 pour 3 400 tonnes des mêmes denrées et le 29 pour 2 400 tonnes.


    Cisjordanie

    Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).

    Il y a également environ 500 km de routes où les droits des Palestiniens sont restreints en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.

    Les forces d’occupation continuer de harceler, et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire, où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes.

    Jérusalem : les restrictions aux déplacements des Palestiniens sont maintenues sur la cité à laquelle des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne peuvent toujours pas accéder. De nombreux check-points sont posés dans et autour de la ville. Les restrictions sont particulièrement rigoureuses les vendredis pour empêcher les Palestiniens de venir prier à la mosquée al-Aqsa. Ceux qui tentent de contourner les barrages et qui se font prendre sont sérieusement frappés par les soldats et les policiers. Le quatrième vendredi du Ramadan, le 18 septembre, les FOI ont empêché des milliers de civils d’entrer à Jérusalem pour prier. L’armée postée au check-point de Qalandya, à l’entrée nord de Jérusalem, a interdit à des milliers de civils de Cisjordanie de passer et de se rendre à Jérusalem. Le check-point était bondé ce qui a provoqué 35 évanouissements. Les troupes d’occupation ont également arrêté et détenu une femme et sa fille pendant plusieurs heures. Durant l’Eid al-Fitr, les FOI ont empêché des centaines de familles palestiniennes d’entrer dans Jérusalem pour visiter les leurs.

    Naplouse : mêmes restrictions sur la région de Naplouse. L’armée postée à la porte de fer, posée sur la route Naplouse/Tulkarem, a maintenu ses contrôles prolongés sur les civils palestiniens, surtout le matin. Cela impose aux Palestiniens d’attendre des heures de plus aux Palestiniens, debout, ainsi que des questionnements plus serrés. Sur le check-point de Shavi Shomron, sur la route Naplouse/Jénine, et à celui de Za’tara, au sud de Naplouse, les restrictions ont été durcies. Le mardi 22 septembre, les FOI ont fermé le check-point de Shavi Shomron pendant plusieurs heures sans raison apparente.

    Le vendredi 18 septembre, vers 14h, les soldats postés au check-point d’Hawara, au sud de Naplouse, ont arrêté un jeune palestinien de 18 ans, du village d’‘Assira au sud.

    Le soir du même jour, l’armée au check-point installé sur la route Naplouse/al-Bathan, a arrêté un autre Palestinien, de 22 ans, du village d’Aqqaba, au nord-ouest de Tubas.

    Ramallah : mêmes restrictions. L’armée postée sur le check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-est de Ramallah, a imposé des restrictions supplémentaires et des contrôles prolongés aux Palestiniens. Durant ces deux dernières semaines, les FOI ont monté des check-points provisoires et arrêté et fouillé les véhicules palestiniens.

    Hébron : mêmes difficultés pour les déplacements des Palestiniens. Durant ces deux semaines, les FOI ont fermé la mosquée Ibrahimi dans la vieille ville d’Hébron pendant 4 jours pour permettre aux colons israéliens de procéder à leurs cérémonies religieuses. L’armée a empêché les fidèles musulmans d’entrer dans la mosquée. De telles fermetures de la mosquée avaient été recommandées par la Commission israélienne Shamgr qui a été créée par les FOI après le massacre perpétré par Baroch Goldstein, colon israélien, contre les civils palestiniens à l’intérieur de la mosquée, en février 1994.

    Le vendredi 18 septembre vers 15h, les FOI positionnées à la porte avec le contrôle électronique près de la mosquée Ibrahimi, dans la vieille ville, ont arrêté et roué de coups un jeune Palestinien de 16 ans.

    Salfit : vers 16h, le jeudi 24 septembre, les FOI ont arrêté un jeune Palestinien de 16 ans, du village de Kufor Hares, alors qu’il rentrait chez lui.

    Le vendredi matin, 26 septembre, au check-point près de la colonie Ariel, au nord de Salfit, elles ont arrêté deux Palestiniens du village de Madama, au sud de Tubas.

    Qalqilya : vers 16h, le vendredi 25 septembre, les troupes postées près du village d’‘Azzoun ont arrêté un Palestinien de 15 ans, et un autre de 14 ans, alors qu’ils se rendaient sur les terres de leurs familles à proximité du village. Les FOI ont prétendu que les deux jeunes avaient lancé des pierres sur les véhicules qui circulaient sur la grande route près du village.

    Bethléhem : le lundi soir, 28 septembre, l’armée postée au check-point d’Etzion a arrêté un Palestinien du village de Beit Fajjar, au sud de Bethléhem.

