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    Le Festival des films de monde de Montréal (FFM) a pris fin le 7 septembre et Korkoro (Liberté), le film du réalisateur français Tony Gatlif, est sorti grand gagnant de cette édition.

    Le film a reçu le Grand prix des Amériques. Il a été le plus populaire auprès des cinéphiles et on lui a également accordé la mention spéciale du jury œcuménique.

     

    Qui sont les Rroms ?    


    Les Rroms sont un peuple d'origine indienne, dont les ancêtres sont venus de la moyenne vallée du Gange, en Inde du Nord, il y a environ 800 ans.
    Ils sont aujourd'hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre continent. Parvenus en Europe par l'Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont installés d'abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l'Europe occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le plus étant la Roumanie et la Bulgarie.

    Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits "orientaux" (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France ~ 4%) et en Kalés (ou Gitans ~10%), en Gypsies (ou Romanichals en Grande-Bretagne ~ 0,5%) - sans compter divers groupes de moindre importance numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen, ils sont aujourd'hui sédentaires à 96%.

    Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n'a jamais eu de revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont environ un demi-million en France.

    Etre Rrom est une valeur positive indiscutable,
    tout comme être Chinois, Argentin ou Français


    Et les Tsiganes alors ?

    Le mot 'Tsigane' vient du grec Atsinganos; c'était le nom d'une secte qui a disparu au XIème siècle: bien avant l'arrivée des Rroms dans l'Empire byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact physique avec tous les autres, qu'ils considéraient impurs. Les paysans byzantins les avaient donc appelés Atsinganos ("non touchés", mais ceci dans un sens très différent de la notion d'intouchable en Inde). Quand les Rroms arrivèrent à leur tour, venant d'Asie et gardant une certaine distance, les prirent pour un nouveau contingent de cette secte.

    A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d'Europe furent diversement appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français (et Cigains en vieux-français)...

    A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre ~ la liste est sans fin), ce mot de Tsigane n'a pas de définition réelle. Plusieurs groupes en effet, qui n'ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l'occasion appelés Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les Yéniches (germaniques), les Egyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás - à l'origine Roumains du sud de la Serbie) et bien d'autres, jusqu'aux pillards de la guerre de Bosnie... Dans l'esprit de la pratique désormais universelle, le 1er Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour le désigner. On utilise parfois en France le terme "Rroms, Gitans et Manouches" pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.

    Rroms et Gens du Voyage

    De leur arrivée en Moldavie et Valachie au XIV siècle et jusqu'en 1856 les Rroms furent réduits en esclavage - et donc largement sédentaires. A peine 4 % de la population globale des Rroms (environ 15 millions) sont nomades. Ils n'ont jamais été nomades par culture, mais par nécessité : Pendant des siècles, ils ont été chassés de pays en pays, presque partout en Europe, sous peine des pires sanctions, y compris la peine de mort, parce que nés Rroms.... Ils tentaient donc de fuir violences et discriminations avec l'espoir de trouver un pays plus accueillant... Les gouvernements et les Parlements s'empressaient de promulguer des lois à leur encontre. Les états allemands à eux seuls ont voté cent quarante huit lois et décrets les concernant entre 1416 et 1774 ! Dans l'Espagne du 16ème siècle, tout Rrom (Gitan, en ce pays) surpris en train de parler sa langue maternelle était puni de mutilation... ce qui explique que le rromani s'y transforma en ce qu'on appelle le « Kaló », un idiome en fait plus espagnol que rromani...

    Repoussés systématiquement, les Rroms d'Europe occidentale ont dû développer des moyens de subsistance adaptés à ce genre de vie : travaux agricoles saisonniers, travaux de réparation notamment de chaudronnerie, vannerie, voyance, maquignonnage, petit commerce ambulant... compatible avec la mobilité, dont certains sont aujourd'hui très fiers et qui constitue un Droit de l'Homme reconnu et pour l'exercice duquel tous les Rroms se battent.




