• Quand les ados imitent si bien la "culture pacifique" de leurs ainés partout dans ce monde...


    "ll y a quelques jours, un chien abandonné a été brûlé par deux adolescents, sur la place du village d'Espira-de-L'Agly, près de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales.

    Encore sous le choc, David* raconte à RTL: (RTL ne fait jamais le rapprochement avec le reste de l'actualité dans le monde, et préfère se faire un Buzz prostitué à l'audimat!)

    "Ils tenaient le chien et ont approché une flamme de sa queue. La queue a commencé à prendre feu, et ça s'est propagé à tout le corps. Le chien est parti en courant jusqu'au porche."

    "Ce sont des ex-amis à moi. Je ne veux plus leur parler. Ça ne se fait pas de faire des choses comme ça. Ma mère dit que s'ils sont capables de faire ça à un animal, ils sont capables de le faire aussi à un être humain. Je le pense aussi."
    (LePost)


    Si les ado n'avaient pas attaqué le supplice par la queue, la chose aurait été à peu près admissible alors?

    Si le chien avait seulement été lapidé dans les règles, incendié à l'essence...passe encore.
    Mais fallait pas commencer par la queue où tout toujours revient.

    Les auditeurs de RTL et les lecteurs du post se sentent concernés
    1 parce qu'il s'agit d'un chien
    2 parce qu'il s'agit de queue
    3 parce que il ne s'agit pas de toro et de tradition
    4 parce que rien n'a en définitive aucune espèce d'importance réelle au delà du "factuel immédiat" du moment que l'on ne relie pas le particulier au général et inversement, le général au particulier.


    Qu'un "manouche" se fasse flinguer dans une gendarmerie de quelques bastos entre les omoplates (Josh et moi en avions longuement parlé à l'époque, époque qui aurait pu tout aussi bien être hier) n'émeut pas autant, que partout dans le monde des mômes, des gens brulent sous les bombes de nos armées de la paix et de la démocratie...Tout le monde s'en branle...Qu'on se pende dans les taules ou dans les centres de rétention administratifs...Tout le monde s'en tape....que des ados imitent à ce point leurs parents jusque dans la bassesse concentrée...Nul n'en a rien à cogner!
    Voila qui devrait émouvoir pourvu que soit isolé/séparé/désincarné "le principe même de l'action" de tout contexte autre dont pourtant directement il s'inspire lamentablement!

    Pendant ce temps-là partout sur cette planète où règnent les "civilisations avancées", on extermine, on exproprie, on anéantie,on bute, on affame, on décime, on multiplie les charniers où pèle-mêle s'entassent toutes les espèces vivantes sans distinction jusqu'aux équilibres qui les composent à commencer par ce " en quoi et comment ils se pensent".

    Partout dans nos villes, nos pays, nos villages, nos cités HL-oumes "on ratonne", à qui "mieux-mieux", on expulse, on enferme, on menotte, on camisole, on assassine les peuples, les gens, "les Mondes", tout simplement....

    Alors sans doute comprendra-t-on pourquoi nous avons choisi de traiter par un regard oblique et la dérision un tel Buzz...

    Ce monde à les ados qu'il mérite absolument!!!
    Ce monde a aussi Tokyo Hotel et Mochael Jackson, Ben Laden et Obama....

    Un bon Weeck-end aux amis inconditionnels de l'humanité....

    Publié par LES AMIS DU NEGATIF A L'OEUVRE le 22 Août 2009  


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  • Un film documentaire de Jean-François Brient sur le système totalitaire marchand dans lequel nous vivons soumisEs. Il démonte les rouages des démocraties libérales qui forment le modèle dominant du monde occidental et comment celles-ci n'ont rien à envier aux systèmes totalitaires qu'elles semblent critiquer.
    Plus d'informations et le film à télécharger : http://www.delaservitudemoderne.org.

    Ce film documentaire, libre de droit, est aussi totalement gratuit. Un livre contenant le DVD a été publié et distribué gratuitement en France et en Colombie dans des lieux alternatifs mais aussi lors de manifestations.

    Citations

    • « L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave. »
    • « À mesure qu’ils construisent leur monde par la force de leur travail aliéné, le décor de ce monde devient la prison dans laquelle il leur faudra vivre. »
    • « La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. »
    • « Mais pour entrer dans la ronde de la consommation frénétique, il faut de l’argent et pour avoir de l’argent, il faut travailler, c'est-à-dire se vendre. »
    • « Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent. »
    • « Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire. »

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  • Rapport n° 32 sur les violations israéliennes des droits humains

    jeudi 13 août 2009 - 20h:18

    PCHR - du 6 au 12 août 2009

    <script type="text/javascript">// <![CDATA[ vis['1'] = 'hide'; document.write('
    Les forces d’occupation israéliennes (FOI) continuent d’agresser les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires occupés, et d’imposer un blocus total sur la bande de Gaza.