    Ce même lundi soir, sur le check-point de Rachel Tomb, l’armée a bloqué les véhicules et frappé violemment 4 travailleurs palestiniens (deux de Bethléhem, un de Beit Fajjar, un du camp de réfugiés de Deishé).

    Tulkarem : vers 20h le dimanche 20 septembre, les troupes sur le check-point de Jibara ont également arrêté et roué de coups un Palestinien de Tulkarem qui souffre de contusions sur tout le corps.


    (JPG)
    Patrouille dans Hébron, le 1er octobre, par des soldats de l’occupation
    (Photo AP : Nasser Shiyoukhi)


    3 - Construction du mur d’annexion

    Si le mur illégal d’annexion se termine, il s’étendra sur 724 kilomètres autour de la Cisjordanie, isolant toujours plus toute une population. 350 km sont déjà construits, dont 99% environ à l’intérieur même du territoire palestinien, confisquant de plus en plus de terres palestiniennes. Les forces israéliennes d’occupation utilisent toujours la force face aux manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

    Durant cette période, les troupes d’occupation ont continué de réprimer avec violence les manifestations pacifiques organisées par les Palestiniens avec des internationaux et des militants israéliens pour protester contre la construction du mur.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : après la prière du vendredi, le 18 septembre, la manifestation hebdomadaire s’est dirigée vers le mur. Après provocations des soldats, des pierres furent lancées sur les troupes d’occupation qui aussitôt, répliquèrent avec des grenades lacrymogènes et assourdissantes, et des tirs à balles en caoutchouc. Des dizaines de manifestants souffrent de l’inhalation des gaz.

    Même manifestation le vendredi 25 septembre où un Palestinien a été touché par une grenade à une main.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : le 18 septembre, même manifestation non violente, et même réaction de violence de l’armée d’occupation. Les manifestants se sont affrontés aux soldats près du mur, et nombre d’entre eux ont respiré les gaz.

    Le vendredi 25 septembre, lors de la manifestation, 6 Palestiniens, dont un mineur, ont été blessés, soit par des grenades, soit par des balles caoutchouc.

    Al-Ma’sara, au sud de Bethléhem : le 25 septembre, des groupes de Palestiniens et d’internationaux ont manifesté de façon non violente contre la construction du mur. Quand les manifestants sont arrivés à l’entrée principale du village, l’occupant s’est mis à lancer des bombes assourdissantes et à frapper un certain nombre d’entre eux. 2 Palestiniens ont été blessés.


    (JPG)
    Village de Bourin, près de Naplouse, cueillette des olives par des Palestiniens accompagnés d’internationaux.
    (Photo : AP/Nasser Ishtayeh)


    4 - Colonisation et agressions des colons contre les civils palestiniens et leurs biens

    Les activités coloniales se sont poursuivies en toute violation du droit humanitaire international, ainsi que les attaques des colons.

    -  Le lundi soir, 21 septembre, deuxième jour de l’Eid al-Fitr, des colons israéliens de la colonie Ramat Yishai dans le quartier Tal Rumaida du centre d’Hébron, ont attaqué des maisons palestiniennes avec des pierres et des bouteilles vides sous les yeux des soldats israéliens qui ne sont pas intervenus pour faire cesser l’agression. Les Palestiniens ont été bloqués dans leurs maisons pendant plusieurs heures. Le mardi matin, 22 septembre, des colons de Ma’oun, à l’est de Yatta, au sud d’Hébron, ont démoli un bâtiment agricole dans le village d’al-Tawana. Les colons se sont servis d’outils à main et ont démoli le bâtiment en présence des soldats israéliens. Il faut indiquer que le bâtiment était frappé d’un ordre de démolition publié par les FOI un mois et demi auparavant.

    -  Le jeudi 24 septembre, le matin, au moins 120 colons, escortés par les FOI, ont envahi la section al-Is’haqiya dans la mosquée Ibrahimi, et y sont restés pendant une heure et demie. C’est la première fois que des colons israéliens pénètrent dans cette section depuis le massacre dans la mosquée en 1994.

    -  Le vendredi 25 septembre, après la prière, des groupes de civils palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, ont manifesté dans le centre du village d’Iraq Bourin, au sud-est de Naplouse. Ils se sont dirigés vers les terres qui ont été confisquées et rasées pour être annexées à la colonie Yits’har. Aussitôt, les FOI ont tiré sur eux des balles caoutchouc et lancé des grenades lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Un Palestinien a été touché par un corps de grenade à la tête, et des dizaines de manifestants souffrent des inhalations de gaz.

