• Pour masquer les fumées des véhicules incendiés du 14 juillet, le gouvernement a choisi...l'enfumage.

    Comme le révèle un article du journal Le Monde, les préfectures ont en effet reçu pour consigne de ne pas divulguer le nombre de voitures brûlées à l'occasion de la fête nationale.
    Le ministère de l'Intérieur refuse lui-aussi de livrer la moindre information. Le chiffre de 500 véhicules environ pour la nuit du 13 au 14 avait dans un premier temps été évoqué, avant que la place Beauvau ne fasse état de "nuits relativement calmes"...

    Les pouvoirs publics ne souhaitent plus être pris en flagrant délit de minimisation des chiffres comme cela est le cas désormais tous les 1ers janvier. En 2008 par exemple, le ministère avait d'abord reconnu 372 incendies de véhicules pour la nuit de la Saint-Sylvestre, avant qu'Europe1 ne fasse état d'un chiffre nettement supérieur, 746. Finalement, sous la pression, le gouvernement avait signalé 878 véhicules brûlés.

    Pour éviter que ce fâcheux incident ne se reproduise, le gouvernement a fait le choix de cacher la vérité. Sûrement parce qu'elle est terrible (lorsque les chiffres étaient encore diffusés, ils montraient une hausse forte et régulière du nombre d'incendies), et parce que tout est fait depuis des années pour nous faire croire que le problème de l'insécurité est en voie de réglement. Une explosion du nombre d'incendies, voilà qui ferait tache...

    Cette opacité absolue sur le bilan de la délinquance se serait déjà traduite par la démission du ministre de l'Intérieur dans plus d'un pays démocratique, en Europe et ailleurs.
    A tout le moins, dans les pays où la presse fait son travail, ledit ministre serait harcelé de questions et n'aurait pas la vie tranquille tant qu'il n'aurait pas dit la vérité.

    Mais, en France, en 2009, rien, ou presque rien.
    Le ministre de l'Intérieur peut dormir tranquille, et le président de la République tout autant, alors que chacun sait que c'est bien du palais de l'Elysée que les consignes de silence sont venues.

    Si elle ne trouve aucune résistance, si elle ne déchaîne pas l'indignation des relais d'information que sont normalement les médias, la pratique de la désinformation et du silence continuera de se généraliser.

    Déjà très difficiles à estimer aujourd'hui, il sera demain totalement impossible d'avoir les chiffres réels de l'insécurité. Même chose pour les flux migratoires, dont beaucoup d'indices nous laissent penser qu'ils sont en forte augmentation. Et rien ne nous empêche de penser que les chiffres de la situation économique et sociale du pays, croissance, chômage, pouvoir d'achat, ne seront pas eux-aussi peu à peu passés sous silence.

     

    Il nous reste dans ce contexte deux armes : les témoignages des acteurs de terrain, qui évoquent dans tous les domaines une situation bien pire que ne le disent les chiffres nationaux, et la Toile, qui doit plus que jamais devenir l'outil principal de diffusion de l'information.

    Le Vrai Débat 


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    Voici les putschistes : 1) Carlos Flores Facussé ; 2) Rafael Leonardo Callejas ; 3) Cardenal Óscar Andrés Rodríguez ; 4) Adolfo Facussé ; 5) Armida de López Contreras ; 6) Schucry Kafie ; 7) Elvin Santos ; 8) Emilio Larach ; 9) Enrique Ortez Colindres ; 10) Pastor Evelio Reyes ; 11) Felícito Ávila ; 12) José Alfredo Saavedra ; 13) Jorge Canahuati ; 14) Jorge Yllescas ; 15) Juan Ferrera ; 16) Juan Ramón Martínez ; 17) Carlos López Contreras ; 18) Billy Joya ; 19) Ana Abarca ; 20) Rafael Ferrari ; 21) Juan José Pineda ; 22) Vilma Morales ; 23) Marcia Villeda ; 24) Renato Álvarez ; 25) Ramón Custodio ; 26) Rafael Pineda Ponce ; 27) Olban Valladares ; 28) Pastor Oswaldo Canales ; 29) Ricardo Maduro ; 30) Romeo Vásquez Velásquez ; 31) Porfirio Lobo Sosa ; 32) Ricardo Álvarez ; 33) Antonio Rivera ; 34) Guillermo Pérez Cadalso ; 35) Mauricio Villeda ; 36) María Martha Díaz ; 37) Antonio Tavel Otero ; 38) Luis Rubí ; 39) Toribio Aguilera ; 40) Ramón Velásquez Nassar ; 41) Elán Reyes Pineda ; 42) Luz Ernestina Mejía ; 43) Martha Lorena Casco ; 44) Rodolfo Irías Navas ; 45) Rigoberto Chang Castillo ; 46) Mirna Castro ; 47) Gabriela Núñez ; 48) Hugo Llorens.