    Durant cette période :

    • les avions israéliens ont bombardé des zones dans le sud de la bande de Gaza prétendument pour détruire des tunnels de contrebande ;
    • les FOI ont usé de la force contre les manifestations de protestation contre la construction du mur d’annexion en Cisjordanie ;
    • elles ont mené 17 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 3 limitées dans la bande de Gaza :
      • arrêté 17 Palestiniens dont 7 mineurs, en Cisjordanie, et 2 pêcheurs dans la bande de Gaza ;
      • rasé au moins 60 dunums (6 hectares) de terres agricoles à l’est de la ville de Gaza ;
      • arrêté 2 Palestiniens, dont un mineur sur les check-points de Cisjordanie ;
    • elles ont maintenu un siège total sur les territoires occupés et ont isolé la bande de Gaza du monde extérieur ;
    • les FOI ont maintenu leurs mesures visant à créer une majorité juive dans la Jérusalem-Est occupée :
      • elles ont obligé une famille palestinienne à démolir une partie d’un bâtiment ajouté à sa maison à Wad al-Jouz ;
      • une route de Silwan s’est effondrée à cause des fouilles israéliennes ;
    • les FOI ont poursuivi leurs activités coloniales en Cisjordanie et les colons israéliens de s’en prendre aux Palestiniens et à leurs biens.
    (JPG)
    Des colons israéliens pointent leurs armes sur les Palestiniens lors d’une manifestation non violente contre l’expansion de la colonie Brakha, sur des terres palestiniennes du village de Bourin, près de Naplouse.

     

    Violations israéliennes recensées durant la période du 6 au 12 août 2009

    1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza

    Jeudi 6 août

    Bande de Gaza : 06h00 - Deux gardes côte de la marine israélienne s’approchent à 600 mètres du rivage à la hauteur de Rafah au sud de la bande de Gaza. Ziad ’Abdul Karim Miqdad, 38 ans, et ’Abdullah ’Abdul Karim Miqdad, 23 ans sont arrêtés. Ils sont emmenés au port de Ashdod pour interrogatoire. Ils sont relâchés vers 17h00.

    07h00 - Les FOI pénètrent à 350 mètres dans al-Shoja’eya, localité située à proximité du poste frontière de al-Mentar (Karni) à l’est de Gaza ville. A 18h00, 6 hectares de terres agricoles appartenant aux familles Jundiya et ’Ayad sont défoncés. Des témoins, eux-mêmes agriculteurs sur ce secteur, ont déclaré au PCHR que les FOI, positionnées à la frontière, interdisaient tous les agriculteurs d’accéder à leurs terres situées en bordure de la frontière.

    Incursions dans la région de Salfit : village de Kufol Hares où l’armée, vers 20h, patrouille dans les rues et boucle les trois entrées du village. Elle oblige les Palestiniens à fermer leurs magasins et à rester chez eux. Vers 23h30, de nombreux colons israéliens pénètrent dans le village sous le prétexte de visiter des tombes historiques. Ils restent dans le village et procèdent à des cérémonies jusqu’à l’aube.

    Vendredi 7 août

    Incursions dans la région de Naplouse : à Beit Furik, à l’est de la cité (1 arrestation d’un mineur de 16 ans).

    Samedi 8 août 09

    Région de Jénine : village d’al-Yamoun, où l’armée envahit une ferme du village (3 arrestations de mineurs, 16, 16 et 5 ans).

    Dimanche 9 août

    Hébron : village d’Ethna (1 arrestation).

    Bande de Gaza : 07h00 - Les FOI pénètrent à 300 mètres dans le camp de réfugiés d’Al Mughazi situé au milieu de la bande de Gaza. Les terres agricoles que les FOI avaient auparavant défoncées, sont nivelées. L’incursion se poursuit jusqu’à 18h00.

    Qalqilya : village de Kufor Laqef (1 arrestation).

    Lundi 10 août

    Hébron : Beit Ummar (3 arrestations : 18, 17 et 17 ans). Al-burj (1 arrestation).

    Jénine : village d’‘Arraba (2 arrestations). Village de Kufor Dan où l’armée fouille la maison d’Ahmed Nayer Mar’ei et l’arrête. Les FOI avaient arrêté son fils, Ussama, 28 ans, au passage international d’al-Karama, sur la frontière avec la Jordanie, la veille, 9 août. Incursion dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine Salfit : village d’Hares (1 arrestation d’un mineur de 17 ans).

    Bande de Gaza : 01h10 - L’aviation bombarde la zone frontalière avec l’Egypte à la hauteur du camp de réfugiés de Rafah, plus précisément le bloc J au motif de détruire des tunnels. Pas de victimes.

    10h00 - Les FOI pénètrent à 200 mètres au nord de la ville de Beit Hanoun au nord-est de la bande de Gaza. Elles procèdent au nivelage des terres qu’elles avaient préalablement défoncées. Elles se retirent vers 22h15.

    Mardi 11 août

    Jénine : ville et camp de réfugiés à nouveau. Villages de Qabatya, de Barta’a où l’armée fouille des maisons et des boutiques (1 arrestation).

    Mercredi 12 août

    Naplouse : village de Beit Dajan, où l’armée transforme une maison en site militaire.

    Jénine : villages de Zabbouba (1 arrestation), de Barta’a à nouveau (1 arrestation).