    -  Dimanche après-midi, 27 septembre, des colons de Kiryat Arba, au sud-est d’Hébron, ont attaqué des Palestiniens et leurs véhicules à la sortie de la mosquée al-Ras, à l’ouest de cette colonie. Les colons ont utilisé des pierres et des bouteilles vides pour leur agression. Un certain nombre de voitures ont été endommagées, mais aucune n’a brûlé. Le lundi midi, 28 septembre, des colons d’Yits’har, au sud du village de Bourin, près de Naplouse, ont arraché 150 oliviers dans la zone de Khellat Swar.

     

    (JPG)Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 17 au 30 septembre 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza (et l’en-tête) : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.

     

    Rapport n° 39 sur les violations israéliennes des droits humains

    Les Forces d’occupation israéliennes poursuivent systématiquement leurs agressions contre les civils palestiniens et leurs biens, et maintiennent leur siège total de la bande de Gaza.

    Durant cette semaine :

    • un mineur palestinien et un militant israélien des droits de l’homme ont été blessés par des tirs des FOI, respectivement dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ;
    • les FOI ont usé de la violence contre les manifestations pacifiques organisées pour protester contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie ;
    • les FOI ont conduit 23 incursions dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie et une dans la bande de Gaza ;
    • elles ont arrêté 46 civils palestiniens, dont 5 mineurs en Cisjordanie ;
    • la marine israélienne a poursuivi ses agressions contre les pêcheurs palestiniens et leurs bateaux dans la bande de Gaza ;
    • les attaques aériennes se sont également poursuivies contre les civils dans la bande de Gaza ;
    • une marbrerie et un entrepôt de métaux à Gaza ville ont été détruits ;
    • les FOI ont maintenu un siège total sur les Territoires occupés et ont isolé la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI positionnées sur les check-points et barrages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 6 Palestiniens, dont 4 mineurs ;
    • elles ont maintenu les mesures qui visent à créer une majorité juive dans Jérusalem-Est occupée ;
    • elles ont maintenu également un siège très serré sur la mosquée Al-Aqsa, menaçant de la prendre d’assaut ;
    • elles ont arrêté des dizaines de Palestiniens dans la ville de Jérusalem ;
    • les FOI ont continué leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens ;
    • les FOI ont commencé la construction de nouveaux logements pour les colons israéliens dans le secteur de Jabal al-Mukabber à Jérusalem ;
    • les colons israéliens ont arraché au moins 50 oliviers à l’ouest de Ramallah.
    (JPG)
    Les FOI arrêtent un jeune Palestinien au cours d’une confrontation
    au poste de contrôle de Qalandya au Nord de Jérusalem .

    Violations israéliennes recensées durant la période du 1er au 7 octobre 2009

     

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 1er octobre 2009

    Incursions dans la région de Jénine : dans le village de Barta’a, au sud-ouest de Jénine vers 1h30 du matin, l’armée opère dans le village, fouillant des maisons et arrête 4 Palestiniens.

    Région d’Hébron : village de Taffouh, vers 1h30, où l’armée emmène 6 Palestiniens pour interrogatoire. Vers 16h30, l’armée d’occupation envahit le secteur d’al-Za’farana à l’est de Shyoukh, au nord-est d’Hébron (3 arrestations), dont 2 seront libérés quelques temps plus tard.

    Région de Qalqilya : vers 2h, dans le village d’‘Azzoun (5 arrestations dont un mineur). Incursion au même moment dans la ville de Qalqilya (2 arrestations). Village d’Izbat al-Tabeeb vers 17h, (3 arrestations).

    Région de Jéricho : village d’al-‘Ouja vers 2h (une arrestation).

    Vendredi 2 octobre

    Hébron : village de Beit ‘Awa vers minuit (3 arrestations). Village de Wad al-Shajna vers 4h où l’armée impose un couvre-feu jusqu’à midi.

    Jéricho : vers 1h du matin, camp de réfugiés d’‘Ein al-Sultan (2 arrestations dont un mineur).

    Naplouse : village de Madama vers 2h (4 arrestations). Jénine : villages de Masliya vers 2h30 (une arrestation), et de Qabatya.

    Bande de Gaza : vers 1h00, les FOI se déploient dans le camp de réfugiés d’‘Ein al-Sultan, fouillent plusieurs maisons et arrêtent Ziad ’Abdul Qader ’Owaidat, 18 ans, et Majdi ’Abdul Qader ’Owaidat, 17 ans.

    Vers 17h00, un drone cible son missile sur un secteur situé à l’ouest de Beit Lahiya. Aucune victime ni dégâts.

    Samedi 3 octobre

    Tulkarem : vers 1h30, village de Far’oun (une arrestation). Bande de Gaza : 01h35 - Des avions à réaction des FOI lâchent 3 bombes sur la porte Salah al Din à la frontière égyptienne au sud de Rafah au prétexte de détruire des tunnels. Aucune victime.