    1. Chacune de ces personnes a, selon sa position, machiné, motivé ou financé la rupture de l’ordre constitutionnel avec l’arrestation et l’extradition du Président Zelaya, entérinant ainsi le coup d’État.

    2. Il sont directement responsables des morts, des blessés, des prisonniers et du naufrage imposé à la société hondurienne ; ce sont eux qui ont détruit la démocratie et l’image du pays sur le plan national et international.

    3. Les putschistes ont remis sur pied l’organisation anti-terroriste et anti-communiste, qui a fonctionné dans les années 80, appelée l’Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH). Le manque de culture et l’avarice les empêche de penser que les peuples sont libres de choisir le système politique et idéologique qui leur donne sécurité et bien-être.

    Rédaction / EL LIBERTADOR

    Tegucigalpa. Cette fois, les noms et les visages resteront pour toujours, pour que l’Histoire et les honduriens et le monde les connaissent, et qu’ils comparaissent devant le jugement de la sanction morale des citoyens et devant les tribunaux nationaux et internationaux.

    Les ourdisseurs du coup d’État contre Zelaya ont remis en marche une variante de la machination qu’a utilisé l’Alliance pour le Progrès du Honduras (APROH) , dans les années 80, qui sous un masque apparemment patronal, mais qui par dessous cachait des lignes politiques doctrinaires claires de « guerre de basse intensité contre les opposants à la répression au gouvernement sandiniste et le mécontentement social au Honduras. Le financement de l’organisation était transmis par les services secrets des États-Unis au travers de la secte Moon ».

    “Un patronat laborieux”

    Dans les statuts de l’APROH, il n’apparaît rien de particulièrement « suspect ». Un groupe de chefs d’entreprise s’associe pour se pencher sur leurs problèmes, avec un point de vue sur d’autres secteurs. Le modèle économique qu’ils défendaient était clair : faire pression au travers de politiques de libre entreprise avec peu de mécanismes de contrôle et de multiples mécanismes pour optimiser les gains.

    On exigeait aux actionnaires de « conserver la confidentialité sur les documents ou informations qu’ils pourraient connaître compte tenu de leur participation au travaux de l’APROH et que leur divulgation pourrait leur être préjudiciable.

    Créée récemment, au premier trimestre de 1983, l’APROH n’a pas attiré l’attention. On la considérait comme une nouvelle tentative de rassembler les secteurs les plus conservateurs. En novembre de cette année, le quotidien « Tiempo » a publié un de ces « documents » d’usage interne : l’APROH recommandait à la Commission Kissinger, par l’intermédiaire d’un ami personnel et assistant de celui-ci, la solution militaire pour l’Amérique Centrale.

    La vérité d’hier et d’aujourd’hui

    Dans l’APROH, se réunissait le fascisme militaire qui représentait alors le général Álvarez, président de l’ Association et, maintenant Romeo Vásquez. Elle était constituée, comme maintenant, de l’extrême droite des entrepreneurs du pays, bien qu’en vérité, plus que d’idéologie, il s’agit de chefs d’entreprise enrichis et corrompus parce que ce sont eux qui décident de ce qui se fait dans le pays. Ce sont les éternels profiteurs des avantages fiscaux, ce sont ceux qui obtiennent des remises et des absolutions de dettes par millions envers l’État.