    2 - Maintien du bouclage des Territoires palestiniens occupés


    Bande de Gaza

    Mouvements dxes personnes et des biens aux postes frontière

    Rafah International

    Date  : Détails
    29 juillet  : 125 patients et leurs accompagnateurs rentrent.
    30 juillet  : 4 Palestiniens sortent ;
    26 patients et leurs accompagnateurs rentrent.
    31 juillet  : 12 Palestiniens sortent ;
    16 autres rentrent.
    1er août  : 23 Palestiniens rentrent.
    2 août  : 79 Palestiniens sortent ;
    1 autre rentre.
    3 août  : 870 Palestiniens sortent ;
    1 727 autres rentrent.
    4 août  : 880 Palestiniens sortent ;
    1 751 autres rentrent.
    5 août  : 978 Palestiniens sortent ;
    456 autres rentrent.
    6 août  : 618 internationaux sortent ;
    18 Palestiniens rentrent.
    7 août  : 881 Palestiniens sortent ;
    92 autres rentrent.
    8 août  : 6 membres du Hamas sortent.
    9 août  : 16 Palestiniens dont 5 membres du Jihad Islamique rentrent.
    10 août  : 4 Palestiniens and 2 médecins égyptiens sortent.
    11 août  : 34 membres d’une délégation internationale des médias
    et le corps d’un patient décédé rentrent.

    Al-Mentar (Karni)

    Les FOI l’ont ouvert le lundi 10 août pour laisser entrer 2 100 tonnes de grains et de fourrage, et le mardi 11 pour 1 750 tonnes des mêmes denrées.

    Nahal Ouz

    Date  :
     :
    Gaz domest.
    (tonnes)
     :
     :
    Fioul domest.
    (litres)
    5 août  : 230 080  : 824 270
    6 août  : 50 070  : 212 410
    7 août  : 0  : 0
    8 août  : 0  : 0
    9 août  : 0  : 0
    10 août  : 256 850  : 755 060
    11 août  : 267 690  : 832 030

    Qarm abu Salam (sud-est de la bande de Gaza)

    Date  : Détails
    29 juillet  : 73 containers de nourriture en provenance d’organisations
    internationales et des denrées pour les commerçants
    sont autorisées à rentrer.
    30 juillet  : 88 containers
    31 juillet  : fermé
    1er août  : fermé
    2 août  : 90 containers
    3 août  : 78 containers
    4 août  : 78 containers
    5 août  : 98 containers
    6 août  : 94 containers
    7 août  : fermé
    8 août  : fermé
    9 août  : 105 containers
    10 août  : 75 containers
    11 août  : 100 containers

    Beit Hanoun (Erez)

    Les FOI ont maintenu fermé ce poste frontière toute cette semaine. Seuls, quelques diplomates, quelques journalistes internationaux, des employés d’agences internationales et un nombre limité de patients ont pu sortir de la bande de Gaza. Aucune famille voulant aller rendre visite à leurs membres prisonniers en Israël n’a pu sortir.

    Date  : Patients  : Accompag.  : Commmerçants  : Presse  : Internat.  : Palestiniens
    5 août  : 11  : 13  : 0  : 5  : 12  : 0
    6 août  : 9  : 11  : 0  : 0  : 63  : 1
    7 août  : 0  : 0  : 0  : 3  : 6  : 0
    8 août  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0  : 0
    9 août  : 38  : 38  : 0  : 3  : 11  : 3
    10 août  : 38  : 38  : 0  : 2  : 10  : 3
    11 août  : 37  : 37  : 0  : 0  : 29  : 2


    Cisjordanie

    Un siège très serré a été maintenu sur la Cisjordanie durant lequel les FOI ont imposé des restrictions supplémentaires aux déplacements des civils palestiniens.

    Jérusalem  : ce sont toujours des milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza qui ne peuvent accéder à Jérusalem à cause des nombreux barrages autour et à l’intérieur de la cité. Ces restrictions sont encore plus sévères les vendredis pour empêcher les Palestiniens de venir prier à la mosquée d’Al-Aqsa, et ceux qui tentent de contourner les barrages, se font méchamment rouer de coups par la police et l’armée.

    Naplouse : à la porte de fer sur la route Naplouse/Tulkarem, comme d’habitude, l’armée a imposé des contrôles prolongés, obligeant les Palestiniens à attendre des heures, subir des questions et des humiliations supplémentaires. Sur le check-point de Shavi Shomron, sur la route de Naplouse à Jénine, et au check-point de Za’tara, au sud de la ville, les mêmes restrictions ont été imposées.

    Ramallah : durant cette semaine, les FOI ont monté de nouveaux check-points sur les routes qui mènent à Ramallah pour arrêter et fouiller les véhicules palestiniens.

    Hébron : pendant quatre jours de cette semaine, des check-points nouveaux ont été installés sur les routes qui conduisent aux zones agricoles des villages de Beit Ummar et Safa, au nord de la ville. Les FOI ont empêché les agriculteurs palestiniens de se rendre sur leurs terrains. Samedi matin, 8 août, elles ont bouclé les routes de Khellat al-Natsha et d’al-Kassara, au sud-est d’Hébron, avec des sacs de sable et des blocs de béton.

