• Depuis le 25 mai, les étrangers détenteurs d'un titre de séjour provisoire (APS) ne peuvent plus quitter sans problème le territoire français, parce qu'il leur sera demandé au retour un visa pour rentrer en France. Cette nouvelle tracasserie administrative, destinée à limiter la circulation des immigrés et à restreindre leurs droits, est passée complètement inaperçue, le ministère n'ayant pas jugé bon d'en informer les principaux intéressés. Résultat : de nombreux immigrés se retrouvent bloqués à la frontière en rentrant de vacances ou en revenant d'un séjour dans leur pays d'origine, sans comprendre ce qui leur arrive.

    Ainsi une femme d'origine algérienne, traitée en France depuis six mois pour un cancer du pancréas, a dû attendre deux mois pour pouvoir continuer à suivre son traitement, entraînant une aggravation de son état de santé. Elle faisait pourtant le trajet régulièrement depuis plusieurs mois, mais la circulaire administrative ne lui a jamais été communiquée. Heureusement, cette personne a été aidée par les associations d'aide aux immigrés. Mais combien d'autres vont rester à la frontière sans aucun recours !

    Aline URBAIN

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  • Sainte Clotilde (Reiss), petite intérimaire de la DGSE, libérée sous caution, est assignée à résidence à l'ambassade. Les Iraniens sont trop bons!


    Un classique! Clotilde Reiss a bien été utilisée, à son insu de son plein gré, comme intérimaire de la DGSE dans le cadre d'une tentative de déstabilisation soutenue par les Usraéliens, et donc Sarkozy, leur petit valet.



    Les spécialistes du farsi et de l'Iran se comptant sur les doigts d'une seule main à la DGSE, il lui faut bien, comme dans bien d'autres pays, utiliser la main d'oeuvre disponible sur place, étudiants, chercheurs et ONG francophones. La procédure est banale. Chaque ONG française a son correspondant à la DGSE. Cela a commencé en Afghanistan, à l'époque de l'occupation soviétique, n'est-ce-pas AB?...


    La petite Clotilde Reiss, de part son milieu social, sa connaissance de la langue et ses fréquentations sur place était une proie toute désignée, à la fois pour le résident de la DGSE via le service culturel de l'ambassade, mais aussi pour les services iraniens qui l'avaient donc à l'oeil.


    Bonne pioche, puisqu'oubliant le "devoir de réserve" qui aurait dû être le sien, comme celui de tout étranger au pays, sa participation à des manifestations, officiellement interdites, constituait, comme dans n'importe quel autre pays, un délit parfaitement répréhensible. De plus, elle s'était métamorphosée en reporter photographe, prenant des centaines de clichés. Bien imprudente la gamine, car si ses films et clichés ont pu donner au résident de la DGSE un aperçu des manifestations et du type de manifestants (une majorité d'enfants de la moyenne et haute bourgeoisie iraniennes avides de jouissances "à l'occidentale"), cette "iconographie" se trouve également aujourd'hui entre les mains des services iraniens qui en feront le meilleur usage!


    Elle participait donc aux manifestations contre le régime légal d'Iran, elle photographiait, elle filmait, mais aussi elle écrivait, deux courriels en fait: un anecdotique, sans intérêt, c'est celui auquel il a d'abord été fait allusion pour déclarer qu'elle était blanche comme neige, et un autre, plus détaillé, dans lequel elle rend compte de ce qu'elle a vu et entendu en tant que participante. Ce courriel destiné au directeur de l'Institut Français de Recherche en Iran, sous tutelle de l'ambassade.


    Tous ces faits sont aujourd'hui établis, comme il est clair que Melle Reiss est une "occasionnelle", pas une professionnelle du renseignement, ce qui explique la mansuétude des autorités iraniennes à son égard qui, dès le début, ont conseillé à la France de ne pas envenimer une affaire au demeurant modeste.
    Mais c'était oublier la méthode Kouchmerde-Sarkozy, toute de criailleries et de rodomontades.


    Il faut se féliciter de la juste libération de Nazak Afshar qui a beaucoup parlé, et qui n'était apparemment que la "concierge" de l'ambassade, chargée d'ouvrir les portes de celle-ci aux manifestants! Ce que le politicien véreux Kouchmerde a donc été obligé de reconnaître, toute honte bue.


    Melle Reiss regagnera sous peu l'ambassade, mise en "liberté surveillée", et devra s'expliquer avec le résident de la DGSE, ce que les services d'écoutes iraniens attendent avec gourmandise. Il faut en effet savoir que notre ambassade est parfaitement "sonorisée", et depuis de longues années...(ne pas confondre "sonorisée" et "sécurisée"!).

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    Léonard Peltier est un militant amérindien emprisonné depuis 1976, victime de la guerre secrète menée par le FBI dans le cadre du COINTELPRO contre le Mouvement Indien Américain. Accusé du meurtre de deux agents du FBI, il écope de deux peines consécutives de prison à perpétuité le 2 juin 1977. Ces deux policiers ont été tué lors d'une fusillade alors qu'ils s'étaient introduits illégalement dans la réserve de Pine Ridge (Sud Dakota) où se trouvait le campement du Mouvement.