    Ce sont ceux qui financent et contrôlent les partis politiques et influent pour placer leurs cadres à l’Assemblée Nationale et au Pouvoir Judiciaire. En somme, ce sont ceux qui se sont emparés du pays et nient le développement à d’autres entrepreneurs et marginalisent le peuple parce que, pour eux, c’est une affaire qu’il continue à être ignorant et affamé, et ainsi ils leur est facile de le manipuler avec ses moyens de communication comme ça se passe en ce moment avec le coup d’État.

    Fin 1983, les rumeurs selon lesquelles l’ambassade des Etats-Unis voyait la consolidation d’un groupe de pression si conservateur et aussi sujet à la critique à l’intérieur du pays, de même que maintenant, les putschistes sont devenus un problème pour les Etats-Unis. Alors, l’APROH s’est mise en sommeil pendant plusieurs années, mais ils l’ont réveillée au matin du 28 juin 2009 pour terminer son travail : jeter dehors le Président, manipuler au travers des moyens de communication, avec des exécutions sommaires dont personne n’aura connaissance, répression et guerre psychologique pour confondre le peuple.

    QUI EN ÉTAIENT LES MEMBRES ?

    Le général Gustavo Alvares était le chef, l’homme à la tête de l’APROH, Rafael Leonardo Callejas a reconnu que quand il était secrétaire du travail et de l’Éducation de l’APROH, il a poussé Oswaldo Ramos Soto pour qu’il devienne doyen de l’Université Nationale Autonome du Honduras (UNAH).

    Il faut signaler que l’APROH fut créée sous le gouvernement de Roberto Suazo Córdova par Álvarez Martínez, le principal précurseur de la Doctrine de la Sécurité et responsable de dizaines d’assassinats et de disparitions politiques dans le pays.

    Cette organisation comptait avec la collaboration de la « Secte Moon », une organisation religieuse connue dans le monde entier.

    Dans l’APROH il y avait aussi José Rafael Ferrari, Miguel Facussé, Fernando Casanova, Rigoberto Espinal Irías, Benjamín Villanueva y les ex dirigeants syndicaux Andrés Víctor Artiles et Mariano González.

    Cette organisation avait aussi comme membres Osmond Maduro, frère de l’ex-président et putschiste Ricardo Maduro Joest. Les personnalités de la banque nationale et étrangère, celles de l’industrie chimique et textile, celles de l’agroalimentaire, de la télévision et de la technocratie. Toutes étaient représentées dans l’APROH.

    Maintenant, regardez cette photos avec les putschistes les plus représentatifs, ce sont les membres de la nouvelle APROH. Il n’y a pas de différence avec le passé, et quelques uns sont les mêmes : Miguel Facussé, Rafael Leonardo Callejas et José Rafael Ferrari.

    ARTICLE ORIGINAL
    http://ellibertador.hn/Nacional/Avance/3102.html

    Traduction : Jean-Michel Hureau


    ET AUSSI :

    Lettre ouverte à Oscar Arias, de la parte du Front de Résistance

    La résistance hondurienne rejette les conditions proposées par Arias pour le retour de Zelaya

    Le Front National Contre le Coup D’Etat au Honduras

    Dans une lettre adressée au "médiateur" costaricien, le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras, précise qu’il n’accepte que le premier des sept points proposés par Arias pour que le Président Zelaya retrouve ses fonctions.

    Lettre ouverte à Oscar Arias, de la part du Front de Résistance

    Le Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras, regroupant différentes expressions organisées dans le pays et unies pour faire face à la situation surgie du coup d’Etat, adresse la déclaration suivante à la communauté nationale et internationale :

    1. Nous réaffirmons que la position intransigeante de la commission nommée par les putschistes rend impossible toute issue positive de la médiation en cours à San José.

    2. Nous marquons notre plein accord avec le premier point de la proposition formulée par le citoyen Président du Costa Rica, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias, exigeant le rétablissement immédiat de Manuel Zelaya Rosales à la Présidence de la République du Honduras, et nous demandons que cette exigence soit sans conditions.