    Bethléhem : vendredi soir, 7 août, les troupes postées au check-point Container, au nord-est de Bethléhem, on arrêté un jeune Palestinien de Jéricho.

    Au passage frontalier d’al-Karama, avec la Jordanie, les FOI ont arrêté un autre Palestinien, de Kufor Dan, à l’ouest de Jénine.

    Harcèlement sur les check-points de l’armée israélienne

    Le PCHR condamne avec force le harcèlement et les traitements cruels et dégradants exercés contre les civils palestiniens par les troupes israéliennes positionnées sur les check-points de Cisjordanie.

    Les membres du PCHR, sur le terrain, informent de trois cas de harcèlement contre les civils dans les trois premiers jours de la semaine.

    -  Le samedi 8 août, vers 22h, des soldats ont harcelé Tha’er Bader Jaradat, 20 ans, du village de Sa’ir, au nord-ouest d’Hébron. Ils s’en sont pris à lui près du mur d’annexion dans la ville d’al-Ram, au nord de Jérusalem. Il souffre de fractures aux jambes.

    Selon l’enquête conduite par le PCHR et le témoignage de la victime, vers 22h ce samedi 8 août, des soldats israéliens l’ont obligé à sauter depuis une hauteur de 4,5 mètres, alors qu’ils venaient de l’attraper avec d’autres Palestiniens, en train d’escalader le mur d’annexion à Al-Ram. De sa chute, il souffre de deux fractures à la jambe gauche et d’une fracture au talon droit. Peu après, les soldats israéliens l’ont entouré et ont voulu le forcer à se mettre debout pour l’emmener à leur véhicule militaire. Ils ont aussitôt lancé un chien à l’attaque contre lui pour l’obliger à se lever. Alors que toutes leurs tentatives avaient été vaines, ils l’ont obligé alors à ramper en direction du véhicule, distant d’environ 15 mètres. Ils lui ont passé les menottes et l’ont transféré dans la zone d’Hamashbir, au nord-ouest d’Al-Ram. Jaradat essayait de se rendre à Jérusalem pour travailler dans un magasin.

    -  Dimanche matin, 9 août, des soldats israéliens ont installé un barrage militaire sur la route d’al-Zahiriya à Bir al-Saba’, au sud d’Hébron. Ils ont harcelé Mohammed ‘Abdul Hai ‘Asafra, 26 ans, de Beit Kahel, au nord-ouest d’Hébron. Ils l’ont obligé à s’arrêter alors qu’il allait travailler dans une boutique du secteur. Ils l’ont arrêté et roué de coups pendant plus de deux heures. Il souffre d’ecchymoses sur tout le corps.

    -  Lundi 10 août, vers 11h30, des soldats israéliens qui patrouillaient dans les rues d’al-Sahla et de TAriq Ben Ziad, dans le sud de la vieille ville d’Hébron, arrêtent Saleh Mohammed al-Rajabi, 20 ans. Ils le frappent violemment pendant près d’une heure, le couvrant d’ecchymoses sur tout le corps.


    (JPG)
    A Bil’in, l’occupant utilise les gaz contre les manifestants et une substance incornnue et nauséabonde.


    3 - Construction du mur d’annexion

    La construction du mur d’annexion se poursuit à l’intérieur du territoire de Cisjordanie. Durant cette période, les soldats israéliens se sont servis comme toujours de la force contre les manifestations non violentes organisées par les Palestiniens, avec des internationaux et des militants israéliens, pour protester contre la construction du mur.

    Bil’in, à l’ouest de Ramallah : après la prière, ce vendredi 7 août, comme chaque vendredi, la manifestation s’est dirigée ver le mur, subissant les provocations des soldats. Les manifestants leur ont lancé des pierres et l’armée a riposté avec des balles caoutchouc, des bombes sonores et des grenades lacrymogènes sur les manifestants. Des dizaines d’entre eux souffrent de l’inhalation des gaz. L’armée utilise en outre une substance inconnue contre eux.

    Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : même jour, même heure, même manifestation hebdomadaire. Même violence de l’armée d’occupation et mêmes conséquences sur les manifestants dont beaucoup souffrent des inhalations des gaz.


    4 - Judaïsation de Jérusalem-Est occupée

    Les mesures pour créer une majorité juive à Jérusalem-Est se sont intensifiées récemment et le PCHR a voulu consacré une partie de son rapport hebdo à ces violations flagrantes des droits humains des Palestiniens de Jérusalem-Est.

    -  Le jeudi 6 août, les FOI ont obligé Mos’ab Abu Khalaf, 30 ans, à démolir une partie de sa maisons dans le quartier de Wdi al-Jouz, à Jérusalem-Est. La municipalité occupante de Jérusalem avait ordonné à Abu Khalaf de démolir cette structure de 45 m2 ajoutée à sa maison, au plus tard le 1er septembre prochain, prétendant qu’il l’avait construite sans le permis israélien. La municipalité l’avait menacé d’une amende de 10 000 NIS (nouveaux shekels israéliens, 1 850 € environ) s’il ne démolissait pas cette structure.