    01h45 - un bombardier à réaction cible une usine de découpage de marbre et un dépôt de métaux appartenant à Ashraf Sa’id Loulu, 29 ans dans Gaza ville. Les deux sites sont entièrement détruits. Il faut souligner que ces deux sites avaient déjà été détruits lors de l’offensive sur la bande de Gaza en Janvier 2009.

    Dimanche 4 octobre

    Hébron : village de Beit ‘Awa (7 arrestations dont 4 mineurs).

    Bande de Gaza : 10h00, en observation permanente à la frontière au nord-ouest de Beit Lahiya, les FOI tirent sur Ashraf Bassam Abu Suleiman, 16 ans, habitant le camp de réfugiés de Jabaliya. Il est blessé par balle au cou. Les FOI le transportent en Israël. Dans la soirée elles le remettent aux services de liaison palestiniens, au poste frontière de Erez Beit hanoun . Transféré aux soins intensifs de l’hôpital Shiffa à Gaza, les sources médicales jugent son état « sérieux ». Ce jeune a pu dire qu’il était sur la plage en train de chasser des oiseaux et de jeter des pierres sur un chien. Les FOI avaient considéré que c’était elles qui étaient visées et elles s’étaient défendues.

    Lundi 5 octobre

    Qalqilya : incursion vers 1h dans la ville de Qalqilya (2 arrestations). Dans le village d’‘Azzoun ‘Atma (une arrestation) vers 1h30.

    Qalandya : vers 15h30, des groupes d’adolescents palestiniens ont manifesté près du check-point de Qalandya, au nord de Jérusalem. L’armée d’occupation a tiré des balles caoutchouc, lancé des grenades lacrymogènes et des bombes assourdissantes sur les manifestants dont beaucoup souffrent des inhalations des gaz.

    Mardi 6 octobre

    Naplouse : vers 1h, incursion dans la ville (une arrestation). Vers 2h, dans le village de North ‘Assira (une arrestation).

    Jénine : vers 2h30, dans les villages d’al-‘Araqa et d’al-Hashimiya.

    Bande de Gaza : 16h00, les FOI pénètrent dans al-Shoja’eya, banlieue est de Gaza ville. Elles procèdent au nivelage des terres qui avaient été défoncées au cours de l’offensive de janvier 2009. Pas de victimes.

    Mercredi 7 octobre

    Hébron : village de Beit ‘Awa vers 2h (2 arrestations dont un mineur).

    (JPG)
    Intervention des forces d’occupation au check-point de Qalandya
    (AP)


    2 - Maintien du siège des Territoires palestiniens occupés

    Les Forces d’occupation israéliennes ont maintenu leur siège très serré sur l’ensemble des TPO et leurs restrictions aux déplacements des civils palestiniens.


    Bande de Gaza

    Mouvements des personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    30 septembre  : 22 Palestiniens sortent ;
    144 autres rentrent.
    1er octobre  : 2 Palestiniens sortent ;
    135 autres et le corps d’un patient décédé rentrent.
    2 octobre  : 17 Palestiniens sortent ;
    7 patients et le corps d’un patient décédé rentrent.
    3 octobre  : 5 Palestiniens sortent ;
    66 autres rentrent.
    4 octobre  : 1 Palestinien sort ;
    13 autres rentrent.
    5 octobre  : 26 Palestinies sortent.
    6 octobre  : 1 Palestinien sort ;
    2 autres rentrent .

    Karm Abu Salem (Kerem Shalom)

    Date  : Détails
    30 septembre  : 129 containers d’aide alimantaire fournies par des organisations
    internationales et de denrées pour les commerçants rentrent.
    1er octobre  : 125 containers
    2 octobre  : fermé
    3 octobre  : fermé
    4 octobre  : 102 containers
    5 octobre  : 102 containers
    6 octobre  : 89 containers

    Nahal Ouz

    N’a été ouvert qu’une journée de la semaine pour laisser entrer une quantité limitée de fioul industriel permettant l’alimentation de la central électrique.

    Beit Hanoun (Erez)

    Date  :
     :
    Patients  :
     :
    Accompagn.  :
     :
    Arabes
    d’Israël
     :
     :
    Presse  :
     :
    Ambassad.  :
     :
    Internat.  :
     :
    Gazouis
    30 septembre  : 20  : 22  : 15  : 8  : 0  : 35  : 1
    1er octobre  : 13  : 11  : 3  : 7  : 10  : 63  : 6
    2 octobre  : 1  : 1  : 0  : 2  : 0  : 17  : 2
    3 octobre  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    4 octobre  : 20  : 25  : 6  : 4  : 0  : 13  : 0
    5 octobre  : 30  : 23  : 2  : 4  : 8  : 18  : 6
    6 octobre  : 15  : 14  : 13  : 2  : 0  : 62  : NO

    Al-Mentar - (Karni)

    Ouvert le 30 septembre pour laisser entrer 1 440 tonnes de céréales et 2 840 tonnes de fourrage, et le 1er octobre pour 760 tonnes de céréales et 2 000 tonnes de fourrage.