    3. Nous rejetons le reste de la dite proposition parce qu’elle ne répond ni à nos attentes ni à nos revendications pour les raisons suivantes : Le point numéro 2 permet l’intégration de personnes liées au coup d’Etat et se sont donc rendues coupables de crimes de lèse-humanité. Le point 3 signifie la négation du droit des citoyens à une démocratie participative. Le point 4 offre l’impunité à ceux qui ont élaboré, exécuté et avalisé le coup d’Etat. Le point 5 ouvre la voie à une fraude électorale dont les indices apparaissent déjà clairement. Le point 6 ignore notre revendication d’une révision du rôle constitutionnel des forces armées et leur implication dans le coup d’Etat. Le point 7 n’a dès lors plus de raison d’être, si les points antérieurs ne sont pas pris en compte.

    4. Nous dénonçons l’attitude d’ignorer tacitement les violations des droits humains que subit la population de la part du gouvernement de fait et de ses appareils répressifs qui est attestée par les chiffres suivants :4 assassinats, 1,158 détentions arbitraires, le harcèlement et la persécution des représentants du mouvement social ; 14 médias, 14 journalistes et 4 organisations sociales ont été victimes d’atteintes à leur liberté d’expression ; les violations constantes des droits individuels et fondamentaux des citoyennes et citoyens consignés dans la Constitution de la République. Nous dénonçons par la même le recul que souffre le pays en matière de droits humains, la militarisation et le harcèlement de communautés comme à la Guadalupe Carney, à Silín, Colón ; la militarisation d’institutions publiques et les agissements de membres d’escadrons de la mort dans tous le pays ; auxquels s’ajoute la collusion du Ministère Public, des juges et des Tribunaux de la République avec le gouvernement de fait qui laisse la citoyenneté sans défense aucune.

    5. Nous réitérons notre souhait de voir se mettre en place des processus politiques participatifs qui permettent l’implication démocratique des hommes et femmes par le biais de l’installation d’une Assemblée Nationale Constituante.

    6. Nous restons déterminés dans notre lutte, jusqu’à ce que nous obtenions le rétablissement de l’ordre institutionnel.

    Lundi, 20 juillet 2009.

    Front National Contre le Coup d’Etat au Honduras

    « A genoux, seulement devant Dieu ! »

    http://sodepaz.es/index.php?option=com_content&task=view&id=1091&Itemid=15

    Traduction Pedro DA NOBREGA


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  • Il y a un an disparaissait Bruce Ivins, le chercheur du laboratoire de recherche sur les armes biologiques de l’armée US accusé d'être "l'unique instigateur" des fameuses attaques à l'Anthrax. Il était fou et s'est suicidé, nous a t-on dit alors. Affaire classée...
    Encore un épilogue rocambolesque... comme celui de l'attentat de Karachi ...
    Alors que le débat sur le 11 Septembre et ses sujets connexes (guerre contre le terrorisme, al-Qaïda, lois anti-terroristes...) est toujours impossible, ces affaires, comme de nombreuses autres récemment , nous montrent à quel point la réalité est bien différente de la fable ben Laden et de ses 19 pirates de l'air, répétée sans relâche par les médias depuis cette tragédie.

    Nous vous proposons donc de relire l'article que nous avions publié sur l'Anthrax l'année dernière, d’autant plus intéressant qu’un documentaire franco-canadien Anthrax War  nous livre des informations inédites sur cette affaire, comme sur la course aux armements de guerre biologique et bactériologique... Nous attendons avec une réelle impatience la diffusion de ce documentaire co-produit par la chaîne franco-allemande Arte !

    Un autre reportage avait par ailleurs été diffusé par History Channel : voir Attaques à l'Anthrax  : complot intérieur selon History Channel.
    Deux articles en relations avec cette affaire :
    - Dossier Anthrax lien : Le FBI voudrait bien le clore !
    - Preuves scientifiques concernant les attaques à l’anthrax.lien 

    Nous vous invitons enfin à prendre connaissance de ces articles sur :
    - L’affaire des meurtres des moines de la Tibéhirine (initialement imputés avec leur décapitation barbare aux terroristes islamistes du GIA par la presse unanime).lien 
    - L'attentat de Karachi (initialement imputée à “la nébuleuse” al-Qaïda).lien 
    - La mort de Dr David Kelly (présentée comme un suicide).lien 


    Plus que jamais, un débat serein est nécessaire !