    -  Le lundi midi, 10 août, une route dans le village de Sliwan, à Jérusalem-Est, s’est effondrée à cause des fouilles israéliennes à proximité. Selon des témoins, un éboulement s’est produit dans le centre de Wadi Hilwa, creusant un trou d’une profondeur estime à 4,5 mètres, dans la rue Wadi Hilwa. Le trou n’est qu’à 2 mètres des fouilles effectuées par des archéologues israéliens et les forces israéliennes. A cause de cet effondrement, la route a été fermée pendant plusieurs heures. Les FOI ont pavé la route pour cacher l’incident. Mardi matin, 11 août, environ une trentaine de colons israéliens ont envahi l’esplanade de la mosquée al-Aqsa sous escorte de la police israélienne, pour y procéder à des cérémonies.


    (JPG)
    Messages de colons juifs pour les Palestiniens, à Hébron.


    5 - Colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens

    En toute illégalité, la colonisation se poursuit en Cisjordanie ainsi que les agressions des colons.

    -  Le vendredi 7 août, après la prière, des Palestiniens, des internationaux et des militants israéliens ont organisé une manifestation non violente dans le centre du village de Bourin, au sud-est de Naplouse. Ils se sont dirigés vers le secteur Wad Suleiman, entre le village d’‘Iraq Bourin et la colonie Brakha, où les forces israéliennes étaient en train de raser de vastes terres palestiniennes pour les transformer en culture pour la colonie. Les manifestants ont lancé des pierres sur les soldats, qui se sont mis à tirer des bombes sonores et lancer des grenades lacrymogènes. Un certain nombre de manifestants souffrent des inhalations de gaz.

    -  Ce dimanche 9 août, vers 20h, 3 colons israéliens ont attaqué Jawad Khader Abu Turki, un Palestinien de 37 ans, d’Hébron, alors qu’il rentrait chez lui en traversant une route de contournement près du quartier Qalqis. Il souffre d’ecchymoses profondes à travers tout le corps.

    -  Lundi 10 août, vers 7h30 : 3 colons armés ont attaqué Jazia Jebril Nawaj’a, 42 ans, alors qu’elle faisait paître ses bêtes à environ 150 mètres de Kherbat Sousia, au sud d’Hébron. Ils ont essayé de lui voler des moutons. Quand elle a voulu les en empêcher et se défendre, ils se sont mis à la frapper violemment. Elle a hurlé et des Palestiniens sont arrivés et se sont confrontés avec les colons. La femme est couverte d’ecchymose ainsi qu’un autre Palestinien, Nasser Mohammed Nawaj’a, 27 ans.

    -  Le même jour, vers 21h, au moins 10 colons israéliens ont agressé Younis ‘Ata Abadat, 48 ans, du village d’‘Awarta, au sud-est de Naplouse, alors qu’il roulait en voiture près du carrefour de Shilu sur la route Ramallah/Naplouse. Ils lui ont lancé des pierres, brisant son pare-brise et le blessant au cou et à la poitrine. ‘Abadat a pu conduire sa voiture jusqu’au check-point de Za’tara au sud de Naplouse. Une fois arrivé, il a raconté aux soldats israéliens ce qui s’était passé. Ils lui ont proposé les premiers soins et ensuite, il est parti pour Naplouse.

    (JPG)Document public

    Pour plus d’informations, notamment les noms des victimes, merci de consulter notre site (http://www.pchrgaza.org) ou de nous contacter à notre bureau de Gaza, par mel (pchr@pchrgaza.org) ou par téléphone (+972 (0)8 2824776 - 2825893).

    Rapport hebdomadaire pour la période du 6 au 12 août 2009 : PCHR
    traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie : JPP.


    3 commentaires
  • Honduras : Les grands médias impliqués dans le coup d’État
    par Eduardo Tamayo G.



    Pour savoir d’où vient le coup d’État du 28 juin 2009 contre le président Manuel Zelaya, et d’où vient également le soutien au gouvernement putschiste de Roberto Micheletti, il faut se tourner du côté du pouvoir médiatique, contrôlé par une poignée de familles puissantes qui règnent sur le Honduras.

    Avant le coup d’État, les grands titres de presse écrite (El Heraldo, La Prensa, La Tribuna) et les principales chaînes de télévision ont bien préparé le terrain aux putschistes, en diffusant des messages bien connus sur notre continent. Depuis que Zelaya a décidé d’adhérer à L’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) et qu’il s’est rapproché du Venezuela pour obtenir des tarifs préférentiels sur les dérivés du pétrole, les médias ont commencé à répéter sans cesse que le président hondurien s’était aligné sur l’axe communiste dirigé par Fidel Castro et Hugo Chávez. En même temps, les médias faisaient la sourde oreille aux programmes gouvernementaux qui bénéficiaient aux secteurs les plus pauvres de la population en termes de salaires, d’éducation, de santé et d’accès aux services de base.

    Cette attitude des médias n’a rien de surprenant dans la mesure où leurs propriétaires font partie de cette oligarchie hondurienne qui souhaite que rien ne change afin que ses privilèges perdurent. La Tribuna est la propriété de l’ex président Carlos Flores Facussé, du Parti libéral, La Prensa et El Heraldo appartiennent à Jorge Canahuati, un proche du Parti national, et président de la Commission des relations internationales de la Société interaméricaine de presse (SIP).