    Cisjordanie

    Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).

    Environ 500 km de routes sont limités à la circulation des Palestiniens en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.

    Les forces d’occupation continuent de harceler et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes.

    Jérusalem : des milliers de Palestiniens ne peuvent toujours pas accéder à la ville où les restrictions sont encore plus rigoureuses les vendredis, jours de prière, pour empêcher les Palestiniens de se rendre à la mosquée al-Aqsa. Le vendredi 2 octobre, des milliers n’ont pu entrer dans la ville. Les troupes positionnées au check-point de Qalandya, au nord de Jérusalem, ont empêché les Palestiniens de passer. Le check-point était à ce point bondé qu’on a relevé 35 cas d’évanouissement. Les soldats ont également monté des check-points à l’entrée de la vieille ville et sur les rues qui conduisent à la mosquée. Vers 15h30, le lundi 5 octobre, le check-point de Jaba’ a même été fermé, au nord de Jérusalem, pendant plusieurs heures.

    Naplouse : contrôles prolongés à la porte de fer sur la route de Naplouse à Tulkarem, ce qui signifie des heures et des heures d’attente supplémentaires pour les Palestiniens. Vers 17 h, le vendredi 2 octobre, les soldats postés sur le check-point de Za’tara, au sud de Naplouse, ont stoppé un jeune Palestinien de 18 ans qui se rendait à son travail. Ils lui ont demandé sa carte d’identité, il a répondu qu’il l’avait oublié. Aussitôt, les soldats se sont mis à le rouer de coups. Il porte des ecchymoses au pied droit.

    Ramallah : l’armée postée au check-point de Jaba’-Qalandya, au sud-ouest de Ramallah, a imposé des restrictions supplémentaires et des contrôles prolongés sur les Palestiniens. Des check-points volants ont également été posés pour bloquer les véhicules palestiniens et les fouiller.

    Hébron : samedi matin, 3 octobre, les FOI ont empêché des dizaines d’agriculteurs palestiniens de Beit Ummar de se rendre sur leurs terres pour s’occuper de leurs raisins.

    Samedi matin, 3 octobre, des soldats ont harcelé et frappé un jeune Palestinien de 17 ans de Yatta alors qu’il se rendait, avec 6 autres Palestiniens, à son travail dans des ateliers israéliens. Les troupes ont bloqué les salariés près d’Housan, à l’ouest de Bethléhem. Elles les ont interrogés et menottés, et elles se sont mises à tabassé le jeune qui est blessé à un œil, à la jambe gauche et à la tête, a des coupures au nez et à la paupière droite.

    Qalqilya : vers 17h le dimanche 4 octobre, les troupes d’occupation à la porte de fer sur le mur d’annexion dans le village d’‘Azzoun ‘Atma, ont arrêté 5 Palestiniens, des salariés du village voisin de Bein Amin. Et vers 17h le lundi 5 octobre, elles arrêtent dans le même secteur un autre jeune Palestinien.

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    Un jeune palestinien contre l’occupant
    (AP)

     

    3 - Construction du mur d’annexion

    La construction du mur se poursuit en Cisjordanie. L’occupant continue ses violences à l’encontre des manifestants pacifiques qui protestent contre la construction du mur.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : comme chaque vendredi après la prière, des Palestiniens ont organisé une manifestation. Quand les manifestants se sont dirigés vers le mur et qu’après provocations de l’armée, ils aient lancé des pierres sur les soldats, ceux-ci ont aussitôt répliqué en tirant des balles d’acier enrobées de caoutchouc, lancé des grenades lacrymogènes et des bombes sonores sur les manifestants. Une militante israélienne, qui manifestait avec les Palestiniens, a été touchée par un corps de grenade à la jambe gauche, et une autre militante, handicapée, britannique, souffre de contusions.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : même manifestation hebdomadaire ce vendredi et même violences de l’occupant contre les manifestants dont des dizaines souffrent des inhalations de gaz.


    4 - Création d’une majorité juive à Jérusalem-Est occupée

    Les mesures arbitraires pour obliger les Palestiniens de Jérusalem-Est à partir de la ville se sont renforcées et le PCHR consacre cette section de son rapport hebdomadaire à dénoncer ces violations des droits humains contre les Palestiniens.