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  • Patricia Rhodes, chancelière du Honduras , à confirmé que les forces militaires du gouvernement de facto  ont lancé des gaz toxiques sur l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa. Elle a également donné les noms de 2 entreprises Israeliennes qui les auraient vendu.

    Pendant une conference de presse à New York, le chef de la diplomatie d'Amérique Centrale à assuré que des sources militaires loyales à Zelaya lui "avaient soufflé" que les armes chimiques avaient été fourni par les entreprises Alfacom et Interccom.

    Ces entreprises se trouvent à Tegucigalpa et appartiennent au citoyen Israelien Yehuda Leitner (qui sert d'intermediaire entre Israel et Robert Micheletti).

    Le président manuel Zelaya a dénoncé ce vendredi en conférence de presse, depuis l'ambassade du Brésil, que les forces militaires honduriennes, qui reçoivent des ordres du gouvernement de facto, ont lancé des gaz toxiques contre l'ambassade.

    Selon l'information fournie par la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH), ces gaz non identifiés, ont provoqué des empoisonnements, , des vomissements aux personnes qui se trouvaient dans l'ambassade

    Cette dénonciation a été niée par le gouvernement de facto conduit par Robert Micheletti qui a qualifié le fait de de « totalement faux ».

    Rhodes a affirmé que le spécialiste , Mauricio Castellanos, ministre de la santé , a pris aussi les essais depuis les alentours de l'ambassade brésilienne, à quelque 300 mètres de l'enceinte « du au fait que les militaires ont bloqué l'accès à l'ambassade »..

    Le spécialiste a utilisé un équipement approuvé par le FDA Américain et a dit que « les résultats montrent une concentration elevée d'ammoniaque, qui est utilisée comme gaz poivre », a expliqué Patricia Rhodes.

    Dans l'analyse de l'échantillon on a trouvé une haute concentration d'acide cyanhydrique, qui a t-elle indiqué, produit « une réaction rapide en l'inhalant, et au contact  du sang il produit des vertiges, des nausées, saignements, vomissements, céphalées et difficultés respiratoires »

    Certaine de ce fait, Rhodes a aussi déclaré que les personnes qui étaient  dans l'ambassade sont des victimes « du lancement d'armes chimiques depuis des hélicoptères et des avions ou bien utilisées par les troupes, appareils sophistiqués de radiations soniques et électromagnétiques » qui leur ont causé divers troubles

    Bien que la CIDH ait fait appelé pour que le gouvernement de Micheletti mette fin à cette operation et  laisse l'accès à des médecins et à des membres de la croix rouge hondurienne, le chancelier a affirmé qu'ils ne laisserait entrer personne.

    Rhodes  a demandé expressément à  qu'on envoie « une mission médicale internationale de l'ONU », et elle a exprimé que son pays se trouve devant « une guerre irrégulière ».

    Le président du Vénézuéla, Hugo Chávez, lors de la conférence de presse qu'il a donné jeudi après son intervention dans l'Assemblée de l'Organisation de Nations Unies (ONU), a déclaré que dans une conversation avec le président Manuel Zelaya, celui-ci avait découvert, dans le plafond d'une maison voisin, un objet d'interception et de sabotage pour les équipements électroniques. Cet équipement était de fabrication israelienne.

    SOURCE TELESUR 


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  • TOTAL DES SUICIDES
    et des morts suspectes
       102
    connus pour l'année 2009

    Par sa nature répressive et par sa structure interne de pouvoirs antagonistes et inégaux, la prison est suicidogène. La prison, une machine à tuer, titre d’un livre de François Sammut, Pierre Lumbroso, Christian Séranot (Paris, du Rocher, 2002), est une image tout appropriée pour décrire la culture carcérale.

    Les situations d’enfermement sont si mauvaises que le suicide peut paraître un choix avantageux aux yeux du détenu, car il lui permet de réaffirmer sa liberté face à la société qui l’en prive. C’est, pour lui, un bien pour un mal.