    Le FBI obtient l'extradition de ce membre influent de l'American Indian Movement. Procès bâclé, preuves fabriquées, témoignages frauduleux, tout est mis en oeuvre pour neutraliser ce «guerrier» pacifiste, symbole de la lutte contre le racisme, défenseur des droits d'un peuple que le président américain Ulysses Grant (1822-1885) souhaitait voir disparaître de la terre !!!

    Incarcéré depuis vingt-cinq ans au pénitencier de Leavenworth, Kansas, Leonard Peltier connaît le sort peu enviable des prisonniers politiques. A 58 ans, ce Sioux Lakota aura tout subi. Tentative d'assassinat, harcèlement, quartier d'isolement, brutalités constantes. Faute de soins médicaux, une fracture de la mâchoire en a fait un impotent incapable de mastiquer sa nourriture. Pour quelles raisons ? Il faut remonter aux années soixante-dix, durant lesquelles leFBI faisait la guerre aux activistes de la cause indienne.

    Or, aucune preuve formelle de sa culpabilité n'a jamais pu être établie. De plus, en 1981, ses avocats ont obtenu la déclassification de plus de 12.000 pages de son dossier (qui en contenait 18.000), pages reprenant de nombreuses preuves de malversations commises par le FBI. Grâce à cet élagage, les avocats ont tenté d'obtenir un appel de l'affaire devant une cour fédéral, ce qui leur a été refusé à cause d'une 'technicité judiciaire'.

    En janvier 2009, Léonard Peltier a été transféré du pénitencier de Leavenworth au Kansas vers une prison de Pennsylvanie. On lui accorde également à ce moment-là le droit de solliciter une libération conditionnelle en février 2009, demande qui a été introduite. C'est ce mardi 18 août que la commission de libération statuera sur son éventuelle libération.



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    UNE MOUCHE TOMBE DANS UNE TASSE DE CAFE !


    L'Anglais : Jette la tasse et sort du café
    L'Américain : Demande une autre tasse de café
    Le Mexicain : Enlève l'insecte et boit sa tasse
    Le Chinois : Mange la mouche et jette la tasse
    Le Tunisien : enlève la mouche et offre le café à son ami
    Le Palestinien assiégé : Bois le café et mange la mouche

    L'Israélien :

    Vend le café aux américains et la mouche aux chinois.
    Crie que sa sécurité est en danger.
    Accuse les palestiniens d'avoir jeté la mouche dans le café.
    Prétend que le hizbollah, les syriens et les iraniens sont entrain de mettre au point de nouvelles armes à base de mouches.
    Décrit ce geste comme étant une atteinte aux droits de l'homme, d'un acte antisémite, d'holocauste et de discrimination parmi les passagers de l'arche de Noé.
    Ordonne immédiatement à Mahmoud Abbas d'arrêter les mouches de voler et de leur interdire de tomber dans les tasses de café.
    Réoccupe la bande de Gaza, coupe l'eau et l'électricité et détruit les habitations.
    Impose aux Américains une aide militaire plus importante.
    Demande 1 milliard de $ pour le préjudice moral qu'il a eu en voyant la mouche dans le café.

     

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  • Honduras : 46ème jour de résistance populaire

    CADTM

    Au 46ème jour de résistance populaire, la répression à l’encontre des opposants au régime putschiste s’intensifie


    par
    Cécile Lamarque , Jérome Duval , Sabine Masson

    14 août 2009

    Au 46ème jour de lutte du peuple hondurien contre le Coup d’Etat et le gouvernement de facto, la Police et les Forces Armées ont une nouvelle fois fait preuve d’une extrême brutalité et d’une répression féroce à l’égard des manifestants. En dépit de la répression de la nuit dernière, une nouvelle manifestation qui a réuni des dizaines de milliers de personnes, pacifiques et déterminées, est partie de l’Université pédagogique. Elle allait se rendre au Palais présidentiel, mais à l’annonce de la loi votée par le Congrès National visant à rendre le service militaire obligatoire en cas de crise, les opposants au régime putschiste ont décidé de marcher vers le Congrès.

    Alors que les manifestants avançaient vers le Congrès, le centre de la ville s’est vu encerclé par des centaines de militaires et de policiers en armes, empêchant la population de circuler librement et d’exercer son droit à manifester. Les manifestants ont alors subi de plein fouet la violence policière : gaz lacrymogènes, coups aux manifestants pris de panique, arrestations arbitraires, etc.