    Bon été à toutes et à tous !


    Association ReOpen911
    www.ReOpen911.infolien 

    A lire le dossier sur le 11 Septembre sur le site du Nouvel Observateur. Une première en France !


    La saga de l’anthrax : la piste de l’armée américaine « confirmée » !

    Quand la presse états-unienne ou canadienne a commencé à rendre compte du décès de M. Bruce Ivins, un scientifique de haut niveau employé à Fort Detrick (le laboratoire de recherche sur les armes biologiques de l’armée US), qui allait être poursuivi dans le cadre de l’enquête du FBI sur les attaques à l’anthrax ayant suivi immédiatement les attentats du 11 Septembre, le moins que l’on puisse dire est qu’elle prît un certain nombre de précautions oratoires.

    Ainsi, au moment où l’affaire sort (3 jours après la mort de la victime), le LA Times lien  parlait-t-il comme l’Associated Press d’un « suicide apparent ». Formule étonnante qui implique un minimum de doutes sur la réalité de ce suicide.

    Le site de Radio Canada lien  choisit de titrer « Mort mystérieuse au Maryland ». Un autre site d’information canadien lien   utilise le conditionnel : « Attentats à l’anthrax aux Etats-Unis : Le suspect se serait suicidé ».   

    Pour l’AFP lien , en revanche, pas de place pour le doute, qui assèna en titre de son article : « Suicide d'un scientifique américain en cause dans le dossier de l'anthrax. »

    Idem pour Le Figaro lien  qui passa immédiatement à ce qui lui semble une conclusion logique de cause à effet : « Soupçonné des attaques à l'anthrax, il se suicide. » Rendons grâce au correspondant à New York de ce journal, il connaît le mot « apparemment » et l’utilise dans le premier paragraphe. Passons en revanche sur l’usage impropre du terme « rançon » pour « récompense », sans y voir aucune malice ! Le journaliste, M. Jean-Louis Turlin, a en outre une meilleure mémoire que ses collègues puisqu’il se souvient du nom des 2 sénateurs destinataires de lettres contenant l’agent pathogène : MM. Daschle et Leahy. Ce qui semble alors étonnant est son oubli de rappeler au lecteur de l’article que ces 2 sénateurs étaient les plus véhéments opposants au vote de l’US PATRIOT Act. S’agirait-il pour l’occasion d’une mémoire sélective ? Et de conclure de façon aussi factuelle que surréaliste que « l'affaire Ivins semble écarter définitivement al-Qaida. »  

    On serait cependant tenté d’ajouter que la « piste » al-Qaïda, pour ce qui concerne l’anthrax au moins, ne pouvait satisfaire que des ignorants aveuglés par la propagande de l’administration Bush, relayée par les grands médias. Et de rappeler qu’outre al-Qaïda, la liste des suspects improbables alla jusqu’à inclure la Russie de Poutine, la Syrie de Bachar el-Assad ou, bien évidemment, l’Irak de Saddam Hussein. Faut-il rappeler aussi que le PATRIOT Act a finalement été voté en toute hâte, sans même avoir été lu, comme Michael Moore le révélait au grand public dans son documentaire Farenheit 911 ?

    Aucun journal ne semble se poser la question suivante : pourquoi un scientifique reconnu, décoré, ayant travaillé au service de son pays pendant 33 ans et notamment à la mise au point de vaccins, se serait-il mué en terroriste biologique au lendemain des attentats du 11 Septembre ? Quelles auraient pu être ses motivations ? Le cas échéant, est-il vraisemblable qu’il ait pu agir seul, à l’insu de tous, qui plus est dans un laboratoire militaire dépendant directement du Pentagone ?  

    À l’heure actuelle, il semblerait que la mort de M. Ivins va mettre un terme à l’une des plus grandes enquêtes jamais entreprises par le FBI. À nouveau, on constate que rien n’a été élucidé : ni le mobile ni les moyens mis en œuvre n’ont été éclaircis à ce jour, encore moins prouvés. Plus extraordinaire encore, on en oublierait presque que le suspect présenté en définitive travaillait pour le Pentagone dans "la Mecque" de la recherche militaire états-unienne en matière de guerre biologique !  