    Un lieu de sanction de caractère punitif, un système d’isolement physique et de séparation avec le monde extérieur, des murs et des barreaux comme autant de barrières qui enferment et provoquent la frustration propice à la violence verbale et physique des codétenus.

    *********

    Plus d’une centaine de suicides et morts suspectes sont annuellement répertoriés dans les prisons françaises par l’Administration Pénitentiaire ; un décès presque tous les trois jours : sept fois plus qu’à l’extérieur. Parmi eux, une majorité de courtes peines, de prévenus, de jeunes issus de l’immigration, de malades.

    Désespoir, conditions de détention et vétusté des infrastructures sont les raisons habituellement avancées. C’est pratique. Le désespoir renvoie l’individu à sa faute, tandis que la vétusté est un sujet à la mode. L’abcès a été mis en évidence à force de témoignages, livres ou rapports parlementaires. Le fait est désormais connu de tous. La construction de 13 200 places avant 2007 sur 28 nouvelles prisons [1] et la restauration des autres pour mettre toujours plus de monde derrière les barreaux. Même type de réponse concernant l’« insécurité » en détention : on recrute des personnels pénitentiaires.

    Le premier véritable problème posé par ces statistiques est que non seulement elles « oublient » le comptage des prisonniers qui décèdent hors les murs - à l’hôpital, par exemple -, mais que surtout elles sont globales : l’Administration Pénitentiaire se garde bien de communiquer le résultat de son décompte macabre prison par prison, ce qui donnerait un élément supplémentaire dans la compréhension de l’acte suicidaire et donnerait un éclairage différent sur le « climat » des prisons ou sont découvertes ces personnes décédées. L’Administration Pénitentiaire cultive l’opacité la plus absolue lorsqu’il s’agit d’obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants et ces hommes décèdent.

    Pourquoi ? Peut-être parce que les résultats seraient encore plus gênants, et difficiles à justifier par la seule détérioration des conditions matérielles de détention ou le fameux désespoir. Parce que l’on observerait une étonnante disparité d’une prison à une autre. Parce que l’on s’apercevrait aussi que ce terme fourre-tout recouvre des situations fort différentes. Si l’on sait qu’à de nombreuses reprises des suicides ont été évités par la prompte intervention des personnels pénitentiaires, on s’étonne d’autant plus de leur manque de réactivité dans d’autres cas ou d’autres lieux, les quartiers disciplinaires par exemple...

    S’agissant de personnes reconnues suicidaires, l’Administration Pénitentiaire ne cesse de clamer son manque de personnel. Si donc, de son propre aveu, l’Etat n’a pas ou ne se donne pas les moyens de prévenir les suicides chez des gens dont on connaît la propension au passage à l’acte, comment justifier le maintien d’un régime de détention incompatible avec un véritable suivi psychologique ? De plus, l’Administration Pénitentiaire invoque souvent la violence des détenus entre eux, le racket, etc. Certes. Mais elle oublie singulièrement d’autres facteurs : les transferts qui, rompant les liens tissés par les prisonniers en détention, les éloignent un peu plus de leurs familles ; les placements à l’isolement, reconnus comme une forme de torture ; les refus ou les brutales suspensions de parloir ou de libération conditionnelle en lesquelles un individu a concentré tous ses espoirs ; les pressions de certains surveillants, les brimades et les vexations quotidiennes. Tout ce qui est développé pour briser un individu et le rendre docile.

    Si le cynisme et la désinvolture caractérisent donc la gestion par l’Administration Pénitentiaire de ces cas de suicides et morts suspectes, les familles doivent en plus, lorsque la mort est suspecte, endurer un véritable parcours du combattant pour obtenir la moindre information précise sur le décès de leur proche : « Mon frère Belgacem était âgé de 19 ans, confie Nadia Soltani. Il était incarcéré pour un outrage à agent et purgeait une peine de sept mois de prison, un peu moins de cinq mois avec les remises de peine.