    Le siège a été maintenu sur la mosquée al-Aqsa, empêchant les hommes de moins de 50 ans d’entrer dans la mosquée. Au moins 200 Palestiniens étaient restés dans la mosquée pour la protéger. Les FOI les ont menacés d’arrestations à leur sortie ou de prendre d’assaut la mosquée et de les arrêter.

    Un siège strict est imposé sur la vieille ville de Jérusalem depuis dimanche matin 4 octobre, troisième jour des fêtes juives des Tabernacles. Les FOI ont fermé les portes de la mosquée al-Aqsa et empêché les civils palestiniens d’y entrer prier. Dimanche, des centaines de colons israéliens se sont rassemblés sur l’esplanade mais les civils palestiniens les ont arrêtés. Les FOI ont monté des check-points à l’entrée de la vieille ville et empêché des groupes de Palestiniens qui s’étaient rassemblés près de la Porte Al-Asbat d’arriver à la mosquée. Les FOI ont également attaqué et violemment frappé ces civils dont beaucoup souffrent de contusions. Les FOI ont arrêté 10 Palestiniens, dont le Sheikh Kamal al-Khatib et Mr Hatem ‘Abdul Qader. Elles ont libéré par la suite ces deux personnalités et leur ont ordonné de ne pas entrer dans la vieille ville pendant 15 jours. Lundi 5 octobre, les FOI ont libéré deux des détenus et les ont expulsés de Jérusalem pour 90 jours.

    Dimanche midi, 4 octobre, l’armée s’est servie de la force pour disperser un rassemblement de civils palestiniens dans le quartier de Ras al-‘Aamoud à Jérusalem avec des lacrymogènes. Des civils souffrent des inhalations de gaz, 4 garçons ont été arrêtés.

    Au même moment, les FOI employaient la force pour disperser un autre rassemblement dans le quartier d’al-Tour avec les mêmes conséquences par les gaz.

    Lundi midi, 5 octobre, les FOI positionnées sur le check-point à l’entrée du camp de réfugiés de Shu’fat, au nord-est de Jérusalem, ont arrêté un jeune palestinien, prétendant qu’il avait tenté d’attaquer deux soldats israéliens. Peu après, les FOI ont pénétré dans le camp lançant des bombes sonores et des lacrymogènes. Elles ont arrêté 8 garçons dont deux de moins de 13 ans.

    Mardi soir, 6 octobre, les troupes d’occupation s’en sont pris à une tente montée par le mouvement islamique en Israël sur la terrasse d’une maison dans le quartier d’al-Jouz à Jérusalem il y a deux ans. L’opération, à 150 mètres de la vieille ville de Jérusalem, faisait suite à une décision d’un tribunal israélien qui ordonnait l’expulsion de Sheikh Ra’ed Salah, chef du mouvement islamique. Vers 20h, les FOI et la police israélienne ont envahi l’immeuble et remis au Sheikh Salah un mandat d’arrêt contre lui du chef de la police israélienne. Elles l’ont emmené au centre de détention d’al-Maskoubiya où il a été interrogé pendant plus de deux heures. La police israélienne a demandé au tribunal central israélien de prolonger la détention de Sheikh Salah de 5 jours, mais le tribunal a rejeté la demande tout en accordant l’expulsion de Sheikh Salah de Jérusalem pendant un mois. Les Palestiniens ont manifesté contre cette opération. Les FOI et la police ont arrêté deux civils.

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    Face à face dans la vieille ville de Jérusalem
    (Reuters)


    5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    La colonisation se poursuit en violation du droit humanitaire international et les colons continuent leurs attaques.

    Le mardi 6 octobre, vers 13h, deux colons israéliens ont agressé un enfant palestinien, alors qu’il rentrait chez lui dans le sud d’Hébron. Ils ont prétendu qu’il avait lancé des pierres sur leur véhicule. L’enfant est couvert d’ecchymoses sur tout le corps.

    Durant cette semaine, des colons de Nahna’il, dans le sud de Deir ‘Ammar, à l’ouest de Ramallah, ont arraché au moins 50 oliviers appartenant à une famille palestinienne.

    Mercredi soir, 7 octobre, une cérémonie d’inauguration d’un nouveau quartier a été organisée dans la colonie Nov Tzion à Jabal al-Mukkaber, dans le sud-est de Jérusalem-Est. Le plan prévoit la construction de 104 nouvelles unités de logement. La seconde étape inclue 104 autres unités et, une fois terminé, le quartier comprendra 400 logements. La colonie a été implantée sur de la terre appartenant à des Palestiniens.

     

    (JPG)Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 1er au 7 octobre 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.