    Comme les grands médias ne couvraient pas les mesures mises en place par le gouvernement, Zelaya a ordonné que les messages du gouvernement soient diffusés sous forme de communiqués officiels sur les chaînes nationales, en même temps qu’il créait une chaîne d’État, Canal 8 TV del Estado, dans le même objectif. Habitués au monopole de l’information, les grands médias ont crié au scandale et ont commencé à comparer Zelaya à Chávez, à parler de « totalitarisme » et de violations à « la liberté d’expression ».

    Les grands médias ont donné leur aval au coup d’État contre Zelaya qu’ils ont d’ailleurs appelé « succession présidentielle ». Ils appuient le régime putschiste de Micheletti qu’ils nomment « gouvernement de transition », et ils couvrent toutes les manifestations organisées en sa faveur. Ce traitement de l’information s’articule avec un gros travail de manipulation sur ce qu’il se passe dans le pays et à l’étranger. Tous les actes de résistance au coup d’État sont occultés ou minimisés, alors que les micros, les écrans et d’autres espaces sont ouverts à ceux qui appuient le régime putschiste. Le 24 juillet, alors que Zelaya traversait la frontière depuis le Nicaragua et entrait au Honduras, les chaînes de télévision diffusaient des feuilletons, des dessins animés et une manifestation en faveur de Micheletti. Le journal La Prensa, la Banque Ficohsa et l’Association hondurienne des maquiladoras font partie des financeurs ayant souscrit un contrat auprès de trois entreprises de lobbying, dans le but de convaincre le gouvernement étasunien d’appuyer le régime putschiste.

    Supprimer la liberté d’expression

    Pour s’assurer que le coup d’État soit un succès, les putschistes ont imposé une coupure médiatique, afin d’empêcher que les gens s’informent, s’expriment, réagissent et se mobilisent. Dans un premier temps, les militaires ont fait taire les médias qu’ils considéraient comme « dangereux », Canal 8 del Estado, Radio Globo, Radio Progreso, et aussi des chaînes câblées comme Telesur, Cuba Visión Internacional et même CNN. Simultanément, l’électricité a été coupée afin que personne ne puisse émettre ni recevoir d’information.

    Alors que Micheletti avait annoncé que la situation du pays « était retournée à la normale » et que Radio Globo et Radio Progreso pouvaient émettre à nouveau, les deux stations ont été l’objet d’une terrible persécution qui visait à les faire taire à nouveau. En effet, ces deux radios font partie des rares médias qui informent sur ce qu’il se passe réellement dans le pays. Les émetteurs de Radio Progreso, situés dans la ville du même nom, ont été pris d’assaut par les miliaires, après que le directeur de la radio, le prêtre jésuite Ismael Moreno et d’autres collaborateurs de la radio aient été harcelés. Radio Globo fait face à une menace de fermeture depuis que l’avocat José Santos López, qui prête ses services aux forces armées, a présenté une demande auprès de la Commission nationale des télécommunications (CONATEL). Il a sollicité la suspension de Radio Globo, l’accusant « d’inciter à l’insurrection et de mettre en danger la vie des citoyens ». López demande que le matériel de la radio soit saisi et ses installations confisquées. Radio Globo transmet à l’échelle nationale et permet que les gens s’expriment, comme l’on fait Radio Progreso dans le Nord du pays avant d’être contrainte au silence, Canal 36, ou bien encore Eduardo Maldonado dans son émission Hable como hable sur Maya TV canal 66, ainsi que quelques radios communautaires[1].

    Ce climat hostile envers la presse indépendante a donné lieu à des situations bien plus graves encore : des journalistes, des photographes et des cadreurs ont reçu des menaces de mort ou bien ont été victimes d’agressions physiques. Le 3 juillet, le journaliste Gabriel Fino Noriega a été assassiné, son corps criblé de sept balles. Il travaillait pour Radio Estelar dans le département d’Atlántida. Une commission internationale composée de civils ayant visité le Honduras a conclu « qu’avec les informations disponibles jusqu’à présent, il est impossible d’attribuer la responsabilité de cette mort directement à la force publique, même si les informations démontrent que Fino Noriega s’exprimait en faveur de la consultation populaire et contre le coup d’État. Cela pourrait néanmoins permettre, lors d’une future investigation, de lier sa mort au contexte politique actuel[2] ».

    Par ailleurs, les militaires ont mitraillé Radio Juticalpa à Olancho. Les journalistes Jhonny J. Lagos, du quotidien El Libertador, et Luis Galdanes, animateur de l’émission de radio Tras la verdad, ont été menacés. L’émission du Comité des familles de détenus et disparus au Honduras (COFADEH), retransmise par Radio América, a été suspendue, après que plus de 1000 cas de violations des droits humains y aient été dénoncés au cours des deux semaines qui ont suivi le coup d’État. Le caricaturiste Allan Mc Donald a été détenu, en compagnie de sa fille d’un an et demi, par des militaires qui sont allé l’arrêter chez lui, à Santa Lucía, à huit kilomètres de Tegucigalpa. Ils ont pris ses caricatures et les ont brûlées.