    Il décédera dans des circonstances troublantes un mois avant sa sortie. »Lorsque sa famille se rend à la prison pour reconnaître le corps, elle découvre la dépouille du jeune homme couverte de traces de coups : « Lors de son dernier transfert, à peine arrivé à Tarbes, il est placé à l’isolement et battu après une altercation avec les surveillants. (...) Il aurait été retrouvé pendu à une grille de sa cellule du mitard le lendemain (...). Est-ce l’emploi de la “force strictement nécessaire” [2] [pour le faire entrer au mitard] qui explique son nez et sa mâchoire fracturés, son crâne défoncé, sans compter les bosses, marques d’entailles et coups, dont des empreintes de crampons de chaussure ? »

    Depuis la création de l’Observatoire des suicides et morts suspectes en détention [3], on recense de plus en plus de cas - étayés par des photos, des courriers, des témoignages de codétenus ou de familles - qui, à tout le moins, devraient immédiatement déclencher des enquêtes sérieuses et indépendantes. Enquêtes il y a, mais les conclusions corroborent toujours la version officielle, même lorsque les faits constatés par les enquêteurs eux-mêmes ne collent pas...

    Ainsi, lors de la reconstitution de la pendaison de Belgacem Soltani, il a fallu que « le directeur monte sur une chaise, qu’un gardien grimpe sur ses épaules et tende les bras pour atteindre très difficilement la grille [à laquelle Belgacem se serait pendu], puisqu’ils ont dû répéter l’opération trois fois ». Au moment des faits, il n’y avait même pas de chaise dans la cellule... De même, « pas de marque du drap autour du cou (...), ni même celle du nœud, pourtant significative de la pendaison », ajoute sa sœur. Seules des traces des coups étaient visibles.


    Il ne s’agit pas ici de faire le procès de l’Administration Pénitentiaire et de ses personnels en les englobant dans un fantasme, mais simplement de témoigner de cas où les preuves sont suffisamment tangibles et terribles pour ne pouvoir en aucun cas justifier une telle légèreté : « Pour obtenir que l’enquête soit menée comme il se doit et avoir tous les résultats, rapports, interrogatoires, il a fallu manifester au tribunal et à la maison d’arrêt. (...) Belgacem n’a pu être enterré que cinq mois après son décès. »


    Ces familles dont la voix ne trouve que rarement écho et soutien auprès du monde associatif et de la presse se regroupent et s’organisent, décidées à se battre : « Pour nous, l’essentiel était d’avoir un dossier complet afin d’épuiser tous les recours en France et nous présenter devant les juridictions européennes avec un dossier plus que solide. Nous devons la vérité à Belgacem, et justice lui sera rendue un jour, car, si la France nie la vérité, d’autres ne pourront que la faire éclater en traitant ce dossier [4].  »

    Il est plus qu’urgent que l’Etat mette enfin à plat et dans la transparence ses pratiques pénitentiaires. Que les conclusions de la commission Terra diligentée par la chancellerie dresse un état des lieux précis des suicides en détention, examine précisément chaque cas douteux, et mette fin à l’omerta cultivée par l’administration pénitentiaire.

    La création de l’Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site prison.eu.org a permis d’interpeller l’opinion publique.

    **********

    [1] Le dossier d’information complet du Programme pénitentiaire issu de la Loi d’orientation et de programmation pour la justice 2003-2007 du 9 septembre 2002 est consultable depuis la page d’accueil du site du ministère de la justice : http://www.justice.gouv.f r

    [2] Selon les termes du rapport disciplinaire ayant conduit Belgacem Soltani au mitard.