    CNN lien  par exemple note que toutes les personnes qui connaissaient M. Ivins ont été choquées d’apprendre à la fois sa mort et le fait même qu’il allait être mis en examen ; amis, famille, mais aussi collègues de longue date, tous affirment que le chercheur n’avait pas le profil d’un terroriste… Dans ce même article, on prend quand même la précaution de relayer une information du ministère de la Justice visant à ternir l’image publique de M. Ivins. On apprend d’ailleurs plus tard que ce scientifique aurait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique lien  , voire (c’est un comble !) qu’il aurait tenté d’empoisonner des genslien  . La surenchère continue : dans son dernier article en date, le LA Times parle maintenant, à l’unisson de Fox News, d’un « tueur sociopathe » ! Sachant que M. Ivins a conservé ses fonctions et l’accès aux agents pathogènes létaux qu’elles impliquent tout en étant sous le coup, comme la plupart de ses collègues, de la plus grande enquête jamais entreprise par le FBI (Ameri-Thrax), voilà qui est pour le moins… surprenant. À moins de croire, bien sûr, que les agents du Bureau ne sont que des détectives amateurs sans moyens ni expérience.

    Le lendemain, toujours dans le LA Times lien , on pouvait lire que M. Ivins étant co-inventeur d’un vaccin contre l’anthrax, il aurait pu « profiter financièrement d’une épidémie de la maladie du charbon ». Toutefois, il est précisé que ce profit virtuel aurait été relativement modeste : « quelques dizaines de milliers de dollars, pas des millions » précise-t-on dans le même article. M. Ivins était-il nécessiteux, sans scrupule et cupide ? Il faut se demander si cela constitue un mobile raisonnable et crédible…

    Sans doute les médias anglo-saxons sont-ils plus sceptiques que ceux de notre pays, pour avoir suivi de plus près la « désignation » d’un autre scientifique, M. Steven Hatfill depuis officiellement lavé de tout soupçon et même récemment indemnisé très largement par le gouvernement à hauteur de plusieurs millions de dollars US (entre 2,8 et 5,8 selon les sources) après avoir intenté un procès contre le ministère de la Justice. Il a également intenté des actions contre divers journaux qui ont préféré un règlement à l’amiable à un procès.

    Force est de constater que les zones d’ombre sont encore nombreuses dans cette affaire : à vrai dire, le parcours atypique et aventureux de M. Hatfill en fait certainement un meilleur suspect que le docteur Ivins. Rappelons pour mémoire que M. Hatfill n’a jamais été mis en examen, mais seulement désigné comme « une personne d’intérêt dans cette affaire » (terminologie suffisamment vague pour ne pas être trop incriminante) suite à une « fuite » du ministre de la Justice Ashcroft en personne. Hatfill fut l’un des vecteurs de la fausse information selon laquelle l’Irak disposait des moyens technologiques pour fabriquer le meilleur anthrax au monde… Une histoire qui serait plus tard reprise et amplifiée (notamment par Brian Ross de la chaîne ABC) sous la forme des fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein, chères au président Bush, au vice-président Chesney, au ministre de la Défense Rumsfeld, au directeur de la CIA Tenet et au ministre des Affaires étrangères Powell. Mais ce n’est pas tout ! Il faut en effet rappeler que ce sont les sites dits « conspirationnistes » qui les premiers se sont fait l’écho de ce qui fait maintenant figure d’évidence historique (l’origine états-unienne et militaire de l’anthrax utilisé) pour les médias dominants… qui à l’époque s’en sont surtout tenu à relayer la propagande officielle susmentionnée, quand ils ne la fabriquaient pas !