    Dans la nuit du dimanche 12 juillet, les autorités ont détenu onze journalistes de Telesur et Venezolana de Televisión pendant quatre heures, avant qu’ils se voient forcés de quitter le Honduras le lendemain.

    Le gouvernement putschiste fait appel à des méthodes subtiles pour abolir le droit à l’information et d’expression : des coupures sélectives d’électricité ont lieu près de certains émetteurs ou des transformateurs afin d’empêcher que les informations parviennent dans certaines localités ; puisqu’il s’agit officiellement de coupures d’électricité et de rien d’autre, le gouvernement donne ainsi la sensation que la liberté de la presse n’est en rien menacée. Les entreprises du câble à l’intérieur du pays ont éliminé de leur programmation les chaînes de télévision qu’ils considèrent comme étant défavorables aux putschistes. À cela, il faut ajouter les menaces de mort contre les journalistes, les écoutes téléphoniques et le blocage d’accès à internet.

    Nouvel alignement de l’information

    Face à la gravité de la situation, la SIP, qui regroupe les propriétaires de médias informatifs, a émis une timide déclaration, alors qu’une bonne partie de ses affiliés adhère aux propos des putschistes. Cela contraste nettement avec les communiqués opportuns et très durs qu’elle émet à l’encontre des gouvernements progressistes du continent qu’elle accuse de porter atteinte à la « liberté d’expression », s’appropriant elle-même un droit qui appartient à l’ensemble des citoyens et que les entreprises sont les premières à violer, à commencer par leurs propres journalistes.

    Le conflit au Honduras a donné naissance à un nouvel alignement international de l’information. D’un côté, CNN a indirectement pris position en faveur des thèses putschistes, en parlant d’une « destitution forcée » et non d’un « coup d’État ». Le groupe espagnol PRISA qui édite le quotidien El País, a pris le parti de faire reposer la culpabilité de tout ce qui s’est passé, sur Manuel Zelaya, car il aurait succombé à la terrible tentation de vouloir être réélu[3]. De l’autre côté, le coup d’État au Honduras a consolidé la chaîne internationale Telesur dans son rôle de réelle alternative face aux grands groupes médiatiques. La chaîne contribue, avec sa couverture systématique et professionnelle, à rompre le cercle de la désinformation - au moins à l’extérieur du Honduras - et rend possible l’expression des acteurs individuels et collectifs de la résistance au coup d’État.

    Aux côtés de Telesur et des quelques radios, émissions et médias que le gouvernement putschiste n’a pu faire taire, de nouvelles formes de communication se sont développées au Honduras, dans ce double contexte de couvre-feux et d’urgence pour le mouvement de résistance. Ces nouvelles formes de communication ont aussi bien servi à informer qu’à appeler à des manifestations et à des mobilisations. Pour cela, les Honduriens utilisent leurs téléphones portables (70% de la population est équipée), leur messagerie électronique et créent des blogs.

    Même si 11% seulement des Honduriens disposent d’un ordinateur, les messages parviennent à des endroits stratégiques où ils sont reproduits et distribués à des franges de la population qui sont déconnectées des réseaux informatifs. Afin de rompre le cercle de la désinformation, un groupe de jeunes étudiants de l’université de Tegucigalpa a créé un espace sur Internet appelé « Telegolpe », où ils mettent en ligne via la plateforme You Tube, les vidéos des rassemblements et des manifestations, ainsi que les actes de répression qu’ils filment avec leurs téléphones portables.

    Capture d'écran du site des étudiants universitaires "Telegolpe"



    Le Front national contre le coup d’État diffuse ces messages à travers son propre site Web[4]. Les agences de communication alternatives latino-américaines comme ALAI, ALER et d’autres, ont accordé une importance particulière au coup d’État au Honduras. À l’intérieur du pays, le service de communication de Via campesina Honduras fournit des informations de première main par l’intermédiaire du site de la Minga Informativa de Movimientos Sociales et de sa liste d’envoi électronique Pasa la voz[5], et Alba TV fait de même[6].

    Notes

    [1] Voir Honduras : annonce da la fermeture de Radio Globo, une des rares radios objectives

    [2] Sur la Mission internationale d’observation sur la situation des droits humains au Honduras, voir Gobierno de facto viola derechos humanos - Informe final

    [3]Voir Honduras y la información en España

    [4] Voir site du Front national contre le coup d’État

    [5] Voir la section spéciale coup d’État au Honduras

    [6] Voir La ternura de los pueblos


    Texte initialement publié en espagnol : Grandes medios involucrados en la asonada, in América Latina en Movimiento, n°447, août 2009, pp 26-28.
    Traduit en français par info sud télé


    Source : http://alainet.org/active/32433&=es
    PUBLIÉ PAR JEAN DORNAC À L'ADRESSE 08:20


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  • Honduras: Le putschiste Roberto Micheletti dans le Wall Street Journal
    Un article d'opinion du dictateur putschiste dans le Wall Street Journal
    de Eva Gollinger