    Suite à cette provocation des forces putschistes se déroule une confrontation devant le Congrès : la police lance des gaz contre les manifestants démunis, qui répondent par des jets de pierres. Après avoir gazé toute la place autour du congrès et le Parque central, les policiers et militaires pourchassent les manifestants qui essayent de fuir en se dispersant dans les rues, frappent les personnes qu’ils arrêtent. Des femmes ont subi des agressions sexuelles. A 14h30 devant le Congrès, alors qu’une vingtaine de personnes ont déjà été arrêtées, nous sommes témoins de l’arrestation d’une dizaine d’autres, dont nous avons pu noter les identités afin de les communiquer aux associations qui assurent le suivi juridique des personnes détenues, la COFADEH (Comité des Familles de Détenus Disparus au Honduras |1|) principalement. Les militaires et policiers s’en sont pris sans distinction et sans motif aux hommes, femmes et enfants. L’action collective sur la place devant l’édifice du Congrès a permis d’éviter la détention d’un mineur de quatorze ans, tandis que dans la cour du Congrès, on assistait impuissant à l’arrestation d’une professeur, Mabel Carolina Lopez, violemment maintenue au sol pendant près d’une demi heure par les militaires. Les éléments des forces armées qui étaient devant le Congrès élevaient leurs boucliers afin d’empêcher les journalistes de filmer, de prendre des photos. On bloque le passage à la délégation des droits humains, seule une procureur de COFADEH est reçue. Peu après, certains détenus sont apparemment transférés vers une caserne militaire tandis que d’autres sont amenés dans les sous-sols de l’édifice du Congrès. Un journaliste hondurien a également été agressé , les militaires lui ont arraché sa caméra. La répression était semblable voire plus cinglante en d’autres points du centre ville, ainsi qu’a San Pedro Sula, principale ville du Nord du pays.

    Le régime putschiste a notamment utilisé le ’Poste 21’ composé de militaires des forces spéciales Cobra, forces tristement célèbres pour les tortures qui y ont été perpétrées dans les années 1980. Y ont été enfermées de façon tout à fait illégale 26 personnes, dont on apprend par le Front des Avocats contre le Coup d’Etat qu’elles ont été torturées, frappées, humiliées. Toujours détenues, le régime putchiste veut les inculper d’actes terroristes !

    En tant que « Mission d’Observation », nous nous sommes rendus à l’Hôpital Viera où se trouvait le député du parti Unificacion Democratica (UD) Marvin Ponce, blessé par balles au pied, afin de recueillir son témoignage. Impossible d’entrer dans l’hôpital, le gardien avait reçu l’ordre de ne pas nous laisser rentrer !

    Dans un même temps, l’Université pédagogique nationale Francisco Morazán (UPNFM), le point de convergence de la résistance hondurienne, a été transformée en forteresse militaire. Une quarantaine de personnes qui étaient à l’intérieur – professeurs, étudiants, syndicalistes, etc - ont été séquestrées plus de huit heures. Ils et elles ont été forcés à se rassembler au centre du terrain de basket, où les militaires les ont maintenus, l’arme pointée en leur direction. Il s’agit d’une détention illégale, réalisée par des forces militaires dans un lieu d’éducation supérieure publique dont l’autonomie est garantie par la Constitution.

    Nous nous sommes rendus sur les lieux, accompagnés de deux avocates de la COFADEH afin de pousser à la libération des personnes détenues. Non sans mal, une journaliste de la Cofadeh parvient à rentrer, un avocat du Front des Avocats contre le Coup d’Etat était sur place. Le chef de police, Mr. Cerrato, déclare à la presse que les personnes retenues à l’intérieur font l’objet d’une enquête et doivent donner leur déclaration au sujet d’explosifs que la police et l’armée auraient trouvés à l’intérieur l’Université et attribuent aux opposants. Or, les personnes séquestrées expliquent que ces prétendues « preuves » sont du matériel utilisé par des infiltrés, des déchets de balles et de bombes lacrymogènes tirées la veille par la police contre l’Université.

    Aujourd’hui 13 août, on reporte de nombreux blessés à l’Hôpital Escuela, le Consejo Civico de Organizaciones Populares e Indigenas de Honduras (COPINH) déclare que 5 personnes de cette organisation sont portées disparues depuis hier. Les chiffres concernant le nombre de détenus varient selon les sources (police et ministère public). On craint que de nombreuses personnes demeurent disparues.

    Cette nouvelle démonstration de force de la part du gouvernement illégitime de Roberto Michelleti et l’établissement d’un régime autoritaire restreignant chaque jour davantage les libertés fondamentales du peuple hondurien font ressurgir le spectre des dictatures latino-américaines des années 1970-1980. Face à l’escalade de violences et de répression, aux violations graves des droits humains, civils et politiques, la solidarité des citoyens et des mouvements sociaux est indispensable. Entre autres revendications, le Front contre le coup d’Etat appelle à faire pression sur les gouvernements du Nord afin qu’ils bloquent tout soutien financier au régime de facto.

    note :

    |(1)| Comité de Familiares de Detenidos Desaparecidos en Honduras, www.cofadeh.org

    infos article :


    Jerome Duval et Cécile Lamarque sont membres du Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers monde (CADTM). Sabine Masson est chercheuse à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du dévellopement à Genève. Tous trois participent à la Mission internationale d’Observation et d’Accompagnement des organisations sociales en lutte contre le putsch au Honduras.

    www.cadtm.org/spip.php?article4678
    Publié par Jean Dornac à l'adresse 09:26

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