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  • Poitiers : Eclaircissements récents sur l’impossibilité de quelques affinités

    dimanche 11 octobre 2009

    Si nous prenons ici l’exemple de la manifestation contre la nouvelle prison de Vivonne à Poitiers (ou plutôt contre le transfert de ses nouveaux détenus), ce n’est pas que celui-ci soit particulièrement emblématique ni parce qu’il fait couler tant de boue parmi les habituels chieurs d’encre militants et/ou journalistes ; il y a juste ce petit quelque chose qui vous fait prendre la plume à des instants où la connerie semble vouloir concurrencer l’espace-temps, et c’est bien le cas peu après cette manifestation, et sans même avoir besoin de mentionner le tourbillon mediatico-policier qui l’enserre.


    Bris de vitrines de banques, de commerces, de locaux journalistiques, de magasins Bouygues (entreprise participant à la construction des prisons) et d’autres collabos, tags dans tout le centre ville, et notamment contre des monuments religieux, des magasins, affrontements avec les flics etc. Bref, le classique d’une manif qui, si elle n’offrait que peu de contenu, n’aura pas servi à rien d’autre qu’à balader son chien.

    Si l’appel à cette manifestation était loin de pouvoir convaincre des sensibilités anarchistes de rupture (notamment avec le gauchisme), et si l’aspect spectaculaire qui ne cesse d’enjoliver cette tendance actuelle du gauchisme radical (et politique) à suivre des maitres à penser (quelques livres à la mode), voire des maitres tout court (comme les Partis, mêmes imaginaires) était si présent dans l’esthétisme qui auréolait cette journée anti-carcérale, ou encore si les bases de cette lutte, qui mettra en avant les aspects les plus superficiels de l’univers carcéral [1] plutôt que l’administration pénitentiaire de nos vies elles-mêmes ; il nous importe quand bien même de défendre la destruction des outils de la domination (peu importe l’échelle de cette destruction) en ce qu’elle dépasse largement les cadres symboliques et spectaculaires pour contribuer par de réels dégâts physiques et matériels à la guerre sociale.

    C’est que souvent, le dégât matériel est méprisé par le militant moyen, qui pense lui, que seule la conscientisation des « masses » peut venir à bout de ce monde, et que donc il faut l’attendre pour agir. Il faudrait, pour que ce dégât porté à l’ennemi soit moralement approuvé, qu’il lui soit infligé par tous les exploités, et au même instant T. Ce qui équivaut, à la lumière du passé, à ne porter aucun dommage au système, à attendre et à crever en n’ayant rien été d’autre que le spectateur pacifié de sa propre vie.

    Et ils sont nombreux, par exemple, les anarcho-flics, ces éternels commentateurs, à nous délivrer leurs messages de paix tandis que nos cœurs bouillonnent vers la guerre. L’apocalypse qu’ils nous promettent n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle que nous promettent les nouveaux leaders philosophiques du gauchisme tacticien post-gauchiste, à la seule différence comptable que celle-ci viendrait plus tard que l’autre.


    Par ailleurs, comme l’avaient fait remarquer quelques compagnons italiens [2] préoccupés par les tournures tacticiennes et politiciennes de la défense des inculpés de Tarnac et notamment des comités de soutien , « l’insurrection qui vient ne lit pas Libé », il est temps de rajouter que l’insurrection qui vient ne lit pas non plus L’Insurrection qui vient, ni d’ailleurs les communiqués officiels des organisations politiques.

    La « section Poitou » de l’Organisation Communiste Libertaire (OCL) s’indigne du déroulement de cette petite manifestation dans son communiqué nommé avec ce gout de la phrase qu’ont ceux qui veulent rentrer dans les musées : Il n’y a pas eu plus d’émeute à Poitiers le 10 octobre que de socialisme en France en mai 1981 [3].

    Ils nous expliquent du haut de leur sagesse d’anciens (il semble devenir de plus en plus difficile de ne pas imaginer de longues barbes blanches à nos sages libertaires), ce qu’est l’émeute, la vraie. « Une émeute, c’est, rappelons-le, un soulèvement populaire mis en œuvre par une partie importante et significative de la population dans un espace politique donné. » Celle-ci est très jolie, nous vous l’accordons, elle contient en elle tout ce que la politique et le démocratisme ont gangréné du cadavre encore chaud de la révolte des résignés.

    Populaire, populaire... cet adjectif singulier invariant en genre qui fut si longtemps l’apanage des maoïstes et des léninistes, qui le sera encore et toujours des franges les plus réactionnaires et fascistes du spectre de la politique, peut prendre plusieurs sens, tous complémentaires : issu du peuple, appartenant au peuple, destiné au peuple, très connu et apprécié du plus grand nombre, et donc du peuple. Nous ne reviendrons pas encore sur la notion de peuple, qui ne finira jamais de provoquer notre colère contre toute forme de négation de l’individu, qu’elle soit nationaliste, patriotique ou démocratique. Nous espérons aussi ne pas avoir à revenir sur la politique et ses mécanismes de représentation, de séparation, de médiation et de respectabilité.