    [3] http://www.prison.eu.org/rubrique.php3?id_rubrique=68

    [4] Nadia Soltani est membre du collectif Justice pour Belgacem ; voir « Mort suspecte et silence assassin »

    BAN PUBLIC 



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  • ADELE - MY SAME

     


    BETH ORTON - BLOOD RED RIVER

     

     

    CAT POWER - SONG TO BOBBY


     

    EMILY HAINES -  WINNING



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  • ILS INVESTISSENT DANS L'IMMOBILIER? INVESTISSONS LEUR MAISONS

    C’est la rentrée. Loyers trop chers, squats expulsés 

     

    pendant l’été, fin de bail, appartements minuscules ou 

    délabrés, nombreux sont ceux qui cherchent à se loger, sans en 

    avoir les moyens ou les garanties exigés. 

    Il y a quatre mois, suite à une décision d’expulsion, il nous a fallu quitter la maison 

    que nous habitions sans droit ni titre. Depuis nous vivions à droite à gauche, comme tant 

    d’autres, hébergés chez des amis qui voulaient bien nous faire un brin de place, nos affaires éparpillées un peu partout. Promenades-repérages, à pied en voiture, cercle de recherche de 

    logements, échange de bons plans entre camarades, enquêtes au cadastre : nous cherchions une maison. 


    AUJOURD’HUI, NOUS SOMMES CONTENTS DE VOUS ANNONCER QUE NOUS AVONS UNE NOUVELLE MAISON. 


    Une maison pour habiter à plusieurs, un espace assez grand pour inviter, un jardin à cultiver, un toit sous lequel dormir, manger, palabrer, conspirer, aimer, crier, projeter et tutti quanti, 

    le plus longtemps possible. Une maison pour habiter le monde. 


    Nous avions repéré cette maison, vide depuis un certain temps déjà. Une maison fermée, murée, morte. Elle appartient à Quartz Properties, société immobilière qui possède l’entreprise 

    voisineet des dizaines d’autres terrains à Montreuil, notamment le long des Murs-à-Pêches dont elle a contribué largement à la destruction. Quartz Properties appartient à Proudreed, fond 

    d’investissement spécialisé dans l’immobilier d’entreprise. Proudreed possède des dizaines d’entreprises comme Quartz Properties, elle-mêmes propriétaires de  centaines de terrains et 

    bâtiments en France. 


    Les dirigeants sont bien contents : « 2008 reste une année record pour Proudreed en terme de hausse des revenus locatifs, de valeur de patrimoine, de cashflow et de baisse du taux de 

    vacance,  et ce malgré un contexte mondial en crise », pérorent-ils en première page de leur site internet. Et encore: « La seule façon d’être suivi, c’est de courir plus vite que les autres. » 

    Triomphalisme cynique et décomplexé de l’idéologie libérale. 


    MAIS L’INDIVIDUALISME NE RÈGNE PAS PARTOUT


    Les pratiques d’entraides et de solidarité n’ont jamais cessé d’exister, d’autant moins alors qu’on organise la précarisation de tous en

    invoquant une crise historique. 

    L’entraide, c’est des grandes choses et des petites choses, un désir de commun qui habite le quotidien. C’est mon voisin qui me prête sa voiture et une île en grève qui trouve à se nourrir 

    tout en bloquant les flux. C’est se regrouper pour veiller sur les enfants quand les crèches sont pleines et c’est abriter un homme sans papiers poursuivi par les flics. Ce sont des ouvriers 

    qui arrêtent le travail pour soutenir leurs collègues licenciés et des habitants qui font du pain pour tout le quartier. C’est se défendre à nombreux contre les institutions de contrôle social ou 

    faire une grande manifestation contre l’occupation policière de la rue. 


    Ouvrir une maison dont les propriétaires n’ont aucun usage est un acte simple, modeste. Mais ce que cela implique : l’organisation collective, la solidarité des voisins, le partage des savoirs 

    manuels et juridiques, l’autodéfense face aux polices ; ce sont autant de gestes de solidarités qui font rupture avec les logiques de gestion qui isolent, enferment, écrasent. C’est une attention 

    au commun parfois fatiguante mais toujours vitale. Alors on continue… 


    À bientôt, dans la rue, ici ou ailleurs. 

     

    LA CLINIQUE 


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