    Un autre « suspect » possible reste M. Philip Zack. Ce microbiologiste avait alerté le FBI en envoyant une lettre dénonçant l’un de ses anciens collègues de recherche à Fort Detrick, le docteur Assaad. Ce dernier faisait alors un coupable idéal : il était d’origine arabe, musulman et avait intenté un procès à l’armée US pour discrimination. Il faut en effet se souvenir que si les lettres à l’anthrax ne contenaient pas de revendication, elles comportaient un double message de haine envers Israël et les USA, et de gloire à Allah (voir photo) : dans ce contexte traumatique de l’après 11 Septembre, ce message pourtant peu crédible renforça d’autant plus l’islamophobie naissante. Assaad fut rapidement écarté de la liste des suspects par le FBI… mais son délateur ne fut pas inquiété outre mesure. Et pourtant, lui comme son collègue Dr. Rippy (tous les 2 sanctionnés auparavant par une enquête interne de l’armée) apparaissent, aux yeux du profane, comme des « personnalités intéressantes » pour reprendre le jargon du ministère de la Justice. [Sur le fonctionnement aberrant des labos à Fort Dietrick, les anglophones pourront lire la longue enquête du magazine Salon, ici.]  

    Bref, les 2 personnes les plus suspectes (sans parler du « suicidé » Ivins) s’avèrent être tout à fait blancs, pas du tout musulmans, et ayant des sympathies marquées pour les idées les plus à droite de la scène politique états-unienne. On est effectivement aussi éloigné que faire se peut d’une piste al-Qaïda et/ou Irak…

    Regrettons encore que l’on ne sache toujours pas ce qui a motivé la Maison Blanche à prescrire du Cipro (l’antibiotique contre la maladie du charbon) à Cheney et à son staff dès le soir du 11 Septembre, puis au président Bush. Avait-elle une connaissance préalable de la menace ? impossible de le déterminer : tout ce qui entoure cette affaire fut entouré d’un tel secret que même les 2 sénateurs (principales cibles politiques) se sont vu refuser l’accès à des informations, jugée « trop sensibles » !   

    Continuons… Le professeur Francis A. Boyle fut l’un des premiers à alerter l’agent du FBI en charge de la coordination de l’enquête sur l’anthrax, M. Marion « Spike » [la censure] Bowman. M. Boyle avait en effet été alerté par le fait que le FBI cherchait l’assistance du laboratoire de Fort Detrick (siège de l’USAMRIID) dans l’enquête sur l’anthrax. Or, selon lui, ce laboratoire « était sans doute plus la cause du problème que sa solution ». Malheureusement, M. Boyle ignorait à l’époque le rôle surprenant joué par M. Marion Bowman dans le "fiasco" de l’ordinateur de M. Moussaoui, et qui eut pour conséquence que les agents de terrain du FBI de Minneapolis, comme Coleen Rowley, s’en virent refuser l’accès.

    Il l’explique d’ailleurs parfaitement dans son livre Guerre biologique et terrorisme. Car ce qu’il est important de comprendre est somme toute relativement simple : après le 11 Septembre et grâce à lui, l’administration Bush a engagé les États-Unis dans une course folle aux armements chimiques et biologiques en complète violation de la législation américaine et des traités internationaux. Ce programme s’appelle le projet Bioshield et bien qu’il ait été présenté comme un programme de recherches à vocation défensive, il est susceptible de par sa nature même de mener à la création d’armes biologiques à buts offensifs ; cela est strictement interdit par la convention de 1993 sur les armes NBC. Le projet Bioshield est totalement inconnu du grand public, et il serait peut-être important d’en prendre connaissance, compte tenu de ce qui apparaît maintenant au grand jour : l’implication de scientifique(s) de haut niveau travaillant pour l’USAMRIID (c’est-à-dire l’armée US) dans les attaques terroristes à l’anthrax de septembre et octobre 2001.

    L’affaire semble en voie d’être close, sans avoir été élucidée, de façon somme toute appropriée pour qu’elle ne vienne pas interférer avec les prochaines élections présidentielles, ni présenter un autre handicap dans la campagne républicaine de M. McCain…  

    Seuls les mauvais esprits verront-ils dans ce « suicide apparent » une étrange redite du « suicide » de M. David Kelly ?