    Le dictateur du Honduras, Roberto Micheletti, a fait paraître dans le Wall Street Journal d'aujourd'hui un article d'opinion intitulé : « La voie à suivre pour le Honduras : la mise à l'écart de Zelaya a été un triomphe pour l'État de droit », dans lequel il justifie le coup d'État et demande au public américain d'appuyer son régime illégal. Le WSJ présente le dictateur Micheletti ainsi : « M. Micheletti, auparavant président du Congrès du Honduras, est devenu président du Honduras après le départ de Manuel Zelaya. » ... Très intéressant, ce n'était donc pas par un coup d'État et l'enlèvement violent du président démocratiquement élu, Zelaya, que Micheletti est illégalement devenu président, mais à cause du « départ » de Zelaya. Hmm, bien sûr, il est plus facile de justifier le coup de cette façon !

    Dans cet article d'opinion, Micheletti explique les « raisons » pour lesquelles le régime putschiste a enlevé Zelaya ; il ment comme d'habitude, allant jusqu'à affirmer que Zelaya a volé des millions de dollars de la Banque centrale du Honduras (première fois que nous l'entendons celle-là ! Je me demande si Micheletti à jamais entendu le terme « diffamation » ?). L'article souligne aussi, fort étrangement, la « volonté » du régime putschiste de travailler avec le plan Arias, énoncé la semaine dernière par le président Oscar Arias du Costa Rica et soutenu par Washington, malgré le fait qu'à chaque occasion le régime ait rejeté la base de la proposition Arias, qui est le retour de Zelaya à la présidence. Bien sûr, l'article a été écrit et publié par l'ami de Clinton, Lanny Davis, lobbyiste du régime putschiste à Washington.

    Cependant, au point de presse du département d'État, il est devenu encore plus évident que Washington n'insiste plus sur le retour de Zelaya comme la base de l'accord Arias (je l'ai déjà fait remarquer, mais pour les sceptiques... voici à nouveau). ..

    « QUESTION : Croyez-vous encore que le retour de la démocratie exige le rétablissement du président Zelaya comme président ?

    MR. KELLY : Notre politique reste la même, nous voulons le rétablissement de l'ordre démocratique. Et cela inclut le retour d'un commun accord du président démocratiquement élu, c'est-à-dire le président Zelaya. » [En d'autres termes, le département d'État soutient le retour de Zelaya que s'il est « mutuel », c'est-à-dire si le régime putschiste est d'accord ! — Commentaire du LML]

    Aussi, cette fin de semaine, le congressiste républicain Connie Mack est allé voir le régime putschiste du Honduras, accompagné d'un autre membre républicain du Congrès, Brian Bilbray, et d'un collègue membre du parti, Tom Dime. Pour donner un plus grand prestige et plus d'attention à cette visite, le régime illégal et répressif du Honduras a menti et qualifié ce trio de sénateurs américains...


    Au fait, Zelaya est campé à la frontière Honduras-Nicaragua et attend toujours l'arrivée de sa famille et de ses supporteurs. Cela fait trois jours maintenant qu'ils sont détenus par les forces putschistes et qu'on les empêche d'atteindre la frontière.

    (Traduit de l'anglais par Le Marxiste-Léniniste)

    Source : Postcards from the Revolution


    Le Wall Street Journal et la droite états-unienne

    Dans un récent article de l’avocate, auteure et journaliste états-unienne d’origine vénézuélienne Eva Golinger, publié dans Cubadebate, elle écrivait que:

    « Le Wall Street Journal fait partie de l’agence de presse Dow Jones News Corporation. Son propriétaire est le puissant multimillionnaire Rupert Murdoch. Celui-ci, grâce au monopole de News Corporation, contrôle des centaines de journaux, magazines, chaînes de télévision et stations de radio à travers le globe. Murdoch est bien connu pour sa chaîne American Fox News, laquelle favorise la vision impérialiste et néoconservatrice des États-Unis. Certaines de ses autres entreprises médiatiques comprennent le National Geographic Channel, The Film Zone, tous les canaux et studios de FOX, Cine Canal, MySpace (internet) Harper Collins (édition), New York Post (quotidien), The Sunday Times (RU), The Sun (RU), et bien d’autres encore.
    Le Wall Street Journal est un quotidien qui jouit d’un tirage de plus de deux millions d’exemplaires par jour sur l’échelle mondiale et de 931 000 lecteurs sur internet. L’éditorial du dictateur Roberto Micheletti a été rédigé et diffusé par son lobbyiste aux États-Unis, le procureur Lanny Davis, ami intime et avocat de l’ancien président Bill Clinton et de son épouse Hillary, la secrétaire d’État du Président Obama. Le Wall Street Journal a plaidé d’emblée en faveur du coup d’État au Honduras, et il a même publié une série d’articles tentant d’accuser le Venezuela et le président Hugo Chavez d’avoir causé la crise dans ce pays centroaméricain. » ( Version française : « Un article d’opinion du dictateur putschiste dans le Wall Street Journal », par Eva Gollinger, PCML, 27 juillet 2009.)

    Source Voltaire


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