    C’est que pour l’OCL du Poitou, l’heure n’est pas à l’attaque et à la destruction de toutes les prisons, il y aurait à régler en premier lieux quelques questions « cruciales » à leurs yeux, assez cruciales en tout cas pour devenir de bons prétextes à la passivité active qui les caractérisent : « Quel sens donner à l’abolitionnisme ? Quelle population croupit dans les prisons ? Dans une société « libertaire », quel sens aura la déviance ? » ; Et pour clôturer le joyeux bal du statu quo social : « faudra-t-il ou non « punir », pourquoi, comment ? ».

    Le « Pourquoi » et le « Comment » étant déjà la réponse à la question « faudra-t-il punir ? ». Pas besoin de revenir non plus sur les éternelles théories du complot des anarchistes organisés et des trotskistes sur la main de l’Etat derrière chaque offensive contre ses infrastructures ou celles du Capital (« […] les événements décrits succinctement plus haut - qui, répétons-le, ne furent en rien une émeute, et dont la responsabilité revient essentiellement aux forces de l’ordre »). En bref, nous pouvons remercier l’OCL-Poitou pour son expertise révolutionnaire.

    « On parle toujours de la violence du fleuve, jamais de celle des rives qui l’enserrent. »

    Mais au-delà de cette anecdotique organisation permanente à la prétention de représenter autre chose qu’elle même, on a tous pu entendre ici ou là les fonctionnaires de la pacification sociale habillés en révolutionnaires pointer leurs sales gueules, comme toujours. A travestir ce que nous vivons comme des contributions à la création autonome de nos vies, à la libération d’espaces de créativité sociaux comme individuels en un spectacle morbide, au nihilisme, à l’action de sombres desperados romantiques, à une violence aussi systématisée que la non-violence systématisée (le pacifisme) de certains d’entre-eux.

    Si il serait justifié de pointer du doigt les mécanismes activistes derrières ces rassemblements sans contenu (ou trop peu), rassembleurs, et qui sous prétexte de vouloir parler à un maximum de gens (on en revient à l’adjectif populaire) devront nécessairement passer par les plus petits dénominateurs communs, cette même logique manipulatoire propre à l’intégration des réflexes démocratiques et du catéchisme des foules (qui ont toujours raison) ; Il convient toutefois de rappeler aux politiciens et autres « grands-frères » bien intentionnés, que lorsque qu’éclate notre rage, tout ce qui nous oppresse et se trouve sur notre route à un moment donné mérite de subir nos foudres, qu’il soit vêtu de bleu ou de tracts, et que nous ne tolérons pas les arbitres.

    Le Collectif Contre la Prison de Vivonne, de qui serait venue l’initiative de cette manif (dans le cadre d’une « journée anti-carcérale ») se fend, lui, d’un communiqué [4], le jour d’après, pour y affirmer « que les pratiques utilisées ne correspondaient pas à leurs attentes et qu’un bilan de la stratégie politique émanera de ces événements », tout cela avant d’agiter l’éternel spectre de l’état d’exception, des méthodes policières pourtant si banales (arrestations, fichage, contrôles d’identité…), mais qui seraient « dignes d’une ère ancienne »... Tout cela pour finir par demander la libération des manifestants encore en garde-à-vue. Autant de choses qui de notre coté ne peuvent résonner qu’autrement, puisqu’il y aurait à se dissocier de tout sauf des pratiques ici remises en question dans ce communiqué défaitiste. Mais le non-sens guette toujours l’avidité de reconnaissance des autorités et de la normalité.

    Nous n’étions pas à Poitiers le 10 octobre 2009 parce que nous nous méfions de la forme sans fond et des logiques (ré)activistes, nous ne serons jamais aux cotés de ceux qui assument l’autoritarisme de la condamnation des actes de révoltes, des arbitres politiques qui départagent les bonnes émeutes anti-autoritaires des mauvaises.

    Au plaisir de détruire ce qui nous détruit, ailleurs, sans attendre et tout le temps.

    Quelques anarchistes précipités,
    Le Dimanche 11 Octobre 2009.

    Notes

    [1] l’affiche d’appel à cette manifestation « festive » faisait le choix étonnant, par exemple, de souligner que l’on réveillait les détenus bien trop tôt en cas de transfert… (L’affiche est visible ici).

    [2] Cf. Lettre ouverte aux camarades français à propos des arrestations de Tarnac et pas seulement.

    [3] publié le 11 octobre et lisible ici.

    [4] Que l’on peut lire ici.


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