    Enfin, au sujet de la Grande-Bretagne, dans le registre du terrorisme à al-Qaïda, cette nouvelle est à noter, qui n'aura pas fait les gros titres de vos journaux : Attentats de Londres: le procès s'achève sans verdict. lien 


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  • Connaissez vous Jean Pierre Jouyet? Eh bien, si vous ne le savez pas, ce haut fonctionnaire d'Etat ( c'est une race qui occupe très souvent de prestigieuses fonctions dans les cabinets ministériels) fait partie de ces "socialistes" qui avaient appelés à voter pour François Bayrou, donc contre Ségolène Royal, pourtant la candidate désignée du Parti socialiste. Voyez vous ?  
    Sous l'appelation Les Gracques, Jean Pierre Jouyet et ses comparses avaient publié une tribune dans la presse, où ils expliquaient pourquoi le choix du candidat centriste ( droite) était judicieux. On connaît la suite: victoire de Nicolas Sarkozy.
    Manifestement, ça peut rapporter gros, un peu comme lorsqu'on joue au Loto, d'avoir contribué à la victoire du candidat de l'UMP pendant la présidentielle 2007. Pour preuve, Jean Pierre Jouyet a intégré le gouvernement UMP,  où il a passé dix-huit mois comme sous-ministre aux affaires Européennes, avant d'être nommé par décret présidentiel ( SVP !) à la tête de l'autorité des marchés financiers ( AMF). Et cerise sur le gâteau, c'est le cas de le dire, sa nomination s'est accompagnée d'un coup de pouce salarial: + 48% !
    Ce n'est pas rien en ces temps de crise économique, en voilà un qui ne risque pas de mendier dans le Métro. Selon le quotidien Le Parisien, Jean Pierre Jouyet affiche des émoluments insolents pour un fonctionnaire d'Etat, à savoir qu'il cumule les 228 723 Euros de son nouveau poste et les 82 326 Euros de son traitement d'inspecteur des finances. Total: 311 050 Euros/mois !  
    Il y a de quoi donner le vertige aux salariés de Continental, eux qui ont dû se battre pour être virés dignement pare leurs
    "patrons-voyous".
    Moralité, si vous voulez augmenter votre salaire, il suffit simplement de prendre votre carte au PS pour mieux servir Nicolas Sarkozy.On comprend mieux pourquoi les
    "socialo-traitres" vont à la soupe élyséenne sans aucun remord. Cela peut rapporter très, très gros, soit 48% d'augmentation ! 

    A2N 

    Source 


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  • Bernard-Henri Lévy dans sa voiture, fin 2006 rue de Solférino à Paris, où se trouve le siège du Parti socialiste. (Martine Archambault / Le Figaro)
    "Le Parti socialiste doit disparaître au plus vite". Si  BHL le dit, c'est qu'il faut donc le croire. Le pseudo philosophe mais vrai imposteur a lançé une Fatwa contre le Parti Socialiste. Cet "homme de gauche", comme il se décrit lui-même, qualifie la première secrétaire Martine Aubry de "gardien" d'une "maison morte", jugeant qu'il faut "dissoudre" le PS et "en finir le plus vite possible" avec "ce grand corps malade". Quelle brillante analyse, n'est-ce pas ?
    On n'attendait pas moins de la part du "brillant penseur" que l'humanité envie à la France, un homme capable de tout, un grand affabulateur devant l'éternel.  Ce qui rend encore plus stupéfiant cette saillie, c'est que cet agent du sionisme et va t-en guerre en Irak persiste à se faire passer pour un homme de gauche; alors qu'il a soutenu, comme de nombreux intellos dits de gauche, plus ou moins visiblement le candidat Nicolas Sarkozy. N'a t-il pas essayé en vain de défendre l'homme du discours de Dakar ?
    Ce "philosphe" est tellement imbuvable que même un Bernard Laporte a déclaré, parlant de lui: "quelqu'un que je ne voudrais plus jamais croiser".
    Décidément, la France est bien dans de sales draps avec ses légionnaires au service des intérêts étrangers, voir vidéos du message au peuple iranien et interview Guysen TV.
    Et si plutôt que de recommender la disparition du PS, l'homme aux chemises blanches se taisait? Fermez la donc, M. BHL !
     
    A2N


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